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GREGORY Daryl – L’éducation de Stony Mayhall

11/06/2018 9 commentaires

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Couverture du roman "L'éducation de Stony Mayhall" écrit par Daryl Gregory et publié aux éditions PocketTitre : L’éducation de Stony Mayhall
Auteur : Daryl Gregory
Plaisir de lecture Livre fantas… tique

Lire les premières pages

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Alors que Wanda effectue un trajet en voiture remplie de ses trois filles, Alice, Chelsea et Junie, elle est obligée de s’arrêter à un passage enneigé car un cadavre l’empêche de passer. Alors qu’elle le dégage, elle découvre serré contre le corps, un bébé qui remue. Ramené à la ferme, Wanda l’adopte et l’on suit alors dans sa vie, cet être surnommé Stony.

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Comment ? Je n’avais pas encore lu ce magnifique titre, dites-vous ?

Il est vrai que je l’avais repéré à sa sortie. Et puis j’ai attendu au point d’assister à la parution au format poche. Et puis j’ai décidé de patienter encore avant que Valériane ne me l’offre pour mon anniversaire en janvier dernier. Je savais qu’il s’agissait d’un indispensable (un must have… ou un must-read) et je pense que cela me réconfortait d’avoir une telle pièce dans ma liste d’envies. Quitte à faire différemment, j’ai aussi lu en ordre antéchronologique la bibliographie de l’auteur : « Nous allons tous très bien, merci » et « Afterparty ».

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Dans la littérature zombie, accéder au point de vue du zombie est un type de narration plusieurs fois abordé. Ceux que j’ai lus : Melanie (Celle qui a tous les dons), Andy (Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour), Maddy (Zombies don’t cry), R. (Vivants) et Johannes van der Linden (Zombie Nostalgie).

De mes lectures, je pense que c’est Stony le plus convaincant car on le suit dès les premiers instants et sur une longue période. De plus, l’atypisme se focalise sur l’aspect plus psychologique des zombies.

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Le livre se compose de plusieurs parties, en commençant par celle où il va évoluer au sein de sa famille monoparentale composée de trois sœurs mais aussi avec son voisin du même âge, Kwang. On poursuit avec la deuxième partie où Stony est « poussé » de sa vie reculée à cause d’un drame pour rencontrer une communauté où il y sert ses valeurs. La tonalité s’assombrit au fil des parties.
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Stony grandit avec tous les affres et les petits bonheurs de la vie ; il est choyé par une famille aimante. Son enfance peut être qualifiée heureuse dans cette ferme isolée. La galerie présentent des personnages féminins forts ; d’autres personnes incapables d’accepter les différences ; des MV (mort-vivant) comme ils se surnomment et des souffleux comme ils surnomment les humains qui respirent.
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Le postulat de départ présente un nouveau-né zombie avec la particularité qu’il va grandir physiquement. C’est la première fois que ce phénomène est observé dans cette société. L’humanisation du zombie est réussie car ils sont capables de sentiments et d’interactions élaborées. Les zombies réfléchissent, argumentent, défendent leurs opinions politiques, leurs conditions de « non vie » et leur possible évolution au sein de la société. Les zombies sont morts mais ils restent encore des humains.

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C’est par un angle habile et éclairé que Daryl Gregory propose une histoire sensible, humaine, politique, physique et philosophique. Tout un panel de thèmes s’y trouve : amitié, amour et tendresse, solidarité & entraide, trahison, peur et déception. Sous le point d’orgue de l’altérité (avec presque un A majuscule), l’auteur traite du poids de la religion et de la foi, de l’acception des autres, de la tolérance. En traduction, c’est un condensé de l’oppression humaine et des événements qui marquent notre Histoire.
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Daryl Gregory a déjà montré un intérêt pour les « freaks », ces personnes considérées comme des monstres par la majorité de la société ; alors qu’ils sont en réalité, bien plus apaisés que ceux qui les pointent du doigt. À travers des enjeux colossaux, le récit tend vers l’importance du poids d’un individu standard grâce à sa force et ses victoires.
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L’auteur créé une proximité entre son héros aux chairs mortes et le lecteur ; notre empathie vibre tout au long du récit. C’est une histoire humaine remarquable. La narration se construit tantôt à la première tantôt à la troisième personne du singulier.

