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Posts Tagged ‘loup-garou’

CARRIGER Gail – Le pensionnat de Mlle Géraldine ~ Corsets & complots, tome 2

15 avril 2016 18 commentaires

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Corsets et complots Gail Carriger Le pensionnat de Mlle Geraldine tome 2Titre : Corsets & complots (Le pensionnat de Mlle Géraldine, tome 2)
Autrice : Gail Carriger
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut
Tome 1
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Voilà déjà six mois que Sophronia a intégré le pensionnat de Mlle Géraldine. Il est l’heure de passer les premiers examens. À peine le temps de souffler, que l’institut se dirige vers Londres et accueille en son sein, les élèves de l’école de Benson.

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« Quand la vie a-t-elle commencé à devenir si compliquée ? demanda Sophronia.
– Avec les garçons, dit Dimity, succincte. Bonne nuit. »

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Corsets et complots Gail Carriger Illustration 01Sophronia Angelina Temminnick doit maintenir ses efforts après ce premier semestre pour devenir une parfaite lady et une parfaite espionne. L’éducation victorienne qu’elle reçoit va de pair avec le perfectionnement de ses techniques.
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COSTE Nadia – Le Premier

9 juillet 2015 35 commentaires

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Le premier Nadia CosteTitre : Le Premier
Auteure : Nadia Coste
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa.

Vaïn est le cadet de Úrr et en est tout son opposé : il s’avère frêle et maladroit alors que son frère a une musculature développée et réussit tout ce qu’il entreprend. Vaïn est jaloux l’épreuve pour devenir un homme que s’apprête à passer son aîné et le suit « discrètement ». De colère, Úrr le tue mais Vaïn se relève alors, en proie à une étrange malédiction.
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Je lis très peu – pour ne pas dire aucun – romans qui se déroulent au Néolithique (plus par défaut que par réel choix, d’ailleurs). C’est la première surprise de ce récit qui se poursuit bien après, jusqu’aux portes de l’Antiquité ; surfant sur des détails historiques. On apprécie aussi le clin d’œil à la légende de la fondation de Rome avec la Louve, Romus et Romulus.
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Nadia Coste innove sur le sujet du vampire bien qu’il ne soit jamais nommé ainsi. Le sujet bénéficie d’un traitement intelligent, aux prémices du monde. Il se nourrit de sang, l’ail le rend nauséeux, le soleil le brûle…

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CARRIGER Gail : Le pensionnat de Mlle Géraldine – Étiquette & espionnage, tome 1

7 mars 2015 48 commentaires

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Etiquette et espionnage Gail Carriger Le pensionnat de Mlle Geraldine tome 1Titre : Étiquette & espionnage (Le pensionnat de Mlle Géraldine, tome 1)
Auteure : Gail Carriger
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut
Tome 2
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Sophronia Angelina Temminnick a 14 ans et pas vraiment le comportement attendu pour une jeune fille. Sa mère l’inscrit au pensionnat de Mlle Géraldine en espérant que l’établissement pour jeunes dames de qualité arrive à faire d’elle, une parfaite lady.

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)°º•. Sophronia le sait, sa mère déplore son maintien. Elle redoute un peu l’arrivée au pensionnat et ce que l’on attend d’elle. Elle apprend qu’elle est une recrue secrète car elle n’était pas destinée à l’intégrer.

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Mme Temminnick « Quand [Sophronia] n’est pas en train de lire, elle démonte quelque chose, ou flirte avec le valet de pied, ou grimpe partout – dans les arbres, sur des meubles, et même sur des gens ».

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Cette protagoniste est une brunette qui envoie du bois dans un univers un brin sexiste. L’institution est pour les filles de noblesse, mais pas des élèves conventionnelles. Certes, jupons, mouchoirs, battements de cils, rougissement parfaits et connaissances en thé font partie de leur quotidien. Mais en plus des mondanités et des bonnes manières de ladies en devenir, elles apprennent à exceller en assassinat et en espionnage.
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DE PINS Arthur – Zombillénium ~ Control Freaks, tome 3

2 mai 2014 14 commentaires

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Control Freaks Arthur De Pins Zombillenium tome 3Titre : Control Freaks (Zombillénium, tome 3)
Auteur : Arthur DE PINS
Plaisir de lecturecoeur notation Livre avec entrée au Panthéon

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Behemoth himself impose Bohémond Jaggar de Rochambaud pour assister le gestionnaire en place, Francis Van Bloodt à la tête du parc. Sauf que la réputation de ce consultant le précède et sa venue est vue d’un très mauvais œil. La révolte gronde.

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Control Freaks Zombillenium Arthur de Pins 06)°º•. Avec Zombillénium, il y en a pour tous les goûts : démons, vampires, zombies, squelettes, sorcière, loups garous,… On s’attache à ces petites bêtes monstres. L’histoire prend un nouveau tournant et nous avons le cœur serré.
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La gestion paternaliste appliquée au parc est jugée comme “molle”. Zombillénium a des besoins spécifiques et obligatoires. Francis Van Bloodt se voit attribuer un “cravateux”. La révolte grandit et la lutte est amorcée. Les syndicats militent contre les morts violentes. Par ailleurs, le personnel ne manque pas d’ingéniosité pour mettre des bâtons dans les roues de Bohémond Jaggar de Rochambaud.

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)°º•. Les rebondissements et surprises mettent en scène le burn out d’Aurélien. La mécanique scénaristique est huilée à la perfection. On découvre davantage l’environnement du parc. Ceux qui avaient trouvé le deuxième tome un peu moins bon devraient être ravis ; car oui, Gretchen est plus présente. Elle devient, avec Aurélien des personnages clefs. L’intrigue toujours fraîche prend du relief.
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Avec le personnel à vif, on y retrouve également une satire de notre société et de son rendement. Les allusions au monde de la finance, de l’entreprise, des conflits sociaux et du management de l’économie sont nombreuses. Et pourtant, le tout déborde d’humour à la fois humoristique… et caustique. Les dialogues sont cuisinés aux petits oignons.

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Control Freaks Zombillenium Arthur de Pins 01)°º•. Le talent de De Pins s’exerce sur les deux tableaux, scénario et illustrations. Les dessins vectoriels sont sublimes. Les expressions des visiteurs particulièrement réussies : Arthur De Pins s’appuie sur des photos prises dans les parcs d’attraction publiée sur le web.
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Ce tome est dans la continuité de la saga même s’il prend un virage plus sombre. Je suis amoureuse de cette série qui est une merveille d’humour noir. La fin est désastreuse… pour la patience des lecteurs ! Espérons qu’il mette peu de temps à publier la suite de ce fameux tome 3. (Rappelons les faits : 27 mois entre les parutions des tomes 2 et 3). Ce qui n’est point sûr étant donné qu’un projet parallèle d’adaptation sur grand écran devrait bientôt voir le jour, chapeauté par De Pins himself. (youhouh) Le teaser est à visionner ici.

