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Articles taggués ‘horreur’

BURGESS Tony – La contre-nature des choses

01/03/2018 18 commentaires

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Couverture du livre "La contre-nature des choses" de Tony BurgessTitre : La contre-nature des choses
Auteur : Tony Burgess
Plaisir de lecture Livre à oublier
Lire les premières pages

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Le narrateur erre dans un monde aux allures de fin du monde. Les morts reviennent sous forme de zombies et ils grignotent de plus en plus le territoire des vivants. Pourtant son souci principal réside en la personne de Dixon, un vendeur de cadavres, aux addictions barbares et pornographiques.

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Mon intérêt principal était la présence des zombies. C’est basique : un livre avec des zombies dedans, je veux découvrir. Je n’ai lu qu’en diagonale la quatrième de couverture et mon cerveau a clairement mal interprété la phrase « Dixon pratique des tortures d’une barbarie et d’une sophistication pornographique qui en font l’homme le plus redouté parmi ce qu’il reste de survivants ». J’ai dû certainement traduire que souvent l’horreur s’invite quand il y a des zombies, et qu’après lecture, le roman se révélait abordable pour la lectrice que je suis. Ce qui ne fut pas le cas cette fois-ci.
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Dans cet univers, les zombies sont présents mais ils n’attaquent personne. Leur surnombre est un réel problème, notamment sur la question de la place disponible pour les survivants. La solution est de les envoyer littéralement en orbite. C’est ce qu’on appelle la gestion des déchets. Pourtant, c’est cette solution qui mettra fin à l’humanité puisque le soleil ne pointe plus sur la terre et l’air vicié provoque des maladies.

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L’objectif du narrateur est de tuer Dixon. Alors, j’ai compris qu’il pouvait vaguement y avoir un facteur de vengeance. Mais ensuite : l’attrait du pouvoir ? De l’argent ? Je n’ai pas compris l’intérêt de cette quête.
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J’ai conscience de l’exercice stylistique auquel se prête Tony Burgess. L’aspect narratif par l’introspection, des phrases percutantes et le tout mené par des chapitres courts.

Mais l’histoire devient de plus en plus gore. Les zombies ne sont finalement que le premier niveau (comme si la « glauquerie » avec neuf zones circulaires comme les cercles des Enfers).
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C’est une véritable perdition qui se déroule sous nos yeux. Il y a de violence dans les actes décrits. C’est une débauche de gore dans le sens viscéral et visuel. J’ai été sidérée par la tournure du récit en « torture porn ». C’était de toute évidence beaucoup trop brutal pour moi (et ce n’est qu’un point de vue totalement subjectif).

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Bien que j’aie vite compris le titre, je ne sais pas dans quelle direction le roman a voulu se diriger alors que l’intrigue ne mène nulle part. La fin est pitoyable dans le sens où l’auteur donne l’impression de lui-même ne plus savoir où aller, comme s’il avait mis un point de ponctuation et s’il était exclamé « Bon, je vais arrêter là, je suis fatigué, cela ne m’amuse plus ». Pour écrire le mot fin, faut-il encore en prévoir une.
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J’ai l’impression que ce livre est une légère fumisterie à vouloir surfer sur la vague du post-apo. Je pense qu’on pourrait voir dans cette histoire une sortie de pied de nez. Mais en fait, non. Il aurait fallu au moins une fin pour ça.

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Photo du livre "La contre-nature des choses" de Tony BurgessOui, j’ai physiquement mis le livre au coin

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Logo défi Valériacr0Ce livre est la sélection de février de Valériane dans le cadre de notre défi. Il venait d’arriver dans ma pile à lire et heureusement, elle me l’a choisi. J’aurais été sans doute frustrée de l’avoir laissé traîner pendant plusieurs mois avant de l’attaquer et de réaliser que ce roman n’était pas pour moi.

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Anudar a aussi lu ce roman et employé le même qualificatif « fumesterie ».

