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CLAVEL Fabien – L’évangile cannibale

24/07/2018 6 commentaires

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Couverture du livre "L'évangile cannibale" de Fabien Clavel, publié aux éditions ActuSFTitre : L’évangile cannibale
Auteur : Fabien Clavel
Plaisir de lecture Livre avec regrets
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Cela fait maintenant quarante jours que les pensionnaires de la maison de retraite des Mûriers sont cloitrés. Maglia, la doyenne, rêve qu’un fléau s’abat sur le monde. Malgré cette prédiction, Mat et les autres décident de sortir coûte que coûte, quitte à se mouvoir dans un Paris dévasté en déambulateur, en fauteuil roulant ou à l’aide d’une canne tripode.

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C’est la rébellion à l’hospice ! Mat, protagoniste de 90 ans, est aussi le narrateur à la première personne de cette histoire. Antipathique, il est autant sauveur des autres que salaud à leur égard. Coincé dans ses délires sénilo-paranoïaques, il assure aussi la survie d’un groupe de fossiles dans la capitale.
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Ce roman de moins de 300 pages inclut une introduction pour planter le décor avant que les zombies n’envahissent les lignes. Ce court livre se veut une transcription écrite de bandes audio enregistrées par Mat. Ce qui entraine un langage très parlé en plus d’être un exercice de style. Les références religieuses sont bien intégrées, s’ajoutent quelques clins d’œil cinématographiques et littéraires. L’absence de majuscule pour tout nom propre – nom des personnages, villes, lieux – est assez étrange ; et voulue pour dé-personnifier l’ensemble.
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L’idée est innovante : partant∙e pour un match petit vieux VS zombies ?

L’auteur se concentre sur la psychologie des humains et particulièrement sur la vieillesse, le désir d’immortalité et l’impératif basique de repeupler la planète. Ici, la méthode de zombification est liée à un médicament et à sa mauvaise formulation chimique.
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Les vieillards sont une grande source de scènes cocasses et le récit tourne en farce. Si je n’ai pas ressenti une tension palpable, on remarque rapidement que le groupe diminue progressivement. Pourtant, l’intrigue se teinte de violence et quelques scènes sont glauques. Comme d’autres lecteurs, j’ai eu du mal avec le passage qui se déroule dans les jardins du Luxembourg : par la volonté de repeupler la Terre, une jeune fille de 14 ans est en ligne de mire des petits vieux. J’ai trouvé ça non seulement de mauvais goût, mais aussi superficielle car elle n’apporte rien au récit. La scène reste crue même si l’effet est recherché.
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Bien que j’aime l’aspect décapant des titres issus de la littérature Z, j’ai décroché à partir de cette scène et le devenir de ce petit groupe n’a pas réussir à maintenir mon attention.
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À noter, la postface qui se présente sous la forme d’une interview dans laquelle Fabien Clavel revient sur l’écriture de ce roman.

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Dans le chaudronMétro Z, un autre livre de l’auteur avec des zombies !

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Blog-O-Livre (Blackwolf)La Croisée des Chemins (Tesrathilde), La lectrice hérétique (Olivia Lanchois)La Prophétie des ânes (Cornwall), Le Bibliocosme (Boudicca et Dionysos), My zombie culture (Squeletor), Sorcelleries (Sita)Un papillon dans la Lune ont aussi réflechi à leur mode d’attaque zombiesque quand ils seront vieux.

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GREGORY Daryl – L’éducation de Stony Mayhall

11/06/2018 23 commentaires

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Couverture du roman "L'éducation de Stony Mayhall" écrit par Daryl Gregory et publié aux éditions PocketTitre : L’éducation de Stony Mayhall
Auteur : Daryl Gregory
Plaisir de lecture Livre fantas… tique

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Alors que Wanda effectue un trajet en voiture remplie de ses trois filles, Alice, Chelsea et Junie, elle est obligée de s’arrêter à un passage enneigé car un cadavre l’empêche de passer. Alors qu’elle le dégage, elle découvre serré contre le corps, un bébé qui remue. Ramené à la ferme, Wanda l’adopte et l’on suit alors dans sa vie, cet être surnommé Stony.

