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Archives pour la catégorie ‘LANDRESSIE Céline’

Rond de Sorcière #121

13/08/2020 13 commentaires

 

Logo Rond de Sorcière du blog LivrementLe Rond de Sorcière me permet de vous faire découvrir tous les livres lus durant le mois ; notamment les petits trésors que je découvre sans avoir le temps de leur consacrer une chronique complète.
C’est une sorte de compromis entre ma bonne conscience livresque et moi. Je vous parlerai aussi de ce qui touche de près ou de loin le monde des livres ; comme une parenthèse plus personnelle.

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Le mois de juillet passe doucement mais pas aussi tranquillement que je l’aurais voulu. Alors je m’adapte à la situation et aux conditions météorologiques (d’ailleurs la rédaction de ce billet pâtit aussi de la chaleur ! 🥵). Et bien souvent, l’envie de lire n’est pas présente. Chose que je ne ressens absolument pas comme une panne de lecture, mais le besoin de se concentrer sur autre chose, l’activité de buller comprise.
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🏖 Je prends plaisir à me référer aux livres listés que j’aimerais feuilleter cet été. Je ne lirai pas tout mais cela fait du bien de se laisser porter (par les flots)
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🧱 Côté défi littéraire, j’ai rempilé avec le challenge Pavé de l’été. Pour le valider, il suffit d’avoir une participation à son actif. Chose faite avec la publication de mon billet sur « La Fantastique Famille Telemachus » de Daryl Gregory…
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… qui fut la sélection du mois par ma binômette Valériane dans le cadre de notre challenge Valériacr0. Malheureusement, je n’ai pas été convaincue par cette histoire 🧐

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C’est nouveau dans ma Pile à Lire :
¤ HOBB Robin : Les Cités des Anciens – Dragons et serpents, tome 1
¤ LANDRESSIE Céline : Rose Morte – Ikebana, tome 4
¤ SHANNON Samantha : Le Prieuré de l’Oranger

→ Que de motivation ! Une série à commencer, une autre à terminer et une briquette que je souhaitais découvrir : Marie Juliet m’a justement prêté son exemplaire.

Résultats : +3 entrées ; -4 sorties

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Acquisitions de romans en juillet 2020 par le blog Livrement

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Couverture poche La fantastique famille telemachusLa Fantastique Famille Telemachus – Daryl Gregory
Plaisir de lecture Livre avec regrets
Chronique complète
Je me faisais une joie de découvrir un nouvel écrit de Daryl Gregory car j’avais beaucoup apprécié mes précédentes lectures : « Nous allons tous très bien, merci», « Afterparty » et « L’éducation de Stony Mayhall ». J’y vais tout de go, je me suis sentie non seulement à côté de la plaque avec cette histoire et même pire : flouée. Certains personnages avaient des choses à raconter mais ils ont été noyés par les autres membres de la famille qui voulaient eux aussi discuter avec le lecteur. Je n’ai pas su où voulait m’emmener l’auteur ni même compris le message général. Je suis restée sur ma faim. Je ne fais clairement pas partie du lectorat ciblé avec ce roman-ci.

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Couverture du roman Dragons et Serpents de Robin Hobb tome 1 des Cités des AnciensDragons et Serpents (Les Cités des Anciens, tome 1) – Robin Hobb
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Je n’avais pas envisagé de commencer cette série tout de suite, même en l’inscrivant sur ma liste d’envies estivales (je savais déjà que je ne lirai pas tout au moment même de sa rédaction). Et puis il y a eu le commentaire de Shaya qui me conseillait d’enchaîner les deux tomes, faute à un découpage français désastreux. Petite illumination : je pouvais lire un tome en Juillet, un tome en Août sans avoir l’impression de me « forcer ». Et me voilà arrivée à la fin de ce premier tome avec plaisir. Je suis contente de rencontrer de nouveaux personnages – dont j’ai hâte de découvrir leur personnalité – et de voir où les intrigues vont me mener car elles sont fort prometteuses !

