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COSTE Nadia – Comment je suis devenue un robot

21/05/2019 4 commentaires

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Couverture du roman "Comment je suis devenue un robot" de Nadia CosteTitre : Comment je suis devenue un robot
Autrice : Nadia Coste
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir

Lire les deux premiers chapitres

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Margot et Ambre sont amies. Pourtant leur amitié va être mise en péril car Margot a eu un accident de voiture avec pour séquelle, l’amputation d’une main et d’un pied. Ambre, de nature joyeuse et à l’humour percutant, ne sait plus comment percer la carapace de Margot et elle a peur de l’embêter avec ses « problèmes de riches ». Toutes deux ne savent plus communiquer alors qu’elles ont fondamentalement besoin de leur confidente.

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La plume de l’autrice Nadia Coste est une valeur sûre pour moi : peu importe le sujet, le roman est à découvrir. Contrairement à ce que pourrait laisser supposer le titre « Comment je suis devenue un robot », cette fois, il n’y a pas d’imaginaire au programme.
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On retrouve deux adolescentes de 14 ans : Margot a l’impression que son corps mutilé ne sert plus à rien. On va suivre son cheminement avec cette nouvelle donne physique. C’est en pilotage automatique qu’elle vit maintenant. Elle veut mettre de la distance à tout : à la douleur, à son corps, à ses émotions, aux réactions de ses parents.
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Ambre aussi est préoccupée par son corps : sa grosse poitrine semble être un problème – surtout pour les autres – et se pose la question de la réduction mammaire. Ambre ne veut pas être un fardeau supplémentaire pour son amie et absolument pas perdre cette amitié.

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Ce roman donne la voix aux deux adolescentes par des chapitres alternés. La trame est indéniablement enrichie par les deux points de vue. Ils renforcent le caractère dynamique que l’écriture de l’autrice possède déjà.
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Dans le récit, il est marqué qu’à l’adolescence « tout est prétexte à commentaire » : une particularité physique, une tenue ou une attitude. Cette période charnière s’articule autour : d’un problème personnel, d’interrogations de la part de l’adolescent et de la recherche de la solution en soi.
Mais du soutien d’une de ses pair.e.s est tout aussi important et c’est justement cette impossibilité à communiquer qui éloigne Margot et Ambre l’une de l’autre.

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Ce texte est sensible et humain. Nadia Coste s’investit sur une thématique impactante : l’acceptation de soi. À souligner, l’histoire ne tourne pas uniquement autour du handicap.
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« Comment je suis devenue un robot » possède un titre astucieux, comme un joli pied de nez. Le livre se lit d’une traite et s’avère impossible à lâcher avant d’en connaitre la fin.

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Mise en scène du livre "Comment je suis devenue un robot ?" de Nadia Coste

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Book en stock (Phooka), L’atelier de Ramettes ont aussi voulu que tout s’arrange très vite entre les deux protagonistes.

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Rond de Sorcière #106

16/05/2019 6 commentaires

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Logo Rond de Sorcière du blog LivrementLe Rond de Sorcière me permet de vous faire découvrir tous les livres lus durant le mois ; notamment les petits trésors que je découvre sans avoir le temps de leur consacrer une chronique complète.
C’est une sorte de compromis entre ma bonne conscience livresque et moi. Je vous parlerai aussi de ce qui touche de près ou de loin le monde des livres ; comme une parenthèse plus personnelle.

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À mois d’avril, joyeuses lectures !
… et beaucoup d’événements.
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🎉 J’ai fêté le 1000e billet posté sur Livrement.com ! Et je suis aussi surprise que contente d’avoir atteint ce palier (ce n’était pas un objectif en réalité). Des copinautes m’ont posé quelques questions, je vous invite à en découvrir les réponses.
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💀 Dans le cadre de notre super défi tueur de PAL (au moins… !), Valériane m’avait envoyée dans le froid en compagnie de Fitz avec « Le dragon des glaces » de Robin Hobb.

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📑 Côté événements toulousains :

En rapport avec la littérature,

· Je suis allée jeter un œil –et le récupérer – à l’exposition de Benjamin Lacombe dans les locaux de Canopé. C’était plutôt chiche ; heureusement, il y avait quelques-unes de ses œuvres à observer dans les plus petits détails.

· J’ai aussi fait un saut à « 400 ans de livres d’enfance et de jeunesse » à la Bibliothèque d’Étude et du Patrimoine : les vitrines étaient intéressantes avec l’exposition d’ouvrages et leur présentation sur des encarts (un billet à venir)

· Impossible de passer à côté d’Echos & Merveilles ! Le festival médiéval fantastique a grandi de manière exponentielle depuis l’édition 2018. Malgré la pluie, c’est le beau fixe du moral qui touche les festivaliers. Des artisans en pagaille, des animations partout et la naissance d’un grand salon du livre de l’imaginaire. Évidemment, le créneau 2020 a déjà été réservé sur l’agenda.
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En rapport… non, sans rapport, c’était juste très bien :

· Je suis allée voir l’exposition « Electrosound » sous-titrée « Quand le son et la lumière font leur show » où l’on retrouvait de multiples informations autour de ces deux thématiques avec pour exemple une salle de concert, avec plein de petites expériences à mener (très ludique) (au Bazacle, terminée)

· On continue dans la lumière, en sautant à pieds joints dans l’exposition « Luminopolis » sous la forme d’escape game. En moins de 60 minutes, il fallait collecter plusieurs mots clés que l’on obtient en répondant à différentes questions. Il y a plein d’ateliers de manipulation pour comprendre les mécanismes de la lumière. L’aspect escape game est plutôt léger, aucune tension identique à une escape room si vous avez déjà testé ce concept. (au Quai des Savoirs, jusqu’au 1er septembre)
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🎲 Jeux de société :

· Offert à et testé avec mon neveu, le jeu « Little action » de Djeco. Du matériel adapté aux petites mains – cartes cartonnées grandes et épaisses, sujets en plastique – et des règles de jeu destinées aux tout petits (à partir de 2 ans et demi). Et hop, une partie pour se mettre dans le bain et mon neveu de trois ans avait tout compris. Il pourra d’ailleurs jouer avec son cousin du même âge sans l’aide d’un adulte. Les jeux de cette marque sont réputés. Little action demeure mon préféré.

