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Archives pour la catégorie ‘Vie de lectrice’

·· Rencontre · avec Alain Damasio, Jean-Claude Dunyach et les furtifs

06/06/2019 3 commentaires

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Rencontre avec Alain Damasio à Toulouse le 4 juin 2019

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Mardi 4 juin, a eu lieu une rencontre avec Alain Damasio et Jean-Claude Dunyach. À l’occasion de la sortie toute récente de son roman « Les furtifs », l’événement s’est déroulé à la Médiathèque Grand M située à la Reynerie (Toulouse), en partenariat avec Bédéciné et La Volte.
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Rincé comme peut l’être un auteur qui a enchaîné cinq interviews, Alain Damasio se présente souriant. Jean-Claude Dunyach en sa qualité de Super Animateur – déjà testée avec la rencontre avec Guy Gavriel Kay – a proposé un débat/jeu de rôle reposant sur l’histoire fraichement publiée : il incarnerait le président de la République cet univers et Alain Damasio, le protagoniste Lorca Varèse. Le jeu de questions/réponses a été bâti selon les deux clans opposés. Le laisser se reposer ? Que nenni, l’auteur toulousain confirmait « J’ai grand plaisir à lui rentrer dedans ». Assister à la joute verbale était délicieux.
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Jean-Claude : [formule une question pointilleuse]… Je suis là pour faire chier, hein.
Alain : Cette question est centrale, elle est très bonne !

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L’invité fut ensuite sous le feu des questions des spectateurs.  J’ai moins apprécié ce temps dédié au public car j’ai trouvé que les gens se perdaient dans leur propos et terminaient sans avoir formulé une question (par contre, je note la capacité de rebond d’Alain Damasio pour formuler quelques mots). La tournure était trop politique et floue pour m’intéresser. Aucune information n’a été donnée sur l’écriture de manière générale – comme l’amusement typographique –, les choix scénaristiques ou autres. Moi qui n’avais justement pas lu/écouté d’interview avant ce mardi, je suis restée sur ma faim.

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Rencontre avec Alain Damasio : détails de la Médiathèque grand M Rencontre avec Alain Damasio de ma place
J’écoute plus que je ne vois : je reste donc en mode furtif. Des détails, des motifs.

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Quelques idées m’ont interpellée durant la soirée. Ci-après, ce sont mes notes tapuscrites, elles peuvent contenir des imprécisions et des inexactitudes.

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·· La · première technologie est le cocon, appelé le terrier. Nomade et virtuel, il propose une sécurité primaire. S’il représente un objet, c’est le smartphone. Alain Damasio stipule que le terrier numérique est un piège, on entre dans l’ère du self serf-ice (servitude).
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Le roman est un produit de notre époque et du lieu où l’on vit. Donc oui, le roman touche l’empire occidental (blancs occidentaux) et cette stigmatisation ne peut pas plaire à tout le monde. Quid des animistes ? Ils ne peuvent pas se sentir envahis par la notion « cocon » puisqu’ils n’ont pas subi de décrochage avec la nature.

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·· Alain · s’est surtout intéressé à l’aspect psychosocial, pas à la technologie anticipée mais bien à la matrice sociétale. Il précise que le techno-cocon est néfaste – même physiquement – puisqu’il entraine un biais dans la perception au corps. La paresse est outillée, l’effort à fournir est maintenant déchargé aux technologies (se repérer dans une ville, courir pour les sensations de son corps sans compter les calories perdues,…). Il enchaine sur le fait que garder ses capacités cognitives, c’est la liberté.
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Alors, oui, Alain Damasio a conscience que son roman représente une ligne d’horizon, renferme les fantasmes qu’il avait envie d’emprunter. Tous les personnages de la rébellion ont une capacité particulière. Ils ont aussi cette faculté d’aller jusqu’au bout. L’exemplification est importante… pour que les personnages aient des choses à dire, pour que l’histoire existe.

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·· Jean-Claude · soulève le point des traces en signalant qu’il peut y avoir une erreur entre données et connaissances. « Les traces, c’est ce qui définit l’humain. Elles définissent la trajectoire et conservent le passé ». La perte de traces, c’est la perte de non-captation.
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Alain argumente en indiquant qu’on se retrouve dans l’hypertrophie : la constitution de la mémoire est fondamentale, pour la construction de soi, pour la mémoire collective. Mais vouloir tout enregistrer constitue des « hyper archives » ; on peut parler de mémose (hyper mémoire) : « La trace est une espèce de maladie ». La mémoire est une capacité réactive ; la capacité de l’oubli est une faculté importante.

« La trace n’est pas un outil de conservation, on est dans l’hyper obésité ».