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« L’éducation de Stony Mayhall » est différent des stéréotypes habituels et on remarquera que l’auteur s’amuse des codes qu’il maîtrise ; je dirai même que le roman fait un clin d’œil aux amateurs du genre (si l’on considère qu’un roman peut cligner des yeux, bien entendu). L’hémoglobine est bien présente dans le récit mais loin d’être dégoulinante ou servant des scènes gores.

Le récit ne tombe pas dans le ridicule et ne frôle pas non plus le deus ex machina. L’intrigue se révèle aussi fascinante que complexe. Elle est teintée par l’ironie et l’humour, bien évidemment.

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Aurélien Police a reçu le prix Wojtek Siudmak du graphisme au Grand Prix de l’Imaginaire 2015 pour l’ensemble de ses couvertures réalisées en 2014 et notamment celle de « L’éducation de Stony Mayhall », paru originellement aux éditions Le Bélial’.

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Couverture illustrée par Aurélien Police du roman L'éducation de Stony Mayhall par l'auteur Daryl Gregory

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Blog-O-Livre (Blackwolf), CunéipageLa Prophéties des ânes (Cornwall), Le dragon galactique (Tigger Lilly), LupaUn papillon dans la Lune, Welcome to Nebalia ont aussi tracé autour d’eux, des cercles de protection avec de la farine.

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HOBB Robin – L’assassin royal ~ La secte maudite, tome 8

05/06/2018 19 commentaires

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Couverture des éditions J'ai lu du tome 8 "La secte maudite" de l'assassin royal écrit par Robin Hobb.

Titre : La secte maudite (L’assassin royal, tome 8)
Autrice : Robin Hobb
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon

Tomes 12345, 6, 7
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Fitz, agissant sous l’identité de Tom Blaireau, a repris ses fonctions. Sollicité par la reine, il recherche le prince Devoir, disparu avec sa marguette, quelques jours avant ses fiançailles. L’assassin part en compagnie de Laurier, la grand-veneuse de Kettricken et de Sire Doré, le nouveau nom du Fou dont il est maintenant en couverture son domestique.

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Je ne connais pas de chanson qui décrive existence plus triste que la tienne.

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L’assassin reprend du service et c’est ce que j’appelle avoir le serment chevillé au corps. Il revient sous une nouvelle identité car la société le lapiderait de le savoir vifier. En sus de sa dévotion aux Loinvoyant, son appartenance au Lignage pèse sur son comportement. Il a la forte volonté de protéger ceux qu’il aime ; partiellement réussi jusqu’ici. On suit le bâtard dans son cheminement concernant les informations du Vif, cette magie qui peut le trahir lui et Œil-de-Nuit puisqu’elle est considérée comme une tare.
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Fitz est tiraillé par ses émotions, son passé et ses magies (Vif et Art) ; il parait alors un peu froid et clairement tourmenté. La quête du prince est oppressante de par les difficultés à traverser. Fitz est blessé, le loup, magnifique. L’humour s’intercale dans les petites réflexions du Fou en direction de Fitz pour le faire tourner en bourrique.
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Les sentiments bousculent le lecteur dans ce tome. Bien que Robin Hobb glisse des indications tout au long du livre pour mieux préparer le lecteur, l’événement reste bouleversant. L’autrice n’est pas tendre avec son héros. Je suis littéralement sonnée par cette lecture intense.
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En plus de la description des deux magies particulièrement réussie, celle concernant les ambiances est tout aussi imprégnée. Toujours aussi minutieuse, l’autrice nous offre des personnages profonds, à la fois riches et perclus d’expériences. Elle égrène des détails tout au long du récit pour construire un fort mystère autour de ce roman. J’ai l’impression que des enjeux plus grands se dessinent. Une première intrigue se termine avec ce premier tome en version originale, divisé en deux en version française avec « Le prophète blanc » et « La secte maudite ».