· J’ai joué pour la première fois à Kingdomino chez des copains, et si chaque joueur a maximisé un royaume en carré avec château au centre à la première partie (pour un max de points), c’est vite devenu n’importe quoi. Prise en main rapide pour une stratégie à développer selon les tuiles collectées. Et j’apprécie qu’on puisse l’associer à une boîte de Queendomino pour augmenter le fun et le nombre de joueurs (pas testé).
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📺 Petits et grands écrans… c’est parti !

·  Commençons par la déception : la bande annonce « À genoux les gars » promettait de l’humour. Annoncée comme une « comédie de dialogues », j’ai surtout eu mal à ma condition féminine : je n’ai vu ni parité, ni émancipation des femmes ; mais clairement un portrait cru de ce que peuvent vivre certaines femmes dans quelque quartier très codifié. Autant dire qu’on est très loin de ce qu’on m’avait promis.

· Je voulais lire le premier tome de la trilogie du rempart sud de Jeff VanderMeer avant de voir son adaptation. J’ai craqué, j’ai échoué. J’ai donc vu « Annihilation » qui, au niveau des effets spéciaux est plutôt agréable à regarder mais qui me laisse une impression floue sur l’intrigue. Belle brochette au niveau du casting : Natalie Portman, Jennifer Jason Leigh, Gina Rodriguez, Tessa Thompson.

· « The dirt » est un film biographique sur le groupe de hard rock Mötley Crüe. J’ai trouvé le film plutôt bon dans son ensemble en illustrant parfaitement l’expression : drugs, sex & rock’n’roll.

· « The Highwaymen » : Deux flics en charge de traquer le célèbre couple criminel Bonnie & Clyde. Et quoi de plus magnifique que de découvrir en duo Kevin Costner et Woody Harrelson. Ils deviennent moteurs d’un road movie réussi qui termine sur une conclusion amère – et juste – d’une Amérique contaminée, dont les belles valeurs s’effondrent.

· J’ai terminé la deuxième saison de la série télévisée « Workin’moms ». Les quatre mamans continuent de jongler avec leur quotidien et de louvoyer entre les attentes de la société à leur égard (aussi bien professionnelles que personnelles). Des personnalités hautes en couleur et beaucoup d’humour.

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Bon, vais-je enfin parler de littérature dans ce billet ?!

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Une pile à lire qui profite bien du printemps pour pousser :
¤ BURNETT Frances H. : Le jardin secret
¤ CAUSSARIEU Morgane : Rouge Venom
¤ COSTE Nadia : Comment je suis devenue un robot
¤ DALCHER Christina : Vox
¤ DE PINS Arthur : Zombillénium – La fille de l’air, volume 4
¤ KAY Guy Gavriel : Le fleuve céleste
¤ MONGE Jean-Baptiste : Redingote & Baltimore
¤ THOMAS Angie : The hate U give

Un joli +8 qui s’explique par : 1 livre trouvé en boite à lire (Burnett), 3 livres d’occasion que je guettais depuis longtemps (De Pins, Kay, Monge), 2 SP que je désirais découvrir (Caussarieu et Coste), 1 nouveauté (Dalcher) et 1 livre audio (Thomas).

Résultats : + 8 entrées ; – 6 sorties

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Livres acquis en avril 2019 par le blog Livrement

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Livres SFFF

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Couverture du roman "Vox" de Christina DalcherVox – Christina Dalcher
Plaisir de lecture Livre sympa
Les femmes possèdent un bracelet compteur de mots : c’est 100 mots par jour, pas un de plus. Cette dystopie intense rappelle La servante écarlate de Margaret Atwood. C’est le même procédé qui se déroule : on arrive dans la vie d’une femme à un instant T., on découvre la situation par les pensées de la protagoniste : la société dans laquelle elle vit, la vision de sa situation et le basculement de la société dont on reconstruit l’historique au fur et à mesure du récit. Le style est fluide, et interpelle sur les droits des femmes dans une société patriarcale poussée à son paroxysme. La fin m’est apparue trop facile : elle est fouillie et très rapide. L’histoire a le mérite de faire réfléchir quant au rigorisme généralisé, quant aux conditions des femmes. À l’époque du #metoo où la parole des femmes se libère, où se renforce le concept de sororité, la peur de « faire taire » existe toujours.

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Couverture J'ai lu du roman "Le dragon des glaces" écrit par Robin Hobb. C'est le 11e tome de la série L'assassin royalLe dragon des glaces (L’assassin royal, tome 11) – Robin Hobb
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
Chronique complète
Tomes
Le prince Devoir et son clan d’art quittent Castelcerf pour l’île d’Aslevjal afin de rapporter la tête du dragon pris dans la glace. Ce que je peux dire, c’est que Robin Hobb sait nous faire vivre tous genres d’émotions ! Grâce à son talent, elle nous fait monter à bord du navire. Et autant vous dire que j’ai eu envie de passer les personnages par-dessus bord tant ils sont parfois insupportables (insupportables et malades). Autre que le voyage qui est long et se déroule lentement, on a le plaisir de découvrir la Narcheska dans sa ville. On se rend vite compte que la culture outrilienne va encore davantage corser les enjeux politiques qui se dessinaient avec le futur mariage.

