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HOBB Robin – L’assassin royal ~ Adieux et retrouvailles, tome 13

25/02/2020 14 commentaires

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Roman "Adieux et retrouvailles" de Robin Hobb, tome 13 de L'assassin royalTitre : Adieux et retrouvailles (L’assassin royal, tome 13)
Autrice : Robin Hobb
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
Tomes 12345, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12

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Maintenant que l’épreuve d’Aslevjal a été résolue, les équipes du Prince Devoir et des Outrîliens quittent l’île par bateaux. Fitz reste sur ces terres glacées pour compléter une quête plus personnelle. Alors que la menace de l’homme noir s’impose encore, Fitz découvre que Lourd s’est débrouillé pour ne pas monter à bord de l’embarcation qu’il abhorre.

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« Adieux et retrouvailles » est en version française, la troisième partie du tome VO « Fool’s Fate ». Il s’agit aussi du dernier tome du deuxième cycle de l’assassin royal, titré « Le prophète blanc ». À l’instar de celleux qui ont lu la série au fur et à mesure des parutions, je sais que m’attend le troisième et ultime cycle du Fou et de l’assassin royal. Et de manière indirecte, cela a dû jouer sur la réception de ma lecture dudit « dernier tome » (qui ne l’est donc plus).

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Fitz / Tom Blaireau au cours de ces deux cycles est apparu comme un personnage torturé mais aussi très humain. Dans « Adieux et retrouvailles », on ressent particulièrement la tristesse du bâtard. Il accepte son rôle et souhaite changer le cours des choses. Déjà dans le tome 12 « L’homme noir », certains personnages reviennent pour mieux mettre fin à leur relation avec Fitz. Le tome comporte peu d’actions et beaucoup d’émotions, car c’est littéralement le tome des adieux.
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Loin de l’idée de faire du « fan service », Robin Hobb a su rendre ces dernières lignes plutôt justes et offrir une fin plus douce que celle à laquelle je m’attendais. Si j’étais mauvaise langue, je pourrais écrire qu’elle frise le « trop facile » mais force est de constater qu’en plus d’une sincérité certaine, il est aussi larmoyant et je m’y attendais donc c’est ok pour moi.
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La bataille décisive a lieu et maintenant, il reste quelques détails politiques à régler. À noter que Fitz va rencontrer l’homme noir et son identité va être dévoilée. La quête intérieure du protagoniste nous fait osciller entre lugubrité et lucidité. Beaucoup de choses sont à reconstruire et on se trouve loin de la fin « et ils vécurent heureux ».

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La fin est en apothéose et tout à fait acceptable… pour tou∙te∙s celleux qui ne savaient point qu’un troisième cycle allait être écrit et publié. Quelques éléments sont restés dans l’ombre et j’espère vivement trouver des réponses aussi bien dans ledit troisième cycle que dans la série « Les cités des Anciens ». Sans divulgâcher, je peux citer quelques éléments : les piliers d’art, le lignage, l’origine de Lourd, le devenir des Pie…
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Robin Hobb mène son univers d’une main de maîtresse. Elle va vraiment au fond des choses : grâce à une plume descriptive, les sentiments des personnages sont prioritaires. La finesse et l’authenticité question psychologie des personnages sont à souligner.
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L’écriture est de la même constance pour l’ensemble des tomes. La saga est intense : des moments très noirs côtoient des instants lumineux où la joie s’invite en point d’orgue. J’ai souvent comparé – et donc je valide – cette œuvre à une tapisserie magistrale. L’autrice soulevait le pan du rideau pour nous montrer des segments au fur et à mesure de la lecture. Les liens entrecroisés sont sublimes et je qualifie de magnifique, ce tissage.

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Adieux et retrouvailles de Robin Hobb : fan art tous les personnages Adieux et retrouvailles de Robin Hobb : fan art close up

Mise en scène du roman "Adieux et retrouvailles" de Robin Hobb

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Pour ma part, je clôture donc une série que je marque avec promptitude « terminée » pour mon challenge littéraire Fin de Série. Par la suite, je me dirigerai vers Les Cités des Anciens avant de finir sur l’ultime cycle de l’Assassin royal.

Il s’agit de la sélection de février, effectuée par ma binômette Valériane dans le cadre de notre défi Valériacr0.

