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Archives pour la catégorie ‘LANDRESSIE Céline’

Rond de Sorcière #119

04/06/2020 19 commentaires

 

Logo Rond de Sorcière du blog LivrementLe Rond de Sorcière me permet de vous faire découvrir tous les livres lus durant le mois ; notamment les petits trésors que je découvre sans avoir le temps de leur consacrer une chronique complète.
C’est une sorte de compromis entre ma bonne conscience livresque et moi. Je vous parlerai aussi de ce qui touche de près ou de loin le monde des livres ; comme une parenthèse plus personnelle.

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Mai, un mois calme. Celui du (dé)confinement et d’un tempo toujours différent.
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L’événement mensuel du « Dimanche de l’imaginaire » est maintenu, avec une édition en ligne ! (la prochaine a lieu dans l’après-midi du 7 juin). Ce qui nous permet de nous « retrouver » et de profiter de la présence de celleux qui se trouvent géographiquement les plus loin.
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Du côté des défis, Valériacr0 m’a choisi un titre de qualité avec : Le temps fut d’Ian McDonald dont j’ai apprécié la lecture.
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Cette année, le challenge Pavé de l’été de Brize a été renommé Pavévasion pour s’adapter aux événements. En plus de la période estivale – à venir – pour dévorer des livres de plus de 600 pages, a été prévue une première saison reprenant les dates du confinement. J’avais deux titres en lice : j’ai dévoré « Meijo » de Stefan Platteau… vivement la suite ! Et j’ai abandonné « Sandremonde » de Jean-Luc Deparis car les temps morts et les longueurs ont fini par m’achever.
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Ils sont tous fraîchement arrivés en pile à lire :
¤ BEATON M.C. : Agatha Raisin enquête – Vacances tous risques, tome 6
¤ BEATON M.C. : Agatha Raisin enquête – A la claire fontaine, tome 7
¤ CARSON Rae : De braises et de ronces – La couronne de flammes, tome 2
¤ GRIMALDI Virginie : Il est grand temps de rallumer les étoiles
¤ LANDRESSIE Céline : Rose Morte – Flétrissures, tome 3

→ On sent bien que je suis concentrée sur de la suite de sagas et aussi du livre audio (les Beaton et le roman de Grimaldi).

Résultats : +5 entrées ; -8 sorties

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Livres lus durant mai 2020 par le blog Livrement

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Romans SFFF

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Couverture du roman La couronne de flammes de Rae Carson, tome 2 de la trilogie de braises et de roncesLa couronne de flammes (De braises et de ronces, tome 2) – Rae Carson
Plaisir de lecture Livre sympa
Tome 1
Dans le cadre de mon défi Fin de Série, je l’ai (encore) inscrite dans les objectifs pour cette nouvelle année… il était temps de m’y mettre. Cinq ans après la lecture du premier tome, il ne me manque pas grand-chose de l’intrigue donc il a été facile d’en reprendre le fil. Le principal point fort est que l’héroïne est bien équilibrée dans son comportement : un tempérament timide et des doutes quant à son destin. J’ai apprécié de continuer à naviguer dans cet univers même si le tout est bien trop – à mes yeux –noyé dans les questionnements amoureux. Je devrai me plonger rapidement dans l’ultime tome pour déterminer mon opinion générale de cette histoire.

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Couverture du roman Haute-École de Sylvie DenisHaute-École – Sylvie Denis
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Dans ce monde, la chasse aux magiciens est primordiale : il est important de les exploiter par la Haute-École dans le but de les rendre utiles à la société. J’ai trouvé certains dons plutôt originaux et la personnalité des différents personnages que l’on croise est aussi intrigante que distrayante. Sylvie Denis brasse des thématiques variées, invite au questionnement. L’intrigue est bien ficelée, complexe juste comme il faut pour ce livre unique qui fut un réel plaisir.

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Couverture du roman Le temps fut d'Ian McDonaldLe temps fut – Ian McDonald
Plaisir de lecture :  Livre sympa
Chronique complète
C’est l’histoire d’un livre dans un livre… formidable point de départ pour une enquête entre les époques. Le voyage dans le temps est une thématique savoureuse pour moi. Les explications scientifiques sont plutôt bien amenées. Le format novella apporte son lot de suspense mais ce récit est trop court pour pouvoir installer une intrigue nourrie au bon nombre de pages que j’apprécie tant. Première balade agréable au sein de cette collection « Une heure-lumière ».

