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Posts Tagged ‘apocalypse’

MALERMAN Josh – Bird box

20 octobre 2014 14 commentaires

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Bird box Josh MalermanTitre : Bird box
Auteur : Josh Malerman
Plaisir de lecturecoeur notation Livre avec entrée au Panthéon

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Les suicides violents se succèdent, le monde semble devenir fou sans aucune raison ou explications à ses gestes. Malorie tombe enceinte alors que les chaînes télévisées égrènent ce genre de nouvelles de plus en plus fréquemment. Puis elles ont cessé d’émettre, les gens ont commencé à se rassembler pour mieux faire opposition à cette menace sans visage.
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)°º•. Depuis quelques temps, Malorie, Garçon et Fille ne sortent plus du tout et vivent les yeux bandés. Elle veut tirer le meilleur des enfants de quatre ans, leur donner les compétences pour survivre au mieux. C’est toute une éducation du bruit, du son et de l’écoute qui se met en place dès les premières minutes de leur vie. Malorie peut paraitre froide voire même dure mais cette distance voulue sert à déshumaniser les rapports sociaux et rendre ces enfants indépendants. Puis le jour préparé avec minutie arrive : c’est une véritable course contre la montre qui se déroule, une fuite terrible.

Et parmi les êtres vivants – à défaut de pouvoir dire personnages – il y a ces créatures : on ne sait pas à quoi ils ressemblent ni même vraiment s’ils existent.

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Jusqu’à quelle distance quelqu’un peut-il entendre ?
Il faut que les enfants entendent dans les arbres, dans le vent, dans les rives qui mènent à un monde rempli de créatures vivantes. La rivière est un amphithéâtre, s’avise Malorie, les mains sur les rames.
C’est également une tombe.
Il faut que les enfants écoutent.

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)°º•. Comment Bird box est arrivée entre mes mains ? Totalement par hasard. J’ai simplement misé sur la couverture car je n’ai lu ni le quatrième ni une chronique d’un blogueur. Parfois, je fais ma warrior (mais si, tenter une lecture mystère est un level d’aventure assez élevé pour moi, respectes)
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Le point de vue narratif est celui de Malorie. Le rapport avec les personnages est un peu étrange dans cette histoire car notre attachement n’y est pas franc, comme s’ils manquaient un peu d’épaisseur. Et pourtant, la trame nous captive. Le récit du présent est entrecoupé de flashbacks qui nous ramènent aux premières vagues de suicide. Ils se mélangent pour nous montrer le vécu de Malorie.
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Il s’avère être un post apo efficace : après l’hécatombe de l’humanité, les personnes doivent survivre en explorant de nouveaux territoires avec de nouvelles règles du jeu. C’est le récit du grand départ, des choix effectués par les personnages et ce qu’il en découle.
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Le « mal » qui fond sur la vie de Malorie est inconnu. Rien n’est prouvé que ce soit le fait de voir les monstres qui poussent les gens à mettre fin à leur jour. Ils doivent braver la vérité et vérifier les hypothèses qui formulent pour survivre tant bien que mal. Leur situation est précaire voire désespérée. L’atmosphère pesante travaille l’oppression ressentie lors de notre lecture.

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Bon, leur disait-elle souvent, autour de la table de la cuisine. Fermez les yeux.
Ils s’exécutaient aussitôt.
Qu’est-ce que je suis entrain de faire ?
Tu souris.
Exact, Fille. Comment l’as-tu deviné ?
Tu respires différemment quand tu souris, maman.
Et ils recommençaient le lendemain.

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Blindfolded Toymiko)°º•. La tension est palpable, la menace du roman fait appel à nos propres peurs. Et comme c’est assez proche de ma réalité, l’histoire a fonctionné : il m’a déstabilisée et m’a happée. J’ai été très réceptive, les capteurs sensoriels déployés à 100% par les sensations liées à la peur.
Alors que je souhaitais lire au lit, mon reader a freezé et j’en étais presque contente. J’ai lu assez vite « Bird box » pour ne pas être confrontée à cette histoire avant d’aller me coucher (et de cauchemarder car je suis une petite nature).
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Le pouvoir de suggestion y tient un grand rôle : l’imagination galope. Le rythme est bien mesuré et rend l’histoire addictive. Le plus gros est basé sur le background. Les scènes d’actions sont bien décrites, je pense notamment au moment d’aller chercher l’eau dans le puits et quand Malorie, assise dans la barque, a la sensation que quelque chose frôle son bandeau. L’immersion est très grande pour moi. Le roman m’est apparu comme bref et intense.
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Dans l’ensemble, je trouve que l’intrigue est bien traitée. Le lecteur soulèvera des hypothèses mais ne recevra pas de réponse, pas de solution, pas d’explication. C’est aussi ce qui fait l’intérêt du livre et entretient le saisissement du lecteur. Je reste encore en réflexion quant à la fin. Percutant, immensément entrainant, j’ai « vécu » avec ce livre que je considère comme terriblement efficace. Comme il atteint dans le mille le but que je recherche dans mes lectures, mon plaisir a été total.

[Spoiler : surligner pour lire] Je peux comprendre que l’intrigue paraisse linéaire une fois la lecture terminée, mais quand j’étais “dedans”, mon imagination m’emmenait vers plein de directions différentes. Et pourtant, je n’ai pas été déçue du chemin pris par l’auteur.
Le seul point où je suis vraiment tatillonne, qui s’avère aussi secondaire, ce sont les synonymes employés pour « cage » : non, on ne met pas les oiseaux en boite ni même ‘dans’ un mot angliciste « box ».

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« Bird box » de Josh Malerman est un récit qui se vit : plongé dans un univers inconnu, nous découvrons la « nouvelle donne » par les yeux de Malorie. Appréhension, peur et même répugnance, l’auteur est à l’aise pour jouer avec nos sensations. Cette histoire ne propose pas de solution ni d’explication quant à l’intrigue développée. Il se lit, voire même se dévore et pourrait vous déclencher quelques frissons.

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extraits bird box Josh Malerman.

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Souvenir de lecture : Garder le bandeau bien serré.

Dans le chaudron :
Des lecture addictives
¤ La trilogie Silo de Hugh Howey
¤ La saga Locke & Key de Joe Hill & Gabriel Rodriguez

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logo Halloween 2014

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Une lecture parfaite dans le cadre d’Halloween ! (évidemment)

Book en stock (Dup), Imaginelf, La prophétie des ânes (Cornwall), Marmelade de livres (Natacha), Mes imaginaires (Sandrine), Muti et ses livres, My Inner Shelf (Carole), Plume de Cajou ont peut-être eu un peu de mal à ne pas soulever leur bandeau.

CITRIQ

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Pic : Blindfolded par Toymiko.

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YANCEY Rick – La 5e vague, tome 1

24 janvier 2014 41 commentaires

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La 5e vague Rick YanceyTitre : La 5e vague, tome 1
Auteur : Rick YANCEY
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir

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Ils sont arrivés.
La 5e vague commence…

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Outre mes quelques mots de résumé (sept pour être précis), j’aurai pu vous en dire un peu plus mais beaucoup moins que la quatrième de couverture trop explicite à mon sens. Il faut se laisser porter. Le prologue donne d’ailleurs le ton. Il parait un peu obscur et fait même froid dans le dos.
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5e vague 04)°º•. Cassie a 16 ans et est une ancienne lycéenne, puisque tout ceci ne compte plus désormais. Elle se retrouve livrée à elle-même après avoir sauvé son petit frère et vu son père mourir sous ses yeux. Son cadet, Sammy a 5 ans et a été mis à l’abri en partant avec le premier convoi de secours. Evan Walker est un mystérieux jeune homme qui a réussi à récupérer Cassie saine et sauve. Il a été surnommé Zombie et jeune adolescent, il a été rattaché au camp militaire Camp Heaven. La vie de tous a été transformée avec l’arrivée des envahisseurs. Nous ne savons pas qui ils sont, ni même à quoi ils ressemblent.
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J’ai trouvé les personnages crédibles et ô combien attachants (même le nounours, c’est dire). Cassie parait plus humaine que la majorité des héroïnes dans le sens où elle n’a pas de fierté mal placée même si elle a son caractère ; qui s’avère un trait indispensable pour les lectures de ce genre. Ils sont hésitants dans leurs décisions et dans leurs actes. Rick Yancey a pris le soin de décrire les émotions des personnages avec une facilité déconcertante : on a l’impression de vivre l’aventure, en tant que lecteur tapi. Par ailleurs, les dialogues sont très réalistes.

