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PRIEST Christopher – Conséquences d’une disparition

18/10/2018 13 commentaires

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Couverture du roman Conséquences d'une disparition de Christopher PriestTitre : Conséquences d’une disparition
Auteur : Christopher Priest
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Christopher Priest parle du livre sur son blog (en anglais)
Lire les premières pages

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Ben Matson vit tranquillement en famille sur l’île écossaise de Bute quand il apprend brutalement la mort de Kyril Tatarov, un scientifique renommé. Il l’avait interviewé voilà dix-sept ans et des souvenirs remontent à la surface. Notamment la disparition de la femme qu’il a tant aimée, Lilian Viklund, dans les attentats du 11 septembre 2001. Les rencontres qui suivent l’amènent toujours au même questionnement : l’effondrement du World Trade Center.

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Réinventer un événement réel dans une version romancée m’avait fait toucher du doigt l’importance de la fiction, de la narration, lorsque la vérité était trop malséante ou trop complexe, ou tout simplement une chose que l’on préférait ne pas révéler. On pouvait toujours raconter une histoire.

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Le roman de Christopher Priest tourne autour des attentats du 11 septembre 2001, le plus gros événement médiatique et à controverses. Le sujet n’a pas donné toutes ses réponses. Les conséquences de ce drame ont marqué l’humanité au niveau de la politique mondiale. L’auteur l’indique clairement : ce n’est pas un travail de journalisme même si son protagoniste l’est de métier. Christopher Priest émet des hypothèses sans verser dans le conspirationnisme, en évitant soigneusement la psychose de masse. Il donne même envie de nous replonger dans les informations liées à l’événement.

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Si des gens définissent des situations comme réelles, alors elles sont réelles dans leurs conséquences. Autrement dit, c’est l’interprétation d’une situation qui détermine l’action.

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Il peut exister des impressions sur les attentats qui reposent sur une dissonance cognitive et c’est par cette brèche que l’auteur s’engouffre.

Deux fils temporels se mélangent : on retrouve Ben Matson, le protagoniste sur plusieurs époques. Dans la (re)construction de ce dernier, une ombre hante son présent, et ce, sans mièvrerie. Le réalisme des personnages est un élément réussi – comme souvent dans les romans de Christopher Priest – et cela me captive.

Par l’utilisation d’un accident cérébral vasculaire à l’un des personnages, on remarque que des souvenirs peuvent être présentés, vécus et surtout rapportés de manière déformée. Quid de l’interprétation ? Cela rejoindra alors les incohérences de cette catastrophe et d’un raisonnement global illogique.

Le symbolisme est manié avec force et intensité, en usant des métaphores. Le cerveau du lecteur démarre alors au quart de tour durant la lecture pour se demander tout simplement s’il n’existe pas plusieurs réalités.

Dernier fil à ajouter à ce schéma : le traumatisme qui va tenailler une personne, celui d’avoir perdu un être proche sans avoir la certitude qu’il est réellement décédé.

On arrive au point d’orgue, on parle de disparition : des deux tours, d’un amour, de la mémoire et de la vérité.

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La dernière raison pour laquelle je ne pouvais accepter l’idée d’un complot était la plus difficile à écarter : c’était la peur.
Pour moi, considérer qu’une quelconque officine gouvernementale américaine pût être complice de la mort de tous ces innocents impliquait d’infirmer une vie entière de postulats sur le monde dans lequel j’avais grandi.

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La qualité de l’écriture est toujours présente, avec le style raffiné de cette plume ; et de l’habilité à dérouler une telle intrigue.

On reconnait facilement les bases d’un thriller psychologique avec la touche priestienne qui embrasse le jeu avec la réalité, l’interrogation permanente sur la fiabilité des événements exposés et sur l’identité des personnages. On en vient à douter de tout, jusqu’à la narration.

Certains éléments ont été abordés trop succinctement pour moi comme les instants avec Tatarov qui m’ont semblé trop courts. Je me suis également demandé où l’auteur voulait m’emmener, si j’y suis bien arrivée et si j’ai bien appréhendé le cheminement.

Je pense que circonspection répond à la question puisque systématiquement après la lecture d’un roman de Christopher Priest, je songe à l’histoire durant plusieurs jours.

