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Rond de Sorcière #97

14/08/2018 8 commentaires

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Logo Rond de Sorcière du blog LivrementLe Rond de Sorcière me permet de vous faire découvrir tous les livres lus durant le mois ; notamment les petits trésors que je découvre sans avoir le temps de leur consacrer une chronique complète.
C’est une sorte de compromis entre ma bonne conscience livresque et moi. Je vous parlerai aussi de ce qui touche de près ou de loin le monde des livres ; comme une parenthèse plus personnelle.

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Juillet, chaud, chaud, chaud.
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🏝 J’ai réalisé une petite sélection de livres que j’aimerais découvrir cet été : il y en a pour 5700 pages, je vous fais un papier cadeau ?
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📥 Pour notre défi Valériacr0, ma binômette a sélectionné un essai de Liv Strömquist pendant que je l’invitais à découvrir Meijo de Stefan Platteau.
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📜 Du côté des événements, j’ai pu vous conter mon aventure au Village des Légendes, avec Echos & Merveilles qui s’est déroulé fin avril (il était temps !)

Plus récemment, j’ai revu La Luciole et Morgana de DEEDR et c’était un plaisir comme toujours.

Et puis je suis allée faire un tour à Avignon pour revoir mes amis, Eirilys et son mari. J’ai pu aussi faire un coucou à Pitiponks. Durant nos balades, j’ai « visité » la librairie « Mistral Bibliothèque » à L’Isle-sur-la-Sorgue (j’aimerais vous en parler dans un petit billet).
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👓 Non des moindres – et qui touche directement le statut de lectrice – j’ai bénéficié d’une chirurgie réfractive de la myopie dont le suivi est en cours.

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🎞 Côté écrans, j’ai profité de la fête du cinéma : Ocean’s eight (convenu), Deadpool 2 (comique), Les indestructibles 2 (excellent). J’ai trouvé L’an 1 passable et Red sparrow particulièrement mauvais. Mary et la fleur de la sorcière reste mignon mais pas assez poussé pour moi et I feel pretty est un film feel-good dans lequel Amy Schumer se distingue. Pour les documentaires, Etre et devenir propose un nouvel angle sur « l’éducation » et j’ai surtout retenu une phrase « Liberté ne veut pas dire pleine licence » que je trouve juste et que j’avais du mal à formuler (aux détracteurs fervents d’adultisme) et Nanette d’Hannah Gadsby : ce stand-up est une histoire poignante ; à découvrir ! (genre, vraiment). Côté séries, j’ai terminé la saison 2 de Westworld pour laquelle je n’ai pas été convaincue alors que celle de The Handmaid’s tale est à couper le souffle.

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Ils pensaient s’incruster discretos dans ma Pile à Lire :
(Alors qu’ils pèsent 1600 pages)
¤ SANDERSON Brandon : Les Archives de Roshar – Le livre des Radieux, tome 1
¤ SANDERSON Brandon : Les Archives de Roshar – Le livre des Radieux, tome 2

→ Sans trop de surprise, je les ai sciemment fait entrer en PAL pour pouvoir les déguster dans le cadre du challenge Pavé de l’été.

Résultats : +2 entrées ; -3 sorties

.Livres acquis en juillet 2018 mis en scène "plage"

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· Pour ce mois-ci, je n’ai que quatre livres à vous présenter mais j’ai aussi été occupée à lire la première partie du Livre des Radieux de Brandon Sanderson que j’ai terminée début août ·

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Romans SFFF

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Couverture du livre "Les secrets de Castelcerf" de Robin Hobb aux éditions J'ai luLes secrets de Castelcerf (L’assassin royal, tome 9) – Robin Hobb
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Série complète
FitzChevalerie va devoir réapprendre à vivre – ou à supporter – la cour royale. Les fiançailles annoncées entre le prince Devoir et la narcheska Elliania laissent toujours le royaume en danger. Dans ce tome-là, Robin Hobb traite des différentes relations du bâtard avec toute la complexité que cela inclut avec le simple facteur « humain » mais encore plus avec sa double identité. J’ai aimé l’entrée fracassante de Jek et les discussions avec Sire Doré ainsi que le portrait mystérieux de l’outrilienne. Comme de coutume avec cette autrice, le tome se dévore !

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Couverture du livre "Le feu de la Sor'cière" de James Clemens, premier tome de la série Les Bannis et les Proscrits aux éditions MiladyLe feu de la Sor’cière (Les Bannis et les Proscrit, tome 1) – James Clemens
Plaisir de lecture Livre avec regrets
Si l’univers est sombre, l’intrigue est obscure. J’ai souffert avec la double identité de chaque personnage (ou presque) et l’auteur ne nous facilite pas la tâche avec des mouvements sur le fil temporel dont il ne nous avertit pas. La bande prend des airs de clichés : el’phe, og’re, métamorphe, l’homme des montagnes, le chevalier. Il y a beaucoup d’hésitation dans leurs actions et assez étonnamment, leur périple semble démarrer très vite. Je n’ai pas été convaincue par ce premier tome où l’auteur lance des cordes pour tisser son intrigue sans vraiment prendre soin du lecteur.