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)°º•. L’univers apocalyptique sert l’action et l’aventure. Celles-ci sont amplifiées évidemment par l’attente et des secrets bien qu’il n’y ait pas de temps mort. Le scénario catastrophe est orchestré par une vague de pandémie. Le but est de rendre l’humain seul, livré à lui-même et accroitre son sentiment de solitude : mieux diviser pour régner. Personne ne se fait confiance, le jugements des autres est rapide. Ce qui n’est pas loin de nous rappeler les syndromes des guerres. On est plongé là aussi dans une guerre d’usure, une guerre des nerfs. L’environnement hostile impose des méthodes de survie, le conditionnement de l’être humain.
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Le poison se répand alors comme une traînée de poudre, avec la présence indétectable des Autres. Nous n’avons pas de description des envahisseurs si ce n’est l’hypothèse qu’ils ressemblent aux êtres humains. On découvre leurs plans d’extermination de l’humanité tout au long du roman, comme un fil rouge. Les vagues ne sont pas vécues à l’instant I, mais relatées et expliquées par des flashbacks. Cela manque un peu d’action sur le vif, certes, mais nous avons ainsi accès aux sentiments et ressenti de Cassie. On comprend les plans des envahisseurs et on suit les déductions des personnages quant à l’identité de ces imposteurs. On avance à tâtons, on est laissé dans le flou… voulu par l’auteur.

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La 5e vague 05)°º•. Ce roman est un très bon point de départ pour le jeune public réticent car il propose de la SF légère en mode “page turner”. Les retournement sont bien prévus même s’il n’a pas de switch spectaculaire. L’auteur distille les informations en maîtrisant les flashbacks : le récit est clair, le déroulement, idéal et la construction, solide.
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Le postulat de départ est un peu bancal mais les hypothèses des différentes vagues sont assez plausibles. Qui fait quoi, qui est qui ? le lecteur est perdu, l’auteur nous malmène, gentiment. La partie narrative est à la première personne du singulier. Le partage de la narration s’effectue entre Cassie et Zombie, bien que j’ai préféré celle de ce dernier. L’une est rongée dans l’attente, l’autre est enfant-soldat dans l’action ; tous deux sont pourtant solitaires. Le récit inclut essentiellement du langage courant et voire même “parlé”.
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Les chapitres nombreux favorisent l’effet de page turner. Le scénario est prenant mais si certaines scènes sont crues, bref, Rick Yancey ne prend pas les plus jeunes d’entre nous pour des chochottes. La romance n’est pas présente au cœur du récit, on pourrait y voir de très très légers sentiments… qui devraient pourtant s’amplifier dans les tomes suivants. Les parties sont délimitées par des pages  noires : une petite astuce qui m’a totalement charmée.

L’adaptation cinématographique est déjà prévue et on l’imagine très facilement en “blockbuster” sur un récit si visuel.

Spoiler [surlignez pour le lire] La seule chose qui m’a mis la puce à l’oreille est la couleur des pastilles. Rouge = OK, vert = infesté ? Hum, ce qui va à l’encontre du propre code couleur de notre société.

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“La 5e vague” est un récit chorale prenant. Le scénario est soigné avec quelques retournements appréciables. Les personnages sont réalistes et attachants et nous prenons plaisir à les suivre dans cette aventure. Les imposteurs ont envahi le monde et comptent bien exterminer l’humanité sur le concept de vagues que je vous laisse découvrir.

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.5e vague 015e vague 025e vague 03

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Souvenir de lecture : Je ne m’intéressais pas à la sortie de ce livre, c’est Mutinelle qui me l’a mis entre les mains en stipulant simplement que j’allais l’aimer. Elle avait raison, la bougresse.

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Dans le chaudron :
¤ Hunger Games de Suzanne Collins
¤ Coeurs de rouille de Justine Niogret
¤ Un blog trop mortel de Madeleine Roux

.logo challenge Jeunesse Young Adult 2013

Une nouvelle participation pour le challenge jeunesse / Young Adult.

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Délivrer des livres (Hérisson08), De livres et d’épice (Chani), Fantasy Princess (Ethernya), Il était une fois… (Thalyssa), Les carnets de Radicale, Les lectures de Mylène, Les mots de Mélo, Muti et ses livres, Perdre une Plume, Plume de Cajou, Ptite-boukinette (Azariel) sont aussi à la recherche de l’identité de ses envahisseurs.
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CITRIQ

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Pics : #01 Cassie par Livichi ; #02Minimalist poster par Lrawrence.

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KIRKMAN & ADLARD – Walking Dead ~ Terrifiant tome 17, Lucille… tome 18

6 novembre 2013 16 commentaires

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red dragonCher lecteur, une fois n’est pas coutume, tu vas trouver du spoil dans mes chroniques Walking Dead. Après avoir passé seize tomes à user de synonymes pour te dire ce que je pensais de cette saga, j’ai décidé d’entrer dans les détails pour chaque volume car je trouve cela bien plus intéressant (et à chroniquer et à en discuter avec toi) ; tout comme tu y as été habitué(e) chez Tigger Lilly. Maintenant, libre à toi de t’y aventurer… à tes risques et périls. Source de l’image

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Terrifiant Walking dead kirkmanTitre : Terrifiant (Walking dead, tome 17)
Auteurs : Robert KIRKMAN, Charlie ADLARD
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut

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Après leur visite de la Colline, Rick, Glenn, Michonne, Andrea et Carl décident de retourner à Alexandria. En route, les évènements se précipitent lorsqu’ils doivent faire face aux hommes du redoutable Negan. Instinctivement, Rick réagit et envoie un message clair à l’ennemi : ils n’accepteront pas la défaite sans se battre. Message bien reçu. La réponse de Negan ne se fait pas attendre…

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Walking-Dead-Lucille)°º•. Les zombies sont de moins en moins présents et servent surtout de décor, un peu comme les cactus dans le désert. Kirkman continue sur le dicton stipulant que la menace la plus importante pour l’Homme est lui-même. L’auteur nous démontre encore une fois qu’il ne faut jamais sous-estimer son adversaire, notamment quand il s’agit de Negan. Grosse crapule doublée d’une monstruosité sans nom, il n’est pas sans nous rappeler le Gouverneur. Très charismatique, il se promène toujours en compagnie de sa batte de baseball garnie de fils barbelés. Les deux morts principales piquent notre cœur de lecteur. J’ai particulièrement apprécié la mise en avant de Jesus (contre tous) et j’ai hâte de voir ce qu’il nous réserve. Du côté psychologique, je trouve que Kirkman ne développe plus autant que dans les précédents tomes notamment avec Michonne qui parait presque « normale ».

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)°º•. Les doubles pages sont un plaisir pour les yeux, mais je trouve le trait trop brouillon. Adlard affiche une certaine médiocrité dans l’anatomie des personnages : nous éprouvons quelques soucis de lisibilité. Je suis assez chagrinée part l’irrégularité de l’illustrateur.

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)°º•. Les tomes 14, 15 et 16 permettaient au lecteur de souffler, aux personnages de relâcher la pression mais aussi le déroulement d’une intrigue plus « douce ». Si le tome 16 remontait légèrement la pente, Kirkman & Adlard nous propose ici une fin punchy. Qu’on trouve le n°100 de la série américaine dans ce volume n’y est à mon avis, pas du tout un hasard.

La surprise fonctionne bien : ils pensaient être 15-20 participants avant de voir une centaine de personnes débarquer. Ils se font « méchamment casquer ». L’univers sordide permet toujours au combo de développer leur intrigue, et nous sentons vraiment un démarrage d’un nouveau cycle, en espérant qu’ils évitent une redite de celui du Gouverneur. Si j’étais restée assez extérieure aux horreurs rencontrées jusqu’à présent, j’avoue avoir eu un plus de mal ici ; on en oublie carrément les zombies.  J’ose espérer que la saga ne s’essoufflera guère plus bien qu’elle soit bonne dans sa globalité. On finit sur un petit cliffhanger, rien que pour « allécher ».