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“Control freaks”, troisième tome de la saga Zombillénium d’Arthur De Pins devient légèrement plus sombre. L’agitation couve et tout le monde est sous tension. Si Gretchen & Aurélien sont au-devant de la scène pour ce volet, c’est le parc entier qui s’avère impliqué. Entre illustrations remarquables et scénario soigné, l’auteur nous offre une saga magistrale.

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Control Freaks Zombillenium Arthur de Pins 02 Control Freaks Zombillenium Arthur de Pins 05

Control Freaks Zombillenium Arthur de Pins 04 Control Freaks Zombillenium Arthur de Pins 03

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Souvenir de lecture : quand même… ce tome méritait bien toute cette attente !
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Dans le chaudron :
¤ Gretchen, tome 1
¤ Ressources humaines, tome 2
¤ Les annales du Disque-Monde de Terry Pratchett (pour de l’humour avec plein de créatures)

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Defi valeriacr0J’ai gagné ce tome durant le challenge Halloween orchestré par Hilde & Lou.
Cette relecture n’est pas ma sélection d’avril pour le défi Valériacr0 mais celle de Valeriane que j’ai accompagné en “lecture commune”.

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Iluze, Lasardine (La ronde des post-it) et Vladkergan (Vampirisme) ont assisté à la prise en otage du wagonnet.

CITRIQ

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CARRIGER Gail – Le protectorat de l’ombrelle ~ Sans âge, tome 5

29 octobre 2013 22 commentaires

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Sans age Gail Carriger Le protectorat de l ombrelle tome 5Titre : Sans âge (Le protectorat de l’ombrelle, tome 5)
Auteur : Gail CARRIGER
Plaisir de lectureetoile 5 Livre fantas… tique

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Alexia et Lord Maccon ont appris à vivre au sein de Londres, en tant que voisins intimes de Lord Akeldama. Alors que la vie est un long fleuve tranquille… sur des chapeaux de roues, Alexia reçoit une invitation à venir en Egypte par Matakara, la reine des vampires et la plus ancienne en activité. Cette dernière veut absolument rencontrer la légendaire paranaturelle et sa non moins légendaire fille.

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Sans age 01)°º•. Nous retrouvons les personnages deux ans après les derniers événements. Le couple Maccon offre une certaine stabilité… contrairement à la fille adoptive de Lord Akeldama. C’est une nouvelle aventure loufoque qui s’ouvre à nous : tous partent sur les traces du Fléau des Dieux dans une folle course-poursuite. Nous retrouvons tous les hurluberlus qui tournent autour d’Alexia : Ivy, Tunstell et leur famille, Mme Lefoux, Lord Akeldama mais aussi Lyall et Biffy. .

Alexia apparaît dans toute sa splendeur, comme femme qui s’assume. Nous sommes bien loin des premières lignes de la saga où elle entendait régulièrement le déroulement complet de la liste de ses défauts par sa mère. Ses menus “défauts” en sont devenus sa force. Elle n’entre toujours pas dans le moule mais grâce à son franc parler, elle fait ce que bon lui semble. Elle n’a pas l’air de regretter pour un sou sa vie épique.

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Sans age extrait

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Sans age 03)°º•. Ce voyage en Égypte laisse place à de nombreuses poilades très théâtrales notamment durant le voyage en bateau. Les moments sombres et plus drôles se succèdent pour nous emmener vers une fin touchante et un véritable happy end. Ce dernier volume en apothéose permet de mettre en scène tous les protagonistes croisés. Gail Carriger nous révèle la réponse de questions restées en suspens et nous donne ainsi une conclusion attendue. .

Vous n’en saurez pas plus car il m’est difficile de raconter sans spoiler. La série vaut vraiment le détour, notre lecture est fluide. La plume décalée crée un monde victorien où le steampunk trouve aisément sa place. Thé, ombrelle et éthérographe y prennent tout leur sens. Cette lecture est pleine de positivisme : la fraîcheur se retrouve dans toute situation, nous avons toujours des dialogues hauts en couleurs.

La série spin-off sur Prudence s’appelle “Finishing school” et devrait arriver en VF au premier trimestre 2015. Il était également question (mi 2012) des droits d’adaptation pour la télévision rachetés par la compagnie irlandaise Parallel Films mais aucune information n’a été officialisée depuis.

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“Sans âge” clôture une saga digne de ce nom. De la même trempe que les précédents, nous filons sur un autre continent pour une enquête à 200km/h. Gail Carriger fait monter tous ses personnages sur la scène et on ne résiste pas à les suivre une dernière fois. La fin proposée est on ne peut plus juste pour qui a pu apprécier la compagnie d’Alexia et toute sa clique.

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Sans age extraits .

Sans age 02

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Souvenir de lecture : Ses  » Non !  » à répétition.

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Dans le chaudron :
¤ Sans âme, tome 1
¤ Sans forme, tome 2
¤ Sans honte, tome 3
¤ Sans cœur, tome 4

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logo Halloween 2013logofindeserie

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Ce livre entre en ligne de mire du challenge Halloween et cet émouvant tome est aussi le dernier, voilà une affaire rondement menée pour mon défi Fin de Série.

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Book en stock (Phooka), Les lectures de Mylène, Nevertwhere, Nyx Shadow, Perdre une Plume, Ptite-boukinette (Azariel) ont aussi couru après la Miss.

CITRIQ

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Pics : #01 par Ulalah  ; #02 par BrrrGrrr ; #03 par Tilwen.

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NAIFEH Ted – Courtney Crumrin et les effroyables vacances, tome 4

2 octobre 2013 24 commentaires

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courtney crumrin et les effroyables vacancesTitre : Courtney Crumrin et les effroyables vacances
Auteur : Ted NAIFEH
Plaisir de lecturecoeur notation Livre avec entrée au Panthéon

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Aloysius Crumrin décide de partir en voyage et en emmène avec lui sa petite nièce. Ils réalisent une première escale en Roumanie où certains êtres ont faim d’amour : entre le cœur et la raison, les personnes balancent. Mais d’autres ont les idées bien ancrées, trop peut-être. En Allemagne, Courtney fait la connaissance d’un jeune homme dont le regard la bouleverse… elle se laisse doucement séduire par lui mais bien au risque de sa propre vie.
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)°º•. Les Crumrin rendent visite à Alexi Markovic, ami de l’oncle, sa fille Magda et son futur genre Petru. Courtney part en vacances et change d’environnement. Tu penses bien que jouer la touriste à prendre des photos lui va cinq minutes, mais très vite ce qu’elle aime, c’est le potin. Elle se mêle toujours de ce qui ne la regarde pas, surtout de ce qui ne la regarde pas.  Parlons franchement, Courtney est une fouineuse : elle est pleine de cynisme dans ses propos et elle ne mâche pas ses mots « il a l’empathie émotionnelle d’un charançon ».
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Les gens du voyage sont déjà rejetés mais les rumeurs qui courent sur leurs comptes ne vont pas aider à l’affaire. Les scènes se déroulent dans une Europe centrale très superstitieuse où seul le christianisme fait loi. Nous entendons parler de comptes-rendus de lycanthropie, de chasse infructueuse et d’un conte célèbre de la contrée. Le ton est donné : Courtney se jette immédiatement dans la gueule du loup.

