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Archives pour la catégorie ‘FAZI Mélanie’

Rond de Sorcière #114

17/01/2020 14 commentaires

 

Logo Rond de Sorcière du blog LivrementLe Rond de Sorcière me permet de vous faire découvrir tous les livres lus durant le mois ; notamment les petits trésors que je découvre sans avoir le temps de leur consacrer une chronique complète.
C’est une sorte de compromis entre ma bonne conscience livresque et moi. Je vous parlerai aussi de ce qui touche de près ou de loin le monde des livres ; comme une parenthèse plus personnelle.

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Ce mois est passé à très vive allure.

J’ai étonnement plus lu que ce que je m’attendais : aucun doute, j’ai su profiter des dix minutes grappillées par-ci par-là, celles que la fatigue me laissait indemne.
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Comme pour chaque mois, je l’ai commencé en compagnie des participants au Dimanche de l’Imaginaire, en petit comité pour cette édition.
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Valériane m’a fait consommer des bulles avec « La petite princesse Sara » dans le cadre du défi Valériacr0.
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Et temporairement, je n’ai plus de PAL papier (oui, vous avez déjà certainement eu l’information tellement je suis surprise).
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❣J’ai créé un billet récapitulatif : vous pouvez découvrir tous les livres que j’ai lus durant l’année 2019.

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Derniers ajouts en Pile à Lire :
¤ ALWETT Audrey & MORETTI Nora : Princesse Sara – Meilleurs vœux de mariage, volume 8
¤ DABOS Christelle : La passe-miroir – La tempête des échos, tome 4
¤ ROZOY Charles : Comment j’ai réussi à nager le papillon avec un seul bras sans tourner en rond
¤ SHUSTERMAN Neal : La Faucheuse – Le glas, tome 3

→ Deux fins de séries, une poursuite d’une longue saga BD et un livre trouvé en boite à lire.

Résultats : +4 entrées ; -10 sorties

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Livres lus en décembre 2019

 

Livres SFFF

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Couverture de la bande dessinée "Meilleurs voeux de mariage" d'Alwett et Moretti, tome 8 de la série Princesse SaraIntrigue à Venise d'Alwett et Moretti, tome 9 de la BD Princesse SaraMeilleurs vœux de mariage, Intrigue à Venise (Princesse Sara, volumes 8 et 9) – Audrey Alwett & Nora Moretti
Plaisir de lecturenote : 4 Livres à découvrir
Tomes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7
Du côté scénario, un certain balisage se met en place : les rebondissements arrivent les uns après les autres ; ce qui n’empêche pas d’apprécier le fil rouge qui enveloppe tous les volumes. C’est un cycle qui se termine avec une pause à Venise pour le neuvième tome avant d’en entamer un nouveau. Du côté des illustrations, c’est un régal ! Tant dans la composition que dans le choix des couleurs. Le talent de l’illustratrice s’exprime à travers les dessins qui se déploient et les détails appliqués. Dans le volume 8, Ernest Delatour se porte pâle en découvrant l’identité de son employée alors que Lavinia se bat littéralement contre l’imbuvable comte Vautrin. Au cours du volume 9, c’est un petit tour à Venise qui s’opère. Le cadre vénitien est une nouvelle source d’inspiration et surtout la ville de naissance de Nora Moretti. On y retrouve de nombreux clins d’œil et la dessinatrice semble prendre plaisir à rendre toute la beauté à l’architecture, les gondoles, les costumes et leur masque, les décors intérieurs rivalisent avec les décors extérieurs.

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Le monde inverti roman de Christopher PriestLe monde inverti – Christopher Priest
Plaisir de lecture : Livre avec regrets
Ce livre m’a été prêté par une copine pour que je puisse continuer ma découverte de la bibliographie de Christopher Priest. Le monde inverti propulse le lecteur dans un univers dont on appréhende le fonctionnement et les règles imposées. L’auteur prend soin de guider son lecteur sans jamais lui forcer une compréhension toute jalonnée (ce qui reste vrai pour tous ses romans que j’ai lus). L’auteur intègre plusieurs thématiques comme celle de l’instruction, l’éducation, les méthodes d’apprentissages et d’autres plus philosophiques comme la notion de la réalité ou encore de la liberté. On suit Helward dans son apprentissage mais je n’ai pas su m’accrocher à lui. Je n’ai pas partagé les émotions du protagoniste : que ce soit ses joies, ses peine ou encore ses espoirs, j’ai été peu réceptive. Majoritairement car je n’ai pas été convaincue par le changement du comportement du héros. J’ai aussi trouvé que le retournement de situation a été aussi soudain que vite expédié. Les détails métaphysiques auraient été plus intéressants pour moi si j’avais davantage accès à certains éléments (qui a fortiori, sont restés dans l’ombre). J’ai aimé que le temps soit mesuré avec des unités de distance « J’ai atteint l’âge de mille kilomètres » ; que j’ai trouvé bien vu pour les habitants d’une ville mouvante sur rails.

