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Archives pour la catégorie ‘PRIEST Christopher’

Rond de Sorcière #114

17/01/2020 8 commentaires

 

Logo Rond de Sorcière du blog LivrementLe Rond de Sorcière me permet de vous faire découvrir tous les livres lus durant le mois ; notamment les petits trésors que je découvre sans avoir le temps de leur consacrer une chronique complète.
C’est une sorte de compromis entre ma bonne conscience livresque et moi. Je vous parlerai aussi de ce qui touche de près ou de loin le monde des livres ; comme une parenthèse plus personnelle.

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Ce mois est passé à très vive allure.

J’ai étonnement plus lu que ce que je m’attendais : aucun doute, j’ai su profiter des dix minutes grappillées par-ci par-là, celles que la fatigue me laissait indemne.
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Comme pour chaque mois, je l’ai commencé en compagnie des participants au Dimanche de l’Imaginaire, en petit comité pour cette édition.
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Valériane m’a fait consommer des bulles avec « La petite princesse Sara » dans le cadre du défi Valériacr0.
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Et temporairement, je n’ai plus de PAL papier (oui, vous avez déjà certainement eu l’information tellement je suis surprise).
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❣J’ai créé un billet récapitulatif : vous pouvez découvrir tous les livres que j’ai lus durant l’année 2019.

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Derniers ajouts en Pile à Lire :
¤ ALWETT Audrey & MORETTI Nora : Princesse Sara – Meilleurs vœux de mariage, volume 8
¤ DABOS Christelle : La passe-miroir – La tempête des échos, tome 4
¤ ROZOY Charles : Comment j’ai réussi à nager le papillon avec un seul bras sans tourner en rond
¤ SHUSTERMAN Neal : La Faucheuse – Le glas, tome 3

→ Deux fins de séries, une poursuite d’une longue saga BD et un livre trouvé en boite à lire.

Résultats : +4 entrées ; -10 sorties

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Livres lus en décembre 2019

 

Livres SFFF

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Couverture de la bande dessinée "Meilleurs voeux de mariage" d'Alwett et Moretti, tome 8 de la série Princesse SaraIntrigue à Venise d'Alwett et Moretti, tome 9 de la BD Princesse SaraMeilleurs vœux de mariage, Intrigue à Venise (Princesse Sara, volumes 8 et 9) – Audrey Alwett & Nora Moretti
Plaisir de lecturenote : 4 Livres à découvrir
Tomes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7
Du côté scénario, un certain balisage se met en place : les rebondissements arrivent les uns après les autres ; ce qui n’empêche pas d’apprécier le fil rouge qui enveloppe tous les volumes. C’est un cycle qui se termine avec une pause à Venise pour le neuvième tome avant d’en entamer un nouveau. Du côté des illustrations, c’est un régal ! Tant dans la composition que dans le choix des couleurs. Le talent de l’illustratrice s’exprime à travers les dessins qui se déploient et les détails appliqués. Dans le volume 8, Ernest Delatour se porte pâle en découvrant l’identité de son employée alors que Lavinia se bat littéralement contre l’imbuvable comte Vautrin. Au cours du volume 9, c’est un petit tour à Venise qui s’opère. Le cadre vénitien est une nouvelle source d’inspiration et surtout la ville de naissance de Nora Moretti. On y retrouve de nombreux clins d’œil et la dessinatrice semble prendre plaisir à rendre toute la beauté à l’architecture, les gondoles, les costumes et leur masque, les décors intérieurs rivalisent avec les décors extérieurs.

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Le monde inverti roman de Christopher PriestLe monde inverti – Christopher Priest
Plaisir de lecture : Livre avec regrets
Ce livre m’a été prêté par une copine pour que je puisse continuer ma découverte de la bibliographie de Christopher Priest. Le monde inverti propulse le lecteur dans un univers dont on appréhende le fonctionnement et les règles imposées. L’auteur prend soin de guider son lecteur sans jamais lui forcer une compréhension toute jalonnée (ce qui reste vrai pour tous ses romans que j’ai lus). L’auteur intègre plusieurs thématiques comme celle de l’instruction, l’éducation, les méthodes d’apprentissages et d’autres plus philosophiques comme la notion de la réalité ou encore de la liberté. On suit Helward dans son apprentissage mais je n’ai pas su m’accrocher à lui. Je n’ai pas partagé les émotions du protagoniste : que ce soit ses joies, ses peine ou encore ses espoirs, j’ai été peu réceptive. Majoritairement car je n’ai pas été convaincue par le changement du comportement du héros. J’ai aussi trouvé que le retournement de situation a été aussi soudain que vite expédié. Les détails métaphysiques auraient été plus intéressants pour moi si j’avais davantage accès à certains éléments (qui a fortiori, sont restés dans l’ombre). J’ai aimé que le temps soit mesuré avec des unités de distance « J’ai atteint l’âge de mille kilomètres » ; que j’ai trouvé bien vu pour les habitants d’une ville mouvante sur rails.

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Couverture du roman "le glas" de Neal Shusterman, le tome 3 de La FaucheuseLe Glas (La Faucheuse, tome 3) – Neal Shusterman
Plaisir de lecturenote : 4 Livres à découvrir
Tome 1, tome 2
J’étais impatiente de découvrir l’ultime volet de cette trilogie. Et pour cause : l’auteur terminait le deuxième sur un suspense de fin grandiose. Avec « Le Glas », j’ai aimé être sur toutes les scènes à la fois pour appréhender les dernières clés que nous offrait Neal Shusterman. Le rythme est moins vitaminé que celui des deux précédents tomes. La résolution d’un des problèmes épineux m’a paru trop simpliste (argh !) ; mais le dénouement final est judicieux.

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L'île des enfants perdus tome 6 de Kriss de ValnorLa montagne du temps, tome 7 de la BD Kriss de Valnor de Vignaux et DorisonBD Kriss de Valnor, tome 8 Le maitre du temps de Vignaux et MariolleL’île des enfants perdus, La montagne du temps, Le maître de justice (Kriss de Valnor, volume 6, 7 et 8) – Vignaux, Mariolle & Dorison
Plaisir de lecturenote : 4 Livres à découvrir
Tomes 1, 2, 3, 4, 5
Le spin-off se concentre sur un des personnages notoires de la BD Thorgal, Kriss de Valnor. Ce cycle composé de trois tomes revient sur ses péripéties qu’elle vit en parallèle aux autres personnages (dans la série maîtresse, donc). Le scénario est intéressant bien que trop dilué à mon goût. J’ai aussi l’impression d’avoir un contenu en double. Il n’empêche que suivre ce personnage est foncièrement attirant. Concernant les illustrations, les équipes changent. Le trait, plus ou moins rond sera apprécié (ou non) selon les préférences de chacun. Avec huit volumes, le spin-off est maintenant clôturé.

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Livres éclectiques

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Couverture de "Nous qui n'existons pas" de Mélanie FaziNous qui n’existons pas – Mélanie Fazi
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Ce récit est intime et intimiste ; c’est pourquoi les étoiles attribuées à mon plaisir de lecture sont là pour vous inviter à découvrir ce texte et non pas pour juger le contenu qu’il renferme. Authentique, simple et doux aussi, ce récit n’a rien de vindicatif et ne se veut pas le symbole d’une pensée. C’est l’envie fondamentale de partager pour aider qui a animé Mélanie Fazi. La non-conformité peut être source d’interrogation, de dépréciation et carrément faire naître une sensation d’être décalé·e, « à côté de la plaque » voire à contre-courant. J’ai aimé le corps-même : brut car les mots mis sur les émotions sont simples, sans détour et sans fard. Pour peu que l’on soit doué·e d’empathie, on imagine sans mal les montagnes russes vécues. Un livre qui nourrit la réflexion et qui pousse parfois plus loin les interrogations jusqu’à l’introspection, sur ce thème précis, sur les notions de non-conformité, de l’importance des étiquettes, de la définition de soi,…

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Couverture du manga "La petite princesse Sara" de Burnett et NunobukuroLa Petite Princesse Sara – Azuki Nunobukuro
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Chronique complète
Ce classique revisité en manga est une idée judicieuse pour attirer le plus jeune lectorat. Il est très fidèle à l’œuvre de Frances B. Burnett. J’ai apprécié le trait d’Azuki Nunobukuro qui se prête bien non seulement à l’intrigue mais aussi aux personnages très déterminés. Sous une couverture semi-rigide, se trouvent 210 pages et un signet. Le livre offre un petit dossier explicatif en fin d’ouvrage sur l’œuvre originelle et l’autrice. Lecture conseillée à partir de 8 ans.