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courtney crumrin et les effroyables vacances 04
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)°º•. J’apprécie toujours autant le personnage principal par lequel Ted Naifeh dresse la place de l’enfant-sorcier, ici entourée davantage encore des mythes et des contes populaires… mais en sont-ils vraiment ? L’auteur propose une belle variation autour de thèmes, il apporte sa propre vision tout en laissant le lecteur s’y faire une place. Le fantastique n’est pas merveilleux mais bien dangereux.
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La place du Mal et du Bien n’est plus si tangible. Les créatures surnaturelles ne sont pas foncièrement les plus méchantes. Les relations entre l’oncle et la nièce deviennent conflictuelles : cela rajoute du poids à la tristesse ambiante de ce tome. Ted Naifeh présente deux personnages sentimentalement blessés et pas de fin heureuse. Le passage des personnages les rattrape, la solitude se fait de plus en plus pesante.  Courtney écoute aux portes des secrets d’Aloysius et y apprend ses sacrifices. De plus grandes forces sont en mouvement en on sent ce combo à la dérive.  L’auteur nous rend chaque personnage attachant à sa façon.
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)°º•. Comme toujours, il existe une excellente synergie entre contenu écrit et illustrations : ils forment un tout cohérent, avec de la profondeur. Le travail d’orfèvre sur les dessins est à noter. Bien que la parution « couleur » de la série continue, je vous avoue que ma préférence va totalement au noir et blanc qui sait sublimer cette histoire et créer une richesse de sensations : clairs-obscurs, angles des corps, éclairage très particulier des objets et des personnes. Notons que l’apparition des bulles noires comme à chaque fois, n’est pas signe d’un avènement optimiste.

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« Courtney Crumrin et les effroyables vacances » nous entrainent en Europe centrale où Courtney se fourre encore dans de mauvaises situations, où Aloysius l’en extirpe in extremis. Malgré leurs intérets communs, ils s’enfoncent tous deux dans leur solitude et il est parfois bien difficile d’avancer au regard de son passé. Du même calibre que les trois tomes précédents, celui-ci propose la même finesse d’illustrations pour nous entrainer toujours plus loin dans un univers soigné.

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courtney crumrin et les effroyables vacances 01 courtney crumrin et les effroyables vacances 02

courtney crumrin et les effroyables vacances 03
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Dans le chaudron :
¤ Courtney Crumrin et les Choses de la nuit, tome 1
¤ Courtney Crumrin et l’assemblée des sorciers, tome 2
¤ Courtney Crumrin et le royaume de l’ombre, tome 3
¤ Courtney Crumrin et les effroyables vacances, tome 4
¤ Courtney Crumrin et le dernier sortilège, tome 6
¤ Courtney Crumrin : portrait du sorcier en jeune homme, premier hors série
¤ La ligue des gentlemen ordinaires, second hors série
¤ Gloomcookie
¤ Rencontre avec Ted Naifeh

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Souvenir de lecture : Avoir le cœur en peine avec-pour les personnages.

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Mercredi Bd Fantastique.
Cette lecture est une participation aux Mercredis Fantastiques en collaboration avec Mango, dans le cadre du challenge Halloween.

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Le livroblog (Hilde), Mes lectures de l’imaginaire (Olya), My Lou Book, Sous le feuillage (Laël) ont aussi joué une partie d’échecs avec lui.

CITRIQ

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CARRIGER Gail – Le protectorat de l’ombrelle ~ Sans cœur, tome 4

22 septembre 2013 19 commentaires

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Sans coeur Le protectorat de l ombrelle Gail CarrigerTitre : Sans cœur (Le protectorat de l’ombrelle, tome 4)
Auteur : Gail CARRIGER
Plaisir de lectureetoile 5 Livre fantas… tique

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La meute de Woolsey déménage au centre-ville de Londres. Alexia est prévenue d’une attaque de la Reine par une fantôme ; quelle est la véracité de cette menace ? Alexia doit non seulement gérer des problèmes dans sa sphère privée mais également en externe avec le BUR  – Bureau of Unnatural Registry. Les porcs-épics zombies jettent leur dévolu sur Lord Maccon et Geneviève Lefoux travaille jusqu’à l’épuisement. Malgré ses préoccupations, Alexia doit gérer toute la sphère londonienne, enfin presque.

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Malgré son état, Alexia Tarabotti doit continuer son enquête aussi naturellement que possible : ce n’est pas de tout repos ; son pragmatisme sera mis à toute épreuve. Mme Lefoux travaille d’arrache-pied sur sa nouvelle invention, Félicité la sœur d’Alexia rejoint le mouvement de révolte des femmes, Biffy jeune louveteau a bien du mal avec les cycles de la lune. Et pourtant, la meute de Woolsey se met en quatre pour éviter la foudre de sa femelle Alpha.
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Nous avons des révélations sur le passé de Lyall (haaan) et la création du protectorat de l’ombrelle devient plus tangible pour le lecteur. Porcs-épics zombies, vampires, loups garous, fantômes et machines steampunk sont au programme.

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Après quelques instants de réflexion, Alexia se leva avec peine et se dandina jusqu’au porte-parapluies pour prendre son ombrelle, qu’elle ouvrit et plaça pointe vers le bas, au centre de la pièce. Comme celle-ci était vraiment très petite, cette manœuvre prit toute la place restante.

Indiquant à Ivy de se lever, Alexia lui tendit la poignée et dit : « Fais tourner l’ombrelle trois fois et répète après moi : » Je protège au nom de la mode. J’accessoirise pour tous et chacun  La quête de la vérité est ma passion. Par la grande ombrelle, j’en fais le serment. » »

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Sans coeurAvec le Bur menacé, Alexia redouble d’activité. L’intrigue m’a semblé un brin plus captivante. Les différentes voies suivies par l’auteur – comme l’attaque imminente de la reine – permettent rebondissements, révélations et réactions des personnages. La règle des 3R (que je viens d’inventer pour ce livre) nous offre une plume fascinante. Cette dernière est très caustique et c’est un véritable délice d’en lire les nombreux sarcasmes : situations cocasses et moments attendrissants se mêlent. Je suis toujours époustouflée d’observer un dispersement durant l’histoire et de voir que tout se compile, s’imbrique parfaitement à la fin.