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Logo du défi Fin de Série Livrement Défi Valériacr0 écrit en lettres retro à ampoules

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Lectures trollesques (PtiteTrolle) et Les escapades culturelles de Frankie étaient aux premières loges, les pieds plantés dans la neige drue.
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Illustrations : #01 par Valérie Lachambre ; #02 par TheresofTheNorth
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Categories: HOBB Robin Tags:

HOBB Robin – L’assassin royal ~ L’homme noir, tome 12

04/02/2020 8 commentaires

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Couverture du roman "L'homme noir" de Robin Hobb, tome 12 de la série L'assassin royalTitre : L’homme noir (L’assassin royal, tome 12)
Autrice : Robin Hobb
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
Tomes 12345, 6, 7, 8, 9, 10, 11

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L’équipe au complet est arrivée sur Aslevjal où le Prince Devoir doit honorer sa promesse. Le gardien de l’île, l’homme noir, a refusé les offrandes. Les Outrîliens sont sceptiques. Les conditions climatiques font fondre la bonne humeur de chacun. Fitz subit encore les croche-pieds mentaux de Lourd, tous deux reconnaissent des attaques d’Art inconnues.

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Chaque personnage a un rôle important à jouer. On découvre des pans de la vie intime de chacun d’entre eux. Le Fou devient un véritable pivot de par la prophétie qu’il doit accomplir. Fitz va devoir réaliser des choix ; et c’est ce qu’il fait. Le Vif prend de plus en plus d’importance avec Trame qui prend sa place. Le groupe hétéroclite se divise très vite et la motivation fond sous les menaces à venir de l’homme noir.
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Ce tome est très visuel par le décor neigeux, lugubre et désertique. La balade pédestre au même titre que le temps passé en bateau précédemment, renforce cette sensation de lourdeur. L’atmosphère est particulièrement bien ressentie : la mauvaise humeur est générale, même Lourd traîne des pieds. Les contrées blanches et venteuses sont hostiles.
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Robin Hobb nous fait frissonner de froid et de peur, entre misères physiques et tiraillements moraux. Après « Le dragon des glaces » le onzième tome, les actions sont bien plus nombreuses. Les rebondissements s’enchaînent : il se passe beaucoup de choses en très peu de pages. Un ressort utilisé par l’autrice ne m’a pas convaincue – trop ‘arrivé comme un cheveu sur la soupe’ – même si elle fait ainsi naître des émotions.
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Le déroulé de l’intrigue se finalise ; et trouvera sans doute le dernier point d’orgue dans le treizième tome « Adieux et retrouvailles ». Les pages défilent et ma lecture était avide. L’autrice est une cheffe d’orchestre qui mènera son histoire jusqu’au bout. Et le contrat était signé dès les premières pages de cette œuvre.

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Le fou dans "L'homme noir" de Robin Hobb Fan art de Devoir et Elliana dans "L'homme noir" de Robin Hobb

Mise en scène du roman "L'homme noir" de Robin Hobb, tome 12 de L'assassin royal.

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Illustrations : #01 Fool’s fate portrait et #02 The Narcheska and the Prince par Valérie Lachambre.

Categories: HOBB Robin Tags:

HOBB Robin – L’assassin royal ~ Le dragon des glaces, tome 11

05/05/2019 15 commentaires

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Couverture J'ai lu du roman "Le dragon des glaces" écrit par Robin Hobb. C'est le 11e tome de la série L'assassin royalTitre : le dragon des glaces (L’assassin royal, tome 11)
Autrice : Robin Hobb
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
Tomes 12345, 6, 7, 8, 9, 10, 12

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Afin que Devoir puisse épouser la Narcheska Elliana, il doit ramener la tête du dragon Glasfeu pris dans la glace. Le clan d’artiseurs du prince se joint à l’expédition pour le soutenir. Mais entre mal de mer et confrontation à de nouvelles coutumes, le voyage se révèle houleux.

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Avec « Le dragon des glaces », on est clairement dans un tome de transition, celui du voyage séparant Castelcerf de l’île d’Aslevjal. Avec ces péripéties, on sort non seulement du château mais aussi des Six Duchés pour amarrer aux îles d’Outremer.

