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Articles taggués ‘livre jeunesse’

COSTE Nadia – Jivana

16/11/2018 2 commentaires

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Couverture du roman Jivana de Nadia Coste, roman publié aux éditions ActuSFTitre : Jivana
Autrice : Nadia Coste
Plaisir de lecture : Livre à découvrir
La série des Fedeylins : tome 1, tome 2, tome 3, tome 4
Lire les premières pages
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Les Fedeylins ont beaucoup de mal à intégrer Jivana, il parait qu’elle partage son corps avec l’esprit d’une déesse. La communauté est subitement touchée de plein fouet par des nuées d’insectes : ils détruisent leur récolte et assombrissent tant le ciel que les plants qu’ils ont pu sauver ne peuvent plus survivre sans le soleil. C’est juste la déesse qui partage le corps de la jeune Fedeylin qui pourra les sauver car il est dit que « Le Dor brillera tant que brûlera l’amour de Taranys pour Savironah ». Jivana et Savironah se lancent : elles veulent rejoindre la seconde communauté de Fedeylins pour récupérer leur savoir-faire et elles devront aussi trouver le prophète.

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Dès les premiers mots lus, les souvenirs arrivent par vague. Il faut dire que ma lecture du premier tome des Fedeylins remonte à début 2011. Quel plaisir de me retrouver ainsi plongée dans cet univers !
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Dans cette histoire, nous trouvons deux héroïnes qui partagent un seul et même corps. Pour se sauver, la déesse Savironah a intégré la bulle la plus proche, celle de Jivana. Deux entités que Nadia Coste arrive parfaitement à séparer et que nous, lectrices et lecteurs parvenons clairement à identifier.

Elles cohabitent avec harmonie et sérénité même si se serrer physiquement l’une l’autre dans les bras serait encore mieux. Un amour intense unit ces deux personnages !

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En questionnant sur la place des divinités – Savironah, Taranys et Dastöt – l’autrice interpelle le lecteur sur plusieurs axes : la tolérance, la différence, l’acceptation de l’autre, les soucis liés à l’environnement, l’amitié et l’amour.
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À travers le personnage de Jivana, on en vient à réfléchir à la place des femmes dans sa société et surtout dans la nôtre. De l’amour, de l’accomplissement et du bien-être d’une femme qui peuvent dissocier du besoin de reproduction.

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Savironah se réchauffe et se love dans ma poitrine. C’est ce qui se rapproche le plus d’une étreinte.

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Tout comme Cahyl avant elles, Jivana et Savironah se lancent dans une quête longue et fastidieuse pour sauver leur communauté ; qui pourtant, se révèle bien ingrate envers elles. Sur ce chemin initiatique, elles croiseront différentes créatures : gorderive, anophèle, chouette, serpent, scorpion, kojoh et haze. Certaines les aideront et j’ai aimé le clin d’œil de la présence de Kolk auprès des deux protagonistes. Elles retrouveront même Shadvir, pour leur plus grand plaisir.
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« Jivana » se révèle un bonus tout sucré pour moi après l’immersion dans Fedeylins il y a quelques années. J’ai bien sûr eu la joie de retrouver l’écriture de Nadia Coste avec ses autres écrits – de la même qualité ! – mais la sérié Fedeylins possède ce côté savoureux de la première rencontre avec une plume.
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Il peut se lire de manière indépendante de la tétralogie originelle ; bien que je pense qu’il acquière une autre profondeur en lisant ce roman après la série. Avant de vous plonger dans cette dernière, vous pouvez préalablement vous immerger dans l’univers par ce roman.
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Pour trouver réponse à ces questions : Pourquoi les bulles n’avaient-elles pas besoin d’être fécondées ? Pourquoi Cahyl n’avait-il pas de marque de sa caste à la naissance ? Quel était le rôle des Pères Fondateurs ? Qui est Delyndha ? Pourquoi ont-ils dû déménager ? Pourquoi y a-t-il eu une scission ? Pourquoi Shadvir s’entend-il si bien avec Glark ? … Je vous invite bien évidemment à découvrir la série Fedeylins !
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La lecture est conseillée à partir de 13 ans.

