Accueil > COSTE Nadia > COSTE Nadia – Fedeylins, les rives du monde

COSTE Nadia – Fedeylins, les rives du monde

.

Titre : Les rives du monde (Fedeylins, tome 1)
Auteur : Nadia COSTE
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon

.

Ouf ! Ca y est. Il vient d’arriver sur la berge… Après le déchirement de sa bulle, il a eu du mal à ne pas se noyer au fond de la mare. Maintenant il a rejoint son Monde. Cahyl. Oui, Cahyl se prénomme-t-il. Après son premier bain, Cahyl va se présenter aux Pères Fondateurs. Ces derniers vont lui indiquer sa caste, rôle indéniablement important au sein de leur société. Une marque sur l’os derrière l’oreille gauche lie chaque fedeylin à son destin. Et Cahyl est presque comme tout fedeylin, mais c’est ce presque qui fera de lui tout une différence. Cahyl est un non-marqué.

.
.

)°º•. Les fedeylins sont des petits êtres hauts de quelques centimètres. Ils habitent au bord de la mare, leur Monde. Ils deux ennemis principaux : les migrateurs, ces horribles monstres volants blancs et noirs et les gorderives, avec leur bouche spectaculaire. Avec ces derniers, un pacte de non agression a été signé il y a de cela plus de 300 ans. Leur société s’organise autour de mères pondeuses. Les bulles déposées sur le lotus de ponte sont fécondées par les cinq Pères Fondateurs. Après cinq ans de maturité, les bulles se fendent et les petits larveylins rejoignent coûte que coûte le rivage. Les pertes entre les bulles non fécondées et les larveylins qui se noient sont importantes. Grâce à leur marque, ils sont répartis dans l’une des cinq castes : récolteurs, bâtisseurs, prieurs, transmetteurs et créateurs. Dans cette société réglée comme du papier à musique, chacun a un rôle défini, un destin tracé depuis que leur marque a été apposée. Leur vie est remplie d’embûches : en plus des attaques des migrateurs, ils doivent supporter les rigoureux hivers. Au rythme de Dor, et des lunes blanche et rousse, Nooma et Olyne ; les fedeylins accomplissent leur destin. Les larveylins deviendront des mudeylins pour plus tard, devenir les adultes fedeylins. Mais les tragédies, comme les moments d’allégresse, tout est à vivre. Tout est à accepter. Etre fedeylin, c’est accepter.
.

Cahyl est un petit mâle très éveillé. C’est par ses mots, ses paroles, ses pensées que nous découvrirons le Monde. Pas facile de se noyer dans la masse quand l’élément le plus important de notre identité manque à l’appel. De nature plutôt posée, Cahyl possède un caractère agréable, sa vision des choses est relativement juste et il se met sans cesse en question. C’est grâce à sa fine intelligence qu’il va pouvoir naviguer dans ces eaux troubles.
.

Cahyl partage son secret avec sa famille, sa mère Delyndha et ses sœurs (plus vieilles d’une ponte) Andara et Melyna. Cahyl, seul enfant de Delyndha né lors de la dernière ponte, se sent et est exclu de la société : les autres fedeylins trouvent son comportement étrange. Bien qu’aucun ne soit son ami, il est un peu plus proche de Dhimel et Brevael, ses voisins, et plus tard d’Alwin, de Wardan et de Naïlys. Lors de la cérémonie des bulles, le Père Fondateur l’a envoyé à la caste des transmetteurs : a-t-il caché la non-marque de Cahyl ou s’est-il trompé ? Pour sa survie, Cahyl va devoir se fondre dans un fonctionnement où il ne pense pas avoir sa place. Qu’arrivera-t-il à la cérémonie du Mudeylin ? Les Pères Fondateurs se rendront-ils compte qu’il est imposteur ? Quel chemin suivra-t-il pour ce destin déjà scellé ?
.

Cependant, ce n’est qu’auprès de Glark, un ami bien étrange, qu’il se sent un peu « lui ». Il partage avec Glark ses ennuis, ses tracas, ses joies et une confiance mutuelle. Glark a trois pompons au bout de ces bras ; il a cet aspect gluant un peu repoussant et une large bouche qui pourrait s’étendre de l’oreille droite à gauche s’il en était muni. Glark et Cahyl sont différents mais une amitié forte grandit entre eux. Néanmoins, les rencontres avec Glark devront rester secrètes si Cahyl veut passer inaperçu.

.
.