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« Terrifiant » est le volume qui met fin à la vague douce dans laquelle Kirkman & Adlard trempaient leur lectorat. Nous faisons la connaissance d’un nouveau monstre, Negan, accompagné de sa fidèle batte et de son fameux sourire. La fin des doux rêves d’une communauté – avec reconstruction de vie – est bien arrivée. Je trouve que les illustrations sont très irrégulières, Adlard nous sert de belles doubles pages mais donne du fil à retordre côté lisibilité. Un petit cliffhanger fait haleter le lecteur jusqu’au prochain volume.

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Walking Dead 17.

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Lucille Walking Dead Kirkman et AdlardTitre : Lucille… (Walking dead, tome 18)
Auteurs : Robert KIRKMAN & Charlie ADLARD
Plaisir de lecture :  etoile 3 Livre sympa peu s’en faut

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Après le massacre signé par Negan, la communauté d’Alexandria doit fournir la moitié de ses fournitures aux Sauveurs. Alors que Rick semble avoir un plan en tête, les membres ont bien du mal à laisser entrer les camions ; mais sous les menaces, personne ne désire contrarier Lucille. Tout se passe sans heurt apparent mais Carl disparaît. C’est également l’occasion de faire confiance à Jesus qui emmène Rick à la rencontre du Roi Ezéchiel.

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Walking Dead 18)°º•. Rick met en place la décision prise dans le volume précédent. Nous faisons un petit tour avec Negan, personnage bien connu car il aime défoncer les crânes avec le sourire. Kirkman en profite pour mettre en avant Carl. Ce dernier, bien que jeune, oscille entre les larmes de l’enfant et la dureté d’un très jeune homme qui a grandi dans cette nouvelle donne mondiale. .

J’ai quelques difficultés à retenir les visages des membres de la communauté Alexandria, mais la rencontre avec Ezéchiel, ce grand rasta avec un tigre, me plait bien. J’attends de voir comment Kirkman souhaite le faire évoluer mais j’ose espérer ne pas y voir quelqu’un seulement placide, j’aimerai bien qu’il ait le don d’ubiquité (au sens figuré).

Les personnages évoluent toujours et ce depuis le premier tome mais les auteurs nous font bien comprendre que les apparences sont souvent trompeuses.

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)°º•. Côté illustrations, nous revenons toujours au même avec, pour moi, un problème de reconnaissances des personnages : Eugène ne ressemble plus à lui-même. C’est inacceptable d’arriver à la case où son visage apparaît et ne pas retrouver son identité. Le second défaut qui me hérisse le poil ce sont les perspectives. Exemple : aux portes du royaume d’Ezéchiel, il y a très peu d’espace entre les deux bus (tout juste une personne) à la page 128, même un cheval n’y passerait pas. A la page 129, le cavalier entre sans souci dans cet espace où trois hommes épaule contre épaule pourrait s’y tenir. Question « galerie en fin de livre », on peut s’asseoir dessus, nous n’avons le droit cette fois, qu’à une seule double page.

Alors oui, c’est très agréable de voir les éditions Delcourt suivre de près la parution américaine, mais aucun effort si ce n’est le texte des bulles est réalisé, les onomatopées étant toujours non traduites. (Elles figurent dans le dessin, tu comprends)

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walking dead Lucille 01 walking dead Lucille 02

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)°º•. La mort de Glenn marque encore mon esprit au moment où j’ouvre ce 18e volume. J’ai aimé la partie où on découvre le repaire de Negan, sa façon de contrôle « punitions & satisfactions » : il détient un harem de femmes et marque les hommes au fer. J’ai cru comprendre que la vengeance est un plat qui se mange froid… espérons que pour Kirkman et Adlard, ce ne soit pas l’équivalent d’une quinzaine de tomes.

Finalement, les « survivants » sont bien plus nombreux que je le pensais, au regard des dix-huit tomes que je viens de lire. Pas vous ? Je trouve que la saga s’émousse un peu, il faut dire que Walking Dead est devenue une grosse licence.

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« Lucille… » tome 18 ne surprend personne quant à son titre. Rick et la bande ont dû ployer sous la pression des Sauveurs. Si on sent la tension plus que palpable, tout le monde reste – si possible – à sa place. A défaut d’attaquer directement Negan, Jesus et Rick partent en direction du royaume d’Ezéchiel. Nous avançons sur deux nouveaux territoires, il reste à savoir comment tout ce petit monde va réussir à cohabiter, ou pas.

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Souvenir de lecture : Ezéchiel, Ezéchiel, Ezéchiel !

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Dans le chaudron :
¤ Passé décomposé, tome 1
¤ Cette vie derrière nous, tome 2
¤ Sains et sauf ?, tome 3
¤ Amour et mort, tome 4
¤ Monstrueux, tome 5
¤ Vengeance, tome 6
¤ Dans l’œil du cyclone, tome 7
¤ Une vie de souffrance, tome 8
¤ Ceux qui restent, tome 9
¤ Vers quel avenir ?, tome 10
¤ Les chasseurs, tome 11
¤ Un monde parfait, tome 12
¤ Point de non-retour, tome 13
¤ Piégés !, tome 14
¤ Deuil & espoir, tome 15
¤ Un vaste monde, tome 16

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logofindeserieMercredi Bd FantastiqueCette lecture est une participation aux Mercredis Fantastiques en collaboration avec Mango, dans le cadre du challenge Halloween.

Il s’agit également d’une lecture commune pour laquelle Hérisson nous a rejointes sur le tome 18. La chronique de Valeriane pour les deux tomes, et celle d’Hérisson pour « Lucille… ».

Cette chronique me permet de clôturer ma saga pour le Fin de série, du moins jusqu’au prochain tome (février 2014)

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CITRIQ

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HOWEY Hugh – Silo

5 octobre 2013 19 commentaires

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Silo Hugh HoweyTitre : Silo
Auteur : Hugh HOWEY
Plaisir de lectureetoile 5 Livre fantas… tique

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Au sein du silo, Holston veille au grain. Shérif de son statut, il est assisté par Marnes et s’avère aussi être le bras du maire Jahns.  Ceux-là ne sont que trois parmi tous les habitants qui se partagent les 144 étages souterrains. Lorsque l’un d’entre eux est condamné par la justice, il est envoyé dehors où l’air est vicié, afin de nettoyer les lentilles des caméras qui filment cet extérieur mortel. Le recrutement de Jules dans l’équipe serait-il l’élément déclencheur de la prochaine insurrection ?

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Silo 01)°º•. Via les objectifs, la vue est grise et terreuse : la désolation extérieure ne laisse pas de doute quant à l’irrespirabilité de l’air. Les personnes envoyées dehors sont condamnées à mort. Peu importe la faute, ceux restés à l’intérieur n’espèrent qu’une chose, que l’obligé nettoie les lentilles afin de dégager la vue empoussiérée par les vents. De mémoire d’homme, leur fonctionnement a toujours été ainsi ; la dernière insurrection vécue il y a plus d’un siècle et demi. Bien que les personnages soient pétris de bonnes intentions, ils demeurent trop curieux. Le calme du silo est tout relatif. .

Ce silo souterrain s’organise en étages : en haut, les têtes gouvernantes (maire, shérif, et le service informatique), en fond de cale, nous retrouvons les « manuels » entre les deux, les jardins hydroponiques, les appartements et les salles d’épuration. Cette communauté fonctionne en autarcie totale ; la raison de son existence demeure mystérieuse. Parler de l’extérieur est tabou. Ce n’est pas la seule censure où le contrôle de l’information est millimétré et la société liberticide au possible. Le parallèle entre les têtes pensantes et les besogneux se met en place.

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Silo Howey extrait 01

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Silo 02)°º•. Je confesse aisément avoir accroché dès les premières lignes. Ce post apocalyptique en puissance propose une histoire qui happe le lecteur. La tension est palpable, les fins de chapitres à fort cliffhanger. Le changement de personnage principal m’a particulièrement surprise (premier paragraphe de la page 141 pour les lecteurs), mais c’est un élément crucial du dynamisme. La force des flashbacks avec la mort d’Allison et ses réflexions déballent le début d’un récit intrigant. Avec le silo, nous assistons à une prophétie d’auto réalisation. Bien que le dénouement soit un peu rapide à mes yeux, certaines parties sont très enthousiasmantes.

