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FAYE Estelle – Les Nuages de Magellan

20/08/2019 6 commentaires

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Couverture du roman Les nuages de Magellan d'Estelle Faye, publié aux éditions ScrinéoTitre : Les Nuages de Magellan
Autrice : Estelle Faye
Plaisir de lecture :  Livre à découvrir
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27ème siècle, les humains ont colonisé toute la Voie Lactée. Les planètes habitées sont sous la coupe des Compagnies, des entreprises tentaculaires qui ont remplacé toute forme de gouvernement.

Dan est une jeune serveuse dans un bar du seul paysage qu’elle connaît. Elle est intriguée par une fidèle et mystérieuse cliente, Mary qui a, parait-il, pas mal bourlingué quand elle faisait partie… de la grande piraterie.

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Dan ne connaît que le bar dans lequel elle sert et le bouiboui dans lequel elle vit. Elle a le sentiment d’être enfermée, rêve d’ailleurs en éteignant rapidement ses envies par peur de l’inconnu. À ses heures perdues, le blues l’anime, elle chante alors un hommage aux rebelles morts. Malheureusement, son exploit musical fut filmé et rapporté aux autorités qui rappliquent.
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Dans un dernier sursaut, elle prend la poudre d’escampette grâce à Mary Reed. Cette dernière traîne ses guêtres dans le même bar. Elle s’emmêle et sort Dan du pétrin alors qu’elle avait tout fait pour cacher son identité et être oubliée de tous.
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Il ne faut pas plus que quelques lignes pour s’attacher à ces deux femmes. Estelle Faye a réellement réussi le portrait de ses deux protagonistes, ce sont des personnages fortes et authentiques ; tant dans leurs comportements, les valeurs qu’elles défendent que dans leurs discussions.

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« Les Nuages de Magellan » est qualifié comme space opera. Si ce n’est pas un genre par lequel je suis attirée, j’avais envie de retrouver la plume d’Estelle Faye dont j’ai lu plusieurs romans.
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Petit point Culture & Astronomie 🔭 : les Nuages de Magellan est le nom d’un groupe formé de deux galaxies naines irrégulières du Groupe local, elles sont d’ailleurs voisines de la Voie Lactée. Le Petit Nuage et le Grand Nuage sont certainement connus depuis des temps très anciens par les habitants de l’hémisphère sud (de la Terre) ; en atteste une citation par l’astronome perse Al-Soufi en 924 dans son Livre des étoiles fixes.
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En plus de l’étiquette « Science-fiction & piraterie », on retrouve aussi la thématique de l’Intelligence Artificielle avec la technologie de pointe, la création d’implants spécifiques, l’existence de cyborgs,… et le rafistolage en mode système D. On se permet également un petit voyage dans l’espace tout en se demandant si une planète secrète a bel et bien existé et si oui, où est-elle localisée.

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C’est une véritable course-poursuite dans l’espace qui démarre alors. Calibré pour le jeune public – young adult – je pensais découvrir une intrigue un poil plus profonde. Mais force est de constater qu’en moins de 300 pages, le roman tient la route. Les chapitres courts relance le rythme et les alternances entre présent et passé permettent de donner de la consistance aux personnages.
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Bien qu’en plein space opera, le récit ne contient pas de grand éclat (de type super combat spatial à coup de pew-pew dans tous les sens). La dose d’humour est savamment dosée, tout comme les actions sans temps mort. La piraterie et l’amitié entremêlées est un mélange original pour ce cocktail d’aventure trépidante. Un vent de rébellion souffle sur la (les) galaxie(s). Êtes-vous prêts ?

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Mise en scène du roman "Les nuages de Magellan" d'Estelle Faye / Couleurs jaune, vert et trucs qui brillent
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Dans le chaudron : cette histoire m’a rappelé « Les océans stellaires » de Loïc Henry : un space opera muni de portails spatiaux situés dans les abysses océanes.

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Book en stock (Dup)Délivrer des livres (Nathalie), Imagine… erre (Arutha)Livrement vôtre… (Gilwen)Lorhkan et les mauvais genres, Plumes de lune (Kin)The books Howl (May), The notebook 14 (Mallou14) se sont aussi demandé si certains de leurs souvenirs avaient été effacés.

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Rond de Sorcière #108

17/07/2019 18 commentaires

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Logo Rond de Sorcière du blog LivrementLe Rond de Sorcière me permet de vous faire découvrir tous les livres lus durant le mois ; notamment les petits trésors que je découvre sans avoir le temps de leur consacrer une chronique complète.
C’est une sorte de compromis entre ma bonne conscience livresque et moi. Je vous parlerai aussi de ce qui touche de près ou de loin le monde des livres ; comme une parenthèse plus personnelle.

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Juin voit l’été commencer, j’ai établi une pile à lire spéciale ⛱

J’ai préféré mon concentrer sur le soleil alors que quelques jours avant, il a plu chez moi. Ce qui a occasionné un vidage en quatrième vitesse de ma bibliothèque.

