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KAY Guy Gavriel – Tigane

08/05/2018 15 commentaires

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Couverture du livre Tigane de Guy Gavriel Kay

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Titre : Tigane
Auteur : Guy Gavriel Kay
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
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Brandin d’Ygrath et Alberico de Barbadior, deux puissants sorciers, se battent pour les provinces de la Palme. Fou de douleur de la perte de son fils lors d’une bataille, Brandin jette un maléfice sur Tigane : le nom disparait de la mémoire des gens. La résistance nait avec la formation d’un petit groupe de rebelles menés par Alessan. Ils cherchent à libérer la péninsule de ses deux occupants féroces.

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Pour ce récit, on suit les histoires de deux personnages, celle de Devin artiste d’une troupe itinérante et Dianora, membre de la Cour du roi d’Ygrath. Guy Gavriel Kay a la volonté d’intégrer des personnages « à bagages » : ils ont déjà vécu un bout de leur vie avant qu’on ne les rencontre dans le livre ; avec leurs aventures, leurs faiblesses et leurs blessures. Ceux-ci sont justes et non manichéens. Ceci dit, l’archétype du despote aurait mérité un peu de profondeur. Les rebelles sont forts et intelligents, mais cela ne s’avère pas un défaut et n’enlève rien au récit (il faut bien équilibrer les forces face aux oppresseurs).
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Comme pour mes précédentes lectures issues de la bibliographie de l’auteur, l’aspect qui m’intéresse le plus et que je trouve aussi le plus réussi se révèle être la complexité de l’être humain, pour lequel l’investissement se ressent véritablement.
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« Tigane » estampillée fantasy historique se base dans la péninsule italienne à l’époque de la Renaissance, foyer de rayonnement culturel et d’intrigues foisonnantes.
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Cette épopée prend des accents de roman de cape et d’épée. L’approfondissement de l’univers permet au lecteur de mieux s’en imprégner et d’entrer dans le cercle des contestataires. La magie ne sera présente que sous la quantité d’une pincée, davantage comme une métaphore qu’un poncif du genre.
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De par son disparition dans les mémoires, Tigane devient le témoignage de la destruction d’un pays, de l’annihilation d’une culture puis de la reconquête d’un territoire. Cette tragédie a des airs de chant de liberté, avec l’importance du patriotisme, du rôle de la mémoire et de l’art pour une nation. Elle apparait comme la quête de l’identité de tout un peuple.
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Et il ne faut rien de moins qu’une écriture fine, basée sur des recherches poussées et un scénario réfléchi pour une histoire convaincante. À travers les lignes, se dessine une certaine musicalité, qui donne tant de beauté à ce récit épique. J’en ai aimé la souplesse, tachetée par quelques traits mélancolie et qui se termine sur un dénouement fabuleux. Cette narration balaye la pensée unique et j’ai été surprise de repenser régulièrement à Devin et à l’articulation des actions de l’équipe à la recherche d’une grande partie de son identité.

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Mise en scène du livre "Tigane" écrit par Guy Gavriel Kay

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Gaëtan et LineTje (du blog Les Singes de l’Espace) ont aussi tendu l’oreille pour écouter la résonance de Tigane.

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FAYE Estelle – Les Seigneurs de Bohen

31/01/2018 20 commentaires

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Couverture de Les Seigneurs de Bohen d'Estelle Faye.
Titre
: Les Seigneurs de Bohen
Autrice : Estelle Faye
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Lire les premières pages

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L’empire de Bohen court à sa ruine. La chute sera provoquée par plusieurs individus qui n’ont pas pour vocation de sauver le monde. Alors que leur seule priorité est leur propre survie, les valeurs qu’ils défendent vont les emmener sur un chemin plus large.

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Par le talent de conteuse d’Estelle Faye, j’ai été séduite dès les premiers mots. C’est un nouvel univers qui s’ouvre et je suis bien en peine de pouvoir vous le résumer.
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Ce roman chorale se positionne sur des portraits d’humains réussis : Sorenz, Saint-Étoile, Maëve, Sigalit, Janosh, Wens, Lantane. Ils fonctionnent généralement par duo et ils s’avèrent tout en qualités et en défauts. On va essayer de comprendre les objectifs de chaque personnage qui se révèle engagé (comportements, valeurs et actions). Chaque destin va se croiser sur le principe de « la vie est une passion ». Si les protagonistes sont bien développés, les deuxièmes et troisièmes personnages sont inexistants.
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J’ai su apprécier l’importance de l’humain et de ses choix. Chaque personnage a une trajectoire différente et ne laisse pas le lecteur indifférent. J’ai aimé leurs cicatrices et leurs sacrifices, auréolés par la justesse des sentiments ; et parfois par des histoires d’amours.
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J’ai trouvé qu’il y avait quelques couacs sur le comportement des personnages où certains changent brutalement de direction, d’autres ont un comportement à risque sévèrement puni (de mort).
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Tout comme les personnages, l’univers est envoûtant. La magie ancestrale est hautement réprimandée. Cependant, l’autrice ne donnera aucune explication concernant cette magie, son existence, son interdiction, ses origines.