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Couverture du roman Flétrissures écrit par Céline Landressie, tome 3 de Rose MorteFlétrissures (Rose Morte, tome 3) – Céline Landressie
Plaisir de lecture Livre sympa
La floraison tome 1, Trois épines tome 2
J’ai inscrit cette série dans mes objectifs de lecture pour le défi Fin de Série. 2020 est donc la bonne année pour que je continue ma lancée de… 2013. Il m’a été ardu de mettre la main sur les deux tomes manquants et je ne sais quand paraitra le cinquième et ultime tome de la saga. J’étais ravie de retrouver Rose, Vassili, Adelphe et Artus. L’histoire de « Flétrissures » prend place durant la seconde guerre mondiale, le Reich domine. Beaucoup de termes issus de cette époque sont explicités en notes mais malheureusement, les dialogues en langues étrangères ne sont pas traduits (allemand, polonais, russe) ce qui m’a légèrement frustrée, comprenant seulement à demi-mot les discussions. L’autrice prend soin de mêler fiction et Histoire et c’est un avantage de cette saga. Cependant, le récit a mis longtemps à démarrer… une centaine de pages pour nous faire « le point » sur ce qui était arrivé à ces vampires avant de réellement attaquer l’intrigue, c’est un peu pesant. L’histoire se concentre sur un objectif – de taille pour les Arimaths – mais qui ne se déploie qu’en une série de petites actions un peu trop linéaires à mon goût.

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Livres éclectiques

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Roman Vacances tous risques de M.C. BeatonRoman A la claire fontaine de M.C. Beaton, tome 7 d'Agatha RaisinVacances tous risques ; À la claire fontaine (Agatha Raisin enquête, tomes 6 et 7) – M.C. Beaton
Plaisir de lecture Livres sympa
Tomes 1, 2, 3, 4, 5
Agatha s’envole pour Chypre pour y retrouver son voisin James Lacey. Évidemment, où passe la jeune retraitée, un corps sans vie s’y retrouve aussi : la voilà impliquée dans un nouveau meurtre. Les mêmes gags reviennent inlassablement et force est de constater que l’enchainement des tomes nuit à la série (et surtout à moi !). Je commence à tourner en rond. Chypre n’apporte même pas d’air frais à la série, j’ai eu peu d’éléments à me mettre sous la dent.
Le titre du tome 7 me déclenche à chaque lecture, la fameuse comptine dans la tête. Autant dire que c’est un poil agaçant. Après Chypre, on revient dans les Costwolds. Agatha Raisin doit jongler entre plusieurs problèmes, allant du meurtre retrouvé à la source (hinhin), ses sentiments et même le regard d’autrui. L’enquête est vite bâclée et je suis restée sur ma faim. Il est temps pour moi de faire une pause dans cette saga que je découvrais depuis le début de l’année. Elle reste légère, et l’autrice l’a toujours assumé. Mais elle n’est pas faite pour que j’enchaîne les tomes ainsi (je crois). Concernant le format audio, rien à redire, la voix de la narratrice passe très bien.

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Roman Mille femmes blanches de Jim FergusMille femmes blanches – Jim Fergus
Plaisir de lecture Livre avec regrets
Ce roman m’a été offert pour mon anniversaire par ma belle-mère… qui souhaitait le lire après moi. Me voilà donc avec le célèbre titre entre mes mains. Mon avis ? Mitigé. Il s’agit d’une réelle fiction basée de manière très lointaine sur un événement historique. La protagoniste n’est absolument pas crédible dans son comportement et j’ai levé plusieurs fois les yeux au ciel. Certains événements semblaient lui être catastrophiques alors qu’elle s’éternisait peu sur d’autres plus choquants. L’auteur a essayé d’insuffler la vie à une femme et c’est vraiment raté, on dirait un femme-parodie de mauvaise qualité. À noter que ce premier tome se suffit à lui-même. L’aventure de May Dodd est clôturée à la fin du livre.

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Roman Il est grand temps de rallumer les étoiles de Virginie GrimaldiIl est grand temps de rallumer les étoiles – Virginie Grimaldi
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Après les tomes de M.C. Beaton découverts au format audio, il était temps de changer de registre. Je découvre la bibliographie de cette autrice dans l’ordre de parution et exclusivement au format audio ; comme des petits bonbons. La grande finesse d’écriture met en valeur les émotions dépeintes. Le récit est crédible, autant que les personnages. Cette histoire est fraîche et particulièrement vivante (comme les précédents livres de l’autrice). Alors oui, c’est plein de bons sentiments mais sans jamais aller à l’écœurement. Cette dose d’optimisme fait du bien !