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🎯 De manière un peu plus calme, je suis revenue sur l’avancement de mon défi Fin de Série : seulement 3 lectures… mais l’avancée de 3 séries.

Pour le défi Valériacr0, Valériane m’a choisi « Histoires du soir pour fille rebelles ». Histoire de montrer sa rebel-attitude à l’occasion de la Saint-Jean (fête célébrée avec boutage de feu).

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🚀 Les livres, c’est aussi se tourner vers l’extérieur :

Je suis allée à la rencontre entre Alain Damasio et Jean-Claude Dunyach et j’ai aimé leur joute verbale.

J’ai aussi retrouvé mes chers passionnés toulousains au dimanche de l’imaginaire.

Parallèlement à la vente de mes livres, je remplis les boites à lire et libère à nouveau des livres voyageurs en les taguant en mode « bookcrossing ».

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Remplissage de ma Pile à Lire :
¤ CARRIGER Gail : Le pensionnat de Mlle Géraldine – Poisons & Jupons, tome 3
¤ DAMASIO Alain : Les furtifs
¤ HARDINGE Frances : Le chant du coucou
¤ MITCHELL David : Slade House
¤ WALTON Jo : Pierre-de-vie

→ Drapeau de la Raisonnabilité dressé haut, j’ai intégré le troisième tome de Gail Carriger. Je n’ai pas su résister : « Les furtifs », « Slade House » et « Pierre-de-vie » sont les derniers parus de ces auteurs. J’ai gagné « Le chant du coucou » à l’occasion du concours de l’Atalante sur Twitter pour leurs 30 ans (et je suis joie).

Résultats : +5 entrées ; -5 sorties

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Livres acquis en juin 2019, blog Livrement

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Couverture du roman Les furtifs d'Alain DamasioLes furtifs – Alain Damasio
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Dans cette société ultra connectée, chaque individu est tracé dans ses moindres faits et gestes. Le capitalisme est hypertrophié, les pouvoirs publics n’assurent plus rien. Il existe des poches de résistance composées d’individus qui défendent des valeurs humanistes. Et malgré toutes les technologies disponibles, personne n’a encore réussi à mettre la main sur un furtif vivant. Ces entités se transforment en céramique dès qu’un regard humain se pose sur eux. Et c’est comme ça qu’on s’approche du « frisson », cette mélodie qui va rythmer un univers captivant. Avec un jeu typographique et des essais grammaticaux, cette œuvre est ambitieuse – qu’on pourrait trouver élitiste aussi – et ne peut donc pas plaire à tout le monde. J’ai accueilli le tout comme un jeu et je m’y suis bien amusée même si certains éléments m’ont davantage intéressée que d’autres.

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Couverture du roman Jupons et Poisons de Gail Carriger, troisième tome de la série Le pensionnat de mademoiselle GéraldineJupons & poisons (Le pensionnat de Mlle Géraldine, tome 3) – Gail Carriger
Plaisir de lecture Livre sympa
Tome 1, tome 2
J’avais arrêté la série en 2015 car je la trouvais beaucoup trop fade par rapport au Protectorat de l’ombrelle. Comme j’avais envie de découvrir le devenir de Sophronia, je l’ai reprise où je l’avais laissée sans aucun souci d’oubli concernant l’intrigue.
Je suis donc contente d’avoir retrouvé la protagoniste et toute sa clique : Dimity, Sidheag, Savon et même Lord Felix Mersey. On observe une évolution des relations – entre les filles, avec Savon – et la scène politique prend du poids car des décisions quant à l’avenir vont devoir être établies. Ces jeunes filles se doivent d’incarner l’élégance en toutes circonstances. Le tome se déroule majoritairement en dehors de l’école, c’est l’occasion pour elles d’appliquer la théorie dans des situations concrètes. Dans un style suranné, Gail Carriger nous propose un univers steampunk. L’intrigue est quelques peu linéaire mais les actions s’enchainent. On retrouve aisément des connexions avec la première saga de l’autrice et le surnaturel reste bien intégré.

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Couverture du livre "Histoires du soir pour filles rebelles" d'Elena Favilli et Francesca CavalloHistoires du soir pour filles rebelles – Elena Favilli & Francesca Cavallo
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Chronique complète
Le livre revient sur le destin courageux de cent femmes. Chaque double page présente une figure féminine : une biographie succincte sur la page de gauche et une illustration sur la page de droite. Les portraits sont variés, que ce soit en termes d’époques ou de continents. Les illustrations sont riches par leur variété et constituent un point d’entrée quant à l’intérêt historique. Le livre est à placer entre toutes les mains, féminines et masculines et il peut être feuilleté dès le plus jeune âge. Même si les textes ne peuvent pas être exhaustifs, le livre constitue une ressource parfaite pour éveiller les consciences.