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« Conséquences d’une disparition » demeure un roman abordable, sans doute celui à l’intrigue la moins mystérieuse des titres de l’auteur que j’ai déjà lus. Il reste proche de ses thèmes de prédilection (pour ma plus grande joie), et de façon voulue, quelques zones de réflexion restent ombreuses.

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Photographie du roman de Christopher Priest titré "Conséquences d'une disparition" paru aux éditions Denoël
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Le chien critique, Les Lectures du Maki (Yogo)Lorhkan et les mauvais genres ont certainement visualisé l’image d’un Boeing 747.

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ATWOOD Margaret – La servante écarlate

04/10/2018 25 commentaires

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Couverture du roman intitulé La servante écarlate écrit par Margaret Atwood. Edition DeluxeTitre : La servante écarlate
Autrice : Margaret Atwood
Plaisir de lecture : Livre fantas… tique

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J’attends. Je me compose un moi. Mon moi est une chose que je dois maintenant composer, comme on compose un discours. Ce que je dois présenter, c’est un objet fabriqué, pas un objet natif.

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Dans ce roman d’anticipation, on sait que les États-Unis se sont surprotégés vis-à-vis des attaques terroristes. La baisse du taux de fertilité et la naissance d’enfants non viables à cause des pollutions, remettent en cause la survie de l’humanité.
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Un putsch du gouvernement a eu lieu et s’est installée une dictature théocratique. Elle s’appuie sur les mécanismes du pouvoir et de la coalition totalitaires. L’oppression renvoie les femmes dans leur foyer. La vie est aseptisée, ultra surveillée dans les faits et gestes, l’austérité devient la priorité. Conditionnement et délation sont des éléments communs.
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Dans la République de Gilead, les femmes sont triées selon leur utilité utérine et leur docilité. Ainsi les Épouses se révèlent être les femmes des Commandants et de parfaites maîtresses de maison (fertiles ou non), les femmes qui ne peuvent plus procréer mais peuvent servir de petites mains deviennent les Martha en s’occupant des tâches relatives à l’entretien du foyer, les femmes ayant un système reproductif valide sont les servantes écarlates, les femmes qui forment ces dernières sont les tantes, enfin le rebut de la population féminine travaille aux colonies, à manipuler des déchets toxiques.

La vêture relève des « castes » de cette hiérarchie : les Épouses sont toutes de bleu vêtues, les Martha sont en vert, les servantes en rouge avec une coiffe blanche additionnée d’ailes qui diminuent le champ de vision quand elles vont en extérieur, les tantes sont en marron et celles aux colonies sont en gris. (Ce n’est pas sans rappeler le roman « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley).

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Notre fonction est la reproduction ; nous ne sommes pas des concubines, des geishas ni des courtisanes. Au contraire : tout a été fait pour nous éliminer de ces catégories. Rien en nous ne doit séduire, aucune latitude n’est autorisée pour que fleurissent des désirs secrets, nulle faveur particulière ne doit être extorquée par des cajoleries, ni de part ni d’autre ; l’amour ne doit trouver aucune prise. Nous sommes des utérus à deux pattes, un point c’est tout : vases sacrés, calices ambulants.

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Nous suivons Defred, femme de notre société qui a tout perdu, jusqu’à son prénom. Comme elles, les femmes ont vu tous leurs acquis disparaitre : indépendance, possibilité de travailler, droit à disposer de leur corps. La théocratie a annihilé toute forme de pensée. Defred n’est plus une personne, elle n’a ni nom, ni argent à dépenser, ni activité ou loisir comme la broderie ou même pire, la lecture.
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Le lecteur a accès au point de vue de la narratrice, sans savoir quoique ce soit de la situation politique et sociétale. Le monologue oscille entre son présent et son passé qui représente tout un monde. Elle tente de s’accrocher à sa vie d’avant et à ses souvenirs pour ne pas perdre pied, mais elle a l’impression qu’ils sont déjà corrompus. Ses souvenirs sont autant de marques d’identité. On suit son arrivée dans la nouvelle maison, son quotidien, dénué de tout intérêt, tour à tour dangereux et las.

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Nolite te salopardes exterminorum

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Cette dystopie est une histoire qui a peu vieilli. Écrit en 1985, le récit est tout aussi féroce qu’engagé. Il glace le sang car il rapporte une situation qui pourrait être notre réalité. Une certaine lenteur horrifique s’installe et aborde un présent d’une violence extrême. Defred devient une matrice pour dignitaires qui veulent revaloriser la race humaine. Le viol est institutionnalisé et appelé « Cérémonie ».