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Pile à lire au 1er mai 2020 du blog LivrementMa pile à lire papier au 1er mai 2020

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Visionnages

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Du côté des films : j’ai abandonné The humanity bureau, que j’estime plutôt du côté des navets (et des navets pas drôles) avec Nicholas Cage.
Je n’ai pas été convaincue non plus par « Train to Busan » qui se traîne pas mal.

« Ad astra » avec Brad Pitt est convenu et plutôt contemplatif donc je me suis ennuyée.

Passons maintenant aux réjouissances :
Blockers, un film mignon d’adolescentes possédant des parents bien déjantés !

Spenser Confidential m’a été suggéré par Netflix car j’ai vu – et ai apprécié – tous les stand up d’Iliza Schlesinger. Elle figure comme seconde rôle, aux côtés de Mark Wahlberg et Peter Berg. Le duo arrive à s’en sortir avec une intrigue cousue de fil blanc. Mais leur capital sympathie est bien présent et ils nous font passer un bon moment.

Ma vie de Courgette est un long métrage réalisé en stop motion. Il est aussi réussi qu’émouvant. On y découvre les maux de plusieurs enfants qui ont eu autour d’eux des adultes pas franchement soutenants. Sans tomber dans le pathos, l’histoire est celle d’une fenêtre ouverte sur une possibilité de « mieux » (Disponible en replay gratuit sur France TV jusqu’au 14 août).

Long métrage de qualité : The Willoughbys découvert sur Netflix, à destination de toute la famille. L’histoire traite de la toxicité de certains parents. Et même si c’est fait sous le couvert de l’humour, cela reste une thématique sérieuse. Il y a beaucoup d’éléments qui font apprécier le film : la composition de la fratrie et autres personnalités bien marquées et les objectifs de leurs aventures. Le monde est créatif et la nounou apporte un grand rayon de soleil. Avec une belle note pour la fin 🙂

Spiderman : into the spider-verse était plutôt passé inaperçu – enfin pour moi – un film d’animation pour une adaptation de comics, c’est quand même bien vu (et même, du bon sens !). L’univers est de haute voltige et nourri à la créativité : j’en ai pris plein les yeux. Un brin d’humour et l’aspect parodique ne peuvent que vous plaire. Une pépite !

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Film The Humanity Bureau Film Train to busan Film Ad Astra
Film Blockers Film Spenser confidential Film Ma vie de Courgette Film The Willoughbys Film Spiderman into the spide-verse

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Sur le grill des séries :
J’ai continué Young Sheldon avec cette troisième saison où la série s’ouvre davantage sur les autres personnages ; j’avais pourtant trouvé la fin de la saison 2 parfaitement acceptable car elle se trouvait en écho avec la fin de The Big Bang Theory.

La troisième saison de Westworld est moins fouillis que la deuxième, et c’est tant mieux ! On avance sur une intrigue un peu plus linéaire et donc confortable.

Les saisons 2 d’After Life et 4 de Workin’moms entrainent de véritables questionnements alors qu’à première vue, seul l’humour semble prendre le devant de la scène. Des personnages percutants et ô combien réalistes.

J’ai entamé deux séries : The Outsider qui, dans l’ambiance, me fait penser à la saison 1 de The True Detective, avec des passages bien glauques à la Hannibal Lecter. Au fur et à mesure de l’avancement de la saison, j’ai été de moins en moins convaincue par le scénario et en ressors même frustrée.

Transferts est une série française d’Arte : dans un futur proche, les esprits peuvent être transférés d’un corps à l’autre. Les associations des deux camps se tirent dans les pattes, illégalité voulue pour les uns, véritable possibilité de vie pour les autres. Et entre deux, une enquête d’un trafic clandestin et la découverte d’une grosse mafia. Les personnages sont crédibles – notamment un des pontes de la mafia transféré dans le corps d’une petite fille – et les acteurs plutôt bons. A voir où la deuxième saison nous emmènera.

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Série Young Sheldon saison 3 Série Westworld saison 3 Série After Life saison 2
Série Workin'moms saison 4 Série The Outsider saison 1 Série Transferts Arte saison 1

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Je me suis lancée sur les documentaires de trois femmes : « Gaga : five foot two », « Becoming » avec Michelle Obama et « Miss Americana » avec Taylor Swift. Point commun : leur volonté d’être écoutées et faire leur place dans un monde plus qu’âpre. Elles ont été suivies durant une partie de leur carrière, revenant sur leurs origines, leurs forces et leurs faiblesses. Si j’ai apprécié les connaître davantage, je n’ai pas été transportée par ces portraits.