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Jean Claude rétorque alors que les outils, c’est donner le pouvoir à l’utilisateur. La possibilité d’effacer ses traces, c’est le premier contrôleur (exemple : Facebook ne vole pas des informations, il conserve celles données par l’utilisateur) ; on peut s’interroger sur la complicité sous-jacente de l’utilisateur. Il rappelle qu’il existe 5 trilliards de capteurs, et approximativement 12 par individu, si celui-ci est muni d’un smartphone et d’une voiture.

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·· Concernant · la furtivité, Jean-Claude souligne : Sois inquiet, quelque chose au coin de l’œil va te changer. La furtivité est une chance extraordinaire.
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Précédemment, un collègue sociologue d’Alain a objecté que le vivant devait avoir des structures. Sans règles de vie établies, la vitalité ou des changements extrêmes (permutation) interdisent aux vivants de se tenir debout.
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Alain Damasio spécifie :

« Ce qui m’intéresse, c’est d’avoir la plus haute vitalité possible, de se sentir vivant. Si on ne se confronte pas à l’extériorité, on n’est pas vivant ».

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Ainsi, les furtifs sont l’incarnation de la fluidité, du mouvement permanent.

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Salle comble pour Alain Damasio à Toulouse Alain Damasio dédicace les furtifs

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Categories: DAMASIO Alain, Vie de lectrice Tags:

Echos & Merveilles 2019

07/05/2019 14 commentaires

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Bannière issue de l'affiche d'Echos & Merveilles 2019

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26, 27 et 28 avril 2019. Quatrième édition du festival Echos & Merveilles.
Autant vous spoiler directement : j’en ai pris plein les mirettes et les esgourdes.
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Les deux premières années, la version du festival se concentrait sur la musique en proposant trois soirées réunissant plusieurs groupes sur le site du Bascala à Bruguières (près de Toulouse).

2018 marquait l’ouverture d’un village des légendes où l’on retrouvait des artisans et des animations diverses et variées. La nouveauté, cette année, est la création d’un salon du livre de l’imaginaire.
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Sous-titré « Le festival des Cultures de l’Imaginaire », l’événement grandit vite et fort… pour mon plus grand plaisir ! Comme celui d’environ 25 000 autres festivaliers (là aussi, le festival gagne en puissance, 7000 curieux étaient venus en 2018).
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Rajoutons 10 restaurateurs, 140 artisans, 21 groupes de musique et 170 bénévoles pour l’édition 2019. On peut dire que c’est une bien belle équipe qui porte haut cet événement.
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Le festival offre un grand mélange de ‘Médiéval + Fantastique’, toutes disciplines confondues et sans sectarisme. Aucun doute, c’est là que l’on trouve l’ADN de cette organisation.

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Echos et merveilles 2019 : bottes de pluie violettes Echos et merveilles 2019 : ouette d'égypte

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Dès mon arrivée sur les lieux, je note les efforts des équipes pour le réalisme avec la mise en place de boue médiévale. Aucun doute, le temps pluvieux est bon signe : c’est pour mieux arroser le festival afin qu’il grandisse encore 😉
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En attendant, je me suis sentie très inspirée d’avoir chaussé mes bottes de pluie et j’ai été plusieurs fois saluée pour cette initiative.
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Avec mes coéquipiers, nous nous sommes rendus sur le festival la journée du samedi. Forts des conseils distillés par l’association, nous sommes arrivés sur les lieux en fin de matinée. Autant vous dire qu’on visait avant tout le déjeuner (on doit posséder un brin génétique de hobbit).
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Nous avons choisi l’originalité avec les pains à garnir soi-même (Bröds). Sous les conseils saliveux de Jean-Claude Dunyach, nous avons pris des mochis en dessert (Okami No Enkai) (si, ça rentre dans le thème : c’est de la nourriture médiévale japonisante). Au sein de la place de restauration, trônait le drakbar, haut lieu de festoyade et d’animations au sommet.
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La baguenaude est d’autant plus agréable que beaucoup de personnes sont déguisées.

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Echos et merveilles 2019 : drakbar Echos et merveilles 2019 : joueur de cornemuse

Echos et merveilles 2019 : pain à garnir Echos et merveilles 2019 : biscuits

Echos et merveilles 2019 : personnes déguisées Echos et merveilles 2019 : faune danseuse

Echos et merveilles 2019 : danseuse Echos et merveilles 2019 : danseur au baton

Echos et merveilles 2019 : rencontre de bardes Echos et merveilles 2019 : Faune guerrière