J’ai été captivée par le récit de ce roman intime ; qui comportement une dimension féministe singulière. En tant que femme, c’était étrange pour moi d’être propulsée dans ce monde de terreur. La résonance religieuse donne prétexte aux hommes de restreindre les libertés des autres et surtout celles de femmes. « La servante écarlate » peut donner l’alerte et conseiller de rester vigilant.e quant aux conséquences d’une société liberticide. La lecture amène à la réflexion entre le péril de nos libertés et le questionnement général qu’elle soulève.

Ce livre contient un épilogue ; que je considère personnellement comme « de trop » a posteriori. Mais qui, à chaud (de lecture) permet clôturer cette histoire un peu plus sereinement.

Détails sur la nature de l’épilogue (à déplier)

Le récit est écrit comme une retranscription de cassettes audio retrouvées dans la maison. L’épilogue prend la forme d’une conférence d’historiens dans un avenir plus lointain durant laquelle la reproduction est analysée. Elle permet une fin ouverte (dans laquelle s’engouffre l’adaptation télévisée dès la saison 2).

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Ce livre a été adapté en série télévisée, orchestrée par Bruce Miller avec en premier rôle, l’actrice Elisabeth Moss. Actuellement, elle comprend deux saisons et une ultime est en cours de production.
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Ce livre m’a été offert en début d’année, j’ai flashé sur la version de luxe avec sa tranche rouge et sa couverture impactante (je l’avais donc mis sur ma liste d’envies). Après hésitation, je l’ai lu après avoir visionné les saisons 1 et 2. Si j’évoque la série c’est parce qu’il est délicat pour moi de déterminer réellement l’emprise de la lecture seule, si j’aurais pu être autant prise aux tripes. J’ai été propulsée dans un univers très photographique et qui se prête excellemment bien au support télévisuel. L’histoire prenait vie sous mes yeux dans ma tête avec le visage des acteurs. Ces deux media se complètent : le point de vue interne exclusivement dans le livre devient un point de vue externe dans la série pour une question – je suppose – de richesse d’intrigue.

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Il y a du temps à perdre. C’est l’une des choses auxquelles je n’étais pas préparée : la quantité de temps inoccupé, les longues parenthèses de rien. Le temps, un bruit blanc. Si seulement je pouvais broder. Tisser, tricoter, quelque chose à faire de mes mains. J’ai envie d’une cigarette. Je me souviens d’avoir déambulé dans des galeries d’art, parcourant le XIXe siècle : l’obsession des harems, qu’ils avaient alors. Des douzaines de tableaux de harems, femmes grasses paresseusement étendues sur des divans, coiffées de turbans ou de toques de velours, à se faire éventer avec des plumes de paon, un eunuque à l’arrière-plan montant la garde. Études de chair sédentaire, peintes par des hommes qui n’étaient jamais entrés dans ces lieux. Ces tableaux étaient censés être érotiques, et je les croyais tels, à l’époque ; mais je vois maintenant ce qu’ils représentaient réellement : c’était une peinture de l’animation suspendue, une peinture de l’attente, d’objets non utilisés. C’était une peinture qui parlait d l’ennui.
Mais peut-être l’ennui est-il érotique, pour les hommes, quand il est figuré par des femmes.

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Fan art de la servante écarlate, roman d'Atwood Fan art du roman The Handmaid's tale de Margaret Atwood

Mise en scène du roman "La servante écarlate" de Margaret Atwood

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Logo challenge Halloween 2018Pour une sélection automnale, Valériane a choisi ce titre pour me mettre dans l’ambiance d’Halloween alors que l’automne pointait le bout de son nez chez elle.

Ce livre est terriblement parfait pour frissonner dans le cadre du challenge Halloween.

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Les lectures de Bouch’, Yogo (Les lectures du Maki)Liza Helle (page 39), Lorhkan et les mauvaise genresNevertwhere ont aussi mis un pied en République de Gilead.