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Documentaire Gaga : five foot two Documentaire Becoming Michelle Obama Documentaire Miss Americana Taylor Swift

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Commencer son mois avec un livre court | Trouver de nouvelles recettes pour écluser les kiwis | Panna Cotta ! | Et puis scraper des cartes : un brin de lilas, deux anniversaires, une coccinelle, plein de cœurs | Commencer à composer des assiettes colorées | Enfin retrouver mon kiné ! | Panser nos cœurs avec Moriarty | Déguster les premières fraises très sucrées | Déjeuner avec des amis tout aussi confinés que nous | Porter haut la sororité et fêter d’autres annonces.

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Novella Le temps fut de McDonald Panna cotta au kiwi

Carte scrapée lilas Assiette colorée du printemps

Premières fraises de 2020 Carte scrapée fête des mères

Moriarty, chat d'Acr0 Pommes de terre éventail

Fêter des annonces Carte scrapée cupcake pour des 40 ans

Jouets pour enfant Carte scrapée anniversaire 5 ans

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LANDRESSIE Celine – Rose morte ~ Trois épines, tome 2

16/09/2013 12 commentaires

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Trois epines Rose morte Celine LandressieTitre : Trois épines (Rose morte, tome 2)
Auteur : Céline LANDRESSIE
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
Tome 1

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1789, la France est secouée par les grognements de son peuple : le roi hésite, la noblesse piétine. Cela fait une décennie que Rose était exilée à Saint-Pétersbourg avant de revenir auprès du Comte de Janlys. Mais la colère qui gronde n’est pas la plus importante des menaces. Un complot vise les Arimath et plus spécifiquement la maison d’Artus. Devant essuyer le mépris des frères d’Holival, Rose n’est pas à la place la plus confortable qui soit.

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)°º•. Le peuple qui couve est le cadet des soucis de la tête pensante des Arimath. La situation est plus que tendue entre les personnages. Il n’y a aucune mansuétude à l’égard de Rose : aucune explication légitime lui a été donnée concernant le vent froid que souffle Artus. Elle est tiraillée entre deux sentiments : la tristesse intense et la colère froide vis-à-vis de son mentor. Rage et grande mélancolie s’emparent de Rose, d’être ainsi tenue à l’écart. .

Si Artus a toujours été à nos yeux de lecteurs, un personnage ambivalent, nous sommes assez surpris quant au comportement d’Adelphe. Un nouvel As fait son entrée en la qualité de hussard, le Prince Vassili qui s’avère beau et glacial.  Ils se déchirent, s’aiment et se détestent. Les personnages sont bien campés, construits. Toutefois, mon « mâle » préféré reste Adelphe. Il leur « reste » à savoir ce que prépare le grand érudit, et ma foi, ce n’est pas chose aisée.

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Trois epines)°º•. Après un premier tome aussi bon, il est toujours difficile de rebondir sur le deuxième. Céline Landressie nous transporte immédiatement et dans le récit et dans l’Histoire. La période choisie est riche et complexe : politique, us et coutumes, décors ; nous voyageons déjà. L’auteur mêle la fiction à des faits historiques et l’effet est toujours agréable.  Rose demeure la narratrice pour nous entrainer dans une enquête : recherches, pistes, fausses pistes, détails, déductions. Nous aussi, nous traquons l’érudit. La dynamique de ce tome est différente ; l’action est présente dans le roman et les combats plus musclés. Bien que l’intrigue soit essentiellement menée à l’extérieur de la maison d’Artus, Céline Landressie relève notre intérêt le plus vif pour les relations intrinsèques (notamment sur les caractéristiques des Arimath et leur hiérarchie). Reste en suspens, le secret que cachent les frères d’Holival… .

Le langage soutenu et la plume délicate ne pourront que s’accorder autour d’un même qualificatif : raffiné, souvent croisé chez les lecteurs. La plume parfume déjà le récit pour mieux pénétrer l’histoire. Les syntaxes sont adaptés, le vocabulaire est riche : la lecture coule de source, elle devient fluide, on s’en imprègne. La joute verbale est toujours aussi significative. .