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Couverture du roman Comment j'ai réussi à nager le papillon avec un seul bras sans tourner en rond de Charles RozoyComment j’ai réussi à nager le papillon avec un seul bras sans tourner en rond – Charles Rozoy et Céline Nony
Plaisir de lecture Livre sympa
Je suis tombée par hasard sur ce livre dans une boîte à lire et je l’ai embarqué. Le titre à rallonge est travaillé pour rendre curieux et m’intéressait à un titre plus personnel. J’ai aimé suivre Charles Rozoy nageur handisport ayant remporté la médaille d’or du 100 mètres papillon aux J.O. de Rio de Janeiro (2009), récompense issue d’un palmarès impressionnant. Le sportif revient sur sa vie personnelle, ses choix professionnels, sa préparation en vue de la médaille. J’ai aimé découvrir cette vie à travers les mots du principal concerné. Par contre, les émotions/sensations sont superficiellement – et donc injustement – abordées. Peut-être par pudeur (ou par choix éditorial ?), le texte est resté assez factuel et l’on reste en surface avec ce livre de seulement 180 pages.

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Ma pile à lire papier au 1er décembre 2019Ma pile à lire papier au 1er décembre 2019

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Du côté des visionnages, aucun film, j’ai avancé dans deux séries et j’en ai découvertes plein d’autres. Commençons sur les séries familiales : j’ai terminé la onzième saison de Modern Family et je ne me lasse pas. J’ai englouti l’émouvante saison 4 de This is us (je ne présente plus ces deux-là). Et j’ai eu un coup de cœur pour Home for Christmas. On est bien au-delà d’une comédie romantique autour de Noël. Johanne est infirmière et lors du dernier repas familial, afin qu’on lui fiche la paix, elle a annoncé avoir un copain. Il ne reste plus qu’à le trouver maintenant que ce copain « fictif » a officiellement été invité au dîner de Noël. La série est vraiment ancrée dans notre réalité – dur es conditions professionnelles, profils des prétendants, émotions traversées – et Ida Elise Broch joue de manière très juste. Et oui, j’ai aimé cette série, autant je préférerais qu’elle reste une mini-série et que l’on n’enchaîne pas sur une seconde saison.

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Affiche de la saison 11 de Modern Family Affiche de la saison 4 de This is us Série Home for Christmas

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Avec un brin de SFFF dans le dedans (fantastique à fantasy) :

His dark materials : AH ! Le trailer m’a vraiment plu et il ne restait « plus qu’à » attendre la sortie de la première saison. L’affaire suit son cours avec en ouverture, un générique bien vu. La première saison est globalement satisfaisante même s’il manque de la finesse, les acteurs choisis conviennent à rôle incarné. La série est fidèle aux livres même si j’aurais aimé que l’intrigue s’attarde sur la relation humain-daemon qui porte littéralement toute l’histoire. Les effets spéciaux acceptables et même s’ils sont parfois assez visibles – les daemons – leur intégration est plutôt réussie.

Living with yourself : Miles entreprend un traitement pour devenir meilleur et il se retrouve réellement devant un nouveau « lui ». La série est portée par le fantastique Paul Rudd qui m’a fait ressentir un panel d’émotions. 20 minutes pour chacun des huit épisodes.

Raising Dion : Nicole élève seule son fils et elle découvre qu’il possède d’étranges compétences. La série pourrait s’investir sur plusieurs thématiques sociétales mais a de la peine à s’y intéresser. Le scénario met longtemps à décoller mais j’ai apprécié un retournement qui donne enfin à un peu de consistance au tout… au point de me donner envie de découvrir la (future ?) deuxième saison. A noter que la VF de cette série est absolument atroce (vous savez, une doubleuse qui fait approximativement toutes les voix…)

The Witcher : J’avoue tout de suite – comme ça, on peut passer à la suite – je n’ai pas lu la série littéraire éponyme. Maintenant, de cette série, je ne peux que plusseoir l’élément premier : adapter de la fantasy à l’écran. Malgré quelques détails à améliorer, je reste bon public et j’ai bien accroché à cette première saison. Je trouve Henry Cavill beaucoup plus crédible dans le rôle de Geralt que dans celui de Superman (mais ça tient peut-être juste au personnage incarné ?) ; Et je me marre souvent en entendant sa voix aussi caverneuse qu’un brin éraillé. En attendant, j’aime beaucoup le barde Jaskier (Joey Batey) et dont il est impossible de s’enlever la ballade de la tête (Toss A Coin To Your Witcher). Bon, il y a un côté kitsh (assumé ?) et la ligne temporelle est un peu merdique, c’est vrai. Mais je reste curieuse aussi de voir ce qu’offrira la saison 2 de Gérard de Brive (selon mon Amoureux, c’est la VF de « Geralt of Rivia »).

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Affiche de la saison 1 de His Dark Materials Affiche de la saison 1 de Living with yourself Affiche de la saison 1 de Raising Dion Affiche de la saison 1 de The Witcher

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Commencer mon mois avec le Dimanche de l’imaginaire | Et c’est aussi l’heure de commencer à découvrir mon calendrier de l’Avent, préparé par ma petite maman | Les semaines passent à toute à l’allure, les jours s’intensifient (et la fatigue aussi) | Saint Nicolas est passé | Alors que l’une bûche, l’autre félin bulle | Je me motive pour aller au marché de Noël avec mes collègues | Puis le surlendemain, au village de Noël avec les copains | Une semaine passe, un peu dans le brouillard | Je n’ai plus de PAL papier | J’accueille Hélène le temps d’une soirée | On profite en-fin de l’apéro dînatoire qui a été tellement ardu à synchroniser avec les voisins | Je propose un repas en mode « Chic » avec mes collègues, le dernier partagé ensemble | C’est la fin de ma formation ! | C’est l’heure d’ouvrir le carton renfermant les décorations de Noël, j’y trouve mes chaussons, avant de le laisser se faire envahir par des félins | J’achète une décoration de Noël par an, et j’ai trouvé celle de 2019 | Je fabrique mon petit autel | Avant de partir toute berzingue le fêter avec mon neveu-presque-tout-neuf | J’ai même le temps d’envoyer quelques cartes scrapées | Préparation : j’ai cousu quelques furoshikis et cuisiné du beurre de pommes comme cadeau à chaque membre de ma famille | Je m’en vais en Auvergne, fêter Noël et aussi l’anniversaire de ma grand-mère maternelle | J’en profite pour aller voir Delphine ! | On arrive à caser une soirée jeux de société avec mes cousins | Puis j’enchaîne le second Noël… aux bougies | Je rencontre aussi Graminée | On rentre au bercail | Puis on repart chez nos copains | On teste les crêpes au feu de cheminée | Avant de se faire des bisous pour la fin de l’année | Et ici, de vous souhaiter mes vœux.