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Couverture du roman "le glas" de Neal Shusterman, le tome 3 de La FaucheuseLe Glas (La Faucheuse, tome 3) – Neal Shusterman
Plaisir de lecturenote : 4 Livres à découvrir
Tome 1, tome 2
J’étais impatiente de découvrir l’ultime volet de cette trilogie. Et pour cause : l’auteur terminait le deuxième sur un suspense de fin grandiose. Avec « Le Glas », j’ai aimé être sur toutes les scènes à la fois pour appréhender les dernières clés que nous offrait Neal Shusterman. Le rythme est moins vitaminé que celui des deux précédents tomes. La résolution d’un des problèmes épineux m’a paru trop simpliste (argh !) ; mais le dénouement final est judicieux.

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L'île des enfants perdus tome 6 de Kriss de ValnorLa montagne du temps, tome 7 de la BD Kriss de Valnor de Vignaux et DorisonBD Kriss de Valnor, tome 8 Le maitre du temps de Vignaux et MariolleL’île des enfants perdus, La montagne du temps, Le maître de justice (Kriss de Valnor, volume 6, 7 et 8) – Vignaux, Mariolle & Dorison
Plaisir de lecturenote : 4 Livres à découvrir
Tomes 1, 2, 3, 4, 5
Le spin-off se concentre sur un des personnages notoires de la BD Thorgal, Kriss de Valnor. Ce cycle composé de trois tomes revient sur ses péripéties qu’elle vit en parallèle aux autres personnages (dans la série maîtresse, donc). Le scénario est intéressant bien que trop dilué à mon goût. J’ai aussi l’impression d’avoir un contenu en double. Il n’empêche que suivre ce personnage est foncièrement attirant. Concernant les illustrations, les équipes changent. Le trait, plus ou moins rond sera apprécié (ou non) selon les préférences de chacun. Avec huit volumes, le spin-off est maintenant clôturé.

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Livres éclectiques

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Couverture de "Nous qui n'existons pas" de Mélanie FaziNous qui n’existons pas – Mélanie Fazi
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Ce récit est intime et intimiste ; c’est pourquoi les étoiles attribuées à mon plaisir de lecture sont là pour vous inviter à découvrir ce texte et non pas pour juger le contenu qu’il renferme. Authentique, simple et doux aussi, ce récit n’a rien de vindicatif et ne se veut pas le symbole d’une pensée. C’est l’envie fondamentale de partager pour aider qui a animé Mélanie Fazi. La non-conformité peut être source d’interrogation, de dépréciation et carrément faire naître une sensation d’être décalé·e, « à côté de la plaque » voire à contre-courant. J’ai aimé le corps-même : brut car les mots mis sur les émotions sont simples, sans détour et sans fard. Pour peu que l’on soit doué·e d’empathie, on imagine sans mal les montagnes russes vécues. Un livre qui nourrit la réflexion et qui pousse parfois plus loin les interrogations jusqu’à l’introspection, sur ce thème précis, sur les notions de non-conformité, de l’importance des étiquettes, de la définition de soi,…

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Couverture du manga "La petite princesse Sara" de Burnett et NunobukuroLa Petite Princesse Sara – Azuki Nunobukuro
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Chronique complète
Ce classique revisité en manga est une idée judicieuse pour attirer le plus jeune lectorat. Il est très fidèle à l’œuvre de Frances B. Burnett. J’ai apprécié le trait d’Azuki Nunobukuro qui se prête bien non seulement à l’intrigue mais aussi aux personnages très déterminés. Sous une couverture semi-rigide, se trouvent 210 pages et un signet. Le livre offre un petit dossier explicatif en fin d’ouvrage sur l’œuvre originelle et l’autrice. Lecture conseillée à partir de 8 ans.