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HAWKINS Scott – La Bibliothèque de Mount Char

12/12/2017 16 commentaires

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Couverture du livre La bibliothèque de Mount Char de Scott Hawkins.
Titre
: La Bibiothèque de Mount Char
Auteur : Scott Hawkins
Plaisir de lecture Livre sympa
Lire les premières pages

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Douze jeunes bibliothécaires ne peuvent plus rejoindre leur fief, dans la ville de Garrison Oaks. Une force surnaturelle semble créer une barrière invisible et impalpable. Sous la tutelle de Père jusqu’alors, ils doivent enquêter pour connaître la raison de sa disparition.

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L’intrigue est bien plus profonde que ce que pourrait laisser supposer le quatrième de couverture (et mon synopsis). On se trouve en présence d’un thriller surnaturel, d’une histoire fantastique avec une dimension mythologique. L’apparence de simplicité est bien trompeuse.
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12 enfants ont été recueillis par l’homme qu’ils nomment Père. Appelés « bibliothécaires », chacun d’entre eux doit se consacrer à son domaine d’études. Les catalogues sont hétérogènes : l’art de la guerre, la médecine, le règne animal, les mathématiques et les langues entre autres. Toute tromperie par un adolescent – intérêt pour un autre domaine que le sien, apprentissage non assidu – entraine de lourdes représailles.
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On rencontre pour la première fois la protagoniste Carolyn : après l’arrêt d’une voiture sur le bas-côté, elle grimpe à toute allure le talus, dans une tenue ensanglantée. Sa présentation est aussi surprenante que les personnes sont hors normes.

Carolyn semble vulnérable, fragile mais aussi énigmatique. Un véritable paradoxe se crée entre ses forces et ses faiblesses et ce qui nous rend très curieux à son égard. Dans l’ensemble, ces jeunes sont devenus des adultes décalés et même sauvages, violents et sans morale.

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Aux premiers mots, j’avais l’impression qu’un monde en upside down se dessinait : un univers connu mais dans une dimension totalement différente ; comme si ces jeunes vivaient à notre époque mais sur un autre fil alternatif. Si le monde ne semblait pas se rendre compte de leur présence, ils semblaient pouvoir circuler d’un espace-temps à l’autre. Ce n’est pas le cas de cette histoire mais c’est pour vous montrer la force de la dissonance pour moi. « Qu’est-ce qui râpe ma compréhension de cet univers ? La construction ? Son fonctionnement ? »

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Autant vous dire que ce livre a été pour moi un coup d’éclat ! Un page turner qui a envoyé de l’adrénaline en abondance à mon cerveau. La tension a très bien fonctionné sur moi.
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L’appréhension du système éducatif a accéléré mon palpitant : le mode opératoire de Père, les règles tacites des adoptés qui doivent apprendre exclusivement leur catalogue, les tests passés sur les apprenants, la vision des non vivants et du monde actuel. Rien que d’y penser, j’ai quelques frissons.
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J’aimerais noter, là, bien en évidence : l’horreur attend au coin des pages. Il y a quelques scènes cruelles et particulièrement glauques. Mais aucune de celles-ci n’est gratuite ni bancale.
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L’auteur maintient le lecteur avec un degré de suspense assez fort et éparpille ses indices. C’est un puzzle : il faut assembler les pièces, mais avant ça, il faut les trouver et surtout appréhender leur forme (un peu comme si vous aviez les yeux bandés).
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L’auteur prend extrêmement soin de tout éclairer au fur et à mesure ; on peut se laisser porter. Ceci dit, le dernier tiers du roman a été trop halluciné pour moi et j’ai décroché (Après la visite au petit cabinet médical pour ceux qui l’ont déjà lu). J’en suis presque agacée, car vraiment, j’aurais voulu l’aimer jusqu’au bout tant il m’a emportée sur une majorité de pages.
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La fin semble télescopée par les seules envies/besoins de l’auteur « Moi, ça me ferait plaisir de mettre cet élément et celui-là ensemble, même s’ils ne vont finalement pas trop bien ensemble ». Le final s’enclenche à la perfection après des scènes qui s’étirent et s’étiolent à mes yeux.
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Ceci dit, le récit maintient une cohérence dans son tort ensemble et j’ai aimé la profondeur du complot vis-à-vis des conséquences pour tous les impliqués.