Steampunk et Angleterre victorienne sont deux éléments d’un décor qui sert à merveille ce récit. Ce tome est haut en couleurs, au même titre que ces prédécesseurs. On en veut encore !

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La femme fantôme en question était plutôt floue sur les bords et pas tout à fait cohérente au milieu non plus. Elle devait être proche de l’état de poltergeist.

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« Sans cœur » est un tome du même acabit que les précédents : nous retrouvons les personnages chers à notre cœur pour notre plus grand plaisir. Le déménagement implique une nouvelle donne. Tout le monde a l’air de s’être donné le mot pour mettre le chaos dans la vie d’Alexia. Heureusement, armée d’un fort pragmatisme et d’une superbe ombrelle, Alexia peut tout gérer. La preuve, elle s’y attèle ; quitte à passer tout Londres devant ses propres besoins. Voilà un tome bien rythmé aux révélations croustillantes.

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Sans coeur extraits

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Souvenir de lecture : Cette impression que malgré tout, Alexia gère facilement.

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Dans le chaudron :
¤ Sans âme, tome 1
¤ Sans forme, tome 2
¤ Sans honte, tome 3

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My summer of (SFFF) loveDefi valeriacr0Voilà encore une entrée par le challenge My summer of (SFFF) love : je crois que nous n’avons plus besoin de préciser l’amour qu’il existe entre Lord Maccon et Alexia.

Cette lecture est aussi le choix de Valeriane pour moi dans le cadre du défi Valeriacr0.

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Book en stock (Phooka), Le blog d’Hydromielle, Les lectures de Mylène, Les lectures de Nyx, Nevertwhere, Ptite boukinette, Rêve général (J.a.e_Lou) ont aussi suivi de près l’octomate.

CITRIQ

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Pic : Victorian lady par Parizadhe
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CARRIGER Gail – Le protectorat de l’ombrelle ~ Sans honte, tome 3

6 septembre 2013 41 commentaires

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Sans honte Gail Carriger Le protectorat de l ombrelle tome 3Titre : Sans honte (Le protectorat de l’ombrelle, tome 3)
Auteur : Gail CARRIGER
Plaisir de lectureetoile 5 Livre fantas… tique

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Chassée par son mari, Alexia n’a pas d’autre choix que de retourner chez sa mère. Elle doit faire face à sa daronne, à ses demi-sœurs et à leurs réflexions pas piquées des vers. Pour sublimer le tout, elle apprend par les journaux qu’elle est le scandale de l’année ; elle devient très convoitée par les vampires qu’elle doit fuir. Par-dessus le marché, elle est attaquée par des coccinelles mécaniques empoisonnées. C’est tout vu, Alexia quitte le pays.

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Sans honte 02J’avoue, le protectorat de l’ombrelle me manquait. Nous reprenons l’intrigue exactement où nous nous en étions arrêtés au tome 2 ; c’est l’occasion de nous donner quelques éléments de réponses (oui, on aimerait bien savoir, quand même). L’aventure emmène Alexia et sa clique en Italie en faisant une petite promenade chez les Templiers. Mystère et tasse à thé !

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Dans ce tome, aucun personnage n’a perdu de son piquant, les secondaires viennent au devant de la scène. Alexia – fidèle à elle-même et aux autres tomes – est accompagnée par Floote et la très-française Mme Lefoux. Lord Maccon présente la même lourdeur habituelle, voire un peu plus imbibée et se fait plutôt rare dans le récit même s’il n’est pas absent ; c’est pour cela que nous découvrirons davantage le Professeur Lyall dans ce volet. Du côté des absents, y figurera aussi Lord Akeldama malheureusement. Un drone (humain porte-clé qui sert un vampire) va disparaitre et c’est tout la société naturelle qui est en émoi.

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Sans honte 03Ce séjour dans la botte va donner des sueurs froides à Alexia : il faut dire qu’on y boit du café ! Comme les personnages font un petit tour dans l’hexagone, nous aurons le droit aux clichés des français moustachus mais ceux sur les italiens sont assez caustiques. L’intrigue est légère mais le lecteur de la saga est habitué et puis finalement, les personnages sont toujours aussi bien taillés. On fera face à une lutte politique et religieuse moins intéressante mais qui reste secondaire.

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Côté humour, ne nous sommes pas en reste avec des répliques qui font mouche, des dialogues qui se boivent comme du petit lait. Le récit est parsemé de nombreuses situations cocasses.  Couplé au second degré, Gail Carriger s’amuse dans le style désuet, époque victorienne teintée de steampunk, et on se prend au jeu.

Bon, et sinon, j’ai adoré un truc ; mais là tu surlignes avec ta souris ce spoiler uniquement si tu as lu les précédents tomes : le nom délicat du fœtus.

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« Sans honte » c’est la belle continuité d’une saga qui, si tu ne l’as pas attaqué, devrait te plaire. Les personnages sont toujours remplis d’humour so british et les situations ‘drôlesques’ s’enchainent. Pour peu que vous aimiez un peu l’époque victorienne, avec quelques éléments steampunk le tout pour agrémenter une histoire qui se déguste comme un bon friand, vous serez servis.

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Et voici plein de citations (au-delà de la décence)

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Sans honte citations

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Dans le chaudron :
¤ Sans âme, tome 1
¤ Sans forme, tome 2

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My summer of (SFFF) love

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Participation ô combien validée pour le challenge My summer of (SFFF) love ! Une des sagas qui sera la plus lu pour ce dernier. De la romance, des êtres surnaturels en veux-tu en voilà.

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Book en stock (Phooka), D’encre et de rêves (Morgana), Le rêve du renard (Yume), Les lectures de Mylène, Les lectures de Nyx, Mon coin lecture (Karine), Nevertwhere, Perdre une Plume, Ptite-boukinette, Rêve général (J.a.e_Lou) sont aussi parties bras dessus bras dessous avec Lefoux.

CITRIQ

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Pics : Lord Akeldama, Miss Hisselpenny par Rem.

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CARRIGER Gail – Le protectorat de l’ombrelle ~ Sans forme, tome 2

6 novembre 2012 53 commentaires

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Titre : Sans forme (Le protectorat de l’ombrelle, tome 2)
Auteur : Gail CARRIGER
Plaisir de lectureetoile 5 Livre fantas… tique

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Du haut de ses talons et sous son ombrelle, Alexia Tarabotti a pris du grade : la voilà maintenant « Mujah » au service de la Reine. Elle mène l’enquête pour découvrir pourquoi les pouvoirs des vampires et de loups garous sont ainsi annihilés. Elle va devoir mettre son nez dans les affaires de l’ancienne meute de Lord Maccon. Tout pourrait se passer à merveille, si elle ne devait pas se frotter à son épouvantable demi-sœur et subir le chatouillement de plumes des chapeaux d’Ivy.