La pentalogie semble travaillée en un seul bloc et non tome par tome, ce qui lui confère beaucoup d’aplomb. Le récit est longuement peaufiné, un peu comme la planche de bois brut. On sent qu’elle est calibrée, on ressent le poids du travail. C’est un peu comme passer le tamis sur l’écriture pour garder le grain le plus fin (ouh, que de métaphores !). Les processus temporels sont également maitrisés : flashbacks et ellipses apportent leur lot d’éléments nouveaux tout en passant sur des parties creuses sans perdre le lecteur. .

La place des non dits danse autour d’une gestuelle non verbale que Céline Landressie arrive à nous transmettre comme si nous assistions à leurs échanges muets. On vit littéralement les scènes.  Le deuxième tome confirme l’une des déductions principales que j’avais formulées dès les premières pages du tome un. Forcément, j’attends avec impatience le troisième tome (d’autant plus en découvrant la fin de celui-ci).

La couverture est toujours signée par Magali Villeneuve, formidable, non ?

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« Trois épines » est la digne suite de « Rose morte » (ouf). On est propulsé en 1789, où le peuple gronde et où Rose – surtout – doit de nouveau couler son caractère dans la maison Arimath, où elle ne semble plus être la bienvenue. Malgré la présence du Prince Vassili parti avec elle, elle a du mal à panser son cœur. Le clan est menacé et les frères d’Holival font fi des sentiments de Rose pour tenter de contrecarrer les plans de l’érudit. L’écriture est d’une finesse impressionnante, la pentalogie s’inscrit comme un travail  global sur l’ensemble de l’œuvre : c’est un véritable plaisir de se laisser porter par l’harmonie d’écriture pour mieux apprécier cette histoire.

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Souvenir de lecture : mais il va le cracher, le morceau ?!

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Dans le chaudron : ¤ La floraison, tome 1 ¤ L’interview de l’auteur ¤ Le voleur de voix de Jean-Nicholas Vachon

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My summer of (SFFF) loveCe récit s’inscrit en plein challenge My summer of (sfff) love. Je peux garnir encore mes arguments pour vous stipuler que si Rose se sent mal c’est bien par rapport aux sentiments de tout ce petit monde. Tenter d’être dans les petits papiers des trois hommes à la fois ne semble pas une mince affaire. Et son petit cœur tout écorché va avoir du mal à s’y faire.

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Logo Lecture Equitable

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Il s’agit-là d’une nouvelle lecture équitable avec les Éditions de l’Homme Sans Nom.

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Bazar de la littérature (Melisende), Book en stock (Dup), De livres & d’épice (Chani), Les découvertes de Dawn ont été charmées par la plume. .

CITRIQ

Cette lecture a été réalisée en partenariat avec Céline et les éditions de l’Homme Sans Nom.

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Pic : Vampire’s eye par ColorfulCandie. .

Langue de chat : Interview de Céline Landressie

21/05/2013 8 commentaires

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La floraison Rose Morte Celine Landressie

Bien le bonjour !

Sous l’appellation « langue de chat », en référence à l’expression « donner sa langue au chat », et au compagnon idéal de tout SFFFiste , je vous propose l’interview de Céline Landressie (auteur de « Rose Morte« ) qui a bien voulu me consacrer quelques minutes.

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¤ Bonjour, bonjour !
Céline, tu es la maman de la série Rose Morte : le tome 1 « Floraison » est disponible depuis quelques mois et le tome 2 « Trois épines » sort bientôt. Alors dis-nous comment cette saga est-elle née ?

Cette histoire a pris corps autour de son héroïne : Eileen Rosamund Greer, dite « Rose ». La chose amusante est que ce personnage fut créé dans un jeu vidéo, afin d’entamer une nouvelle partie. Je lui façonnais d’abord une apparence, puis je lui choisis un nom. Et tandis que j’inscrivais ce nom, tout un contexte commença à sortir des brumes de mon imaginaire. En quelques jours, ces réflexions prirent le pas sur le loisir vidéoludique. Les notes que j’avais commencé à prendre démontrèrent que l’histoire qui prenait naissance était trop envahissante pour se contenter de mon seul esprit pour terrain de jeu.

J’ai hésité quelques temps avant de me lancer dans l’aventure littéraire. Je n’avais toujours écrit que des nouvelles, aussi je me demandais si je serais capable d’aller au bout d’une aventure qui se profilait pour être une saga. Puis, finalement, poussée par la densité et l’importance que prenaient pour moi cet univers et ses personnages, je me suis jetée à l’eau.

Le moins que je puisse dire est que je ne regrette pas ce choix. Et aujourd’hui, je sais que j’irais au bout de la saga.

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¤ Comme tu n’aimes pas forcément révéler un secret de ce deuxième tome, je te laisse la place libre pour le teaser comme tu le souhaites.