Le démarrage a des allures de thriller politique : nous assistons à des condamnations arbitraires puis à la prise de conscience d’une société pourrie. L’univers clos est très bien appréhendé et c’est sans aucun doute cet aspect-là qui m’a le plus séduite.

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Le livre s’est fait connaître par l’auto-publication numérique sur le net : connu sous son titre VO « Wool », il est devenu un véritable phénomène. Il s’avère en réalité du premier tome de la saga éponyme mais je trouve qu’il peut se découvrir et se suffire à lui-même. Il connaît en version française actuellement une parution par épisodes numériques et dans sa version totale sous peu, papier et numérique. Les droits audiovisuels ont été rachetés par la 20th Century Fox ainsi que la société de production Scott Free qui n’est autre que la maison des Frères Ridley et Tony Scott, le scénario est en cours d’écriture par Blakeson.

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« Silo » sous la forme d’un huis-clos nous fait grimper et descendre des marches à la poursuite de personnalités attachantes. Sous un malaise indéfinissable, la communauté connaît des instants de doutes et se met même en suspens. L’insurrection pointe-t-il son nez ? Que prévaut le poids des récentes condamnations ? Hugh Howey sait entretenir le suspense : ce suspense-là qui nous fait tourner les pages plus vite, parce qu’on veut savoir comment l’histoire va tourner, quels vont être les aboutissants immédiats et la survie du silo entier lui-même.

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Silo Howey extrait 02Silo Howey extrait 03 .

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Souvenir de lecture : La souffrance des escaliers.

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Book en stock (Phooka), La prophétie des ânes (Cornwall), Lorhkan et les mauvais genres, My inner shelf (Carole), RSFBlog (Lhisbei), Quoi de neuf sur ma pile ? (Gromovar), Un papillon dans la Lune se sont aussi demandé s’ils auraient nettoyé les capteurs à leur place.

CITRIQ

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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec les éditions Actes Sud. .

Pic : #01 Jules from Wool par Thenicooole ; couverture de l’auto édition.

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ZITO V.M. – L’homme des morts

26 juillet 2013 19 commentaires

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l homme des morts zitoTitre : L’homme des morts
Auteur : Z.M. VITO
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut

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En 2018, l’Est des Etats-Unis se remet difficilement de l’épidémie. L’Ouest une zone abandonnée, occupée par les morts. Ancien neurologue, il travaille en binôme avec Ben, parti dans l’Est. Via son intermédiaire, il offre ses services aux familles de victimes : il traque la personne morte-vivante pour la renvoyer définitivement ; ainsi elles peuvent réaliser leur deuil. La raison essentielle de sa présence de l’Ouest est sa femme, disparue durant la Résurrection. Il ne désespère pas de la retrouver. marco est contacté pour une mission particulière, embauché de force par l’Etat : il doit retrouver le Dr Ballard. Il se fait accompagner par le taciturne Wu.

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l'homme des morts 01)°º•. Nous rencontrons les personnages sans trop de détails préalables. C’est en les suivant sur différentes actions que nous en apprendrons plus : leur passé est dévoilé petit à petit. Le point de vue omniscient permet de ne pas s’attacher qu’aux faits et gestes de Marco mais il a l’inconvénient de ne lier aucune atttache du lecteur envers les personnages. .

Côté zombie, nous avons des “exemplaires” assoiffés, très virulents et bien moches sans pourtant verser dans la surenchère (si, c’est possible). Le thème principal – et unique – est celui de la survie. Nous assistons au spectacle de l’humain dans ses moments de doute, ses choix et conséquences (ses erreurs essentiellement, d’ailleurs) ainsi que sur ces maigres espoirs. .

L’ambiance s’avère très glauque : nous sommes en présence de zombie trainant. Le récit est truffé de détails assez crus et de descriptions répugnantes. Zito nous présente une histoire avant tout primitive et qu’on pourrait même qualifier de virile : lutte, traque, assassinat, morts, de l’action brut avec l’emploi d’armes. Il n’empêche que le concept développé par l’auteur est intéressant et crédible, le résiduel émotionnel : un dernier éclair primitif ramènent les zombies à des endroits à consonance affective forte (lieu de travail, vacances, naissance ou autres événements). C’est grâce à ce résiduel émotionnel que Marco arrive à retrouver les morts-vivants à renvoyer dans la mort.

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)°º•. J’ai trouvé l’intrigue très linéaire : le récit ne fait pas place à la subtilité ni même réellement au suspense. Le langage est familier voire charretier ; sans doute pour donner davantage de crédit à l’environnement posé. Les échanges entre Wu et Marco sont minimalistes mais prenants. .

Ce livre basé sur l’espionnage comporte aussi une touche de thriller. J’ai particulièrement apprécié le nouveau métier émergent de tueur de zombie professionnel que je n’avais pas encore eu le loisir de croiser dans un roman post-apocalyptique. L’aspect scientifique et l’intégration des prions n’est pas sans rappeler 12:21 de Thomason. J’ai trouvé le pathos un peu exacerbé sur la fin, trop attendu aussi pour fonctionner avec moi.

Cet aspect “road movie” est assez réussi et l’annonce de la future adaptation cinématographique par The ink factory ne surprendra personne.

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“L’homme des morts” de V.M. Zito suit une intrigue linéaire et un peu prévisible. Du côté “plongeon” du lecteur, l’ambiance est glauque à souhait, les détails nombreux et l’action bien présente. L’amateur de zombie version trainante-répugnante sera ravi(e) par ce post-apocalyptique qui offre une idée originelle sur le résiduel émotionnel.

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Lire les premières pages

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Souvenir de lecture : Il est resté pour elle. .

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My summer of (SFFF) loveDéfinitivement, ce livre fait partie du challenge My summer of (SFFF) love : non pas qu’on y trouve de l’amour dégoulinant. Mais si Marco se trouve encore dans l’Ouest (il est courageux !), c’est tout simplement parce que son amour y demeure encore et qu’il ne l’a pas retrouvée depuis le début de l’épidémie. L’amour y est en filigrane, car s’il mène ces actions, passent par ces lieux, ce n’est pas par hasard…

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De livres & d’épice (Chani), La p(ile) à l(ire) d’Hécléa, Les lectures de Mylène, La Croisée des Chemins (Tesrathilde), Mes imaginaires (Sandrine B.M.), My inner shelf (Carole) ont également été se promener dans le wagon-restaurant..

CITRIQ
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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec Babelio et Orbit. .

Pic : Zombie par Wahkee930

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Catégories:ZITO V. M. Mots-clés : ,

COLLINS Suzanne – Hunger games ~ L’embrasement, tome 2

19 mai 2013 36 commentaires

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l-embrasement-hunger-games-suzanne-collinsTitre : L’embrasement (Hunger games, tome 2)
Auteur : Suzanne COLLINS
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir

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Katniss et Peeta partent sur la tournée de la victoire. Ils jouent leurs rôles d’amants maudits que la foule s’attend à voir. Katniss ne se rend pas compte qu’à l’instar de sa broche du geai moqueur, elle est devenue un symbole. Avant leur départ, Snow le président de Panem lui rend visite pour une mise en garde : son comportement déterminera l’avenir de son entourage et des citoyens des districts.

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)°º•. Nous retrouvons les habituels autour du district 12 : Katniss, Peeta, Gale, Haymitch, Prim et Cinna. Même si l’héroïne projette ses incertitudes et ses faiblesses, je trouve que son évolution est plutôt intéressante. Elle est toujours partagée entre Gale et Peeta mais l’aspect n’est pas dégoulinant et cela ne s’avère pas un élément premier de l’histoire.

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)°º•. Pour sa dystopie, Suzanne Collins développe le contexte sociopolitique, notamment le fonctionnement de Panem et des districts mais aussi les jeux de pouvoir.  Notre société s’en prend plein la figure : Hunger games permet d’effleurer le monde des apparences, la transformation physique, le rapport à la nourriture aussi (je pense à la solution présentée pour se remplir sans grossir).
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Mine de rien, on peut s’interroger sur le poids des media, la force de l’entraide et la défense d’une cause fondatrice. Bien que nous assistions aux balbutiements de l’amour, « L’embrasement » se focalise sur la menace, les tentatives de rébellion et de répression.