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Couverture du roman Comment j'ai réussi à nager le papillon avec un seul bras sans tourner en rond de Charles RozoyComment j’ai réussi à nager le papillon avec un seul bras sans tourner en rond – Charles Rozoy et Céline Nony
Plaisir de lecture Livre sympa
Je suis tombée par hasard sur ce livre dans une boîte à lire et je l’ai embarqué. Le titre à rallonge est travaillé pour rendre curieux et m’intéressait à un titre plus personnel. J’ai aimé suivre Charles Rozoy nageur handisport ayant remporté la médaille d’or du 100 mètres papillon aux J.O. de Rio de Janeiro (2009), récompense issue d’un palmarès impressionnant. Le sportif revient sur sa vie personnelle, ses choix professionnels, sa préparation en vue de la médaille. J’ai aimé découvrir cette vie à travers les mots du principal concerné. Par contre, les émotions/sensations sont superficiellement – et donc injustement – abordées. Peut-être par pudeur (ou par choix éditorial ?), le texte est resté assez factuel et l’on reste en surface avec ce livre de seulement 180 pages.

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Ma pile à lire papier au 1er décembre 2019Ma pile à lire papier au 1er décembre 2019

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Du côté des visionnages, aucun film, j’ai avancé dans deux séries et j’en ai découvertes plein d’autres. Commençons sur les séries familiales : j’ai terminé la onzième saison de Modern Family et je ne me lasse pas (je ne la présente plus). Et j’ai eu un coup de cœur pour Home for Christmas. On est bien au-delà d’une comédie romantique autour de Noël. Johanne est infirmière et lors du dernier repas familial, afin qu’on lui fiche la paix, elle a annoncé avoir un copain. Il ne reste plus qu’à le trouver maintenant que ce copain « fictif » a officiellement été invité au dîner de Noël. La série est vraiment ancrée dans notre réalité – dur es conditions professionnelles, profils des prétendants, émotions traversées – et Ida Elise Broch joue de manière très juste. Et oui, j’ai aimé cette série, autant je préférerais qu’elle reste une mini-série et que l’on n’enchaîne pas sur une seconde saison.

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Affiche de la saison 11 de Modern Family  Série Home for Christmas

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Avec un brin de SFFF dans le dedans (fantastique à fantasy) :

His dark materials : AH ! Le trailer m’a vraiment plu et il ne restait « plus qu’à » attendre la sortie de la première saison. L’affaire suit son cours avec en ouverture, un générique bien vu. La première saison est globalement satisfaisante même s’il manque de la finesse, les acteurs choisis conviennent à rôle incarné. La série est fidèle aux livres même si j’aurais aimé que l’intrigue s’attarde sur la relation humain-daemon qui porte littéralement toute l’histoire. Les effets spéciaux acceptables et même s’ils sont parfois assez visibles – les daemons – leur intégration est plutôt réussie.

Living with yourself : Miles entreprend un traitement pour devenir meilleur et il se retrouve réellement devant un nouveau « lui ». La série est portée par le fantastique Paul Rudd qui m’a fait ressentir un panel d’émotions. 20 minutes pour chacun des huit épisodes.

Raising Dion : Nicole élève seule son fils et elle découvre qu’il possède d’étranges compétences. La série pourrait s’investir sur plusieurs thématiques sociétales mais a de la peine à s’y intéresser. Le scénario met longtemps à décoller mais j’ai apprécié un retournement qui donne enfin à un peu de consistance au tout… au point de me donner envie de découvrir la (future ?) deuxième saison. A noter que la VF de cette série est absolument atroce (vous savez, une doubleuse qui fait approximativement toutes les voix…)

The Witcher : J’avoue tout de suite – comme ça, on peut passer à la suite – je n’ai pas lu la série littéraire éponyme. Maintenant, de cette série, je ne peux que plusseoir l’élément premier : adapter de la fantasy à l’écran. Malgré quelques détails à améliorer, je reste bon public et j’ai bien accroché à cette première saison. Je trouve Henry Cavill beaucoup plus crédible dans le rôle de Geralt que dans celui de Superman (mais ça tient peut-être juste au personnage incarné ?) ; Et je me marre souvent en entendant sa voix aussi caverneuse qu’un brin éraillé. En attendant, j’aime beaucoup le barde Jaskier (Joey Batey) et dont il est impossible de s’enlever la ballade de la tête (Toss A Coin To Your Witcher). Bon, il y a un côté kitsh (assumé ?) et la ligne temporelle est un peu merdique, c’est vrai. Mais je reste curieuse aussi de voir ce qu’offrira la saison 2 de Gérard de Brive (selon mon Amoureux, c’est la VF de « Geralt of Rivia »).