Alors… eh bien, pour commencer, je peux dire que si le premier tome relatait la transition depuis le monde que nous connaissons vers un univers occulte, ce tome-ci plonge de plein pied dans le monde obscur qui fut seulement entrevu jusqu’ici. Vous allez en découvrir bien davantage à son sujet, et mieux vous figurer quels complexes et retorses rouages le font tourner. Ensuite, il est à noter que de part son rythme et son scénario, ce volume-ci voit le contexte historique placé un peu plus en retrait que dans le précédent tome…

Je dévoilerais volontiers d’autres éléments de l’histoire, si je n’avais autant à cœur de préserver votre plaisir de lecture. Car à mon sens, rien ne vaut la découverte ! Tout ce que je puis dire est que vous devriez retrouver les éléments qui vous ont plu dans le tome précédent, car ils sont ici plus denses encore.

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¤ L’écriture pour toi est quelque chose de vital, qui te prend sacrément aux tripes ? Ou est-ce du plaisir, une passion où tu excelles ?

Les deux, (ô capitaine) mon capitaine ! L’écriture est une passion qui s’est révélée être de toutes la principale, et qui me procure beaucoup de bien-être. Hélas, ces derniers mois ont été prodigues en tracas de diverses natures, lesquels m’ont tout à fait empêchée de me pencher sur le troisième tome de la saga. J’en conçois un énorme déplaisir, et ne cesse de chercher à dégager du temps et du calme pour pouvoir replonger dans mon univers intérieur. Si j’avais encore besoin de preuve, voilà de quoi me convaincre que je ne pourrais plus me passer d’écrire, à l’avenir ^^

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¤ Pendant tes périodes d’écriture, peux-tu lire ou restes-tu concentrée sur le travail en cours ?

Il m’est difficile de lire lorsque je suis en phase d’écriture. Principalement car je consacre mon peu de temps à libre à écrire, ainsi qu’à la lecture des divers documents nécessaires à mes recherches historiques. Je n’ai pour ainsi dire pas une minute de disponible pour autre chose. Cependant, même quand j’ai quelque latitude pour lire pour le plaisir, cela a tendance à parasiter mes réflexions sur mon propre travail. Afin d’éviter cela, et pour ne pas gâcher mes lectures en m’y attelant dans ces conditions, je sélectionne les ouvrages que j’entame pour qu’ils n’entrent pas en collision avec mes réflexions. Par exemple, je me tiens systématiquement à l’écart de tout ce qui peut avoir à trait au mythe de la créature vampirique (je tiens à garder intacte ma vision personnelle). De façon générale, lorsque je lis, j’ai tendance à privilégier les ouvrages biographiques et les mémoires.

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¤ Quel est le meilleur conseil qu’on ait pu te donner ?

« N’arrête jamais d’écrire » ^^’ ! Je fus d’autant plus touchée que ce commentaire émanait d’une personne extrêmement pointue en français (c’est son métier) et de très exigeante dans ses choix littéraires, mais aussi de quelqu’un qui compte beaucoup pour moi. Recevoir son aval fut un grand moment.

J’ai suivi ce conseil, et compte bien persévérer encore longtemps.

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¤ Quels sont tes projets en cours ou à venir ?

En premier lieu, je souhaite bien sûr aller au terme des cinq volumes de Rose Morte initialement prévus, et ce dans les meilleures conditions possible. Cet univers et ses personnages me tiennent très à cœur. Assez pour que je songe à rédiger une dilogie supplémentaire, ainsi qu’un spin-off. Ce ne sont pour le moment que des idées en l’air, mais plus le temps passe et plus il me semble que j’aurais peine à ne pas écrire ces suite et/ou annexes, qu’elles soient ou non publiées.

En dehors de cela, j’ai plusieurs idées de romans fantastiques que je compte également développer, ainsi qu’un projet de fantasy qui dort dans mon tiroir depuis de longues années. J’espère que j’aurais l’opportunité de mener tous ces projets à bien, ainsi qu’une multitude d’autres ^^ !

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¤ Si tu devais incarner l’un de tes personnages, lequel serait-ce ?

Question très intéressante, mais aussi fort délicate… Chacun de mes personnages me sont importants. Je les connais tous sur le bout des doigts, et je les comprends, aussi pourrais-je incarner n’importe lequel d’entre eux. Toutefois, s’il me fallait en choisir un seul, ce serait quelqu’un que vous n’avez pas encore rencontré, mais que le second tome révèlera…

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¤ On inverse les rôles : as-tu une question à me poser ?

