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LANDRESSIE Celine – Rose morte ~ Trois épines, tome 2

16/09/2013 12 commentaires

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Trois epines Rose morte Celine LandressieTitre : Trois épines (Rose morte, tome 2)
Auteur : Céline LANDRESSIE
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir

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1789, la France est secouée par les grognements de son peuple : le roi hésite, la noblesse piétine. Cela fait une décennie que Rose était exilée à Saint-Pétersbourg avant de revenir auprès du Comte de Janlys. Mais la colère qui gronde n’est pas la plus importante des menaces. Un complot vise les Arimath et plus spécifiquement la maison d’Artus. Devant essuyer le mépris des frères d’Holival, Rose n’est pas à la place la plus confortable qui soit.

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)°º•. Le peuple qui couve est le cadet des soucis de la tête pensante des Arimath. La situation est plus que tendue entre les personnages. Il n’y a aucune mansuétude à l’égard de Rose : aucune explication légitime lui a été donnée concernant le vent froid que souffle Artus. Elle est tiraillée entre deux sentiments : la tristesse intense et la colère froide vis-à-vis de son mentor. Rage et grande mélancolie s’emparent de Rose, d’être ainsi tenue à l’écart. .

Si Artus a toujours été à nos yeux de lecteurs, un personnage ambivalent, nous sommes assez surpris quant au comportement d’Adelphe. Un nouvel As fait son entrée en la qualité de hussard, le Prince Vassili qui s’avère beau et glacial.  Ils se déchirent, s’aiment et se détestent. Les personnages sont bien campés, construits. Toutefois, mon « mâle » préféré reste Adelphe. Il leur « reste » à savoir ce que prépare le grand érudit, et ma foi, ce n’est pas chose aisée.

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Trois epines)°º•. Après un premier tome aussi bon, il est toujours difficile de rebondir sur le deuxième. Céline Landressie nous transporte immédiatement et dans le récit et dans l’Histoire. La période choisie est riche et complexe : politique, us et coutumes, décors ; nous voyageons déjà. L’auteur mêle la fiction à des faits historiques et l’effet est toujours agréable.  Rose demeure la narratrice pour nous entrainer dans une enquête : recherches, pistes, fausses pistes, détails, déductions. Nous aussi, nous traquons l’érudit. La dynamique de ce tome est différente ; l’action est présente dans le roman et les combats plus musclés. Bien que l’intrigue soit essentiellement menée à l’extérieur de la maison d’Artus, Céline Landressie relève notre intérêt le plus vif pour les relations intrinsèques (notamment sur les caractéristiques des Arimath et leur hiérarchie). Reste en suspens, le secret que cachent les frères d’Holival… .

Le langage soutenu et la plume délicate ne pourront que s’accorder autour d’un même qualificatif : raffiné, souvent croisé chez les lecteurs. La plume parfume déjà le récit pour mieux pénétrer l’histoire. Les syntaxes sont adaptés, le vocabulaire est riche : la lecture coule de source, elle devient fluide, on s’en imprègne. La joute verbale est toujours aussi significative. .

La pentalogie semble travaillée en un seul bloc et non tome par tome, ce qui lui confère beaucoup d’aplomb. Le récit est longuement peaufiné, un peu comme la planche de bois brut. On sent qu’elle est calibrée, on ressent le poids du travail. C’est un peu comme passer le tamis sur l’écriture pour garder le grain le plus fin (ouh, que de métaphores !). Les processus temporels sont également maitrisés : flashbacks et ellipses apportent leur lot d’éléments nouveaux tout en passant sur des parties creuses sans perdre le lecteur. .

La place des non dits danse autour d’une gestuelle non verbale que Céline Landressie arrive à nous transmettre comme si nous assistions à leurs échanges muets. On vit littéralement les scènes.  Le deuxième tome confirme l’une des déductions principales que j’avais formulées dès les premières pages du tome un. Forcément, j’attends avec impatience le troisième tome (d’autant plus en découvrant la fin de celui-ci).

La couverture est toujours signée par Magali Villeneuve, formidable, non ?