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Couverture de "La chasseuse de trolls" de Stefan Spjut, roman paru aux éditions Actes sudLa chasseuse de trolls – Stefan Spjut
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Chronique complète
Susso rêve d’apercevoir un troll. Une femme d’un patelin lointain signale une forme humaine qui ressemble à un stallo. Deux jours plus tard, son petit-fils disparait. Les trolls sont justement réputés pour être attirés par les enfants.
On suit cette cryptozoologue dans son quotidien ; l’on rentre au contact des habitants, l’on se rend compte des conditions difficiles en plein cœur de l’hiver. L’atmosphère est lourde et riche. On se retrouve à la croisée entre la modernité de la Suède et le folklore scandinave. Le récit part d’un enlèvement d’un enfant pour prendre un élan fantastique avec en ligne de mire le peuple des trolls. La tension est bien entretenue et l’alternance des deux points de vue narratifs permet de nourrir l’enquête que mène le lecteur ; entre policier et surnaturel.

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Couverture de la BD "La fille de l'air" d'Arthur de Pins, tome 4 de ZombilléniumLa fille de l’air (Zombillénium, volume 4) – Arthur De Pins
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
Volume 1, volume 2, volume 3
Ah, j’ai su résister des mois ! Mais le quatrième tome est enfin entre mes mains. Comme cette série s’apprécie dans son ensemble, j’ai pris plaisir à relire les précédents volumes.
On en apprend davantage sur le fonctionnement du parc : Zombillénium passe de la gestion du bon père de famille aux forts desiderata des actionnaires. Tout va très vite : des rebondissements dans tous les sens et un fameux retournement de situation. Ces actions sont trempées dans l’humour tout du long – parfois bien corrosif – et bordées de clins d’œil. Un nouveau personnage fait irruption (et j’insiste sur le terme irruption) : c’est un nouveau cycle qui commence. Le point de suspens – expression préférée au terme anglais cliffhanger – confirme le tout. Ça dépote !

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Autres livres

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Couverture du roman "Comment je suis devenue un robot" de Nadia CosteComment je suis devenue un robot – Nadia Coste
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Par chapitres alternés, deux copines se partagent la partie narrative. Margot, a eu un grave accident et ne compte pas desserrer les dents sur la situation ; Ambre, ne veut pas déranger son amie mais utilisera l’humour comme moyen de la décapsuler. Pour la première, c’est la traversée d’une situation compliquée, entre handicap et adolescence. La seconde voudrait se confier et n’ose pas se plaindre et s’interroge pour garder intact leur amitié. Par les deux protagonistes, l’histoire s’avère riche et équilibrée. Comme pour ses précédents romans, Nadia Coste aime investir des thématiques importantes, ici la réflexion autour de l’acceptation de soi.

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Couverture du livre The Hate U give d'Angie ThomasThe hate U give – Angie Thomas
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Starr est témouine du meurtre de son ami d’enfance par un policier blanc. Elle souhaitait rester anonyme, faire profil bas. Mais alors que les autorités et les gangs de sa cité veulent la faire taire, elle décide de devenir actrice pour la suite judiciaire de cet acte.
Le racisme ordinaire est au cœur de l’histoire ; il est aussi question de manipulation, de préjugés, d’amour et d’espoir. Le récit dépeint une triste réalité tout en justesse. Les émotions brutes que transmet l’autrice sont percutantes et nourrissent un texte engagé. Starr est une protagoniste aussi touchante qu’attachante. L’histoire se dévore. Le langage familier adopté en style d’écriture passe très bien à l’écoute (livre audio).

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Lectures d'avril 2019 du blog Livrement

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Partir dans les Pyrénées ariégeoises | Confectionner un délicieux cheesecake aux deux chocolats | Aller admirer des peintures datant de 14 000 ans avant maintenant (datation au carbone 14) | Et fêter l’anniversaire d’un copain | Préparer des cadeaux : un sac d’activités pour la miss, un album en tissu pour le Filleul et des chocolats maison pour leurs parents | Profiter de doux et intenses moments ensemble | Se balader, beaucoup de culture et un tour de manège pour décompresser | Participer à un atelier de couture | Et tester un nouveau salon de thé & café avec les copines, qui fait maintenant partie de mes adresses favorites | Se rendre à l’exposition de Benjamin Lacombe | Scraper des cartes thématiques | Recevoir Mutinelle avec des crêpes au beurre et de la cassonade Graeffe | Cuisiner des gnocchi | Enfin offrir les cadeaux d’anniversaire au Neveu-presque-tout-neuf : plein de livres géniaux et le jeu de société Little Action | Puis partir à la chasse aux œufs au fin fond du Lot et découvrir la nature au printemps | Recevoir un Joyeux Courrier de la part de Delphine | Prendre le goûter | Visiter par hasard l’exposition 400 ans de « 400 ans de livres d’enfance et de jeunesse » à la Bibliothèque d’Étude et du Patrimoine | Trouver « Le jardin secret » dans une boîte à lire, dans la même édition de l’exemplaire que j’avais lu enfant | Une vraie madeleine de Proust | Exposition Electrosound un jour | Exposition Luminopolis le lendemain | Le tout en bonne compagnie | Puis, enfin venu le temps d’Echos & Merveilles.

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Mise en scène des livres d'Estelle Valls de Gomis Mise en scène du livre "La chanson d'Arbonne" de Guy Gavriel Kay

Cheesecake aux deux chocolats Lampe pour visiter les grotte de Niaux

Couture : album photo en tissu Tablette de chocolats maison

Venue du filleul Détails des peintures du manège aux chevaux de bois à Jeanne d'Arc à Toulouse

Atelier de couture avec Dodynette à Toulouse Gâteau "velvet" dans un salon de thé

Exposition de Benjamin Lacombe à Canopé de Toulouse : détails d'une de ses oeuvres Exposition de Benjamin Lacombe à Canopé Toulouse : afffiche, rideau rouge et veste

Crêpe à la cassonade Graeffe Gnocchi faits maison

Scrap : carte pour pâques avec œufs en bois Scrap carte de pâques dans les tons pastel

Livre sur les engins existants Figurines en plastique du jeu Little Action de Djeco