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L'embrasement illustration)°º•. « L’embrasement » montre le soulèvement et la situation intenable dans certains districts. Cette année, pour les 75e jeux de la faim, il est question d’une édition spéciale « Expiation ». L’auteur arrive ainsi à renouveler la tension de ces jeux barbares.
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Du point de vue sociétal, nous découvrons les manœuvres et la gestion de la capitale ainsi que les détails sur le caractère des personnages. La narratrice s’avère être Katniss, à la première personne du singulier. Nous sommes parfois confrontés aux amours d’une jeune fille de 17 ans qui se sert de l’un des deux ciblés comme cela lui siéra le mieux dans sa position actuelle. Cependant, le style n’est pas trop mièvre. A l’inverse, j’ai trouvé que le méchant n’était pas très méchant et cela bénéficie sans aucun doute à la légère baisse de la tension. Nous comptons suffisamment d’éléments bâtisseurs de la dissidence générale ; surtout sur une saga young adult.
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Le premier tiers peut paraitre lent voire comme un grand trou après le rythme essoufflé du premier tome. Il légitime les explications du retour dans le district, de la tournée (bien que nous ayons une ellipse) mais sans y poser de grandes émotions. Cependant, on peut qualifier de très bonne plume l’écriture de Suzanne Collins rien que pour le suspense ainsi que les grosses surprises au niveau de la trame. Il nous est incapable de déduire le fait suivant à celui que nous lisons.
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Grâce à une multitude de détails pertinents, les actions prennent le pas. L’histoire est captivante, l’auteur sait aller à l’essentiel et j’ai particulièrement estimé l’événement retournant. Chaque fin de chapitre dispose d’un petit cliffhanger augmentant le phénomène de page-turner et le tome 2 se termine lui aussi sur un cliffhanger assez magistral – ce qui n’était pas le cas au premier tome. Il nous reste tout un tas de questions, d’affaires en cours et tout cela laisse entrevoir un dernier tome passionnant.

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« L’embrasement » est un page-turner digne du premier tome : il réserve un retournement de taille. Si parfois, la lecture agace à la découverte du comportement de l’héroïne ; elle permet de mieux suivre son évolution, aussi. Grâce à un style focalisé sur l’essentiel, Suzanne Collins nous entraine au cœur d’une menace latente.

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Dans le chaudron :
¤ Hunger games, tome 1

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Souvenir de lecture : Des jeux qui n’ont rien à envier aux précédents.

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Antre de livres (Plumeline), Carnet de lectures d’Iani, Charabistouilles, Dans ma bibliothèque (Roz), Lectures trollesques, Le marque-page de Choukette, Les carnets de Radicale, Les découvertes de Dawn, Les escapades culturelles de Frankie, Les lectures de Liliba, Les lectures de Mylène, Lis tes ratures (Lyra Sullyvan), Mes lectures de l’imaginaire (Olya), My inner shelf (Carole), Nevertwhere, Passion littéraire (Tristhenya), Ptite boukinette (Azariel), Sorcelleries (Sita), Spocky qui lit, Valunivers ont aussi découvert les combi-sexy, nouveaux costumes de l’Arène.

CITRIQ

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Challenge Jeunesse YA.

Et voici une nouvelle entrée pour le challenge jeunesse – young adult.

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Pic : Fire is catching par MeganLara
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MARION Isaac – Vivants

25 avril 2013 30 commentaires

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Vivants Isaac MarionTitre : Vivants
Auteur : Isaac MARION
Plaisir de lectureetoile 2 Livre à regrets

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Il ne se souvient pas. Sinon que son nom commence par R. et qu’il vit actuellement dans une carcasse d’un Boeing 747, au sein d’un aéroport. Sa non-vie n’est rien jusqu’à ce qu’une jeune femme bien vivante débarque dans leur squat. R. se précipite dessus pour la mettre à l’écart : ferait-il des réserves de nourriture ? Ou est-ce le commencement de sa métamorphose ?

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)°º•. R. a faim de vivre, sa façon minimaliste de s’exprimer n’est finalement qu’un commencement. Il rencontre alors Julie, humaine vivante… et fille de chef d’armée.

Ce roman post-apocalyptique amène des zombies au dialogue structuré (ou du moins avec des mots formulés), une cohésion sociale – amis, famille – et même une hiérarchie religieuse. Les expressions utilisées sont simplistes, ils demeurent une coquille physique et pourtant, on détecte chez R. une étincelle psychologique.
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Derrière les personnages, c’est une sorte de « tolérance » qui est déclarée. C’est tout une métaphore sur le sens de la vie qui se déroule : amour, amitié. Et on pourrait presque dire que cela fait un peu désordre d’y associer le mot zombie.

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Vivants Isaac Marion)°º•. Le récit est original car nous avons le droit cette fois à un point de vue zombiesque ; il est relativement intriguant d’assister à la renaissance de R., à sa façon d’appréhender les choses et tout simplement de « vivre ».

Hormis les premières pages qui peuvent en débecter certains, il ne faut pas s’attendre à un univers vraiment zombifiant. Nous sommes en présence de très peu de détails glauques, mais d’une histoire d’amour, oui. C’est sirupeux, même plus que sur les bords (de la tartine). C’est du Roméo & Juliette à la sauce post apocalyptique.
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L’histoire est contée à la première personne du singulier. Aussi étrange que cela puisse paraitre, les codes du genre sont plutôt respectés mais j’ai trouvé que l’auteur ne creusait pas assez, alors qu’il y avait tant matière à ! Le roman demeure plein de bons sentiments, mais je demeure « en reste ». Quid du virus ?

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Nous assistons à un microcosme en développement. Mais l’univers n’a pas été assez bien exploité, additionné d’une lenteur excessive ma lecture me donne l’impression de n’avoir rien à me mettre sous la dent. L’humour est un peu présent notamment dans quelques phrases bien trouvées, mais le second degré est lui, absent. J’ai l’impression que « Vivants » propose une pondération dans l’acceptable ; je trouve le potentiel avorté dans son ensemble.

Notons qu’il existe une adaptation cinématographique « Warm bodies » (titre en version originale du roman). La couverture est par contre, franchement réussie avec la symbolique du réseau veineux imprimé sur du papier mat et à la touche de vernis sélectif.

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« Vivants » est un roman placé sous la narration d’un zombie : après quelques pages de détails crus, le récit tourne très vite à l’adaptation à la vie du zombie R. Sa métamorphose est sympathique mais pas assez poussée à mon sens alors que l’auteur avait largement de quoi faire. Voici une lecture en demi-teinte ; très prometteuse mais qui m’a laissée circonspecte. Très vite, nous tournons à l’eau de rose, une histoire d’amour qui ravira les fans de romance et/ou les personnes qui côtoient normalement les zombies, de très loin.

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Dans le chaudron :
¤ ROUX Madeleine : Un blog trop mortel
¤ McKAY Kirsty : Zombie panic

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Souvenir de lecture : et sinon, c’est quand que cela commence ?

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Blog-o-livre (Blackwolf), La passion littéraire de Tristhenya, Le blog de Freelfe, Lectures trollesques (PtiteTrolle), Le dragon galactique (Tigger Lilly), Les lectures de Mylène, Nevertwhere, Ptite-boukinette (Azariel), Regard d’enfant (Thalia),  Un papillon dans la Lune, Unseelie’s diary (Thechouille) ont assisté aussi aux premières constructions de phrases de R.

CITRIQ

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Challenge Jeunesse YA.

Oh, une petite entrée pour le challenge jeunesse – young adult !

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Pic : Warm bodies par neeann.