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« Trois épines » est la digne suite de « Rose morte » (ouf). On est propulsé en 1789, où le peuple gronde et où Rose – surtout – doit de nouveau couler son caractère dans la maison Arimath, où elle ne semble plus être la bienvenue. Malgré la présence du Prince Vassili parti avec elle, elle a du mal à panser son cœur. Le clan est menacé et les frères d’Holival font fi des sentiments de Rose pour tenter de contrecarrer les plans de l’érudit. L’écriture est d’une finesse impressionnante, la pentalogie s’inscrit comme un travail  global sur l’ensemble de l’œuvre : c’est un véritable plaisir de se laisser porter par l’harmonie d’écriture pour mieux apprécier cette histoire.

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Souvenir de lecture : mais il va le cracher, le morceau ?!

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Dans le chaudron : ¤ La floraison, tome 1 ¤ L’interview de l’auteur ¤ Le voleur de voix de Jean-Nicholas Vachon

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My summer of (SFFF) loveCe récit s’inscrit en plein challenge My summer of (sfff) love. Je peux garnir encore mes arguments pour vous stipuler que si Rose se sent mal c’est bien par rapport aux sentiments de tout ce petit monde. Tenter d’être dans les petits papiers des trois hommes à la fois ne semble pas une mince affaire. Et son petit cœur tout écorché va avoir du mal à s’y faire.

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Logo Lecture Equitable

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Il s’agit-là d’une nouvelle lecture équitable avec les Éditions de l’Homme Sans Nom.

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Bazar de la littérature (Melisende), Book en stock (Dup), De livres & d’épice (Chani), Les découvertes de Dawn ont été charmées par la plume. .

CITRIQ

Cette lecture a été réalisée en partenariat avec Céline et les éditions de l’Homme Sans Nom.

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Pic : Vampire’s eye par ColorfulCandie. .

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Langue de chat : Interview de Céline Landressie

21/05/2013 8 commentaires

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La floraison Rose Morte Celine Landressie

Bien le bonjour !

Sous l’appellation « langue de chat », en référence à l’expression « donner sa langue au chat », et au compagnon idéal de tout SFFFiste , je vous propose l’interview de Céline Landressie (auteur de « Rose Morte« ) qui a bien voulu me consacrer quelques minutes.

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¤ Bonjour, bonjour !
Céline, tu es la maman de la série Rose Morte : le tome 1 « Floraison » est disponible depuis quelques mois et le tome 2 « Trois épines » sort bientôt. Alors dis-nous comment cette saga est-elle née ?

Cette histoire a pris corps autour de son héroïne : Eileen Rosamund Greer, dite « Rose ». La chose amusante est que ce personnage fut créé dans un jeu vidéo, afin d’entamer une nouvelle partie. Je lui façonnais d’abord une apparence, puis je lui choisis un nom. Et tandis que j’inscrivais ce nom, tout un contexte commença à sortir des brumes de mon imaginaire. En quelques jours, ces réflexions prirent le pas sur le loisir vidéoludique. Les notes que j’avais commencé à prendre démontrèrent que l’histoire qui prenait naissance était trop envahissante pour se contenter de mon seul esprit pour terrain de jeu.

J’ai hésité quelques temps avant de me lancer dans l’aventure littéraire. Je n’avais toujours écrit que des nouvelles, aussi je me demandais si je serais capable d’aller au bout d’une aventure qui se profilait pour être une saga. Puis, finalement, poussée par la densité et l’importance que prenaient pour moi cet univers et ses personnages, je me suis jetée à l’eau.

Le moins que je puisse dire est que je ne regrette pas ce choix. Et aujourd’hui, je sais que j’irais au bout de la saga.

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¤ Comme tu n’aimes pas forcément révéler un secret de ce deuxième tome, je te laisse la place libre pour le teaser comme tu le souhaites.

Alors… eh bien, pour commencer, je peux dire que si le premier tome relatait la transition depuis le monde que nous connaissons vers un univers occulte, ce tome-ci plonge de plein pied dans le monde obscur qui fut seulement entrevu jusqu’ici. Vous allez en découvrir bien davantage à son sujet, et mieux vous figurer quels complexes et retorses rouages le font tourner. Ensuite, il est à noter que de part son rythme et son scénario, ce volume-ci voit le contexte historique placé un peu plus en retrait que dans le précédent tome…

Je dévoilerais volontiers d’autres éléments de l’histoire, si je n’avais autant à cœur de préserver votre plaisir de lecture. Car à mon sens, rien ne vaut la découverte ! Tout ce que je puis dire est que vous devriez retrouver les éléments qui vous ont plu dans le tome précédent, car ils sont ici plus denses encore.