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Couverture du roman Ikebana de Céline Landressie tome 4 de Rose MorteIkebana (Rose Morte, tome 4) – Céline Landressie
Plaisir de lecture Livre à oublier
Tome 1, tome 2, tome 3
Forte de la reprise de cette série, je continue ma lancée. J’avais découvert les deux premiers tomes en 2013 et le troisième volume en mai de cette année, alors j’ai ouvert l’avant-dernier tome. Mais je suis bien obligée de constater que mon ressenti mitigé sur « Flétrissures » est toujours d’actualité avec ce quatrième tome. C’est en arrivant à la moitié du roman que j’ai su qu’il fallait que je le mette en pause ou arrête la série. L’intrigue est trop lente à mon goût, je me perds dans les détails et je ne prends plus plaisir à suivre les personnages dans cette intrigue qui ressemble à une ritournelle permanente (sur les désirs de Rose).

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Roman "Le livre de M" de Peng Sheperd aux éditions Albin Michel ImaginaireLe Livre de M – Peng Shepherd
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Chronique complète
J’oscille encore sur mon plaisir de lecture : 4 étoiles car il va sans dire que j’ai aimé le lire, je me suis réellement plongée dedans. Le fait que l’autrice aille jusqu’au bout de ses idées est aussi un point fort. Mais il faut dire que je n’ai pas su accrocher à l’aspect métaphysique, qui m’a clairement laissée au bord du chemin (3 étoiles). J’ai apprécié rencontrer ces personnages ordinaires, dans un contexte apocalyptique original (perte de son ombre donc de ses souvenirs) mais l’histoire n’a pas abouti de façon à me satisfaire. Et je serai bien en mal de savoir réellement si je le conseille ou non.

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Pile à lire au 1er juin 2020 du blog LivrementMa pile à lire papier au 1er juillet 2020
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Les visionnages

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J’ai (re)vu deux films, Blade Runner et Blade Runner 2049 : le second est une vraie suite de l’autre et dans l’ensemble c’est plutôt mal. De beaux films d’ambiance réussis ; avec un fond de réflexion aussi.
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Film Blade Runner Film Blade runner 2049
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J’avance dans plusieurs séries en parallèle mais je n’en ai terminées qu’une poignée.

Evidemment l’ultime saison de Dark. Dans l’ensemble, la série a su me convaincre : elle ne prend pas les spectateurs pour des idiots (là où les séries US rabâchent inlassablement les mêmes informations), dont l’intrigue est réellement ficelée en trois saisons, avec une thématique développée et une photographie sublime.
Je me suis laissée tenter par la première saison de Dead to me – proposition de Netflix – et sans surprise, on voit arriver le retournement de situation sans surprise et il est suffisamment gros pour déconnecter le scénario de la réalité (depuis j’ai terminé la saison 2 il y a quelques jours et j’attends de voir ce que nous réserve la dernière saison).
Je chemine doucement avec The Good Doctor : quelques épisodes par-ci, par-là, m’ont permis de terminer la deuxième saison alors que la troisième a été entièrement diffusée depuis quatre mois déjà. J’apprécie de suivre l’équipe à petites doses, à un rythme tranquille.
Enfin, j’ai pu apprécier la saison 3 de The A Word en une seule bouchée : j’avoue avoir bien accroché à cette famille aussi dysfonctionnelle que n’importe quelle autre, maladroite mais remplie de bonnes intentions au final.
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Série Dark saison 3 Série Dead to me saison 1 Série The good doctor saison 2 Série the A word saison 3

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Mon mois en quelques mots & photos

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Les travaux de réfection du parquet sont enfin programmés | La bonne nouvelle : nous n’avons pas besoin de vider notre appartement | La mauvaise nouvelle : c’est que l’on doit bouger les meubles d’une pièce à l’autre selon avancement des artisans | Quelle riche idée d’avoir posé du parquet d’un seul tenant | Pour la première fois, mes deux bibliothèques sont réunies 😅 | Heureusement, les copains ont pu nous aider | On passe cinq jours chez un ami, à buller et à jouer | Juillet et le concert annulé de Rammstein (tristesse dans mon cœur 💔)  | Sourire à retrouver l’essentiel sur une photo : des plantes, du thé et ma liseuse cachée derrière la théière | Révélés par une anesthésie, de graves soucis de santé touchent notre chat Moriarty | On avance au jour le jour, en toute confiance dans la clinique qui le suit et le cœur très lourd aussi | Pour contrer la chaleur, je mange froid | La seule chose que je cuisine et mange chaud reste les bruschette (miam) | J’ai du mal à utiliser mon ordinateur | J’arrive à trier mes marque-pages et je dépose une boite pleine dans la boite à lire à côté de chez moi (mais elle aura disparu dès le lendemain matin, grrr) | J’arrive même à rempoter une plante | On fête nos 12 ans avec mon Amoureux | J’admire mon ipomée qui fleurit enfin | On voit les copains avec parcimonie | L’art de Miss A. : jouer avec une petite voiture et manger du melon… un morceau pour elle, un morceau pour sa chienne, un morceau pour elle… | Et on accueille enfin notre nouvelle recrue féline, Constantine 🖤