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Catégories:MARION Isaac Mots-clés : , ,

BOUSQUET Charlotte – La peau des rêves ~ L’aube des cendres, tome 4

18 avril 2013 9 commentaires

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Aube des cendres La peau des reves Charlotte BousquetTitre : L’aube des cendres (La peau des rêves, tome 4)
Auteur : Charlotte BOUSQUET
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir

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Sur l’île, Lorelei va être fiancée à Rain et sauve in extremis Anja blessée. Toutes deux vont devoir revoir les choses pour tenter de réagir : mais il est parfois difficile de sortir du trou qu’elles ont elles-mêmes creusé (et aidées par d’autres). La priorité est de retrouver Milan pour instaurer un semblant de stabilité. Mais tous ne partagent pas cette décision. Cependant, Najma la conteuse n’est guère plus en sécurité que ses héroïnes.

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)°º•. Nous retrouvons les mêmes personnages que « L’aube des chimères » tome 3 car il s’agit de la même histoire. Nous sommes toujours à Berlin, sur l’île du clan d’Ishtar. Ce dernier se compose d’Attalus, le régnant, sa mère Inger et son fils, Rain. Nous croisons aussi Nefer maitre d’œuvre et sculptrice. Will est le garde du corps de Lorelei. L’avantage d’une histoire écrite en deux tomes et de voir les personnalités se révéler ou évoluer au sein des pages.
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Anja arrive à se relever et c’est avec une rage bien accrochée qu’elle va avancer, grâce à quelques appuis. Les chapitres sont alternés entre Anja et Lorelei : deux narrations pour marquer la séparation des équipes mais aussi pour pouvoir suivre l’avancée dans chaque camp. L’introspection de Lorelei est assez profonde, elle se remet entièrement en question. Du côté de Najma, nous avons quelques révélations : on avance, on avance.

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L aube des cendres)°º•. Le post apocalyptique est toujours présent dans cet univers mais il est moins marqué. S’il servait de décor dans les premiers tomes, ici ce n’est que pour indiquer l’origine des mutations. Le descriptif du monde est plus atténué pour se concentrer sur l’essentiel soit les thématiques et le scenario mais aussi pour laisser de la place à l’imagination. Charlotte Bousquet se focalise sur la tolérance et l’acceptation de soi. On note aussi et toujours quelques références musicales – qui ont l’air d’avoir de l’importance pour l’auteure.

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)°º•. « L’aube des cendres » est un tome qui se dévore littéralement. J’ai apprécié davantage cette aventure à celle de Cléo (tomes 1 et 2) mais les livres forment un véritable tout : une histoire gigogne intéressante pour la manière dont elle est traitée et pour les valeurs sous-marines notamment sur le rapport humain. J’ai trouvé la fin particulièrement touchante.
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Je confirme donc que la saga se construit bien sur 5 tomes sinon on serait plus que frustrés sans connaitre la « fin » de l’histoire de la conteuse Najma. Selon Elbakin, nous connaitrons les derniers mots de celle-ci dans une nouvelle qui sera attendue pour 2014.
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« L’aube des cendres » est le quatrième tome de « La peau des rêves » et conclut la deuxième histoire de Najma. L’imbrication proposée par l’auteure est originale ; la série bénéficie d’un scenario ficelé et d’une belle plume grâce à laquelle tout est amené avec facilité. Certains passages sont un peu moins crédibles de par leur tournure mais ce livre jeunesse – à partir de 13 ans – trouvera son public aussi auprès des adultes. Voici une saga de qualité dont on attend maintenant les tout derniers mots.

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)°º•. Biographie

Née en 1973, Charlotte Bousquet est une touche à tout. Tout à la fois, elle est auteur, traductrice et créatrice de jeux de rôle. Elle est aussi passionnée par l’histoire, la mythologie et les contes. L’illustration de couverture est de Mélanie Delon.

Son site, son blog.
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Dans le chaudron :
¤ Nuit tatouée, tome 1
¤ Nuit brûlée, tome 2
¤ Les chimères de l’aube, tome 3
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Souvenir de lecture : La fin, nous voulons la fin.
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Karline a aussi été émue par la fin de l’aventure d’Anja.
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Ce livre est une entrée pour le challenge Jeunesse/YA.
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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec les éditions de L’Archipel.

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Pic : Ankh par mrzn89.

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KIRKMAN & ADLARD – Walking Dead ~ Deuil & espoir tome 15, Un vaste monde tome 16

11 mars 2013 13 commentaires

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deuil et espoir walking dead kirkman Un vaste monde walking dead kirkmanTitres : Deuil & espoir, Un vaste monde (Walking dead, tomes 15 et 16)
Auteurs : Robert KIRKMAN & Charlie ADLARD
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut
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Deuil & espoir, volume 15
La communauté d’Alexandria se remet plus ou moins difficilement des derniers événements mais tous œuvrent pour la sécurité de leurs quartiers. Les blessures ne sont pas que physiques, certains se sentent floués, des couples se brisent et d’autres se forment. Le temps de la tranquillité n’est pas encore pour maintenant avec l’arrivée d’un homme qui sait parfaitement se battre.

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Un vaste monde, volume 16
L’équipe capture l’homme difficilement maitrisable et ce dernier leur explique qu’il vient de « La colline ». Mais on n’emprunte pas impunément à la colline sans un véritable échange… sans un juste retour des choses. Rick et la troupe ont-ils bien compris tous les tenants et les aboutissants d’un tel pacte ?

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un vaste monde walking dead 01)°º•. Pour ces deux tomes, le scénario manque de punch. Même si quelques événements arrivent, nous nous installons dans un cycle qui commence à devenir prévisible (16 tomes !). La catastrophe est finalement attendue, on perd peu à peu d’intérêt.

Le volume 15 est un tome de transition au titre évocateur. Et même si la venue du mystérieux Jésus amène un peu de fraicheur (et de menace ?), on sent que le tome 16 s’essouffle et manque considérablement d’action.

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Normalement les tomes calmes est le temps de la parlotte et de l’introspection mais les personnages demeurent mieux campés psychologiquement… comme par magie. C’est une sensation assez bizarre si on retourne deux tomes en arrière où on apprenait clairement des choses qu’on sous-tendait et dont on espérait bien voir les affres sur la vie au quotidien. Soit les personnages sont très bons pour cacher leurs pires horreurs, soit ils vont beaucoup mieux grâce à de la poudre de perlimpinpin.

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On croise fortement les doigts pour espérer que Kirkman quitte sa zone de confort et l’aspect un peu répétitif pour mieux rebondir dans « terrifiant » le volume 17. La question de l’acclimatation par rapport à la mort reste la plus grande en suspens.

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)°º•. Côté illustrations, les pleines pages alimentant un événement capital sont toujours très bien léchées. Il n’en demeure pas moins que je trouve qu’il y ait quelques ratés dans la position du corps, dans les expressions de visage. Maggie et Glenn perdent énormément de leur identité physique au cours des tomes. Les traits de Rick semblent parfois grossiers. Certains passages sont réellement bâclés.

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deuil et espoir walking dead 01

Là, ils sont censés être très en colère.

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« Deuil & espoir » ainsi que « Un vaste monde » ne transcendent pas le lecteur et il faudra se montrer patient pour en savoir davantage sur la question de l’acclimatation concernant la mort. Parfois, comportement et traits de dessin des personnages sont un peu en deçà de ce que nous présente en général le combo Kirkman-Adlard. Le scénario est un peu plus faiblard, mais on l’espère, pour découvrir un coup de punch au volume 17.

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)°º•. Biographies
Robert Kirkman né en 1978 est un auteur de comics, apparemment ultra méga connu surtout pour « Walking Dead », « Invicible » et « Marvel Zombies ». Charlie Adlard, né en 1966 est connu en Angleterre pour nombre de ses travaux dans la revue « 2000 AD ». Evidemment, son notoriété va croissante avec le succès de Walking Dead.
Leurs sites officiels : Robert Kirkman & Charlie Adlard.

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un vaste monde walking dead 02  deuil et espoir walking dead 02

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Dans le chaudron :
¤ Passé décomposé, tome 1
¤ Cette vie derrière nous, tome 2
¤ Sains et sauf ?, tome 3
¤ Amour et mort, tome 4
¤ Monstrueux, tome 5
¤ Vengeance, tome 6
¤ Dans l’œil du cyclone, tome 7
¤ Une vie de souffrance, tome 8
¤ Ceux qui restent, tome 9
¤ Vers quel avenir ?, tome 10
¤ Les chasseurs, tome 11
¤ Un monde parfait, tome 12
¤ Point de non-retour, tome 13
¤ Piégés !, tome 14

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Souvenir de lecture : Oui bon, et si on passait au suivant ?