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Comment ? Je n’avais pas encore lu ce magnifique titre, dites-vous ?

Il est vrai que je l’avais repéré à sa sortie. Et puis j’ai attendu au point d’assister à la parution au format poche. Et puis j’ai décidé de patienter encore avant que Valériane ne me l’offre pour mon anniversaire en janvier dernier. Je savais qu’il s’agissait d’un indispensable (un must have… ou un must-read) et je pense que cela me réconfortait d’avoir une telle pièce dans ma liste d’envies. Quitte à faire différemment, j’ai aussi lu en ordre antéchronologique la bibliographie de l’auteur : « Nous allons tous très bien, merci » et « Afterparty ».

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Dans la littérature zombie, accéder au point de vue du zombie est un type de narration plusieurs fois abordé. Ceux que j’ai lus : Melanie (Celle qui a tous les dons), Andy (Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour), Maddy (Zombies don’t cry), R. (Vivants) et Johannes van der Linden (Zombie Nostalgie).

De mes lectures, je pense que c’est Stony le plus convaincant car on le suit dès les premiers instants et sur une longue période. De plus, l’atypisme se focalise sur l’aspect plus psychologique des zombies.

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Le livre se compose de plusieurs parties, en commençant par celle où il va évoluer au sein de sa famille monoparentale composée de trois sœurs mais aussi avec son voisin du même âge, Kwang. On poursuit avec la deuxième partie où Stony est « poussé » de sa vie reculée à cause d’un drame pour rencontrer une communauté où il y sert ses valeurs. La tonalité s’assombrit au fil des parties.
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Stony grandit avec tous les affres et les petits bonheurs de la vie ; il est choyé par une famille aimante. Son enfance peut être qualifiée heureuse dans cette ferme isolée. La galerie présentent des personnages féminins forts ; d’autres personnes incapables d’accepter les différences ; des MV (mort-vivant) comme ils se surnomment et des souffleux comme ils surnomment les humains qui respirent.
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Le postulat de départ présente un nouveau-né zombie avec la particularité qu’il va grandir physiquement. C’est la première fois que ce phénomène est observé dans cette société. L’humanisation du zombie est réussie car ils sont capables de sentiments et d’interactions élaborées. Les zombies réfléchissent, argumentent, défendent leurs opinions politiques, leurs conditions de « non vie » et leur possible évolution au sein de la société. Les zombies sont morts mais ils restent encore des humains.

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C’est par un angle habile et éclairé que Daryl Gregory propose une histoire sensible, humaine, politique, physique et philosophique. Tout un panel de thèmes s’y trouve : amitié, amour et tendresse, solidarité & entraide, trahison, peur et déception. Sous le point d’orgue de l’altérité (avec presque un A majuscule), l’auteur traite du poids de la religion et de la foi, de l’acception des autres, de la tolérance. En traduction, c’est un condensé de l’oppression humaine et des événements qui marquent notre Histoire.
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Daryl Gregory a déjà montré un intérêt pour les « freaks », ces personnes considérées comme des monstres par la majorité de la société ; alors qu’ils sont en réalité, bien plus apaisés que ceux qui les pointent du doigt. À travers des enjeux colossaux, le récit tend vers l’importance du poids d’un individu standard grâce à sa force et ses victoires.
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L’auteur créé une proximité entre son héros aux chairs mortes et le lecteur ; notre empathie vibre tout au long du récit. C’est une histoire humaine remarquable. La narration se construit tantôt à la première tantôt à la troisième personne du singulier.

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« L’éducation de Stony Mayhall » est différent des stéréotypes habituels et on remarquera que l’auteur s’amuse des codes qu’il maîtrise ; je dirai même que le roman fait un clin d’œil aux amateurs du genre (si l’on considère qu’un roman peut cligner des yeux, bien entendu). L’hémoglobine est bien présente dans le récit mais loin d’être dégoulinante ou servant des scènes gores.

