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LEOURIER Christian : Le Cycle de Lanmeur ~ Les contacteurs, intégrale tome 1

28/05/2012 15 commentaires

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Titre : Les Contacteurs (Le cycle de Lanmeur, intégrale tome 1)
Auteur : Christian LEOURIER
Plaisir de lecture : Livre sympa peu s’en faut

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Lanmeur souhaite conquérir les planètes voisines en y dépêchant des personnes ambassadrices.

Twern a subi un atterrissage catastrophique dans la zone où il devait se rendre et il va devoir se mêler au peuple ; il rencontre Talhael le Conteur qui va déterminer la caste de cet « homme » improbable. Seulement, tout ne se déroule pas aussi facilement, enlevé par le saigneur Penkaur puis fait prisonnier par Branhaelle, Twern devra aussi répondre de sa plausible identité comme Penn’t Adébenn.

Quant à Akrèn, elle débarque sur la planète Nédim : seuls 300 colons lanmeuriens sont encore vivants sur les 4000 comptabilisés à cause de l’hiver. Les indigènes sont réduits à l’esclavage : la torpeur qui envahit la ville de Loed est malsaine. Elle fait partie d’une expédition vers le nord pour retrouver Gogleth, la ville enfouie. Le périple est une véritable galère et le plus dangereux n’est pas forcément où on le pense.

Ynis est devenue cette année l’épouse du vieux père, le fleuve Finllion. Elle va à la rencontre de sa réincarnation, le Vieux Saumon. Alors qu’elle est considérée et traitée comme une invitée de prestige, elle fait la connaissance des hommes oiseaux, en particulier de Stern ; et sa vie bascule.

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)°º•. Pour les personnages de ces trois romans ici présents, on se rend vite compte que l’adaptation des « contacteurs » aux populations est plus ou moins réussie. On se confronte souvent à des autochtones qui en savent plus long que ce que pense Lanmeur.
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Pour « Ti-Harnog », on se focalise sur Twern que j’ai beaucoup apprécié, sur Halvin mais aussi sur le Vieux Samildanach-qui-sait-tout et qui m’a bien surprise. Dans « L’homme qui tua l’hiver », aux côtés de Akrèn, on découvre Diaspad, Ennian et Innatroc entre autres et c’est assez déconcertant de voir qu’ils possèdent tous un secret. Enfin pour « mille fois mille fleuves », nous ne suivons pas les aventures d’un contacteur mais bien d’une native, Ynis. Là aussi, on ressent un certain trouble en la présence du Vieux Saumon, de Stern ou encore de Gwener.

Evidemment, il ne va pas sans dire qu’on croise aussi des Saigneurs, une troupe d’Horcs et même des artwenir – des animaux ressemblant à croisement entre la baleine et l’autruche… dotés d’un cou reptilien ( !) –.

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On comprend finalement que seul Lanmeur et son envie de colonisation comptent puisque les personnages secondaires disparaissent les un après les autres sans véritable explication et il faut que le lecteur s’en contente ; cela m’a été passablement difficile car je voulais comprendre.

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)°º•. Si la plume de Léourier est assez époustouflante, c’est bien dans la description sociétale des planètes. Chaque monde possède ses règles sociales, croyances et modes de vie qui lui sont propres.
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Pour « Ti-Harnog », les hommes sont tenus par la puissance de la Vérité alors que les femmes ont droit à l’insouciance, aux mensonges. Le concept de la murkéto – que je vous laisse découvrir – m’a été le plus bluffant. On se rend compte que les femmes d’un certain âge commencent à manger de la viande. Et très vite, on devine pourquoi.
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On s’aperçoit également que la société est hiérarchisée par le système des Castes. Le pouvoir des castes « montaient et descendaient l’échelle sociale selon les circonstances » (p.72) et leur importance au sein même de la société. Je peux en lister quelques unes : Naute, Guerrier, Forgeron, Charpentier, Tailleur, Justicier, Nourricier, Messager, Conteur, Connaisseur, Marchand ou encore Cultivateur.
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Lanmeur possède plusieurs représentants mais les habitants ont l’air pour certains d’être au courant ou tout du moins, vraiment suspicieux et pour d’autres déjà envahis (et bafoués). Ils portent cependant bien leur nom de colons dans « L’homme qui tua l’hiver » puisqu’ils pillent les planètes en plus d’asservir le peuple. Léourier nous montre aussi comment est vécu « le dogme du Rassemblement » et cela nous semble d’un seul coup, une moins bonne idée, dans le genre « allons évangéliser ces sauvages et au passage, récupérons toutes leurs terres et leurs richesses ».