Il existe des mots défendus, des mots de pouvoirs utilisés par des sorciers ou des Morguennes. Un bestiaire s’anime : Morguennes, vouivres, goules, métamorphes, mercenaires, nonnes-soldates et bretteurs itinérants.

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Le récit est enivrant : on entre directement dans le vif du sujet, dans un monde dense. Rien n’est laissé au hasard, la plume est habile. On sent qu’Estelle Faye se balade. C’est comme regarder une saltimbanque qui danse : on est obnubilé par les mouvements du corps, des tissus qui volent et des bijoux qui tintent.
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Loin des clichés du genre, cette fantasy en un seul volume est originale car elle ne laisse pas une impression de linéarité. Le récit est percutant et s’apprécie comme dans la construction d’un puzzle.

Parfois, certains éléments clés semblent survolés et j’ai perdu aussi l’intrigue de vue dans le quotidien des personnages. Mais secrets et rebondissements parsèment l’histoire.
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L’ambiance est chargée en émotion ; l’oscillation entre le mal et le bien tout comme le mystère imprègnent les pages. L’écriture est pleine de sensualité, soignée et poétique. Des hales, des démones des tempêtes. Les hales semblaient patiner sur la neige, poussées par le vent, vêtues seulement de leurs longs cheveux blancs emmêlés.
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Estelle Faye peut décrire avec volupté une tenue vestimentaire composée de dix jupes, détailler les cheveux tressés en de multiples nattes, décrire les mouvements de l’eau ou l’empreinte de l’écorce d’un arbre sans jamais perdre son lecteur.

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L’autrice est accordée à son intrigue comme à un diapason. Le voyage est étonnant et détonant. Finir le livre, c’est aussi se priver de son univers. Je sais d’ores et déjà que je soumettrai « Les seigneurs de Bohen » à une relecture pour le plaisir.

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Les Seigneurs de Bohen, illustration de couverture par Marc SimonettiIllustration de couverture par Marc Simonetti

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Pour fêter la sixième année de son blog, Sia organisait un concours pour faire gagner son specimen.

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Lecture équitable : soutien aux petites maisons d'éditions

Il est de bon ton d’apposer ici le logo de soutien envers les petites maisons d’édition 🙂
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BlackWolf (Blog-O-Livre)Dup (Book en stock)Gilwen (Livrement vôtre), La LicorneLe culte d’Apophis, Les lectures de Marie JulietMay (The Books Howl), Phooka (Book en stock), Roz (Dans ma bibliothèque)Sia (encres & calames) ont aussi formulé des mots défendus.

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DELANEY Joseph – Le destin de l’Épouvanteur, tome 8

09/11/2017 6 commentaires

 

Couverture Le destin de l'épouvanteur de Joseph Delaney.

Titre : Le destin de l’Épouvanteur (L’Épouvanteur, tome 8)
Auteur : Joseph Delaney
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4, tome 5, tome 6, tome 7
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La guerre décime tout : le Comté est touché et la maison de l’Épouvanteur à Chipenden n’existe plus. Il ne reste plus qu’un seul livre, toute la bibliothèque a été détruite, l’ultime héritage pour les prochaines générations. Lizzie l’Osseuse a aussi été libérée.

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Le Comté est toujours en proie à la guerre. L’Épouvanteur, Tom et Alice décident de quitter l’île de Mona pour accoster en Irlande. Des mages malfaisants s’en prennent à eux et ils vont devoir gérer l’arrivée de la Lame du Destin.
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Ô combien il est difficile de parler de chaque tome de cette série sans spoiler !

Mes avis demeurent courts : ils me permettent de fixer mon impression dans ma découverte d’une saga, qui me semble, bien partie pour me plaire dans son entièreté.

