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HAWKINS Scott – La Bibliothèque de Mount Char

12/12/2017 16 commentaires

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Couverture du livre La bibliothèque de Mount Char de Scott Hawkins.
Titre
: La Bibiothèque de Mount Char
Auteur : Scott Hawkins
Plaisir de lecture Livre sympa
Lire les premières pages

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Douze jeunes bibliothécaires ne peuvent plus rejoindre leur fief, dans la ville de Garrison Oaks. Une force surnaturelle semble créer une barrière invisible et impalpable. Sous la tutelle de Père jusqu’alors, ils doivent enquêter pour connaître la raison de sa disparition.

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L’intrigue est bien plus profonde que ce que pourrait laisser supposer le quatrième de couverture (et mon synopsis). On se trouve en présence d’un thriller surnaturel, d’une histoire fantastique avec une dimension mythologique. L’apparence de simplicité est bien trompeuse.
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12 enfants ont été recueillis par l’homme qu’ils nomment Père. Appelés « bibliothécaires », chacun d’entre eux doit se consacrer à son domaine d’études. Les catalogues sont hétérogènes : l’art de la guerre, la médecine, le règne animal, les mathématiques et les langues entre autres. Toute tromperie par un adolescent – intérêt pour un autre domaine que le sien, apprentissage non assidu – entraine de lourdes représailles.
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On rencontre pour la première fois la protagoniste Carolyn : après l’arrêt d’une voiture sur le bas-côté, elle grimpe à toute allure le talus, dans une tenue ensanglantée. Sa présentation est aussi surprenante que les personnes sont hors normes.

Carolyn semble vulnérable, fragile mais aussi énigmatique. Un véritable paradoxe se crée entre ses forces et ses faiblesses et ce qui nous rend très curieux à son égard. Dans l’ensemble, ces jeunes sont devenus des adultes décalés et même sauvages, violents et sans morale.

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Aux premiers mots, j’avais l’impression qu’un monde en upside down se dessinait : un univers connu mais dans une dimension totalement différente ; comme si ces jeunes vivaient à notre époque mais sur un autre fil alternatif. Si le monde ne semblait pas se rendre compte de leur présence, ils semblaient pouvoir circuler d’un espace-temps à l’autre. Ce n’est pas le cas de cette histoire mais c’est pour vous montrer la force de la dissonance pour moi. « Qu’est-ce qui râpe ma compréhension de cet univers ? La construction ? Son fonctionnement ? »

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Autant vous dire que ce livre a été pour moi un coup d’éclat ! Un page turner qui a envoyé de l’adrénaline en abondance à mon cerveau. La tension a très bien fonctionné sur moi.
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L’appréhension du système éducatif a accéléré mon palpitant : le mode opératoire de Père, les règles tacites des adoptés qui doivent apprendre exclusivement leur catalogue, les tests passés sur les apprenants, la vision des non vivants et du monde actuel. Rien que d’y penser, j’ai quelques frissons.
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J’aimerais noter, là, bien en évidence : l’horreur attend au coin des pages. Il y a quelques scènes cruelles et particulièrement glauques. Mais aucune de celles-ci n’est gratuite ni bancale.
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L’auteur maintient le lecteur avec un degré de suspense assez fort et éparpille ses indices. C’est un puzzle : il faut assembler les pièces, mais avant ça, il faut les trouver et surtout appréhender leur forme (un peu comme si vous aviez les yeux bandés).
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L’auteur prend extrêmement soin de tout éclairer au fur et à mesure ; on peut se laisser porter. Ceci dit, le dernier tiers du roman a été trop halluciné pour moi et j’ai décroché (Après la visite au petit cabinet médical pour ceux qui l’ont déjà lu). J’en suis presque agacée, car vraiment, j’aurais voulu l’aimer jusqu’au bout tant il m’a emportée sur une majorité de pages.
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La fin semble télescopée par les seules envies/besoins de l’auteur « Moi, ça me ferait plaisir de mettre cet élément et celui-là ensemble, même s’ils ne vont finalement pas trop bien ensemble ». Le final s’enclenche à la perfection après des scènes qui s’étirent et s’étiolent à mes yeux.
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Ceci dit, le récit maintient une cohérence dans son tort ensemble et j’ai aimé la profondeur du complot vis-à-vis des conséquences pour tous les impliqués.