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Fan art autour du livre La bibliothèque de Mount Char de Scott Hawkins

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BlackWolf (Blog-O-Livre), Gromovar (Quoi de neuf sur ma pile), Le culte d’ApophisLutin82 (Albédo), Olivia Lanchois (Lectrice hérétique)Sandrine BM (Mes imaginaires), Sylvie (Cunéipage)Un papillon dans la Lune sont aussi aller observer le taureau en bronze poli.

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Illustrations : #01 Covertart par Jian Guo ; #02 par 鲨鱼丹 (SharksDen)

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LAYMAN John & GUILLORY Rob – Tony Chu

03/11/2017 8 commentaires

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Mosaïque de tous les tomes de Tony Chu de Layman et Guillory

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Saga : Tony Chu (12 tomes)
Auteur : John Layman
Illustrateur  : Rob Guillory
Coloriste : Taylor Wells
Plaisir de lecturenote : 4 Livres à découvrir

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Tony Chu est un inspecteur cibopathe. En plus de la faculté de traçage psychique de l’origine des aliments qu’il goûte, il reste un policier professionnel. Une pandémie de grippe aviaire a décimé 116 millions de personnes à travers le monde. Le poulet est devenu interdit et le premier produit de contrebande. Tony traque le trafic illégal mais les choses se gâtent quand il devra bientôt goûter à la victime d’un meurtre, pour ne faire qu’une bouchée de l’identité du coupable.

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Tony Chu fait partie de la R.A.S., Répression des Aliments et Stupéfiants. Il est surtout un inspecteur insolite car il est cibopathe. En goûtant un morceau, il est capable de retracer l’histoire de l’aliment qu’il mange depuis son origine. Tony Chu n’est pas cannibale comme peut le laisser penser la traduction française – quelle faute de goût ! – et l’on perd aussi le sens de son nom originel, Tony Chew puisque le verbe chew peut être traduit par mâcher, mastiquer.
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Oui, Tony Chu viendra à manger de la chair humaine et c’est ainsi qu’il se retrouve coincé entre ses désidératas personnels et les obligations vis-à-vis de la société. Tout une pelletée de personnages gravite autour du protagoniste. Le profil de Tony Chu est consistant (il vaut mieux si on le suit durant douze tomes) ; les personnages secondaires sont également sympathiques.

Tout le monde trouve sa place, son utilité et s’avère apprécié aux yeux du public : John Colby, Toni, Mason Savoy, Amelia Mintz, Lin Sae Woo, Mike Applebee, Poyo… Les tomes sont peuplés de créatures fantastiques et l’on découvre des humains endossant des pouvoirs surnaturels liés à la nourriture. Exemples : Mnémocoquus : peut intégrer des souvenirs dans la nourriture ; lagamousikien : peut accorder une guitare avec des nouilles ; cibocélérent : peut cuisiner un plat très vite.

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Concernant les illustrations, l’expressivité des personnages est sans doute l’élément le plus réussi : exaspération, peur, dégoût, tristesse, joie, surprise. Les pages révèlent beaucoup d’informations visuelles. Le tout est servi par des compositions graphiques fantastiques. Les traits sont caricaturés en incluant des formes exagérées. Les couleurs vives virent vite au psychédélisme, il faut être prêt de la rétine.
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Cet univers d’anticipation est accessible aux néophytes (comme moi). L’atmosphère est délirante, les pouvoirs sont loufoques et on trouve pléthore de gags visuels. Les dialogues sont acérés et pleins d’ironie.
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Tony Chu va suivre différentes enquêtes mais sa vie – et ses péripéties ! (nombreuses) – sont le fil rouge de la série. On s’attache très vite à ce dernier et c’est un vrai déchirement qu’on éprouve pour lui quand des événements tournent au vinaigre.
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Certains passages sont sanguinolents bien que d’excellente facture. On compte beaucoup de références à des personnages célèbres, le Père Noël, Elvis Presley, le Grinch, Cthulhu entre autres. L’humour est cynique à souhait et au énième degré (il va de soi).
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Chaque tome en version française comprend 128 pages en moyenne. Le premier volume donne bien le ton. Si vous n’accrochez pas, ne poursuivez pas. Le reste sera tout aussi décapant. La série est parfaite pour les personnes au bon goût : enquêtes policières, bonne bouffe, aspect fantastique et humour.

