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CAUSSARIEU Morgane – Rouge Toxic

09/04/2018 8 commentaires

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Couverture du livre "Rouge toxic" de Morgane Caussarieu, publié aux éditions actuSFTitre : Rouge Toxic
Autrice : Morgane Caussarieu
Plaisir de lecture Livre sympa
Lire les premières pages

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Faruk est un buveur de sang, drogué. Une mission lui a été assignée et il lui est vital d’obtenir la récompense promise. Barbara, Barbie de son surnom, a des priorités tout aussi importantes mais bien différentes, comme faire profil bas au lycée.

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La personnalité des deux protagonistes repose sur deux archétypes lycéens. En plus, ils sont tous deux soumis au poids de la figure paternelle et vont devoir rapidement s’émanciper. Ils possèdent un passé et n’arrivent donc pas tels des coquilles vides dans cette histoire.
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Survivre au lycée est tout aussi difficile que de survivre dans les mauvais quartiers en Louisiane. En attendant, l’histoire prend les siens – de quartiers – en Nouvelle-Orléans. Une part du folklore s’éveille, notamment la magie vaudou avec Maman Gédé, le Baron Samedi et le mythe vampirique. D’ailleurs ma lecture m’a amené à m’informer car je confondais souvent Baron Samedi et Papa Legba.

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La plume est toujours mordante. Morgane Caussarieu est moins trash que dans ses précédents romans car elle a adapté son écriture au lectorat ciblé. Alors que ses écrits étaient d’une violence insoutenable pour certains lecteurs, « Rouge Toxic » permet d’être captivé·e par un récit plus modéré. Il s’agit d’un roman de vampire, donc avec un lot d’hémoglobine et quelques goths qui trainent dans les parages et qui se réunissent dans les toilettes (Ah, cela vous intrigue, hein ?)

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Le récit se construit en point de vue alternés entre Barbie et Faruk. L’histoire a été prévisible pour moi. Et s’il ne me restait qu’à dérouler la pelote, j’ai su remarquer la qualité de la laine (métaphore décalée, bonjour). Ma lecture relève plutôt du divertissement que de l’exaltation.
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Morgane Caussarieu maîtrise les codes de la créature légendaire : elle s’amuse des clichés, fournit des clins d’œil à des références et écrit quelques contre-pieds aussi. Le roman qualifié pour « jeune adulte » (young adult) est très rythmé. Concernant les sentiments, on est davantage sur de la séduction que sur de la romance à proprement parlé (donc tout à fait acceptable si vous avez le même profil de lectrice que moi). L’autrice n’oublie pas non plus d’inclure une touche humoristique et conclut avec une fin ouverte.
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La couverture attirante a été réalisée par Alexandra V. Bach.

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Allisonline, Hilde (Le livroblog) ont aussi traîné leurs guêtres au Mission High School.

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LOVECRAFT H.P. & BARANGER François – L’appel de Cthulhu illustré

04/04/2018 14 commentaires

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Couverture du livre illustré par François Baranger : L'appel de Cthulhu de LovecraftTitre : L’appel de Cthulhu illustré
Auteur : H.P. Lovecraft
Illustrateur : François Baranger
Plaisir de lecture Livre fantas… tique

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Cthulhu imprègne fortement nos imaginaires : tout le monde connaît son physique, sa présence ; d’ailleurs il existe pléthore de références à ce Grand Ancien. Howard Phillips Lovecraft est bien souvent reconnu comme un maître de l’horreur.
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Ces « dieux » de H.P. Lovecraft initient l’apocalypse sans la moindre once d’espoir d’une terre nouvelle, lavée de tout humain et prête à un renouveau (comme c’est souvent le cas).
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Le récit est divisé en trois parties :
* On suit Francis Wayland Thurston qui hérite des biens de son grand-oncle parmi lesquels figure une statuette d’argile mésopotamienne ; il la met en relation avec les œuvres d’Henry Wilcox, jeune artiste moderne.
* On découvre le témoignage d’un policier ayant géré des événements de violence dans les bayous de Louisiane ; pour certains, il ne s’agit que d’élucubrations de personnes hallucinées.
* On assiste, après que Francis soit entré en possession du journal du capitaine d’un bateau, à l’affrontement entre l’équipée et des renégats en plein milieu de l’océan pacifique. Une île à la structure cyclopéenne surgie des flots, une gigantesque créature apparait alors.

Je ne me pencherai pas sur la traduction – réalisée en 2012 – de Maxime Le Dain, ne connaissant pas le texte originel et n’ayant pas de connaissances ni même d’avis sur les différents travaux de traduction et sur leur finesse. Ce traducteur reste pour moi celui attitré à Lovecraft par les éditions Sans-Détour, spécialisées dans la publication des jeux de rôles pour le marché francophone.