Chasse aux œufs en 2019 Glycine sur un mur

Enveloppe "Happy mail" bleue et rose Café dans une tasse au camaieu de bleu

Bécassine pour l'exposition 400 ans de livres d'enfance et de jeunesse à Toulouse Livre "Le jardin secret" de France H. Burnett trouvé dans une boite à lire

Exposition Electrosound au Bazacle Exposition Luminopolis au Quai des Savoirs à Toulouse

 Echos et merveilles 2019 : maison sous petite cloche Echos et merveilles 2019 : livre pop up

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COSTE Nadia – Rhizome

11/12/2018 6 commentaires

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Couverture du roman Rhizome de Nadia Coste, publié aux éditions SeuilTitre : Rhizome
Autrice : Nadia Coste
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir

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Le botaniste Jaro est descendu au jardin extérieur du laboratoire pour effectuer un travail d’observation. Une des Plantes présentent une anomalie : alors qu’il s’approche, des spores se répandent et il en inhale par inadvertance. Il est immédiatement mis en quarantaine. Durant son repos forcé, il entend une voix qui le somme d’aider les Plantes.

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Pour cette histoire, on suit Jaro, botaniste de métier et bien entouré dans la vie. Il a fraîchement emménagé avec Manuela et ils entretiennent de bonnes relations avec leurs familles. Il est plus difficile de s’intéresser à Semper car il est vu comme l’envahisseur et celui qui envoie valdinguer l’univers de Jaro. Pourtant, Il a tout autant besoin de soutien que ce dernier.
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Le récit se situe en 2081. Un événement mondial appelé « La revanche du climat » a divisé la population par six. On se retrouve dans la sky-city de Mauges, construite ‘après l’érosion des côtes bretonnes et l’assèchement de la Loire’. On note quelques détails futuristes : dans les tenues vestimentaires, le comportement, et certaines mœurs. Selon finances, il faut éviter d’habiter en dessous du 55ème étage où le manque de sécurité se fait réellement sentir.

Durant ma lecture, j’ai eu un sourire en apprenant l’existence de l’Hyperloop pour les déplacements, notamment au niveau zéro (je fais partie des gens qui aimeraient bien monter à bord d’une future capsule).
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Le niveau zéro se composait d’un immense hall soutenu par des centaines de piliers. Quelques échoppes éphémères s’alignaient par petits groupes autour des poteaux. Ces cahutes, simples assemblages de planches, cagettes, tôles et plaques de plastique, étaient tenues par des extérieurs dont la santé ne leur permettait plus de travailler dehors. Hommes et femmes portaient des pantalons bouffants resserrés aux chevilles, des tuniques amples aux poignets étroits, et de larges turbans qui ne laissaient voir que leurs yeux. Les habitants de la sky-city prenaient également leurs précautions contre la chaleur et les insectes lorsqu’ils sortaient des tours, mais ils n’avaient pas besoin de s’emmitoufler le visage comme les extérieurs dont les affections respiratoires n’étaient pas du meilleur effet lorsqu’il s’agissait de vendre des fruits frais. Certains étals proposaient de petits objets sculptés dans du bois, ou récupérés au-dehors. On y trouvait également des gourdes opaques contenant de l’eau de pluie. Rien n’assurait que cette eau n’avait bénéficié d’un filtrage végétal à l’intérieur des terres, et transportée telle quelle.

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Dans les années 2040, des particules ont été ramenées pour sauvegarder la planète. Ces organismes végétaux n’ont jamais été classés mais ont remplacé les autres espèces dans les villes. Par vulgarisation, elles ont simplement été nommées les Plantes – avec une majuscule – et sont considérées comme bienfaitrices de l’humanité.
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Jaro travaille dans le laboratoire du professeur Bergeret. Ce dernier consacre ses recherches à la mise en place de nano-pesticides pour éviter la prolifération et accélérer la culture hors sol.

Ce monde futuriste met l’accent sur les interconnexions en privilégiant la santé. C’est d’ailleurs la montre connectée de Jaro qui avertit les services de santé publique de sa contamination.
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C’est avec beaucoup de finesse que Nadia Coste donne une belle leçon d’écologie où la relation entre humains et plantes doit reposer sur une véritable entente. Notons qu’en quelques phrases, l’autrice nous plonge dans l’ambiance moite du jardin extérieur du laboratoire situé au niveau zéro :
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La première fois que le groupe d’étude [de Jaro] avait pris l’hyperloop jusqu’au niveau zéro, il régnait un silence de mort dans l’ascenseur, comme si une jungle hostile allait les dévorer à leur arrivée…
Jaro sourit, amusé à ce souvenir. Ce qu’il redoutait le plus, en dehors des insectes, c’était la chaleur, qui avoisinait les 40°C. Sans compter la moiteur des sous-bois…
Mais l’odeur de l’agroforêt ne l’avait jamais dérangé. Au contraire, Jaro trouvait quelque chose de fondamentalement rassurant dans ces effluves d’humus, d’écorces et de pollens en suspension dans l’air, dans la mousse gorgée de rosée alors que l’eau était si rare dans les tours… Tout cela était… naturel. Presque primal.

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Sans pouvoir vous en révéler davantage, j’ai trouvé que la tournure majeure de l’intrigue était judicieuse. En plus de l’apostrophe écologique, Nadia Coste aborde les amours, la mort, les étapes et la douleur face au décès, de manière simple, sans emphase mais sans détour pudique non plus. Le roman repose sur une idée aussi éclairée qu’astucieuse pour renforcer la problématique environnementale.
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Lecture conseillée à partir de 13 ans

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Le groupe se reforma autour du professeur Bergeret, juste à côté de la porte Est. Jaro enfila son blouson et le ferme jusqu’à son menton. Aussitôt, sa poitrine se comprima, comme s’il étouffait, mais ce n’est qu’une impression liée au poids et à la chaleur de sa tenue.