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Tony Chu, planche de bagarre

Tony Chu et Chow Chu

Tony Chu croque un doigt

Illustration de Tony Chu et Mike Applebee

Illustration dans Tony Chu : Amelia Mintz ouvre le feu

Planche issue de Tony Chu de Layman : l'attaque des carottes

L'enfer personnel, vision de la série Tony Chu

Poyo à l'attaque, illustration de la saga Tony Chu de Layman

Illustration d'un tyrannosaure licorne de la BD Tony Chu de Layman

Tony Chu fan art réalisé par Jisuk Cho

Tony Chu fan art réalisé par Irene Strychalski

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logo challenge Halloween 2017


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Inspecteur cibopathe, créatures surnaturelles et pouvoirs étranges. Éléments parfaits dans une préparation en chaudron pour le challenge Halloween.

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Fan art : #01 par Jisuk Cho ; #02 par Irene Strychalski
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LINDSAY Jeff – Dexter fait son cinéma, tome 7

19/10/2017 14 commentaires

 

Dexter fait son cinéma de Jeff Lindsay, couverture du tome 7Titre : Dexter fait son cinéma tome 7
Auteur : Jeff Lindsay
Plaisir de lecture :  Livre à regrets
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4, tome 5, tome 6

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Dexter et Deb Morgan se retrouvent avec une tâche supplémentaire dans leur planning à la police scientifique de Miami. Deux acteurs – deux célébrités ! Robert et Jackie – viennent les suivre dans leur quotidien professionnel pour mieux s’inspirer et faire vivre les personnages qu’ils vont bientôt incarner.
Sauf qu’ils n’ont pas le temps de se reposer car une nouvelle enquête s’ouvre : un tueur de jeunes femmes blondes œuvre, et l’énucléation n’est pas le pire acte qui leur fait vivre avant de leur donner la mort.

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Dans « Dexter fait son cinéma », Dexter est plus humain que jamais. On assiste à l’éveil des émotions et à la non-résistance à des pulsions autres que meurtrières. Les sentiments qu’ils traversent sont variés : jalousie, possession, attirance…
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Mais alors qu’est devenu le sociopathe ? Jeff Lindsay se fourvoie complètement : les incohérences sont trop grosses pour paraitre ne serait-ce qu’un peu crédibles. On ne peut pas construire son personnage en six tomes et le présenter au lecteur pour en proposer un nouveau au septième. Le bon sens manque au protagoniste dans toute situation. Si jusque-là, le passager noir aux ailes caoutchouteuses s’avérait un fidèle allié, Dexter se trompe maintenant dans le « profiling » dérogeant à la seule et unique règle d’Harry, son père adoptif.

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Dans ce tome, c’est le calme avant la tempête qui se déchaine. Les deux tiers du livre suivent un rythme tranquille avant l’accélération finale. Finalement, le seul lien – ténu – qu’on pourrait formuler entre le titre du livre et Dexter, c’est que ce dernier est déjà bien un acteur (son rôle d’humain « typique » dans une vie « standard »).

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Deux éléments dans la série « Dexter » me dérange particulièrement :

  • D’abord, l’ignoble et immense misogynie dont fait preuve l’auteur. Tous ses personnages féminins sont ratés et on voit même que les traits grossis à l’extrême sont un fait voulu. Elles sont toutes hystériques, point barre.
  • Le mode opératoire de l’auteur : le même schéma se répète à chaque tome. La police de Miami enquête sur un meurtre avant de découvrir qu’il s’agit d’un serial killer qui possède lui-même un mode opératoire (l’équipe voit très vite le lien entre plusieurs meurtres semblables). Mais ce qui retient l’attention du lecteur, c’est la vie de Dexter. Parallèlement à l’enquête du volume, Dexter doit généralement régler un souci venu enrailler la douce mélodie de sa vie en carton. Il doit alors régler le sort dudit serial killer révélé dans sa vie professionnelle – avant la police de préférence – et souvent le sort d’un témoin de ses manigances. Il a la vie sauve, son secret est bien gardé. On peut passer au tome suivant !