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Fan art autour du livre La bibliothèque de Mount Char de Scott Hawkins

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BlackWolf (Blog-O-Livre), Gromovar (Quoi de neuf sur ma pile), Le culte d’ApophisLutin82 (Albédo), Olivia Lanchois (Lectrice hérétique)Sandrine BM (Mes imaginaires), Sylvie (Cunéipage)Un papillon dans la Lune sont aussi aller observer le taureau en bronze poli.

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Illustrations : #01 Covertart par Jian Guo ; #02 par 鲨鱼丹 (SharksDen)

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LINDSAY Jeff – Dexter fait son cinéma, tome 7

19/10/2017 14 commentaires

 

Dexter fait son cinéma de Jeff Lindsay, couverture du tome 7Titre : Dexter fait son cinéma tome 7
Auteur : Jeff Lindsay
Plaisir de lecture :  Livre à regrets
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4, tome 5, tome 6

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Dexter et Deb Morgan se retrouvent avec une tâche supplémentaire dans leur planning à la police scientifique de Miami. Deux acteurs – deux célébrités ! Robert et Jackie – viennent les suivre dans leur quotidien professionnel pour mieux s’inspirer et faire vivre les personnages qu’ils vont bientôt incarner.
Sauf qu’ils n’ont pas le temps de se reposer car une nouvelle enquête s’ouvre : un tueur de jeunes femmes blondes œuvre, et l’énucléation n’est pas le pire acte qui leur fait vivre avant de leur donner la mort.

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Dans « Dexter fait son cinéma », Dexter est plus humain que jamais. On assiste à l’éveil des émotions et à la non-résistance à des pulsions autres que meurtrières. Les sentiments qu’ils traversent sont variés : jalousie, possession, attirance…
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Mais alors qu’est devenu le sociopathe ? Jeff Lindsay se fourvoie complètement : les incohérences sont trop grosses pour paraitre ne serait-ce qu’un peu crédibles. On ne peut pas construire son personnage en six tomes et le présenter au lecteur pour en proposer un nouveau au septième. Le bon sens manque au protagoniste dans toute situation. Si jusque-là, le passager noir aux ailes caoutchouteuses s’avérait un fidèle allié, Dexter se trompe maintenant dans le « profiling » dérogeant à la seule et unique règle d’Harry, son père adoptif.

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Dans ce tome, c’est le calme avant la tempête qui se déchaine. Les deux tiers du livre suivent un rythme tranquille avant l’accélération finale. Finalement, le seul lien – ténu – qu’on pourrait formuler entre le titre du livre et Dexter, c’est que ce dernier est déjà bien un acteur (son rôle d’humain « typique » dans une vie « standard »).

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Deux éléments dans la série « Dexter » me dérange particulièrement :

  • D’abord, l’ignoble et immense misogynie dont fait preuve l’auteur. Tous ses personnages féminins sont ratés et on voit même que les traits grossis à l’extrême sont un fait voulu. Elles sont toutes hystériques, point barre.
  • Le mode opératoire de l’auteur : le même schéma se répète à chaque tome. La police de Miami enquête sur un meurtre avant de découvrir qu’il s’agit d’un serial killer qui possède lui-même un mode opératoire (l’équipe voit très vite le lien entre plusieurs meurtres semblables). Mais ce qui retient l’attention du lecteur, c’est la vie de Dexter. Parallèlement à l’enquête du volume, Dexter doit généralement régler un souci venu enrailler la douce mélodie de sa vie en carton. Il doit alors régler le sort dudit serial killer révélé dans sa vie professionnelle – avant la police de préférence – et souvent le sort d’un témoin de ses manigances. Il a la vie sauve, son secret est bien gardé. On peut passer au tome suivant !