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¤ L’écriture pour toi est quelque chose de vital, qui te prend sacrément aux tripes ? Ou est-ce du plaisir, une passion où tu excelles ?

Les deux, (ô capitaine) mon capitaine ! L’écriture est une passion qui s’est révélée être de toutes la principale, et qui me procure beaucoup de bien-être. Hélas, ces derniers mois ont été prodigues en tracas de diverses natures, lesquels m’ont tout à fait empêchée de me pencher sur le troisième tome de la saga. J’en conçois un énorme déplaisir, et ne cesse de chercher à dégager du temps et du calme pour pouvoir replonger dans mon univers intérieur. Si j’avais encore besoin de preuve, voilà de quoi me convaincre que je ne pourrais plus me passer d’écrire, à l’avenir ^^

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¤ Pendant tes périodes d’écriture, peux-tu lire ou restes-tu concentrée sur le travail en cours ?

Il m’est difficile de lire lorsque je suis en phase d’écriture. Principalement car je consacre mon peu de temps à libre à écrire, ainsi qu’à la lecture des divers documents nécessaires à mes recherches historiques. Je n’ai pour ainsi dire pas une minute de disponible pour autre chose. Cependant, même quand j’ai quelque latitude pour lire pour le plaisir, cela a tendance à parasiter mes réflexions sur mon propre travail. Afin d’éviter cela, et pour ne pas gâcher mes lectures en m’y attelant dans ces conditions, je sélectionne les ouvrages que j’entame pour qu’ils n’entrent pas en collision avec mes réflexions. Par exemple, je me tiens systématiquement à l’écart de tout ce qui peut avoir à trait au mythe de la créature vampirique (je tiens à garder intacte ma vision personnelle). De façon générale, lorsque je lis, j’ai tendance à privilégier les ouvrages biographiques et les mémoires.

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¤ Quel est le meilleur conseil qu’on ait pu te donner ?

« N’arrête jamais d’écrire » ^^’ ! Je fus d’autant plus touchée que ce commentaire émanait d’une personne extrêmement pointue en français (c’est son métier) et de très exigeante dans ses choix littéraires, mais aussi de quelqu’un qui compte beaucoup pour moi. Recevoir son aval fut un grand moment.

J’ai suivi ce conseil, et compte bien persévérer encore longtemps.

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¤ Quels sont tes projets en cours ou à venir ?

En premier lieu, je souhaite bien sûr aller au terme des cinq volumes de Rose Morte initialement prévus, et ce dans les meilleures conditions possible. Cet univers et ses personnages me tiennent très à cœur. Assez pour que je songe à rédiger une dilogie supplémentaire, ainsi qu’un spin-off. Ce ne sont pour le moment que des idées en l’air, mais plus le temps passe et plus il me semble que j’aurais peine à ne pas écrire ces suite et/ou annexes, qu’elles soient ou non publiées.

En dehors de cela, j’ai plusieurs idées de romans fantastiques que je compte également développer, ainsi qu’un projet de fantasy qui dort dans mon tiroir depuis de longues années. J’espère que j’aurais l’opportunité de mener tous ces projets à bien, ainsi qu’une multitude d’autres ^^ !

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¤ Si tu devais incarner l’un de tes personnages, lequel serait-ce ?

Question très intéressante, mais aussi fort délicate… Chacun de mes personnages me sont importants. Je les connais tous sur le bout des doigts, et je les comprends, aussi pourrais-je incarner n’importe lequel d’entre eux. Toutefois, s’il me fallait en choisir un seul, ce serait quelqu’un que vous n’avez pas encore rencontré, mais que le second tome révèlera…

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¤ On inverse les rôles : as-tu une question à me poser ?

Toi qui es passionnée de lecture, et qui a lu des centaines d’ouvrages, voudrais-tu ingurgiter  une mixture magique qui te ferait oublier tes expériences de lecture passées afin de pouvoir revivre tes plus beaux cœurs littéraires comme lors de la toute première lecture ? Ou au contraire préfères-tu garder ta bibliothèque intérieure ?