Le récit ne tombe pas dans le ridicule et ne frôle pas non plus le deus ex machina. L’intrigue se révèle aussi fascinante que complexe. Elle est teintée par l’ironie et l’humour, bien évidemment.

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Aurélien Police a reçu le prix Wojtek Siudmak du graphisme au Grand Prix de l’Imaginaire 2015 pour l’ensemble de ses couvertures réalisées en 2014 et notamment celle de « L’éducation de Stony Mayhall », paru originellement aux éditions Le Bélial’.

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Couverture illustrée par Aurélien Police du roman L'éducation de Stony Mayhall par l'auteur Daryl Gregory

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Blog-O-Livre (Blackwolf), CunéipageLa Prophéties des ânes (Cornwall), Le dragon galactique (Tigger Lilly), LupaUn papillon dans la Lune, Welcome to Nebalia ont aussi tracé autour d’eux, des cercles de protection avec de la farine.

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BURGESS Tony – La contre-nature des choses

01/03/2018 18 commentaires

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Couverture du livre "La contre-nature des choses" de Tony BurgessTitre : La contre-nature des choses
Auteur : Tony Burgess
Plaisir de lecture Livre à oublier
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Le narrateur erre dans un monde aux allures de fin du monde. Les morts reviennent sous forme de zombies et ils grignotent de plus en plus le territoire des vivants. Pourtant son souci principal réside en la personne de Dixon, un vendeur de cadavres, aux addictions barbares et pornographiques.

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Mon intérêt principal était la présence des zombies. C’est basique : un livre avec des zombies dedans, je veux découvrir. Je n’ai lu qu’en diagonale la quatrième de couverture et mon cerveau a clairement mal interprété la phrase « Dixon pratique des tortures d’une barbarie et d’une sophistication pornographique qui en font l’homme le plus redouté parmi ce qu’il reste de survivants ». J’ai dû certainement traduire que souvent l’horreur s’invite quand il y a des zombies, et qu’après lecture, le roman se révélait abordable pour la lectrice que je suis. Ce qui ne fut pas le cas cette fois-ci.
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Dans cet univers, les zombies sont présents mais ils n’attaquent personne. Leur surnombre est un réel problème, notamment sur la question de la place disponible pour les survivants. La solution est de les envoyer littéralement en orbite. C’est ce qu’on appelle la gestion des déchets. Pourtant, c’est cette solution qui mettra fin à l’humanité puisque le soleil ne pointe plus sur la terre et l’air vicié provoque des maladies.

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L’objectif du narrateur est de tuer Dixon. Alors, j’ai compris qu’il pouvait vaguement y avoir un facteur de vengeance. Mais ensuite : l’attrait du pouvoir ? De l’argent ? Je n’ai pas compris l’intérêt de cette quête.
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J’ai conscience de l’exercice stylistique auquel se prête Tony Burgess. L’aspect narratif par l’introspection, des phrases percutantes et le tout mené par des chapitres courts.

Mais l’histoire devient de plus en plus gore. Les zombies ne sont finalement que le premier niveau (comme si la « glauquerie » avec neuf zones circulaires comme les cercles des Enfers).
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C’est une véritable perdition qui se déroule sous nos yeux. Il y a de violence dans les actes décrits. C’est une débauche de gore dans le sens viscéral et visuel. J’ai été sidérée par la tournure du récit en « torture porn ». C’était de toute évidence beaucoup trop brutal pour moi (et ce n’est qu’un point de vue totalement subjectif).

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Bien que j’aie vite compris le titre, je ne sais pas dans quelle direction le roman a voulu se diriger alors que l’intrigue ne mène nulle part. La fin est pitoyable dans le sens où l’auteur donne l’impression de lui-même ne plus savoir où aller, comme s’il avait mis un point de ponctuation et s’il était exclamé « Bon, je vais arrêter là, je suis fatigué, cela ne m’amuse plus ». Pour écrire le mot fin, faut-il encore en prévoir une.
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J’ai l’impression que ce livre est une légère fumisterie à vouloir surfer sur la vague du post-apo. Je pense qu’on pourrait voir dans cette histoire une sortie de pied de nez. Mais en fait, non. Il aurait fallu au moins une fin pour ça.