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Couverture du roman Les nuages de Magellan d'Estelle Faye, publié aux éditions ScrinéoLes Nuages de Magellan – Estelle Faye
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Les planètes habitées par l’homme sont sous la coupe des Compagnies, des entreprises tentaculaires qui ont remplacé toute forme de gouvernement.
On y retrouve des personnages féminines authentiques et fortes. Dan est une jeune serveuse et chanteuse de blues à ses heures perdues dans le seul bouiboui du paysage qu’elle connait. Mary Reed en est une fidèle cliente. Elle cherche à se faire oublier de tous et cache son identité. Pourtant, elle n’hésitera pas à sortir de l’ombre aider Dan. Cette histoire entremêle piraterie et amitié. Voyage dans l’espace et intelligence artificielle viennent nourrir l’aspect science-fictif (cyborgs, technologie de pointe et rafistolage en mode système D). Cette course-poursuite dans l’espace est un bon cocktail d’aventures : beaucoup d’actions, peu de temps morts, le tout saupoudré par une dose d’humour. L’alternance entre présent et passé permet d’enrichir l’intrigue. Les chapitres courts relancent le rythme. L’histoire tient la route même si elle est racontée en moins de 300 pages. Le roman se lit bien, l’écriture d’Estelle Faye est un délice à lire de par sa fluidité. Le format « excursions » n’est pas celui qui me convient le mieux : si j’ai aimé rencontrer Dan et Mary, je ne sais pas ce qu’il me restera en mémoire de leurs péripéties.

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Couverture du roman "Pierre-de-vie" de Jo WaltonPierre-de-vie – Jo Walton
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Applekirk est une ville rurale : un manoir, un seigneur, un village, le travail des moissons, la douceur de vivre et les mœurs libres. Dans cet univers, le temps ne s’écoule pas de la même manière sur le territoire : l’Est est emplie de magie – appelée yeya – et le temps s’écoule doucement alors qu’à l’Ouest, il y a peu de magie, des dieux sont présents et le temps coule plus vite. En début de roman, l’appréhension de cette temporalité demande un peu de concentration. Alors que la vie était douce, deux étrangers arrivent au manoir : Jankin, un érudit qui veut tout apprendre et Hanethe, l’ancienne maîtresse des lieux.
On peut parler de fantasy personnelle voire intimiste. Jo Walton présente un schéma familial différent où le polyamour est au centre des relations des personnages. Sont aussi abordées en moindres mesures, la bisexualité, l’homosexualité et l’asexualité. Les personnages féminins sont déterminées et sont d’abord elles-mêmes avant d’être « mère de » ou « épouse de ». Les liens qui unissent les membres de la famille ont un caractère primordial dans cette histoire. Et puis il y a aussi les petits liants du quotidien : les amours donc, les sentiments, la famille, les enfants, les semailles, les moissons, la cuisine, les festivités. Le roman est immersif, le rythme plutôt lent. Jo Walton, autrice caméléon nous offre une formidable et tendre fresque familiale.

 

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Livres lus en janvier 2019.
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📺 Du côté des écrans, c’est un petit visionnage ce mois-ci avec uniquement des séries.

La série Santa Clarita Diet est clôturée avec cette troisième saison : c’est la synergie entre les personnages qui reste le point fort de cette série. Les acteurs sont plutôt doués question expressions faciales et les dialogues sont truculents.

J’ai testé Osmosis, la série française. Plaisir de visionnage : nah 🤷🏻‍♀️ Il y avait une direction forte et claire à prendre concernant l’IA et sa réception par des humains bêtatesteurs, la communication et l’éthique. Sauf qu’en huit épisodes, le spectateur est perdu dans de trop nombreuses intrigues secondaires. Une série trop hésitante, parfois sous couvert du « bien-pensant ».

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Après ces séries « pliées », parlons de celles « en cours ».

La saison 5 de Black Mirror est une déception… mais assez anticipée. Depuis le rachat par Netflix, je trouve les épisodes plus édulcorés, davantage passe-partout (ce qui ne fut pas le cas pour les deux premières saisons !). On reste sur la large thémtique de la communication et surtout ses dérives. Il y a quand même quelques éléments qui m’ont plu, malheureusement au moment où l’intrigue pouvait s’élever, elle retombait comme un soufflet. Décembre 2018, je m’étais pourtant bien amusée avec le film interactif « Bandersnatch ».

La série Calls se compose d’enregistrements sonores, issus de différents outils du type boîte noire, magnétophone, standard téléphonique avec les services d’urgence, message vocal laissé sur messagerie téléphonique. Et… c’est tout ! Autant te dire que le script doit être particulièrement léché pour prendre. La saison 2 a autant fonctionné que la première sur moi ! C’est fou comme je suis réceptive.