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Dimanche de l'imaginaire de décembre 2019 Calendrier de l'Avent 2019

Chat regardant par la fenêtre bien installé sur son plaid Village de Noël à Toulouse

Grue perdue dans le brouillard toulousain Pile à lire papier inexistante

Bonbons berlingots Formation terminée

Célébrer les bonnes nouvelles Chaussettes rayées et pain d'épices

Décoration de Noël : branche de myrtillier Carte scrap : tasse de chocolat chaud

Lecture du tome 3 de La Faucheuse pour Noël Furoshiki avec du tissu de Noël

Beurre de pommes maison Framboisier d'anniversaire

Tasse et nappe kitsch Décoration de Vichy pour Noël

Chocolat viennois S'éclairer à la bougie pour Noël

Graminée, chatte tuxedo Mise en scène du manga La petite princesse Sara

 Feu de cheminée dansant Du rouge brillant et du doré pour souhaiter ses voeux

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Rond de Sorcière #102

29/12/2018 19 commentaires

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Logo Rond de Sorcière du blog LivrementLe Rond de Sorcière me permet de vous faire découvrir tous les livres lus durant le mois ; notamment les petits trésors que je découvre sans avoir le temps de leur consacrer une chronique complète.
C’est une sorte de compromis entre ma bonne conscience livresque et moi. Je vous parlerai aussi de ce qui touche de près ou de loin le monde des livres ; comme une parenthèse plus personnelle.

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C’est un petit mois de lecture que celui de Décembre.

A posteriori, c’est donc Novembre qui s’est totalement démarqué de ce dernier semestre. Analyse après longue réflexion : j’étais occupé sur d’autres fronts.
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Immuable est le défi Valériacr0 : Valériane a choisi de me faire passer le dernier mois de l’année en compagnie de Robin Hobb – Oh la bonne idée ! – et je me suis plongée dans le dixième tome de L’assassin royal.

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📺 Du côté des écrans, j’ai été dans une période thématique avec « Christmas wedding planner », une comédie romantique basique, un film pour le jeune public dont l’intrigue change un peu « 48 Christmas Wishes », l’animé très réussi « Noël d’Angela », et une comédie plein de bons sentiments avec l’adaptation « Dumplin’ ».
J’ai passé un bon moment avec le spectacle « Kid Gorgeous at Radio City » de l’humoriste John Mulaney qui contre un peu le réalisme dramatique de la deuxième saison de la série Dr Foster (la première saison est bien plus intense et peut se suffire à elle-même). Et en toute fin d’année, j’ai vu Ready Player One qui figurait encore à ma liste à voir – beau et parfait pour le public plus jeune car moins consistant pour les adultes. Passons sur « Maze runner : le remède mortel » qui n’apporte strictement rien. Effets spéciaux uniquement pour bagarre sur plus de deux heures, assez superficiel.
Les deux tout neufs sur Netflix : Bird Box dont j’attendais la sortie sur Netflix adapté d’un roman qui avait terriblement bien fonctionné sur moi ; et « Bandersnatch » l’épisode de Noël le premier épisode de la cinquième saison de Black Mirror : je l’ai trouvé divertissant mais je me suis surtout bien amusée à découvrir toutes les fins alternatives.

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Nouveautés de la Pile à Lire :
¤ DELANEY Joseph : L’Épouvanteur – Le pacte de Sliter, tome 11
¤ LLENAS Anna : La couleur des émotions
¤ PLATTEAU Stefan : Dévoreur, précédé du Roi cornu
¤ PRIEST Christopher : Notre île sombre
¤ WHAITE Michael : Les Peltosaures

→ Deux petites surprises que l’on m’a offertes : le titre de Platteau que mon amoureux a rajouté dans son panier et le roman de Christopher Priest de la part de Pitiponks. Il est arrivé par voie postale alors que je venais d’annoncer – fièrement ! – à cette dernière que je n’avais reçu aucun livre pour Noël 😅

J’ajoute aussi deux albums bien qu’ils étaient reçus à Noël par mon neveu-presque-tout-neuf car tout est intégré à ma pile à lire – entrée et sortie – comme en comptabilité. J’ai eu plaisir à les lui lire et je les conseillerai avec plaisir.

Résultat : +5 entrées ; – 7 sorties

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Photographie regroupant les lectures de décembre 2018 du blog Livrement

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Romans SFFF

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Couverture du roman "Le pacte de Sliter" de Joseph Delaney, le onzième tome de la série L'épouvanteur publiée aux éditions Bayard JeunesseLe pacte de Sliter (L’Épouvanteur, tome 11) – Joseph Delaney
Plaisir de lecture Livre sympa
La série
En ouvrant le livre, je suis sceptique. Joseph Delaney reprend le concept du changement de narrateur (le protagoniste Tom l’apprenti). S’il créé la surprise au neuvième tome, cela sent le réchauffé pour celui-ci. Surtout qu’ils seront finalement deux à se partager la narration. À deux tomes de la fin, je reste dubitative quant à la tournure des événements pour détruire le Malin. Maintenant, je m’intéresse à l’intrigue : on pioche quelques détails ici et là, et on l’on découvre l’entrecroisement avec la vie d’autres personnages précédemment rencontrés. Si Sliter est intéressant à suivre, cela reste un tome bien à l’écart de l’histoire principale et j’ose espérer que l’auteur ne souhaite pas noyer le poisson kobalos dans l’eau.

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Couverture du roman "Serments et deuils" de Robin Hobb. Il s'agit du dixième tome de la série de l'assassin royal. Publié aux éditions J'ai luSerments et deuils (L’assassin royal, tome 10) – Robin Hobb
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
Chronique complète
Tomes 123456789
C’est un tome sourd de douleurs mentales et physiques pour Fitz. Il devra accompagner des personnes douées d’Art alors qu’il connaîtra aussi l’extrême inverse à devoir gérer seul et sans aide sa souffrance physique au fond d’un cachot. Nous ne sommes pas en reste avec quelques révélations concernant les autres personnages ainsi que des détails concernant Art et Vif. Tout comme à son habitude, Robin Hobb nous fait vivre de passionnantes aventures dans un univers riche.

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Couverture du Dévoreur, roman de Stefan Platteau publié aux éditions J'ai luDévoreur précédé du Roi cornu – Stefan Platteau
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Manesh, Shakti
Comme je découvre l’univers de cet auteur au format poche, il ne me restait plus que ce roman-ci prenant place dans le monde des Sentiers des Astres. Ce livre rassemble deux textes dont l’intrigue se déroule mille ans avant le tome « Manesh ». A contrario de la série principale, je me suis sentie exclue dans l’aventure dans le sens où je n’ai pas l’impression de marcher à côté des personnages mais de la visualiser d’un point de vue extérieur. J’ai aimé découvrir toutes ces informations bienvenues sur les Astres qui ne sont plus de lointaines identités. L’histoire est âpre et parfois glauque. Et rien n’arrête ni le Roi Cornu ni le Dévoreur et c’est à en glacer le sang. Il peut se lire indépendamment de la saga mais je ne saurais dire s’il peut être un point d’entrée à l’univers pour des lecteurs frileux qui aimeraient savoir si l’œuvre générale de l’auteur peut leur plaire.

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Couverture du roman "Notre île sombre", écrit par Christopher Priest et publié aux éditions Folio SFNotre île sombre – Christopher Priest
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
L’invasion massive des Britanniques provient de leurs anciennes colonies. Le protagoniste se nomme Alan, un homme lambda, issu de la classe moyenne, enseignant, marié et père de famille vivant dans la banlieue parisienne. Le récit a été découpé et recollé dans le désordre pour symboliser le morcellement de l’Angleterre et la déstabilisation que ressent Alan. Le procédé fonctionne à la lecture, mais j’ai été perdue durant les premières pages, me demandant si je ne lisais pas deux histoires personnelles alternatives (comme pour « Mes vrais enfants » de Jo Walton). La thématique de l’immigration et de l’intégration des étrangers est un sujet toujours brûlant. Le premier texte est paru en 1971 sous le titre français « Le rat blanc » et a été remanié par l’auteur pour retravailler la neutralité de son héros et non pas dans l’optique d’une modernisation. L’alternance non chronologique permet une plongée en abime du héros et de voir son évolution éclater le vernis de sa vie. La tension se dessine au fil des pages, l’ambiance est sombre et tragique.