Toi qui es passionnée de lecture, et qui a lu des centaines d’ouvrages, voudrais-tu ingurgiter  une mixture magique qui te ferait oublier tes expériences de lecture passées afin de pouvoir revivre tes plus beaux cœurs littéraires comme lors de la toute première lecture ? Ou au contraire préfères-tu garder ta bibliothèque intérieure ?

Bien qu’on ressente des émotions durant toute la lecture, le paroxysme est atteint au moment où on termine le livre/la saga à mon sens. C’est ce moment crucial qui fait naitre la magie. Alors même si la lecture est palpitante, les relectures offrent aussi d’autres sensations à ne pas dédaigner. Nous pouvons tous penser au moins à une œuvre qui nous est chère par divers aspects pour laquelle une part de magie est intacte ; et peut même revenir d’un battement de cil, juste en regardant la couverture. J’avoue que je suis aussi un peu « poisson rouge » (une tare de lecteur ?) et il m’arrive de ne me souvenir que de la trame principale donc redécouvrir tous les détails s’apparente parfois à une première lecture (moins brute certes, mais plus riche).

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¤ Un dernier petit mot ?

Merci à toi de m’avoir demandé cette interview ! Je suis toujours enchantée que l’on veuille bien s’intéresser à cette saga, aussi est-ce un réel plaisir de répondre aux questions que l’on me pose.

Et, puisque j’ai le mot de la fin, j’en profite pour remercier les nombreux lecteurs qui ont manifestés leur enthousiasme pour ces romans. Cela peut sembler désuet, mais votre intérêt à tous compte beaucoup pour moi. Car sans vous, la saga ne pourrait pas exister. Alors merci à tous, du fond du cœur 🙂

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Merci ! 🙂

N’oubliez pas d’aller rencontrer Céline si vous faites un petit tour aux Imaginales…

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LANDRESSIE Céline – Rose Morte ~ La floraison, tome 1

16/04/2013 20 commentaires

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La floraison Rose Morte Celine LandressieTitre : La floraison (Rose Morte, tome 1)
Auteur : Céline LANDRESSIE
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Tome 2

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Arrivée en France en 1570, la famille de Greer a fêté depuis les 28 ans de leur fille Eileen, surnommée Rose. Toujours demoiselle, Edmund l’informe que contre toute attente (et surtout celle de son rejeton), ses fiançailles avec le Comte de Chaumontel seront rendues publiques lors de la soirée parisienne organisée par le Comte de Janlys. Mais Rose et son amie Charlotte de Carville ont plus d’un tour dans leur sac pour déjouer les plans du paternel. Nonobstant, lors de l’événement tant attendu, Rose se surprend à plonger dans le regard captivant d’Artus.

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)°º•. La brochette de personnages est dans l’ensemble assez attachante – pour différentes raisons – et savamment dosée.

Dans la famille de Greer, je demande le comte Edmund, papa adulé mais aussi homme d’affaires ; lady Mary quant à elle, pince sans rire et catholique jusqu’au bout des ongles aura su me faire sourire plus d’une fois, la représentant forcément avec la bouche en forme de cloaque de poule. Enfin, leur fille, Eileen et nommée Rose est la protagoniste. J’avoue avoir une large préférence pour les personnages à forte personnalité mais j’apprécie grandement quand elle s’avère proportionnée : les grandes gueules ou les capricieuses (qui généralement, ont aussi plein de pouvoirs ou des destins exceptionnels, le tout sans difficulté aucune)  me font généralement hausser les sourcils. On se rend compte que Rose n’est pas caricaturale : forte mais attachante, elle est tout feu tout flamme. Malgré sa résistance mentale, on perçoit très vite qu’elle peut aussi être à fleur de peau. Cette femme flamboyante est le premier point important et positif du roman.
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Personnages « secondaires » et non des moindres, nous trouvons les frères Holival. Le comte Artus de Janlys ainsi qu’Adelphe. J’ai été particulièrement surprise quant à mon ressenti : moi qui préfère les hommes au rôle de méchant (qu’ils le soient ou qu’on le leur donne) comme les assassins, j’avoue avoir largement préféré Adelphe. Je ne peux m’empêcher tout de même de pensert qu’il y a anguille sous roche pour l’un comme pour l’autre et j’attends – déjà ! – impatiemment la suite. Charmeurs, un poil sauvage, irrésistibles gentlemen, on ne peut pas ne pas être intrigué par ce beau combo.
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Enfin, dans l’entourage de Rose, nous découvrons également Charlotte de Carville et Jérôme. Petite note non secrète, puisqu’il y ait question de vampire : une hiérarchie se dessine à travers le récit. Céline Landressie reprend le mythe fondateur du vampire (des multiples formes du vampire ?) en important les bases et autres concepts qui tournent autour de ces ‘créatures’.