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)°º•. Lord Maccon et Alexia Tarabotti travaillent maintenant et principalement en horaires décalés ; pourtant ils mènent une vie tranquille et… non, pas du tout en fait. Pour Alexia, il est temps de partir en Écosse, à bord d’un dirigeable. Elle va rencontrer des loups garous en kilt (ouhouh !), la meute de Kingair, l’ex de Lord Maccon (la meute, pas Kingair). Dans ce tome, nous faisons un petit tour dans le passé de Conall, avec fortes grandes révélations… ou pas.
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C’est avec une grande joie si bien dissimulée qu’Alexia n’ait d’autres choix que de partir avec Félicité, sa demi-sœur insupportable. Ivy l’accompagnera et avec elle ses délicieux couvre-chefs invraisemblables. Tunstell, le porte-clés et le fiancé officiel de cette dernière sera de la partie ainsi que le commandant Channing Channing des Chersterfield Channings.
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Nous ferons la connaissance de Mme Lefoux, une inventrice française, modeuse et aux autres talents bien cachés. J’ai un faible particulier pour elle car j’aime beaucoup son caractère et sa façon de vivre. J’ai été un peu déçue que Lyall, le second de Maccon et Lord Akeldama soient aussi en retrait alors qu’ils m’avaient charmés dans Sans âme.
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Les créatures surnaturelles souffrent d’une épidémie d’humanisation, ce qui va créer une tension relativement forte. Il va sans dire que le grand atout de cette saga est bien les interactions entre les personnages. Alexia menacée, que va-t-il se passer ?

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)°º•. La touche steampunk est indéniable, Gail Carriger en ajoute encore une couche grâce aux inventions de Mme Lefoux, ainsi que le dirigeable, symbole fort de ce genre littéraire. J’ai beaucoup apprécié l’ajout de l’éthérographe qui s’avère un moyen de communication plus fantasyien que le télégraphe.
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Les us et coutumes victoriens en prennent toujours plein la figure notamment quand on s’aperçoit que les bandelettes d’une momie deviennent l’apparat indispensable à toute personne de distinction.

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)°º•. Pour ce deuxième tome, nous retrouvons toutes les particularités de ces personnages hauts-en-couleur. J’apprécie tout particulièrement l’harmonie indéniable entre la brutalité des loups-garous et le raffinement des vampires. On y croise aussi quelques fantômes mais je vous  en laisse la surprise. J’aurai quand même aimé que les informations concernant le passé de Conall Maccon soient plus consistantes.
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Si j’avais beaucoup souri en lisant le premier volume, la bonne surprise quant au ton employé par Gail Carriger est un peu passée. L’intrigue est lente et au démarrage tardif pour finalement se résoudre assez vite. Les actions sont rares, le tout manque de dynamisme. J’aurai envie que l’auteur passe la seconde maintenant que nous sommes aux faits quant au caractère des personnages, de l’existence de sociétés secrètes et des ambiances victoriennes. Heureusement, on ne peut pas rester chagrin trop longtemps, car cette série a – heureusement – un fort potentiel.
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J’apprécie toujours ces dialogues plein de mordant, les réponses cinglantes et sarcastiques du personnage principal. Il n’y a pas à dire, l’humour british est très appréciable. La plume est terriblement distrayante. Notons que ce tome propose une fin (difficilement) soutenable. Par ailleurs, cette série se clôture en cinq tomes et une adaptation en manga est déjà en cours.

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Cette fois-ci, Alexia part en Ecosse à bord d’un dirigeable pour rencontrer des loups-garous en kilt. Il va sans dire que nous sommes très heureux de retrouver ces personnages aux caractères plus forts les uns que les autres. On est tout « joie » d’assister à leurs échanges peu piqués des vers. Il est conseillé de ne pas attendre trop d’actions pour ce tome car l’intrigue est lente au démarrage pour se conclure très rapidement. On continue de flotter dans un univers steampunk délicieux.

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)°º•. Biographie
Gail Carriger, était archéologue américaine avant de devenir une auteur de steampunk. Elle a commencé d’écrire pour s’évader et y a pris beaucoup de plaisir – et on la comprend !

Son magnifique site à découvrir.

Pour lire les premières pages de « Sans forme », c’est par ici.

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Dans le chaudron :
¤ Sans âme, tome 1

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Souvenir de lecture : Et pourtant j’avais déjà fait une pré sélection pour les citations !

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Elles ont été nombreuses à lire « Sans forme » : Book en stock (Dup & Phooka), Elemnium (Dehlya), Hydromielle, La p(ile) à l(ire) d’Hécléa, Les lectures de Mylène (Mycoton), Les lectures de Nyx, Mon coin lecture (Karine), Neverwhere (Vert), Perdre une Plume, Pluie de livres (Dexlivres), Ptite boukinette (Azariel), Terre des mille lieux (Anisedora), Un brin de lecture (Karline05).
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CITRIQ

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Un petit livre qui se plait pour le challenge Halloween et le défi steampunk.

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Pics : #01 Ivy par Poisonwillow ; #02 Mme Lefoux par Poisonwillow.

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MARTIN G.R.R. – Le trône de fer ~ L’ombre maléfique, tome 4

25 mars 2012 40 commentaires

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Titre : L’ombre maléfique (Le trône de fer, tome 4)
Auteur : G.R.R. MARTIN
Plaisir de lecture Livre sympa peu s’en faut

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Le royaume des sept couronnes se révèle toujours doté de quatre rois. Chaque camp veille à se fournir en armes et en stratagèmes. Robb porte la bannière des Stark lors des batailles alors que sa mère officie durant les négociations tandis que les sœurs sont séparément dans de beaux draps.  Stannis et Renly Baratheon, frères de feu le roi Robert se mangent le nez pendant que Joffrey a mis ses toutes petites fesses sur le trône de fer et se laisse guider comme un pantin par sa mère Cersei et le remplaçant de la main, Tyrion. Si les instruments de combat sont faits de pièces d’artillerie et de discours de belles langues, vous serez étonnés qu’on ait aussi recours à une magie puissante et ancienne.