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Photo du livre "La contre-nature des choses" de Tony BurgessOui, j’ai physiquement mis le livre au coin

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Logo défi Valériacr0Ce livre est la sélection de février de Valériane dans le cadre de notre défi. Il venait d’arriver dans ma pile à lire et heureusement, elle me l’a choisi. J’aurais été sans doute frustrée de l’avoir laissé traîner pendant plusieurs mois avant de l’attaquer et de réaliser que ce roman n’était pas pour moi.

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Anudar a aussi lu ce roman et employé le même qualificatif « fumesterie ».

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DESIENNE Stéphane – Zoulag

02/10/2017 19 commentaires

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Zoulag de Stéphane Desienne : le syndrome finlandais et la filière sibérienne

Titres : Zoulag, le syndrome finlandais ; Zoulag, la filière sibérienne
Auteur : Stéphane Desienne
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Lire un extrait

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Zoula, le syndrome finlandais : Mona Nuss, scientifique lyonnaise a été invitée par le très célèbre Horace Trent afin de diffuser en live un documentaire animalier en plein zoulag finlandais. Si elle a l’habitude d’effectuer des prélèvements, elle redoute la séquence où elle sera enfermée dans la fameuse « baignoire », une cage en polycarbonate mille-feuilles de 150 millimètres d’épaisseur. Cette dernière a résisté aux assauts d’ours, de requins, de lions, de buffles en migration, qu’en sera-t-il avec les zombies ?

Zoulag, la filière sibérienne : Boris et sa partenaire Nikki s’enfoncent dans la Sibérie pour atteindre le zoulag. Leur contrat stipule un nombre de zombies à récolter pour leur commanditaire puis de les emmener jusqu’à la frontière. Le système de réfrigération du camion tombe en panne et c’est le début des ennuis.

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« Zoulag, le syndrome finlandais » et « Zoulag, la filière sibérienne » sont deux épisodes qui fonctionnent indépendamment l’un de l’autre. La preuve, j’ai commencé par le deuxième paru sans éprouver de manque d’informations (bien que j’aie moult questions en tête).
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Ces deux courts romans « pulp » se lisent d’une traite, ils se dégustent en une heure à l’apéritif (ou « comme un shoot de vodka » me répondait Stéphane Desienne ; l’alcool étant à consommer avec modération)

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Quand est-il des zombies dans ces aventures ?

L’expression apparait tardivement dans le récit bien qu’aucun doute ne soit permis sur cette créature. Ici, le zombie est lent, il sort des bruits gutturaux, ne semble pas avoir d’intelligence ni même de conscience. Il se déplace à la vitesse d’un être humain mais « ils ne sont pas lents même si leur démarche est chaotique ». Il possède une force herculéenne pour atteindre la seule cible qui l’intéresse : la chair humaine. Les hordes existent aussi et on suppute qu’à l’origine, il y a un fléau, un virus Z qui transforme un individu lambda en monstre.
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Les zombies sont contenus dans des zoulags, des zones géographiques où le froid permet de mieux contrôler leurs mouvements. À notre connaissance de lecteur, sont portés deux endroits : le zoulag au Nord de la Finlande et le zoulag en Sibérie extrême orientale.

 

Côtoyer de nouveau des zombies m’a fait du bien. Tant pour leur présence, avec les causes et conséquences que cela implique que pour le texte concis, clair et efficace. Ces aventures légèrement série B intègrent un humour cynique qui fonctionne avec moi (pour rappel, le premier texte se concentre sur un documentaire animalier… sur les zombies !).
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L’intrigue n’est pas en reste, elle s’avère percutante, avec des personnages intéressants – Qui sont-ils ? Quelles sont leurs véritables motivations ? Des duos antagoniques – et une chute insolite.
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Au nombre de deux, un ultime épisode qui se déroule du côté de Singapour devrait paraitre durant les prochains mois.