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Crédits : #01 Marta Dec, #02 Rubén

SHUSTERMAN Neal – La Faucheuse ~ Thunderhead, tome 2

31/05/2018 8 commentaires

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Couverture du livre "Thunderhead" de Neal Shusterman, il s'agit du tome 2 de la série La FaucheuseTitre : Thunderhead (La Faucheuse, tome 2)
Auteur : Neal Shusterman
Plaisir de lecture :  Livre fantas… tique
Tome 1
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Dame Anastasia, fraîchement assermentée prend son travail de faucheuse à cœur, en y incluant une particularité de moisson. Prise d’amitié avec sa mentor, elles restent en bonnes relations, vivent et fauchent ensemble. Maître Lucifer est devenu une légende urbaine car il œuvre uniquement pour ses valeurs… qui vont à l’encontre de la communauté pétrifiée des Faucheurs. Le tout sous l’œil permanent et scrutateur du Thunderhead.

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J’étais curieuse de découvrir « Thunderhead » car j’avais beaucoup aimé le premier tome « La Faucheuse ». J’étais déjà prête à ce que l’histoire retombe comme un soufflé, sensation déjà vécue avec quelques trilogies classées « jeune adulte » (YA). Je ne vous ferai vivre aucun suspense : j’ai aimé ma lecture !
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Les points de vue des narrateurs sont récurrents ; Neal Shusterman introduit le personnage de Grayson. J’ai pris plaisir à retrouver Citra et Rowan, à travers qui nous découvrons leur vie et toujours davantage sur les règles qui régissent cette société.
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Alors que nous avions des extraits du journal de bord des Faucheurs, dans ce deuxième tome, ce sont les « pensées » du Thunderhead qui sont insérées en début de chapitre. Il est truculent d’avoir accès aux observations de cette intelligence artificielle, comprendre comme il réfléchit sachant qu’il n’est ni omniscient, ni impotent. Il pourrait l’être, mais il souhaite s’occuper de tout sauf de la vie et de la mort des humains. Beaucoup d’interrogations géopolitiques et les dérives possibles de notre réalité sont soulevées.
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Le roman s’inscrit dans une pluralité – pluralité des expériences, pluralité des points de vue, pluralité des questionnements et s’avère peu manichéen (d’un point de vue extérieur, si l’on n’a pas lu les livres, on peut s’en étonner alors qu’il est surtout question de Faucheurs !). J’ai été rassasiée concernant le rythme, les retournements de situation, les révélations et le niveau de manipulations ; à un rythme dont l’auteur avait donné la cadence dès le premier tome.
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Ce que j’ai préféré, ce sont tous ces détails sur le fonctionnement de cette société, aussi originale que complexe. On entre dans la décadence de l’univers des Faucheurs où les « traditionnels » se confrontent au « nouvel ordre ». Nous est révélé le monde des malpropres, aspect sociétal que Neal Shusterman n’avait pas abordé jusque-là.
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Le suspense est bon, bien que le livre se termine sur un énorme cliffhanger (et c’est un euphémisme). La vision de l’intelligence artificielle est déstabilisante. L’univers est pensé dans les moindres détails et avec perspicacité. C’est validé !

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Fan art d'Anastasia de Peter's really pretty pour le livre Thunderhead de Neal Shusterman Fan art de Lucifer de Peter's really pretty pour le livre Thunderhead de Neal Shusterman

Dame Anastasia | Maître Lucifer
Par Peter’s really pretty

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Encres & Calames (Sia), Le Chat du Cheshire (Léa), Lectures trollesques (PtiteTrolle)Muti et ses livres (Mutinelle), Ptite-Boukinette (Azariel) se demandent si elles seraient des traditionnelles ou membre du Nouvel Ordre.

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SINISALO Johanna – Le Reich de la Lune

25/05/2018 7 commentaires

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Couverture du livre "Le reich dans la lune" de Johanna Sinisalo aux éditions Actes SudTitre : Le Reich de la Lune
Autrice : Johanna Sinisalo
Plaisir de lecture Livre avec regrets
Lire les premières pages

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Après la défaite d’Hitler durant la seconde guerre mondiale, les nazis se sont réfugiés dans une base en Antarctique avant de rejoindre par fusée la Lune. Sur place, ils vivent dans un complexe souterrain et planifient leur reconquête du monde. En 2018, une fusée américaine alunit sur leurs sols et emmène avec elle, humains et avancées technologiques. Les nazis envoient une équipe d’espions sur Terre pour récupérer la nouvelle technologie qui permettra de finaliser leurs outils mais la mondialisation a totalement transformé la société.