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Fan art du trio Fitz, Oeil-de-Nuit et le Fou pour la secte maudite de Robin Hobb

Fan art illustré du duo Fitz et Oeil-de-Nuit pour le livre "la secte maudite" de Robin Hobb

Illustration de la rencontre entre Fitz, le Prince Devoir et le Fou qui se déroule dans le livre "la secte maudite" de Robin Hobb Fan art du Prince Devoir et de sa marguette pour le tome 8 de l'assassin royal de Robin Hobb

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Lecture trollesques (PtiteTrolle)Les escapades culturelles de Frankie, Les singes de l’espace (LineTje)Plume ont aussi couru à la recherche du Prince.

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Illustrations : #01 et #04 par Marta Montell, #02 par Tanja Poot, #03 par Lala.

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KAY Guy Gavriel – Tigane

08/05/2018 15 commentaires

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Couverture du livre Tigane de Guy Gavriel Kay

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Titre : Tigane
Auteur : Guy Gavriel Kay
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
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Brandin d’Ygrath et Alberico de Barbadior, deux puissants sorciers, se battent pour les provinces de la Palme. Fou de douleur de la perte de son fils lors d’une bataille, Brandin jette un maléfice sur Tigane : le nom disparait de la mémoire des gens. La résistance nait avec la formation d’un petit groupe de rebelles menés par Alessan. Ils cherchent à libérer la péninsule de ses deux occupants féroces.

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Pour ce récit, on suit les histoires de deux personnages, celle de Devin artiste d’une troupe itinérante et Dianora, membre de la Cour du roi d’Ygrath. Guy Gavriel Kay a la volonté d’intégrer des personnages « à bagages » : ils ont déjà vécu un bout de leur vie avant qu’on ne les rencontre dans le livre ; avec leurs aventures, leurs faiblesses et leurs blessures. Ceux-ci sont justes et non manichéens. Ceci dit, l’archétype du despote aurait mérité un peu de profondeur. Les rebelles sont forts et intelligents, mais cela ne s’avère pas un défaut et n’enlève rien au récit (il faut bien équilibrer les forces face aux oppresseurs).
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Comme pour mes précédentes lectures issues de la bibliographie de l’auteur, l’aspect qui m’intéresse le plus et que je trouve aussi le plus réussi se révèle être la complexité de l’être humain, pour lequel l’investissement se ressent véritablement.
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« Tigane » estampillée fantasy historique se base dans la péninsule italienne à l’époque de la Renaissance, foyer de rayonnement culturel et d’intrigues foisonnantes.
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Cette épopée prend des accents de roman de cape et d’épée. L’approfondissement de l’univers permet au lecteur de mieux s’en imprégner et d’entrer dans le cercle des contestataires. La magie ne sera présente que sous la quantité d’une pincée, davantage comme une métaphore qu’un poncif du genre.
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De par son disparition dans les mémoires, Tigane devient le témoignage de la destruction d’un pays, de l’annihilation d’une culture puis de la reconquête d’un territoire. Cette tragédie a des airs de chant de liberté, avec l’importance du patriotisme, du rôle de la mémoire et de l’art pour une nation. Elle apparait comme la quête de l’identité de tout un peuple.
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Et il ne faut rien de moins qu’une écriture fine, basée sur des recherches poussées et un scénario réfléchi pour une histoire convaincante. À travers les lignes, se dessine une certaine musicalité, qui donne tant de beauté à ce récit épique. J’en ai aimé la souplesse, tachetée par quelques traits mélancolie et qui se termine sur un dénouement fabuleux. Cette narration balaye la pensée unique et j’ai été surprise de repenser régulièrement à Devin et à l’articulation des actions de l’équipe à la recherche d’une grande partie de son identité.

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Mise en scène du livre "Tigane" écrit par Guy Gavriel Kay

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Gaëtan et LineTje (du blog Les Singes de l’Espace) ont aussi tendu l’oreille pour écouter la résonance de Tigane.