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Livres graphiques

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Couverture du livre I'm every woman de Liv Strömquist publié aux éditions RackhamCouverture du livre L'origine du monde de Liv Strömquist publié aux éditions RackhamI’m every woman et L’origine du monde – Liv Strömquist
Plaisir de lecture : note : 4 Livres à découvrir
Chronique complète
Sous un ton virulent, l’autrice aborde des thématiques générales liées aux femmes. Elle incite à la réflexion en apportant des éléments nécessaires. Le trait n’a pas su me séduire à l’inverse des informations étayées. L’ensemble se révèle un peu grinçant et arrosé à l’humour caustique pour développer une base avec beaucoup de justesse. Les essais bien que fondamentaux à découvrir ne plairont pas à tout lecteur.

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Livres lus en juillet 2018 pris en photo sortant du sac de plage

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Choisir des livres à découvrir cet été | Et sourire d’avance de ne pas les ouvrir | Enlever un livre d’un rayonnage bas et voir Moriarty s’y réfugier | Être consciencieuse dans le suivi chirurgical | Profiter de la fête du cinéma | À défaut de le voir, écouter l’orchestre national du Capitole à la prairie des filtres | Assis ! | En mode mamie gâteau, cuisiner quelques snickerdoodles pour La Luciole & Morgana | Profiter des amis, repas et jeux | Une carte pour Hélène | Des assiettes colorées, vive l’été | 10 ans de marrade avec mon amoureux | Se gondoler des planques du petit chat | Goûter un okonomiyaki | Se balader dans Toulouse | Oh, d’la pastèque | Tenir entre les mains un nouvel appareil photo | Se rendre à Avignon voir des amis | Visiter L’Isle-sur-la-Sorgue | Plonger ses pieds dans l’eau très froide | Et se réchauffer avec une glace | Envoyer une carte de félicitations | Préparer des pains à burger | Sortir les canards | Et avoir une filleule-à-l’eau | Vivre l’éclipse lunaire | Puis des moments chouettes avec le neveu-presque-tout-neuf | Écrire mes traditionnelles cartes de vacances | La saison parfaite pour voir des amis qui adoptent un autre tempo | Envoyer une enveloppe « du Japon dans le dedans » pour l’anniversaire d’Hilde | Et être invitée au mardi guinguette d’une copine.

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Categories: HOBB Robin, Ronds de Sorcière Tags:

Et mes nouveaux yeux 👀

09/08/2018 31 commentaires

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Lunettes prises en photo à côté de livres / opération de la myopie

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Comme vous ne pourrez pas le voir*, je suis bien obligée de vous en parler.

Le titre ne sous-entend pas que j’ai bénéficié d’une opération futuriste pour changer la forme ou la couleur de mes yeux, mais bien pour supprimer la myopie.

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C’est tout de suite moins truculent et glamour (dommage). Mais cela tient du presque-miracle pour un∙e personne atteinte par cette pathologie visuelle. Comme j’avais une myopie forte, j’ai bénéficié de la technologie laser pour la découpe d’un capot puis pour sculpter les couches de la cornée afin de supprimer le défaut.

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Gif animé d'un chat noir et blanc portant des lunettes
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* Je suis étais porteuse de lentilles de correction depuis plusieurs années et je mets mettais rarement mes lunettes ; donc ma myopie ne se devinait pas 🤓

En décembre 2016, j’ai testé pour vous… l’ulcère de la cornée. Aussi soigneuse que possible, la fatigue de cette période très intensive de formation a eu raison de mon système immunitaire.
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N’essayez pas, c’est très douloureux. Et c’est aussi particulier d’avoir très mal (9,5/10 sur une échelle de douleur) à un unique endroit. Heureusement, après une grosse frayeur et une prise d’antalgiques à la suite d’une sommation tonitruante par téléphone des urgences du SAMU (moment durant lequel j’ai été grondée car je n’avais pas à supporter une telle douleur) (ahem), mon œil a fini par se rétablir et à guérir au point que la cicatrice ne soit mesurée que par des appareils ophtalmiques en mai 2017.