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Dédicace de Jivana par Nadia Coste Tampon de dédicace de Nadia Coste
Livre dédicacé aux Aventuriales

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Dup (Book en stock) a autant apprécié que moi de se balader à dos de chouette rousse.

 

DELANEY Joseph – Le sang de l’Épouvanteur, tome 10

11/11/2018 6 commentaires

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Couverture du roman Le sang de l'épouvanteur de Joseph Delaney, dixième tome de la série l'épouvanteurTitre : Le sang de l’Épouvanteur (L’Épouvanteur, tome 10)
Auteur : Joseph Delaney
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
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Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4, tome 5, tome 6, tome 7, tome 8, tome 9, recueil sur les sorcières

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Après l’incendie qui a ravagé la maison de l’Épouvanteur et surtout sa précieuse bibliothèque, John Gregory et Tom Ward accusent toujours le coup. Le message envoyé par Dame Cosmina Fresque tombe à pic : elle leur propose de lui racheter quelques livres de son immense bibliothèque personnelle. Ils se mettent donc en route.
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Pour ce tome, la quête principale concernant la lutte contre le Malin passe au second plan puisque l’Épouvanteur et Tom Ward ont d’autres chats créatures à fouetter museler.
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On rencontre Judd Brinscall, un ancien apprenti de John Gregory et l’ami de Dame Fresque. Les créatures au service de l’Obscur continuent de se rassembler ; Grimalkin et son sac au contenu mystérieux est aussi de la partie.
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Tom Ward reste un personnage réaliste avec cette peur qui parfois l’empêche d’aller combattre telle ou telle créature. L’Épouvanteur est en bien mauvaise posture (voire pire) et tous deux sont aux prises d’excellentes – et effrayantes – illusions. L’auteur en profite pour nous présenter sa version des vampires roumains. On connaîtra aussi le nom de Siscoï, Seigneur de sang et Buveur d’âmes mais il restera un personnage mineur.

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L’intrigue majeure avance peu, mais en même temps, vaincre le Malin n’est pas une tâche aisée. Le fil rouge pour se débarrasser de ce dernier est peu déroulé dans ce tome.
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Certaines alliances sont à nouer, et une demande de sacrifice cruelle a été formulée. Ce que je peux affirmer c’est que les personnages ne sont pas figés. Le roman est un concentré d’actions. On sent que la fin approche car John Gregory diminue et l’on sent le passage du flambeau proche.
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La lecture de la série est conseillée à partir de 12 ans.

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Livre "Le sang de l'épouvanteur" de Joseph Delaney mis en scène sous la pluie

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Dans le chaudron :
Des univers fantasy estampillés jeunesse
¤ Harry Potter de J.K. Rowling
¤ Rose de Holly Webb
¤ Narnia de C.S. Lewis
¤ A la croisée des mondes de Philip Pullman
¤ Eragon de Christopher Paolini
¤ Cœur d’encre de Cornelia Funke

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Logo challenge Halloween 2018.Logo défi Valériacr0
Voilà ma dernière participation pour le challenge Halloween ; c’est un doublé avec le défi Valériacr0 puisque c’est aussi ma lecture de ce mois de novembre 2018.

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Les escapades culturelles de FrankieMargaud Liseuse ont aussi trouvé ce sacrifice prochain à en tordre le cœur.

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DELANEY Joseph – Grimalkin et l’Épouvanteur, tome 9

06/11/2018 2 commentaires

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Couverture du roman "Grimalkin et l'épouvanteur" écrit par Joseph DelaneyTitre : Grimalkin et l’Épouvanteur (L’Épouvanteur, tome 9)
Auteur : Joseph Delaney
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4, tome 5, tome 6, tome 7, tome 9, tome 10recueil sur les sorcières

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La réputation de Grimalkin la précède : c’est une dangereuse sorcière, la Tueuse du clan Malkin. Alors qu’elle chasse ses ennemis, c’est à son tour d’être traquée. Elle fuit les sorcières des autres clans, les monstres et les créatures de l’Obscur lancés à sa poursuite. Un Kretch sera même invoqué par les servantes du Malin pour récupérer le précieux bien que Grimalkin transporte : il ressemble à un énorme loup, de la taille d’un cheval et possède un grand pouvoir de régénération. Devra-t-elle passer une alliance avec Tom Ward et l’Épouvanteur ?