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Ce voyage en Irlande qui arrive tout de suite après l’aventure relatée dans « Le cauchemar de l’Épouvanteur » est davantage un prétexte décoratif (et encore…) qu’un réel appui pour développer l’intrigue, ses intervenants ou l’ambiance et c’est bien dommage.
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Dans ce volume, l’Obscur prend toujours davantage de place et de la magie noire va être pratiquée.
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Tom Ward est toujours d’une grande naïveté : si cela peut paraitre touchant qu’il ne voit que le bien en chacune des personnes qu’il croise (ou recroise), c’est un peu étrange de voir qu’il n’a pas encore évolué sur ce point, à deux ans de la fin de son apprentissage.

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« Le destin de l’Épouvanteur » à découvrir car on y rencontre la Morrigan, le dieu Pan arrive dans notre monde, le Malin se rapproche de Tom, Alice va donner de sa personne et John Gregory va dire merci à une sorcière.

Pour cet épisode, la créature nouvelle que l’on découvre est un jaboteur… qui s’avère complètement inconnu par l’équipe. Aucune trace de cet hurluberlu dans aucun Bestiaire.
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Lecture conseillée à partir de 12 ans

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Fan art d'Alice Deane, sorcière de L'épouvanteur de Joseph Delaney

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Dans le chaudron :
Des univers fantasy estampillés jeunesse
¤ Harry Potter de J.K. Rowling
¤ Rose de Holly Webb
¤ Narnia de C.S. Lewis
¤ A la croisée des mondes de Philip Pullman
¤ Eragon de Christopher Paolini
¤ Cœur d’encre de Cornelia Funke

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logo challenge Halloween 2017.

Il était temps de lire un tome de la série de l’Épouvanteur pour le challenge Halloween ! Sinon, cette lecture aurait manqué, comme un ingrédient dans une potion.

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Illustration : fan art d’Alice Deane réalisé par David Galopim.

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DELANEY Joseph – Le cauchemar de l’Épouvanteur, tome 7

29/09/2017 5 commentaires

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Le cauchemar de l'épouvanteur, tome 7 de Joseph Delaney.

Titre : Le cauchemar de l’Épouvanteur (L’Épouvanteur, tome 7)
Auteur : Joseph Delaney
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4, tome 5, tome 6
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La guerre décime tout : le Comté est touché et la maison de l’Épouvanteur à Chipenden n’existe plus. Il ne reste plus qu’un seul livre, toute la bibliothèque a été détruite, l’ultime héritage pour les prochaines générations. Lizzie l’Osseuse a aussi été libérée.

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Les actions se déroulent sur l’île de Mona, gouvernée par le cruel Lord Barrule, les hallebardiers font front pour ne pas laisser passer l’Épouvanteur John Gregory et son apprenti Tom Ward.
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La libération de Lizzie l’Osseuse permet au lecteur de mieux la connaitre. Elle, son désir de vengeance et de grandeur.

Tom est une vraie tête brûlée et il continue aussi à désobéir à son Maître. Le secret d’Alice et de Tom a aussi été révélé. Le seul petit inconvénient que j’aimerai soulever est le vieillissement de l’apprenti qui ne se déroule pas à la même vitesse que son lectorat (parution d’un tome par an) ; mais ce n’en est pas réellement un (en vérité).

Dans « Le cauchemar de l’Épouvanteur », John Gregory vieilli d’un seul coup avec la perte irrémédiable de toutes ces informations retranscrites sur papier pour la transmission.

Comme habituellement, l’accent est mis sur une créature fantastique, ici le buggane. Elle est issue du folklore de l’île de Man. Dans l’histoire, il peut prendre n’importe quelle apparence bien que le plus souvent, il soit sous l’apparence d’un taureau noir ou d’un grand humanoïde velu.

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L’imagination de l’auteur ne s’essouffle pas et arrive à très bien rebondir après un sixième tome « Le sacrifice de l’épouvanteur » assez fulgurant. Le fil rouge est « seul, on n’est rien » et la saga se déguste bien évidemment dans son ensemble.

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Lizzie l'Osseuse du Cauchemar de l'épouvanteur de Joseph DelaneyLizzie l’Osseuse par Andrei Riabovitchev

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Dans le chaudron :
Des univers fantasy estampillés jeunesse
¤ Harry Potter de J.K. Rowling
¤ Rose de Holly Webb
¤ Narnia de C.S. Lewis
¤ A la croisée des mondes de Philip Pullman
¤ Eragon de Christopher Paolini
¤ Cœur d’encre de Cornelia Funke

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Logo défi Valériacr0Cette lecture est ma sélection pour le mois de septembre, effectuée par ma co-détenue Valériane dans le cadre de notre défi Valériacr0.