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Gif animé d'une personne ayant les yeux qui brulent
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Fin juin 2018, examens plus approfondis : la cicatrice de mon œil gauche est invisible. Mes yeux sont en parfaite santé et de très bons cas d’école (on notera le qualificatif « ce sont deux bons steaks »). Dans la foulée, je décide de me faire opérer. 15 jours après – délai de rétractation oblige – j’entrais dans le bloc opératoire.
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Je pourrais dire que j’ai choisi l’hôpital de ma ville 🏥 car il est très bien positionné au classement français des services ophtalmologiques (et c’est vrai). Mais la raison primordiale est qu’en cas de souci – généralement la peur se déclenche après 19 heures (vous avez remarqué, vous aussi ?) – on peut être rassuré∙e par les urgences ophtalmo.

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Gif animé extrait de Scrubs : laché de chatons
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J’ai eu un léger souci absolument pas douloureux, qui a fait croire que j’avais une infection puis une inflammation à un œil ; cela a demandé plusieurs rendez-vous d’observation les quinze jours suivants et accessoirement 25 heures entre les deux premiers points de surveillance qui m’ont fait frôlé la terreur (cautionné par un cerveau en roue libre « Voilà, tu voulais être opérée et tu te retrouves avec un œil raté, c’est bien fait pour toi ! »). 💉 Si j’ai eu le droit à une piqure de corticoïdes (si tu ne veux pas savoir, sautes la prochaine parenthèse) (dans la sclère, le blanc de l’œil) (et c’était juste surréaliste, au point où mon amoureux et la doctrice s’étant enthousiasmés sur l’effet produit – gros gonflement de la membrane – j’ai couru m’observer dans un miroir pour faire « waouh » moi aussi), le traitement mis en place est à base de lubrifiant oculaire pour aider mon œil à se réparer seul.

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Gif animé d'Audrey Hepburn surprise
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Est-ce que j’ai eu peur ? Non.
Un léger stress au moment où mon nom a été prononcé pour que je vienne me préparer. J’avais une confiance absolue dans une technologie de 20 ans d’âge et dans les compétences du chirurgien qui m’opérait alors. Il faut noter qu’il n’y a pas de cas de cécité répertorié à la suite de ce type d’opération.
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Durant tout le processus de l’opération, souci d’inflammation compris, je n’ai ressenti aucune douleur. Et je réalise bien le distinguo entre sentir une douleur et lui résister et ne rien ressentir du tout. Au pire, un léger inconfort car le cerveau traduit les ombres qui passent devant lui (les instruments) ; l’anesthésie repose sur l’instillation d’un collyre très puissant (gouttes dans l’œil). Par contre, ce qui fait mal… est de donner le chèque 😅

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Gif animé du personnage Sully qui fait un malaise

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L’effet est spectaculaire : après une sieste, je me suis réveillée et je « voyais ». Mon cerveau a encore du mal à percuter et il m’arrive parfois au moment de me coucher, en geste automatique, de chercher les branches de mes lunettes pour les enlever.
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Les gars, j’ai des yeux tout neufs pour lire ! Et accessoirement, je peux me vanter d’avoir eu recours à une chirurgie esthétique 😎

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Gif animé d'un hair flip / lancé de cheveux
 

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Categories: Vie de lectrice Tags:

KURTZ Katherine – La trilogie des Héritiers

07/08/2018 8 commentaires

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Couverture de la trilogie des Héritiers de Katherine Kurtz : le livre contient "Le calvaire de Gwynedd", "L'année du roi Javan" et "Le Prince félon"Titre : La trilogie des Héritiers (Le Calvaire de Gwynedd, L’Année du roi Javan, Le Prince félon)
Autrice : Katherine Kurtz
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
La trilogie des magiciens, la trilogie du roi Kelson, la trilogie des rois
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En Gwynedd, le roi Cinhil vient de trouver la mort. Il est le devoir pour ses fils d’assurer les fonctions qui leur incombent : Alroy monte sur le trône et son frère jumeau, Javan œuvre pour assurer sa sécurité. Ce décès signe le commencement de la persécution des Derynis, ces êtres dotés de pouvoirs.

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Me voilà rendue à la dernière trilogie de l’univers des Derynis de Katherine Kurtz.
Mon ordre de lecture a été le suivant : la trilogie des magiciens, la trilogie du roi Kelson, la trilogie des rois et la trilogie des Héritiers.
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Au commencement, j’ai aimé rencontrer Kelson et m’accrocher à ce personnage. On le suit durant deux trilogies (sept tomes en réalité) et cette série des magiciens est un formidable tremplin pour appréhender l’univers et sa magie en douceur et avec beaucoup de curiosité. Ensuite, je suis partie dans le « passé » en découvrant les secrets de Saint Camber (qui restait jusque-là une figure tellement mystérieuse !). Je maîtrisais alors l’histoire de la famille Haldane avant d’arriver à une période sanguinaire, les mesures violentes prises à l’encontre des Derynis tout en sachant déjà quelles en seraient les conséquences.
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Cette trilogie s’empare de trois générations et de la douleur que vont subir les Haldane.