Six drones de sécurité les encadrèrent tandis qu’un agent casqué vérifiait leurs accréditations, puis les portes s’ouvrirent. La moiteur extérieure sauta au visage des scientifiques dont le front se mit aussitôt à perler. Les femmes qui n’avaient pas encore attaché leurs cheveux se hâtèrent de le faire, tandis que les autres ajustaient des foulards pour éviter d’être gênées par des mèches folles. Un homme de grande taille enveloppa ses longues dreadlocks dans un bonnet qui ressemblait à un sac.

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Roman "Rhizome" de Nadia Coste mis en scène au milieu de plantes

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Book en stok (Dup) s’est aussi demandé ce quel effet pouvait avoir la possibilité de télépenser.

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COSTE Nadia – Jivana

16/11/2018 4 commentaires

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Couverture du roman Jivana de Nadia Coste, roman publié aux éditions ActuSFTitre : Jivana
Autrice : Nadia Coste
Plaisir de lecturenote : 4Livre à découvrir
La série des Fedeylins : tome 1, tome 2, tome 3, tome 4
Lire les premières pages
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Les Fedeylins ont beaucoup de mal à intégrer Jivana, il parait qu’elle partage son corps avec l’esprit d’une déesse. La communauté est subitement touchée de plein fouet par des nuées d’insectes : ils détruisent leur récolte et assombrissent tant le ciel que les plants qu’ils ont pu sauver ne peuvent plus survivre sans le soleil. C’est juste la déesse qui partage le corps de la jeune Fedeylin qui pourra les sauver car il est dit que « Le Dor brillera tant que brûlera l’amour de Taranys pour Savironah ». Jivana et Savironah se lancent : elles veulent rejoindre la seconde communauté de Fedeylins pour récupérer leur savoir-faire et elles devront aussi trouver le prophète.

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Dès les premiers mots lus, les souvenirs arrivent par vague. Il faut dire que ma lecture du premier tome des Fedeylins remonte à début 2011. Quel plaisir de me retrouver ainsi plongée dans cet univers !
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Dans cette histoire, nous trouvons deux héroïnes qui partagent un seul et même corps. Pour se sauver, la déesse Savironah a intégré la bulle la plus proche, celle de Jivana. Deux entités que Nadia Coste arrive parfaitement à séparer et que nous, lectrices et lecteurs parvenons clairement à identifier.

Elles cohabitent avec harmonie et sérénité même si se serrer physiquement l’une l’autre dans les bras serait encore mieux. Un amour intense unit ces deux personnages !

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En questionnant sur la place des divinités – Savironah, Taranys et Dastöt – l’autrice interpelle le lecteur sur plusieurs axes : la tolérance, la différence, l’acceptation de l’autre, les soucis liés à l’environnement, l’amitié et l’amour.
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À travers le personnage de Jivana, on en vient à réfléchir à la place des femmes dans sa société et surtout dans la nôtre. De l’amour, de l’accomplissement et du bien-être d’une femme qui peuvent dissocier du besoin de reproduction.

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Savironah se réchauffe et se love dans ma poitrine. C’est ce qui se rapproche le plus d’une étreinte.

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Tout comme Cahyl avant elles, Jivana et Savironah se lancent dans une quête longue et fastidieuse pour sauver leur communauté ; qui pourtant, se révèle bien ingrate envers elles. Sur ce chemin initiatique, elles croiseront différentes créatures : gorderive, anophèle, chouette, serpent, scorpion, kojoh et haze. Certaines les aideront et j’ai aimé le clin d’œil de la présence de Kolk auprès des deux protagonistes. Elles retrouveront même Shadvir, pour leur plus grand plaisir.
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« Jivana » se révèle un bonus tout sucré pour moi après l’immersion dans Fedeylins il y a quelques années. J’ai bien sûr eu la joie de retrouver l’écriture de Nadia Coste avec ses autres écrits – de la même qualité ! – mais la sérié Fedeylins possède ce côté savoureux de la première rencontre avec une plume.
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Il peut se lire de manière indépendante de la tétralogie originelle ; bien que je pense qu’il acquière une autre profondeur en lisant ce roman après la série. Avant de vous plonger dans cette dernière, vous pouvez préalablement vous immerger dans l’univers par ce roman.
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Pour trouver réponse à ces questions : Pourquoi les bulles n’avaient-elles pas besoin d’être fécondées ? Pourquoi Cahyl n’avait-il pas de marque de sa caste à la naissance ? Quel était le rôle des Pères Fondateurs ? Qui est Delyndha ? Pourquoi ont-ils dû déménager ? Pourquoi y a-t-il eu une scission ? Pourquoi Shadvir s’entend-il si bien avec Glark ? … Je vous invite bien évidemment à découvrir la série Fedeylins !
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La lecture est conseillée à partir de 13 ans.

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Dédicace de Jivana par Nadia Coste Tampon de dédicace de Nadia Coste
Livre dédicacé aux Aventuriales

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Dup (Book en stock) a autant apprécié que moi de se balader à dos de chouette rousse.

 

Les Aventuriales 2018

10/10/2018 37 commentaires

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Bannière des Aventuriales 2018

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Les Aventuriales est un salon hybride consacré aux imaginaires. La part belle est dédiée aux littératures et aux illustrations. Le festival se déroule en Terre du Milieu, à Ménétrol (soit approximativement à 8min46s de Clermont-Ferrand). Cette année, il a pris ses quartiers les 29 et 30 septembre.  Merci à toutes l’équipe, c’était une chouette édition ! D’ailleurs, à vos agendas : la prochaine édition aura lieu les 28 & 29 septembre 2019.