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Redis-toi chaque matin que tu es la meilleure,
la plus forte, la plus redoutable.
Tu finiras par en être persuadée.
Un jour, cela sera vrai. Ça s’est révélé vrai pour moi.
Je suis Grimalkin.

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À l’ouverture de ce neuvième tome de la série « L’Épouvanteur », l’auteur m’enjoignait de découvrir d’abord le recueil de nouvelles « Les sorcières de l’Épouvanteur », ce que je fis, avec un succès mitigé. Période pré-Halloween oblige, je me suis maintenant plongée dans ce tome avec délice.
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Quelle surprise fut de découvrir que Grimalkin est devenue narratrice pour ce volume et non plus l’apprenti Tom Ward ! La rencontre de Grimalkin remonte au quatrième volet où elle désire simplement assassiner l’apprenti de l’Épouvanteur (spoil : elle n’a pas réussi) (ce n’en est pas un, si elle l’avait assassiné, je ne tiendrai pas son histoire entre mes mains).

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Pourquoi tuer le faible quand tu peux combattre le fort ?
Pourquoi mentir quand tu peux dire la vérité ?
Une tueuse doit vivre dans l’honneur et toujours tenir parole.

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Grimalkin est la Tueuse du clan Malkin – et la plus redoutable des sorcières – autant dire qu’elle ne laisse aucune chance de survie à sa proie. Son arme de prédilection reste une paire de ciseaux, mais elle peut jeter son dévolu sur toute autre lame affûtée. Elle est également connue pour couper les pouces de ses victimes afin d’accroitre sa puissance.
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Elle est déterminée, du genre tête froide et pourtant l’on découvre qu’elle est aussi douée de sentiments. Le nouvel éclairage apporté sur ce personnage si curieux fait même naitre de la part du lecteur, de l’empathie à son encontre.
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Joseph Delaney dévoile ses secrets et notamment son passé. On découvre également son ascension et pour quelles raisons sa haine envers le Malin est si forte. Elle décide de se battre seule contre l’Obscur (et rien que pour ça, on peut féliciter son courage sa folie).

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Portant la main à mon collier, je touchai un à un, de gauche à droite, les os de pouces qui le composaient. Tels les doigts d’un moine sur les grains de son chapelet, les miens couraient sur les ossements, absorbaient leur pouvoir, tandis qu’en guise de prière je marmonnais les formules rituelles. Chacun de ces os était une relique prise sur le corps d’un ennemi vaincu.

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La narration plus nerveuse correspond bien au personnage. Ce tome se révèle très sombre, cruel et effrayant. Le roman contient des descriptions d’actes parfois sauvages.
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L’écriture générale reste toujours fluide pour une série qui happe ses lecteurs. L’auteur nous rappelle qu’il n’existe pas de version dichotomique : tout n’est pas blanc ou noir. Et qu’à plusieurs, on est toujours plus forts.
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Ceux qui auront lu le recueil concernant les sorcières y retrouveront des répétitions nombreuses issues de la nouvelle sur Grimalkin. La fin est également bâclée, tant elle est rapide. Je dirai que ce livre n’est pas un tome décisif mais qu’il est truculent de faire la connaissance directe avec cette sorcière.
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La lecture de la série est conseillée à partir de 12 ans.

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Le seul mal véritable est de se refuser ce que l’on désire. En ce sens, je ne commets jamais le mal, car j’impose toujours ma volonté. Ce que je veux, je le prends.