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Nos préférences et nos antipathies se renforcent cruellement au cours de l’histoire. Au niveau des personnages, la famille Stark est complètement éclatée et si on se demande que va devenir Jon au-delà du mur, nous développons une véritable empathie pour Arya qui n’a plus de secret à cacher. Concernant Sansa, elle n’est pas au bout de ses surprises et elle se confronte à l’humiliation. Catelyn se retrouve mêlée aux histoires de Stannis & Renly.  Evidemment, je suis aussi toujours une grande fan de Tyrion et je trouve Theon plus qu’assommant. Brienne est un personnage tout nouveau qui entre dans le décor.
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Bien que la narration divisée permet de suivre l’histoire sur tous les fronts, nous arrivons à l’épuisement de certains points de vue. Si de prime abord, le découpage à la française des tomes VO pourrait être fautif, on se rend vite compte que G.R.R. Martin s’économise sur ses personnages mais aussi sur ses intrigues. Du coup, quand il arrive quelque chose – à la limite du personnage qui écrase un lézard – on pousse des onomatopées de satisfaction. Beaucoup de situations sont également sur le point d’exploser mais rien ne se produit. Il n’y a pas de suspense latent, on ressent beaucoup de frustration née d’une intrigue qui n’avance pas. Loin de moi l’idée maintenant d’avoir le coup de cœur de certains lecteurs, la saga me lasse doucement mais sûrement.
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Heureusement, les soupçons de magie nous aident à tenir et finalement nous donnent envie de savoir ce qu’il va se tramer. Le don de vervue est seulement énoncé et j’espère que l’auteur va développer ce concept car j’en ai l’esprit tout alléché. Notons que nous restons sur notre ‘fin’ tellement cliffhanger se présente-t-elle. Cette chronique est à la hauteur de mon engouement actuel pour cette saga : réduite.

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Pour L’ombre maléfique, armez-vous de patience car les personnages affûtent leurs armes chacun dans leur coin. Si vous l’êtes, peut-être se passera-t-il quelque chose… ou non. En attendant, ouvrez grands vos mirettes, il y a de la magie dans l’air.

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)°º•. Biographie

Né en 1948, G.R.R. Martin est tour à tour écrivain de science-fiction et fantasy, scénariste et producteur. Rarement gai dans ses écrits, il propose toujours une certaine mélancolie. Il a vendu plus de 7 millions d’exemplaires de son oeuvre « Le trône de fer » (A Song of Ice and Fire) dans le monde (donnée de mars 2010) et sans doute un peu frustré et énormément tenu en haleine autant voire plus de fans.

Le tome « A Clash of Kings » (dont sont issus en version française : La Bataille des rois, L’Ombre maléfique et L’Invincible Forteresse) a reçu le Prix Locus du meilleur roman de fantasy en 1999 et le Prix Ignotus du meilleur roman étranger en 2004.

Son site officiel, son blog, et « La garde de nuit » un site francophone tenu par des fans, très complet d’ailleurs.

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Dans le chaudron :
¤ Le trône de fer, tome 1
¤ Le donjon rouge, tome 2
¤ La bataille des rois, tome 3
¤ L’invincible forteresse, tome 5
¤ Intrigues à Port-Réal, tome 6
¤ L’épée de feu, tome 7
¤ Les noces pourpres, tome 8
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Souvenir de lecture : De la magie, encore, encore !

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Ce livre a été apprécié en lecture commune avec Phooka dont vous pouvez découvrir la chronique,  Eirilys, Emma666, Heclea & Neph. Sur la blogosphère, vous pouvez découvrir l’avis de Hydromielle.

CITRIQ

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Hop, une petite entrée au challenge Magie et Sorcellerie littéraire.

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Pics : #01 Melisandre of Asshai par Daenerys-M0d ; #02 Kings of Hearts : Renly Baratheon x Stannis Baratheon par SephyStabbity.

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CARRIGER Gail – Le protectorat de l’ombrelle ~ Sans âme, tome 1

20 mars 2012 69 commentaires

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Titre : Sans âme (Le protectorat de l’ombrelle, tome 1)
Auteur : Gail CARRIGER
Plaisir de lecture Livre fantas… tique

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XIXe siècle, à Londres. Mademoiselle Alexia Tarabotti n’a rien pour plaire à la société victorienne : des origines italiennes, un teint mat, un statut de vieille fille de 26 ans, la langue pas dans sa poche. Mais c’est le cadet de ses soucis car la Miss est aussi une sans âme ; elle est paranaturelle. Lors d’une énième bal où sa présence est requise, un vampire inconnu au bataillon l’attaque et y laisse sa peau – sur la pointe de l’ombrelle d’Alexia. C’est le drame, il s’est effondré sur une tarte à la mélasse – sa préférée ! – et elle se trouvait sans chaperon dans la bibliothèque.
La situation est suffisamment inextirpable pour ne pas avoir à se coltiner Lord Maccon, membre du BUR qui se doit de surveiller les allées et venues des créatures non-naturelles. Ce dernier suit Miss Tarabotti de près puisqu’elle a trouvé des indices et mène bien mener l’enquête, envers et contre tout ; surtout contre, tout contre Lord Maccon.

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)°º•. Alexia Tarabotti est un archétype à elle toute seule : époustouflante, intelligente, impétueuse et carrément culottée ; elle n’a pas la langue dans sa poche et est dotée d’une ombrelle en cuivre à pointe d’argent. Cette fille à la répartie implacable est issue d’une famille bourgeoise. Feu son père italien l’a laissée en plan avec sa mère hystérique pour seule famille, remariée avec Monsieur Loontwill et ses deux demi-sœurs. A 26 ans et toujours célibataire, Miss Tarabotti est considérée comme une vieille fille et ne rentre dans aucune case de la bonne société. A cela s’ajoute son statut de paranaturelle : elle est une suceuse d’âme. Il faut dire que le nombre d’exemplaires d’humains de cet état est très faible. Même si elle remplit toutes les conditions du statut de la femme steampunk ; elle ne tire pas dans les extrêmes : ni très forte/fragile ni hyper dévergondée ; elle est adroitement dessinée.

Lord Maccon, comte de Woolsey est membre du BUR (Bureau of Unnatural Registry). Au passage, il est aussi un loup-garou et même Alpha. Bien qu’il soit un tantinet farouche, il est plutôt bel homme au caractère bien trempé, un peu brutasse mais craquant avec son accent écossais. Ce personnage ne peut que ravir le lectorat en amour des poils. Si, c’est vrai.

Les échanges entre ce duo de choc et hautement hot sont réellement savoureux. Je suis assez friande de leur joute verbale pas piquée des vers.

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Bien sûr, ils ne seraient pas aussi bien assis dans leurs positions s’ils n’étaient pas bien entourés. Lyall est un Bêta, le bras droit de Lord Maccon. Intelligent, quelque peu décharné, il se révèle aussi être un pince-sans-rire. Du côté de Mademoiselle, Ivy Hisselpenny est une oreille attentive – mais qu’il ne faut point choquer – ; elle a pourtant un terrible mauvais goût vestimentaire et ses coiffes font pousser des cris d’effroi. Il y a également Lord Akeldama, vampire décalé coincé à l’époque rococo. Ce vampire maniéré est un grand ami d’Alexia et demeure un peu maniéré et terriblement gossip-eur. Il parle également en italique.

J’apprécie le caractère des personnages, le fait qu’ils soient hauts en couleur et surtout que certains soient poussés volontairement à la caricature. Les créatures fantastiques sont parmi nous : vampires, loups-garous, fantômes ; vous découvrirez aussi qui sont les drones, les porte-clés, le dewan et le potentat.