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Travaux du parquet bibliothèques réunies lors des travaux

L'essentiel : du thé, de la lecture et une plante partie de Horror à Arkham

Chat qui bulle à la fenêtre Moriarty, chat bleu

Lait de soja et fruits congelés Bruschette

Hoya Bella avant rempotage Hoya Bella après rempotage

Marque-pages à donner Ipomée violette

Melon et voiture Café gourmand à Toulouse

Glaces figue et noix de coco Constantine, chat noir

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LANDRESSIE Céline – Rose Morte ~ Flétrissures, tome 3

15/07/2020 2 commentaires

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Couverture du roman Flétrissures écrit par Céline Landressie, tome 3 de Rose MorteTitre : Flétrissures (Rose Morte, tome 3)
Autrice : Céline Landressie
Plaisir de lecture :  Livre sympa
La Floraison tome 1, Trois épines tome 2
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L’Europe connaît des heures lugubres de par l’ascension du IIIe Reich. Alors que les humains montrent leur face la plus sombre, les Aritmaths s’entre-déchirent aussi. Rose n’a pas d’autres choix que de se jeter dans l’ouragan totalitaire bien contre les ordres de son mentor.

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Après « La floraison » et « Trois épines », j’étais contente de retrouver les quatre personnages de la saga Rose Morte : Artus, Adelphe, Rose et Vassili. Il est connu que Céline Landressie n’est pas tendre avec ses personnages. Cette fois, les sentiments de l’héroïne sont brisés par une prise de conscience brutale. Sa fidélité à haute épreuve pour son mentor va la contraindre à sauver l’Héritier. Si l’héroïne en souffrance me touche, Artus m’agace (mais je n’ai pas d’atome crochu avec lui depuis le début) ; Adelphe reste mon préféré de par sa personnalité d’une grande justesse et Vassili reste une aide précieuse. L’un des points forts de la saga est de suivre l’évolution des relations entre les personnages au fil des volumes.
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L’autrice s’investit dans une nouvelle époque, celle de la seconde guerre mondiale. Elle parait moins séduisante que les deux contextes historiques choisis dans les tomes précédents. Les Arimaths ont évolué et l’ellipse de deux siècles mais un peu à mal le début de ce volume. Le récit a mis longtemps à démarrer car une centaine de pages a été nécessaire pour faire le point ce qui leur étaient arrivé depuis que l’on les avait laissés.
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Une flopée de données est distribuée par l’autrice : beaucoup de termes sont explicités en notes. Cependant, les dialogues en langues étrangères ne sont pas traduits (allemand, polonais, russe) et ma compréhension à demi-mot m’a frustrée.
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La cruauté et la violence de cette période de l’Histoire colle aussi à ce que vivent les personnages. L’atmosphère est noire, les humains sont devenus des monstres (aucune place pour quelques instants romantiques ici). Céline Landressie réalise des allers-retours entre présent et passé pour enrichir son intrigue.

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L’écriture est toujours recherchée, entre langage soutenu et élégance du style. Ce qui convient parfaitement à la nature de ses personnages (et j’en conviens que c’est sans doute un cliché, qui plus est, que j’apprécie). Flétrissures contient beaucoup de petites opérations. L’unique objectif est de taille pour les personnages mais j’ai trouvé que les enchaînements étaient un peu trop convenus à mon goût : les actions se suivent de manière trop linéaire.
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Ce tome torturé affirme que la saga devient de plus en plus sombre. Rose Morte devrait être une pentalogie dont la parution de l’ultime tome n’est pas encore connue.