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Permis Zoulag Nord Finlande de Stéphane Desienne

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logo challenge Halloween 2017

Caput Mortuum, Kobaitchi, Lutin (première nouvelle, deuxième nouvelle) ont aussi obtenu un permis de visite pour les zoulags.
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Un peu de zombies, c’est PAR-FAIT pour débuter l’édition 2017 du Challenge Halloween !

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BRAVI Soledad – Bart is back

22/05/2016 4 commentaires

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Bart is back Soledad BraviTitre : Bart is back
Autrice : Soledad Bravi
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa
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2015. Tampla, en Floride. Un chat sort de sa tombe alors qu’il a été enterré cinq jours auparavant par son maitre. Ainsi commence la deuxième vie de Bart.

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Bart is Back Soledad Bravi illustration 01Vous connaissez certainement Soledad Bravi, la maman des Paresseuses. Elle présente aujourd’hui, un zombie cat : Bart. Elle s’appuie sur le fait divers réel qui a été rapporté en 2015 à Tampla et construit les neuf vies à ce félin d’outre-tombe.
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CLÉMENT Paul – Les Décharnés

18/03/2016 14 commentaires

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Les décharnés Paul ClémentTitre :  Les Décharnés, une lueur au crépuscule
Auteur : Paul Clément
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa
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Patrick regarde le trafic arrêté sur la route qui passe à côté de sa maison. Pris dans les embouteillages, les gens sortent de leur voiture et très vite se transforment en zombies. Mal remis d’une entorse à la cheville, cet agriculteur donne toute son énergie pour se mettre à l’abri. Sur le perron apparait une petite fille seule ; ils montent à l’étage se barricader. Mais ils vont devoir se rendre à l’évidence : les secours n’atteindront pas la maison isolée au milieu des champs.

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)°º•. Patrick est l’anti-héros par définition : solitaire, un poil grincheux à cause de ses maux, il déteste ses pairs. Il est agriculteur mais pas stupide (je remercie vivement l’auteur ne pas être tombé dans ce travers). Il se développe comme une photo au contact de la petite fille.
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Tous deux vont devoir s’apprivoiser. Un roman en pleine ‘apocalypse’ mais il s’agit surtout d’une histoire où l’humanité prend le dessus. Ce sont finalement deux personnes ordinaires, comme vous et moi.

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STENE Øystein – Zombie nostalgie

17/12/2015 16 commentaires

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Zombie nostalgie Oystein SteneTitre : Zombie nostalgie
Auteur : Øystein Stene
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
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Un homme se réveille dans un hangar, il ne sait plus qui il est : il deviendra Johannes van der Linden, archiviste de la ville de Labofnia. Sa vie comme celle de tous les autres habitants a la régularité d’un métronome. Cependant, ils rêvent tous de pouvoir un jour quitter l’île quand son existence sera révélée – bientôt, ils l’espèrent tous.
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Rien de tout cela ne m’apportait d’information utile. Rien ne m’apprenait qui j’étais, ce que je faisais là. J’examinai ma main. Elle était encore aussi blafarde, aussi bleuâtres, les taches y étaient encore, et ses articulations étaient raidies. J’essayai de serrer le poing, mais je pus tout juste passer mon index et mon majeur sous mon pouce.

Certes, la chose était identifiable : malgré sa rugosité et sa sécheresse, c’était bel et bien une main. Une main semblable à n’importe quelle autre. Mais une main qui ne me disait rien, qui n’appartenait pas à mon histoire.

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La population amorphe et anesthésiée est aussi confinée sur une île – Labofnia – qu’ils ne doivent pas quitter. Un véritable ghetto car ils y sont maintenus dans l’ignorance. La population grandit chaque jour et tous trouvent leur place dans une société hiérarchisée et ultra barricadée.
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