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Affiche de la saison 1 de His Dark Materials Affiche de la saison 1 de Living with yourself Affiche de la saison 1 de Raising Dion Affiche de la saison 1 de The Witcher

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Commencer mon mois avec le Dimanche de l’imaginaire | Et c’est aussi l’heure de commencer à découvrir mon calendrier de l’Avent, préparé par ma petite maman | Les semaines passent à toute à l’allure, les jours s’intensifient (et la fatigue aussi) | Saint Nicolas est passé | Alors que l’une bûche, l’autre félin bulle | Je me motive pour aller au marché de Noël avec mes collègues | Puis le surlendemain, au village de Noël avec les copains | Une semaine passe, un peu dans le brouillard | Je n’ai plus de PAL papier | J’accueille Hélène le temps d’une soirée | On profite en-fin de l’apéro dînatoire qui a été tellement ardu à synchroniser avec les voisins | Je propose un repas en mode « Chic » avec mes collègues, le dernier partagé ensemble | C’est la fin de ma formation ! | C’est l’heure d’ouvrir le carton renfermant les décorations de Noël, j’y trouve mes chaussons, avant de le laisser se faire envahir par des félins | J’achète une décoration de Noël par an, et j’ai trouvé celle de 2019 | Je fabrique mon petit autel | Avant de partir toute berzingue le fêter avec mon neveu-presque-tout-neuf | J’ai même le temps d’envoyer quelques cartes scrapées | Préparation : j’ai cousu quelques furoshikis et cuisiné du beurre de pommes comme cadeau à chaque membre de ma famille | Je m’en vais en Auvergne, fêter Noël et aussi l’anniversaire de ma grand-mère maternelle | J’en profite pour aller voir Delphine ! | On arrive à caser une soirée jeux de société avec mes cousins | Puis j’enchaîne le second Noël… aux bougies | Je rencontre aussi Graminée | On rentre au bercail | Puis on repart chez nos copains | On teste les crêpes au feu de cheminée | Avant de se faire des bisous pour la fin de l’année | Et ici, de vous souhaiter mes vœux.

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Dimanche de l'imaginaire de décembre 2019 Calendrier de l'Avent 2019

Chat regardant par la fenêtre bien installé sur son plaid Village de Noël à Toulouse

Grue perdue dans le brouillard toulousain Pile à lire papier inexistante

Bonbons berlingots Formation terminée

Célébrer les bonnes nouvelles Chaussettes rayées et pain d'épices

Décoration de Noël : branche de myrtillier Carte scrap : tasse de chocolat chaud

Lecture du tome 3 de La Faucheuse pour Noël Furoshiki avec du tissu de Noël

Beurre de pommes maison Framboisier d'anniversaire

Tasse et nappe kitsch Décoration de Vichy pour Noël

Chocolat viennois S'éclairer à la bougie pour Noël

Graminée, chatte tuxedo Mise en scène du manga La petite princesse Sara

 Feu de cheminée dansant Du rouge brillant et du doré pour souhaiter ses voeux

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Echos & Merveilles 2019

07/05/2019 14 commentaires

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Bannière issue de l'affiche d'Echos & Merveilles 2019

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26, 27 et 28 avril 2019. Quatrième édition du festival Echos & Merveilles.
Autant vous spoiler directement : j’en ai pris plein les mirettes et les esgourdes.
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Les deux premières années, la version du festival se concentrait sur la musique en proposant trois soirées réunissant plusieurs groupes sur le site du Bascala à Bruguières (près de Toulouse).

2018 marquait l’ouverture d’un village des légendes où l’on retrouvait des artisans et des animations diverses et variées. La nouveauté, cette année, est la création d’un salon du livre de l’imaginaire.
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Sous-titré « Le festival des Cultures de l’Imaginaire », l’événement grandit vite et fort… pour mon plus grand plaisir ! Comme celui d’environ 25 000 autres festivaliers (là aussi, le festival gagne en puissance, 7000 curieux étaient venus en 2018).
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Rajoutons 10 restaurateurs, 140 artisans, 21 groupes de musique et 170 bénévoles pour l’édition 2019. On peut dire que c’est une bien belle équipe qui porte haut cet événement.
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Le festival offre un grand mélange de ‘Médiéval + Fantastique’, toutes disciplines confondues et sans sectarisme. Aucun doute, c’est là que l’on trouve l’ADN de cette organisation.