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Albums jeunesse

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Couverture de l'album "La couleur des émotions" d'Anna LlenasLa couleur des émotions – Anna Llenas
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
On suit le monstre des couleurs qui semble tout perdu qu’une petite fille va aider : elle décrypte ses émotions grâce à des couleurs puis les lui explique. Cet album jeunesse permet de verbaliser les émotions qu’un enfant peut ressentir. Et de pouvoir poser des mots et des sensations dessus pour tout simplement les digérer. Les pages sont remplies de couleurs, de formes, de textures visuelles.

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Couverture de l'album jeunesse Les peltosauresLes Peltosaures – Michael Whaite
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Plus grand qu’une pelleteuse et plus grand qu’un dinosaure ? Un peltosaure ! L’album est haut en couleurs, et je me suis bien amusée à la lecture avec mon neveu. D’ailleurs, une main posée sur lui me permettait de « reproduire » physiquement le son de l’activité en cours (Broaaaam, Picpicpicpic). Il y a de quoi s’extasier sur leur immensité, s’imaginer à quoi ils servent. Il y a beaucoup de petits détails à chercher : les deux petits humains avec leur casque, le numéro du peltosaure, où se trouve les yeux/les dents/les narines, le gyrophare des engins, etc. J’ai beaucoup aimé ces grands êtres tout souriants.

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Le roman "La chute de la flèche" de Mercedes Lackey pris en photo sur une mise en scène dans les tons bleus Photo du roman "Serments et Deuils" de Hobb pris en photo sur une mise en scène de Noël

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Le mois s’ouvre sur le calendrier de l’Avent | Je découvre celui que ma mère m’a confectionné dans le cadre de notre échange | Et c’est l’heure du dimanche de l’imaginaire du mois | Toujours avec des discussions passionnées et passionnantes | On commence à fréquenter le marché de Noël (surtout pour la nourriture) | Durant ce mois, j’envoie un courrier hebdomadaire de l’Avent à Delphine | Une carte faite maison et quelques bricoles | Il y a aussi l’envoi de deux cartes d’anniversaire de deux personnes physiquement loin de moi, ma grand-mère et Pitiponks | Mutinelle est venue faire un tour dans la ville rose | Et aucun livre n’a été acheté ! | Saint Nicolas dépose des gourmandises dans MES chaussons pour la première fois | Oui, mes chaussons sont des derbies vernies | Et j’ai cuit des Jean Bonhomme | Tatiana vient faire un coucou à l’improviste | J’aime cette spontanéité, signe que les gens se sentent en confiance avec nous | On fête un double anniversaire plein de douceur | Je teste pour la première fois une brioche façon kringle avec framboises et pralines roses | Que j’emmène à mes copines nommées Étincelles | Et leur offre une petite enveloppe scellée remplie de paillettes | Noël débutera le dimanche 16 décembre | On est une famille à chats ! | Casimir rejoint le foyer d’un membre de ma famille | Noël est aussi une période sérieuse pour les jeux de société : on teste le nouveau Burger Quizz | Et du fromage en veux-tu-en-voilà | Notre nouvelle petite voisine est née le 18, je prépare son arrivée avec plein d’étoiles | Chaque année, j’achète une seule décoration de Noël, un sapin pour 2018 | Les cadeaux sont terminés, certains seront emballés avec la technique du furoshiki | Le marque-page offert à ma grand-mère, une commande personnalisée de pyrogravure sur bois avec des fleurs de pétunia | Je reçois des colis surprise de Delphine et de Pitiponks, avec une carte de vœux | Après des années, avec deux amis on arrive à se retrouver | Du plaisir dans la discussion et dans le ventre avec truffade et snicker géant maison | Paillettes & Couronne | Noël est terminé ! | Les deux chats en carton, je les avais déjà | Un peu de lecture pour se reposer.

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Calendrier de l'Avent 2018 Calendrier de l'Avent Noël 2018

Table avec des gourmandises chez Eurekafé Illuminations du marché de Noël de Toulouse en 2018

Carte d'anniversaire avec des roses au scrap Carte confectionnée dans les tons dorés pour un anniversaire

Soupe en entrée au marché couvert Victor Hugo Courrier réalisé en scrap : carte et marque-page dans les tons rouges pour Noël

Gourmandises de Saint Nicolas mises dans des derbies vernies Jean Bonhomme pour la Saint Nicolas 2018

Brioche façon kringle avec des framboises et des pralines roses Enveloppe scellée contenant des paillettes dorées

Feuilles et baies de houx Chaton Casimir

Photo d'une partie du jeu de société Burger Quizz Carte de l'Avent

Fromage étalé sur une tartine de pain Etoiles découpées dans du papier canson de couleur pour former une guirlande

Sapin enneigé, décoration de Noël Carte de l'Avent pour Noël

Furoshiki, méthode d'emballage japonaise avec un tissu Marque page avec une pyrogravure sur bois

Biscuits confectionnés pour Noël Carte scrapée pour Noël

Carte pour les voeux : sapin rouge sur papiers dans les tons verts Colis surprise : un livre joliment emballé et des chaussettes rouges et blanches avec un pain d'épice cousu dessus

Snicker géant fait maison Boite à chocolats et pompon de Noël

Paillettes : chaussettes roses et pantalon bleu Couronne végétale pour Noël

Les chats Raspoutine et Moriarty dans un carton Page de livre et chat assoupi à côté

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PRIEST Christopher – Conséquences d’une disparition

18/10/2018 13 commentaires

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Couverture du roman Conséquences d'une disparition de Christopher PriestTitre : Conséquences d’une disparition
Auteur : Christopher Priest
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Christopher Priest parle du livre sur son blog (en anglais)
Lire les premières pages

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Ben Matson vit tranquillement en famille sur l’île écossaise de Bute quand il apprend brutalement la mort de Kyril Tatarov, un scientifique renommé. Il l’avait interviewé voilà dix-sept ans et des souvenirs remontent à la surface. Notamment la disparition de la femme qu’il a tant aimée, Lilian Viklund, dans les attentats du 11 septembre 2001. Les rencontres qui suivent l’amènent toujours au même questionnement : l’effondrement du World Trade Center.

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Réinventer un événement réel dans une version romancée m’avait fait toucher du doigt l’importance de la fiction, de la narration, lorsque la vérité était trop malséante ou trop complexe, ou tout simplement une chose que l’on préférait ne pas révéler. On pouvait toujours raconter une histoire.

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Le roman de Christopher Priest tourne autour des attentats du 11 septembre 2001, le plus gros événement médiatique et à controverses. Le sujet n’a pas donné toutes ses réponses. Les conséquences de ce drame ont marqué l’humanité au niveau de la politique mondiale. L’auteur l’indique clairement : ce n’est pas un travail de journalisme même si son protagoniste l’est de métier. Christopher Priest émet des hypothèses sans verser dans le conspirationnisme, en évitant soigneusement la psychose de masse. Il donne même envie de nous replonger dans les informations liées à l’événement.

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Si des gens définissent des situations comme réelles, alors elles sont réelles dans leurs conséquences. Autrement dit, c’est l’interprétation d’une situation qui détermine l’action.

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Il peut exister des impressions sur les attentats qui reposent sur une dissonance cognitive et c’est par cette brèche que l’auteur s’engouffre.

Deux fils temporels se mélangent : on retrouve Ben Matson, le protagoniste sur plusieurs époques. Dans la (re)construction de ce dernier, une ombre hante son présent, et ce, sans mièvrerie. Le réalisme des personnages est un élément réussi – comme souvent dans les romans de Christopher Priest – et cela me captive.

Par l’utilisation d’un accident cérébral vasculaire à l’un des personnages, on remarque que des souvenirs peuvent être présentés, vécus et surtout rapportés de manière déformée. Quid de l’interprétation ? Cela rejoindra alors les incohérences de cette catastrophe et d’un raisonnement global illogique.

Le symbolisme est manié avec force et intensité, en usant des métaphores. Le cerveau du lecteur démarre alors au quart de tour durant la lecture pour se demander tout simplement s’il n’existe pas plusieurs réalités.