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Ce grand format – 35,8*27,2 cm, 64 pages – est un écrin qui renferme récit et illustrations. Ce gabarit démesuré permet de dévoiler toute la puissance des dessins de François Baranger ; qui s’avèrent pertinents de par leur fidélité au texte.
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La mise en page du texte est équilibrée afin que la lecture garde un rythme continu et adapté à la progression des images (à aucun moment le lecteur ne se retrouve obligé de tourner la page pour terminer sa phrase ou le passage qui est illustré pour revenir en arrière et observer à loisir l’illustration). Le travail de pagination est tout aussi soigné : la répartition du texte s’incruste parfois dans l’illustration, la deuxième englobant le premier. Certains passages de l’histoire ont été intégrés en caractère plus grand que le reste du texte.

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Les dessins ne sont pas là pour soutenir le récit, ils lui apportent une nouvelle dimension. Les illustrations donnent le change à cet univers inquiétant et fascinant à la fois. À chaque double page son illustration, d’une véritable beauté et dans laquelle on se perd vite, on en mange les détails et on regarde chaque trait.
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J’ai apprécié la représentation de Cthulhu qui ne suit pas l’idée que s’en conçoit le lecteur (c’est à modérer) mais par un procédé de distanciation, c’est à travers le récit des personnages que l’illustrateur l’a croqué : anthropomorphe et colossal ; on peut la qualifier de « représentation canonique ». François Baranger semble avoir pris beaucoup de plaisir à choisir des angles de vue singuliers avec tout un jeu de perspectives savamment additionné à la place et l’importance des ombres.
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L’atmosphère de tension est bien rendue. J’ai été époustouflée par les décisions de l’illustrateur qui se devait de représenter des géométries peu logiques, comme des traits qui se veulent concaves et convexes à la fois.

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Ce livre aux illustrations saisissantes est constitué de papier glacé, possède une belle jaquette et aussi une préface de John Howe (à lire en guise de postface si vous souhaitez découvrir par vous-même le travail de François Baranger). C’est un travail magnifique qui peut faire l’objet d’un cadeau (d’ailleurs, je l’ai offert à mon Amoureux pour Noël, que je suis une personne de bon goût, hinhin).

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Vous pouvez visionner des vidéos tournées lors des sessions de peinture
Sachez que la version illustrée par François Baranger des « Les montagnes hallucinées » est en cours. Au vu de la longueur du texte, le récit sera décomposé en deux tomes, publiés à un an d’intervalle. Le premier sortira en français dans le courant du second semestre 2019.

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Photographie du livre L'appel de Cthulhu de Lovecraft, illustré par Baranger : illustration de Francis Wayland Thurston

Photographie du livre L'appel de Cthulhu de Lovecraft, illustré par Baranger : illustration de la statuette de Cthulhu

Photographie du livre L'appel de Cthulhu de Lovecraft, illustré par Baranger : illustration de l'atelier d'Henri Wilcox

Photographie du livre L'appel de Cthulhu de Lovecraft, illustré par Baranger : illustration de l'île démesurée de Cthulhu

Photographie du livre L'appel de Cthulhu de Lovecraft, illustré par Baranger : couverture et jaquette

Photographie du livre L'appel de Cthulhu de Lovecraft, illustré par Baranger : illustration en filigrane de Cthulhu

 

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Logo défi Valériacr0

Sélectionné par Valériane pour le mois de mars, il était le dernier des livres ajoutés en 2017 à ma Pile à Lire qu’il me restait à découvrir !

 

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Les lectures de Xapur, Lorhkan et les mauvais genres ont aussi succombé à ce magnifique livre.

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MARCASTEL Jean-Luc – L’Auberge entre les Mondes, embrouilles au menu !

13/03/2018 13 commentaires

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Couverture du livre "Embrouilles au menu !" de Jean-Luc Marcastel. Il s'agit du tome 2 de la série "L'auberge entre les mondes"

Titre : Embrouilles au menu ! (L’Auberge entre les Mondes, tome 2)
Auteur : Jean-Luc Marcastel
Plaisir de lecture : note : 4 Livre à découvrir
Lire les premières pages
Tome 1 « Péril en cuisine ! »

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L’Auberge entre les Mondes accueillent la reine myrmicéenne et l’empereur vespalien afin d’arriver à une entente ultime. Ce repas est leur dernier recours cordial pour ces deux peuples. Seulement la disparition de la princesse héritière de Terra Myrmicea et le vol du diadème royal déclenchent les hostilités. Nathan va devoir agir pour éviter que l’équilibre de multivers ne soit touché et devienne encore plus menaçant pour tous.