Ah, jubilation totale ! J’attendais avec grande impatience la saison 2 de Dark. Synopsis ultra court : À Winden, des événements se déroulant tous les 33 ans sont étroitement liés : 1953, 1986, 2019. Hum, je ne suis pas sûre que cela suffise mais c’est trop compliqué pour moi de vous en parler sans m’exalter sur l’intensité de l’intrigue et par rapport à quels éléments. J’ai été totalement satisfaite : aussi bien sur l’intrigue, ses tours et ses détours (on sent la série déjà échafaudée en trois saisons) que sur la qualité esthétique visuelle. Vivement l’ultime saison ! Je suis vraiment curieuse de ce qu’ils vont nous présenter après ce twist.
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Affiche de la série télévisée Santa Clarita Diet saison 3 Affiche de la série télévisée française Osmosis Affiche de la série télévisée black mirror saison 5 Affiche de la série télévisée Calls saison 2 Affiche de la série télévisée Dark saison 2

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Le mois commence toujours très fort avec le dimanche de l’imaginaire : pique-nique dans un parc à la fraîche | Deux jours après, on se rejoint à la rencontre avec Alain Damasio et Jean-Claude Dunyach | C’est l’été : la préparation culinaire se réduit au minimum ; on compose des assiettes froides au jour le jour | Petite carte d’anniversaire pour une amie | Chatminous en mode tranquille (il fait chaud mais ils sont parfois collés l’un à l’autre) | On partage quelques repas avec les copains et parfois on se balade | Tarte aux fraises et à la chantilly au déjeuner et tiramisu à la fraise au dîner | Faits maison pour l’anniversaire de l’amoureux | Oups, dégât des eaux à cause d’une tempête : les livres sont déménagés en quatrième vitesse | Scrap d’une carte de mariage des copains pour les félicitations suivies d’une pour la naissance de leur fils | Body customisé, premier essai de broderie pour moi | Balade à l’Open summer festival : une édition colorée mais plus chiche que les précédentes | J’ai goûté à la glace « chocolatine », bonne mais pas ma préférée de ce glacier | Et terminer le mois avec les siestes électroniques, festival gratuit sur les musiques électroniques.

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Pique-nique du dimanche de l'imaginaire en juin 2019 Rencontre d'Alain Damasio et les furtifs en juin 2019 à Toulouse

Assiette froide pour l'été Mise en scène du roman Rouge Vénom

binôme félin Raspoutine et Moriarty Gâteau au yaourt et bougies dinosaures

Carte d'anniversaire scrapée violet, doré et bleu turquoise Vue sur la Garonne depuis la passerelle Viguerie

Tarte à la fraise et à la chantilly Livre Vox de Christina Dalcher : quand les femmes ne peuvent plus parler

Bibliothèque déménagée en express pour dégât des eaux Livre Histoires du soir pour filles rebelles

Carte scrapée de félicitation mariage en gris et rose Broderie sur body : prénom Clément et petite pieuvre

Open Summer Festival 2019 Ma liseuse pour m'accompagner dans mes lectures estivales (et mes vacances)

Glace chocolatine Aperçu nocturne des siestes électroniques 2019

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Les Aventuriales 2018

10/10/2018 37 commentaires

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Bannière des Aventuriales 2018

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Les Aventuriales est un salon hybride consacré aux imaginaires. La part belle est dédiée aux littératures et aux illustrations. Le festival se déroule en Terre du Milieu, à Ménétrol (soit approximativement à 8min46s de Clermont-Ferrand). Cette année, il a pris ses quartiers les 29 et 30 septembre.  Merci à toutes l’équipe, c’était une chouette édition ! D’ailleurs, à vos agendas : la prochaine édition aura lieu les 28 & 29 septembre 2019.

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Je suis allée me promener à ce salon la première fois en 2016 ; par le plus grand des hasards d’ailleurs puisque j’eus fait mes valises la veille. 2017 s’est passé de moi pour cause de mariage familial, je ne pouvais décemment pas décliner l’invitation des parents de mon neveu préféré (je n’en ai qu’un), aka mon neveu-presque-tout-neuf.
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Cette année, j’embarquais l’un de mes frères, ma petite maman et mon Amoureux (comme souvent). Un retard attendu – repas en grande famille oblige – s’est profilé et a un petit gonflé ; suffisamment pour me dire que je ne pourrai alors pas – ohlàlàlàlà ! – rencontrer Christopher Priest pour peu qu’il y ait une grande file d’attente. Je fais descendre le suspense illico : il n’y avait personne à sa table quand je suis arrivée et le salon fermait ses portes – ô agréable surprise – à 19h30 le samedi.

J’avoue aisément qu’une partie du retard a tenu dans le simple fait d’admirer Oly, la petite boule de poils recueillie par mon frère et ma belle-sœur. C’est un vrai chat de poche, ce jour-là elle pesait 286 grammes.

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Oly, chaton mignon au biberon

Je placarde en grand la photo d’un chaton. Il parait que cela attire le chaland.