Dernier fil à ajouter à ce schéma : le traumatisme qui va tenailler une personne, celui d’avoir perdu un être proche sans avoir la certitude qu’il est réellement décédé.

On arrive au point d’orgue, on parle de disparition : des deux tours, d’un amour, de la mémoire et de la vérité.

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La dernière raison pour laquelle je ne pouvais accepter l’idée d’un complot était la plus difficile à écarter : c’était la peur.
Pour moi, considérer qu’une quelconque officine gouvernementale américaine pût être complice de la mort de tous ces innocents impliquait d’infirmer une vie entière de postulats sur le monde dans lequel j’avais grandi.

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La qualité de l’écriture est toujours présente, avec le style raffiné de cette plume ; et de l’habilité à dérouler une telle intrigue.

On reconnait facilement les bases d’un thriller psychologique avec la touche priestienne qui embrasse le jeu avec la réalité, l’interrogation permanente sur la fiabilité des événements exposés et sur l’identité des personnages. On en vient à douter de tout, jusqu’à la narration.

Certains éléments ont été abordés trop succinctement pour moi comme les instants avec Tatarov qui m’ont semblé trop courts. Je me suis également demandé où l’auteur voulait m’emmener, si j’y suis bien arrivée et si j’ai bien appréhendé le cheminement.

Je pense que circonspection répond à la question puisque systématiquement après la lecture d’un roman de Christopher Priest, je songe à l’histoire durant plusieurs jours.

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« Conséquences d’une disparition » demeure un roman abordable, sans doute celui à l’intrigue la moins mystérieuse des titres de l’auteur que j’ai déjà lus. Il reste proche de ses thèmes de prédilection (pour ma plus grande joie), et de façon voulue, quelques zones de réflexion restent ombreuses.

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Photographie du roman de Christopher Priest titré "Conséquences d'une disparition" paru aux éditions Denoël
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Le chien critique, Les Lectures du Maki (Yogo)Lorhkan et les mauvais genres, Un papillon dans la Lune ont certainement visualisé l’image d’un Boeing 747.

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Les Aventuriales 2018

10/10/2018 37 commentaires

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Bannière des Aventuriales 2018

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Les Aventuriales est un salon hybride consacré aux imaginaires. La part belle est dédiée aux littératures et aux illustrations. Le festival se déroule en Terre du Milieu, à Ménétrol (soit approximativement à 8min46s de Clermont-Ferrand). Cette année, il a pris ses quartiers les 29 et 30 septembre.  Merci à toutes l’équipe, c’était une chouette édition ! D’ailleurs, à vos agendas : la prochaine édition aura lieu les 28 & 29 septembre 2019.

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Je suis allée me promener à ce salon la première fois en 2016 ; par le plus grand des hasards d’ailleurs puisque j’eus fait mes valises la veille. 2017 s’est passé de moi pour cause de mariage familial, je ne pouvais décemment pas décliner l’invitation des parents de mon neveu préféré (je n’en ai qu’un), aka mon neveu-presque-tout-neuf.
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Cette année, j’embarquais l’un de mes frères, ma petite maman et mon Amoureux (comme souvent). Un retard attendu – repas en grande famille oblige – s’est profilé et a un petit gonflé ; suffisamment pour me dire que je ne pourrai alors pas – ohlàlàlàlà ! – rencontrer Christopher Priest pour peu qu’il y ait une grande file d’attente. Je fais descendre le suspense illico : il n’y avait personne à sa table quand je suis arrivée et le salon fermait ses portes – ô agréable surprise – à 19h30 le samedi.

J’avoue aisément qu’une partie du retard a tenu dans le simple fait d’admirer Oly, la petite boule de poils recueillie par mon frère et ma belle-sœur. C’est un vrai chat de poche, ce jour-là elle pesait 286 grammes.

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Oly, chaton mignon au biberon

Je placarde en grand la photo d’un chaton. Il parait que cela attire le chaland.

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Dès mon arrivée, je textotais les informations importantes « retrouves-moi sous le lampadaire rose » à ma presque-copine Delphine (que je connais virtuellement parlant de longue date, que j’ai rencontrée pour la première fois en juillet 2017 et qui m’a fait plaisir de parcourir les derniers kilomètres pour venir sur un salon dont le thème central n’est pas foncièrement sa tasse de thé/café). Il était l’heure du goûter, j’ai sorti les munitions, des cookies outrageusement bons au chocolat.

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Chaussures d'une vichyssoise et d'une toulousaine "Outrageous cookies", le goûter pour les Aventuriales
On reconnaitra facilement la vichyssoise et la toulousaine qui a quitté le sud où c’était encore l’été.
Il n’y a aucun rapport avec la photo de droite. On mange bien avec nos mains.

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Persuadée d’arriver en début d’après-midi, j’ai loupé l’entièreté du concours de cosplay mais j’ai très vite reconnu Lael (son blog : Chez les aventuriers des rêves).

Et ma plus grande surprise du salon, fut de tomber nez à nez avec Samantha, femme optimiste et énergique. Je l’avais rencontrée en coup de vent à Toulouse avant qu’elle ne parte très vite à Chambéry continuer son bout de chemin. Il se devine plus qu’il ne se voit : elle porte un magnifique pendentif beluga.

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Portrait de Lael aux Aventuriales 2018 Pendentif Beluga de Samantah

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Les choses sérieuses commencent, c’est partie pour la chasse aux dédicaces
et surtout le plaisir des discussions.

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Livres dédicacés lors des Aventuriales 2018

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Comme je le notais en début d’article, je me suis dirigée en priorité vers Christopher Priest où aucun quidam ne semblait pour l’instant intéressé de sa présence. J’ai baragouiné trois mots à demi-anglais pour lui expliquer que « La séparation » était le premier roman de sa bibliographie que j’avais découvert. J’en ai lus d’autres depuis mais début septembre, j’ai relu ce titre-là pour voir s’il s’en dégageait la même force (la réponse est oui).

Quel ne fut pas mon étonnement qu’il m’offrit une franche accolade pour qu’on nous prenne en photo tous deux (si je me suis habituée à l’accolade durant la dernière décennie vécue dans la ville rose, je demande toujours à mes futures victimes si je peux les « embrasser comme dans le sud » car je sais que l’embarras peut vite naître… alors il y a à peu près un monde et demi entre moi et ma réflexion qu’un britannique pourrait prendre l’initiative).

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Portrait de Christopher Priest aux Aventuriales 2018 Dédicace du roman La séparation par Christopher Priest

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Puis, je fondûte littéralement sur Nadia Coste. Résultats annoncés du cosplay aidant, elle trônait dans son magnifique costume fait-main du Dr Strange. Je venais justement de recevoir Jivana (deux jours avant le départ !) mais que je n’avais pas encore lu. Comme il est toujours agréable d’échanger avec elle, je lui ai rappelé avec bonheur que je considérais sa plume comme une valeur sûre et que je conseillais ses romans autour de moi (sauf Le Premier que je considère à part).

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Portrait de Nadia Coste en cosplay Dr Strange aux Aventuriales 2018 Dédicace de Jivana par Nadia Coste

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Juste à côté, discutait Estelle Faye. Quand vint mon tour, elle me montrîte son art de teasing en me révélant deux éléments sur la suite des Seigneurs de Bohen. J’avais été époustouflée par l’originalité de son roman.

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Portrait d'Estelle Faye aux Aventuriales 2018 Dédicace du roman Les seigneurs de Bohen d'Estelle Faye

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Puis j’en venais à rencontrer Marie-Catherine Daniel. C’est en relisant la liste des invités que le matin même je glissais son livre « Entre troll et ogre » dans ma valise. Tout est fameux : les personnages réussis, un peu abîmés par la vie et qui pourrait très bien exister parmi nous pour une intrigue bien rythmée, à la belle conclusion. Il y a des livres qu’on choisit pour la couverture et il pourrait y avoir des livres qu’on choisit pour le capital sympathie de leur auteur/autrice. Que de pétillance ! Notez son super pantalon customisé en rapport à la couverture dudit roman.