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)°º•. On se retrouve plongés dans un Londres victorien, au XIXe siècle et steampunk avec des pieuvres en cuivre à tout bout de champ, un automate, des dandys et gentlemen, des Dames aux toilettes apprêtées et le sacro-saint symbole, un dirigeable.
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Dans cette dictature des convenances, Gail Carriger sait très bien l’accent sur le comique de situation. C’est d’ailleurs pourquoi l’on apprécie tant l’héroïne qui est l’anti exemple de la femme aux bonnes manières et au physique charmant. Les situations dans laquelle elle se met donneraient le rose aux joues de toutes ces demoiselles : cocasses, décalées et insolites. Les mœurs du XIXe siècle sont très bien retranscrites et l’auteur en joue beaucoup.

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Plusieurs créatures sont également réunies dans ce livre. Elles sont plus ou moins acceptées parmi les humains. Des codes et des lois issus de leur hiérarchie (ruches pour les vampires, clans pour les loups-garous) mais aussi stipulés par l’existence de sociétés secrètes les régissent. Elles ont chacune leur territoire et doivent également faire face à l’existence d’individus « isolés ». Gail Carriger se gausse des mythes et les revisite intelligemment, notamment en intégrant ces paranaturels.

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)°º•. Dès les premières lignes, j’ai accroché. Il se dégageait une telle fraicheur des écrits que je n’ai pu que succomber. Ce livre présente une bonne barre d’humour avec des situations rocambolesques. L’humour so british a également tout pour me plaire : sarcasmes, ironie, réparties et second degré. Il va sans dire que le dosage entre l’humour et le raffinement est très bien dosé. Même si Gail Carriger s’amuse avec beaucoup de plaisanteries polissonnes prévisibles, il s’en dégage quand même une certaine retenue où la sensualité partage le podium avec la pudeur. Heureusement, si vous n’aimez pas les histoires sentimentales, nous ne versons pas totalement dans la fleur bleue.
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Cette romance est racontée de manière originale mais elle ne néglige pas l’aspect policier – bien que légèrement en retrait – ; les personnages trouvent des éléments d’enquête, les rebondissements sont plaisants et l’intrigue loufoque. Rien ne semble laissé au hasard grâce à la minutie d’écriture. Même si la fin est attendue, c’est pour tout autre chose que le dénouement qu’on s’embarque dans cette lecture. Les dialogues apportent également beaucoup de frivolité à l’histoire.
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Cette saga est une pentalogie et voit la parution du dernier tome VO ce printemps 2012 (contre la publication du tome 3 VF durant le même mois). Notons la très bonne traduction de Sylvie Denis qui a su accomplir un superbe travail de transposition où le texte ne faiblit pas et coule de lui-même.

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Plongez dans cette baguenauderie pour la légèreté, l’humour fripon et les créatures surnaturelles. Suivez Mademoiselle Alexia Tarabotti dans un Londres steampunk-é du XIXe siècle où elle va créer sa place dans la société et mener l’enquête… du bout de son ombrelle.

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)°º•. Biographie
Gail carriger,était archéologue américaine avant de devenir une auteur de steampunk. Elle a commencé d’écrire pour s’évader et y a pris beaucoup de plaisir – et on la comprend !

Son magnifique site à découvrir.

Pour lire les premières pages du roman, c’est par ici.

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Dans le chaudron :
¤ Sans forme, tome 2

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Souvenir de lecture : Moi, dans une prochaine vie, j’veux être une Mlle Tarabotti.

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Book en stock (Phooka), Elemnium (Dehlya), La p(ile) à (l)ire d’Heclea, Les carnets de Radicale, Les lectures de Cachou, L’étrange bibliothèque de Calenwen (Vert), Lire oui mais quoi (Yue Yin), Marque ta page (Pimpi), Mes lectures de l’imaginaire (Olya), Muti et ses livres, Perdre une plume, RSFblog (Lhisbeï), Sous le feuillage (Lael), Un brin de lecture (Karline05), Vampirisme (Vladkergan) ont certainement gloussé à un endroit ou un autre de ce livre.

CITRIQ

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Et hop ce petit roman entre aussi en compte pour le Challenge Winter Time Travel mais aussi pour le défi steampunk.

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Pics : #01 Parasol Protectorate Sketches par Terrizae ; #02 Soulless sketches par Ybeenormall ; #03 Conall Maccon par Poisonmillow ; #04 Parasol par Gail Carriger.

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DE PINS Arthur – Zombillénium ~ Gretchen, tome 1

28 août 2010 26 commentaires

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Titre : Gretchen (Zombillénium, tome 1)
Auteur : Arthur DE PINS
Plaisir de lecture : coeur notation Livre avec entrée au Panthéon
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Aurélien Zahner allait commettre un terrible acte avant de se faire renverser en voiture et d’en mourir. Le conducteur n’est autre que Francis Von Bloodt, le co-créateur de Zombillénium, un parc d’attraction machia

vélique. Il lui offre alors un contrat à durée indéterminée dans sa société. Aurélien, grâce à l’aide de Gretchen, une sorcière stagiaire va devoir faire face à la vie de bureau avec… des créatures diaboliques !

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)°º•. Niveau personnages, attention, chaud devant !
Arthur de Pins nous propose un superbe casting avec des gueules de star.
Côté fantastique, vous serez servi avec momie, vampire, loup-garou, sorcière, zombies et autres créatures diaboliques.
Il est tout à fait étonnant de les croiser dans ce contexte de vie de bureau, qui n’est point pour nous déplaire. Tout se déroule au parc de Zombillénium, qui se trouve aux alentours de Valenciennes.

Gretchen Webb est notre petite stagiaire au parc Zombillénium, une sorcière anglaise qui va fortement aider notre ami, Aurélien et qu’il vaut mieux avoir comme amie. Arthur de Pins nous ne ment pas, ce n’est pas un hasard si elle ressemble à Lisbeth Salander de Millénium (trilogie qu’il lisait en créant ce premier tome) et une amie à lui.

Aurélien Zahner est notre homme accidenté. On ne sait pas trop quelle créature maléfique mi-figue mi-raisin, représente-t-il au début. Embauché au stand de barpapa, il évoluera très vite pour se donner à presque 100% au train fantôme.

Francis Von Booldt, vampire de son état est directeur d’exploitation de Zombillénium et s’occupe des licenciements de la boite. Il est secondé par Blaise Canilhac un loup garou rattaché aux ressources humaines. Sont aussi présents Yves Belberthel, directeur artistique, Aton Noudjemet, momie du stand barbe à papa et Sirius Jefferson, squelette et délégué du personnel. On entendra parler aussi de Behemot, président et le créateur « suprême » de Zombillénium.