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Dès mon arrivée, je textotais les informations importantes « retrouves-moi sous le lampadaire rose » à ma presque-copine Delphine (que je connais virtuellement parlant de longue date, que j’ai rencontrée pour la première fois en juillet 2017 et qui m’a fait plaisir de parcourir les derniers kilomètres pour venir sur un salon dont le thème central n’est pas foncièrement sa tasse de thé/café). Il était l’heure du goûter, j’ai sorti les munitions, des cookies outrageusement bons au chocolat.

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Chaussures d'une vichyssoise et d'une toulousaine "Outrageous cookies", le goûter pour les Aventuriales
On reconnaitra facilement la vichyssoise et la toulousaine qui a quitté le sud où c’était encore l’été.
Il n’y a aucun rapport avec la photo de droite. On mange bien avec nos mains.

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Persuadée d’arriver en début d’après-midi, j’ai loupé l’entièreté du concours de cosplay mais j’ai très vite reconnu Lael (son blog : Chez les aventuriers des rêves).

Et ma plus grande surprise du salon, fut de tomber nez à nez avec Samantha, femme optimiste et énergique. Je l’avais rencontrée en coup de vent à Toulouse avant qu’elle ne parte très vite à Chambéry continuer son bout de chemin. Il se devine plus qu’il ne se voit : elle porte un magnifique pendentif beluga.

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Portrait de Lael aux Aventuriales 2018 Pendentif Beluga de Samantah

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Les choses sérieuses commencent, c’est partie pour la chasse aux dédicaces
et surtout le plaisir des discussions.

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Livres dédicacés lors des Aventuriales 2018

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Comme je le notais en début d’article, je me suis dirigée en priorité vers Christopher Priest où aucun quidam ne semblait pour l’instant intéressé de sa présence. J’ai baragouiné trois mots à demi-anglais pour lui expliquer que « La séparation » était le premier roman de sa bibliographie que j’avais découvert. J’en ai lus d’autres depuis mais début septembre, j’ai relu ce titre-là pour voir s’il s’en dégageait la même force (la réponse est oui).

Quel ne fut pas mon étonnement qu’il m’offrit une franche accolade pour qu’on nous prenne en photo tous deux (si je me suis habituée à l’accolade durant la dernière décennie vécue dans la ville rose, je demande toujours à mes futures victimes si je peux les « embrasser comme dans le sud » car je sais que l’embarras peut vite naître… alors il y a à peu près un monde et demi entre moi et ma réflexion qu’un britannique pourrait prendre l’initiative).

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Portrait de Christopher Priest aux Aventuriales 2018 Dédicace du roman La séparation par Christopher Priest

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Puis, je fondûte littéralement sur Nadia Coste. Résultats annoncés du cosplay aidant, elle trônait dans son magnifique costume fait-main du Dr Strange. Je venais justement de recevoir Jivana (deux jours avant le départ !) mais que je n’avais pas encore lu. Comme il est toujours agréable d’échanger avec elle, je lui ai rappelé avec bonheur que je considérais sa plume comme une valeur sûre et que je conseillais ses romans autour de moi (sauf Le Premier que je considère à part).

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Portrait de Nadia Coste en cosplay Dr Strange aux Aventuriales 2018 Dédicace de Jivana par Nadia Coste

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Juste à côté, discutait Estelle Faye. Quand vint mon tour, elle me montrîte son art de teasing en me révélant deux éléments sur la suite des Seigneurs de Bohen. J’avais été époustouflée par l’originalité de son roman.

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Portrait d'Estelle Faye aux Aventuriales 2018 Dédicace du roman Les seigneurs de Bohen d'Estelle Faye

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Puis j’en venais à rencontrer Marie-Catherine Daniel. C’est en relisant la liste des invités que le matin même je glissais son livre « Entre troll et ogre » dans ma valise. Tout est fameux : les personnages réussis, un peu abîmés par la vie et qui pourrait très bien exister parmi nous pour une intrigue bien rythmée, à la belle conclusion. Il y a des livres qu’on choisit pour la couverture et il pourrait y avoir des livres qu’on choisit pour le capital sympathie de leur auteur/autrice. Que de pétillance ! Notez son super pantalon customisé en rapport à la couverture dudit roman.

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Portrait de Marie-Catherine Daniel aux Aventuriales 2018 Pantalon customisé de Marie-Catherine Daniel

Dédicace en cours de Marie-Catherine-Daniel Dédidcace du roman Entre troll et ogre par Marie-Catherine Daniel

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En coin de table (et d’allée, à l’entrée), je m’arrêtais au vol juste pour montrer au vol « Terre de Brume » de Cindy Van Wilder à mon Amoureux car la couverture est à mes yeux, un exemple réussi d’illustration et de photomontage, le tout rehaussé par la dorure à chaud (passiooooon packaging divers et variés). Si vous avez déjà rencontré Cindy Van Wilder – en 2016 lors de L’imagina’livres pour moi – vous savez qu’elle vous impacte immédiatement par son sourire, son tutoiement et sa joie de vivre.