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Portrait de Marie-Catherine Daniel aux Aventuriales 2018 Pantalon customisé de Marie-Catherine Daniel

Dédicace en cours de Marie-Catherine-Daniel Dédidcace du roman Entre troll et ogre par Marie-Catherine Daniel

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En coin de table (et d’allée, à l’entrée), je m’arrêtais au vol juste pour montrer au vol « Terre de Brume » de Cindy Van Wilder à mon Amoureux car la couverture est à mes yeux, un exemple réussi d’illustration et de photomontage, le tout rehaussé par la dorure à chaud (passiooooon packaging divers et variés). Si vous avez déjà rencontré Cindy Van Wilder – en 2016 lors de L’imagina’livres pour moi – vous savez qu’elle vous impacte immédiatement par son sourire, son tutoiement et sa joie de vivre.

Elle a su me « vendre » son diptyque stipulant que le second tome était fraîchement finalisé et prêt à paraitre durant les prochains mois. Ce qui ne fut pas mon cas – d’être prête – car elle m’a demandé de choisir une couleur pour la dédicace. J’ai hésité entre le bleu et le violet qu’elle a finalement pris en main sous ma directive. Je suis revenue expressément le dimanche matin, lui notifiant la nuit mauvaise passée à cause de ce choix de couleur raté et qu’il fallait absolument qu’elle recommence en écrivant une nouvelle dédicace en bleu. Ce qui l’a faite exploser de rire (elle est bon public).

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Portrait de Cindy Van Wilder aux Aventuriales 2018 Dédicace violette en cours par Cindy Van Wilder

Dédicace de Terre de Brume par Cindy Van Wilder Mise en scène de Terre de Brume dans un décor automnal

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Venait ensuite mon petit graal personnel en la personne de Sandrine Gestin. C’est une illustratrice qui a une place chère à mon cœur, à celui de maman (et qui compte beaucoup dans notre relation mère-fille) (parce que si tu ne le sais pas encore, c’est grâce à ma mère que je suis plongée toute entière depuis la naissance dans l’imaginaire). Je me suis sentie légèrement euphorique et légèrement honteuse aussi que cela se voit tant. En salon, les invités peuvent être d’une belle patience avec le genre d’individus que je représentais à ce moment-là.

J’ai un coup de cœur de tous les temps pour son tableau nommé « La clef de Nimüe », j’ai donc demandé une signature sur la carte postale qui représente mon marque-page préféré de tous les temps lui aussi (tu le sens, le potentiel de fan en moi ?). D’ailleurs, Ma-Chère-Mère a brodé pour mon anniversaire il y a quelques années ledit tableau au point de croix (avec 1500 micro perles pour représenter le bijou de cheveux).

Sans se concerter, on s’est offert l’une à l’autre « Le petit Grimoire des Fées » que Sandrine a bien voulu nous dédicacer.

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Portrait de Sandrine Gestin aux Aventuriales 2018 Dédicace du petit grimoire des fées de Sandrine Gestin

Carte postale La clef de Nimüe de Sandrine Gestin Dédicace de la carte postale La clef de Nimüe par Sandrine Gestin

Mise en scène automnale pour le petit grimoire des fées de Sandrine Gestin

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Côté illustrations, j’étais aussi allée faire un coucou à Tiphs que j’avais préalablement rencontrée à L’imagina’livres en mars dernier ; et durant lequel j’avais – presque – dévalisé tout son stand. Notez la pose super naturelle de l’illustratrice en pleine action.

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Portrait de l'illustratrice Tiphs aux Aventuriales 2018

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Jean-Claude Dunyach, je le croise souvent. Aux événements, en librairie, et même dans la rue. J’étais donc venue lui faire un coucou en remarquant qu’il n’y avait pas les traditionnelles gourmandises sur sa table. Il m’a indiqué qu’elles étaient réservées aux événements haut-garonnais, question facilité de transport. J’ai vu son ordinateur ouvert, et je sais que c’est un bon signe : il planche sur l’écriture de son prochain roman (il en était à la page 34).

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Portrait de Jean-Claude Dunyach avec le troll aux Aventuriales 2018 Veilleur Aventuriales 2018
Jean-Claude et son troll à gauche / Un veilleur-combattant à droite (sans rapport l’un avec l’autre) (enfin je crois)

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Si je me suis sentie très vite à l’aise pour parler avec celles que je cite (le féminin l’emporte). Je n’ose toujours pas aller vers les auteurs dont je n’ai jamais lu la plume ou pour lesquels je n’emmène les livres (entre les versions numériques et les emprunts bibliothécaires), comme Charlotte Bousquet et Lionel Davoust (bien que j’aie assisté quelques minutes à son cours du soir intitulé « La procrastination de l’écrivain »). J’ai pu échanger rapidement quelques mots avec Anna Combelles, l’une des organisateurs des Aventuriales (et rencontrée aussi à L’imagina’livres). J’ai complètement loupé Stéphane Desienne, Jean-Luc Marcastel – mais pas ma mère, d’où l’existence de la photo – et Ariel Holzl (il n’y avait que Mr Nyx présent assis à sur la table de dédicace à chaque fois que je suis passée devant).

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Cours du soir intitulé "La procrastination de l'écrivain" aux Aventuriales 2018 Portrait Lionel Davoust aux Aventuriales 2018

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Pour le reste, j’ai tout loupé. Je n’ai vu que la fin de démonstrations de combat au sabre-laser par l’Académie des Jedi Auvergnats, je n’ai assisté à aucune animation ni table ronde. J’ai très peu traîné de stand en stand. J’ai dû être sélective au vu du temps imparti (sur le salon et hors salon, en attestent les minuscules vingt minutes passées en compagnie de l’une de mes cousines que je n’avais pas vue depuis deux ans).

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Vue d'ensemble de la salle principales des Aventuriales 2018

Dédicace en cours d'Estelle Faye Allées du salon littéraire les Aventuriales 2018 

Dédicace de Jean-Luc Marcastel aux Aventuriales 2018 Stands du salon des littératures de l'imaginaire Aventuriales 2018

Dédicace en cours de Lorhan aux Aventuriales 2018 Tampon de dédicace de Nadia Coste

Sculpture de combattante aux Aventuriales 2018 Sculpture Aventuriales 2018

Cosplay La Belle aux Aventuriales 2018 Combat aux sabres laser aux Aventuriales 2018

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Est-ce que j’ai encore plus savouré la délicieuse pompe aux pommes de ma grand-mère paternelle en fin de journée ? Certainement. C’est un dessert typiquement auvergnat qui ressemble à un chausson aux pommes géant. Et pour moi, c’est aussi LE symbole des vendanges, un souvenir très fort.

Et pour contenter celles qui me l’ont demandé, je vous montre les emballages des cadeaux pour les femmes nées en octobre, aka Delphine et ma petite maman que j’ai offerts durant ce week-end.

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Pompe aux pommes, dessert traditionnel auvergnat Puy de Dôme et lecture en cours, photo en cours de route pour les Aventuriales 2018
La pompe aux pommes est à gauche
À droite, c’est quand je fais la maligne en storie sur Instagram. J’ai bien pris la photo en roulant mais je ne conduisais pas. (je précise, on ne sait jamais)

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Emballage cadeau automnal l'automne s'invite sur les papiers cadeaux 

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Les livres que j’ai lus cet été (ou comment bien passer à côté de sa liste initiale)

24/09/2018 19 commentaires

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Livres lus durant l'été 2018

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Aujourd’hui est le premier jour de l’automne, les feuilles tourbillonnent avec la même vivacité que l’énergie qui m’anime (toujours la verve de poétesse). Et si je vous écris ce billet, cela tient du simple fait que j’arrive à faire le deuil de la saison chaude uniquement parce que nous bénéficions d’un super été indien (en accord avec le désastre écologique).
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Début juillet, je me lançais et vous proposais ma liste « spéciale été 2018 » (tu sais, comme une étiquette kitsch super collante qu’on pouvait retrouver sur des objets divers et variés).