On reste sur un schéma précis dans cet univers : des Derynis sont pourchassés à cause de leur pouvoir et travaillent dans l’ombre au service du roi. On découvre des puissances magiques, un ordre secret deryni se met en place, des rites magiques oubliés ressurgissent, des ecclésiastiques sanguinaires se montrent au grand jour (ou à la pénombre) et on découvre le potentiel de la tête royale.
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Katherine Kurtz offre un univers moyenâgeux, où les éléments de fantasy restent légers. Toute son histoire tourne autour de l’existence des Derynis, ces êtres doués de magie. Au fil des tomes, elle en vient à distinguer les humains et ces Derynis qu’elle qualifiera de « non humains » (je suis assez étonnée par ce choix). Toute la partie génétique liée à cette magie est truculente.
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L’aspect politico-religieux est très fort : plus que l’environnement, c’est la base du récit. Ici, l’église catholique avec un dieu unique est écrasante. Le monde reste sombre et les morts se comptent à la pelle.
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À ce stade de lecture, je suis à l’aise avec la lignée des Haldane et les nombreuses imbrications que cette histoire inclut déjà. Pour les lecteurs déjà en terrain connu, il peut se former une certaine impression de lassitude.
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Concernant la magie, une fois les éléments principaux de communication et ceux de protections maîtrisés, peu d’autres ingrédients sont ajoutés (objets, techniques, lieux…). Petit couac qui me chagrine aussi, l’autrice s’intéresse à la noblesse et les personnes qui l’entoure, très peu au reste du peuple et à son devenir.
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La traduction française de cette œuvre n’est pas la plus réussie, il y a des phrases qui font hausser les sourcils mais cette trilogie-ci reste accessible, sans énorme erreur. Il reste encore quelques textes complémentaires – codex, archives et nouvelle – qui n’ont pas été traduits.
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Si la trilogie des Rois était énergique, la trilogie des Héritiers manque de fougue. C’est la dernière maille avant de rejoindre le fil de départ avec l’accès brutale au trône de Kelson. Aucune zone d’ombre ne reste, l’autrice donne tous les tenants et les aboutissants… même pour les événements les plus mineurs.

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Sans aucun doute, l’univers, tel un arbre, possède des racines, saines et bien implantées mais l’on pourrait s’interroger quant à leur profondeur. En attendant, c’est un monde dans lequel j’ai été ravie d’évoluer durant ces dernières années et quelques personnages me manqueront indéniablement.

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Les quatre trilogies de Katherine Kurtz, l'univers des Derynis

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Dans le chaudron :
Grandes fresques en fantasy
¤ La couronne des sept royaumes de David B. Coe
¤ L’assassin royal et Les aventuriers de la mer de Robin Hobb
¤ La tapisserie de Fionavar de Guy Gavriel Kay

Logo du challenge littéraire "pavé de l'été" 2018 représentant un pavé (pierre) dans un hamac de plage.

Voici une participation pour le challenge littéraire « Pavé de l’été » organisé par Brize : et je tiens-là une belle brique avec 1211 pages au compteur (et 28 d’appendices).

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Défi Valériacr0 – août 2018

05/08/2018 3 commentaires

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Defi valeriacr0

Le défi Valériacr0, c’est le combo de choc (et un poil drogué) que je forme avec ma copine Valériane. Peu de lectures en commun mais la bêtise et l’amour du blablatage futile, si. Et un objectif très sérieux de descente de PAL avec choix imposé chaque mois. Rien que cela !

Pour tout savoir, rendez-vous sur la page.

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Impressions pour le mois de juillet :

Début juillet, le soleil s’était enfin installé, il ne restait plus qu’à mettre les doigts de pied en éventail. L’été peut être synonyme d’une cadence ou des envies distinctes du reste de l’année. Alors, pour qu’elle soit en bonne compagnie, j’ai choisi « Meijo » de Stefan Platteau (Les sentiers des astres, tome 3). Elle l’a trouvé aussi fabuleux et intense que les précédents tomes et j’ai comme idée que sa patience sera mise à rude épreuve en attendant le prochain volume.

Chez Valériane, les choix s’effectuent parfois en musique. Elle m’a soulagé après le mois de juin ‘dense’ en sélectionnant un roman graphique « I’m every woman » de Liv Strömquist. J’ai été catapultée un peu violemment dans l’univers de l’autrice mais le récit grinçant permet d’apporter des éléments nécessaires à la réflexion.