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Je suis allée me promener à ce salon la première fois en 2016 ; par le plus grand des hasards d’ailleurs puisque j’eus fait mes valises la veille. 2017 s’est passé de moi pour cause de mariage familial, je ne pouvais décemment pas décliner l’invitation des parents de mon neveu préféré (je n’en ai qu’un), aka mon neveu-presque-tout-neuf.
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Cette année, j’embarquais l’un de mes frères, ma petite maman et mon Amoureux (comme souvent). Un retard attendu – repas en grande famille oblige – s’est profilé et a un petit gonflé ; suffisamment pour me dire que je ne pourrai alors pas – ohlàlàlàlà ! – rencontrer Christopher Priest pour peu qu’il y ait une grande file d’attente. Je fais descendre le suspense illico : il n’y avait personne à sa table quand je suis arrivée et le salon fermait ses portes – ô agréable surprise – à 19h30 le samedi.

J’avoue aisément qu’une partie du retard a tenu dans le simple fait d’admirer Oly, la petite boule de poils recueillie par mon frère et ma belle-sœur. C’est un vrai chat de poche, ce jour-là elle pesait 286 grammes.

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Oly, chaton mignon au biberon

Je placarde en grand la photo d’un chaton. Il parait que cela attire le chaland.

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Dès mon arrivée, je textotais les informations importantes « retrouves-moi sous le lampadaire rose » à ma presque-copine Delphine (que je connais virtuellement parlant de longue date, que j’ai rencontrée pour la première fois en juillet 2017 et qui m’a fait plaisir de parcourir les derniers kilomètres pour venir sur un salon dont le thème central n’est pas foncièrement sa tasse de thé/café). Il était l’heure du goûter, j’ai sorti les munitions, des cookies outrageusement bons au chocolat.

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Chaussures d'une vichyssoise et d'une toulousaine "Outrageous cookies", le goûter pour les Aventuriales
On reconnaitra facilement la vichyssoise et la toulousaine qui a quitté le sud où c’était encore l’été.
Il n’y a aucun rapport avec la photo de droite. On mange bien avec nos mains.

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Persuadée d’arriver en début d’après-midi, j’ai loupé l’entièreté du concours de cosplay mais j’ai très vite reconnu Lael (son blog : Chez les aventuriers des rêves).

Et ma plus grande surprise du salon, fut de tomber nez à nez avec Samantha, femme optimiste et énergique. Je l’avais rencontrée en coup de vent à Toulouse avant qu’elle ne parte très vite à Chambéry continuer son bout de chemin. Il se devine plus qu’il ne se voit : elle porte un magnifique pendentif beluga.

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Portrait de Lael aux Aventuriales 2018 Pendentif Beluga de Samantah

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Les choses sérieuses commencent, c’est partie pour la chasse aux dédicaces
et surtout le plaisir des discussions.

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Livres dédicacés lors des Aventuriales 2018

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Comme je le notais en début d’article, je me suis dirigée en priorité vers Christopher Priest où aucun quidam ne semblait pour l’instant intéressé de sa présence. J’ai baragouiné trois mots à demi-anglais pour lui expliquer que « La séparation » était le premier roman de sa bibliographie que j’avais découvert. J’en ai lus d’autres depuis mais début septembre, j’ai relu ce titre-là pour voir s’il s’en dégageait la même force (la réponse est oui).

Quel ne fut pas mon étonnement qu’il m’offrit une franche accolade pour qu’on nous prenne en photo tous deux (si je me suis habituée à l’accolade durant la dernière décennie vécue dans la ville rose, je demande toujours à mes futures victimes si je peux les « embrasser comme dans le sud » car je sais que l’embarras peut vite naître… alors il y a à peu près un monde et demi entre moi et ma réflexion qu’un britannique pourrait prendre l’initiative).

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Portrait de Christopher Priest aux Aventuriales 2018 Dédicace du roman La séparation par Christopher Priest

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Puis, je fondûte littéralement sur Nadia Coste. Résultats annoncés du cosplay aidant, elle trônait dans son magnifique costume fait-main du Dr Strange. Je venais justement de recevoir Jivana (deux jours avant le départ !) mais que je n’avais pas encore lu. Comme il est toujours agréable d’échanger avec elle, je lui ai rappelé avec bonheur que je considérais sa plume comme une valeur sûre et que je conseillais ses romans autour de moi (sauf Le Premier que je considère à part).

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Portrait de Nadia Coste en cosplay Dr Strange aux Aventuriales 2018 Dédicace de Jivana par Nadia Coste

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Juste à côté, discutait Estelle Faye. Quand vint mon tour, elle me montrîte son art de teasing en me révélant deux éléments sur la suite des Seigneurs de Bohen. J’avais été époustouflée par l’originalité de son roman.

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Portrait d'Estelle Faye aux Aventuriales 2018 Dédicace du roman Les seigneurs de Bohen d'Estelle Faye

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Puis j’en venais à rencontrer Marie-Catherine Daniel. C’est en relisant la liste des invités que le matin même je glissais son livre « Entre troll et ogre » dans ma valise. Tout est fameux : les personnages réussis, un peu abîmés par la vie et qui pourrait très bien exister parmi nous pour une intrigue bien rythmée, à la belle conclusion. Il y a des livres qu’on choisit pour la couverture et il pourrait y avoir des livres qu’on choisit pour le capital sympathie de leur auteur/autrice. Que de pétillance ! Notez son super pantalon customisé en rapport à la couverture dudit roman.

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Portrait de Marie-Catherine Daniel aux Aventuriales 2018 Pantalon customisé de Marie-Catherine Daniel

Dédicace en cours de Marie-Catherine-Daniel Dédidcace du roman Entre troll et ogre par Marie-Catherine Daniel

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En coin de table (et d’allée, à l’entrée), je m’arrêtais au vol juste pour montrer au vol « Terre de Brume » de Cindy Van Wilder à mon Amoureux car la couverture est à mes yeux, un exemple réussi d’illustration et de photomontage, le tout rehaussé par la dorure à chaud (passiooooon packaging divers et variés). Si vous avez déjà rencontré Cindy Van Wilder – en 2016 lors de L’imagina’livres pour moi – vous savez qu’elle vous impacte immédiatement par son sourire, son tutoiement et sa joie de vivre.