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Mise en scène du roman Flétrissures de Céline Landressie, tome 3 de Rose Morte

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Categories: LANDRESSIE Céline Tags:

LANDRESSIE Celine – Rose morte ~ Trois épines, tome 2

16/09/2013 12 commentaires

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Trois epines Rose morte Celine LandressieTitre : Trois épines (Rose morte, tome 2)
Auteur : Céline LANDRESSIE
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
La Floraison tome 1, Flétrissures tome 3

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1789, la France est secouée par les grognements de son peuple : le roi hésite, la noblesse piétine. Cela fait une décennie que Rose était exilée à Saint-Pétersbourg avant de revenir auprès du Comte de Janlys. Mais la colère qui gronde n’est pas la plus importante des menaces. Un complot vise les Arimath et plus spécifiquement la maison d’Artus. Devant essuyer le mépris des frères d’Holival, Rose n’est pas à la place la plus confortable qui soit.

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)°º•. Le peuple qui couve est le cadet des soucis de la tête pensante des Arimath. La situation est plus que tendue entre les personnages. Il n’y a aucune mansuétude à l’égard de Rose : aucune explication légitime lui a été donnée concernant le vent froid que souffle Artus. Elle est tiraillée entre deux sentiments : la tristesse intense et la colère froide vis-à-vis de son mentor. Rage et grande mélancolie s’emparent de Rose, d’être ainsi tenue à l’écart. .

Si Artus a toujours été à nos yeux de lecteurs, un personnage ambivalent, nous sommes assez surpris quant au comportement d’Adelphe. Un nouvel As fait son entrée en la qualité de hussard, le Prince Vassili qui s’avère beau et glacial.  Ils se déchirent, s’aiment et se détestent. Les personnages sont bien campés, construits. Toutefois, mon « mâle » préféré reste Adelphe. Il leur « reste » à savoir ce que prépare le grand érudit, et ma foi, ce n’est pas chose aisée.

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Trois epines)°º•. Après un premier tome aussi bon, il est toujours difficile de rebondir sur le deuxième. Céline Landressie nous transporte immédiatement et dans le récit et dans l’Histoire. La période choisie est riche et complexe : politique, us et coutumes, décors ; nous voyageons déjà. L’auteur mêle la fiction à des faits historiques et l’effet est toujours agréable.  Rose demeure la narratrice pour nous entrainer dans une enquête : recherches, pistes, fausses pistes, détails, déductions. Nous aussi, nous traquons l’érudit. La dynamique de ce tome est différente ; l’action est présente dans le roman et les combats plus musclés. Bien que l’intrigue soit essentiellement menée à l’extérieur de la maison d’Artus, Céline Landressie relève notre intérêt le plus vif pour les relations intrinsèques (notamment sur les caractéristiques des Arimath et leur hiérarchie). Reste en suspens, le secret que cachent les frères d’Holival… .

Le langage soutenu et la plume délicate ne pourront que s’accorder autour d’un même qualificatif : raffiné, souvent croisé chez les lecteurs. La plume parfume déjà le récit pour mieux pénétrer l’histoire. Les syntaxes sont adaptés, le vocabulaire est riche : la lecture coule de source, elle devient fluide, on s’en imprègne. La joute verbale est toujours aussi significative. .

La pentalogie semble travaillée en un seul bloc et non tome par tome, ce qui lui confère beaucoup d’aplomb. Le récit est longuement peaufiné, un peu comme la planche de bois brut. On sent qu’elle est calibrée, on ressent le poids du travail. C’est un peu comme passer le tamis sur l’écriture pour garder le grain le plus fin (ouh, que de métaphores !). Les processus temporels sont également maitrisés : flashbacks et ellipses apportent leur lot d’éléments nouveaux tout en passant sur des parties creuses sans perdre le lecteur. .

La place des non dits danse autour d’une gestuelle non verbale que Céline Landressie arrive à nous transmettre comme si nous assistions à leurs échanges muets. On vit littéralement les scènes.  Le deuxième tome confirme l’une des déductions principales que j’avais formulées dès les premières pages du tome un. Forcément, j’attends avec impatience le troisième tome (d’autant plus en découvrant la fin de celui-ci).

La couverture est toujours signée par Magali Villeneuve, formidable, non ?