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L’Auberge entre les Mondes est reconnue comme territoire neutre et bienveillant qui prône la diplomatie… grâce à la gastronomie. Il est dit qu’un délicieux repas peut adoucir les mœurs.
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Pourtant l’établissement de réputation intersidérale va bien avoir du mal à rétablir le chaos qui se répand dans la salle. Nathan va devoir agir illico presto. Le protagoniste a grandi et est devenu plus mature depuis le premier tome « Péril en cuisine ! ». Il est toujours accompagné de Félix, Mademoiselle Fan, les jumeaux Kolkrabbi et Bleksprutt ; et bien évidemment, le familier de Nathan : Pickman, le gargouilleux.

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Cette histoire se lit très vite grâce au rythme insufflé par l’auteur. Il émaille le récit de détails sur son univers, sur l’auberge mais aussi sur les personnages. Nous avons des bribes d’informations concernant Félix, sa personnalité et son passé.
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Les multiples rebondissements donnent beaucoup de relief à ce roman fantastique. L’immersion du lecteur est réussie. Le péril réveillé dans le livre risque de mettre la vie de l’équipe en danger.

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Le récit est court et adapté aux plus jeunes lecteurs, dès 9 ans. Trois recettes en fin de livre allient cuisine et surnaturel – et humour ! – grâce aux frères poulpes. L’ensemble de la couverture est illustré par Lucas Durkheim. Les deuxième et troisième de couverture offre les illustrations des personnages en couleurs. Couverture glacée, mouture souple du livre, numéro de pages dans un chaudron : le livre est soigné jusqu’aux finitions.

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Galerie des personnages du livre "L'auberge entre les mondes" de Jean-Luc Marcastel : Nathan, Félix, Mademoielle Fan, Kolkrabii et Bleksprutt, le Gargouilleux

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COMBREXELLE Anthony – Presque Minuit

24/01/2018 8 commentaires

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Couverture du livre "Presque minuit" de l'auteur Anthony Yno Combrexelle. Elle représente un cadran d'horloge doré sur un fond sombreTitre : Presque Minuit
Auteur : Anthony « Yno » Combrexelle
Plaisir de lecture Livre sympa
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Moignon, Allumette, Bègue, Morve, Boiteux et Pleurs sont orphelins et devenus gamins des rues. Détrousseurs réguliers, ils dérobent le mauvais objet à la mauvaise personne. À l’ouverture de l’exposition universelle de 1889, il ne fait pas bon de s’attirer les foudres de créatures inconnues. Leur mésaventure va les obliger à traverser tout Paris.

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Les orphelins portent tous des surnoms qui leur correspondent mais parfois je les confondais ; ce qui n’a pas facilité ma compréhension des premières pages. En revanche, j’ai très bien compris l’objet de leur filouterie et j’ai été immergée facilement dans l’univers.
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Anthony Combrexelle nous entraîne dans les rues de Paris en 1889. La Belle Époque invite aisément le steampunk entre ces pages. Il sera aussi question d’éther, de sorcières et d’automates. Ici, je considère le steampunk comme léger puisque le récit ne repose pas sur de grosses machineries rutilantes ni de machines à vapeur boulonnées. Je n’ai pas relevé la présence d’éléments anachroniques si ce n’est l’objet volé (bien qu’il n’existe pas dans notre époque non plus) (enfin, pas à ma connaissance).
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Cet aspect industriel fait de cuivre, de bois et de cuir forge forme un environnement intéressant pour dérouler une (en)quête fantastique et dangereuse. La course-poursuite est parsemée de cambriolage, de fusillade, et de combat au corps à corps. Les orphelins apprennent très vite qu’on ne joue pas impunément avec le temps.
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Ce roman jeunesse repose sur un récit rythmé. Anthony Combrexelle propose une aventure qui se lit d’une traite. Dans un univers qui tient d’aplomb, on profite instantanément de l’écriture d’un auteur qui connait ses classiques et en joue. Cette histoire est chouette et ne repose pas que sur une course contre la montre (hinhin).

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Le logo du livre Presque Minuit d'Anthony Combrexelle est une horloge steampunk dorée

La couverture de Presque minuit, livre d'Anthony Combrexelle brille au soleil La couverture du livre presque minuit écrit par Anthony Combrexelle est en relief

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ZELAZNY Roger – Le Songe d’une nuit d’octobre

16/01/2018 18 commentaires

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Couverture du livre "Le songe d'une nuit d'octobre" de Roger Zelazny, réédition chez ActuSFTitre : Le Songe d’une nuit d’octobre
Auteur : Roger Zelazny
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Feuilleter les premières pages

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Chaque 31 octobre, les frontières entre les mondes s’amincissent. Experts des sciences occultes se réunissent : les Ouvreurs souhaitent effectuer un rituel pour libérer les Anciens Dieux alors que les Fermeurs veulent les en empêcher afin de préserver le quotidien actuel. Le mois d’octobre est dédié à la préparation du « Jeu ».