Elle a su me « vendre » son diptyque stipulant que le second tome était fraîchement finalisé et prêt à paraitre durant les prochains mois. Ce qui ne fut pas mon cas – d’être prête – car elle m’a demandé de choisir une couleur pour la dédicace. J’ai hésité entre le bleu et le violet qu’elle a finalement pris en main sous ma directive. Je suis revenue expressément le dimanche matin, lui notifiant la nuit mauvaise passée à cause de ce choix de couleur raté et qu’il fallait absolument qu’elle recommence en écrivant une nouvelle dédicace en bleu. Ce qui l’a faite exploser de rire (elle est bon public).

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Portrait de Cindy Van Wilder aux Aventuriales 2018 Dédicace violette en cours par Cindy Van Wilder

Dédicace de Terre de Brume par Cindy Van Wilder Mise en scène de Terre de Brume dans un décor automnal

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Venait ensuite mon petit graal personnel en la personne de Sandrine Gestin. C’est une illustratrice qui a une place chère à mon cœur, à celui de maman (et qui compte beaucoup dans notre relation mère-fille) (parce que si tu ne le sais pas encore, c’est grâce à ma mère que je suis plongée toute entière depuis la naissance dans l’imaginaire). Je me suis sentie légèrement euphorique et légèrement honteuse aussi que cela se voit tant. En salon, les invités peuvent être d’une belle patience avec le genre d’individus que je représentais à ce moment-là.

J’ai un coup de cœur de tous les temps pour son tableau nommé « La clef de Nimüe », j’ai donc demandé une signature sur la carte postale qui représente mon marque-page préféré de tous les temps lui aussi (tu le sens, le potentiel de fan en moi ?). D’ailleurs, Ma-Chère-Mère a brodé pour mon anniversaire il y a quelques années ledit tableau au point de croix (avec 1500 micro perles pour représenter le bijou de cheveux).

Sans se concerter, on s’est offert l’une à l’autre « Le petit Grimoire des Fées » que Sandrine a bien voulu nous dédicacer.

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Portrait de Sandrine Gestin aux Aventuriales 2018 Dédicace du petit grimoire des fées de Sandrine Gestin

Carte postale La clef de Nimüe de Sandrine Gestin Dédicace de la carte postale La clef de Nimüe par Sandrine Gestin

Mise en scène automnale pour le petit grimoire des fées de Sandrine Gestin

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Côté illustrations, j’étais aussi allée faire un coucou à Tiphs que j’avais préalablement rencontrée à L’imagina’livres en mars dernier ; et durant lequel j’avais – presque – dévalisé tout son stand. Notez la pose super naturelle de l’illustratrice en pleine action.

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Portrait de l'illustratrice Tiphs aux Aventuriales 2018

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Jean-Claude Dunyach, je le croise souvent. Aux événements, en librairie, et même dans la rue. J’étais donc venue lui faire un coucou en remarquant qu’il n’y avait pas les traditionnelles gourmandises sur sa table. Il m’a indiqué qu’elles étaient réservées aux événements haut-garonnais, question facilité de transport. J’ai vu son ordinateur ouvert, et je sais que c’est un bon signe : il planche sur l’écriture de son prochain roman (il en était à la page 34).

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Portrait de Jean-Claude Dunyach avec le troll aux Aventuriales 2018 Veilleur Aventuriales 2018
Jean-Claude et son troll à gauche / Un veilleur-combattant à droite (sans rapport l’un avec l’autre) (enfin je crois)

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Si je me suis sentie très vite à l’aise pour parler avec celles que je cite (le féminin l’emporte). Je n’ose toujours pas aller vers les auteurs dont je n’ai jamais lu la plume ou pour lesquels je n’emmène les livres (entre les versions numériques et les emprunts bibliothécaires), comme Charlotte Bousquet et Lionel Davoust (bien que j’aie assisté quelques minutes à son cours du soir intitulé « La procrastination de l’écrivain »). J’ai pu échanger rapidement quelques mots avec Anna Combelles, l’une des organisateurs des Aventuriales (et rencontrée aussi à L’imagina’livres). J’ai complètement loupé Stéphane Desienne, Jean-Luc Marcastel – mais pas ma mère, d’où l’existence de la photo – et Ariel Holzl (il n’y avait que Mr Nyx présent assis à sur la table de dédicace à chaque fois que je suis passée devant).

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Cours du soir intitulé "La procrastination de l'écrivain" aux Aventuriales 2018 Portrait Lionel Davoust aux Aventuriales 2018

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Pour le reste, j’ai tout loupé. Je n’ai vu que la fin de démonstrations de combat au sabre-laser par l’Académie des Jedi Auvergnats, je n’ai assisté à aucune animation ni table ronde. J’ai très peu traîné de stand en stand. J’ai dû être sélective au vu du temps imparti (sur le salon et hors salon, en attestent les minuscules vingt minutes passées en compagnie de l’une de mes cousines que je n’avais pas vue depuis deux ans).

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Vue d'ensemble de la salle principales des Aventuriales 2018

Dédicace en cours d'Estelle Faye Allées du salon littéraire les Aventuriales 2018 

Dédicace de Jean-Luc Marcastel aux Aventuriales 2018 Stands du salon des littératures de l'imaginaire Aventuriales 2018

Dédicace en cours de Lorhan aux Aventuriales 2018 Tampon de dédicace de Nadia Coste

Sculpture de combattante aux Aventuriales 2018 Sculpture Aventuriales 2018

Cosplay La Belle aux Aventuriales 2018 Combat aux sabres laser aux Aventuriales 2018

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Est-ce que j’ai encore plus savouré la délicieuse pompe aux pommes de ma grand-mère paternelle en fin de journée ? Certainement. C’est un dessert typiquement auvergnat qui ressemble à un chausson aux pommes géant. Et pour moi, c’est aussi LE symbole des vendanges, un souvenir très fort.