Elle a su me « vendre » son diptyque stipulant que le second tome était fraîchement finalisé et prêt à paraitre durant les prochains mois. Ce qui ne fut pas mon cas – d’être prête – car elle m’a demandé de choisir une couleur pour la dédicace. J’ai hésité entre le bleu et le violet qu’elle a finalement pris en main sous ma directive. Je suis revenue expressément le dimanche matin, lui notifiant la nuit mauvaise passée à cause de ce choix de couleur raté et qu’il fallait absolument qu’elle recommence en écrivant une nouvelle dédicace en bleu. Ce qui l’a faite exploser de rire (elle est bon public).

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Portrait de Cindy Van Wilder aux Aventuriales 2018 Dédicace violette en cours par Cindy Van Wilder

Dédicace de Terre de Brume par Cindy Van Wilder Mise en scène de Terre de Brume dans un décor automnal

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Venait ensuite mon petit graal personnel en la personne de Sandrine Gestin. C’est une illustratrice qui a une place chère à mon cœur, à celui de maman (et qui compte beaucoup dans notre relation mère-fille) (parce que si tu ne le sais pas encore, c’est grâce à ma mère que je suis plongée toute entière depuis la naissance dans l’imaginaire). Je me suis sentie légèrement euphorique et légèrement honteuse aussi que cela se voit tant. En salon, les invités peuvent être d’une belle patience avec le genre d’individus que je représentais à ce moment-là.

J’ai un coup de cœur de tous les temps pour son tableau nommé « La clef de Nimüe », j’ai donc demandé une signature sur la carte postale qui représente mon marque-page préféré de tous les temps lui aussi (tu le sens, le potentiel de fan en moi ?). D’ailleurs, Ma-Chère-Mère a brodé pour mon anniversaire il y a quelques années ledit tableau au point de croix (avec 1500 micro perles pour représenter le bijou de cheveux).

Sans se concerter, on s’est offert l’une à l’autre « Le petit Grimoire des Fées » que Sandrine a bien voulu nous dédicacer.

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Portrait de Sandrine Gestin aux Aventuriales 2018 Dédicace du petit grimoire des fées de Sandrine Gestin

Carte postale La clef de Nimüe de Sandrine Gestin Dédicace de la carte postale La clef de Nimüe par Sandrine Gestin

Mise en scène automnale pour le petit grimoire des fées de Sandrine Gestin

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Côté illustrations, j’étais aussi allée faire un coucou à Tiphs que j’avais préalablement rencontrée à L’imagina’livres en mars dernier ; et durant lequel j’avais – presque – dévalisé tout son stand. Notez la pose super naturelle de l’illustratrice en pleine action.

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Portrait de l'illustratrice Tiphs aux Aventuriales 2018

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Jean-Claude Dunyach, je le croise souvent. Aux événements, en librairie, et même dans la rue. J’étais donc venue lui faire un coucou en remarquant qu’il n’y avait pas les traditionnelles gourmandises sur sa table. Il m’a indiqué qu’elles étaient réservées aux événements haut-garonnais, question facilité de transport. J’ai vu son ordinateur ouvert, et je sais que c’est un bon signe : il planche sur l’écriture de son prochain roman (il en était à la page 34).

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Portrait de Jean-Claude Dunyach avec le troll aux Aventuriales 2018 Veilleur Aventuriales 2018
Jean-Claude et son troll à gauche / Un veilleur-combattant à droite (sans rapport l’un avec l’autre) (enfin je crois)

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Si je me suis sentie très vite à l’aise pour parler avec celles que je cite (le féminin l’emporte). Je n’ose toujours pas aller vers les auteurs dont je n’ai jamais lu la plume ou pour lesquels je n’emmène les livres (entre les versions numériques et les emprunts bibliothécaires), comme Charlotte Bousquet et Lionel Davoust (bien que j’aie assisté quelques minutes à son cours du soir intitulé « La procrastination de l’écrivain »). J’ai pu échanger rapidement quelques mots avec Anna Combelles, l’une des organisateurs des Aventuriales (et rencontrée aussi à L’imagina’livres). J’ai complètement loupé Stéphane Desienne, Jean-Luc Marcastel – mais pas ma mère, d’où l’existence de la photo – et Ariel Holzl (il n’y avait que Mr Nyx présent assis à sur la table de dédicace à chaque fois que je suis passée devant).

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Cours du soir intitulé "La procrastination de l'écrivain" aux Aventuriales 2018 Portrait Lionel Davoust aux Aventuriales 2018

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Pour le reste, j’ai tout loupé. Je n’ai vu que la fin de démonstrations de combat au sabre-laser par l’Académie des Jedi Auvergnats, je n’ai assisté à aucune animation ni table ronde. J’ai très peu traîné de stand en stand. J’ai dû être sélective au vu du temps imparti (sur le salon et hors salon, en attestent les minuscules vingt minutes passées en compagnie de l’une de mes cousines que je n’avais pas vue depuis deux ans).