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LOVECRAFT H.P. & BARANGER François – L’appel de Cthulhu illustré

04/04/2018 14 commentaires

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Couverture du livre illustré par François Baranger : L'appel de Cthulhu de LovecraftTitre : L’appel de Cthulhu illustré
Auteur : H.P. Lovecraft
Illustrateur : François Baranger
Plaisir de lecture Livre fantas… tique

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Cthulhu imprègne fortement nos imaginaires : tout le monde connaît son physique, sa présence ; d’ailleurs il existe pléthore de références à ce Grand Ancien. Howard Phillips Lovecraft est bien souvent reconnu comme un maître de l’horreur.
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Ces « dieux » de H.P. Lovecraft initient l’apocalypse sans la moindre once d’espoir d’une terre nouvelle, lavée de tout humain et prête à un renouveau (comme c’est souvent le cas).
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Le récit est divisé en trois parties :
* On suit Francis Wayland Thurston qui hérite des biens de son grand-oncle parmi lesquels figure une statuette d’argile mésopotamienne ; il la met en relation avec les œuvres d’Henry Wilcox, jeune artiste moderne.
* On découvre le témoignage d’un policier ayant géré des événements de violence dans les bayous de Louisiane ; pour certains, il ne s’agit que d’élucubrations de personnes hallucinées.
* On assiste, après que Francis soit entré en possession du journal du capitaine d’un bateau, à l’affrontement entre l’équipée et des renégats en plein milieu de l’océan pacifique. Une île à la structure cyclopéenne surgie des flots, une gigantesque créature apparait alors.

Je ne me pencherai pas sur la traduction – réalisée en 2012 – de Maxime Le Dain, ne connaissant pas le texte originel et n’ayant pas de connaissances ni même d’avis sur les différents travaux de traduction et sur leur finesse. Ce traducteur reste pour moi celui attitré à Lovecraft par les éditions Sans-Détour, spécialisées dans la publication des jeux de rôles pour le marché francophone.

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Ce grand format – 35,8*27,2 cm, 64 pages – est un écrin qui renferme récit et illustrations. Ce gabarit démesuré permet de dévoiler toute la puissance des dessins de François Baranger ; qui s’avèrent pertinents de par leur fidélité au texte.
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La mise en page du texte est équilibrée afin que la lecture garde un rythme continu et adapté à la progression des images (à aucun moment le lecteur ne se retrouve obligé de tourner la page pour terminer sa phrase ou le passage qui est illustré pour revenir en arrière et observer à loisir l’illustration). Le travail de pagination est tout aussi soigné : la répartition du texte s’incruste parfois dans l’illustration, la deuxième englobant le premier. Certains passages de l’histoire ont été intégrés en caractère plus grand que le reste du texte.

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Les dessins ne sont pas là pour soutenir le récit, ils lui apportent une nouvelle dimension. Les illustrations donnent le change à cet univers inquiétant et fascinant à la fois. À chaque double page son illustration, d’une véritable beauté et dans laquelle on se perd vite, on en mange les détails et on regarde chaque trait.
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J’ai apprécié la représentation de Cthulhu qui ne suit pas l’idée que s’en conçoit le lecteur (c’est à modérer) mais par un procédé de distanciation, c’est à travers le récit des personnages que l’illustrateur l’a croqué : anthropomorphe et colossal ; on peut la qualifier de « représentation canonique ». François Baranger semble avoir pris beaucoup de plaisir à choisir des angles de vue singuliers avec tout un jeu de perspectives savamment additionné à la place et l’importance des ombres.
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L’atmosphère de tension est bien rendue. J’ai été époustouflée par les décisions de l’illustrateur qui se devait de représenter des géométries peu logiques, comme des traits qui se veulent concaves et convexes à la fois.