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« Trois épines » est la digne suite de « Rose morte » (ouf). On est propulsé en 1789, où le peuple gronde et où Rose – surtout – doit de nouveau couler son caractère dans la maison Arimath, où elle ne semble plus être la bienvenue. Malgré la présence du Prince Vassili parti avec elle, elle a du mal à panser son cœur. Le clan est menacé et les frères d’Holival font fi des sentiments de Rose pour tenter de contrecarrer les plans de l’érudit. L’écriture est d’une finesse impressionnante, la pentalogie s’inscrit comme un travail  global sur l’ensemble de l’œuvre : c’est un véritable plaisir de se laisser porter par l’harmonie d’écriture pour mieux apprécier cette histoire.

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Souvenir de lecture : mais il va le cracher, le morceau ?!

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Dans le chaudron : ¤ La floraison, tome 1 ¤ L’interview de l’auteur ¤ Le voleur de voix de Jean-Nicholas Vachon

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My summer of (SFFF) loveCe récit s’inscrit en plein challenge My summer of (sfff) love. Je peux garnir encore mes arguments pour vous stipuler que si Rose se sent mal c’est bien par rapport aux sentiments de tout ce petit monde. Tenter d’être dans les petits papiers des trois hommes à la fois ne semble pas une mince affaire. Et son petit cœur tout écorché va avoir du mal à s’y faire.

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Logo Lecture Equitable

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Il s’agit-là d’une nouvelle lecture équitable avec les Éditions de l’Homme Sans Nom.

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Bazar de la littérature (Melisende), Book en stock (Dup), De livres & d’épice (Chani), Les découvertes de Dawn ont été charmées par la plume. .

CITRIQ

Cette lecture a été réalisée en partenariat avec Céline et les éditions de l’Homme Sans Nom.

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Pic : Vampire’s eye par ColorfulCandie. .

Langue de chat : Interview de Céline Landressie

21/05/2013 8 commentaires

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La floraison Rose Morte Celine Landressie

Bien le bonjour !

Sous l’appellation « langue de chat », en référence à l’expression « donner sa langue au chat », et au compagnon idéal de tout SFFFiste , je vous propose l’interview de Céline Landressie (auteur de « Rose Morte« ) qui a bien voulu me consacrer quelques minutes.

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¤ Bonjour, bonjour !
Céline, tu es la maman de la série Rose Morte : le tome 1 « Floraison » est disponible depuis quelques mois et le tome 2 « Trois épines » sort bientôt. Alors dis-nous comment cette saga est-elle née ?

Cette histoire a pris corps autour de son héroïne : Eileen Rosamund Greer, dite « Rose ». La chose amusante est que ce personnage fut créé dans un jeu vidéo, afin d’entamer une nouvelle partie. Je lui façonnais d’abord une apparence, puis je lui choisis un nom. Et tandis que j’inscrivais ce nom, tout un contexte commença à sortir des brumes de mon imaginaire. En quelques jours, ces réflexions prirent le pas sur le loisir vidéoludique. Les notes que j’avais commencé à prendre démontrèrent que l’histoire qui prenait naissance était trop envahissante pour se contenter de mon seul esprit pour terrain de jeu.

J’ai hésité quelques temps avant de me lancer dans l’aventure littéraire. Je n’avais toujours écrit que des nouvelles, aussi je me demandais si je serais capable d’aller au bout d’une aventure qui se profilait pour être une saga. Puis, finalement, poussée par la densité et l’importance que prenaient pour moi cet univers et ses personnages, je me suis jetée à l’eau.

Le moins que je puisse dire est que je ne regrette pas ce choix. Et aujourd’hui, je sais que j’irais au bout de la saga.

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¤ Comme tu n’aimes pas forcément révéler un secret de ce deuxième tome, je te laisse la place libre pour le teaser comme tu le souhaites.

Alors… eh bien, pour commencer, je peux dire que si le premier tome relatait la transition depuis le monde que nous connaissons vers un univers occulte, ce tome-ci plonge de plein pied dans le monde obscur qui fut seulement entrevu jusqu’ici. Vous allez en découvrir bien davantage à son sujet, et mieux vous figurer quels complexes et retorses rouages le font tourner. Ensuite, il est à noter que de part son rythme et son scénario, ce volume-ci voit le contexte historique placé un peu plus en retrait que dans le précédent tome…

Je dévoilerais volontiers d’autres éléments de l’histoire, si je n’avais autant à cœur de préserver votre plaisir de lecture. Car à mon sens, rien ne vaut la découverte ! Tout ce que je puis dire est que vous devriez retrouver les éléments qui vous ont plu dans le tome précédent, car ils sont ici plus denses encore.