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Vue d'ensemble de la salle principales des Aventuriales 2018

Dédicace en cours d'Estelle Faye Allées du salon littéraire les Aventuriales 2018 

Dédicace de Jean-Luc Marcastel aux Aventuriales 2018 Stands du salon des littératures de l'imaginaire Aventuriales 2018

Dédicace en cours de Lorhan aux Aventuriales 2018 Tampon de dédicace de Nadia Coste

Sculpture de combattante aux Aventuriales 2018 Sculpture Aventuriales 2018

Cosplay La Belle aux Aventuriales 2018 Combat aux sabres laser aux Aventuriales 2018

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Est-ce que j’ai encore plus savouré la délicieuse pompe aux pommes de ma grand-mère paternelle en fin de journée ? Certainement. C’est un dessert typiquement auvergnat qui ressemble à un chausson aux pommes géant. Et pour moi, c’est aussi LE symbole des vendanges, un souvenir très fort.

Et pour contenter celles qui me l’ont demandé, je vous montre les emballages des cadeaux pour les femmes nées en octobre, aka Delphine et ma petite maman que j’ai offerts durant ce week-end.

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Pompe aux pommes, dessert traditionnel auvergnat Puy de Dôme et lecture en cours, photo en cours de route pour les Aventuriales 2018
La pompe aux pommes est à gauche
À droite, c’est quand je fais la maligne en storie sur Instagram. J’ai bien pris la photo en roulant mais je ne conduisais pas. (je précise, on ne sait jamais)

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Emballage cadeau automnal l'automne s'invite sur les papiers cadeaux 

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FAYE Estelle – Les Seigneurs de Bohen

31/01/2018 20 commentaires

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Couverture de Les Seigneurs de Bohen d'Estelle Faye.
Titre
: Les Seigneurs de Bohen
Autrice : Estelle Faye
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Lire les premières pages

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L’empire de Bohen court à sa ruine. La chute sera provoquée par plusieurs individus qui n’ont pas pour vocation de sauver le monde. Alors que leur seule priorité est leur propre survie, les valeurs qu’ils défendent vont les emmener sur un chemin plus large.

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Par le talent de conteuse d’Estelle Faye, j’ai été séduite dès les premiers mots. C’est un nouvel univers qui s’ouvre et je suis bien en peine de pouvoir vous le résumer.
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Ce roman chorale se positionne sur des portraits d’humains réussis : Sorenz, Saint-Étoile, Maëve, Sigalit, Janosh, Wens, Lantane. Ils fonctionnent généralement par duo et ils s’avèrent tout en qualités et en défauts. On va essayer de comprendre les objectifs de chaque personnage qui se révèle engagé (comportements, valeurs et actions). Chaque destin va se croiser sur le principe de « la vie est une passion ». Si les protagonistes sont bien développés, les deuxièmes et troisièmes personnages sont inexistants.
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J’ai su apprécier l’importance de l’humain et de ses choix. Chaque personnage a une trajectoire différente et ne laisse pas le lecteur indifférent. J’ai aimé leurs cicatrices et leurs sacrifices, auréolés par la justesse des sentiments ; et parfois par des histoires d’amours.
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J’ai trouvé qu’il y avait quelques couacs sur le comportement des personnages où certains changent brutalement de direction, d’autres ont un comportement à risque sévèrement puni (de mort).
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Tout comme les personnages, l’univers est envoûtant. La magie ancestrale est hautement réprimandée. Cependant, l’autrice ne donnera aucune explication concernant cette magie, son existence, son interdiction, ses origines.

Il existe des mots défendus, des mots de pouvoirs utilisés par des sorciers ou des Morguennes. Un bestiaire s’anime : Morguennes, vouivres, goules, métamorphes, mercenaires, nonnes-soldates et bretteurs itinérants.

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Le récit est enivrant : on entre directement dans le vif du sujet, dans un monde dense. Rien n’est laissé au hasard, la plume est habile. On sent qu’Estelle Faye se balade. C’est comme regarder une saltimbanque qui danse : on est obnubilé par les mouvements du corps, des tissus qui volent et des bijoux qui tintent.
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Loin des clichés du genre, cette fantasy en un seul volume est originale car elle ne laisse pas une impression de linéarité. Le récit est percutant et s’apprécie comme dans la construction d’un puzzle.

Parfois, certains éléments clés semblent survolés et j’ai perdu aussi l’intrigue de vue dans le quotidien des personnages. Mais secrets et rebondissements parsèment l’histoire.
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L’ambiance est chargée en émotion ; l’oscillation entre le mal et le bien tout comme le mystère imprègnent les pages. L’écriture est pleine de sensualité, soignée et poétique. Des hales, des démones des tempêtes. Les hales semblaient patiner sur la neige, poussées par le vent, vêtues seulement de leurs longs cheveux blancs emmêlés.
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Estelle Faye peut décrire avec volupté une tenue vestimentaire composée de dix jupes, détailler les cheveux tressés en de multiples nattes, décrire les mouvements de l’eau ou l’empreinte de l’écorce d’un arbre sans jamais perdre son lecteur.