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La fin, bien que complètement ratée du genre « Tout ça pour ça ? » est finalement réussie par rapport au reste de la saga. La fin est ouverte et me convient. Le titre anglais est d’ailleurs explicite : Dexter’s final cut.

Depuis, l’auteur a publié un huitième et ultime tome – non traduit en français – titré « Dexter is dead » pour donner encore un peu de mou à ses lecteurs conquis. Je ne souhaite pas le découvrir.

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Petit point honnêteté : à mes yeux, le seul élément réussi  de la série s’avère le protagoniste. Un serial killer qui en tue d’autres, ainsi que des personnes « mauvaises » ; c’est du Très Bien Vu. Son environnement – travail à la police scientifique de Miami, mariage avec Rita, femme abîmée, les enfants accompagnés d’une ombre, etc. – et ses choix sont aussi exquis.

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Logo du livre au cinéma

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Ce n’est pas pour rien que le scénariste James Manos Jr. s’est emparé du personnage pour en réaliser une série télévisée. Pour rappel, la diffusion de la première saison fut en octobre 2006, Jeff Lindsay n’avait publié alors que deux tomes.
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Conséquences :
∗ On sent l’appât de l’argent pour l’auteur qui a continué sa série au-delà de ce qu’il aurait dû.
∗ La série télévisée est autrement mieux réussie, car on s’attache irrémédiablement à Dexter. La qualité des intrigues est aussi à souligner. Moi qui ai lu les livres après avoir vu la série télévisée, je ne suis pas sûre que j’aurais tant accroché à la série papier si je n’avais pas déjà eu cet attachement au serial killer.

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Saga Dexter de Jeff Lindsay découpée au couteau

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Dans le chaudron :
logo challenge Halloween 2017Des livres qui mettent un brin mal à l’aise
¤ Les contes de la fée verte Poppy Z. Brite
¤ Dancing Lolita de Gudule
¤ Ainsi naissent les fantômes de Lisa Tuttle

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Un serial killer a toute sa place pour le challenge Halloween auquel je participe. Alors, check !

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LINDSAY Jeff – Double Dexter, tome 6

12/09/2017 6 commentaires

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Double Dexter de Jeff LindsayTitre : Double Dexter, tome 6
Auteur : Jeff Lindsay
Plaisir de lecture :  Livre à regrets
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4, tome 5, tome 7

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Cette nuit, le Passager Noir et Dexter décident de se livrer une fois encore à leurs petites activités. Seulement, ils n’ont pas vu l’observateur caché un coin dans cette maison saisie vide. Ce Témoin anonyme va véritablement empoisonner la vie de Dexter. Cette dernière coule doucement du côté professionnel : il est impossible pour les flics d’attraper l’écraseur. Et sa vie personnelle sombre littéralement car Rita a décidé de ne plus cuisiner !

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Me voilà arrivée à la fin du sixième tome : tout ce qui me fait apprécier la série malgré des intrigues que je trouve pénibles, c’est l’humour. Bien malheureusement, le ton n’est plus si drôle. Ce que j’aimais, c’était de déguster toutes les petites réflexions succulentes de Dexter sur lui-même dans son costume d’être humain « regular » et de sa vision de la Vie avec un V majuscule. Bien qu’il continue à s’exprimer à la troisième personne du singulier, cet aspect sarcastique est passé à la trappe. Où est partie son autodérision ?

Dexter sait que sa couverture – toute sa vie et ses activités – ne tient qu’aux faits et gestes d’un observateur plus que gênant qu’il surnomme le Témoin. Et pourtant, il reste les bras ballants (vraiment).

L’auteur est misogyne, ce n’est plus un fait anecdotique quand en six tomes rien ne s’arrange. Tous ces personnages féminins sont hystériques : tout est exagéré, les sentiments, leur façon de se mouvoir, leurs réactions. Sans parler du fait qu’elles font « enfler » l’aspect insécuritaire de l’environnement du protagoniste (pauvre de lui, entouré de dindes déchaînées). Un exemple parmi tant d’autres : dans un passage, Dexter dit qu’il aimerait bien insulter l’intelligence de Rita, encore faudrait-il la trouver.