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Place aux réjouissances : quoi de mieux que de sauter dans la boue se balader au gré des envies, en papillonnant de chapiteau en chapiteau ? C’est ainsi que j’ai pérégriné dans le village des artisans.
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Du côté des animations, j’ai pu encourager l’équipe des « Ouais » au trollball, comprendre les règles et être témouine de l’investissement gadouesque des joueurs.
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J’ai été totalement emballée par la démonstration de foire commerciale du radiateur, excellente invention pour envoyer des radis (donner des nouvelles à son acolyte sans laisser de preuve) ; performance assurée par la Breizh Steampunk Society.
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Enfin, je me suis glissée sous un chapiteau bleu et rouge pour assister à un théâtre steampunk de marionnettes et je salue la prestation des personnes qui se sont adaptées à de nouvelles conditions.
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J’ai eu la chance de pouvoir assister au concert improvisé par le Neko Light Orchestra, avec pour thématique « Westeros », fortement applaudi – complètement adulé, oui ! –par le public. En concerts extérieurs gratuits dans l’amphithéâtre, j’ai ouvert grand mes oreilles pour Nataverne et les Tanneurs de Drac.

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Echos et merveilles 2019 : bric à brac d'un stand Echos et merveilles 2019 : sirops en bouteille

Echos et merveilles 2019 : maisons de lutins suspendues Echos et merveilles 2019 : maison sous petite cloche

Echos et merveilles 2019 : colliers à potion Echos et merveilles 2019 : colliers

Echos et merveilles 2019 : marque-pages en cuir Echos et merveilles 2019 : accroche-thé en pâte polymère

Echos et merveilles 2019 : marques en cuir corbeau Echos et merveilles 2019 : Maîtresse et corbeaux en peluche

Echos et merveilles 2019 : bijou d'épaule en écaille de dragon Echos et merveilles 2019 : arbitre du troll ball

Echos et merveilles 2019 : téléphone trans-ethérique Echos et merveilles 2019 : démonstrateur steampunk

Echos et merveilles 2019 : théâtre steampunk Echos et merveilles 2019 : faiseur de bulles

Echos et merveilles 2019 : concert improvisé du Neko Light Orchestra Echos et merveilles 2019 : Tanneurs de Drac

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Enfin et non des moindres (!) j’ai longuement squatté le salon du livre de l’imaginaire. J’ai aimé papoter avec des auteurs et des illustrateurs. Cette année, j’ai pu spécifiquement discuter avec Mélanie Fazi, Aurore Folny, Ixel et bien évidemment, fait la bise à Jean-Claude Dunyach.

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Echos et merveilles 2019 : salon du livre de l'imaginaire Echos et merveilles 2019 : parapluie protégeant les livres

Echos et merveilles 2019 : Jean-Claude Dunyach Echos et merveilles 2019 : portrait d'Ixel, illustrateur

Echos et merveilles 2019 : dessins d'Aurore Folny Echos et merveilles 2019 : livre pop up

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Et bien sûr, un événement est encore plus joyeux quand on peut partager le festival avec des gens : en plus de mon amoureux, mon petit frère et un couple de copains sont venus des Terres du Milieu (Auvergne) pour découvrir l’événement ; ma libraire préférée et les copains des Dimanches de l’Imaginaire.

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À vos agendas, si vous êtes curieux ou déjà convaincus : l’édition 2020 sera celle des 5 ans et courra du jeudi 9 avril (avec la soirée d’ouverture) jusqu’au lundi 13 avril (jour férié). Pour rappel, le festival se compose de soirées musicales payantes et l’ensemble du village des légendes, du salon du livre de l’imaginaire et toutes les animations est gratuit.
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Alors, il ne reste plus qu’à scander l’expression de l’association Echos & Légendes pour clôturer ce billet :

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KING IN THE NORTH ! (Of Toulouse)
LE ROI MUNDIS VAINCRA !

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Le 1000e !

26/04/2019 44 commentaires

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Livre et confetti pour fêter le 1000e billet du blog Livrement

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Et voilà, le blog y est ! Ceci est le millième billet rédigé sur Livrement.com 🥳

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1000 billets à parler de lecture(s), palier atteint pour les 10 ans du blog. C’est beau (et même pas fait exprès) (je suis trop honnête, j’aurais dû écrire que cela avait été mûrement réfléchi au moment d’ouvrir cet espace).

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J’ai bien réfléchi à ce que je pouvais proposer pour ce millième billet, mais à vrai dire, préparer quelque chose en rapport avec ce nombre me paraissait titanesque de travail. Un top 1000 de mes titres ? 1000 livres à gagner ? 1000 choses sur moi ? Un peu ridicule aussi 😁

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C’est donc juste un millième billet pour fêter ce nombre en toute simplicité.

Ceci dit, je suis ouverte au jeu 🙃 : alors si vous avez des questions concernant mes habitudes de lectrice – comme manger des mandarines –, mes lectures ou encore quelques top 10 à vous établir, les commentaires sont ouverts, j’y répondrai en éditant ce billet (justement).