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Echos et merveilles 2019 : bottes de pluie violettes Echos et merveilles 2019 : ouette d'égypte

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Dès mon arrivée sur les lieux, je note les efforts des équipes pour le réalisme avec la mise en place de boue médiévale. Aucun doute, le temps pluvieux est bon signe : c’est pour mieux arroser le festival afin qu’il grandisse encore 😉
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En attendant, je me suis sentie très inspirée d’avoir chaussé mes bottes de pluie et j’ai été plusieurs fois saluée pour cette initiative.
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Avec mes coéquipiers, nous nous sommes rendus sur le festival la journée du samedi. Forts des conseils distillés par l’association, nous sommes arrivés sur les lieux en fin de matinée. Autant vous dire qu’on visait avant tout le déjeuner (on doit posséder un brin génétique de hobbit).
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Nous avons choisi l’originalité avec les pains à garnir soi-même (Bröds). Sous les conseils saliveux de Jean-Claude Dunyach, nous avons pris des mochis en dessert (Okami No Enkai) (si, ça rentre dans le thème : c’est de la nourriture médiévale japonisante). Au sein de la place de restauration, trônait le drakbar, haut lieu de festoyade et d’animations au sommet.
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La baguenaude est d’autant plus agréable que beaucoup de personnes sont déguisées.

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Echos et merveilles 2019 : drakbar Echos et merveilles 2019 : joueur de cornemuse

Echos et merveilles 2019 : pain à garnir Echos et merveilles 2019 : biscuits

Echos et merveilles 2019 : personnes déguisées Echos et merveilles 2019 : faune danseuse

Echos et merveilles 2019 : danseuse Echos et merveilles 2019 : danseur au baton

Echos et merveilles 2019 : rencontre de bardes Echos et merveilles 2019 : Faune guerrière

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Place aux réjouissances : quoi de mieux que de sauter dans la boue se balader au gré des envies, en papillonnant de chapiteau en chapiteau ? C’est ainsi que j’ai pérégriné dans le village des artisans.
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Du côté des animations, j’ai pu encourager l’équipe des « Ouais » au trollball, comprendre les règles et être témouine de l’investissement gadouesque des joueurs.
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J’ai été totalement emballée par la démonstration de foire commerciale du radiateur, excellente invention pour envoyer des radis (donner des nouvelles à son acolyte sans laisser de preuve) ; performance assurée par la Breizh Steampunk Society.
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Enfin, je me suis glissée sous un chapiteau bleu et rouge pour assister à un théâtre steampunk de marionnettes et je salue la prestation des personnes qui se sont adaptées à de nouvelles conditions.
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J’ai eu la chance de pouvoir assister au concert improvisé par le Neko Light Orchestra, avec pour thématique « Westeros », fortement applaudi – complètement adulé, oui ! –par le public. En concerts extérieurs gratuits dans l’amphithéâtre, j’ai ouvert grand mes oreilles pour Nataverne et les Tanneurs de Drac.

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Echos et merveilles 2019 : bric à brac d'un stand Echos et merveilles 2019 : sirops en bouteille

Echos et merveilles 2019 : maisons de lutins suspendues Echos et merveilles 2019 : maison sous petite cloche

Echos et merveilles 2019 : colliers à potion Echos et merveilles 2019 : colliers

Echos et merveilles 2019 : marque-pages en cuir Echos et merveilles 2019 : accroche-thé en pâte polymère

Echos et merveilles 2019 : marques en cuir corbeau Echos et merveilles 2019 : Maîtresse et corbeaux en peluche

Echos et merveilles 2019 : bijou d'épaule en écaille de dragon Echos et merveilles 2019 : arbitre du troll ball

Echos et merveilles 2019 : téléphone trans-ethérique Echos et merveilles 2019 : démonstrateur steampunk

Echos et merveilles 2019 : théâtre steampunk Echos et merveilles 2019 : faiseur de bulles

Echos et merveilles 2019 : concert improvisé du Neko Light Orchestra Echos et merveilles 2019 : Tanneurs de Drac

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Enfin et non des moindres (!) j’ai longuement squatté le salon du livre de l’imaginaire. J’ai aimé papoter avec des auteurs et des illustrateurs. Cette année, j’ai pu spécifiquement discuter avec Mélanie Fazi, Aurore Folny, Ixel et bien évidemment, fait la bise à Jean-Claude Dunyach.