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J’ai cru qu’un moment de suspense allait se dessiner, mes yeux étaient rivés aux mots qui défilaient sur un chapitre précis, mais en fait, non. La même intrigue est répétée inlassablement à chaque tome. L’auteur s’essouffle et le nombre impressionnant de facilités me lassent. Il faut dire que les méchants-qui-en-veulent-à-Dexter finissent par… mal finir. Alors c’est pratique !

On en parle du réalisme ? Il y a des éléments qui semblent décalés par rapport au fil rouge déroulé sur l’ensemble de la saga. Et il y a aussi des éléments complètement à côté de la plaque – pour notre propre réalité – qui finissent par rendre le tout grotesque à souhait. On frôle l’hérésie !

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Différentes couvertures de Double Dexter de Jeff Lindsay

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Dans le chaudron :
Des livres qui mettent un brin mal à l’aise
¤ Les contes de la fée verte Poppy Z. Brite
¤ Dancing Lolita de Gudule
¤ Ainsi naissent les fantômes de Lisa Tuttle

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Cette série est toujours une lecture commune avec ma binômette de choc, Valériane.

LINDSAY Jeff – Ce délicieux Dexter, tome 5

30/03/2017 6 commentaires

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Livre Ce délicieux Dexter de Jeff Lindsay, tome 5Titre : Ce délicieux Dexter (Dexter, tome 5)
Auteur : Jeff Lindsay
Plaisir de lecture : etoile 4 Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4, tome 6, tome 7

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Avec la naissance de son enfant, on assiste aussi à la naissance – plus particulière – de Dexter comme être humain. Il fond devant les bulles et les petons de son bébé. Mais sa sœur Deb lui laisse peu de temps pour profiter de l’heureux événement. Elle le rappelle à sa botte pour enquêter sur la disparition de Miss Aldovar. En sus, ils se retrouvent confrontés à une bande de cannibales.
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Les ailes caoutchouteuses du passager se replient pour que se déploient celles de père. Dexter devient père et humain. Avec cette âme nouvellement acquise, Dexter dégouline de bons sentiments et je ne m’étais pas préparée ! C’est le prétexte pour Jeff Lindsay d’incorporer un peu plus d’humour dans les actions et les situations auxquelles Dexter est confronté.
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Les femmes sont toujours peu soignées par la plume de l’auteur ; c’est une déception. Dans ce volume, Deborah est en verve : elle met son frère en danger pour arriver à ses fins, prétextant qu’il lui faut porter haut la bannière de la justice. Un personnage secondaire revient, et c’est pour notre plus grande délectation.
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J’ai vu la série télévisée avant de lire les livres et il est aisé de noter des différences entre les deux supports comme pour les précédents tomes. Il est plus difficile de faire du « visuel grandiloquent » sur du papier mais attendons de voir ce que l’auteur nous réserve. Avec « Ce délicieux Dexter », la grande surprise finale n’est pas au rendez-vous. (ou peut-être l’est-elle mais ayant deviné beaucoup d’éléments, j’ai peut-être diminué son impact).
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La série Dexter n’est pas à lire si vous souhaitez une intrigue haletante et un suspense de fou. Le cas/l’enquête de chaque tome est juste là pour poser un « cadre du jour » et non pour investir l’histoire et apporter de l’eau. Ici, il s’agira de la disparition de Miss Aldovar, d’une scène de cannibalisme et de dents pointues.
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Le déroulé est convenu, tout coule un peu trop facilement : en fin de volume, les témoins sont tués et personne ne révèle la véritable identité de Dexter. Et c’est bien pratique. Mais on peut convenir qu’il est tout à fait fou qu’en tant que lecteur, on développe de l’empathie pour… un serial killer.