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DELANEY Joseph – Le sacrifice de l’Épouvanteur, tome 6

06/09/2017 11 commentaires

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Couverture Le sacrifice de l'épouvanteur de Joseph Delaney

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Titre : Le sacrifice de l’Épouvanteur (L’Épouvanteur, tome 6)
Auteur : Joseph Delaney
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4, tome 5
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Tom Ward se doit de protéger le Comté. Pourtant, sa mère, exilée en Grèce souhaite qu’il vienne arrêter le fléau montant. Les clans Deane, Mouldheel et Malkin se lient pour ce projet d’envergure. Bill Arkwright participe aussi. Et pourtant, John Gregory ne souhaite pas collaborer.

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La créature du nom d’Ordinn est une déesse pouvant prendre le corps d’une femme et celui d’une salamandre. Elle apparait tous les 7 ans en Grèce pour venir réclamer son dû : du sang !

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Les ménades ne s’aventurent presque jamais en dehors de leur pays d’origine, la Grèce. Elles vivent en petits groupes dans des lieux sauvages. Elles vénèrent une déesse assoiffée de sang appelée l’Ordinn. Elles tirent leur pouvoir d’un mélange de vin et de chair crue qui les fait entrer dans une transe meurtrière jusqu’à ce qu’elles trouvent une victime.

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Avec ce tome, les personnages quittent Chipenden pour aller faire un petit tour en Grèce. « Le sacrifice de l’épouvanteur » marque un tournant : Tom devient une arme pour sa mère et servir ses intentions.

Ce volet est plus sombre car les scènes sont plus dures et il comprend aussi des morts assez violentes.

Comme toujours l’écriture est fluide et limpide, les tomes se dévorent comme des petits pains. Ici, la bataille prend beaucoup du récit (logique). L’idée évoquée est celle du « combat perpétuel » et le fait qu’on ait tous une part d’obscur cachée en nous.

La lecture est conseillée à partir de 12 ans

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La lueur d’un éclair me révéla mon ennemie : une grande femme maigre vêtue d’une longue robe trempée par la pluie, les cheveux noués derrière la nuque, une grimace haineuse sur le visage. Des bandes de cuir enroulées autour de ses pieds lui tenaient lieu de chaussures. De la main gauche, elle brandissait un grand couteau.

« Voilà donc à quoi ressemble une ménade », me dis-je.

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Fan art Tom et John de l'épouvanteur de Joseph Delaneysource inconnue

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Dans le chaudron :
Des univers fantasy estampillés jeunesse
¤ Harry Potter de J.K. Rowling
¤ Rose de Holly Webb
¤ Narnia de C.S. Lewis
¤ A la croisée des mondes de Philip Pullman
¤ Eragon de Christopher Paolini
¤ Cœur d’encre de Cornelia Funke

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KURTZ Katherine – La trilogie des rois

28/08/2017 8 commentaires

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Couverture de la trilogie des rois écrite par Katherine KurtzTitre : La trilogie des rois (roi de folie, roi de douleur, roi de mort)
Autrice : Katherine Kurtz
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
La trilogie des magiciens, La trilogie du roi Kelson
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903, la Maison Festil règne sur le Royaume de Gwynedd. Le coup d’État fomenté il y a deux siècles a permis d’éjecter du trône les Haldane : c’est l’avènement des Derynis. Le Roi siégeant ne fait pas l’unanimité, Camber décide de se retirer de la cour d’Imre.

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Quand j’ai commencé la trilogie, une immense joie s’est déversée : je repartais dans l’univers des Derynis mais sur une toile – presque – toute neuve car j’allais parcourir le passé de Kelson, 200 ans avant sa naissance.

 

Le récit s’ouvre sur le Royaume sur lequel règnent les Festil. Je ne pensais pas que la trilogie serait elle aussi sur la lignée Haldane car l’ensemble de ces trois tomes est une réponse aux rois festilliens et la débâcle derynie.