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Sa chronique « Meijo » de Stefan Platteau
Ma chronique « I’m every woman » de Liv Strömquist

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Livres de Liv Strömquist : I'm every woman pris en photo dessus L'origine du monde ouvert

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Sélection pour le mois d’août :.

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La cachette du diable de Carlos Acosta

 

Couverture du livre La cachette du diable écrit par Carlos Acosta, publié aux éditions 10 18Chère Valériane,

Pour ce mois d’août, je pourrais te diriger vers des envies de sable fin… ou même de cahier des vacances (hinhin). Mais comme tu l’as signalé, cette édition est (presque) la sélection 666 (on ne va pas pinailler pour un 0 qui traine) (les mails qu’on échange ont une double numération : c’est la sélection n°66 depuis le début du défi ; et c’est la sixième sélection de la sixième année, annotées comme ceci : Défi Valériacr0 #66 (6.06) Août 2018).

Dans ta Pile à Lire, il y a de quoi faire ! Le paradis, des anges et des dieux à ne plus savoir qu’en faire et même l’allusion aux vertus. Et puis, il y a l’opposé : le mal, le combo sexe & drogues, et même des références à la nuit et à d’autres obscures activités. Alors, j’ai creusé et j’ai trouvé le titre parfait ! Ce sera donc : La cachette du diable de Carlos Acosta.

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Sa réaction :

Héhé raccord 666 !
Un livre qui est entré en 2017, avec le giga colis cadeau reçu (le concours que j’avais gagné).
J’espère bien qu’il va me plaire celui là !
(Je me demande si ça ne sera pas le premier de ce colis que je lis ! Il était temps !!)

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Valériane, en plein été, s’exclame que c’est se rapprocher des flammes de l’enfer et m’a choisi un titre en conséquence.

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Categories: Challenges & Défis Tags:

STRÖMQUIST Liv – I’m every woman et L’origine du monde

31/07/2018 17 commentaires

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Couverture du livre I'm every woman de Liv Strömquist publié aux éditions RackhamTitre : I’m every woman
Autrice : Liv Strömquist
Plaisir de lecture Livre sympa
Lire les premières pages

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Liv Strömquist s’investit sur la thématique de la répression sexuelle. Elle explore les idées fausses autour du sexe féminin. Il est aussi question des relations hétéronormées, la maltraitance et la vampirisation des femmes.
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Par ce catalogue des affreux jojos, l’autrice s’attaque à la conception du couple binaire, de la famille nucléaire, vue à travers la lentille du patriarcat. Madame Elvis Presley, Madame Joseph Staline, Madame Jackson Pollock figurent parmi les fémicides présents dans les pages.
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On m’a prêté ces deux titres de Liv Strömquist, j’ai commencé par « I’m every woman » car il s’agissait de la sélection de Valériane pour notre défi. Il a été publié en avril 2018 en français, après « L’origine du monde » en mai 2016 ; et il aurait mieux valu que je suive l’ordre de parution.

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J’ai été catapultée dans un univers sans être prévenue. C’était un peu ardu car je ne savais pas par quel menu allais-je être mangée. J’ai eu l’impression que tout part dans tous les sens : la livraison du point de vue de la dessinatrice m’a paru un peu violente et surtout sans avoir été tamisée par une introduction. Je ne savais pas où elle voulait en venir même si j’ai compris l’objectif basique de parler des femmes, de leur place, de leurs motivations et surtout de ce qu’elles sont prêtes à subir.
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La voix est dissonante, mais il est important parfois d’écorcher les oreilles pour se faire entendre.
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J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de justesse dans ses propos – et de nombreuses recherches – mais il manque de clarté dans la présentation. C’est le destin de femmes qui est relaté mais l’illustratrice n’offre pas de conclusion et peu d’éléments sont à en tirer.
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Le rythme est inégal pour un fil conducteur qui reste flou. Le ton politique est particulièrement agressif. L’humour est servi au vitriol et même si l’on grince des dents et que Liv Strömquist paraît virulente, les thématiques abordées sont nécessaires.
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Le trait s’avère brut, avec des cases en noir et blanc sur des pages qui alternent dessins et grands textes (la couleur s’invite sur quelques chapitres). Le dessin n’a pas su me toucher mais c’est strictement une affaire de goût et le message compte davantage.
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En somme, la perspective est intéressante à découvrir même s’il reste un peu brutal de commencer la bibliographie de Liv Strömquist par ce roman graphique.