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Le Comte, Jack, le Bon Docteur, le Grand Détective, Rastov et d’autres s’apprêtent – sans doute – à entrer dans le Jeu. Fait étonnant : le narrateur est Snuff, chien de son état. C’est par leurs animaux de compagnie qu’on apprend la véritable identité de ces personnes. Comportements et traits physiques sont donc vus et rapportés par les yeux – et la truffe – de Snuff, à la première personne. Certaines actions sont transformées par son angle de vue : ouvrir une porte, déplacer un corps. En plus de Snuff, on rencontre la chatte Graymalk, le rat Bubo, le serpent Quicklime, la chauve-souris Needle et d’autres compères à poils et à plumes.

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L’histoire se place en octobre 1883. Roger Zelazny découpe son intrigue en 31 chapitres et un épilogue. Si le lecteur est patient, il pourra déguster un court chapitre par jour lors de ce mois automnal. Mais il faut se le dire : on a plutôt tendance à lire très vite ce roman (et ne même pas réussir à attendre la période automnale pour se jeter dans le récit).
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Ce n’est pas tant la confrontation ultime qui est importante que la préparation au Jeu. L’avenir du monde est entre les mains de ces personnages. Ils ne savent pas qui est leur ennemi ou leur ami. Il est question de : coopération, espionnage, séduction, chantage, tuyaux, calculs et pronostics. Les liens stratégiques et amicaux se font et se défont.

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Publié initialement en 1993, le récit n’a pas pris une ride. C’est frais et bien rythmé. L’humour se négocie dans certains dialogues et dans les clins d’œil à divers mythes fantastiques. L’imagination débordante est soutenue par une écriture visuelle.
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Paru en 1995 en version française, ce texte a bénéficié d’une réédition chez ActuSF en janvier 2018, avec une mouture dont le grain du papier est agréable au toucher et à la couverture qui enthousiasme les pupilles. Comme la première version française se trouve péniblement en occasion (et avec une couverture que je trouve moche), j’ai envie de dire haut et fort « Bien joué ! ». Et alors, lire « de l’Halloween » en janvier, ce fut pour moi un sacré bonheur !

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Le songe d'une nuit d'octobre de Roger Zelazny, couverture d'actuSF Le songe d'une nuit d'octobre de Roger Zelazny, détails dorés de la couverture

Le songe d'une nuit d'octobre de Roger Zelazny : fan art avec le chien Snuff et la chatte Graymalk

Le songe d'une nuit d'octobre de Roger Zelazny : fan art où apparaissent Snuff le chien et Jack son maître

Le songe d'une nuit d'octobre de Roger Zelazny : préparation du rituel

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Pour ceux qui ont lu le livre, une illustration des joueurs (SPOIL) à découvrir par ici.

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Dans le chaudron :
¤ De bons présages de Terry Pratchett & Neil Gaiman
¤ Un sale boulot de Christopher Moore
¤ Le concours du Millénaire de Robert Sheckley & Roger Zelazny

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Blog-o-Livre (Blackwolf), Book en stock (Phooka)Caput Mortuum et Le Bibliocosme (Dionysos) ont aussi dû choisir leur camp : sont-elles Ouvreuses ou Fermeuses ?

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Lecture équitable : soutien aux petites maisons d'éditions

Ce livre est une publication des éditions ActuSF, une petite maison d’éditions.

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Illustrations : #01 Snuff et Graymalk, #02 Jack & Snuff par par Chris/ViaEstelar ; #03 par Yanina Koort

 

Categories: ZELAZNY Roger Tags: , ,

HAWKINS Scott – La Bibliothèque de Mount Char

12/12/2017 16 commentaires

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Couverture du livre La bibliothèque de Mount Char de Scott Hawkins.
Titre
: La Bibiothèque de Mount Char
Auteur : Scott Hawkins
Plaisir de lecture Livre sympa
Lire les premières pages

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Douze jeunes bibliothécaires ne peuvent plus rejoindre leur fief, dans la ville de Garrison Oaks. Une force surnaturelle semble créer une barrière invisible et impalpable. Sous la tutelle de Père jusqu’alors, ils doivent enquêter pour connaître la raison de sa disparition.

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L’intrigue est bien plus profonde que ce que pourrait laisser supposer le quatrième de couverture (et mon synopsis). On se trouve en présence d’un thriller surnaturel, d’une histoire fantastique avec une dimension mythologique. L’apparence de simplicité est bien trompeuse.
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12 enfants ont été recueillis par l’homme qu’ils nomment Père. Appelés « bibliothécaires », chacun d’entre eux doit se consacrer à son domaine d’études. Les catalogues sont hétérogènes : l’art de la guerre, la médecine, le règne animal, les mathématiques et les langues entre autres. Toute tromperie par un adolescent – intérêt pour un autre domaine que le sien, apprentissage non assidu – entraine de lourdes représailles.
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On rencontre pour la première fois la protagoniste Carolyn : après l’arrêt d’une voiture sur le bas-côté, elle grimpe à toute allure le talus, dans une tenue ensanglantée. Sa présentation est aussi surprenante que les personnes sont hors normes.