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Nous éprouvons parfois un sentiment d’injustice quand des évènements anciens resurgissent pour planter leurs griffes dans notre flanc et dévoyer la suite de notre existence. Pourtant, il faut peut-être y voir au contraire une suprême justice : nous sommes la résultante de tous nos actes ajoutés à ceux dont nous avons été victimes ou bénéficiaires. Nul ne peut y échapper.
C’est ainsi que tout ce que le fou m’avait dit et tout ce qu’il avait tu s’additionna, et le total fut que je le trahis.

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L’ambiance ennuyeuse sur le bateau est bien accentuée par le comportement de Lourd qui se lamente d’être si malade (qu’il a peur d’en mourir). Il estime que c’est de la faute de Fitz s’il se retrouve coincé avec ce tangage et devient violent envers ce dernier. On vit le voyage comme les personnages… lentement et mollement. Aucun doute, Robin Hobb a su nous faire grimper à bord du navire.
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En plus de Lourd en mode pleurnicheur, on a envie de passer Umbre par-dessus bord tant il est insupportable. Contrepoids satisfaisant, on assiste au jeu entre Fitz et le Fou mais il manquera vite aux lecteurs dans ce tome puisqu’il n’a pas embarqué.
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En sa qualité de conteur, Trame le vifier m’intrigue. Je n’arrive pas à décider s’il est fondamentalement bon ou s’il peut se révéler vicieux (je le garde à l’œil). J’ai apprécié la présence plus grande d’Ortie.

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C’est par les échanges entre Ortie et Fitz que l’autrice nous montre davantage sa personnalité. Pouvoirs d’Ortie, puissance de Lourd et clan mal ficelé, l’Art est plutôt présent dans ce deuxième cycle alors que la magie du vif est davantage évoquée par touches (pour l’instant ?).
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Enfin et non des moindres : on entre à la Cour de la Narcheska. Qui dit nouvelle société dit nouvelles coutumes. Et c’est avec plaisir qu’on se rend compte qu’Elliana apporte du piment. Les éléments récoltés sur cette femme semblent plus authentiques que les informations apprises quand elle était venue à Castelcerf.
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La culture outrilienne sous-tend des enjeux politiques coriaces. Après avoir assisté à d’étranges fiançailles qui n’en portent que le nom, on mesure davantage le poids que vient de prendre la quête de Devoir déjà complexe.

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Mieux valait regretter de n’avoir pas prononcé certaines paroles que pleurer sur celles qu’on n’avait pas su retenir.

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« Le dragon des glaces » est le premier tiers du roman originel « Fool’s fate » selon le découpage français.

Des vérités cachées voient le jour : certains vieux secrets s’effritent alors que de nouveaux apparaissent. Fitz adopte un regard nouveau sur ses actions passées et notamment le choix de sortir de la vie de personnes qu’il avait côtoyées auparavant.
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L’action m’a semblé beaucoup trop lente sur ce seul tome mais la série s’apprécie dans son ensemble et je ne doute pas que Robin Hobb me réserve toujours une épopée certaine avec la suite.
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Avec évidence, chaque personnage joue un rôle, parfois bien malgré lui. Et il faut dire que le point en suspens (expression préférée au terme anglais cliffhanger) de ce tome donne déjà matière à la suite !

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Je ne pus m’empêcher de sourire tant cette anecdote était typique de Patience : une épée de roi égarée dans son « bric-à-brac » !

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Fan art de Fitz Chevalerie dans le deuxième cycle de l'assassin royal Fan art de Fitz Chevalerie "Le loup qui est en moi"

Mise en scène du livre "Le dragon des glaces" de Robin Hobb : livre mis dans un contenant en verre, avec des perles transparentes, avec un tissu bleu

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Défi Valériacr0 écrit en lettres retro à ampoulesTout comme la lecture du tome précédent, c’est grâce à Valériane que j’ai lu ce onizième tome… dans le cadre de notre défi Valériacr0.

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Lectures trollesques (PtiteTrolle) et Les escapades culturelles de Frankie ont bien pris soin de se faire toutes petites quand une voix tonitruante s’est faite entendre dans les rêves d’Ortie.

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Illustrations : #01 Say that again ? par FionaCreates ; #02 The Wolf inside me par Stretch1.