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Ces deux volumes ont été croqués en lecture commune avec ma copinette Valeriane.
Nevertwhere (Vert) parle du tome 15, Délivrer des livres (Hérisson08) du tome 16 ; Spocky, du tome 15 et du tome 16.

CITRIQ

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COLLINS Suzanne – Hunger games ~ Hunger games, tome 1

22 février 2013 48 commentaires

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Hunger GamesTitre : Hunger games (Hunger games, tome 1)
Auteur : Suzanne COLLINS
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir

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A Panem, sont lancés les 74e jeux annuels de la faim. Chacun des 12 districts doit fournir deux tributs sélectionnés parmi tous leurs adolescents entre 12 et 18 ans. Le gouvernement réunit la population autour des Hunger Games ; les 24 participants tirés au sort bénéficient d’un entrainement rapide et d’un relooking complet puis sont enfermés dans une arène. Le dernier survivant gagne les jeux avec à la clef des aides pour son district. Le tout est diffusé sur grand écran avec ordre pour les habitants de regarder. Show, juges et règles ont été créés pour saboter les envies de rébellion.

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Hunger Games)°º•. Dans une Amérique du nord post apocalyptique, Panem est distribué en 12 districts (et dont le 13e a été anéanti). Chacun bénéficie d’une spécialité, de compétences ou de matières premières propres (minerais ou agricoles). Les habitants sont dans la main de Panem et sont régis par des lois strictes.
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Le District 12 est représenté part Katniss et Peeta.
En réalité, Katniss se porte volontaire quand le nom de sa sœur, Primerose est tiré au sort. C’est une héroïne dans laquelle beaucoup de monde se reconnait. A 16 ans, elle assume la responsabilité de subvenir aux besoins vitaux de sa famille et elle a un caractère bien affirmé.
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Nous rencontrons également Haymich, entraineur et ancien gagnant de leur district, mais aussi Cinna leur styliste. Nous faisons rapidement connaissance aussi avec Gale, l’ami de Katniss et j’ai trouvé très attendrissante Rue, la benjamine des participants de cette 74e édition.

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)°º•. Cette dystopie met en avant les facettes du monde : déchéance et déviance. Par la perversité de la téléréalité, Suzanne Collins montre que finalement nos propres émissions ne sont pas si loin que les Hunger Games dans la bêtise : jusqu’où peut-on aller dans l’horreur ? Quelles sont les limites, les changements de règles acceptables ?
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L’auteur définit l’humanité par ses pouvoir et asservissement. Elle traite également de la responsabilité citoyenne, de la liberté de penser et de faire… et de ses conséquences. Par ailleurs, on se rend compte que les méchants – s’ils peuvent avoir ce titre – n’ont pas réellement de visage dans ce tome.
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Nous disposons finalement de très peu d’informations concernant l’univers ou son Histoire. C’est grâce à cette technique que le lecteur est plus impliqué ; il se sent dans un environnement contemporain qui lui sied.

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)°º•. Ce roman estampillé jeunesse peut aussi s’adresser aux adultes. C’est d’ailleurs pour éviter d’oppresser ce public précis qu’on peut noter une contradiction entre la violence des jeux de la faim et les morts causées par l’environnement plus que par les personnages. Cela donne une version plus propre et gentillette.
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Les scènes de mort sont du domaine du soft : on mise sur la compétition et l’intérêt des autres sentiments même si la mission première est la survie des personnages. Suzanne Collins fait appel à une palette d’émotions : peur, angoisse, doute, indécision, frustration, colère, soulagement.  Le tout est renforcé par le point de vue exclusif de Katniss.
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La trame directe est assez facile d’accès : l’écriture est simple et fluide. Les 27 chapitres assez courts se partageant les 379 pages permettent une lecture aisée. Les phrases courtes à impact œuvrent pour un style percutant. C’est un très bon page-turner puisqu’on oublie notre propre monde pour se plonger dedans. En vérité, l’histoire est assez linéaire sans grande surprise : il n’y a pas un suspense haletant général (qui doute de l’issue ?) ; certains passages sont ultra convenus mais le style de Suzanne Collins fonctionne bien. J’ai eu une certaine satisfaction de voir que cette 74e édition des jeux ne durait pas durant toute la trilogie mais se terminait au premier tome. Ce roman est un peu fermé et les lecteurs peuvent s’arrêter ici si la lecture de la trilogie entière ne les intéresse pas.

L’adaptation cinématographique est plutôt fidèle. Une séance VOST en soirée et en semaine était majoritairement remplie de jeunes hommes autour de la trentaine. Auraient-ils fait un amalgame avec Battle Royale ?

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Grâce à une plume directe, Suzanne Collins nous entraine vers un univers où les sensations brutes ont une place de choix. C’est en « mode survie » qu’on découvre nos personnages. La description de l’environnement est quasi inexistante pour mettre davantage en avant les émotions et affuter l’empathie du lecteur. Phrases et chapitres courts permettent une immersion rapide et totale. Ce roman jeunesse – yound adult reste relativement doux sur la question de la mort.

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)°º•. Biographie
Née en 1962, Suzanne Collins est un écrivain américain. Malgré plusieurs livres de fantasy à son actif, c’est avec la trilogie Hunger Hames qu’elle connait un succès mondial.

Son site.

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Souvenir lié à ma lecture : lire le livre en 2 jours pour le voir au cinéma avec Eirilys lors de son séjour chez moi.

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Biblioblog (Laurence), Blog-o-livre (BlackWolf), Charabistouilles, Dans ma bibliothèque (Roz), Délivrer des livres (Hérisson08), Imagine…erre (Arutha), L’antre des livres (Lady K), La p(ile) à l(ire) d’Hécléa, Lectures et farfafouilles (Edelwe), Lectures trollesques (PtiteTrolle), Le marque-page de Choukette, Les mots de Mélo, Lis tes ratures (Lyra Sullyvan), Madly Pagal (Taliesin), Mes lectures de l’imaginaire (Olya), Mon coin lecture (Karine), Muti et ses livres (Mutinelle), My inner shelf (Carole), Sorcelleries (Sita), Sous le feuillage (Lael), The library at Hurtfew (Eirilys), Valunivers ont aussi regardé cette 74e édition.

CITRIQ

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Challenge Jeunesse YA.

Et voici une petite participation qui compte pour le challenge jeunesse – young adult.

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Pic : The Hunger Games par Sunshineyellowful.

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Catégories:COLLINS Suzanne Mots-clés : ,

KIRKMAN & ADLARD – Walking Dead ~ Point de non-retour tome 13, Piégés ! tome 14

18 décembre 2012 26 commentaires

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Point de non retour Walking Dead KirkmanPieges Walking Dead KirkmanTitres : Point de non-retour, Piégés ! (Walking Dead, tomes 13 et 14)
Auteurs : Robert KIRKMAN & Charlie ADLARD
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir

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Point de non-retour, volume 13
Rick et toute la troupe essaient de faire leur place parmi la communauté proche de Washington. Il leur est difficile de se plier aux règles sans être méfiant envers ces nouvelles personnes. Le retour à la vie-presque-tranquille est difficile et bientôt quelques contrariétés éclatent au grand jour.

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Piégés !, volume 14
A la suite d’un décès marquant, Rick prend les commandes de la communauté. Cette dernière n’est pas entrainée aux situations extrêmes, les coups de feu partent et ont été entendus très loin sur la plaine. C’est une horde entière de zombies qui débarque au portail de la collectivité.

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Point de non retour Walking dead 01)°º•. Le tome 13 « Point de non-retour » est très calme… ce qui permet à Kirkman de proposer un focus sur Michonne et Abraham (en plus de Rick, cela va de soi). On se rend compte que le rôle de Carl est de plus en plus élaboré… du haut de ses 8 ans (ou presque). Il est vrai qu’on n’en sait finalement que très peu sur le ressenti des enfants. On ne peut pas vraiment compter sur Kirkman pour parler de Sophie mais il nous fait apparaitre parfois Carl comme un enfant gâté… sentiment qui suppose qu’un monstre est caché sous le lit.
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Durant le tome 14, on a du zombie, plein de zombies ; et ça fait du bien. Par contre, les pertes seront lourdes. Hop, cela suppose un nouveau rebondissement… mais Kirkman nous laisse sur un cliffhanger assez flou, on peut formuler plusieurs hypothèses quant au devenir du petit groupe.