Si vous aviez l’idée du challenge de me filmer en dansant la carioca, elle a déjà été émise par Chani 😉

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Purée, vous m’avez fait réfléchir pour vos questions ! Quel travail d’investigation 🔎

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Snow : Et tu manges quoi quand tu ne peux pas manger des mandarines 😮
Et ça fait longtemps qu’on n’a pas vu tes chats, ils vont bien ? 😮
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À vrai dire, je ne mange pas quand je lis, donc tout va bien 😁

Ceci dit, j’adore les mandarines… comme beaucoup d’autres choses ! Mon alimentation est variée et ne repose pas uniquement que sur ces agrumes (ouf)

Mes chats vont parfaitement bien, ils continuent à squatter mon fauteuil de lecture – comme tout autre meuble, tel que le lit, le canapé, ma chaise de bureau,… – mais plus les bibliothèques qui sont complètement pleines.

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Portrait du chat Raspoutine Portrait du chat Moriarty
Raspoutine | Moriarty

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Morgana : Moi je serais curieuse de connaître les 10 articles que tu as préférés écrire, par exemple (pas les 1000, sinon c’est de la triche)(Sherlock is my middle name, ouais) !
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Si j’apporte une réponse philosophique, je dirais : mes 10 articles préférés seront les prochains, ça passe ? 😉
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J’ai passé en revue les 1000 articles et je me rends compte que je suis incapable de te dire quels articles j’ai préféré écrire.
Ce que je préfère, c’est partager quelque chose, pas la rédaction en elle-même. Après 10 ans et 1000 billets – donc – je considère toujours qu’écrire mon ressenti de lecture comme un exercice. Ce qui fait que les articles que je préfère… ne sont pas ceux sur mes lectures 😅
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Donc top 10 du « type » d’articles que j’ai préférés écrire : le partage de défi et de challenge comme ma première participation au challenge Halloween, les articles liés au défi Valériacr0 (car ils sont précédés de délicieux échanges avec Valériane), le billet sur mes chats, les dédicaces – notamment celles de Ted Naifeh et GGKay et Sandrine Gestin -, mon premier bloggiversaire et tous les autres car chaque année passée est une agréable surprise pour moi, quand je vous ai annoncé que j’avais de nouveaux yeux et Que le cul te PAL ! (car le titre me fait encore rire) et tous les ronds de sorcière.
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Top 10 des chroniques de lecture : Thorgal, mon amour de toujours ; Le sot de l’ange car c’était la rencontre explosive avec Christopher Moore, ma première chronique sur l’univers de Robin Hobb, ma chronique sur le premier tome d’Harry Potter (je n’ai jamais chroniqué la suite !) ; Autremonde de Tad Williams après une relecture du cycle car il me tenait à cœur de le partager ; Fedeylins de Nadia Coste car c’était son premier livre (et j’étais la première à émettre mon avis) ; Courtney Crumrin de Ted Naifeh (car Ted Naifeh, quoi) ; Le temps n’est rien d’Audrey Niffenegger qui était intense ; Chronique du tueur de roi de Patrick Rothfuss, l’une de mes séries fantasy préférées ; et Neverwhere car je pense avoir réussi – je crois ! – à réellement écrire mon ressenti.

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Photo illustrant mes articles préférés

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Syl. : Combien de temps passes-tu à écrire un billet-lecture ?
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Et bien figures-toi que je n’ai jamais calculé 🙈 car je sais que c’est chronophage pour moi.

Pour moi, la rédaction de mon avis est toujours un réel exercice, même après 10 ans de pratique. Je ne m’en suis jamais cachée, mais je tenais à l’écrire à cette occasion, si l’information permet de rassurer d’autres blogueurs 😉

Je pense que si je connaissais le temps demandé moyen, je n’aurais pas alimenté mon blog aussi longtemps. Ceci dit, sous ton impulsion, je vais commencer à mesurer le temps sur les prochaines chroniques (et je pourrai t’en informer).

Sur un type de billets différent – mes bilans mensuels – j’ai calculé le temps nécessaire à la rédaction des trois derniers si cela peut t’intéresser.