Bien qu’on ressente des émotions durant toute la lecture, le paroxysme est atteint au moment où on termine le livre/la saga à mon sens. C’est ce moment crucial qui fait naitre la magie. Alors même si la lecture est palpitante, les relectures offrent aussi d’autres sensations à ne pas dédaigner. Nous pouvons tous penser au moins à une œuvre qui nous est chère par divers aspects pour laquelle une part de magie est intacte ; et peut même revenir d’un battement de cil, juste en regardant la couverture. J’avoue que je suis aussi un peu « poisson rouge » (une tare de lecteur ?) et il m’arrive de ne me souvenir que de la trame principale donc redécouvrir tous les détails s’apparente parfois à une première lecture (moins brute certes, mais plus riche).

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¤ Un dernier petit mot ?

Merci à toi de m’avoir demandé cette interview ! Je suis toujours enchantée que l’on veuille bien s’intéresser à cette saga, aussi est-ce un réel plaisir de répondre aux questions que l’on me pose.

Et, puisque j’ai le mot de la fin, j’en profite pour remercier les nombreux lecteurs qui ont manifestés leur enthousiasme pour ces romans. Cela peut sembler désuet, mais votre intérêt à tous compte beaucoup pour moi. Car sans vous, la saga ne pourrait pas exister. Alors merci à tous, du fond du cœur 🙂

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Merci ! 🙂

N’oubliez pas d’aller rencontrer Céline si vous faites un petit tour aux Imaginales…

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LANDRESSIE Céline – Rose Morte ~ La floraison, tome 1

16/04/2013 20 commentaires

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La floraison Rose Morte Celine LandressieTitre : La floraison (Rose Morte, tome 1)
Auteur : Céline LANDRESSIE
Plaisir de lecture Livre à découvrir

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Arrivée en France en 1570, la famille de Greer a fêté depuis les 28 ans de leur fille Eileen, surnommée Rose. Toujours demoiselle, Edmund l’informe que contre toute attente (et surtout celle de son rejeton), ses fiançailles avec le Comte de Chaumontel seront rendues publiques lors de la soirée parisienne organisée par le Comte de Janlys. Mais Rose et son amie Charlotte de Carville ont plus d’un tour dans leur sac pour déjouer les plans du paternel. Nonobstant, lors de l’événement tant attendu, Rose se surprend à plonger dans le regard captivant d’Artus.

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)°º•. La brochette de personnages est dans l’ensemble assez attachante – pour différentes raisons – et savamment dosée.

Dans la famille de Greer, je demande le comte Edmund, papa adulé mais aussi homme d’affaires ; lady Mary quant à elle, pince sans rire et catholique jusqu’au bout des ongles aura su me faire sourire plus d’une fois, la représentant forcément avec la bouche en forme de cloaque de poule. Enfin, leur fille, Eileen et nommée Rose est la protagoniste. J’avoue avoir une large préférence pour les personnages à forte personnalité mais j’apprécie grandement quand elle s’avère proportionnée : les grandes gueules ou les capricieuses (qui généralement, ont aussi plein de pouvoirs ou des destins exceptionnels, le tout sans difficulté aucune)  me font généralement hausser les sourcils. On se rend compte que Rose n’est pas caricaturale : forte mais attachante, elle est tout feu tout flamme. Malgré sa résistance mentale, on perçoit très vite qu’elle peut aussi être à fleur de peau. Cette femme flamboyante est le premier point important et positif du roman.
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Personnages « secondaires » et non des moindres, nous trouvons les frères Holival. Le comte Artus de Janlys ainsi qu’Adelphe. J’ai été particulièrement surprise quant à mon ressenti : moi qui préfère les hommes au rôle de méchant (qu’ils le soient ou qu’on le leur donne) comme les assassins, j’avoue avoir largement préféré Adelphe. Je ne peux m’empêcher tout de même de pensert qu’il y a anguille sous roche pour l’un comme pour l’autre et j’attends – déjà ! – impatiemment la suite. Charmeurs, un poil sauvage, irrésistibles gentlemen, on ne peut pas ne pas être intrigué par ce beau combo.
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Enfin, dans l’entourage de Rose, nous découvrons également Charlotte de Carville et Jérôme. Petite note non secrète, puisqu’il y ait question de vampire : une hiérarchie se dessine à travers le récit. Céline Landressie reprend le mythe fondateur du vampire (des multiples formes du vampire ?) en important les bases et autres concepts qui tournent autour de ces ‘créatures’.