Carolyn semble vulnérable, fragile mais aussi énigmatique. Un véritable paradoxe se crée entre ses forces et ses faiblesses et ce qui nous rend très curieux à son égard. Dans l’ensemble, ces jeunes sont devenus des adultes décalés et même sauvages, violents et sans morale.

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Aux premiers mots, j’avais l’impression qu’un monde en upside down se dessinait : un univers connu mais dans une dimension totalement différente ; comme si ces jeunes vivaient à notre époque mais sur un autre fil alternatif. Si le monde ne semblait pas se rendre compte de leur présence, ils semblaient pouvoir circuler d’un espace-temps à l’autre. Ce n’est pas le cas de cette histoire mais c’est pour vous montrer la force de la dissonance pour moi. « Qu’est-ce qui râpe ma compréhension de cet univers ? La construction ? Son fonctionnement ? »

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Autant vous dire que ce livre a été pour moi un coup d’éclat ! Un page turner qui a envoyé de l’adrénaline en abondance à mon cerveau. La tension a très bien fonctionné sur moi.
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L’appréhension du système éducatif a accéléré mon palpitant : le mode opératoire de Père, les règles tacites des adoptés qui doivent apprendre exclusivement leur catalogue, les tests passés sur les apprenants, la vision des non vivants et du monde actuel. Rien que d’y penser, j’ai quelques frissons.
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J’aimerais noter, là, bien en évidence : l’horreur attend au coin des pages. Il y a quelques scènes cruelles et particulièrement glauques. Mais aucune de celles-ci n’est gratuite ni bancale.
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L’auteur maintient le lecteur avec un degré de suspense assez fort et éparpille ses indices. C’est un puzzle : il faut assembler les pièces, mais avant ça, il faut les trouver et surtout appréhender leur forme (un peu comme si vous aviez les yeux bandés).
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L’auteur prend extrêmement soin de tout éclairer au fur et à mesure ; on peut se laisser porter. Ceci dit, le dernier tiers du roman a été trop halluciné pour moi et j’ai décroché (Après la visite au petit cabinet médical pour ceux qui l’ont déjà lu). J’en suis presque agacée, car vraiment, j’aurais voulu l’aimer jusqu’au bout tant il m’a emportée sur une majorité de pages.
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La fin semble télescopée par les seules envies/besoins de l’auteur « Moi, ça me ferait plaisir de mettre cet élément et celui-là ensemble, même s’ils ne vont finalement pas trop bien ensemble ». Le final s’enclenche à la perfection après des scènes qui s’étirent et s’étiolent à mes yeux.
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Ceci dit, le récit maintient une cohérence dans son tort ensemble et j’ai aimé la profondeur du complot vis-à-vis des conséquences pour tous les impliqués.

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Fan art autour du livre La bibliothèque de Mount Char de Scott Hawkins

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BlackWolf (Blog-O-Livre), Gromovar (Quoi de neuf sur ma pile), Le culte d’ApophisLutin82 (Albédo), Olivia Lanchois (Lectrice hérétique)Sandrine BM (Mes imaginaires), Sylvie (Cunéipage)Un papillon dans la Lune sont aussi aller observer le taureau en bronze poli.

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Illustrations : #01 Covertart par Jian Guo ; #02 par 鲨鱼丹 (SharksDen)

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MURAKAMI Haruki – L’étrange bibliothèque

07/11/2017 22 commentaires

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Livre L'étrange bibliothèque écrit par Haruki MurakamiTitre : L’étrange bibliothèque
Auteur : Haruki Murakami
Plaisir de lecture Livre fantas… tique

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Un jeune homme rapporte ses prêts à la bibliothèque municipale. À la recherche d’un titre, la femme qui l’accueille lui répond immédiatement :
— Descendez l’escalier, et puis à droite, répondit la femme sans lever la tête. Avancez tout droit jusqu’à la salle 107.

Bien qu’il vienne régulièrement, ce sous-sol est une nouveauté pour lui. Il tombe nez-à-nez avec un vieillard qui le fait enfermer.

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Cette nouvelle très courte – 73 pages réparties équitablement entre texte et illustrations – porte bien son nom. L’atmosphère est étrange, coincée entre rêve et cauchemar.
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Cet opus graphique est servi par des illustrations de Kat Menschik complètement hypnotiques. Les dessins s’affichent en pleine page, dans des tons noirs et gris et quelques pointes orangées.
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C’est un véritable trésor qui se déploie sous nos yeux : chaque illustration possède un film transparent et lorsqu’on bouge le livre pour capter la lumière sur la page. Avec ces détails supplémentaires, cela donne du relief à la « lecture » de l’image.