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Est-ce que j’ai réussi ? J’ai fait du mieux que j’ai pu.

→ D’abord, j’ai tenté d’écluser la vieille relique pleine de poussière qui trainait dans ma Pile à Lire depuis 2010. J’ai lu le premier tome et j’ai abandonné au début du deuxième de la série « Les Bannis et les Proscrits » de James Clemens. Je n’ai pas su m’intéresser aux destins des personnages, il me fatiguait déjà avec leurs innombrables indécisions.

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J’ai lu avec succès « Le livre des Radieux » publié en deux volumes en VF, le deuxième tome des Archives de Roshar de Brandon Sanderson (du très très bon !). Je cartonne alors : 1. en poursuivant la série dans le cadre de mon challenge « Fin de Série » et 2. en les ajoutant expressément à ma Pile à Lire pour le challenge « Pavé de l’été » de Brize. Pour ce dernier, le tout nouveau roman de Guy Gavriel Kay « Les enfants de la Terre et du Ciel » s’y prêtait bien (bien chouette). J’ai profité de cette motivation pour chroniquer « La trilogie des Héritiers » de Katherine Kurtz (c’est fini, j’ai tout lu de l’univers).

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→ Enfin, l’été a vu quelques surprises :
· ma lecture de « La servante écarlate » de Margaret Atwood. Dans mon billet d’annonce, je l’avais estampillé ‘Cerise sur le gâteau’ – expression qui lui convient à merveille au vu de la couleur de sa tranche – en pensant secrètement le lire cet automne. Valériane est passée par là avec notre défi Valériacr0 pour me booster à le lire en septembre.
· la relecture de « La séparation » de Christopher Priest, inspirée, en dernière minute, par la rencontre prochaine – j’espère ! – de l’auteur aux Aventuriales les 29 & 30 septembre. C’est le premier roman de l’auteur que j’ai bouquiné et maintenant que j’en ai lus d’autres, je me demandais si ce roman me paraissait toujours aussi intense qu’à la première lecture (la réponse est oui).

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→ J’ai publié mon billet d’annonce le 5 juillet, mais entre cette date et celle du démarrage officielle de la saison – le 21 juin – j’ai aussi dévoré le neuvième tome de L’assassin royal de Robin Hobb, j’ai découvert au format audio le troisième tome de Phobos de Victor Dixen ainsi que le hors série.
Niveau livres graphiques, il y a eu aussi L’origine du monde et I’m every woman de Liv Strömquist ; mes deux séries coups de cœur avec le volume 5 de Descender de Jeff Lemire et Dustin Nguyen ainsi que le volume 8 de Saga de Brian Vaughan et Fiona Staples.

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Au vu du programme estival, je pensais avoir fort peu lu… force est de constater que si puisque cela équivaut à 3889 pages + 1907 pages si je prends en compte toute la période de l’été, les audiolivres et les bandes dessinées (dont 536 pages graphiques). Il n’y a pas à dire : les nuits ont dû être courtes pour avaler ses kilogrammes de papier (non, je lis beaucoup sur liseuse). Et c’est sûr, mes nouveaux yeux bioniques ont aidé.

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Allez, c’est parti pour la liste avec les avis sous chaque lien :
¤ ATWOOD Margaret : La servante écarlate
¤ CLEMENS James : Les Bannis et les Proscrits – Le feu de la Sor’cière, tome 1
¤ CLEMENS James : Les Bannis et les Proscrits – Les foudres de la Sor’cière, tome 2
¤ KAY Guy Gavriel : Enfants de la Terre et du Ciel
¤ PRIEST Christopher : La séparation
¤ SANDERSON Brandon : Les Archives de Roshar – Le Livre des Radieux, tome 2

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Pile de livres lus durant l'été 2018 / blog Livrement

 

Rond de Sorcière #88

27/11/2017 16 commentaires

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Logo Rond de Sorcière du blog LivrementLe Rond de Sorcière me permet de vous faire découvrir tous les livres lus durant le mois ; notamment les petits trésors que je découvre sans avoir le temps de leur consacrer une chronique complète.
C’est une sorte de compromis entre ma bonne conscience livresque et moi. Je vous parlerai aussi de ce qui touche de près ou de loin le monde des livres ; comme une parenthèse plus personnelle.

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En octobre, j’ai dévoré 3935 pages dont une bande-dessinée de 120. En réalité, je me fiche un peu des chiffres – alors je ne vais plus l’indiquer dorénavant – la seule curiosité de moi pour moi-même est de connaître la proportion de « bulles » dans mes lectures (ce qui m’a fait sourire cet été où je me suis enquillé toute la série Thorgal). Par contre, je peux noter la coïncidence marrante : j’ai lu consécutivement trois romans de 416 pages chacun.

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♠ Ce mois, j’ai fêté la septième année de mon défi Fin de série : 49 séries listées, 98 tomes lus (pas depuis le dernier bilan, hein), 10 séries terminées ou à jour des parutions. Hypothétiquement, il ne me reste plus qu’à découvrir 75 tomes de mon immense liste (sur les 497 répertoriés).

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♠ Traditionnellement, je participe au challenge Halloween. Cette année, j’ai publié huit chroniques sur des livres thématiques. Serial killer, apprenti épouvanteur, chat noir, enfants particuliers, cibopathe, bibliothèque sombre, univers post-apocalyptique… j’ai varié les plaisirs !

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♠ C’est d’ailleurs dans ce cadre et celui de notre défi Valériacr0 que ma « partner in crime » Valériane m’avait proposé de feuilleter « Alice au pays des merveilles » illustré par Benjamin Lacombe.

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♠ Avec grande joie, j’ai revu l’équipe de DEEDR, d’encre et de rêves. J’avais rencontré Morgana et La Luciole pour la première fois en août 2015. Nous avons dégusté… des délicieuses pâtes mais aussi quelques avis sur nos lectures. Nous avons philosophé sur lit de sauce aux cèpes (un délice !).

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♠ Et avec tout ceci, il ne faudrait pas oublier qu’octobre est le « mois de l’imaginaire ». Les Dames Phooka & Dup avaient convié plusieurs blogueurs à venir papoter chez elles, vous trouverez par ici la liste des interviews de lecteurs de l’imaginaire.

 

♠ J’ai aussi été gâtée durant ces dernières semaines, grâce aux colis de Carole et Hilde avec de l’Halloween dedans ! Elles ont d’ailleurs pris soin de ma pile à lire.

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Quelques nouveautés sont venues gonflées ma PAL :
¤ ARLENE Alexandre : Bloody Harry
¤ HAWKINS Scott : La bibliothèque de Mount Char
¤ TARVEL Brice : Pierre-Fendre
¤ WALTON Jo : Les griffes et les crocs

→ Hilde a très bien choisi le titre « Bloody Harry », je lis le blog éponyme d’Alexandre Arlène et je me bidonne à chaque strip. D’ailleurs, je le mets entre toutes les mains des personnes venant chez moi. Carole m’a envoyé dans deux univers différents avec « Les griffes et les Crocs » de Jo Walton ainsi que « La bibliothèque de Mount Char » de Scott Hawkins (le tout en dégustant pleiiin de chocolats). J’ai découvert « Pierre-Fendre » de Brice Tarvel grâce au concours « Rentrée de la fantasy des indés de l’imaginaire » organisé par Xapur.

Passage éclair en PAL puisqu’ils ont tous été lus depuis 😉

Résultat : +4 entrées ; -6 sorties

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Acquisitions livres octobre 2017 du blog Livrement

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Romans SFFF

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Couverture de Les Seigneurs de Bohen d'Estelle FayeLes Seigneurs de Bohen – Estelle Faye
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Chronique complète
De ce livre, c’est sans doute la palette des personnages qui m’a le plus ébouriffée. Ce ne sont pas des héros, mais des personnes intrigantes à suivre, à voir évoluer, à prendre vie sous nos yeux ; et qui réservent des surprises ! J’ai aimé l’histoire aussi : les pérégrinations de chacun et la poésie qui transparait entre les lignes. Le roman mérite les échos que vous avez entendus (ou écoutés). Un chouette moment de lecture !