 

 

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La marque représentant une paire de Ciseaux que la sorcière Grimalkin met sur les arbres

Illustration de Grimalkin tachée de sang et portant ses ciseaux Illustration en pied de Grimalkin, la sorcière tueuse imaginée par Joseph Delaney pour sa série littéraire L'apprenti épouvanteur

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Dans le chaudron :
Des univers fantasy estampillés jeunesse
¤ Harry Potter de J.K. Rowling
¤ Rose de Holly Webb
¤ Narnia de C.S. Lewis
¤ A la croisée des mondes de Philip Pullman
¤ Eragon de Christopher Paolini
¤ Cœur d’encre de Cornelia Funke

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Logo challenge Halloween 2018.
Il était temps de lire un tome de la série de l’Épouvanteur pour le challenge Halloween ! Sinon, cette lecture aurait manqué, comme un ingrédient dans une potion.

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La Croisée des Chemins (Tesrathilde), Les escapades culturelles de FrankieMargaud Liseuse savent aussi ce que contient le sac que transporte et protège Grimalkin.

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Illustrations : #01 La marque « Ciseaux » de Grimalkin ; #02 par Aude de Carpentier ; #03 par Anna Kand.

 

COSTE Nadia – Ma pire semaine de vacances

10/07/2018 8 commentaires

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Couverture du livre "Ma pire semaine de vacances" de Nadia Coste publié aux éditions CastelmoreTitre : Ma pire semaine de vacances
Autrice : Nadia Coste
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir

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Accompagnée par sa sœur, Léa va passer quelques jours de vacances chez ses cousins. Les insectes de la campagne et elle ne semblent pas en grand amour… ou alors de manière intense à juger le nombre de piqures de moustiques qu’elle récolte. Et pourtant, cette fois, ce sera le cadet de ses soucis car ils retrouvent des poissons morts, les vaches tombent raides mortes et les guêpes sont de de la taille d’une balle de golf. Il y a de quoi s’inquiéter !

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Les adolescents du roman – Léa, Maxine, Frédérique, Vanille, Jean-Christophe, Stéphane – sont des enquêteurs en herbe et ils me font penser au Club des Cinq ; lecture que j’ai grandement appréciée dans ma jeunesse (donc c’est un compliment). Leur envie d’investiguer est très forte, tout comme celle de parcourir le paysage et de rencontrer les locaux.
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J’ai tout particulièrement aimé le côté « réaliste » de l’histoire. Ce ne sont pas des adolescents qui modifient le monde en mode super-puissance, ou qui effectuent des tâches sans l’aide d’adultes alors qu’elle devient primordiale.
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Le niveau d’intervention reste concret et plausible. C’est notamment confirmé par la restriction géographique : ils évoluent dans leur univers, leur campagne, avec leurs voisins et leur famille. Cela facilite l’identification aux personnages et aussi l’immersion !
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Nadia Coste s’immisce de manière poussée sur la thématique de l’écologie : la détérioration et l’usage abusif des ressources par l’humain, les conséquences grandiloquentes sur la faune, l’envie de corriger… pour obtenir des résultats encore pires et la volonté d’intégrer du bon sens.
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J’ai trouvé que cette aventure avait suffisamment de « monstres » dans le dans pour plaire au plus grand nombre. Accessible à partir de 8 ans, ce récit peut être découvert à toute période. Cela peut devenir un clin d’œil idéal s’il est dévoré pendant les vacances. J’avoue que je préfèrerai en conseiller sa lecture un jour de pluie, plutôt qu’une chaude nuit estivale où l’on entend les moustiques vrombir ! (quoique… cela rajoute un effet indéniable sur l’ambiance).

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Photographie du livre "Ma pire semaine de vacances" de Nadia Coste

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Phooka (Book en stock) a aussi aimé cette cure de jouvence.

 

SHUSTERMAN Neal – La Faucheuse ~ Thunderhead, tome 2

31/05/2018 8 commentaires

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Couverture du livre "Thunderhead" de Neal Shusterman, il s'agit du tome 2 de la série La FaucheuseTitre : Thunderhead (La Faucheuse, tome 2)
Auteur : Neal Shusterman
Plaisir de lecture :  Livre fantas… tique
Tome 1
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Dame Anastasia, fraîchement assermentée prend son travail de faucheuse à cœur, en y incluant une particularité de moisson. Prise d’amitié avec sa mentor, elles restent en bonnes relations, vivent et fauchent ensemble. Maître Lucifer est devenu une légende urbaine car il œuvre uniquement pour ses valeurs… qui vont à l’encontre de la communauté pétrifiée des Faucheurs. Le tout sous l’œil permanent et scrutateur du Thunderhead.