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¤ L’écriture pour toi est quelque chose de vital, qui te prend sacrément aux tripes ? Ou est-ce du plaisir, une passion où tu excelles ?

Les deux, (ô capitaine) mon capitaine ! L’écriture est une passion qui s’est révélée être de toutes la principale, et qui me procure beaucoup de bien-être. Hélas, ces derniers mois ont été prodigues en tracas de diverses natures, lesquels m’ont tout à fait empêchée de me pencher sur le troisième tome de la saga. J’en conçois un énorme déplaisir, et ne cesse de chercher à dégager du temps et du calme pour pouvoir replonger dans mon univers intérieur. Si j’avais encore besoin de preuve, voilà de quoi me convaincre que je ne pourrais plus me passer d’écrire, à l’avenir ^^

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¤ Pendant tes périodes d’écriture, peux-tu lire ou restes-tu concentrée sur le travail en cours ?

Il m’est difficile de lire lorsque je suis en phase d’écriture. Principalement car je consacre mon peu de temps à libre à écrire, ainsi qu’à la lecture des divers documents nécessaires à mes recherches historiques. Je n’ai pour ainsi dire pas une minute de disponible pour autre chose. Cependant, même quand j’ai quelque latitude pour lire pour le plaisir, cela a tendance à parasiter mes réflexions sur mon propre travail. Afin d’éviter cela, et pour ne pas gâcher mes lectures en m’y attelant dans ces conditions, je sélectionne les ouvrages que j’entame pour qu’ils n’entrent pas en collision avec mes réflexions. Par exemple, je me tiens systématiquement à l’écart de tout ce qui peut avoir à trait au mythe de la créature vampirique (je tiens à garder intacte ma vision personnelle). De façon générale, lorsque je lis, j’ai tendance à privilégier les ouvrages biographiques et les mémoires.

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¤ Quel est le meilleur conseil qu’on ait pu te donner ?

« N’arrête jamais d’écrire » ^^’ ! Je fus d’autant plus touchée que ce commentaire émanait d’une personne extrêmement pointue en français (c’est son métier) et de très exigeante dans ses choix littéraires, mais aussi de quelqu’un qui compte beaucoup pour moi. Recevoir son aval fut un grand moment.

J’ai suivi ce conseil, et compte bien persévérer encore longtemps.

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¤ Quels sont tes projets en cours ou à venir ?

En premier lieu, je souhaite bien sûr aller au terme des cinq volumes de Rose Morte initialement prévus, et ce dans les meilleures conditions possible. Cet univers et ses personnages me tiennent très à cœur. Assez pour que je songe à rédiger une dilogie supplémentaire, ainsi qu’un spin-off. Ce ne sont pour le moment que des idées en l’air, mais plus le temps passe et plus il me semble que j’aurais peine à ne pas écrire ces suite et/ou annexes, qu’elles soient ou non publiées.

En dehors de cela, j’ai plusieurs idées de romans fantastiques que je compte également développer, ainsi qu’un projet de fantasy qui dort dans mon tiroir depuis de longues années. J’espère que j’aurais l’opportunité de mener tous ces projets à bien, ainsi qu’une multitude d’autres ^^ !

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¤ Si tu devais incarner l’un de tes personnages, lequel serait-ce ?

Question très intéressante, mais aussi fort délicate… Chacun de mes personnages me sont importants. Je les connais tous sur le bout des doigts, et je les comprends, aussi pourrais-je incarner n’importe lequel d’entre eux. Toutefois, s’il me fallait en choisir un seul, ce serait quelqu’un que vous n’avez pas encore rencontré, mais que le second tome révèlera…

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¤ On inverse les rôles : as-tu une question à me poser ?

Toi qui es passionnée de lecture, et qui a lu des centaines d’ouvrages, voudrais-tu ingurgiter  une mixture magique qui te ferait oublier tes expériences de lecture passées afin de pouvoir revivre tes plus beaux cœurs littéraires comme lors de la toute première lecture ? Ou au contraire préfères-tu garder ta bibliothèque intérieure ?