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L’autrice est accordée à son intrigue comme à un diapason. Le voyage est étonnant et détonant. Finir le livre, c’est aussi se priver de son univers. Je sais d’ores et déjà que je soumettrai « Les seigneurs de Bohen » à une relecture pour le plaisir.

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Les Seigneurs de Bohen, illustration de couverture par Marc SimonettiIllustration de couverture par Marc Simonetti

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Pour fêter la sixième année de son blog, Sia organisait un concours pour faire gagner son specimen.

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Lecture équitable : soutien aux petites maisons d'éditions

Il est de bon ton d’apposer ici le logo de soutien envers les petites maisons d’édition 🙂
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BlackWolf (Blog-O-Livre)Dup (Book en stock)Gilwen (Livrement vôtre), La LicorneLe culte d’Apophis, Les lectures de Marie JulietMay (The Books Howl), Phooka (Book en stock), Roz (Dans ma bibliothèque)Sia (encres & calames) ont aussi formulé des mots défendus.

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FAYE Estelle – La Voie des Oracles ~ Aylus, tome 3

03/05/2016 4 commentaires

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Aylus Estelle Faye La Voie des Oracles tome 3Titre : Aylus (La Voie des Oracles, tome 3)
Autrice : Estelle Faye
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
Tome 1, tome 2.
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Enoch a disparu. Thya la Jeune part à sa recherche, après avoir bénéficié de l’aide divinatoire de son oncle. L’Oracle brûlée, à la suite d’une grande absence tient à rencontrer la jeune fille et à lui insuffler plus de force à ses réminiscences.

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Aylus Estelle Faye tome 3 La voie des oracles.
Dès les premières pages, on se demande où l’on se trouve. J’ai été désorientée, au point de douter de la venue – que je pensais certaine – de Thya en Gaule.

La nouvelle donne des cartes amène d’autres problématiques. Il s’agit bien d’une histoire alternative, on pourrait même parler d’uchronie. Lire la suite…

FAYE Estelle – La Voie des Oracles ~ Enoch, tome 2

08/04/2016 6 commentaires

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Enoch Estelle Faye La voie des Oracles tome 2Titre : Enoch (La Voie des Oracles, tome 2)
Autrice : Estelle Faye
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
Tome 1, tome 3.
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Thya, Enoch et Aylus fuient toujours les troupes d’Adeon, en suivant la route de la soie. L’oracle recherche les Dieux Voilés de ses visions. Les intrigues qui se jouent ici prennent une nouvelle dimension par l’intérêt nouveau de divinités.

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Ce roman sous la forme « chorale » permet de mieux appréhender les personnages Thya, Enoch et Aylus. Le héros à ne pas oublier est Minuscule, qui agit comme un protecteur. On s’intéresse même à Aedon qui forme un duo cruel avec la déesse de la lune.
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Avec l’essor du christianisme, les cultes païens sont détruits. Après « Thya », ce tome approfondit la mythologie avec la présence de : dryade, faune, sylvain, ondine et goules mais aussi de Dionysos, Culsans, Apollon et Hécate. Chaque divinité tire son morceau de couverture à elle et déplace des pions, surtout sans les jambes de Thya pour servir ses plans.
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FAYE Estelle – La Voie des Oracles ~ Thya, tome 1

28/02/2015 17 commentaires

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Thya Estelle Faye La voie des oracles tome 1Titre : Thya (La Voie des Oracles, tome 1)
Auteure : Estelle Faye
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
Tome 2, tome 3.

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Thya est la fille du Général romain Gnaeus Sertor. En grandissant, elle affirme son statut d’Oracle, la famille s’exile en Aquitania pour le garder secret. Au Ve siècle après Jésus Christ, le christianisme s’étend, le culte des anciens dieux est interdit et le danger, permanent. Son père assassiné, Thya décide de fuir vers le Nord-Est, à Brog, terre de succès de son ascendant. Dans l’ombre, anciens dieux et créatures fantastiques suivent la progression de la jeune fille vers son Destin.

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)°º•. Ma rencontre avec la plume d’Estelle Faye sur « La dernière lame » m’avait laissé une impression mitigée surtout à cause d’une narration imparfaite. L’auteure lie ici l’imaginaire à l’Histoire, nous invitant dans les splendeurs de Rome et sa décadence.
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Le premier tome se concentre sur le voyage de Thya. L’intrigue se ramifie très vite grâce à l’aspect initiatique de la trame. Les conflits intérieurs des personnages sont dévoilés, mettant en exergue les sentiments. Finalement, peu de manichéisme est à noter dans les rangs. Les personnages sont très humains : leur chemin intérieur est présenté de manière digestible et les pensées sont décortiquées pour nous apporter de la profondeur.

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Une lueur d’angoisse tremblait dans ses yeux vert forêt, des yeux de sauvageonne, couleur de sous-bois.

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