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La fin, bien que complètement ratée du genre « Tout ça pour ça ? » est finalement réussie par rapport au reste de la saga. La fin est ouverte et me convient. Le titre anglais est d’ailleurs explicite : Dexter’s final cut.

Depuis, l’auteur a publié un huitième et ultime tome – non traduit en français – titré « Dexter is dead » pour donner encore un peu de mou à ses lecteurs conquis. Je ne souhaite pas le découvrir.

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Petit point honnêteté : à mes yeux, le seul élément réussi  de la série s’avère le protagoniste. Un serial killer qui en tue d’autres, ainsi que des personnes « mauvaises » ; c’est du Très Bien Vu. Son environnement – travail à la police scientifique de Miami, mariage avec Rita, femme abîmée, les enfants accompagnés d’une ombre, etc. – et ses choix sont aussi exquis.

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Logo du livre au cinéma

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Ce n’est pas pour rien que le scénariste James Manos Jr. s’est emparé du personnage pour en réaliser une série télévisée. Pour rappel, la diffusion de la première saison fut en octobre 2006, Jeff Lindsay n’avait publié alors que deux tomes.
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Conséquences :
∗ On sent l’appât de l’argent pour l’auteur qui a continué sa série au-delà de ce qu’il aurait dû.
∗ La série télévisée est autrement mieux réussie, car on s’attache irrémédiablement à Dexter. La qualité des intrigues est aussi à souligner. Moi qui ai lu les livres après avoir vu la série télévisée, je ne suis pas sûre que j’aurais tant accroché à la série papier si je n’avais pas déjà eu cet attachement au serial killer.

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Saga Dexter de Jeff Lindsay découpée au couteau

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Dans le chaudron :
logo challenge Halloween 2017Des livres qui mettent un brin mal à l’aise
¤ Les contes de la fée verte Poppy Z. Brite
¤ Dancing Lolita de Gudule
¤ Ainsi naissent les fantômes de Lisa Tuttle

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Un serial killer a toute sa place pour le challenge Halloween auquel je participe. Alors, check !

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DESIENNE Stéphane – Zoulag

02/10/2017 19 commentaires

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Zoulag de Stéphane Desienne : le syndrome finlandais et la filière sibérienne

Titres : Zoulag, le syndrome finlandais ; Zoulag, la filière sibérienne
Auteur : Stéphane Desienne
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Lire un extrait

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Zoula, le syndrome finlandais : Mona Nuss, scientifique lyonnaise a été invitée par le très célèbre Horace Trent afin de diffuser en live un documentaire animalier en plein zoulag finlandais. Si elle a l’habitude d’effectuer des prélèvements, elle redoute la séquence où elle sera enfermée dans la fameuse « baignoire », une cage en polycarbonate mille-feuilles de 150 millimètres d’épaisseur. Cette dernière a résisté aux assauts d’ours, de requins, de lions, de buffles en migration, qu’en sera-t-il avec les zombies ?

Zoulag, la filière sibérienne : Boris et sa partenaire Nikki s’enfoncent dans la Sibérie pour atteindre le zoulag. Leur contrat stipule un nombre de zombies à récolter pour leur commanditaire puis de les emmener jusqu’à la frontière. Le système de réfrigération du camion tombe en panne et c’est le début des ennuis.

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« Zoulag, le syndrome finlandais » et « Zoulag, la filière sibérienne » sont deux épisodes qui fonctionnent indépendamment l’un de l’autre. La preuve, j’ai commencé par le deuxième paru sans éprouver de manque d’informations (bien que j’aie moult questions en tête).
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Ces deux courts romans « pulp » se lisent d’une traite, ils se dégustent en une heure à l’apéritif (ou « comme un shoot de vodka » me répondait Stéphane Desienne ; l’alcool étant à consommer avec modération)

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Quand est-il des zombies dans ces aventures ?