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« L’étrange bibliothèque » est pour moi le premier livre de l’auteur que je découvre. Le style est fluide et il vaut mieux se laisser entrainer pour une évasion réussie.
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Il y a cette impression de flottement voire d’indécision car l’identité des personnages est imprécise. On peut se demander si l’aventure est réelle. La leçon de vie est instructive bien que glauque.
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L’expérience est intéressante car elle suscite une réaction du lecteur. C’est donc une histoire originale mais son côté noir peut ne pas convenir à tout lecteur. L’angoisse fait partie intégrale des pages ; la fin peut choquer.
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Cette dernière est ouvert et clôt parfaitement le récit mais je peux comprendre que certains y sentiront aussi un goût d’inachevé. Une nouvelle qui se dévore en une heure.
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Le livre est parfait à offrir. Mon exemplaire est un cadeau de Hilde en décembre dernier que j’ai lu aussitôt reçu. Et à mon tour, je l’ai ajouté à la PAL de Valériane pour son anniversaire (enfin son propre exemplaire, j’ai gardé le mien !).

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L'étrange bibliothèque de Murakami, une double page

Illustration de Kat Menschik de L'étrange bibliothèque de Haruki Murakami

Gif animé pour montrer le jeu de la lumière sur une illustration de Kat Menschik pour L'étrange bibliothèque de Murakami

Détails cuivrés de la couverture de l'étrange bibliothèque, livre de Murakami

 

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logo challenge Halloween 2017

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Jeune homme emprisonné dans un sous-sol, homme-mouton et pacte passé donne un avant-goût de cette lecture parfaite pour le challenge Halloween.

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LACOMBE Benjamin – Alice au pays des merveilles

30/10/2017 20 commentaires

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Couverture du livre Alice au pays des merveilles illustré par Benjamin LacombeTitre : Alice au pays des merveilles
Auteur : Lewis Carroll
Illustrateur : Benjamin Lacombe
Plaisir de lecture Livre sympa

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Alors que sa sœur lui lit une histoire, Alice s’ennuie… jusqu’à ce qu’elle aperçoive passer près d’elle, un lapin blanc, vêtu d’une redingote avec une montre à gousset. Regardant cette dernière, le lapin blanc s’écrie  » Je suis en retard ! En retard ! En retard ! » et détale à toute allure. Elle décide de le suivre et s’engouffre dans son terrier derrière lu et elle fait une chute interminable qui l’emmène au pays des merveilles.

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Ma chronique ne concerne que la partie illustrée de ce livre et non le texte.

« Alice au pays des merveilles » a été écrit en 1865 par Lewis Carroll. L’auteur a toujours voulu que son texte soit illustré, John Tenniel fut le premier. Beaucoup depuis s’y sont essayé. Benjamin Lacombe avait pour désir de l’illustrer, les 150 ans de ce classique anglais fut une belle occasion.

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S’il y a bien un candidat que je trouvais parfait pour illustrer cette œuvre, il s’agissait bien de Benjamin Lacombe et son trait surréaliste. Il faut dire qu’il avait même les candidats idéaux dans ses cartons de dessin, ses personnages lapinesques blanc aux yeux roses qui s’avèrent déjà tellement efficaces et connus.

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Il y a moins d’illustrations que ce à quoi je m’attendais. Connaissant d’autres œuvres de l’illustrateur, j’étais a priori, exigeante. Pourtant, cela n’enlève en rien à la réussite des réalisations.
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Plusieurs types d’illustrations émaillent le récit : des dessins en noir, blanc et rouges ponctuent les pages. D’autres, très grandes – illustrations en rabat – viennent compléter le tout. On y trouve aussi des dessins en pleine page ou en double page. Les peintures proposent des palettes colorées. On y retrouve aussi de l’encre de chine, de la gouache, des huiles et les aplats rouges sont réalisés au Posca.
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Les peintures très grandes – jusqu’à 200% en taille par rapport à celles imprimées dans le livre – donne l’illusion d’extrêmes richesses concernant les détails. Benjamin Lacombe garde sa patte mais respecte l’univers victorien de l’auteur. L’absurde est de mise et les personnages gardent leur loufoquerie.
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Mes préférées sont la double page du dodo et toute la clique sous l’eau avec Alice ainsi que la représentation de la simili-tortue : un veau dans une boîte Campbell (la version pauvre de la soupe à la tortue verte de la marque Campbell était fabriquée à partir d’abats de veau).

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Je trouve le texte particulièrement perché, ce n’est pas un secret. Je peux même avouer que la version Disney – oui, je compare un livre à une adaptation animée – est moins fumée que ladite histoire originelle. L’avantage de cette version illustrée par Benjamin Lacombe c’est qu’elle permet de mieux s’immerger dans le texte en donnant un aspect ludique pour le lecteur. L’objet-livre est magnifique.
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La typographie, suivant les aventures d’Alice, apporte un plus. La traduction est signée par Henri Parisot et j’applaudis fort le travail sur les jeux de mots.