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HOBB Robin – L’assassin royal ~ Serments et deuils, tome 10

27/12/2018 18 commentaires

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Couverture du roman "Serments et deuils" de Robin Hobb. Il s'agit du dixième tome de la série de l'assassin royal. Publié aux éditions J'ai luTitre : Serments et deuils (L’assassin royal, tome 10)
Autrice : Robin Hobb
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
Tomes 12345, 6, 7, 8, 911, 12

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La Narcheska est prête à accepter la demande en mariage de Devoir s’il relève le défi qu’elle lui lance : il doit rapporter la tête coupée d’un dragon enterré sous le glacier de l’île d’Aslevjal. Contre toute attente, Fitz devient le professeur d’Art du prince et se doit de former un clan pour le soutenir. Alors que les menaces extrémistes des Pie pèsent sur les têtes couronnées, une délégation du Lignage décide de répondre positivement à l’invitation de la Reine Kettricken.

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Robin Hobb présente encore et toujours des personnages profonds.

Son protagoniste, FitzChevalerie oscille entre deux extrêmes dans ce tome-ci : il connaît des périodes apaisées lui permettant de poser un regard plus mâture ses relations avec les autres ; et en même temps, il sera tant en danger que tout le monde semble l’abandonner. Il reste l’assassin dont la vie est littéralement dédiée aux Loinvoyant. Il est pressé de tous les côtés, mis à l’écart de certaines informations capitales alors qu’il s’avère indispensable à tout le monde. Il doit prendre toutes les responsabilités sur ses épaules mais en assumer seul les conséquences négatives.
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Bien qu’il puisse être vu comme un Caliméro – malchanceux au comportement urticant – par certains lecteurs, je trouve ses aventures réalistes au vu des émotions traversées. Il m’est rare de croiser chez des héros de papier une telle intensité autour des ressentis. La bisbille entre le Fou et Fitz donne naissance à des scènes poignantes. Et que j’ai eu mal au cœur, quant au summum de sa souffrance physique, il demande via l’Art à Œil-de-Nuit de monter la garde !

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Il est étrange de se rendre compte qu’une émotion qu’on croyait au rancart depuis longtemps continue en réalité à bouillonner sous la surface.

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Les autres personnages ne sont pas en reste : la véritable identité de Tom Blaireau est révélée à Devoir. On récolte quelques détails concernant le Fou, on apprend à détester son comportement à l’égard de Fitz ; mais aussi sur Umbre qui nous apparaît sous un nouveau jour : il semble perdre la tête, dévoiler des détails aux mauvais interlocuteurs. Kettricken arrive à se désengager des conseils d’Umbre pour prendre seule des décisions. La tension est palpable quand, au détour d’un couloir, l’on rencontre Burrich venu au château. L’arrivée de Leste pourrait apporter aussi un lot de surprises dans la communauté habitant au château.
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Du côté des « magies » : il intéressant de recueillir un autre point de vue que celui des vifiers extrémistes grâce à la délégation du Lignage. À propos de l’Art, quelques informations nous sont données : l’attirance du flot ininterrompu par Umbre, le don fort et naturel de Lourd, l’apprentissage basique de la « communication » par Devoir, la singularité des rêves d’Art de la-petite-fille-qui-pleure et l’étrange voix entendue uniquement par Fitz qui scande « Je te vois ».

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Puis, telle une trompe lointaine, une grande voix intervint :
Je te connais à présent. Je te vois.

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C’est véritablement un tome en montagnes russes pour Fitz ; les complots à tout-va risquent d’avoir sa peau. C’est un bonheur pour le lecteur de visualiser les interconnexions avec tous les personnages précédemment croisés, dans le premier cycle de l’assassin royal ainsi que dans Les aventuriers de la mer.
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La finesse d’écriture, l’émerveillement quant à la richesse de son imagination et l’entrain du déroulement de l’intrigue sont autant d’incroyables qualités de l’œuvre de Robin Hobb que j’aurai pu presque oublier de les citer tant ils semblent être fusionnés avec l’expression « plume » lorsqu’on parle de cette autrice.
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Le tome 9 « Les secrets de Castelcerf » et « Serments et deuils » forment le tome originel « The Golden Fool ». Après lecture de ce volume, on n’a qu’une envie : se jeter sur la suite !

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Un seul homme armé du mot juste peut accomplir ce qui sera impossible à une légion de soldats.
Proverbe montagnard

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Mise en scène du roman "Serments et Deuils" de Robin Hobb : le livre est posé sur un livre de cuisine, une recette pour l'enchantement "comment s'approprier un garde du corps" ?