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)°º•. Sous cette première intégrale appelée « Contacteurs », nous retrouvons trois romans : Ti-Harnog, L’homme qui tua l’hiver et Mille fois mille fleuves. Elle contient aussi des appendices avec poèmes et chansons, un entretien de Christian Léourier ainsi que sa bibliographie.
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Si cette réédition était très attendue des aficionados, j’ai été pour ma part assez désorientée de ne pas savoir où j’étais, ce que je voyais et dans quels buts cela m’était raconté. Si Léourier semble préférer le déroulement de ses histoires, les fins m’ont semblé un tantinet bâclées : je suis restée assez frustrée de ne pas savoir par exemple le fin mot concernant l’affaire du Penn’t Adébenn ou de voir la fin un peu facile à mes yeux de Mille fois mille fleuves.
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J’ai senti que Léourier semblait moins à l’aise dans les parties épiques puisque les scènes de batailles étaient peu convaincantes. Le suspense monte progressivement, mais parfois s’ensuit une débâcle progressive jusqu’à une fin devinable. Cependant, beaucoup de questions restent en suspens et j’ai vraiment apprécié les ambiances – notamment le froid glacial de Nédim qui me faisait littéralement grelotter.
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Classée en space opera, cette trilogie ne se focalise pourtant pas sur les vaisseaux spatiaux peu présents ni même sur les objets futuristes – qui sont eux, absents. Je pense que je ne faisais pas partie de la cible voulue, adorée et attendue : je ne possède apparemment pas tous les codes SF attendu de la part du public pour découvrir cette œuvre et suis tout de même passée à côté.

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Ce cycle majeur de Christian Léourier a été écrit dans les années 80’s et 90’s. Sur trois mondes différents, l’auteur nous conte une histoire de conquête, d’amour et de mort. Le point d’honneur, à mon goût, se concentre sur une description vive et riche des univers. Lanmeur fait partie des incontournables français de Science-fiction, il serait bête de ne pas jeter un œil pour les amateurs.

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)°º•. Biographie
Né en 1948, Christian Léourier est écrivain en alternant des romans jeunesse et d’autres pour adultes généralement en Science Fiction.

Le cycle de Lanmeur, se compose comme suit :
Ti-Harnog, 1984,
L’homme Qui Tua L’hiver, 1986,
Mille Fois Mille Fleuves, 1987,
Les Racines De L’oubli, 1988,
La Loi Du Monde, 1990,
Les Masques du réel, 1991
La Terre De Promesse, 1994.

Pour lire les premières pages, vous pouvez vous rendre ICI.
La couverture – un peu effrayante pour moi est d’Eric Scala.

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Souvenir de lecture :  Penn’t Abédenn, un mythe ou… ?

Cette lecture commune a été réalisée en compagnie de Dup, Lune (livre 1, livre 2, livre 3) et de Phooka (livre 1, livre 2, livre 3).  Sur la bloggosphère, vous pouvez retrouver l’avis de Traqueur Stellaire (Guillaume44).
CITRIQ
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Les éditions Ad Astra est une petite maison aux grands livres.
Cette intégrale est victime de son succès, elle est actuellement en rupture de stock mais sa réimpression devrait être imminente.

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Pics : Couverture de l’intégrale tome 2 de Lanmeur par Eric Scala.

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