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Les annexes sont aussi très intéressantes : les lettres envoyées à Alice et à d’autres personnes jeunes filles où sont incluses des photos, des notes concernant les jeux de langage, une chronologie ainsi qu’une biographie des intervenants.

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Détails couverture Alice au pays des merveilles de Benjamin Lacombe

Dessins champignons issus du livre Alice au pays des merveilles de Benjamin Lacombe

Exemple de typographie dans Alice au pays des merveilles de Benjamin Lacombe

Illustration en rabat du livre Alice au pays des merveilles de Benjamin Lacombe

Illustration du loir dans la théière dans le livre Alice au pays des merveilles de Benjamin Lacombe

Illustration en quatre volets de Alice au pays des merveilles de Benjamin Lacombe

Alice et la Reine de Coeur dans Alice au pays des merveilles de Benjamin Lacombe

Veau campbell de Alice au pays des merveilles de Benjamin Lacombe

Sourire du Chat de Cheshire dans le livre Alice au pays des merveilles de Benjamin Lacombe

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Dans le chaudron : Alice au pays des merveilles de David Chauvel, illustré par Xavier Collette

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La tête dans les livres et The notebook 14 (Mallou) l’ont aussi découvert en temps et en heure.

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logo challenge Halloween 2017 Logo défi Valériacr0

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Alice découvre un univers aux antipodes du sien et rencontre des personnages hauts en couleurs : parfait pour le challenge d’Halloween. Ce livre est également une sélection de ma binômette Valériane pour notre défi Valériacr0.

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CHATTAM Maxime – Autre-Monde

25/10/2017 20 commentaires

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  Malronce de Maxime Chattam, tome 2 d'Autre-monde 
Entropia est le quatrième tome de la série Autre-Monde de Maxime Chattam   Genèse de Maxime Chattam, dernier tome d'Autre-Monde
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Titre : Autre-Monde (la saga, 7 tomes)
Auteur : Maxime Chattam
Plaisir de lecture Livre sympa

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La Grande Tempête a plongé le monde actuel dans l’obscurité. La Nature a repris ses droits. Il ne reste plus que les enfants qui se sont rassemblés en colonies pour pouvoir survivre. Des créatures nouvelles ont vu le jour et les Pans vont bien devoir s’en protéger ; mais le pire danger proviendrait vraisemblablement d’eux-mêmes.

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La saga Autre-Monde de Maxime Chattam se compose de sept tomes et sont ventilés en deux cycles, respectivement en trois et quatre volumes.

Sur toute la série, nous suivons un trio d’adolescents : Matt, Tobias et Ambre. L’innocence rattachée à leur jeunesse va vite être détruite : les décisions et le poids sur les épaules vont rapidement les faire mûrir.
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Matt devient un leader, Ambre rayonne et Tobias est plutôt le héros de l’ombre. Ils sont des pans, des enfants comme l’on en trouve par colonies disséminées dans le monde. Les adultes, quant à eux, ont mal tourné.

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Les protagonistes deviennent de plus en plus forts, gagnent fortement en maturité et formulent des décisions très réfléchies ; une évolution que je considère un poil trop brutale pour être réaliste mais acceptable par rapport au déroulé de l’intrigue principale.
Grâce à la plume de l’auteur, on se sent très proche des pensées, des gestes et des réactions des jeunes, ce qui apporte indéniablement un degré de crédibilité aux personnages.

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Ce monde imaginaire est la résultante quand la nature se rebelle. Le monde inhospitalier renferme un bestiaire effroyable : golem, élémentaire, mangeombre, buveur d’innocence, gagueulle, dévoreur, entropia, kloropanphylle, raupéroden, cynik,… Maxime Chattam développe un vocabulaire spécifique à son univers.
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Il y a quelques références discrètes (et peut-être n’est-ce qu’une illusion propre à moi-même) : Harry Potter, Le seigneur des anneaux, Jack Sparrow, Tim Burton et résolument l’univers des pirates.

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Ces aventures résolument fantastiques proposent un rythme soutenu. Le chapitrage fonctionne bien puisque le lecteur a toujours l’envie de découvrir le suivant.
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Les rebondissements sont nombreux pour fournir du souffle à sept tomes, dans un monde périlleux et dangereux. L’imagination est à saluer même s’il y a quelques retournements attendus, quelques facilités et autres aspects cousus de fil blanc. Mais il faut bien avouer qu’une certaine magie prend en suivant le trio par monts et par vaux (par terre, mer et ciel, aussi).