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Ce livre aux illustrations saisissantes est constitué de papier glacé, possède une belle jaquette et aussi une préface de John Howe (à lire en guise de postface si vous souhaitez découvrir par vous-même le travail de François Baranger). C’est un travail magnifique qui peut faire l’objet d’un cadeau (d’ailleurs, je l’ai offert à mon Amoureux pour Noël, que je suis une personne de bon goût, hinhin).

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Vous pouvez visionner des vidéos tournées lors des sessions de peinture
Sachez que la version illustrée par François Baranger des « Les montagnes hallucinées » est en cours. Au vu de la longueur du texte, le récit sera décomposé en deux tomes, publiés à un an d’intervalle. Le premier sortira en français dans le courant du second semestre 2019.

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Photographie du livre L'appel de Cthulhu de Lovecraft, illustré par Baranger : illustration de Francis Wayland Thurston

Photographie du livre L'appel de Cthulhu de Lovecraft, illustré par Baranger : illustration de la statuette de Cthulhu

Photographie du livre L'appel de Cthulhu de Lovecraft, illustré par Baranger : illustration de l'atelier d'Henri Wilcox

Photographie du livre L'appel de Cthulhu de Lovecraft, illustré par Baranger : illustration de l'île démesurée de Cthulhu

Photographie du livre L'appel de Cthulhu de Lovecraft, illustré par Baranger : couverture et jaquette

Photographie du livre L'appel de Cthulhu de Lovecraft, illustré par Baranger : illustration en filigrane de Cthulhu

 

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Logo défi Valériacr0

Sélectionné par Valériane pour le mois de mars, il était le dernier des livres ajoutés en 2017 à ma Pile à Lire qu’il me restait à découvrir !

 

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Les lectures de Xapur, Lorhkan et les mauvais genres ont aussi succombé à ce magnifique livre.

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FAYE Estelle – Les Seigneurs de Bohen

31/01/2018 20 commentaires

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Couverture de Les Seigneurs de Bohen d'Estelle Faye.
Titre
: Les Seigneurs de Bohen
Autrice : Estelle Faye
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Lire les premières pages

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L’empire de Bohen court à sa ruine. La chute sera provoquée par plusieurs individus qui n’ont pas pour vocation de sauver le monde. Alors que leur seule priorité est leur propre survie, les valeurs qu’ils défendent vont les emmener sur un chemin plus large.

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Par le talent de conteuse d’Estelle Faye, j’ai été séduite dès les premiers mots. C’est un nouvel univers qui s’ouvre et je suis bien en peine de pouvoir vous le résumer.
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Ce roman chorale se positionne sur des portraits d’humains réussis : Sorenz, Saint-Étoile, Maëve, Sigalit, Janosh, Wens, Lantane. Ils fonctionnent généralement par duo et ils s’avèrent tout en qualités et en défauts. On va essayer de comprendre les objectifs de chaque personnage qui se révèle engagé (comportements, valeurs et actions). Chaque destin va se croiser sur le principe de « la vie est une passion ». Si les protagonistes sont bien développés, les deuxièmes et troisièmes personnages sont inexistants.
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J’ai su apprécier l’importance de l’humain et de ses choix. Chaque personnage a une trajectoire différente et ne laisse pas le lecteur indifférent. J’ai aimé leurs cicatrices et leurs sacrifices, auréolés par la justesse des sentiments ; et parfois par des histoires d’amours.
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J’ai trouvé qu’il y avait quelques couacs sur le comportement des personnages où certains changent brutalement de direction, d’autres ont un comportement à risque sévèrement puni (de mort).
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Tout comme les personnages, l’univers est envoûtant. La magie ancestrale est hautement réprimandée. Cependant, l’autrice ne donnera aucune explication concernant cette magie, son existence, son interdiction, ses origines.

Il existe des mots défendus, des mots de pouvoirs utilisés par des sorciers ou des Morguennes. Un bestiaire s’anime : Morguennes, vouivres, goules, métamorphes, mercenaires, nonnes-soldates et bretteurs itinérants.