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Echos et merveilles 2019 : salon du livre de l'imaginaire Echos et merveilles 2019 : parapluie protégeant les livres

Echos et merveilles 2019 : Jean-Claude Dunyach Echos et merveilles 2019 : portrait d'Ixel, illustrateur

Echos et merveilles 2019 : dessins d'Aurore Folny Echos et merveilles 2019 : livre pop up

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Et bien sûr, un événement est encore plus joyeux quand on peut partager le festival avec des gens : en plus de mon amoureux, mon petit frère et un couple de copains sont venus des Terres du Milieu (Auvergne) pour découvrir l’événement ; ma libraire préférée et les copains des Dimanches de l’Imaginaire.

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À vos agendas, si vous êtes curieux ou déjà convaincus : l’édition 2020 sera celle des 5 ans et courra du jeudi 9 avril (avec la soirée d’ouverture) jusqu’au lundi 13 avril (jour férié). Pour rappel, le festival se compose de soirées musicales payantes et l’ensemble du village des légendes, du salon du livre de l’imaginaire et toutes les animations est gratuit.
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Alors, il ne reste plus qu’à scander l’expression de l’association Echos & Légendes pour clôturer ce billet :

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KING IN THE NORTH ! (Of Toulouse)
LE ROI MUNDIS VAINCRA !

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FAZI Mélanie – Miroir de porcelaine

23/09/2013 17 commentaires

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Miroir de porcelaine Melanie FaziTitre : Miroir de porcelaine
Auteur : Mélanie FAZI
Plaisir de lectureetoile 4 Nouvelle à découvrir

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Iris sort d’une période « d’hibernation » et se fait violence pour sortir de l’état léthargique dans lequel elle se trouve. Elle veut répéter son numéro qui consiste à animer deux automates en même temps tout en les rendants indépendants l’un de l’autre. Mais l’exercice n’est pas si facile quand corps et esprit humains ne veulent pas aller dans la même direction.

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Voladia et Saskia sont les deux automates d’Iris. Ce sont des squelettes « bois, métal, tissu rembourré, structure sans fioritures » qui ne prennent vie que lorsqu’on leur enfile leur costume. Leur description est soignée : pièces de vêtement, coups de pinceau pour le visage, matières des tissus et couleurs. La douceur d’une plume, la rondeur d’un sein, le creux d’un nombril sont chez ces automates le manque à créer ; une certaine volupté. C’est pourquoi ces pantins de porcelaine effectuent des chorégraphies : dans la danse, on y retrouve beaucoup de sensualité.

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Mais ça sonne faux. Ma voix est émaillée de minuscules fêlures.

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La nouvelle est particulièrement bien écrite car l’auteur a la faculté de faire pénétrer le lecteur dans l’univers, et ce, dès les premiers mots. On s’attache à Iris au premier paragraphe. Les jeux de flashbacks s’investissent tant pour le rythme que pour la compréhension de la scène. On veut voir Iris s’animer pour sa passion et l’on ressent immédiatement sa détresse. La solitude de la protagoniste pèse lourd ; la volupté est transposée aux pantins.

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Miroir de porcelaine extrait 01

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La belle écriture suscite au mieux nos émotions. Le récit est bien mené, plein de poésie mais doux amer également. Un malaise s’installe au fur et à mesure de notre lecture. La dualité déchire la nouvelle : les automates beaux et froids à la fois, la colère et l’immense tristesse d’Iris, Saskia et Voladia qui se veulent jumeaux et que finalement sont bien différents. Lire cette nouvelle, c’est un peu comme si on venait de regarder un instant de vie à travers une fenêtre, comme un spectateur silencieux et s’en aller à petits pas.

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Miroir de porcelaine extrait 02

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J’avais déjà découvert la plume de Mélanie Fazi au travers de deux ses recueils : Serpentine et Notre-Dame-des-Écailles (ainsi que sa parfaite traduction du recueil « Ainsi naissent les fantômes » de Lisa Tuttle). L’auteur possède la grande force de faire pénétrer le lecteur dans chaque univers, et bien souvent juste le temps d’une nouvelle. « Miroir de porcelaine » a reçu le prix Masterton 2010 et est parue originellement dans « 69, anthologie érotique » anthologie qui proposent des textes d’érotisme & de littérature de l’imaginaire. J’ai reçu la nouvelle grâce au partenariat des éditions ActuSF avec le challenge Je lis des nouvelles et des novellas de Lune.

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Miroir de porcelaine est une nouvelle courte mais prenante. Le temps d’une parenthèse, Mélanie Fazi nous emmène aux côtés d’Iris. Malgré sa solitude, deux automates partagent et sa vie et les planches : Voladia et Saskia. Mais dans le tempo de cette nouvelle danse, une apocope s’immisce définitivement. L’auteur nous propose une écriture soignée pour une histoire au court format qui fonctionne.