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J’étais curieuse de découvrir « Thunderhead » car j’avais beaucoup aimé le premier tome « La Faucheuse ». J’étais déjà prête à ce que l’histoire retombe comme un soufflé, sensation déjà vécue avec quelques trilogies classées « jeune adulte » (YA). Je ne vous ferai vivre aucun suspense : j’ai aimé ma lecture !
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Les points de vue des narrateurs sont récurrents ; Neal Shusterman introduit le personnage de Grayson. J’ai pris plaisir à retrouver Citra et Rowan, à travers qui nous découvrons leur vie et toujours davantage sur les règles qui régissent cette société.
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Alors que nous avions des extraits du journal de bord des Faucheurs, dans ce deuxième tome, ce sont les « pensées » du Thunderhead qui sont insérées en début de chapitre. Il est truculent d’avoir accès aux observations de cette intelligence artificielle, comprendre comme il réfléchit sachant qu’il n’est ni omniscient, ni impotent. Il pourrait l’être, mais il souhaite s’occuper de tout sauf de la vie et de la mort des humains. Beaucoup d’interrogations géopolitiques et les dérives possibles de notre réalité sont soulevées.
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Le roman s’inscrit dans une pluralité – pluralité des expériences, pluralité des points de vue, pluralité des questionnements et s’avère peu manichéen (d’un point de vue extérieur, si l’on n’a pas lu les livres, on peut s’en étonner alors qu’il est surtout question de Faucheurs !). J’ai été rassasiée concernant le rythme, les retournements de situation, les révélations et le niveau de manipulations ; à un rythme dont l’auteur avait donné la cadence dès le premier tome.
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Ce que j’ai préféré, ce sont tous ces détails sur le fonctionnement de cette société, aussi originale que complexe. On entre dans la décadence de l’univers des Faucheurs où les « traditionnels » se confrontent au « nouvel ordre ». Nous est révélé le monde des malpropres, aspect sociétal que Neal Shusterman n’avait pas abordé jusque-là.
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Le suspense est bon, bien que le livre se termine sur un énorme cliffhanger (et c’est un euphémisme). La vision de l’intelligence artificielle est déstabilisante. L’univers est pensé dans les moindres détails et avec perspicacité. C’est validé !

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Fan art d'Anastasia de Peter's really pretty pour le livre Thunderhead de Neal Shusterman Fan art de Lucifer de Peter's really pretty pour le livre Thunderhead de Neal Shusterman

Dame Anastasia | Maître Lucifer
Par Peter’s really pretty

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Encres & Calames (Sia), Le Chat du Cheshire (Léa), Lectures trollesques (PtiteTrolle)Muti et ses livres (Mutinelle), Ptite-Boukinette (Azariel) se demandent si elles seraient des traditionnelles ou membre du Nouvel Ordre.

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COSTE Nadia – Papa de papier

13/04/2018 4 commentaires

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Couverture du roman "Papa de papier" écrit par Nadia CosteTitre : Papa de papier
Autrice : Nadia Coste
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Lire un extrait
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C’est avec le sourire qu’Ayrton quitte le collège aujourd’hui. Il vient d’obtenir un 18/20 pour son dessin au fusain. Il est impatient de l’annoncer à ses parents. Mais école et foyer sont deux réalités différentes et son père ne semble disposé qu’à réaliser des tâches ménagères. Sa mère rentre à son tour et leur discussion explose alors. Ayrton va se réfugier dans sa chambre. Il entend un miaulement, un chat semble coincé sur son balcon. Après un instant d’étonnement, il trouve que ce félin ressemble trait pour trait à celui réalisé pour son cours d’arts plastiques. Et si son dessin venait de prendre vie ?