Fan art de Sire Doré, extrait du roman "Serments et deuils" de Robin Hobb  Portrait d'Umbre Tombétoile, personnage de L'assassin royal écrit par Robin Hobb

Fan art "au chevet", scène issue du roman "Serments et Deuils" de Robin Hobb

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Logo défi Valériacr0Cette lecture a été entièrement sponsorisée par le challenge de lecture qui unit Valériane et moi depuis de longues années, « le défi Valériacr0« .

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Lectures trollesques (Ptitetrolle), Les escapades culturelles de Frankie se demandent aussi quelle est la réalité du « Fou ».

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Illustrations : #01 Portrait de Sire Doré par Stéphanie Noverraz, #02 Portrait d’Umbre Tombétoile par Stuart, #03 La scène du chevet croquée par Alicja.

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HOBB Robin – L’assassin royal ~ Les secrets de Castelcerf, tome 9

21/08/2018 6 commentaires

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Couverture du livre "Les secrets de Castelcerf" de Robin Hobb aux éditions J'ai lu.

Titre : Les secrets de Castelcerf (L’assassin royal, tome 9)
Autrice : Robin Hobb
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
Tomes 12345, 6, 7, 8, 10, 11, 12

Tom Blaireau a rempli sa mission en ramenant sain et sauf le prince à bon port. Alors qu’il pensait pouvoir regagner sa chaumière isolée, Kettricken et Umbre lui notifient avoir toujours besoin de ses services. La Narcheska et sa délégation des îles d’Outremer débarquent.

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Trop tard pour les excuses, fis-je d’un ton grave. Je vous ai déjà pardonné.

 

FitzChevalerie, aka Tom Blaireau, se confronte aux difficultés liées à l’adolescence d’Heur son fils adoptif, aux subtilités de sa relation avec Jinna, à l’entêtement d’Umbre, à la fougue du prince Devoir exalté, à la violence morale due aux attaques d’Art non maîtrisé du serviteur nommé Lourd, au mystère entourant la Narcheska Elliania Ondenoire, à la surprise de la pluralité des personnalités du Fou ; le tout en vivant son récent et douloureux deuil.
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Robin Hobb traite les différentes relations du bâtard avec toute la complexité qu’inclut le « facteur humain » surmultiplié par le jeu de sa double identité.

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Et, semblables à du goudron qui fige, mes sentiments envers le fou se refroidirent et durcirent.

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Selon le découpage français, ce premier tome est la première partie – sur trois – du volume « The Golden Fool » : Robin Hobb soigne sa mise en place en démarrant plusieurs intrigues ; ce qui donne une impression d’un récit plus calme que les précédents (en apparence seulement).
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Le roman porte bien son titre, car c’est en empruntant les passages secrets et force d’observation que certains secrets se dessinent. La guerre avec les fervents du Prince Pie ne reste qu’une menace lointaine de par l’hiver qui oblige les gens à rester enfermés dans le château de Castelcerf.

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Reconnaître qu’on est l’auteur de son propre isolement n’y porte pas remède, mais c’est un premier pas vers la constatation que son sort n’est pas inéluctable et que le choix qu’on a fait n’est pas irrévocable.

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Fitz oscille entre les souvenirs de sa jeunesse et ses obligations actuelles : il fait le point entre l’impétuosité d’une période et la relative sagesse de l’autre. Fitz a vieilli et se retrouve en proie aux doutes.

Alors que sa formation en Art fut plus qu’houleuse, le voilà en passe de devenir professeur démuni face à la pédagogie qu’il se doit de mettre en place.

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Non des moindres, ce tome voit naître le croisement avec l’univers des aventuriers de la mer : des personnages issus de cette série arrivent à Castelcerf et donnent aussi des nouvelles d’anciens protagonistes. Cet enlacement sera source de questionnements urticants.

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Illustration du portrait de Tom Blaireau Illustration représentant Fitz en repos après une attaque de Lourd, en compagnie d'Umbre

Couverture alternative de "The Golden Fool" de Robin Hobb où le fou est représenté en Sire Doré Portrait illustré de Sire Doré, personnage de Robin Hobb

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Lectures trollesques (Ptitetrolle), Les escapades culturelles de Frankie ont aussi surpris la discussion entre Elliania et Peottre Ondenoire.