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Le récit est enivrant : on entre directement dans le vif du sujet, dans un monde dense. Rien n’est laissé au hasard, la plume est habile. On sent qu’Estelle Faye se balade. C’est comme regarder une saltimbanque qui danse : on est obnubilé par les mouvements du corps, des tissus qui volent et des bijoux qui tintent.
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Loin des clichés du genre, cette fantasy en un seul volume est originale car elle ne laisse pas une impression de linéarité. Le récit est percutant et s’apprécie comme dans la construction d’un puzzle.

Parfois, certains éléments clés semblent survolés et j’ai perdu aussi l’intrigue de vue dans le quotidien des personnages. Mais secrets et rebondissements parsèment l’histoire.
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L’ambiance est chargée en émotion ; l’oscillation entre le mal et le bien tout comme le mystère imprègnent les pages. L’écriture est pleine de sensualité, soignée et poétique. Des hales, des démones des tempêtes. Les hales semblaient patiner sur la neige, poussées par le vent, vêtues seulement de leurs longs cheveux blancs emmêlés.
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Estelle Faye peut décrire avec volupté une tenue vestimentaire composée de dix jupes, détailler les cheveux tressés en de multiples nattes, décrire les mouvements de l’eau ou l’empreinte de l’écorce d’un arbre sans jamais perdre son lecteur.

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L’autrice est accordée à son intrigue comme à un diapason. Le voyage est étonnant et détonant. Finir le livre, c’est aussi se priver de son univers. Je sais d’ores et déjà que je soumettrai « Les seigneurs de Bohen » à une relecture pour le plaisir.

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Les Seigneurs de Bohen, illustration de couverture par Marc SimonettiIllustration de couverture par Marc Simonetti

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Pour fêter la sixième année de son blog, Sia organisait un concours pour faire gagner son specimen.

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Lecture équitable : soutien aux petites maisons d'éditions

Il est de bon ton d’apposer ici le logo de soutien envers les petites maisons d’édition 🙂
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BlackWolf (Blog-O-Livre)Dup (Book en stock)Gilwen (Livrement vôtre), La LicorneLe culte d’Apophis, Les lectures de Marie JulietMay (The Books Howl), Phooka (Book en stock), Roz (Dans ma bibliothèque)Sia (encres & calames) ont aussi formulé des mots défendus.

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COLIN Fabrice – A vos souhaits

31/01/2011 47 commentaires

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Titre : A vos souhaits
Auteur : Fabrice Colin
Plaisir de lecture :  Livre fantas…tique

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A Newdon, il existe deux religions : le quarteck et les trois Mères. La première est un jeu relativement brutal mais qui plait énormément, la deuxième regroupe trois divinités la Mort, la Magie et la Nature et reste une croyance jusque là, toute relative.

John Moon vient de mettre fin à sa carrière pitoyable d’entraineur des Ogres de Chelsey. Il se retire chez lui au 33 Finnigan Road où il invente… les séances de psychanalyse. Il héberge ses deux amis, Vaughan Oriel, un elfe nullard en magie qui vient de rater ses examens pour la troisième fois et Gloïn McCough, un nain capable de faire crever une plante rien qu’en la regardant.

Soudain, tout bascule : le baron Mordayken libère le Diable de son caveau, la Reine Astoria disjoncte avec des envies monumentales, les zombies font pression sur le gouvernement pour des droits politiques particuliers de morts-vivants, Gloïn fait pousser des graines pourries, Oriel est investi de magie toute puissante, les trois Mères arrivent sur terre, deux demeurent introuvables. Pour couronner le tout, John Moon reçoit en première patiente sa propre mère, une vaporeuse Léonore et un petit dragon domestiqué qui se prend… pour la Mort.

Entre amours impossibles, grandes beuveries et morts ratées, entrez dans un Newdon déjanté !
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Si ce résumé vous semble emberlificoté, c’est normal.
Il est très difficile de vous faire un état des lieux d’entrée au vu de toutes les intrigues emmêlées, sans trop vous en révéler.