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La floraison Rose Morte)°º•. Céline Landressie a choisi la fin du XVIe siècle pour planter son roman : elle mêle fiction et histoire avec tout le naturel qu’il est possible d’avoir en écriture. Henri IV, la Ligue, les Huguenots et l’Edit de Nantes sont les piliers de l’époque. Cependant, si cet aspect plaira à ceux friands de récit historique, il pourra aussi seulement effleurer ceux qui ne s’y sentent pas à l’aise ou peu attirés.
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Toute en retenue, la plume de l’auteure esquisse un joli entrechat pour décomplexer une période relativement riche afin de l’utiliser judicieusement comme toile de théâtre. Elle décrit des ambiances raffinées, des décors de l’époque avec un luxe de détails dépeints : toilettes et vieilles pierres.

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)°º•. Quand la douceur de la soie côtoie le tranchant des poignards.

Lire « La Floraison », c’est avant tout une belle rencontre. C’est une sensibilité mise en exergue pour servir un récit de qualité. Il est question de destins romanesques et d’enjeux politiques, mais avant tout, de Rose. Le choix d’une narration introspective est pertinent car nous disposons du point de vue intime de la protagoniste mais aussi un peu d’omniscience. Nous savons certaines choses dont elle n’a pas une once d’idée : c’est assez jouissif comme procédé et développe considérablement notre empathie.
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L’action brute n’est pas au cœur du roman et pourtant, nous n’avons pas le temps de nous ennuyer. Céline Landressie sait entretenir le mystère : elle révèle certains indices ici et là et dévoile d’autres particules de l’intrigue au compte-goutte. Il est de ces détails presque insignifiants qui méritent une seconde lecture (ou se rappelleront à notre bonne mémoire à la lecture des tomes suivants). Les dialogues sont réfléchis et apportent tous quelque chose, parfois de manière obreptice. C’est un véritable jeu de piste qui s’offre à nous.
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Historique, un brin polar, du genre fantastique, avec un peu de romantisme ou même des traces d’horreur, personne ne se risquera à étiqueter ce roman. La délicatesse de la plume est estimable : l’auteure prend le temps de narrer, de servir une profusion de détails et descriptions, de fignoler l’environnement : tout ce qui œuvre pour nous plonger dans l’ambiance. L’écriture soignée propose un vocabulaire choisi entrainant aussi une richesse et une intelligence des textes. L’ensemble est ingénieusement pesé.

Le livre propose un papier épais de bonne qualité ; la couverture réalisée par Magali Villeneuve sied à merveille au roman (combien de fois l’ai-je admirée avant de reprendre ma lecture ?)

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« La floraison » est un roman qui peut être qualifié d’historico-fantastique mais ce serait réducteur. Accompagnez Rose au caractère déterminé, se laissant piéger par le regard envoutant du Comte de Janlys. Suivez-la dans la sphère qui devient maintenant sienne et assistez au plus près à sa métamorphose psychologique. Grâce à une plume délicate, Céline Landressie entraine le lecteur dans une épopée vampirique, qui n’a pas à rougir en comparaison de ses confrères.

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)°º•. Biographie
Née en 1978, Céline Landressie s’avère davantage qu’une amatrice éclairée concernant notre Histoire, mais pas que. Elle est aussi la maman de Rose Morte, une pentalogie du genre fantastique dont « La floraison » est le premier tome. Le deuxième paraitra en mai 2013. Son blog

Pour découvrir prologue et chapitre 1, c’est par ici.

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Dans le chaudron :
¤ Le voleur de voix de Jean-Nicholas Vachon.

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Souvenir de lecture : charmant et habile du poignard.

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Accroc des livres (Mélisande), Book en stock (Dup) et Vampirisme (Madoka) ont aussi sombré dans les yeux d’Artus.

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Logo Lecture Equitable

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Il s’agit-là d’une nouvelle lecture équitable avec les Éditions de l’Homme Sans Nom.

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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec Céline Landressie (que j’ai torturé pour l’emploi du tutoiement) et les éditions de l’Homme Sans Nom.

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Pic : Vamp goddess par Tas-poetry.
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