L’expression apparait tardivement dans le récit bien qu’aucun doute ne soit permis sur cette créature. Ici, le zombie est lent, il sort des bruits gutturaux, ne semble pas avoir d’intelligence ni même de conscience. Il se déplace à la vitesse d’un être humain mais « ils ne sont pas lents même si leur démarche est chaotique ». Il possède une force herculéenne pour atteindre la seule cible qui l’intéresse : la chair humaine. Les hordes existent aussi et on suppute qu’à l’origine, il y a un fléau, un virus Z qui transforme un individu lambda en monstre.
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Les zombies sont contenus dans des zoulags, des zones géographiques où le froid permet de mieux contrôler leurs mouvements. À notre connaissance de lecteur, sont portés deux endroits : le zoulag au Nord de la Finlande et le zoulag en Sibérie extrême orientale.

 

Côtoyer de nouveau des zombies m’a fait du bien. Tant pour leur présence, avec les causes et conséquences que cela implique que pour le texte concis, clair et efficace. Ces aventures légèrement série B intègrent un humour cynique qui fonctionne avec moi (pour rappel, le premier texte se concentre sur un documentaire animalier… sur les zombies !).
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L’intrigue n’est pas en reste, elle s’avère percutante, avec des personnages intéressants – Qui sont-ils ? Quelles sont leurs véritables motivations ? Des duos antagoniques – et une chute insolite.
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Au nombre de deux, un ultime épisode qui se déroule du côté de Singapour devrait paraitre durant les prochains mois.

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Permis Zoulag Nord Finlande de Stéphane Desienne

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logo challenge Halloween 2017

Caput Mortuum, Kobaitchi, Lutin (première nouvelle, deuxième nouvelle) ont aussi obtenu un permis de visite pour les zoulags.
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Un peu de zombies, c’est PAR-FAIT pour débuter l’édition 2017 du Challenge Halloween !

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LINDSAY Jeff – Double Dexter, tome 6

12/09/2017 6 commentaires

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Double Dexter de Jeff LindsayTitre : Double Dexter, tome 6
Auteur : Jeff Lindsay
Plaisir de lecture :  Livre à regrets
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4, tome 5, tome 7

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Cette nuit, le Passager Noir et Dexter décident de se livrer une fois encore à leurs petites activités. Seulement, ils n’ont pas vu l’observateur caché un coin dans cette maison saisie vide. Ce Témoin anonyme va véritablement empoisonner la vie de Dexter. Cette dernière coule doucement du côté professionnel : il est impossible pour les flics d’attraper l’écraseur. Et sa vie personnelle sombre littéralement car Rita a décidé de ne plus cuisiner !

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Me voilà arrivée à la fin du sixième tome : tout ce qui me fait apprécier la série malgré des intrigues que je trouve pénibles, c’est l’humour. Bien malheureusement, le ton n’est plus si drôle. Ce que j’aimais, c’était de déguster toutes les petites réflexions succulentes de Dexter sur lui-même dans son costume d’être humain « regular » et de sa vision de la Vie avec un V majuscule. Bien qu’il continue à s’exprimer à la troisième personne du singulier, cet aspect sarcastique est passé à la trappe. Où est partie son autodérision ?

Dexter sait que sa couverture – toute sa vie et ses activités – ne tient qu’aux faits et gestes d’un observateur plus que gênant qu’il surnomme le Témoin. Et pourtant, il reste les bras ballants (vraiment).

L’auteur est misogyne, ce n’est plus un fait anecdotique quand en six tomes rien ne s’arrange. Tous ces personnages féminins sont hystériques : tout est exagéré, les sentiments, leur façon de se mouvoir, leurs réactions. Sans parler du fait qu’elles font « enfler » l’aspect insécuritaire de l’environnement du protagoniste (pauvre de lui, entouré de dindes déchaînées). Un exemple parmi tant d’autres : dans un passage, Dexter dit qu’il aimerait bien insulter l’intelligence de Rita, encore faudrait-il la trouver.