)°º•. Les personnages demeurent « humains », nous ne sommes pas dans une fantasy avec des héros super-musclés et des princesses super-gaulées. Ils sont complexes, pas stéréotypés et évoluent véritablement au sein de ce premier tome. Comment ne pas tomber amoureux d’êtres dont on imagine aisément leur aspect duveteux, leur peau de soie et leurs ailes de mousseline ?
Une des plus grandes forces de ce livre est que Cahyl, notre personnage principal est là, bien réel et non pas niais ni trop enfantin. On se délivre un peu de ces livres jeunesse qui impliquent et s’enferment dans un carcan avec des enfants que nous trouvons peu dégourdis, un poil trop innocents et pas assez réalistes. Ses réactions sont étroitement liées à son expérience. Son caractère est savamment dosé, on ne peut être que compatissant à son égard.
.

L’originalité de ces larveylins est qu’ils naissent certes avec un inné mais aussi un acquis indéniable grâce aux Pères Fondateurs qui leur enseignent les connaissances de leur peuple dès que leur bulle est fécondée. A travers les yeux de Cahyl, nous prenons connaissance des mœurs de cette société dictatrice de bonheur. Cette structure sociale est divisée en castes et est en perpétuelle survie. De nombreux thèmes sont abordés dans ce livre : la différence, l’affiliation, l’amour, l’amitié, la violence, la recherche d’identité, le destin.
Tout est conté naturellement, avec cette facilité d’accéder à leur quotidien, d’effleurer des mystères, de comprendre cette empathie et de toucher un peu leur bonheur.
.

Cette histoire nous est racontée à la première personne, Cahyl en est notre narrateur. Le rythme appréciable nous permet de tâtonner et de connaître le Monde grâce à Cahyl. On s’accroche aux pages, on a peur au coin du papier et on palpite à l’unisson avec le cœur de Cahyl. La plume de Nadia Coste est fluide, posée et efficace. Un équilibre se développe entre descriptions et action, le récit fait preuve d’une grande profondeur.

.
Pour ce livre, je n’ai pas ressenti les désavantages d’un livre jeunesse avec un jeune personnage un poil trop naïf, une quête trop abracadabrante et des épreuves aisément relevées. Peut-être cela est-il dû à la volonté de Nadia Coste de se diriger d’abord vers l’écriture d’un roman pour adultes. Et enfin (et ô soupir de satisfaction), ce premier tome d’une tétralogie n’est PAS un tome d’introduction. On a beaucoup à se mettre sous la dent et c’est pour notre plus grande joie. Nadia Coste ne frustre pas le lecteur en lui baratinant des petites péripéties bénignes, elle dessine une trame générale et nous y implique dès les premières pages. Aussitôt la naissance de Cahyl… on entre dans le bain ! On s’attache irrémédiablement à lui.
J’aimerai tant vous décrire tout ce qu’il m’a plu, m’attarder sur les détails savoureux, les petits plus où se cache peut-être un secret. Mais autant tout garder secret et vous laisser le plaisir d’une lecture intacte. Vous l’aurez compris, ce premier tome est un très gros coup de cœur !

.
Ce tome est découpé en courts chapitres, très appréciables. Chaque début de partie propose un extrait des textes de principes, de philosophie ou d’Histoire des Fedeylins. Ce manuscrit a été bêta-lu par le collectif CoCyclics. La saga ne compte pas moins de 2,5 millions de signes, pas moins de 4 tomes, tous déjà écrits et a connu en vérité 8 versions.
Ce livre est à paraître pour le 10 mars 2011. Le tome 2 « Aux bords du mal » sortira en octobre 2011, le tome 3 « Sous la surface » pour mars 2012 et le dernier « L’ombre des Pères » pour octobre 2012. Il va falloir être patient !

.
.

)°º•. Biographie
Nadia Coste a 31 ans et est maman de trois « larveylins ». Après sa mauvaise expérience d’un IUT métiers du livre, elle se tourne vers des études de commerce et intègre un service administratif de banque. Lors de ses loisirs, elle découvre la fantasy par son auteur préférée, Robin Hobb. L’écriture fait alors partie intégrante de sa vie. Nadia Coste commence à attaquer un sérieux sujet en 2004, les Fedeylins. Après six ans de réécriture, les éditions Gründ décident de la suivre dans cette aventure. La magnifique couverture est de David Revoy.
Son blog, le site officiel.

.
.

)°º•. Extrait
.

.

————————————————-~*

.

Dans le chaudron :
¤ Aux bords du mal, tome 2
¤ Sous la surface, tome 3
¤ L’ombre des pères, tome 4
¤ Langue de chat, interview de Nadia Coste

.
Souvenir lié à cette lecture
: J’étais en phase, j’avais envie de douceur pas d’horribles zombies (pour une fois !). Prête à accueillir ce roman, et à m’y plonger littéralement dedans. Les pages ont défilé, défilé… Comment, c’est déjà terminé ?