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Horloge pour symboliser l'écriture d'une chronique de lecture

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Maêlle : As-tu déjà lu un livre de 1000 pages ? Si oui, lequel (ou lesquels d’ailleurs !) ?
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Oui, plusieurs !
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Les titres cités se composent d’un seul livre :
Jonathan Strange et Mr Norrell de Susanna Clarke, Le passage de Justin Cronin, Le seigneur des anneaux des J.R.R. Tolkien, Le concours du Millénaire de Zelazny et Sheckley, et ensuite les œuvres de Katherine Kurtz : La trilogie des magiciens, La trilogie du roi Kelson, La trilogie des rois, La trilogie des Héritiers.
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Comme je lis beaucoup de séries, il est possible de trouver certains cycles sous un seul et même livre maintenant, notamment : Fionavar de Guy Gavriel Kay, les intégrales L’assassin royal de Robin Hobb, certains tomes du Trône de fer de G.R.R. Martin, Silo de Hugh Howey, Narnia de C.S Lewis, À la croisée des mondes de Philip Pullman.

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Mon exemplaire du livre du Seigneur des anneaux de J.R.R. TolkienMon exemplaire du Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien

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Valériane : Quels sont tes 10 livres préférés ?
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Alors, je vais préciser : je vais indiquer des œuvres et de préférence, des séries terminées, romans et BD/comics ensemble (et que c’est dur !)

Fionavar de G. G. Kay , Harry Potter de J.K. Rowling, L’assassin royal de Robin Hobb, À la croisée des mondes de Philip Pullman, Thorgal de Van Hamme & Rosinski, La séparation de Christopher Priest, Neverwhere de Neil Gaiman, Locke & Key de Hill & Rodriguez, Le cirque des rêves d’Erin Morgenstern,  Le temps n’est rien d’Audrey Niffenegger.

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Raynonnage de livres de Guy Gavriel KayOh, des GGKay !

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PhookaY’a t’il un livre que tu pourrais lire 1000 fois ?

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1000 fois, c’est tout de même beaucoup 😮

C’est une question dont la réponse me vient facilement car il existe bien une œuvre que j’ai déjà lue de nombreuses fois : La tapisserie de Fionavar de Guy Gavriel Kay… sans trop de surprise ! Je ne la possède pas dans une belle édition, mais le premier tome est dédicacé. Je me dis que des livres qui ont résisté à un dégât des eaux puis à un incendie peuvent résister sans souci à quelques nombreuses relectures encore 😂

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Les trois tomes de la tapisserie de fionavar de Guy Gavriel Kay

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Nuit de la lecture 2019

22/01/2019 21 commentaires

 

Nuit de la lecture 2019, billet du blog Livrement

 

Samedi 19 janvier, s’est déroulée la troisième édition de la Nuit de la lecture.

Avec mes deux acolytes, Marie Juliet et Magali – et nos Amoureux respectifs – je me suis rendue à la Bibliothèque d’Étude et du Patrimoine de Toulouse. À noter que c’est lors de l’édition de 2018 que furent créés les Dimanches de l’imaginaire.
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Chemin en bougies à la bibliothèque d'étude et du patrimoine de Toulouse pour la nuit de la lecture 2019 Entrée de la bibliothèque du Périgord pour la nuit de la lecture 2019

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Ce billet ne contiendra pas de photos des lieux donc je vous invite à (re)lire l’article de la Nuit de la lecture 2018. Cette année, la Grande salle revêtait des allures des 1001 nuits : une tente avait été installée sous la coupole : on pouvait déguster du thé à la menthe assis sur des coussins.
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Si j’ai passé du temps dans la Grande salle, ce n’était point pour me délasser sous des rythmes orientaux mais bien pour mener une investigation !

Au vu de la frustration de l’année dernière, dès lecture du dépliant de l’événement, nous nous sommes inscrits à la detective party. La mission était un peu lointaine du monde de la littérature mais en grande appréciatrice de coopération – jeux de plateau, escape game – je ne pouvais qu’adhérer à ce genre d’animation.
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Detective party à la bibliothèque d'étude et du patrimoine pour la nuit de la lecture 2019 Kit de la police d'Hawai pour la nuit de la lecture 2019

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🕵️‍♀️🕵️‍♀️ Nous voilà embauchés par l’Inspecteur Choux, comme l’équipe « erreur 404 » plus officiellement nommée « Hawaï 5.0 Police » pour enquêter sur le meurtre d’Anna BlingBling, assistante du conservateur de musée Henri Leregard qui recevait en exposition un rubis de 378 carats, prêté par Madame Deux (la Reine Elisabeth II) et assuré par Richard Baron, la journaliste Alberta s’était aussi présentée à l’inauguration, soirée durant laquelle le rubis a été dérobé.
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Gants pour investigation de la detective party lors de la nuit de la lecture 2019 Fausse seringue, détail pour la detective party de la nuit de la lecture 2019