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Johanna Sinisalo a rédigé – à la demande de son agent et de son éditeur allemand – « Le Reich de la Lune » en s’appuyant sur différentes versions du scénario qu’elle avait écrit pour le film « Iron Sky ». Le livre est une sorte de writer’s cut.

Comme j’ai vu initialement le film en 2012, mon avis est empreint de mes souvenirs « visuels » du long-métrage.
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2047, Renate revient sur ses impressions d’antan et parcourt son journal intime composé en 2017 et 2018 qu’elle a surnommé Kitty. Elle délivre ses souvenirs et en tire une analyse. C’est par ce biais que démarre l’uchronie dont le point de divergence se situe au suicide d’Hitler.
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Les conditions de vie sur la Lune ne sont pas présentées ni même la possibilité de s’y établir durablement. Ne vous méprenez pas, l’objectif est tout autre : proposer une histoire dont l’aspect absurde est très appuyé. En empruntant l’axe de la révolution numérique, l’autrice reviendra superficiellement sur l’évolution de notre société et toutes les dérives et autres abus réalisés au détriment de la santé de notre planète (D’ailleurs, si les nazis sont surpris en découvrant le smartphone d’un des astronautes, ils ne sont guère perturbés par les évolutions technologiques découvertes sur Terre).
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Je n’aurais pas qualifié le roman de « délicieusement barré, joyeusement rocambolesque et délibérément grinçant » comme l’indique le quatrième de couverture. Car je n’ai été ni surprise, ni pliée en deux de rire et que l’intrigue reste très prévisible. C’est divertissant tout au plus. En comparaison, le film est drôle mais pas tout le temps. Et quand il ne l’était pas, les images compensaient.

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Venons au point qui m’a fortement chiffonnée : le roman est censé développer l’idée originelle du film – l’émigration des Nazis sur la Lune – et se terminer où le film commence. Mais que nenni, « Le Reich de la Lune » reprend l’histoire du film dans son intégralité sans apporter de nouveaux éléments (j’ai vérifié, j’ai revisionné le film après lecture).

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Dans le chaudron :
¤ Jésus contre Hitler de Neil Jomunsi : le titre est parlant et vous croiserez d’autres personnalités, aspect absurde et humoristique important
¤ Max de Sarah Cohen-Scali : fiction percutante de la vie d’un enfant aryen, il en est le protagoniste dès sa position in utero
¤ Lebensborn, la fabrique des enfants parfaits de Boris Thiolay : livre documentaire sur les établissements pour créer des enfants répondant aux critères de la pureté raciale « aryenne » ; l’auteur revient avec beaucoup de tact et une écriture concise sur la vie de ces enfants français

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Pour ce mois de mai, Valériane a jeté son dévolu sur un livre-tout-neuf-en-pile-à-lire qui lui fait de l’œil à elle aussi. Alors quoi de mieux que de me le faire lire pour avoir une première impression ?

 

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Anudar (et sa grande bibliothèque) a davantage été séduit que moi par cette « satire mordante » ; il a aussi initialement visionné le film avant de lire le roman. Angua (Journal semi-littéraire) a trouvé sa lecture jouissive.

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CONEY Michael – Le Chant de la Terre ~ Le roi de l’île au sceptre, tome 5

05/03/2018 6 commentaires

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Couverture argentée du livre "Le roi de l'île au sceptre" de Michael ConeyTitre : Le roi de l’île au sceptre (Le Chant de la Terre, tome 5)
Auteur : Michael Coney
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4

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Le Chant de la Terre est le chant épique qui raconte l’Histoire de l’Humanité. Comme il faudrait plus d’un siècle pour la chanter dans son entièreté, il existe cinq extraits pour mieux la saisir. « Le roi de l’île au sceptre » est le dernier fragment.
Deux aléapistes viennent de se télescoper, mettant l’univers sans dessus-dessous alors que Starquin le Cinq-en-Un s’avère toujours prisonnier.

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Les aléapistes sont des bifurcations temporelles : des vies alternatives des personnages. Deux viennent de se cannibaliser. Le Gno-monde n’existe plus : quelques gnomes survivants sont passés sur l’aléapiste des humains. Complètement déphasés, ils ne savent plus qui ils sont et quels sont leurs buts. Les querelles naissent et le minuscule clan se divise en deux, certains partent survivre sur la plage.