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)°º•.Tout a commencé pour Arthur de Pins lors de la réalisation de la couverture d’Halloween pour le magazine Spirou. Il a été cordialement invité à créer une BD qui reprendrait ces personnages.

Cette histoire fantastique renferme une grosse dose d’humour désopilant. L’action n’est pas en reste, l’histoire propose peu de sang mais beaucoup de suspense. Arthur de Pins joue avec les clichés et les clins d’œil à des références sont nombreux. Cette comédie sombre (décor, contexte, personnages et ce qui leur arrive) ne surfe pas uniquement sur les tendances du moment, à savoir les modes des loup-garou, zombie, vampire, personne gothique et sorcier mais notre cher illustrateur va plus loin, frisant la parodie sympathique.

Le scenario est séduisant et l’histoire démarre sur les chapeaux de roue.  Avec une telle brochette de personnages et un tel lieu de débauche (im)mortelle, on pourrait peut-être lui reprocher de ne pas aller plus loin dans le côté délirant mais n’oublions pas qu’il s’agit aussi d’un premier volume. Le tome Gretchen se révèle être un poil trop lisse et trop policé mais un très beau préambule à une série prometteuse.

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Comme je le disais, la bande dessinée présente un scénario bien léché et audacieux mais aussi un découpage dynamique et accrocheur. Toutes les illustrations ont été réalisées sous Illustrator 9 et uniquement par Arthur de Pins (pour mettre fin aux ragots) ; il précise par ailleurs que chaque planche demande un travail de trois jours à deux semaines.
Forcément, j’accroche beaucoup à son « trait » ou encore à ses illustrations appelées « sans trait », sans ce fameux trait noir de la bonne BD franco-belge. Bien que les détracteurs pensent qu’on ne peut faire du dessin qu’avec papier et crayon ; ce qu’Arthur de Pins nous offre est loin d’être sans saveur. Tout dépend des goûts et des couleurs mais la différence réside dans le savoir d’exprimer son opinion personnelle avec un « je n’aime pas, car… » plutôt que de clouer une généralité qui ne peut en être une avec un « c’est moche ». Les illustrations ne sont pas aussi riches que la couverture mais elles restent soignées, quelque peu « cartoon ». Certains pensent qu’il manque de couleurs, mais je trouve, au contraire, qu’il s’agit d’une envie de coller à l’ambiance et au thème proposés. Les vues d’ensemble et les détails sont finement réalisés.
Bref, je trouve le tout magnifique et cela fait bien longtemps que j’affectionne les travaux de notre cher auteur.

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Voilà, cela va sans dire que j’attendais plus qu’impatiemment la sortie de ce premier tome pour voir un peu ce que Monsieur avait dans le ventre, et j’adhère totalement.

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Le seul souci réside à se dire « quoi, la BD est déjà terminée ? Mais à quand le prochain tome ?! » Et bien, presque sans souci, on peut dire que le tome 2 est déjà réalisé et qu’Arthur de Pins a déjà des idées sur le tome 3. Il sait aussi comment l’histoire va se terminer mais ne sait pas de combien de tomes la série se composera.
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)°º•. Arthur de Pins est un jeune homme né en 1977 en Bretagne. Il a été publié dans le magazine Spirou, Max et Fluide Glacial. On le connaît essentiellement pour sa série à très grand succès, Péchés Mignons. Il est également l’illustrateur de certains « Osez… » et de l’anti-kamasutra à l’usage des gens normaux en collaboration avec Maïa Mazaurette.
Le site d’Arthur de Pins.

Le superbe site web  de Zombillénium est à découvrir si vous ne l’avez pas encore fait (han, pas bien)
Si le tome 2 est sorti un an après ce premier volume. Le tome 3 de Zombillénium sort le 8 novembre prochain !
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Et la petite vidéo de la promotion de la BD


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Post it personnel pour mon chéri : cette BD est à moi. A-m-o-i !
C’est simple, regardes, j’y ai écrit mon nom dessus.

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Souvenir lié à ma lecture : « mais le 27 août, c’est dans trop longtemps ! « 

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Pics : Dupuis ©

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BEAGLE Peter S. – Le rhinocéros qui citait Nietzsche

22 janvier 2009 7 commentaires

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Titre : Le rhinocéros qui citait Nietzsche
Auteur : Peter S. BEAGLE
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
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Le professeur Gottesman, grand philosophe, tombe nez à nez avec un rhinocéros indien dans un zoo. Ce dernier, bien qu’empestant le rhinocéros et en étant aussi encombrant, affirme être une licorne. Un jour, il se sauve du zoo, et décide de vivre chez notre cher professeur Gottesman. L’entente entre ces deux érudits va-t-elle perdurer ?

Lady Neville, lasse de ses propres bals invite la Mort à son ultime événement ; afin de se faire envier de tout Londres et de redonner un peu de piquant à sa morne vie. Malheureusement, la Mort n’esquisse pas quelques pas de danse sans aucun risque…

Farrell vit avec Lila. Une vie de couple banale, jusqu’au jour où Farrell se fait réveiller par un baiser un peu particulier de sa chère et tendre. Cette dernière se révèle être une louve-garou. Comment Farrell va-t-il réussir à composer avec cette petite particularité ?

Julie et Farrell décident de renouer leur amitié effilochée en visitant un musée de neuf francs six sous. Sous leurs yeux atterrés, la tapisserie du XVe siècle expose une licorne violente à la grâce de la virginité. Julie ne pense pas y arriver, jusqu’au moment où elle constate que la licorne n’est plus dans la tapisserie, elle a été sauvée ! Julie la ramène chez elle, auprès de PMC sa chatte allaitante, et de laquelle la licorne se nourrit de sérénité. Mais cela lui suffira-t-elle ?

Dans le prochain conte, se raconte l’histoire et l’existence des nagas. Sorte de serpent marin à 7 têtes. Malheureusement, leur apparition dans le monde humain est rare, mais ils peuvent aussi sensibles à l’amour que nous…

Jake et Sam sont des amis de longue date… Alors que leurs destins se retrouvent inlassablement, leur monde imparfait dans lesquels ils n’ont pu accomplir tous leurs rêves, prend fin à la mort de Sam. C’est alors que Jake découvre l’existence d’Emilia à l’enterrement de ce dernier. Ensemble, ils vont tenter de faire revenir les souvenirs de Sam, qui aurait pu, pourtant, un jour être un danseur…

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Je ne connaissais pas du tout cet auteur… Et j’avais tort ! Des personnages dont les défauts sont mis en avant, des thèmes universels (amour, amitié, découverte de soi,…) joliment investis et des créatures fantastiques sont autant d’ingrédients indispensables pour l’alchimie de ce livre. Les petites phrases légères et les autres humoristiques bercent la narration et nous entraine vers des petites histoires irrésistibles. Je n’ai qu’une chose à dire : encore !

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