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Souvenir de lecture : la description des automates.
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Dans le chaudron :
¤ Notre-Dame-des-Écailles
¤ Serpentine

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My summer of (SFFF) love Challenge je lis des nouvelles et des novellas JLNNVoici donc ma dernière entrée pour le challenge My summer of (SFFF) love pour ce trio un peu particulier où l’entité la plus vivante ne s’avère pas forcément l’être humain ; et aussi pour le challenge Je lis des nouvelles et des novellas.

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La biblioblog de Maêlle, Les histoires de Lullaby ont aussi touché la porcelaine de ces automates.

CITRIQ

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FAZI Mélanie – Serpentine

31/05/2010 10 commentaires

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Titre : Serpentine
Auteur : Mélanie Fazi
Plaisir de lecture :  Livre à découvrir

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Mélanie Fazi nous invite à plonger dans « Serpentine », un recueil composé de dix nouvelles.
Les textes sont relativement courts et le fantastique est présent à petites doses. Le format particulier qu’est la nouvelle permet ici, de capturer des instantanés de vie : nous n’y trouvons aucune aventure grandiloquente, mais de petits « arrêts sur image » où est photographié le surnaturel dans notre « quotidien ».
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L’auteur nous accompagne à pousser une porte d’un salon de tatouage, à poursuivre des bêtises de deux cousins en vacances en Italie, à crier avec les fans pour la chanteuse Matilda, à lire sur tous les ponts le prénom Rebecca, à goûter des spécialités grecques… et bien plus encore.

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)°º•. Bien souvent le ou les narrateur(s) des histoires se révèlent être les personnages eux-mêmes.
Sans aucun doute, la part belle est pour la grande faucheuse… Mélanie Fazi nous présente cet étrange personnage sous toutes les coutures, selon différents angles de vue, passant quelques fois, même pour curieusement sympathique.
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A la lecture, nous attendons que surgisse l’étrange de cette histoire, la surprise qui nous aura à tout moment. Pour moi, manifestement c’est une sensation glauque que je ressentirai tout à long de ma lecture. La mort à tout niveau, la noirceur et l’impression d’être sous tension n’y seront pas étrangers.

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)°º•. Notons que la préface de Michel Pagel est un délice et une très bonne ouverture quant à cet ouvrage. La manière de se dépêtrer d’une rencontre avec un lecteur-écrivain est tout à fait charmante à découvrir.

Certaines nouvelles ont toute ma sympathie, comme ‘ Mémoire des herbes aromatiques ’ qui demeure ma préférée pour ce petit aperçu sur le restaurant grec tenu par Circé où Ulysse vient se restaurer et où il est servi par Médée. L’histoire a un côté léger, un peu décalé qui m’a beaucoup séduite. Le ‘ Petit théâtre de rame ’ a également réussi à me faire voyager, par le simple fait que j’aime également beaucoup les ambiances de métro et tout ce que nous pouvons « voler » aux gens rien qu’en les observant, un ou des lieux portant exquisément le nom de « théâtre ». ‘ Le faiseur de pluie ’ aura captivé mon côté enfant avec la remémoration et l’appel à mes propres souvenirs. Assurément, la manifestation de cet esprit de maison était l’élément « magique » qu’il me fallait. Enfin et non des moindres puisqu’elle m’aura presque tiré une larme, « Elégie » du le simple fait que j’aimerai tant que ce type d’aire d’autoroute existe vraiment…
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A l’inverse, certaines nouvelles m’ont déplues, notamment ‘ Matilda ’ avec l’action collective qui, à mon avis, ne demeure un peu bancale, malgré une très bonne description des ambiances de concert ; et ‘ le passeur ’ qui m’aura passablement ennuyée, peut-être du fait que j’ai eu une impression de « déjà vu » quant au concept développé.

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Les dix nouvelles présentes dans le recueil :
Serpentine
Elégie
Nous reprendre à la route
Rêves de cendres
Matilda
Mémoire des herbes aromatiques
Petit théâtre de rame
Le faiseur de pluie
Le passeur
Ghost Town Blues

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)°º•. Une lecture commune mensuelle sur ce livre lui a été bénéfique : je n’avais pas envie de me plonger dans la noirceur de « Serpentine » à tout bout de champ et ai apprécié de l’avoir sous le coude comme une lecture annexe. Je pense qu’il aurait également fallu que je picore les nouvelles comme je le souhaitais et pas forcément dans l’ordre des pages.
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Il n’en demeure pas moins que la majorité des nouvelles m’a plue, a su m’emporter dans un autre univers mais pas littéralement me transporter. Et pourtant, j’ai beaucoup apprécié la fluidité de sa plume, les univers présentés. Il ne me reste donc à découvrir Mélanie Fazi avec l’un de ses romans !