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Livre I'm every woman de Liv Strömquist : page maintenant on va parler des enfants Livre I'm every woman de Liv Strömquist : page never trust a smiling hippie

Livre I'm every woman de Liv Strömquist : page des gars qui disent salope Livre I'm every woman de Liv Strömquist : page de Voltairine de Cleyre

Livre I'm every woman de Liv Strömquist : page de la famille nucléaire Livre I'm every woman de Liv Strömquist : page de la propagande de la famille nucléaire

Livre I'm every woman de Liv Strömquist : double page de Britney Spears

Livre I'm every woman de Liv Strömquist : page les enfants sont des ultra conservateurs

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Couverture du livre L'origine du monde de Liv Strömquist publié aux éditions RackhamTitre : L’origine du monde
Autrice : Liv Strömquist
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Lire les premières pages

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Liv Strömquist s’implique dans un sujet essentiel : le sexe de la femme.

Et ces hommes qui s’intéressent d’un peu trop près au sexe de la femme en pondant des théories sur le fonctionnement et ce qu’il est bon de faire et surtout de ne pas faire. L’autrice donne son avis sur la représentation du sexe féminin dans les arts et autres supports ; interroge sur l’orgasme féminin ; intervient sur tous les tabous – comme les règles – et des diverses hontes qui en résultent.
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Dans « L’origine du monde », nous avons un beau palmarès des hommes-qui-aimaient-tant-les-femmes (grosse ironie) : médecins, religieux, obstétriciens, sexologues, psychologues, philosophes. Tout le monde a quelque chose à dire sur le sexe de la femme sauf les principales intéressées.

Liv Strömquist livre la perception du sexe dans les anciennes sociétés, puis celle occidentale contemporaine et patriarcale en étant honnête sur la situation.
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Il est effarant de voir comment le sexe féminin est massacré et rendu honteux. L’autrice arrive à alléger le récit : de nombreux faits et des pensées comiques se répondent. Les collages de textes intègrent les clichés du sexisme ordinaire.

Également, elle prend à partie le lecteur, le tutoie et l’implique : mécanisme parfait pour engendrer une réflexion sur ces sociétés phallocrates.
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Comme évoqué précédemment, je ne suis pas très enthousiaste concernant le coup de crayon ; et je trouve que les renvois aux astérisques sont peu lisibles. Mais c’est secondaire.
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Le ton est acerbe mais aussi décalé et blagueur. La causticité pique un peu le lecteur mais les éléments apportés nourrissent aussi des interrogations. Une bibliographie documentée est fournie en fin d’ouvrage.
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J’ai trouvé ce roman graphique plus équilibré que « I’m every woman ». L’implication de Liv Strömquist est à découvrir. Déjà informé∙e ou non sur ce vaste sujet, « L’origine du monde » demeure un superbe pamphlet féministe.

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Livre L'origine du monde de Liv Strömquist : page du penseur du SPM Livre L'origine du monde de Liv Strömquist : page des scènes du matriarcat

Livre I'm every woman de Liv Strömquist : page des hommes qui se sont un peu trop intéressés à ce qu'on appelle les organes féminins Livre L'origine du monde de Liv Strömquist : page sur la fraicheur des serviettes hygiéniques

Livre L'origine du monde de Liv Strömquist : page sur l'orgasme

Livre L'origine du monde de Liv Strömquist : page des clichés sur l'orgasme

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Logo défi Valériacr0

Le premier roman graphique était la sélection de Valériane pour ce mois, dans le cadre de notre super-méga-défi littéraire « Valériacr0 ».

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Dans le chaudron :
¤ Libres d’Ovidie et Diglee
¤ Enfin insécurisée de Diane Ducret
¤ Ainsi soit-elle de Benoîte Groult
¤ Culottées de Pénélope Bagieu

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Echos & Merveilles 2018

26/07/2018 13 commentaires

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Affiche de l'édition 2018 du festival Echos et Merveilles

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À l’origine – en 2016 – existait Rock my Geek, un festival de musique « folk, celtique, médiéval et fantastique ». Depuis 2018, il se décline en un événement plus large nommé Echos & Merveilles, avec pour thématique « toutes les cultures de l’Imaginaire, tendance médiéval fantastique ».
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📅 Avantage du compte-rendu tardif, c’est de pouvoir vous faire part des dates de l’édition 2019 : 26, 27 et 28 avril. C’est le moment de synchroniser les agendas !

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📜 Intéressons-nous à l’édition 2018 qui s’est déroulée les 26, 27 et 28 avril à Bruguières, entre 20 et 30 minutes de Toulouse.

Le programme se constituait de trois soirées de concerts, deux journées pour le Village des Légendes, vendredi et samedi. L’équipe organisatrice a tenu compte des retours des quelques 7000 visiteurs et l’édition « en journée » 2019 se prolongera le dimanche.