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Tristan est mort, laissant Yseult bien désœuvrée. Nynève rencontre alors Arthur, en chair et en os et apporte cet homme comme le héros et futur roi des terres brumeuses. Sauf que le peuple n’en attend qu’une chose : qu’il arrive à sortir Excalibur de son socle. Arrivera-t-il à s’épanouir dans l’ombre du parfait Tristan ? Nynève saura-t-elle tirer parti de cette histoire déjà écrite ?
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Comme le presque dieu est prisonnier, il faut que l’histoire soit réécrite pour qu’il soit libéré et survive. C’est pourquoi il va s’appuyer sur les aléapistes, ces embranchements temporels. Cependant les décisions des êtres vivants altèrent le tout.
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Ce récit tout aussi étrange qu’intrigant nous amène – par le biais de l’auteur – à nous demander si ce ne sont pas que des histoires créées par le cerveau ?

Ces univers parallèles s’établissent aussi sur une bonne dose d’humour. L’auteur y inclut les archétypes ; la pentalogie prend des allures de pastiche.

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Le multivers permet une grande liberté : l’inventivité de Michael Coney n’est alors pas limitée. C’est un sentiment d’évasion qui envahit le lecteur. Si l’on peut dire que le récit mêle SF et fantasy, il serait plus juste de signaler qu’il est à cheval sur les deux genres. La SF à côté de la Fantasy et non entremêlées (du moins, pas officiellement) ; en attestent les structures narratives différentes (avec autant de différences qu’entre une romance et de la hard SF).
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J’ai aimé découvrir cette pentalogie si atypique et mon conseil aux futurs lecteurs serait de se laisser porter (comme pour beaucoup d’autres œuvres). Ceci dit, je pense qu’elle est difficilement accessible aux néophytes non pas sur un plan intellectuel (quand même !) mais sur l’appréciation de l’offre de l’auteur qui n’est pas, à mon sens, l’envie d’initier aux deux genres mais de proposer un ouvrage singulier aux connaisseurs des littératures de l’imaginaire.

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Couverture anglaise du livre "Le roi de l'île au sceptre" de Michael ConeyCouverture de Dutton Editions

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Avec cette lecture, j’ai atteint l’un de mes objectifs pour la huitième année de mon défi Fin de Série : terminer la plus vieille série jamais commencée !

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CONEY Michael – Le Chant de la Terre ~ Le gnome, tome 4

06/02/2018 2 commentaires

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Couverture du livre intitulé "Le gnome" de Michael Coney. Il s'agit du quatrième tome de la série "Le chant de la Terre"Titre : Le gnome (Le Chant de la Terre, tome 4)
Auteur : Michael Coney
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 5

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Le Chant de la Terre est l’Histoire de l’Humanité qui demande un siècle pour être contée. Il existe cinq extraits rapportés pour mieux l’appréhender. Alors que Starquin le Cinq-en-Un tente de survivre, des aléapistes – ces vies alternatives – risquent de se télescoper et le Gno-monde de disparaitre.

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À la fin du troisième tome « Les Dieux du Grand-Loin », j’estimais que l’histoire pouvait s’arrêter là, comme si Michael Coney mettait un point d’orgue à ce récit futuriste. C’était une bonne déduction car l’auteur vient s’investir maintenant sur des variations du cycle arthurien. Les trois premiers tomes s’invitent par des détails glissés dans l’intrigue. Michael Coney associe la technologie et le clonage de la SF avec les contes des terres brumeuses bretonnes. Et cela fonctionne.

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Les aléapistes sont des hypothèses de vie, les bifurcations qu’auraient pu emprunter les personnages, à coup de « Et si… ». Elles existent toujours dans cet univers car Starquin le Cinq en Un tente de rester en vie.
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Nous faisons la connaissance de plusieurs personnages issue de deux aléapistes : Nynève qui s’avère adoptée par Avalona et Merlin. Avalona est une Didon – un instrument de Starquin – et Merlin est un Parangon. Nynève a la particularité de pouvoir circuler entre son aléapiste et le gno-monde.
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Sur l’autre aléapiste, les gnomes vivent dans la forêt. Ils voient les humains comme des géants et vont jouer un rôle dans la libération du dieu alors qu’ils n’en ont cure. On s’attachera surtout à Fang, qui a mérité ce surnom après avoir tué une bête effroyable. C’est un grand copain de Nynève.