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La floraison Rose Morte)°º•. Céline Landressie a choisi la fin du XVIe siècle pour planter son roman : elle mêle fiction et histoire avec tout le naturel qu’il est possible d’avoir en écriture. Henri IV, la Ligue, les Huguenots et l’Edit de Nantes sont les piliers de l’époque. Cependant, si cet aspect plaira à ceux friands de récit historique, il pourra aussi seulement effleurer ceux qui ne s’y sentent pas à l’aise ou peu attirés.
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Toute en retenue, la plume de l’auteure esquisse un joli entrechat pour décomplexer une période relativement riche afin de l’utiliser judicieusement comme toile de théâtre. Elle décrit des ambiances raffinées, des décors de l’époque avec un luxe de détails dépeints : toilettes et vieilles pierres.

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)°º•. Quand la douceur de la soie côtoie le tranchant des poignards.

Lire « La Floraison », c’est avant tout une belle rencontre. C’est une sensibilité mise en exergue pour servir un récit de qualité. Il est question de destins romanesques et d’enjeux politiques, mais avant tout, de Rose. Le choix d’une narration introspective est pertinent car nous disposons du point de vue intime de la protagoniste mais aussi un peu d’omniscience. Nous savons certaines choses dont elle n’a pas une once d’idée : c’est assez jouissif comme procédé et développe considérablement notre empathie.
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L’action brute n’est pas au cœur du roman et pourtant, nous n’avons pas le temps de nous ennuyer. Céline Landressie sait entretenir le mystère : elle révèle certains indices ici et là et dévoile d’autres particules de l’intrigue au compte-goutte. Il est de ces détails presque insignifiants qui méritent une seconde lecture (ou se rappelleront à notre bonne mémoire à la lecture des tomes suivants). Les dialogues sont réfléchis et apportent tous quelque chose, parfois de manière obreptice. C’est un véritable jeu de piste qui s’offre à nous.
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Historique, un brin polar, du genre fantastique, avec un peu de romantisme ou même des traces d’horreur, personne ne se risquera à étiqueter ce roman. La délicatesse de la plume est estimable : l’auteure prend le temps de narrer, de servir une profusion de détails et descriptions, de fignoler l’environnement : tout ce qui œuvre pour nous plonger dans l’ambiance. L’écriture soignée propose un vocabulaire choisi entrainant aussi une richesse et une intelligence des textes. L’ensemble est ingénieusement pesé.

Le livre propose un papier épais de bonne qualité ; la couverture réalisée par Magali Villeneuve sied à merveille au roman (combien de fois l’ai-je admirée avant de reprendre ma lecture ?)

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« La floraison » est un roman qui peut être qualifié d’historico-fantastique mais ce serait réducteur. Accompagnez Rose au caractère déterminé, se laissant piéger par le regard envoutant du Comte de Janlys. Suivez-la dans la sphère qui devient maintenant sienne et assistez au plus près à sa métamorphose psychologique. Grâce à une plume délicate, Céline Landressie entraine le lecteur dans une épopée vampirique, qui n’a pas à rougir en comparaison de ses confrères.

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)°º•. Biographie
Née en 1978, Céline Landressie s’avère davantage qu’une amatrice éclairée concernant notre Histoire, mais pas que. Elle est aussi la maman de Rose Morte, une pentalogie du genre fantastique dont « La floraison » est le premier tome. Le deuxième paraitra en mai 2013. Son blog

Pour découvrir prologue et chapitre 1, c’est par ici.

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Dans le chaudron :
¤ Le voleur de voix de Jean-Nicholas Vachon.

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Souvenir de lecture : charmant et habile du poignard.

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Accroc des livres (Mélisande), Book en stock (Dup) et Vampirisme (Madoka) ont aussi sombré dans les yeux d’Artus.

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Logo Lecture Equitable

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Il s’agit-là d’une nouvelle lecture équitable avec les Éditions de l’Homme Sans Nom.

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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec Céline Landressie (que j’ai torturé pour l’emploi du tutoiement) et les éditions de l’Homme Sans Nom.

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Pic : Vamp goddess par Tas-poetry.
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