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Nous sommes de fiers membres de la « Dirk Gently’s Holistic Detective Agency » puisque nous avons effectué nos recherches dans le flou le plus total, mettant en corrélation – douteuse – des renseignements absurdes recueillis en séparant l’équipe parfois en groupe d’un. Il est évident que notre méthode holistique a fonctionné puisque nous avons trouvé le coupable ! 📌
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Lettre d'amour, indice pour la detective party lors de la nuit de la lecture 2019 Cadenas d'Henri à ouvrir pour la detective party lors de la nuit de la lecture 2019

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On a beaucoup piétiné – aux sens propre et figuré – il y eu aussi pas mal d’attente pour aller faire expertiser nos relevés au laboratoire. Mais quelle joie d’avoir été les seuls à mettre la main sur un indice, d’avoir ouvert une serrure les premiers et d’avoir cette confiance absolue en menottant notre suspect. Bref, on s’est bien amusés. 🔗
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Enquêtrice prenant des notes lors de la detective party de la nuit de la lecture 2019 Inspecteur Choux, suspect de la detective party à Toulouse pour la nuit de la lecture 2019

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Bloggiversaire, 10ème.

06/01/2019 50 commentaires

.Photographie d'une étoile en équilibre entre deux pages pour fêter les 10 ans du blog Livrement

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Oh, bordel !

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Voilà venu le dixième anniversaire de ce blog, et je ne sais absolument pas quoi vous écrire.
Il faut dire que pour moi, tout était provisoire : ce pseudonyme, ce blog. Et voilà, les trucs des Internets qui durent. C’est un peu le running gag de ma vie, je crois.

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Ce blog est alimenté avec beaucoup de spontanéité. Il n’y a qu’à voir cette photographie qui résume tout. Dans l’optique de prendre un cliché – tout autre – pour ce billet, j’allais balayer les paillettes pour refermer le livre avant de m’apercevoir qu’il y avait une étoile aux reflets ensorcelants en équilibre entre les deux pages. Heureux hasard, elle attendait certainement en me montrant son plus beau profil que je daigne l’apercevoir.

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La première fan de ce blog est sans aucun doute ma mère (prévisible !). Hors son utilité indispensable concernant ma naissance, c’est tout de même elle qui a initié mon amour pour les livres. Mon amoureux sera certainement le dernier à me lire. Il faut dire qu’il n’en a pas vraiment besoin puisque je lui conseille de vive voix moult livre. En écrivant ces derniers mots, je lui demande alors « — Sais-tu comment s’appelle mon blog de lecture ? — Hum… [Pause] Livrement ? »

Beaucoup de spontanéité, très peu de planification et aucune régularité pour Livrement. Mais le plaisir de lire, toujours. Un bon vieux pote à moi.

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Dix années, c’est un bien grand anniversaire et en même temps, rien vraiment qui ne mérite non plus de s’arrêter sur le symbolisme des dates. Dix années, c’est un grand bout de vie derrière tout ça… tant de Petits Bonheurs ! Je n’ai pas tout raconté, il y a des quantités de petites affaires liées à la littérature (et depuis ma naissance, pas uniquement depuis la création de ce support). Vous pouvez en découvrir quelques-unes dans la catégorie « Vie de lectrice » et aussi dans mes bilans mensuels. Les rencontres inopinées en bibliothèques, l’identité du plus grand rat de bibliothèque de ma vie, l’incendie, les livres voyageurs, les rencontres de blogueurs et des passionnés de littératures de l’imaginaire (et ceux qui sont devenus des amis), des auteurs, les dédicaces, le renouvellement in extremis des prêts, les vadrouilles en ville, les challenges littéraires divers et variés, les lectures communes, les swaps, les si-nombreux-marque-pages, les festivals, les livres lus et ceux qui ne le seront jamais, la pile à lire devenue montagne et maintenant un minuscule monticule, les nouvelles bibliothèques et leur remplissage, l’acquisition de ma liseuse, les chats qui squattent le fauteuil de lecture, les bibliothèques éphémères de rue, mes nouveaux yeux, les événements en ville, les dimanches de l’imaginaire,… Mais peut-être serait-ce bienvenue que je vous raconte d’autres petites aventures supplémentaires ?

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Je ne vous livrerai pas de grandes statistiques car j’ai la floumme (c’est comme la flemme, mais en pire). Le blog est bancal, beaucoup dans son design et un peu aussi dans le contenu. Mais clairement, cela ne l’empêche pas de rester vaillant. Dès les premiers billets, j’avais pris la décision de le nourrir avant tout. Peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. Avec lui : 10 ans de blogging, bientôt le 1000ème article, plus de 25 000 commentaires. Et d’autres broutilles à venir.

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Je sais que c’est niaiseux mais tellement capital de l’écrire : l’important c’est vous.
Et ça depuis le premier jour. Sans visiteur-de-l-ombre, commentatrice-régulière (le féminin l’emporte) ou entre les deux, je vous le répète depuis le premier bilan.