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Tout un univers s’ouvre en éventail avec la présence de Pan, la Sharan qui « crée » de nouveaux êtres vivants, le rôle de Migot, et les choses du sexe qui s’avèrent dégoûtantes pour les gnomes.
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Comme Merlin et Nyève parcourent le monde pour donner – réellement – vie à leurs contes, on y croise aussi des chevaliers, des dragons et des Tables Rondes. Ce sont les contes d’Arthur et de Guenièvre qui sont ainsi prêchés comme la bonne parole. Sur l’aléapiste de Nynève, vivent aussiTristan et Iseult et la conteuse ne peut voir que d’étranges similitudes entre les deux couples.

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Les personnages sont réellement insolites ! Le multivers de Michael Coney permet une grande liberté dans ses histoires.

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Couverture du livre Le gnome de Coney réalisée par Tim HildebrandtCouverture réalisée par Tim Hildebrandt

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Cette lecture entre en ligne de mire de l’un de mes objectifs à atteindre pour la huitième année de mon défi Fin de Série : terminer la plus vieille série jamais commencée.

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CONEY Michael – Le Chant de la Terre ~ Les Dieux du Grand-Loin, tome 3

05/12/2017 2 commentaires

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Couverture du livre Les Dieux du Grand Loin de Michael ConeyTitre : Les Dieux du Grand-Loin (Le Chant de la Terre, tome 3)
Auteur : Michael Coney
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 4, tome 5

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Le Chant de la Terre est un chat épique qui raconte l’histoire de l’humanité. Comme il faudrait plus d’un siècle pour la réciter en entier, nous sont rapportés des extraits, cinq fragments.

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La tétralogie de Michael Coney est un récit vertigineux : les tomes présentent moult intrigues entremêlées, qui donnent d’ailleurs des chroniques bien obscures pour « tenter » de vous en parler (les miennes, tome 1 et tome 2) (mais dans lesquelles, sans spoil, j’avais glissé des indices pour le moi du futur).

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Il existe maintenant cinq espèces différentes d’humains : Vrais Humains, Néonites, Humains Sauvages, Spécialistes et les Vites.

Cinq fragments en cinq tomes. Pourtant, on pourrait presque considérer « Les Dieux du Grand-Loin » comme une conclusion étant donné que l’on assiste à la fin de la quête de la Triade composée de Zozula el Cuidador, Manuel l’Humain Sauvage et la Fille-Sans-Nom. Ils affrontent les Loups du Malheur et sans le savoir, libèrent en passant, le presque dieu Starquin Cinq-en-un qui était jusqu’alors emprisonné. Il faut aussi sauver les Néonites, et cela ne s’avère pas une simple affaire.

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La trame est plus linaire que les deux premiers volumes. Cette fois, l’histoire n’est pas contée par Alain-Nuage-Bleu et l’on suit davantage les Polysitiens, une société aquatique.
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Et puis, nous avons le droit aux aléapistes, ces fils alternatifs de vie (choix et non choix). Ce sont des bifurcations innombrables du temps. Et cela rajoute une dimension au récit. Un peu du genre « Dans 5493 aléapistes, tu meurs d’une fin violente. Dans 1342 aléapistes, tu restes vivant.e mais tu perds la raison, dans 23 aléapistes, tu réussis presque. Alors, tu essaies quand même ? ».

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J’en suis sûre : je vous ai perdus. Mais il est difficile de vous dire ô combien cette série est intrigante, en arrivant sur cette chronique d’un troisième livre sans entrer dans l’histoire (sinon, même pour résumer l’aventure jusque-là, j’aurais alors besoin de 50 000 mots).
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Ce qu’il faut retenir, c’est que Michael Coney a une imagination très fertile et propose des réflexions intéressantes. Il existe une alternance entre récits du passé, des passages issus de la pure tradition classique en fantasy mais aussi un brin de conquête en mode SF. Nom inconnu pour beaucoup, Michael Coney est une plume truculente.

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Couverture du livre Gods of the greataway, version originale du livre "Les dieux du grand loin" de Michael ConeyCouverture de la hardcover
des éditions Houghton Mifflin Harcourt

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Cette lecture entre en ligne de mire de l’un de mes objectifs à atteindre pour la huitième année de mon défi Fin de Série : terminer la plus vieille série jamais commencée.

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