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)°º•. Biographie
Mélanie Fazi, bien que connue dans un premier temps en tant que traductrice l’est aussi en tant qu’écrivain français (née en 1976). Elle voue ses premières amours à la nouvelle pour ensuite proposer à ses lecteurs, des romans.
Serpentine est son premier recueil de nouvelles, il a gagné le grand prix de l’imaginaire en 2005 et la nouvelle ‘ Matilda ’ a reçu le prix Merlin catégorie « Nouvelles » en 2002.

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)°º•. Extrait

_ C’est Jonas qui m’envoie.
Et son regard incandescent, comme sous l’effet d’une flamme en lui rarement éteinte, s’est illuminé d’un degré supplémentaire. Le sourire du lutin s’est fait gourmand.
_ Tu viens pour la spéciale, c’est ça ? Jonas a dû t’expliquer qu’elle n’est pas à la portée du premier venu.
Oui, Jonas m’a parlé de ces encres qu’ils sont cinq à se partager. Chacun son art, sa façon de procéder, et un but commun pour les cinq. Il m’a tracé les grandes lignes du récit qu’allait ensuite me détailler Nikolai, ce premier soir dans sa boutique.
Et dans ce regard, comme plus tôt dans celui de Jonas, une lueur de défi à mon intention : maintenant, Joseph, essaie de me surprendre. Raconte-moi ton histoire.

Au moins affiche-t-il clairement son goût de l’artifice : l’épaule que dévoile son débardeur arbore deux masques de théâtre tatoués, l’un souriant, l’autre pleurant. Il ressemble à ces ados malingres au goût prononcé pour le mysticisme à deux balles. J’en ai connu beaucoup. Il partage avec eux une façon de s’affirmer contre le monde, jusque dans ses moindres gestes, à la différence près que lui semble conscient de la farce.
_ Installe-toi ici, dit-il en désignant un siège. Je vais chercher le matériel. Sa voix garde une trace d’accent assez prononcé pour être repérable. Il rebondit à la surface des mots dont il peine à épouser le contour exact. J’imagine qu’il n’a jamais cherché à se corriger. Tout en lui est affirmation, jusqu’à ce prénom qui claque comme un coup de fouet et s’achève sur une envolée, rappelant qu’il vient d’ailleurs.
Je le regarde s’affairer avec une souplesse et une précision qui ne s’acquièrent qu’à force d’exercice. Il a le goût du geste parfait, jusque dans la façon dont ses longs cheveux blonds, des cheveux de jeune fille, accompagnent ses mouvement tel un voile.
_ Attends de voir le motif : je suis sûre que tu vas adorer, me promet-il.
Puis il me tend le croquis réalisé d’après ses esquisses de l’autre jour. Il avait écouté patiemment mon récit, sans sourciller, sans faire mine de s’offusquer comme je l’avais craint tout d’abord. Imène avait raison : ces cinq-là sont prêts à tout accepter, pour la seule beauté du geste. Ils se plient aux demandes les plus invraisemblables. J’ai su alors que j’avais trouvé mon homme. Celui devant lequel je pourrais mettre ma conscience à nue sans crainte de jugement moral. Parce que sa tâche est au-delà, et que seul importait le défi. Et la pièce de choix que j’apporterais à sa collection.

S’il te plaît, dessine-moi une pulsion.

C’est lui qui m’a aidé à préciser ma demande. Il n’a pas dû y en avoir beaucoup, comme moi, pour lui offrir de travailler dans l’abstrait. A force de patience et de questions, il m’a soutiré l’essentiel, et au fil de mes descriptions instables et maladroites, lui traçait sur le papier de grandes lignes crayonnées, affinées peu à peu.

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La lecture de ce livre a été réalisée dans le cadre d’une lecture commune
avec le Cercle d’Atuan : , El Jc, Lelf, Olya et Vert.

Au bout de la corde (le pendu), Chez Neph, Mon coin lecture (Karine), The world of Dunky, Welcome to Nebalia (Nebal) l’ont également lu.

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