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🏰 Le Village des Légendes a pris ses quartiers à la base de loisirs de la ville. Attenante au parc, la salle de spectacle Le Bascala accueillait les concerts payants en soirée. Le reste de l’événement est accessible gratuitement toute la journée : le marché artisanal ainsi que les stands des auteurs, le village médiéval (restauration), les démonstrations et les divers événements sur plusieurs lieux autour du lac.
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🌞 Le village des artisans est une première en extérieur. Le grand avantage, c’est que plus de 100 stands et les nombreuses animations répartis sur 5 hectares en plein air facilite la circulation, sans se marcher dessus et donne une impression de liberté.
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📌 Parmi les animations, il y avait des concerts à l’amphithéâtre, des lectures de contes, des conférences, un photocall (le trône de fer), des jeux de plateaux, du jeu de rôle grandeur nature, une escape game, des démonstrations à la pelle.

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🧙‍ 🧚‍ 🧝‍ L’ambiance était bon enfant et la population hétéroclite d’humains et d’autres créatures. Simples curieux ou gens passionnés, tout le monde a trouvé sa place. À n’en point douter : l’année prochaine, les visiteurs costumés seront plus nombreux.
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La première édition a permis aux intéressés de venir en civil pour découvrir et prendre la température ; puis il y a une partie de potentiels individus locaux qui étaient des visijoueurs – comme moi – au festival toulousain Alchimie (tous types de jeux) qui se déroulait sur le même week-end. Pour l’année prochaine, Echos & Merveilles a pris soin après concertation d’éviter les mêmes dates que ce dernier. Info : La 18e édition du Festival Alchimie aura lieu du 3 au 5 mai 2019.

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🎯 Si j’ai bien trouvé leur tente, je n’ai pas réussi à localiser les auteurs que j’aurais aimés rencontrer, notamment Mélanie Fazi (ils étaient tous en vadrouille !). Comme je ne lis pas la plume de Sire Cédric, je suis à l’aise pour discuter uniquement avec lui en compagnie de Carole lors du Festival international des littératures policières à Toulouse (c’est assez restrictif, c’est vrai). Heureusement, j’avais pu échanger quelques mots avec Stefan Platteau un mois plus tôt lors de l’Imagina’Livres. Evènement où j’ai aussi papoté avec Jean-Claude Dunyach, mais aussi à la rencontre avec Guy Gavriel Kay en novembre dernier, aux Aventuriales sinon à loisir en librairie locale.

Peu à l’aise, j’entame rarement la discussion avec les autres plumes présentes que je n’ai pas lues. Je regrette également d’avoir loupé la bibliothèque éphémère (je ne sais toujours pas où elle était située).

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J’ai aussi paréussi à retirer Excalibur du rocher, je suis restée à une distance sécuritaire de Tendris mage-arbre (websérie toulousaine Le chemin des runes), j’ai assisté à un tournoi de quidditch, j’ai bien observé la plaine des GNistes et j’en ai pris plein les yeux avec l’escrime médiévale (aussi bons escrimeurs que comédiens).

De manière inopinée car je passais devant le piano de l’imaginaire, j’ai assisté au « concert caché » de The Neko Light Orchestra.

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Festival Echos et Merveilles - Chope aux couleurs du festival Festival Echos et Merveilles - concert caché de The Neko Light Orchestra

Festival Echos et Merveilles - combat d'escrime médiévale

Festival Echos et Merveilles - personnes costumées Festival Echos et Merveilles - Deux troubadours en pleine action

Festival Echos et Merveilles - Armes médiévales Festival Echos et Merveilles - Caravane médiévale

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Il faut que je vous dise aussi que j’ai été sacrée chevalière du lac de Bruiguières. J’ai combattu ardemment et jusqu’au bout une tripotée de nains, de lutins et de mini-trolls. Leur taille basse était un élément délicat dans les combats. Mais je suis sûre que j’en ai taclée une vingtaine à moi toute seule. Je ne pouvais pas passer à côté d’une occasion légale à taper sur des enfants ! Ce sont Les Compagnons d’Ancelins qui ont orchestré des batailles entre enfants et adultes. J’ai adoré les différentes charges contre les enfants, mon épée en mousse et l’animation. De gros fous rires ont atteint participants et spectateurs.

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Festival Echos et Merveilles - préparation du camp des enfants

Festival Echos et Merveilles - préparation du camp des adultes

Festival Echos et Merveilles - démarrage de la bataille

Festival Echos et Merveilles - Rencontre des deux camps durant la bataille

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Et non des moindres, j’ai rencontré Corwin Ravencroft ! On échange régulièrement sur les Internets mais c’est bien par hasard que je suis allée à Echos & Merveilles (au dernier moment à vrai dire) et mon cerveau avait pourtant noté sa présence à l’événement. C’est juste qu’il n’avait pas fait le rapprochement entre le nom de l’événement et le nom du lieu… qui se situaient si proches géographiquement de moi. (et je ne suis pas la seule à avoir eu en première pensée qu’il s’agissait d’un évènement breton).