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J’ai cru qu’un moment de suspense allait se dessiner, mes yeux étaient rivés aux mots qui défilaient sur un chapitre précis, mais en fait, non. La même intrigue est répétée inlassablement à chaque tome. L’auteur s’essouffle et le nombre impressionnant de facilités me lassent. Il faut dire que les méchants-qui-en-veulent-à-Dexter finissent par… mal finir. Alors c’est pratique !

On en parle du réalisme ? Il y a des éléments qui semblent décalés par rapport au fil rouge déroulé sur l’ensemble de la saga. Et il y a aussi des éléments complètement à côté de la plaque – pour notre propre réalité – qui finissent par rendre le tout grotesque à souhait. On frôle l’hérésie !

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Différentes couvertures de Double Dexter de Jeff Lindsay

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Dans le chaudron :
Des livres qui mettent un brin mal à l’aise
¤ Les contes de la fée verte Poppy Z. Brite
¤ Dancing Lolita de Gudule
¤ Ainsi naissent les fantômes de Lisa Tuttle

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Cette série est toujours une lecture commune avec ma binômette de choc, Valériane.

LINDSAY Jeff – Ce délicieux Dexter, tome 5

30/03/2017 6 commentaires

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Livre Ce délicieux Dexter de Jeff Lindsay, tome 5Titre : Ce délicieux Dexter (Dexter, tome 5)
Auteur : Jeff Lindsay
Plaisir de lecture : etoile 4 Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4, tome 6, tome 7

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Avec la naissance de son enfant, on assiste aussi à la naissance – plus particulière – de Dexter comme être humain. Il fond devant les bulles et les petons de son bébé. Mais sa sœur Deb lui laisse peu de temps pour profiter de l’heureux événement. Elle le rappelle à sa botte pour enquêter sur la disparition de Miss Aldovar. En sus, ils se retrouvent confrontés à une bande de cannibales.
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Les ailes caoutchouteuses du passager se replient pour que se déploient celles de père. Dexter devient père et humain. Avec cette âme nouvellement acquise, Dexter dégouline de bons sentiments et je ne m’étais pas préparée ! C’est le prétexte pour Jeff Lindsay d’incorporer un peu plus d’humour dans les actions et les situations auxquelles Dexter est confronté.
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Les femmes sont toujours peu soignées par la plume de l’auteur ; c’est une déception. Dans ce volume, Deborah est en verve : elle met son frère en danger pour arriver à ses fins, prétextant qu’il lui faut porter haut la bannière de la justice. Un personnage secondaire revient, et c’est pour notre plus grande délectation.
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J’ai vu la série télévisée avant de lire les livres et il est aisé de noter des différences entre les deux supports comme pour les précédents tomes. Il est plus difficile de faire du « visuel grandiloquent » sur du papier mais attendons de voir ce que l’auteur nous réserve. Avec « Ce délicieux Dexter », la grande surprise finale n’est pas au rendez-vous. (ou peut-être l’est-elle mais ayant deviné beaucoup d’éléments, j’ai peut-être diminué son impact).
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La série Dexter n’est pas à lire si vous souhaitez une intrigue haletante et un suspense de fou. Le cas/l’enquête de chaque tome est juste là pour poser un « cadre du jour » et non pour investir l’histoire et apporter de l’eau. Ici, il s’agira de la disparition de Miss Aldovar, d’une scène de cannibalisme et de dents pointues.
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Le déroulé est convenu, tout coule un peu trop facilement : en fin de volume, les témoins sont tués et personne ne révèle la véritable identité de Dexter. Et c’est bien pratique. Mais on peut convenir qu’il est tout à fait fou qu’en tant que lecteur, on développe de l’empathie pour… un serial killer.

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Souvenir de lecture : Babillages et dents de vampire
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Dans le chaudron :
Des livres qui mettent un brin mal à l’aise
¤ Les contes de la fée verte Poppy Z. Brite
¤ Dancing Lolita de Gudule
¤ Ainsi naissent les fantômes de Lisa Tuttle

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Logo défi Valériacr0Pour bien entamer notre cinquième année de défi, j’ai proposé une lecture commune à Valériacr0 : continuer la série de Dexter. 5e année, 5e tome, on est bon ! Sa chronique est à découvrir par ici.
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