 

Ô élément très attendu – le principal pour moi – j’allais rencontrer Camber ! Saint Camber et toute la légende qui en découle. Et je fus surprise : Camber est bien vivant mais il a déjà 57 ans.
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Camber MacRorie est le septième comte de Culdi. Érudit et juriste, il est aussi fonctionnaire à la retraite. Camber est un personnage principal, comme ses enfants et leurs compagnons – Evaine, Rhys, Joram. Nous faisons aussi la rencontre de Megan la reine, de l’archevêque Anscom, du prêtre Cullen mais aussi du roi Cinhil, dernier membre de la lignée Haldane que j’ai d’ailleurs beaucoup moins apprécié que la clique derynie qui l’aide.
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Si j’ai adoré la trilogie des magiciens, j’avais été déçue par la trilogie du roi Kelson car Katherine Kurtz y développait une intrigue que je jugeais trop émaillée de facilités. Pour cette série, je trouve que l’autrice est plus en forme : une richesse question rebondissements et des intrigues politiques intéressantes à suivre ; il y a moins de prévisibilité.

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Dans ce moyen-âge alternatif, on découvre le quotidien médiéval avec la latence de réponse en termes de communication, du froid qui s’insère dans les habitats venteux et dans les relations houleuses.

Les situations dérapent vite et on voit l’être humain dans ses pires travers. Côté personnages, les femmes ne sont pas très réussies : elles sont parfaites, mais toujours au second plan. Enfin, la hiérarchie ecclésiastique est très présente et on comprend très vite que Katherine Kurtz communique sa foi. Dans les éléments un peu dommageables, sur une question de forme, je suis encore fortement agacée de découvrir tant de fautes dans l’édition de Pocket : erreurs de traduction, mauvais prénom utilisé, et descriptions modulées (un manteau peut être bleu pour devenir rouge trois lignes plus loin).

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En plus de sa rencontre, découvrir la personnalité de Camber a été une agréable surprise. J’ai également aimé retrouver des éléments de la magie des Derynis : polymorphisme, portails de transferts, cubes mobilse et communication à distance. Le don de soi est le thème principal et les revers de vie de certains personnages leur confèrent une admiration certaine de la part du lectorat.
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Je suis étonnée de découvrir que Katherine Kurtz oppose humains et Derynis. Jusqu’alors, les Derynis étaient des humains avec des pouvoirs. Ici, elle appuie fortement sur cette distinction.

 

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Dans le chaudron :
Grandes fresques en fantasy
¤ La couronne des sept royaumes de David B. Coe
¤ L’assassin royal et Les aventuriers de la mer de Robin Hobb
¤ La tapisserie de Fionavar de Guy Gavriel Kay

Challenge littéraire : pavé de l'été.

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Voilà mon premier pavé de l’été pour le challenge de Brize, qui se constitue de 1251 pages de texte brut.

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EDDINGS Leigh & David – La rédemption d’Althalus

02/12/2016 10 commentaires

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les-yeux-d-emeraude-david-et-leigh-eddings-la-redemption-d-althalus-tome-1les-trois-grimoires-eddings-la-redemption-d-althalus-tome-2Titre : La rédemption d’Althalus (Les yeux d’Émeraude, Les trois grimoires)
Auteurs : Leigh et David Eddings
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa
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Althalus est voleur et sa profession le précède. Il décide de détrousser des nobles sis au sud des montagnes. En route, il fait halte chez un ami tavernier. On n lui propose un contrat : récupérer le grimoire de Deiwos qui se trouve à « la Maison au Bout du Monde ». Il sera couvert d’or s’il réussit à le ramener. Sauf qu’il ne s’attendait pas à découvrir l’âme qui se trouvait dans cette maison d’apparence abandonnée.

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— Et si on mangeait du poisson au dîner de ce soir ?
— On en a déjà mangé hier soir, et le soir d’avant.
— Et alors ? J’aime le poisson, pas toi ?
— Je n’ai rien contre, mais on s’en lasse un peu après en avoir mangé trois fois par jour trois semaines d’affilée.
— Tu n’as qu’à préparer ton propre souper !
— Tu sais très bien que j’en suis encore incapable.
— Dans ce cas, je suppose que tu devras manger ce que je ferai apparaitre sur la table.
— Du poisson ?
— Quelle merveilleuse idée, Althalus ! Je suis ravie que tu y aies pensé !

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« La rédemption d’Althalus » a été traduit en deux volumes en français titrés « Les yeux d’Émeraude » et « Les trois grimoires ». On pourrait aisément qualifier de « classique » cette œuvre de high fantasy.

Quand on connait la patte eddingisienne, on sait qu’on arrive dans un roman confortable. La lecture est aisée mais manque un peu d’imprévisibilité. Le couple Eddings prend le soin de boucler la boucle développée dans cette histoire. Lire la suite…