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J’ai trouvé la parabole d’ensemble un peu naïve car pour moi, le destin s’est clairement dessiné et je n’ai pas eu le phénomène d’immense révélation finale. Bien que tout ne fût pas clair dans les explications, j’ai trouvé qu’elles tenaient la route et Maxime Chattam a pris soin de donner les réponses qu’il avait promises.
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La critique de la société y est prégnante avec la place de l’écologisme et les réflexions autour de nos modes de communication actuels. L’auteur ne concède pas au manichéisme, soulignant alors que chacun a son rôle à jouer (et jusqu’au bout).
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J’ai passé un bon moment avec Autre-Monde même si je n’ai pas entièrement palpité au rythme des pages tournées.

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J’ai entièrement découvert cette série au format audio. Elle bénéficie de deux voix narratives : Hervé Lavigne et Véronique Groux de Miéri qui sera remplacée par Isabelle Miller à partir du cinquième volume. Deux voix, c’est l’apport d’une véritable richesse aux personnages. Il y a également une bande sonore : effets et musiques ; élément rare sur les supports audio.
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C’est un peu par hasard que je me suis mise à la saga : j’ai eu un abcès à l’œil qui m’a obligée à rester allongée dans le noir les yeux fermés. Il me fallait une série « longue » et de préférence entièrement parue pour me soutenir dans ma convalescence. Après avoir dévoré un tome par jour, la suite s’est tranquillement enchainée avec la découverte d’un tome par mois (j’écoute les livres durant mes déplacements : transports en commun et à pied).

Fait étonnant pour un livre audio, j’ai eu beaucoup de mal à me représenter la géographie des lieux, rien ne se dessinait dans mon esprit. Je reste réellement sur ma faim concernant les descriptions car il m’a été vraiment difficile pour moi d’imaginer tout élément autre que le physique des personnages (c’est dire !).

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Apocalypse et Raupéroden, fan art d'Autre-Monde de Maxime Chattam
Matt, Tobias et Ambre, fan art d'Autre-Monde de Maxime Chattam


Vaisseau Matrice, fan art d'Autre-Monde de Maxime Chattam

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logo challenge Halloween 2017

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Avec ce bestiaire effroyable et ce monde post-apocalyptique, la série de Maxime Chattam est parfait pour le challenge d’Halloween.

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Illustrations : #01, #02 et #04 par Laura Csajagi ; #03 Mathieu Reynes
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RIGGS Ransom – La bibliothèque des âmes, tome 3

17/10/2017 14 commentaires

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Hollow City, tome 2 de Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs

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Titre : La bibliothèques des âmes (Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 3)
Auteur : Ransom RIGGS
Plaisir de lecture Livre sympa
Tome 1, tome 2

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Jacob et Emma partent à la recherche de leurs amis particuliers grâce à l’aide d’Addison. En plein Londres, ils s’apprêtent à rejoindre une boucle temporelle effroyable appelée l’Arpent du Diable où tout est permis.

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Le problème avec la frontière qui sépare la simple imprudence de l’acte totalement stupide, c’est qu’on la distingue seulement après l’avoir franchie.

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On retrouve avec plaisir Jacob, Emma et tous les enfants particuliers ainsi qu’Estres et Sépulcreux pour l’ultime tome de cette trilogie.
J’ai aimé découvrir l’Arpent, glauque, sale et noir… le tableau est saisissant. La place du harcèlement dans cette saga rappelle que des gens extraordinaires doivent s’enfuir et vivre en reclus dans des boucles temporelles car des gens « typiques » les ont chassés.
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Quelques doutes sont justement levés sur le fonctionnement des boucles temporelles. Les informations données paraissent crédibles et probantes. Pourtant l’auteur enfreint parfois les règles qu’il a dictées. L’utilisation de photos originales – qui marquent tant au premier tome ! – tombent à côté de la plaque. Leur usage est plus qu’anecdotique, elles ont perdu leur intérêt.

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Nul ne peut vous blesser plus cruellement que les personnes que vous aimez.

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« La bibliothèque des âmes » contient beaucoup de rebondissements et pourtant, l’intrigue peine parfois à avancer. Le rythme pâtit de ralentissements. La fin, bien que fermée reste satisfaisante et le dénouement s’avère heureux.
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Le livre-objet est toujours plaisant à prendre en main. L’histoire se lit aisément, bien qu’il manque pour moi, la petite étincelle pour me sentir complètement happée. Il va sans dire que Ransom Riggs fait preuve d’inventivité et d’énergie pour nous livrer un récit fantastique et étrange.

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Extrait photo du livre La bibliothèque des âmes de Ransom Riggs

La trilogie de Ransom Riggs

Tranches de tête de la trilogie de Ransom Riggs

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Gardienne des Grimoires Oubliés (Ethernya),  Les escapades culturelles de Frankie se sont aussi demandé pourquoi elles avaient mis les pieds dans l’Arpent.

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Je clôture une saga donc hop, j’avance pour défi Fin de Série. Cette chronique est aussi une participation au Challenge Halloween avec quelques monstres monstrueux..

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Logo du défi Fin de Série Livrement logo challenge Halloween 2017

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