Le stand de Corwin est un paradis pour les mirettes composé d’une multitude de trésors. Si j’avais pu, j’aurais fermé une valise et serai partie avec tout son contenu sous le bras. Je me suis extasiée aussi bien devant son travail minutieux que son imagination débordante. J’ai pris soin de lire toutes les étiquettes, de m’émerveiller devant les détails et suis finalement repartie avec une plume de Jobarbille.

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Festival Echos et Merveilles - Corwin Ravencroft Festival Echos et Merveilles - stand de Corwin Ravencroft

Festival Echos et Merveilles - Trésors de Corwin Ravencroft Festival Echos et Merveilles - Trésors de Corwin Ravencroft

Festival Echos et Merveilles - Pipes par l'artisan Corwin Ravencroft Festival Echos et Merveilles - Militantisme contre l'extinction des fées par Corwin Ravencroft

Festival Echos et Merveilles - Valise de fioles Festival Echos et Merveilles - En avoir plein la valise (de créations)

Festival Echos et Merveilles - Plume de Jobarbille Festival Echos et Merveilles - Détails de la plume de Jobarbille

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Categories: Vie de lectrice Tags:

CLAVEL Fabien – L’évangile cannibale

24/07/2018 6 commentaires

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Couverture du livre "L'évangile cannibale" de Fabien Clavel, publié aux éditions ActuSFTitre : L’évangile cannibale
Auteur : Fabien Clavel
Plaisir de lecture Livre avec regrets
Lire les premières pages

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Cela fait maintenant quarante jours que les pensionnaires de la maison de retraite des Mûriers sont cloitrés. Maglia, la doyenne, rêve qu’un fléau s’abat sur le monde. Malgré cette prédiction, Mat et les autres décident de sortir coûte que coûte, quitte à se mouvoir dans un Paris dévasté en déambulateur, en fauteuil roulant ou à l’aide d’une canne tripode.

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C’est la rébellion à l’hospice ! Mat, protagoniste de 90 ans, est aussi le narrateur à la première personne de cette histoire. Antipathique, il est autant sauveur des autres que salaud à leur égard. Coincé dans ses délires sénilo-paranoïaques, il assure aussi la survie d’un groupe de fossiles dans la capitale.
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Ce roman de moins de 300 pages inclut une introduction pour planter le décor avant que les zombies n’envahissent les lignes. Ce court livre se veut une transcription écrite de bandes audio enregistrées par Mat. Ce qui entraine un langage très parlé en plus d’être un exercice de style. Les références religieuses sont bien intégrées, s’ajoutent quelques clins d’œil cinématographiques et littéraires. L’absence de majuscule pour tout nom propre – nom des personnages, villes, lieux – est assez étrange ; et voulue pour dé-personnifier l’ensemble.
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L’idée est innovante : partant∙e pour un match petit vieux VS zombies ?

L’auteur se concentre sur la psychologie des humains et particulièrement sur la vieillesse, le désir d’immortalité et l’impératif basique de repeupler la planète. Ici, la méthode de zombification est liée à un médicament et à sa mauvaise formulation chimique.
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Les vieillards sont une grande source de scènes cocasses et le récit tourne en farce. Si je n’ai pas ressenti une tension palpable, on remarque rapidement que le groupe diminue progressivement. Pourtant, l’intrigue se teinte de violence et quelques scènes sont glauques. Comme d’autres lecteurs, j’ai eu du mal avec le passage qui se déroule dans les jardins du Luxembourg : par la volonté de repeupler la Terre, une jeune fille de 14 ans est en ligne de mire des petits vieux. J’ai trouvé ça non seulement de mauvais goût, mais aussi superficielle car elle n’apporte rien au récit. La scène reste crue même si l’effet est recherché.
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Bien que j’aime l’aspect décapant des titres issus de la littérature Z, j’ai décroché à partir de cette scène et le devenir de ce petit groupe n’a pas réussir à maintenir mon attention.
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À noter, la postface qui se présente sous la forme d’une interview dans laquelle Fabien Clavel revient sur l’écriture de ce roman.

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Dans le chaudronMétro Z, un autre livre de l’auteur avec des zombies !

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Blog-O-Livre (Blackwolf)La Croisée des Chemins (Tesrathilde), La lectrice hérétique (Olivia Lanchois)La Prophétie des ânes (Cornwall), Le Bibliocosme (Boudicca et Dionysos), My zombie culture (Squeletor), Sorcelleries (Sita)Un papillon dans la Lune ont aussi réflechi à leur mode d’attaque zombiesque quand ils seront vieux.

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