Et pour contenter celles qui me l’ont demandé, je vous montre les emballages des cadeaux pour les femmes nées en octobre, aka Delphine et ma petite maman que j’ai offerts durant ce week-end.

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Pompe aux pommes, dessert traditionnel auvergnat Puy de Dôme et lecture en cours, photo en cours de route pour les Aventuriales 2018
La pompe aux pommes est à gauche
À droite, c’est quand je fais la maligne en storie sur Instagram. J’ai bien pris la photo en roulant mais je ne conduisais pas. (je précise, on ne sait jamais)

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Emballage cadeau automnal l'automne s'invite sur les papiers cadeaux 

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COSTE Nadia – Ma pire semaine de vacances

10/07/2018 8 commentaires

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Couverture du livre "Ma pire semaine de vacances" de Nadia Coste publié aux éditions CastelmoreTitre : Ma pire semaine de vacances
Autrice : Nadia Coste
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir

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Accompagnée par sa sœur, Léa va passer quelques jours de vacances chez ses cousins. Les insectes de la campagne et elle ne semblent pas en grand amour… ou alors de manière intense à juger le nombre de piqures de moustiques qu’elle récolte. Et pourtant, cette fois, ce sera le cadet de ses soucis car ils retrouvent des poissons morts, les vaches tombent raides mortes et les guêpes sont de de la taille d’une balle de golf. Il y a de quoi s’inquiéter !

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Les adolescents du roman – Léa, Maxine, Frédérique, Vanille, Jean-Christophe, Stéphane – sont des enquêteurs en herbe et ils me font penser au Club des Cinq ; lecture que j’ai grandement appréciée dans ma jeunesse (donc c’est un compliment). Leur envie d’investiguer est très forte, tout comme celle de parcourir le paysage et de rencontrer les locaux.
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J’ai tout particulièrement aimé le côté « réaliste » de l’histoire. Ce ne sont pas des adolescents qui modifient le monde en mode super-puissance, ou qui effectuent des tâches sans l’aide d’adultes alors qu’elle devient primordiale.
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Le niveau d’intervention reste concret et plausible. C’est notamment confirmé par la restriction géographique : ils évoluent dans leur univers, leur campagne, avec leurs voisins et leur famille. Cela facilite l’identification aux personnages et aussi l’immersion !
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Nadia Coste s’immisce de manière poussée sur la thématique de l’écologie : la détérioration et l’usage abusif des ressources par l’humain, les conséquences grandiloquentes sur la faune, l’envie de corriger… pour obtenir des résultats encore pires et la volonté d’intégrer du bon sens.
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J’ai trouvé que cette aventure avait suffisamment de « monstres » dans le dans pour plaire au plus grand nombre. Accessible à partir de 8 ans, ce récit peut être découvert à toute période. Cela peut devenir un clin d’œil idéal s’il est dévoré pendant les vacances. J’avoue que je préfèrerai en conseiller sa lecture un jour de pluie, plutôt qu’une chaude nuit estivale où l’on entend les moustiques vrombir ! (quoique… cela rajoute un effet indéniable sur l’ambiance).

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Photographie du livre "Ma pire semaine de vacances" de Nadia Coste

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Phooka (Book en stock) a aussi aimé cette cure de jouvence.

 

COSTE Nadia – Papa de papier

13/04/2018 4 commentaires

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Couverture du roman "Papa de papier" écrit par Nadia CosteTitre : Papa de papier
Autrice : Nadia Coste
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Lire un extrait
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C’est avec le sourire qu’Ayrton quitte le collège aujourd’hui. Il vient d’obtenir un 18/20 pour son dessin au fusain. Il est impatient de l’annoncer à ses parents. Mais école et foyer sont deux réalités différentes et son père ne semble disposé qu’à réaliser des tâches ménagères. Sa mère rentre à son tour et leur discussion explose alors. Ayrton va se réfugier dans sa chambre. Il entend un miaulement, un chat semble coincé sur son balcon. Après un instant d’étonnement, il trouve que ce félin ressemble trait pour trait à celui réalisé pour son cours d’arts plastiques. Et si son dessin venait de prendre vie ?

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Dès les premiers mots, j’ai apprécié Ayrton. J’ai apprécié son optimisme, son écoute pour autrui. Et puis, l’on comprend très vite qu’il possède deux comportements pour deux vies complètement distinctes.
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Le récit est immersif et frôle le fantastique. L’imagination vient au secours d’une situation réelle difficile. Ayrton a le pouvoir de donner vie à ce qu’il dessine !
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L’écriture de Nadia Coste est toujours aussi fluide. On intègre la vie du protagoniste « à la volée » : au moment de la distribution des notes du DM de Monsieur Edgar, prof’ d’arts plastiques. À la volée, mais avec douceur : focus sur l’exercice à réaliser, puis dé-zoom sur la réaction des copains à la découverte de leur note et enfin sur la bonne humeur d’Ayrton, son attitude, son environnement, son histoire.
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Elle aborde un sujet délicat qu’elle traite avec perspicacité. Elle (d)écrit un mécanisme d’auto-défense, la place des non-dits, la perte de l’innocence, l’estime de soi et sa reconstruction. Elle dépeint une situation fictive qui pourrait être réelle puis expose actions et réactions. Elle détaille sans chercher nullement à provoquer le lecteur mais au contraire, à l’accompagner lors du décodage.
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Cette histoire de 122 pages est rondement menée. Elle est à placer entre toutes les mains à partir de 10 ans.

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Mise en scène du livre Papa de papier de Nadia Coste. Fusains et pattes de chat sont visibles

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Souvenir de lecture : Le chat dessiné par Ayrton pourrait être mon chat, qui est justement gris et possède un nœud à la queue.

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