Vous en savez déjà beaucoup :
1 an : Tiens-un-an. Je possède un blog à fond jaune alors que je ne suis pas particulièrement attirée par cette couleur. Je vis mal l’incendie que j’ai subi, heureusement j’ai le soutien d’une poignée de personnes et le nouvel félin adopté qui rejoint mon premier est un croqueur de livre (de quoi se focaliser sur une autre problématique !),
2 ans : Je change en-fin de plateforme, je continue à bloguer avec joie et bonne humeur mais sans raison particulière hormis les échanges,
3 ans : Année fort en chocolat(s), il parait que « jamais deux sans trois »,
4 ans : Mon addiction pour les mandarines est enfin révélée, cela a l’air d’être la consécration de ma geekerie ; je rencontre aussi des blogueurs,
5 ans : Après un petit truc offert à l’occasion des trois bougies soufflées, je vous propose de m’offrir un marque-page en cadeau ; vous avez été nombreux à répondre à l’appel et vous n’avez pas encore idée comment je fus émue,
6 ans : Intensité des échanges, je continue tout simplement,
7 ans : Je vous conte ma fierté d’appartenir à une communauté ; mon rôle à moi aussi d’être lectrice, suiveuse et commentatrice de blogs. Je sais que l’éphémérité n’est pas passée par moi,
8 ans : On me décerne le titre de blogueuse dinosaure, je remercie toujours, vous, de ce que cette folle aventure m’a apporté et suis reconnaissante de tous ces Petits Bonheurs car c’est plus que l’anniversaire d’un blog,
9 ans : Mes mots résonnent, je suis engagée.

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Et tant de choses encore !
Je termine par la traditionnelle phrase :

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Merci et love sur vous les gens ! ♥

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Bilan lecture, 10ème.

03/01/2019 42 commentaires

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Bannière pour le bilan de lectures 2018 : coin d'un livre ouvert

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Hey, on dirait bien que c’est l’heure du bilan ?
Tenez, prenez des mandarines *tend la cagette*

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Du fun dans les statistiques (si, c’est possible)

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J’ai lu 92 livres soit 65 romans et 27 livres graphiques (dont je ne détaillerai pas les types tellement c’est ridiculement petit).

Roulement de tambour du Résultat Quantitatif en Termes de Pages : 28333 pages dont 2654 pages graphiques : 544 pages par semaine, 77 pages par jour, 3 pages par heure, 1 livre tous les 4 jours.

Ce qui me donne encore suffisamment de temps pour gratouiller mes chats, pisser tous les thés/cafés bus en cours de lecture (et manger des mandarines la saison venue).
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♥ Pour savoir quels titres j’ai lus et comment que je les ai aimés (parfois fort), je vous invite à retrouver la liste des livres lus en 2018.
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Pour rappel :
2010 : 168 livres, 36386 pages
2011 : 143 livres, 34180 pages
2012 : 125 livres, 29846 pages
2013 : 91 livres, 24921 pages
2014 : 116 livres, 33299 pages
2015 : 118 livres, 35937 pages
2016 : 128 livres, 33824 pages
2017 : 173 livres, 34383 pages

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Des acquisitions superbement équilibrées (il n’y a qu’à lire)

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Du côté des acquisitions, mon année peut s’analyser ainsi *pousse les pelures de mandarines et lit à voix haute*

. En Janvier +12 livres ; quand on a un entourage qui offre des livres, vous-mêmes vous savez que le mois d’anniversaire, cela peut friser l’indécence
. En Février +10, là, c’est les retardataires d’anniversaire et l’acquisition de tomes de séries déjà entamées
. En Mars +7, une acquisition après la rencontre d’un auteur (Stefan Platteau à l’Imagin’alivres)
. En Avril +5 là je sors l’argument « j’sais pas d’où ça vient » parce que ça fonctionne bien
. En Mai +4 je ressors la même excuse parce qu’on peut tromper mille fois une personne et pas… bref.
. En Juin +7 avec beaucoup de prêts de l’entourage et du format audio pour faire le plein pour l’été
. En Juillet +3 avec l’ajout très intentionnel de ma part de deux pavasses en l’œuvre de Brandon Sanderson pour le challenge pavé de l’été
. En Août +2 avec la parution d’un irrésistible roman de Guy Gavriel Kay
. En Septembre +6 car il y a eu les Aventuriales
. En Octobre +8 avec le passage en mode Halloween
. En Novembre +3 seulement car il faudrait bien lire le reste précédemment acquis, hein.
. En Décembre +5 en mode « regular »

⇒ Vous voyez, c’est simple. Vous savez parfaitement d’où proviennent exactement chacun de ces 72 livres. Ahem.