Un autre avis disponible chez Book en Stock (Dup).
..

Cette lecture a été réalisée en partenariat avec les éditions Gründ.
.

Un superbe service presse…
Mes graines de lotus, poussent, poussent, mais n’ont pas toujours « éclos » 🙂
.

.

Pics : #01 Green Elf par Laiquendi ; #02 Water Lily Fairy par Irenbel ; #03 Photo du service presse reçu.

.

  1. 21/01/2011 à 12:17 | #1

    Rhooooooooooo, je vais envier Dup qui a reçu ce livre vu ce que tu en dis!!!!

  2. 21/01/2011 à 12:54 | #3

    Haaaaaaaaaaaaaan il

  3. 21/01/2011 à 12:54 | #4

    je recommence … Hannnnnnnnnnnnnnn il a l’air bien ,j’espère le recevoir très vite très vite ^^

  4. 21/01/2011 à 13:39 | #6

    Ouh, il a l’air vraiment alléchant ce livre :p J’en avais entendu par Vert qui avait aussi été contactée par ce partenariat, mais elle n’a pas donné suite.

    Vu ce que tu en dis, c’est dommage ^^

  5. 21/01/2011 à 13:46 | #8

    han mais c’est terrible tu l’as déjà fini (tu me le prêtes :P)
    déjà quand j’ai vu la photo chez Dup il me faisait envie rien qu’à la couverture, mais avec ton avis, il n’y a plus qu’à le rajouter dans ma wish!
    rohlala je suis jalouse 😛

    • 21/01/2011 à 18:21 | #9

      Oh, quand même ! Il est arrivé lundi et il ne fait que 400 pages. Je te le prête si tu viens le chercher en main propre :D Avant demain en plus, car une copine risque de repartir avec ;)

  6. 21/01/2011 à 20:48 | #10

    ahahahaahahah ! Il me le faut ! Tu es trop convaincante !!! Et MERCI pour toutes tes idées, je les ai mis à jour ici http://www.audouchoc.com/article-liste-albums-scenarises-ou-et-dessines-par-une-femme-65344417.html

  7. 22/01/2011 à 15:09 | #12

    Ah, c’est ma foi très tentant, ce livre. Je n’en avais pas encore entendu parler, ou alors de façon pas super marquante. Noté, donc.

    • 24/01/2011 à 17:03 | #13

      Nous sommes plusieurs à avoir reçu ce SP, d'autres chroniques devraient arriver... J'ai une copine à qui je viens de lui prêter, l'a avalé en une journée !

  8. 23/01/2011 à 11:55 | #14

    Il me tarde sa sortie en librairies 🙂 Je viens de le noter sur une feuille pour ne pas l’oublier (avant de le noter sur ma LAL sur le blog)

  9. 23/01/2011 à 13:12 | #16

    Ouh ça m’a l’air très bien! Ta critique fait ressortir la poésie et la violence de l’histoire.
    Intriguant…

  10. 28/01/2011 à 14:55 | #18

    Intéressant ^^. Je note ;).

    • 28/01/2011 à 17:22 | #19

      Ouh, je me rends compte qu'il ne sort encore que dans un bon mois.

  11. 28/02/2011 à 14:48 | #20

    Les avis que j’ai pu lire sont tous hyper positifs… le tien l’est tout autant ^^ Merci de nous faire partager tes ressentis et de nous donner la chance de le gagner… je vais envoyer ma participation 🙂

  12. 01/02/2013 à 13:46 | #22

    Ton avis me convainc totalement, et ça tombe bien, je vais rencontrer l’auteur demain, de quoi faire d’une pierre deux coups! Merci pour cet avis 🙂 bises

  1. 22/01/2011 à 08:09 | #1
  2. 18/02/2011 à 23:12 | #2
  3. 20/02/2011 à 17:58 | #3
  4. 23/02/2011 à 07:06 | #4
  5. 18/04/2011 à 17:13 | #5
  6. 13/09/2011 à 07:22 | #6
  7. 27/09/2011 à 14:57 | #7
  8. 31/12/2011 à 08:52 | #8
  9. 30/03/2012 à 07:22 | #9
  10. 02/04/2012 à 07:12 | #10
  11. 17/04/2012 à 07:07 | #11
  12. 30/12/2012 à 15:09 | #12
  13. 20/01/2013 à 16:51 | #13
  14. 25/01/2013 à 07:23 | #14
  15. 07/04/2013 à 15:37 | #15
  16. 18/03/2014 à 08:48 | #16
  17. 09/07/2015 à 18:53 | #17