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Dès les premiers mots, j’ai apprécié Ayrton. J’ai apprécié son optimisme, son écoute pour autrui. Et puis, l’on comprend très vite qu’il possède deux comportements pour deux vies complètement distinctes.
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Le récit est immersif et frôle le fantastique. L’imagination vient au secours d’une situation réelle difficile. Ayrton a le pouvoir de donner vie à ce qu’il dessine !
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L’écriture de Nadia Coste est toujours aussi fluide. On intègre la vie du protagoniste « à la volée » : au moment de la distribution des notes du DM de Monsieur Edgar, prof’ d’arts plastiques. À la volée, mais avec douceur : focus sur l’exercice à réaliser, puis dé-zoom sur la réaction des copains à la découverte de leur note et enfin sur la bonne humeur d’Ayrton, son attitude, son environnement, son histoire.
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Elle aborde un sujet délicat qu’elle traite avec perspicacité. Elle (d)écrit un mécanisme d’auto-défense, la place des non-dits, la perte de l’innocence, l’estime de soi et sa reconstruction. Elle dépeint une situation fictive qui pourrait être réelle puis expose actions et réactions. Elle détaille sans chercher nullement à provoquer le lecteur mais au contraire, à l’accompagner lors du décodage.
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Cette histoire de 122 pages est rondement menée. Elle est à placer entre toutes les mains à partir de 10 ans.

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Mise en scène du livre Papa de papier de Nadia Coste. Fusains et pattes de chat sont visibles

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Souvenir de lecture : Le chat dessiné par Ayrton pourrait être mon chat, qui est justement gris et possède un nœud à la queue.

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MARCASTEL Jean-Luc – L’Auberge entre les Mondes, embrouilles au menu !

13/03/2018 13 commentaires

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Couverture du livre "Embrouilles au menu !" de Jean-Luc Marcastel. Il s'agit du tome 2 de la série "L'auberge entre les mondes"

Titre : Embrouilles au menu ! (L’Auberge entre les Mondes, tome 2)
Auteur : Jean-Luc Marcastel
Plaisir de lecture : note : 4 Livre à découvrir
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Tome 1 « Péril en cuisine ! »

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L’Auberge entre les Mondes accueillent la reine myrmicéenne et l’empereur vespalien afin d’arriver à une entente ultime. Ce repas est leur dernier recours cordial pour ces deux peuples. Seulement la disparition de la princesse héritière de Terra Myrmicea et le vol du diadème royal déclenchent les hostilités. Nathan va devoir agir pour éviter que l’équilibre de multivers ne soit touché et devienne encore plus menaçant pour tous.

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L’Auberge entre les Mondes est reconnue comme territoire neutre et bienveillant qui prône la diplomatie… grâce à la gastronomie. Il est dit qu’un délicieux repas peut adoucir les mœurs.
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Pourtant l’établissement de réputation intersidérale va bien avoir du mal à rétablir le chaos qui se répand dans la salle. Nathan va devoir agir illico presto. Le protagoniste a grandi et est devenu plus mature depuis le premier tome « Péril en cuisine ! ». Il est toujours accompagné de Félix, Mademoiselle Fan, les jumeaux Kolkrabbi et Bleksprutt ; et bien évidemment, le familier de Nathan : Pickman, le gargouilleux.

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Cette histoire se lit très vite grâce au rythme insufflé par l’auteur. Il émaille le récit de détails sur son univers, sur l’auberge mais aussi sur les personnages. Nous avons des bribes d’informations concernant Félix, sa personnalité et son passé.
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Les multiples rebondissements donnent beaucoup de relief à ce roman fantastique. L’immersion du lecteur est réussie. Le péril réveillé dans le livre risque de mettre la vie de l’équipe en danger.

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Le récit est court et adapté aux plus jeunes lecteurs, dès 9 ans. Trois recettes en fin de livre allient cuisine et surnaturel – et humour ! – grâce aux frères poulpes. L’ensemble de la couverture est illustré par Lucas Durkheim. Les deuxième et troisième de couverture offre les illustrations des personnages en couleurs. Couverture glacée, mouture souple du livre, numéro de pages dans un chaudron : le livre est soigné jusqu’aux finitions.

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Galerie des personnages du livre "L'auberge entre les mondes" de Jean-Luc Marcastel : Nathan, Félix, Mademoielle Fan, Kolkrabii et Bleksprutt, le Gargouilleux

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