Bien qu’on ressente des émotions durant toute la lecture, le paroxysme est atteint au moment où on termine le livre/la saga à mon sens. C’est ce moment crucial qui fait naitre la magie. Alors même si la lecture est palpitante, les relectures offrent aussi d’autres sensations à ne pas dédaigner. Nous pouvons tous penser au moins à une œuvre qui nous est chère par divers aspects pour laquelle une part de magie est intacte ; et peut même revenir d’un battement de cil, juste en regardant la couverture. J’avoue que je suis aussi un peu « poisson rouge » (une tare de lecteur ?) et il m’arrive de ne me souvenir que de la trame principale donc redécouvrir tous les détails s’apparente parfois à une première lecture (moins brute certes, mais plus riche).

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¤ Un dernier petit mot ?

Merci à toi de m’avoir demandé cette interview ! Je suis toujours enchantée que l’on veuille bien s’intéresser à cette saga, aussi est-ce un réel plaisir de répondre aux questions que l’on me pose.

Et, puisque j’ai le mot de la fin, j’en profite pour remercier les nombreux lecteurs qui ont manifestés leur enthousiasme pour ces romans. Cela peut sembler désuet, mais votre intérêt à tous compte beaucoup pour moi. Car sans vous, la saga ne pourrait pas exister. Alors merci à tous, du fond du cœur 🙂

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Merci ! 🙂

N’oubliez pas d’aller rencontrer Céline si vous faites un petit tour aux Imaginales…

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LANDRESSIE Céline – Rose Morte ~ La floraison, tome 1

16/04/2013 20 commentaires

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La floraison Rose Morte Celine LandressieTitre : La floraison (Rose Morte, tome 1)
Auteur : Céline LANDRESSIE
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Trois épines tome 2, Flétrissures tome 3

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Arrivée en France en 1570, la famille de Greer a fêté depuis les 28 ans de leur fille Eileen, surnommée Rose. Toujours demoiselle, Edmund l’informe que contre toute attente (et surtout celle de son rejeton), ses fiançailles avec le Comte de Chaumontel seront rendues publiques lors de la soirée parisienne organisée par le Comte de Janlys. Mais Rose et son amie Charlotte de Carville ont plus d’un tour dans leur sac pour déjouer les plans du paternel. Nonobstant, lors de l’événement tant attendu, Rose se surprend à plonger dans le regard captivant d’Artus.

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)°º•. La brochette de personnages est dans l’ensemble assez attachante – pour différentes raisons – et savamment dosée.

Dans la famille de Greer, je demande le comte Edmund, papa adulé mais aussi homme d’affaires ; lady Mary quant à elle, pince sans rire et catholique jusqu’au bout des ongles aura su me faire sourire plus d’une fois, la représentant forcément avec la bouche en forme de cloaque de poule. Enfin, leur fille, Eileen et nommée Rose est la protagoniste. J’avoue avoir une large préférence pour les personnages à forte personnalité mais j’apprécie grandement quand elle s’avère proportionnée : les grandes gueules ou les capricieuses (qui généralement, ont aussi plein de pouvoirs ou des destins exceptionnels, le tout sans difficulté aucune)  me font généralement hausser les sourcils. On se rend compte que Rose n’est pas caricaturale : forte mais attachante, elle est tout feu tout flamme. Malgré sa résistance mentale, on perçoit très vite qu’elle peut aussi être à fleur de peau. Cette femme flamboyante est le premier point important et positif du roman.
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Personnages « secondaires » et non des moindres, nous trouvons les frères Holival. Le comte Artus de Janlys ainsi qu’Adelphe. J’ai été particulièrement surprise quant à mon ressenti : moi qui préfère les hommes au rôle de méchant (qu’ils le soient ou qu’on le leur donne) comme les assassins, j’avoue avoir largement préféré Adelphe. Je ne peux m’empêcher tout de même de pensert qu’il y a anguille sous roche pour l’un comme pour l’autre et j’attends – déjà ! – impatiemment la suite. Charmeurs, un poil sauvage, irrésistibles gentlemen, on ne peut pas ne pas être intrigué par ce beau combo.
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Enfin, dans l’entourage de Rose, nous découvrons également Charlotte de Carville et Jérôme. Petite note non secrète, puisqu’il y ait question de vampire : une hiérarchie se dessine à travers le récit. Céline Landressie reprend le mythe fondateur du vampire (des multiples formes du vampire ?) en important les bases et autres concepts qui tournent autour de ces ‘créatures’.