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Les objectifs de 2018 que j’avais tapuscrits sérieusement dans le bilan précédent

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  • Mieux acquérir mes livres : c’est-à-dire a-dap-ter les acquisitions par rapport à mon rythme de lecture
  • Lire mes livres aussitôt arrivés pour ne pas les laisser « se bonifier » dans mes bibliothèques

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J’ai créé des billets thématiques – au nombre de deux, mais ça compte – autour de ma Pile à Lire, titrés « Que le cul te Pàl ! » (et non, je ne me lasse pas de ce titre).
Dans l’épisode #01, je te contais la longue histoire de ma PAL (spoiler : démarrée en même temps que le blog, il y a 10 ans). Et dans l’épisode #02, je vous contais ô comment j’avais été motivée pour enfin m’en occuper. Sérieusement, je veux dire. Je vous laisse jeter un œil puis le récupérer.
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Acquérir prudemment des livres pour les lire. C’est une situation où le cheval blanc d’Henri IV se gausserait de Lapalissade, vous savez. Mais scoop : si vous ne lisez pas autant que vous acquérez *paf, ça fait des choc.pic* : la Pile à Lire augmente inexorablement. Ce n’est pas un secret, les blogueurs de notre entourage qui l’ont bien compris et appliqué, maîtrisent leur PAL (ou alors ils s’en foutent, et c’est tout aussi bien).

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Le Secret du Procédé

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En vrai, je me débrouille pour lire autant que j’ajoute de livres, c’est (presque) plus simple.
Tout est comptabilisé : papier/numérique/audio, romans/graphiques, emprunté/offert/acquis
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Si vous êtes fidèles au blog, vous savez que je me concentre prioritairement sur ma PAL sèche, le terme rassemble uniquement les titres papier. Elle possède d’ailleurs son propre rayonnage. (L’évolution de ma PAL de 2016 et 2017 en gif animé, c’est beau, hein ?)
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Une méthodologie réfléchie : j’utilise mes mains. Pour soulever de tous petits formats ou de gros pavés. Parfois j’utilise un coussin sur mes genoux pour servir de pupitre, sinon je lis allongée sur le ventre (et là, c’est ma tête que je pose sur un coussin) (mais chez moi uniquement). Je lis au format numérique grâce à ma liseuse PRS-T1 toujours vaillante (elle a 7 ans). Je réalise très peu de lecture au format audio car je ne prends plus les transports en commun, je déplace moi-même ma masse en vélo grâce à de nouveaux fermes cuissots (la graisse finit par se transformer après un an et demi de déplacements réguliers).
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Et quand je me sens l’âme d’une conquérante, je grignote des reliques ; livres acquis précédemment à l’année en cours.
J’avais précédemment terminé les acquisitions de 2013 et 2015. Cette année, j’ai clôturé la liste de 2010 (4 lectures), 2014 (2 lectures), 2017 (4 lectures). « Ouhouhouhouhouh, fête ! » que je symbolise en stabilotant « Méfait accompli ! » dans mon carnet.
Il me reste encore les millésimes 2012 (3% soit 3 livres) et 2016 (1,74% soit 2 livres)
→ Et ô joie ultime ! J’ai lu tous les 72 livres de ma pile à lire 2018.

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Le petit paragraphe qui vous importe le plus

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Est-ce qu’on parle de l’objectif secret de beaucoup de blogueurs-lecteurs ? Terminer l’année avec une PAL plus petit qu’au 1er janvier 2018.

Je commençais l’année à 27 livres (!) Je suis passée sous la barre des 10. Je n’en dirai pas plus pour ne pas heurter certains lecteurs.  Je suis à … 6 !

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C’est l’heure des vœux pour 2019 !

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Mon véritable souhait est… de continuer comme ça.
Ni plus, ni moins.
Sans bataille, sans panne, avec le seul plaisir de la lecture !
(C’est bon, vous êtes émus ?)
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*allume la tige blanche de l’écorce d’une mandarine*
Il ne me reste plus qu’à espérer que vous êtes en paix vous aussi avec votre propre Pile à Lire, à vous conseiller d’aller manger des mandarines (c’est récurrent cette affaire-là). De mon côté, je m’apprête bien évidemment à effacer les livres lus de ma liste (Effaceeeeer, toujours la même folie).
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Allez, salut.

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Points de lecture annuels : 2010, 2011, 20122013, 2014, 20152016 et 2017.

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Bonne année

01/01/2019 10 commentaires

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Mise en scène d'un livre ouvert posé sur un papier bleu pour souhaiter les voeux blog Livrement

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Bonne année ✨

Que 2019 vous soit magique et remplie de paillettes !

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