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Illustrations : #01 Tom Blaireau, artiste inconnu, #02 Skilling after Dutiful par ThereseoftheNorth, #03 Couverture alternative de « The Golden Fool » par Dagmara, #04 The Fool par Floor Steinz.

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HOBB Robin – L’assassin royal ~ La secte maudite, tome 8

05/06/2018 19 commentaires

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Couverture des éditions J'ai lu du tome 8 "La secte maudite" de l'assassin royal écrit par Robin Hobb.

Titre : La secte maudite (L’assassin royal, tome 8)
Autrice : Robin Hobb
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon

Tomes 12345, 6, 79, 10, 11, 12
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Fitz, agissant sous l’identité de Tom Blaireau, a repris ses fonctions. Sollicité par la reine, il recherche le prince Devoir, disparu avec sa marguette, quelques jours avant ses fiançailles. L’assassin part en compagnie de Laurier, la grand-veneuse de Kettricken et de Sire Doré, le nouveau nom du Fou dont il est maintenant en couverture son domestique.

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Je ne connais pas de chanson qui décrive existence plus triste que la tienne.

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L’assassin reprend du service et c’est ce que j’appelle avoir le serment chevillé au corps. Il revient sous une nouvelle identité car la société le lapiderait de le savoir vifier. En sus de sa dévotion aux Loinvoyant, son appartenance au Lignage pèse sur son comportement. Il a la forte volonté de protéger ceux qu’il aime ; partiellement réussi jusqu’ici. On suit le bâtard dans son cheminement concernant les informations du Vif, cette magie qui peut le trahir lui et Œil-de-Nuit puisqu’elle est considérée comme une tare.
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Fitz est tiraillé par ses émotions, son passé et ses magies (Vif et Art) ; il parait alors un peu froid et clairement tourmenté. La quête du prince est oppressante de par les difficultés à traverser. Fitz est blessé, le loup, magnifique. L’humour s’intercale dans les petites réflexions du Fou en direction de Fitz pour le faire tourner en bourrique.
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Les sentiments bousculent le lecteur dans ce tome. Bien que Robin Hobb glisse des indications tout au long du livre pour mieux préparer le lecteur, l’événement reste bouleversant. L’autrice n’est pas tendre avec son héros. Je suis littéralement sonnée par cette lecture intense.
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En plus de la description des deux magies particulièrement réussie, celle concernant les ambiances est tout aussi imprégnée. Toujours aussi minutieuse, l’autrice nous offre des personnages profonds, à la fois riches et perclus d’expériences. Elle égrène des détails tout au long du récit pour construire un fort mystère autour de ce roman. J’ai l’impression que des enjeux plus grands se dessinent. Une première intrigue se termine avec ce premier tome en version originale, divisé en deux en version française avec « Le prophète blanc » et « La secte maudite ».

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Fan art du trio Fitz, Oeil-de-Nuit et le Fou pour la secte maudite de Robin Hobb

Fan art illustré du duo Fitz et Oeil-de-Nuit pour le livre "la secte maudite" de Robin Hobb

Illustration de la rencontre entre Fitz, le Prince Devoir et le Fou qui se déroule dans le livre "la secte maudite" de Robin Hobb Fan art du Prince Devoir et de sa marguette pour le tome 8 de l'assassin royal de Robin Hobb

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Lecture trollesques (PtiteTrolle)Les escapades culturelles de Frankie, Les singes de l’espace (LineTje)Plume ont aussi couru à la recherche du Prince.

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Illustrations : #01 et #04 par Marta Montell, #02 par Tanja Poot, #03 par Lala.

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HOBB Robin – L’assassin royal ~ Le prophète blanc, tome 7

26/12/2017 16 commentaires

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Couverture du titre Le prophète blanc écrit par Robin Hobb, le septième tome de la série l'assassin royalTitre : Le prophète blanc (L’assassin royal, tome 7)
Autrice : Robin Hobb
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
Tomes 12345, 6, 8, 9, 10, 11, 12
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Après avoir rempli sa mission en tant qu’assassin royal, FitzChevalerie compte bien profiter de la vie tout simplement. Il se retire dans un coin près d’une forêt où il vit tranquillement en compagnie de Heur qu’il a adopté et bien évidemment d’Œil-de-Nuit.