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Souvenir de lecture : Babillages et dents de vampire
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Dans le chaudron :
Des livres qui mettent un brin mal à l’aise
¤ Les contes de la fée verte Poppy Z. Brite
¤ Dancing Lolita de Gudule
¤ Ainsi naissent les fantômes de Lisa Tuttle

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Logo défi Valériacr0Pour bien entamer notre cinquième année de défi, j’ai proposé une lecture commune à Valériacr0 : continuer la série de Dexter. 5e année, 5e tome, on est bon ! Sa chronique est à découvrir par ici.
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FARGETTON Manon – Le suivant sur la liste

16/02/2017 12 commentaires

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Couverture le suivant sur la liste, intégrale de Manon FargettonTitre : Le suivant sur la liste (intégrale)
Autrice : Manon Fargetton
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa
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Nathan vient de trouver la mort devant les portes de son collège. Izia, Morgane, Samuel et Timothée se connaissent peu et pourtant ils seront reliés les uns aux autres par Nathan grâce à des messages écrits ante-mortem. Ils ont un point commun et deviennent menacés pour cette raison.

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J’ai découvert cette intégrale qui contient le diptyque originel « Le suivant sur la liste » et « La nuit des fugitifs ». Ce thriller jeunesse entretient le suspense dans les actions, le tout entretenu par des chapitres courts.
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Par une narration à la troisième personne, le récit alterne le point de vue des quatre adolescents. Cette narration chorale rend difficile de s’attacher à chacun d’eux mais permet aussi d’entretenir des interactions intéressantes entre les personnages.

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GREGORY Daryl – Afterparty

28/12/2016 15 commentaires

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Couverture du livre Afterparty de Daryl GregoryTitre : Afterparty
Auteur : Daryl Gregory
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa
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Le Numineux vient d’arriver sur le marché ! Cette molécule permet par l’ingestion d’un buvard de rendre tangible la présence de Dieu au consommateur. Nouveau produit aux mains d’une nouvelle église : Lyda Rose qui a contribué à sa conception, se pose pourtant bien des questions.

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croix-avec-des-romans-afterparty-de-daryl-gregory

Photo de Le Bélial’

Karl Marx énonçait « La religion est l’opium du peuple ». Daryl Gregory l’a traduite littéralement dans Afterparty. Le Numineux est une drogue qui permet de sentir réellement Dieu.

Avec ce combo drogues-religion, j’y entrevois des accents issus de son roman Nous allons trous très bien, merci mais surtout la présence des freaks qui semblent tant plaire à l’auteur. Il propose un regard différent sur ces « malades » qui ont en eux une grande part d’humanité. Lire la suite…

LINDSAY Jeff – Dexter dans de beaux draps, tome 4

01/11/2016 4 commentaires

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dexter-dans-de-beaux-draps-tome-4-jeff-lindsayTitre : Dexter dans de beaux draps (Dexter, tome 4)
Auteur : Jeff Lindsay
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 5, tome 6, tome 7

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Dexter et Rita terminent leur séjour à Paris. : il lui tarde de rentrer à Miami pour retrouver son service et surtout sa sœur, Deb. Un nouveau tueur fan de mise en scène « botanique » fait son apparition mais il ne semble pas avoir de mode opératoire. Dexter se réjouit d’avance… avant que le monde autour de lui perde pied : le pronostic vital de sa sœur est engagé, un inconnu a tourné une petite vidéo de sa dernière petite soirée privative avec le Passager noir et Coulter, un collègue, ne croit pas aux coïncidences et cherche à découvrir sa double vie.
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Trois jours seulement avant notre retour vers un Miami paradisiaque où règnent le mal et le chaos, arrive la Grande Journée au Louvre. Quelque chose qui suscite un léger intérêt, même en moi ; après tout, ce n’est pas parce que je n’ai pas d’âme que je n’apprécie pas l’art. C’est d’ailleurs tout le contraire. L’art consiste somme toute à créer des motifs afin de produire un impact sur les sens. N’est-ce pas précisément ce que je fais ? Bien sûr, dans mon cas, « impact » a un sens un tantinet plus littéral, mais, malgré tout, je suis capable d’apprécier d’autres formes d’expression.

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