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Pieges Walking Dead 01)°º•. Il aura fallu pas moins de 10 tomes avant que je me fasse au style de Charlie Adlard. Quelques imperfections sont encore à lister, mais dans l’ensemble, cela va mieux dans le sens où je vois moins « de détails » sautant aux yeux. (Les onomatopées non traduites sont toujours d’actualité). Parmi les bonus du tome 13, j’ai beaucoup aimé la couverture américaine du #76. J’ai aimé la page 33 du tome 13 qui pourtant n’est pas folichonne, mais on sent cette lassitude et la formulation à voix haute ; la page 43 du tome 14 où le suspense est à son comble. Et en double page, dans les deux tomes, c’est la 48/49 que j’ai le plus appréciée.
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Maintenant, parlons du point d’orgue de ce tome 14 : l’accélération scénaristique est bien menée grâce à la neige qui tombe plus drue à chaque case avec l’alternance des scènes : celle de l’action dans le camp, brute avec beaucoup de monde et où le manque de sécurité est flagrant et celle d’une discussion sérieuse en tête-à-tête à l’intérieur d’une maison, passablement en sureté. Le rythme soutenu est crescendo et c’est un tour de main dont je peux féliciter Adlard. Un des meilleurs des 14 tomes lus, à mon sens. Malgré quelques prévisions faciles à deviner, le tome est encore plus prenant après « l’accident ».

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)°º•. Dans « Point de non-retour », on sent que les sentiments sont exacerbés, les personnages se méfient de tout et de tous, même s’ils restent relativement « confiants » envers leur petit groupe initial. Ce tome très très calme permet d’aborder quelques sentiments mais trop peu développés à mon goût. La violence physique et le poids moral priment ; les rapports humains sont au centre. Malgré quelques ellipses, je trouve que les règlements de situation sont trop rapides pour être convaincants (choix de leader, cas de violence conjugale).

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« Piégés ! » est un tome sous adrénaline, la tempête après le calme du tome 13, un fonctionnement scénaristique redondant dans cette saga. Les nombreux rebondissements nous font tourner les pages très vite. On se frotte à une horde et on est pris par surprise du sentiment naissant : l’espoir. Le livre renferme très peu de temps morts, tout s’enchaine à la perfection comme une mécanique bien huilée. On savoure et ce n’est qu’ensuite qu’on pense « Oh, les pauvres, quand même ».

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Si « Point de non-retour » est pratiquement à la limite de nous perdre dans des sentiments peu développés et quelques aspects d’histoire qui trainent en longueur, « Piégés ! » saura susciter un regain de plaisir : zombies à tout-va, enchainement rapide et bien emmené niveau actions. Quelques pertes humaines au programme, normal, donc.

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)°º•. Biographies
Robert Kirkman né en 1978 est un auteur de comics, apparemment ultra méga connu surtout pour « Walking Dead », « Invicible » et « Marvel Zombies ». Charlie Adlard, né en 1966 est connu en Angleterre pour nombre de ses travaux dans la revue « 2000 AD ». Evidemment, son notoriété va croissante avec le succès de Walking Dead.
Leurs sites officiels : Robert Kirkman & Charlie Adlard.

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 Point de non retour Walking dead 02  Pieges Walking Dead 02

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Dans le chaudron :
¤ Passé décomposé, tome 1
¤ Cette vie derrière nous, tome 2
¤ Sains et sauf ?, tome 3
¤ Amour et mort, tome 4
¤ Monstrueux, tome 5
¤ Vengeance, tome 6
¤ Dans l’œil du cyclone, tome 7
¤ Une vie de souffrance, tome 8
¤ Ceux qui restent, tome 9
¤ Vers quel avenir ?, tome 10
¤ Les chasseurs, tome 11
¤ Un monde parfait, tome 12

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Souvenir de lecture : Valériane avait tout deviné. Qu’elle est forte !

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Ces deux volumes ont été croqués en lecture commune avec ma copinette Valeriane.
Nevertwhere (Vert) vous parle des tomes 13 à 15 et Spocky du tome 13 et aussi du tome 14.

CITRIQ

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Et voilà la dernière chronique pour le challenge Fins du monde.

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ROUX Madeleine – Un blog trop mortel

7 décembre 2012 27 commentaires

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Un blog trop mortelTitre : Un blog trop mortel
Auteur : Madeleine ROUX
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut

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Le monde est ravagé par les zombies depuis que l’Infection a été déclarée. Allison Hewitt a réussi à se calfeutrer dans la réserve de la librairie où elle travaille. Malheureusement, au vu des moyens dont elle dispose, elle va devoir se sauver. Allison réussit à se cacher et tient un blog créé sur le réseau de l’armée pour ne pas sombrer. Elle y raconte son quotidien, ses rencontres, ses peurs et ses doutes. Mais dans la vie, il n’y a pas que le net, il y a les zombies aussi.

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)°º•. Bien qu’étant une jeune fille un peu frêle, Allison n’en est pas moins débrouillarde. Son but est de survivre et aussi de retrouver sa mère. Tout du long, elle gardera les yeux écarquillés sur cette situation mais elle s’adaptera – sans avoir le choix – en passant par des phases d’hallucination où elle se demande si elle ne rêve pas. L’héroïne ne ressemble pas à la pimbêche aux yeux de panda (qui a oublié de se démaquiller) présente sur la couverture. Son arme de prédilection est la hache. Je n’ai pu qu’aimer cette image d’une jeune femme maniant un tel matériel ; j’ai trouvé ça juste… très bon. Je n’ai pu que valider son choix, qui s’avèrera aussi le mien à partir du 21 décembre. Elle n’est pas non plus dénuée d’autodérision. C’est grâce à son caractère et son comportement que le livre est plaisant.

Nous croiserons aussi d’autres personnages tels que Ted, Collin, Ned et ses garçons ainsi que Jullian.

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Un blog trop mortel)°º•. A l’origine et avant la parution du livre, l’histoire d’Allison était écrite via l’intermédiaire d’un blog par Madeleine Roux. Le succès a été tel qu’elle a été transposée en roman. Il faut alors passer outre le concept du blog sur papier qui casse à mon goût toute l’histoire ; ce n’est pas crédible pour un sou : manque de réalisme, commentaires peu plausible et accessibilité au net en pleine apocalypse ?
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Le titre VO est moins porté sur le phénomène de mode de blog en littérature : Allison Hewitt is trapped et bien plus intriguant également. Heureusement ce one shot (un avantage à lui tout seul) passe très bien si on sait le prendre au second degré ; l’humour est assez présent. Il n’y a pas de réelles descriptions des lieux, ce qui compte est les sentiments et les actions. Il ne faut pas non plus chercher l’histoire bien ficelée mais quelques détails sont surprenants. Par contre, ce livre n’est pas un livre doucereux pour adolescent, le ressenti quant aux situations y est développé. Si Allison manie la hache, vous vous en doutez bien que c’est pour décapiter quelques têtes zombifiantes, les scènes sont donc monnaie courante.

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Outre le concept de « blog » au format papier qui ne passe pas réellement, « Un blog trop mortel » propose une héroïne à l’autodérision mordante et à la hache bien affutée. Quelques zombies et autres sentiments au programme. Une histoire au second degré qui fonctionne bien.

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Un extrait ; le blog à l’origine du livre.

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Dans le chaudron :
¤ Zombie panic

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La bibliothèque de Glow, La bibliothèque malounienne, La passion littéraire de Tristhenya, La pause lecture (Emma666) ont aussi vu les ravages causés par une hache.

CITRIQ

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Challenge Fins du MondeChallenge Jeunesse YA.
Avec ce livre, on avance doucement vers la fin du challenge Fins du monde et cela fait une entrée au challenge jeunesse/YA.

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Pic : The axe effect par ScarletteDeath.

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Catégories:ROUX Madeleine Mots-clés : , ,
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