Après une quinzaine d’années, il est de nouveau sollicité : il va répondre finalement à l’appel de son ancien maitre car le royaume est au bord de la guerre.

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Ce livre a été choisi par Valériane dans le cadre de notre défi Valériacr0. La coïncidence est amusante car cela fait approximativement un an que j’ai quitté Les aventuriers de la mer et cinq années se sont écoulées exactement depuis ma lecture du premier cycle de L’assassin royal en compagnie d’Olya et Eirilys.
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« Le prophète blanc » se déroule quinze années après la fin des événements du premier cycle. Ce septième tome français est le premier tiers du premier livre du deuxième cycle de « L’assassin royal » (mais on connait la chanson avec le découpage en version française).
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J’ai adoré retrouver Fitz alors que Les aventuriers de la mer avait été un coup de cœur ; une aventure que j’ai lue avec émotion. Fitz est âgé de trente-cinq années. Toujours accompagné du loup Œil-de-Nuit, ils ont vieillie ensemble, simplement et surtout loin des intrigues de Castelcerf. De vieilles connaissances lui rendent visite.

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On retrouve tous les personnages précédemment croisés : Umbre, Astérie, le Fou en visite puis Kettricken. On apprend à connaitre Heur et l’on entend parler de Devoir, l’héritier des Loinvoyant. Le Fou, nommé Sire Doré désormais, revient de son voyage en Terrilville chez les Marchands et c’est ainsi que Robin Hobb jettera les ponts entre les deux séries.
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Fitz a changé d’identité et se fait maintenant surnommer Tom Blaireau.

Le protagoniste peut sembler lugubre. C’est un retour dans ses pensées profondes, cet homme rongé par la culpabilité et les remords. Le sacrifice est toujours d’actualité tout comme l’indécision constante. Le lien du Vif est toujours très fort entre lui et Œil-de-Nuit. Ils viendront d’ailleurs à rencontrer des gens du Lignage, qualifiés de vifiers.
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Les choix effectués par Fitz peuvent déstabiliser le lecteur. Cependant, ce tome est un retour en douceur, une remise dans le bain bienvenue. Si vous aviez des souvenirs flous concernant le premier cycle, la remémoration des éléments peuvent prendre figure de mini révélations « Ah ouiii, c’est vraiii ».

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Le quotidien de Fitz, Œil-de-Nuit est ritualisé. Ils alternent les temps de chasse et les temps de repos. Ils apprécient un feu ronflant au même titre que la routine rassurante après tant d’années comme assassin et acolyte.
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L’action arrive à la seconde moitié du livre mais ce n’est guère important. Vous savez que ce n’est pas le fond de l’histoire si vous avez déjà été embarqué·e par la plume de Robin Hobb. Il suffit de se laisser porter même s’il y a un passage particulier qui serre le cœur et durant lequel on se fait du souci pour Œil-de-Nuit.
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Je me permets de rappeler qu’avant de vous plonger dans le deuxième cycle de L’assassin royal, il vaut mieux vous plonger dans Les aventuriers de la mer (cela veut dire que vous avez commencé votre périple dans les Six Duchés par le premier cycle de L’assassin royal) pour profiter au mieux de l’œuvre de Robin Hobb.

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Le prophète blanc de Robin Hobb, fan art avec Fitz à gauche et Le Fou à droite

Le prophète blanc de Robin Hobb, retrouvailles entre Fitz et le Fou devant un feu de cheminée

Le prophète blanc de Robin Hobb, fan art de Tom Blaireau au service de Sire Doré

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Logo défi Valériacr0

Cette lecture est le choix de Valériane dans le cadre de notre défi Valériacr0 : elle m’envoie de nouveau dans l’univers des Six Duchés (tiens, une série !).

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La biblioblog de Maêlle, Les escapades culturelles de FrankieLineTje (Les Singes de l’espace)PlumePtiteTrolle (Lectures trollesques) et Valériane (Marque-ta-page) ont aussi suivi l’apprentissage chez ceux du Lignage.
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Illustrations : #01 Tom Blaireau par Diana Berg ; #02 Sire Doré par Fading-Suns ; #03 par Lala ; #04 par Marilis

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