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La floraison Rose Morte)°º•. Céline Landressie a choisi la fin du XVIe siècle pour planter son roman : elle mêle fiction et histoire avec tout le naturel qu’il est possible d’avoir en écriture. Henri IV, la Ligue, les Huguenots et l’Edit de Nantes sont les piliers de l’époque. Cependant, si cet aspect plaira à ceux friands de récit historique, il pourra aussi seulement effleurer ceux qui ne s’y sentent pas à l’aise ou peu attirés.
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Toute en retenue, la plume de l’auteure esquisse un joli entrechat pour décomplexer une période relativement riche afin de l’utiliser judicieusement comme toile de théâtre. Elle décrit des ambiances raffinées, des décors de l’époque avec un luxe de détails dépeints : toilettes et vieilles pierres.

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)°º•. Quand la douceur de la soie côtoie le tranchant des poignards.

Lire « La Floraison », c’est avant tout une belle rencontre. C’est une sensibilité mise en exergue pour servir un récit de qualité. Il est question de destins romanesques et d’enjeux politiques, mais avant tout, de Rose. Le choix d’une narration introspective est pertinent car nous disposons du point de vue intime de la protagoniste mais aussi un peu d’omniscience. Nous savons certaines choses dont elle n’a pas une once d’idée : c’est assez jouissif comme procédé et développe considérablement notre empathie.
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L’action brute n’est pas au cœur du roman et pourtant, nous n’avons pas le temps de nous ennuyer. Céline Landressie sait entretenir le mystère : elle révèle certains indices ici et là et dévoile d’autres particules de l’intrigue au compte-goutte. Il est de ces détails presque insignifiants qui méritent une seconde lecture (ou se rappelleront à notre bonne mémoire à la lecture des tomes suivants). Les dialogues sont réfléchis et apportent tous quelque chose, parfois de manière obreptice. C’est un véritable jeu de piste qui s’offre à nous.
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Historique, un brin polar, du genre fantastique, avec un peu de romantisme ou même des traces d’horreur, personne ne se risquera à étiqueter ce roman. La délicatesse de la plume est estimable : l’auteure prend le temps de narrer, de servir une profusion de détails et descriptions, de fignoler l’environnement : tout ce qui œuvre pour nous plonger dans l’ambiance. L’écriture soignée propose un vocabulaire choisi entrainant aussi une richesse et une intelligence des textes. L’ensemble est ingénieusement pesé.

Le livre propose un papier épais de bonne qualité ; la couverture réalisée par Magali Villeneuve sied à merveille au roman (combien de fois l’ai-je admirée avant de reprendre ma lecture ?)

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« La floraison » est un roman qui peut être qualifié d’historico-fantastique mais ce serait réducteur. Accompagnez Rose au caractère déterminé, se laissant piéger par le regard envoutant du Comte de Janlys. Suivez-la dans la sphère qui devient maintenant sienne et assistez au plus près à sa métamorphose psychologique. Grâce à une plume délicate, Céline Landressie entraine le lecteur dans une épopée vampirique, qui n’a pas à rougir en comparaison de ses confrères.

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)°º•. Biographie
Née en 1978, Céline Landressie s’avère davantage qu’une amatrice éclairée concernant notre Histoire, mais pas que. Elle est aussi la maman de Rose Morte, une pentalogie du genre fantastique dont « La floraison » est le premier tome. Le deuxième paraitra en mai 2013. Son blog

Pour découvrir prologue et chapitre 1, c’est par ici.

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Dans le chaudron :
¤ Le voleur de voix de Jean-Nicholas Vachon.

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Souvenir de lecture : charmant et habile du poignard.

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Accroc des livres (Mélisande), Book en stock (Dup) et Vampirisme (Madoka) ont aussi sombré dans les yeux d’Artus.

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Logo Lecture Equitable

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Il s’agit-là d’une nouvelle lecture équitable avec les Éditions de l’Homme Sans Nom.

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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec Céline Landressie (que j’ai torturé pour l’emploi du tutoiement) et les éditions de l’Homme Sans Nom.

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Pic : Vamp goddess par Tas-poetry.
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