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Couverture L'archipel du rêve de Christopher PriestL’archipel du rêve – Christopher Priest
Plaisir de lecture :  Livre avec regrets
L’histoire, je pense l’avoir bien comprise ; le titre dit tout, en même temps. J’y ai cherché des subtilités sans les trouver. Je ne dis pas qu’elles n’existent pas mais juste qu’elles ne se sont pas montrées à moi. J’ai cherché les ponts entre les personnages voire même les petites passerelles entre les histoires mais rien d’évident ne s’est dessiné. Si la tension sexuelle est le fil conducteur entre les récits, je trouverais ça presque dommage : le sexe et la guerre, alors ? C’est tout ? Je pense que je suis aussi décalée sur cette histoire que les personnages par rapport à leur vie. J’aurais aussi aimé un écho plus sonore en direction de La fontaine pétrifiante.

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Roman Les Griffes et les Crocs de Jo WaltonLes Griffes et les Crocs – Jo Walton
Plaisir de lecture Livre avec regrets
Chronique complète
L’histoire commence au décès du dragon Bon Agornin : ses enfants doivent se partager son corps – comme le veut la tradition – et aussi sa richesse. C’est le départ de disputes entre eux. Sous l’époque victorienne, les dragons doivent agir selon les us et coutumes. Jo Walton ne cache pas son envie de discuter autour des mœurs sociétales. L’anthropomorphisme doit être accepté dès le départ pour voyager dans ce récit. Hormis cette thématique abordée, le récit reste sage, peut-être trop pour ne pas s’y ennuyer. Je considère ma lecture comme tiède.

 

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Œuvres graphiques SFFF

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Couverture du livre Alice au pays des merveilles illustré par Benjamin LacombeAlice au pays des merveilles – Benjamin Lacombe
Plaisir de lecture :  Livre sympa
Chronique complète
S’il y a un mariage qui semblait parfait à mes yeux, c’est le trait de Benjamin Lacombe et les écrits de Lewis Carroll. Il faut dire que le célèbre lapin blanc de l’illustrateur était déjà tout désigné comme « clef » pour entrer dans cet univers. Plusieurs illustrations émaillent le récit, avec une diversité sur les matériaux : Posca, encre de chine, gouache, huiles. L’absurde est bien de mise en avant par Benjamin Lacombe tout en respectant l’univers victorien. Cependant, j’attendais d’être surprise par l’artiste ; j’ai trouvé que ses dessins étaient un peu « dressés » dans le confort et la maîtrise qu’il a acquis ces dernières années.

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Couverture française de Descender tome 1 de Lemire et NguyenÉtoiles de métal (Descender, volume 1) – Jeff Lemire & Dustin Nguyen
Plaisir de lecture :  Livre fantas… tique
Volumes 2, 3, 4, 5
Ah, mais AH ! Explosion de la rétine sur les magnifiques aquarelles de Dustin Nguyen. La mise en valeur est juste à tomber ! Le scénario est bien ficelé et les personnages sont truculents. On est très loin d’une impression « d’introduction » avec ce premier tome. L’histoire promet d’être riche et clairement ce premier tome « envoie du bois » (mais de rien pour l’expression pourrie que vous avez lue à l’instant).

 

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Autre livre

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Couverture de Allons voir plus loin, veux-tu ? Livre d'Anny DupereyAllons voir plus loin, veux-tu ? – Anny Duperey
Plaisir de lecture :  Livre à découvrir
J’ai découvert la plume d’Anny Duperey complètement par hasard avec le titre « Le voile noir » (que j’ai relu et qui s’avère toujours une claque pour moi). Son écriture simple nous entraîne dans la vie – beaucoup moins simple – de quatre personnages. On entre littéralement dedans. On suit le point de vue de chacun et leurs pensées sont à serrer le cœur, de tristesse et de bonheur aussi. Ce sont autant d’émotions peintes avec beaucoup de réalisme.  Son style est très accrocheur, clair et fluide.

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La saison des tartes aux pommes est lancée | Offrir à une jeune fille l’intégrale d’une série que j’ai beaucoup aimée | Tester un nouveau bar à jeux et l’apprécier | Ainsi que de nouveaux jeux de société | Vite, vite, coudre un kit de naissance | Dîner de pâtes aux cèpes et de délicieux desserts avec Morgana & La Luciole | Rencontrer Izia | Et profiter du soleil de mi-octobre pour déguster le dessert dehors | Regarder se déployer une nouvelle feuille de mon monstera deliciosa | Dévorer un bibimbap en famille | Faire pousser des chats | Envoyer le cadeau d’anniversaire pour Delphine | Manger coloré comme l’automne | Coudre des lavettes | Recevoir un super colis de la part de Carole | Pâtisser « Halloween » | Préparer sa décoration | Déjeuner plaisir au restaurant | Turtle-sitter | Recevoir un chouette colis de Hilde | Dont un félin profite directement | Réceptionner une superbe carte dessinée par mon amie Lucie | Fêter Halloween en petit comité | Et beaucoup rire.

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Photo d'une tarte à la pomme décorée Dédicace de Hervé Jubert pour l'intégrale MONSTRE

Essai d'un bar à jeux, Blastodice Kit de naissance cousu

Photo d'un tiramisu, dessert pris lors de la rencontre de Deedr Photo d'Izia, jour de sa rencontre

Nouvelle feuille d'un monstera deliciosa Photo d'un plat bibimbap

Chats allongés sur la terre, bac à tomates Scrap d'une carte anniversaire avec ballons

Légumes d'automne, ragoût potiron Couture : lavettes maison

Colis de Carole : livres et chocolats Gateau Zebre pour Halloween

Glaçage fil d'araignée sur gâteau Gâteau au potiron

Carte desinée sur le thème d'Halloween avec des ombres de citrouilles Colis sur le thème d'Halloween : stickers, carte maison et livre Bloody Harry

Chat allongé sur le fauteuil de lecture à coté d'un coussin à message sur l'automne Table décorée pour Halloween

Carte scrapée sur le thème d'Halloween Dessert glacé à la figue

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PRIEST Christopher – La machine à explorer l’espace

08/09/2017 16 commentaires

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Couverture La machine à explorer l'espace de Christopher PriestTitre : La machine à explorer l’espace
Auteur : Christopher Priest
Plaisir de lecture Livre à oublier
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1893, Edwards Turnbull vient d’inventer la machine à explorer le temps. Il réalise une démonstration pour charmer Amelia en visite. Une erreur de manipulation modifie la machine à explorer… l’espace. Ils se retrouvent dans un univers où l’esclavage des humains est contrôlé par des monstres tentaculaires. Pour parfaire le tout, les Martiens prépare une attaque en bonne et due forme de la Terre.

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« La machine à explorer l’espace » dépasse la simple dédicace en devenant un hommage à l’écrivain britannique et non moins connu Herbert George Wells. Le récit est suranné au possible : sa construction se base sur celle des romans du début du XXe siècle, Christopher Priest l’exercice jusqu’à reprendre le style d’écriture de l’homme.

 

L’application de l’auteur est à noter, mais en oubliant sa plume, le récit est à mes yeux, assez terne.
Je n’ai pas su m’intéresser à la survie des protagonistes. L’histoire est très linéaire et prévisible. J’ai vite fait le tour des tenants et des aboutissants. La tension n’est pas palpable, les enjeux sont peu nombreux. L’humour n’a pas su non plus me toucher.

 

Ce récit n’a pas été distrayant pour moi car je n’ai pas voyagé, malgré leur épopée sur Mars. Il me semble que ce roman est à part dans la bibliographie de l’auteur, je devrais donc découvrir avec délice d’autres romans de cette plume que j’apprécie tant.

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Retaliation par Peter Fussey ; fan art de La machine à explorer l'espace de Christopher PriestRetaliation par Peter Fussey