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)°º•. Alors que le Diable est en ville, cherchant un moyen pour ouvrir les Portes de l’Enfer, nos trois acolytes et bras cassés John Moon, Gloïn McCough et Vaughan Oriel partent au pub du coin pour s’envoyer quelques pintes de bière tranquillement. Cependant, le destin en a décidé autrement et il choisit nos trois compagnons ainsi qu’un dragon domestique pour juste sauver le monde. Notre quatuor d’antihéros va se faire entrainer malgré eux par les événements.

La galerie de personnages de « A vos souhaits » est fantasque et possède un gros potentiel comique.

John Moon est l’incarnation du cynisme désabusé. Il tente coûte que coûte de se suicider sans succès. Après une carrière catastrophique en tant qu’entraineur sportif de troisième zone, il en vient à la psychanalyse. Il fait partie de la Fédération Omnisciente pour la Libération d’une Irréalité Eventuelle et il va avoir une place de choix parmi ces théâtromanes. Sa maison est tenue par une gnome répondant au nom de Prudie. Cette dernière est fort appréciée par Gloïn McCough. Végétarien de son état, comme tout bon nain qui se respecte, Gloïn est un contre-exemple des talents nainesques. Il lui est impossible de faire pousser une plante et même pire, il la réduit à l’état de cendres pourries en quelques secondes. Vaughan Oriel, la belle gueule aux cheveux violets a un petit cerveau non doué : il recommence pour la troisième fois sa première année à l’école de magie.

Gravitent autour d’eux, Gryphius un petit dragon domestiqué qui semble pourtant pouvoir cracher du feu et… parler ; le baron Mordayken grand disciple du Diable, créchant dans un manoir qui a perdu toute sa beauté d’antan ; la Reine Astoria de 400 livres et autant de mauvaises intentions et Horatius, ogre puissant, ex-joueur de Chelsey et grand chevalier devant l’éternel John Moon.

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)°º•. Fabrice Colin nous livre une histoire mélange de fantasy & steampunk. L’univers est très victorien. Il nous propose un récit débridé mais également de très belles descriptions, un tantinet sérieuses pour appuyer le côté mélodramatique des événements. La narration est menée tambour battant, l’écriture est très riche et fluide. L’utilisation des chapitres courts sans saut de page est plaisante et donne un bon tempo. Fabrice Colin propose aussi une mise en page particulière (notamment du texte barré) et alterne sur plusieurs types d’écriture : la forme de journal, la troisième personne et la première personne en narrateur avec Moon. L’effet melting pot est réussi.

L’intrigue principale est un peu légère, des secrets se découvrent avec 3km d’avance mais le principal objectif de ce livre ne se trouve pas ici, mais dans le bon temps pris en lisant. Bien qu’un certain manque de profondeur se fasse sentir, le livre demeure enthousiaste, drôle et léger. Nous avons un véritable regret que tout se déroule si vite et que nous quittons nos personnages en un claquement de doigt.

Au niveau de l’humour, on ne tombe pas dans la facilité. Fabrice Colin tire beaucoup du comique de situation. Les références et les jeux de mots à d’autres livres, grands thèmes sont nombreux mais difficilement tous identifiables (du moins, par moi). Le détournement d’expression est savoureux, les dialogues sont fantasmagoriques & transcendants et les situations cocasses. On donne dans l’humour nonsense très apprécié par les British. Bref, l’histoire est absurde mais cohérente ; pour notre plus grand plaisir.

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)°º•. Né en 1972, Fabrice Colin est considéré comme un auteur français talentueux et prolixe en littérature de l’imaginaire (romans jeunesse, adultes, nouvelles). Il connait un succès certain, et sait jouer sur divers registres. Et pour ne rien enlever à l’affaire, il est – parait-il – plutôt bel homme.
Son blogson site.
Il y a fort fort longtemps, on parlait d’une susceptible sortie de « A vos amours », qui est toujours très attendue. Mais alors, Monsieur Colin, que faites-vous ?
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Vous aussi vous avez remarqué la nouvelle couverture ?
C’est bien évidemment celle de David Oghia, réalisée dans le cadre des 10 ans de Bragelonne (il a aussi réalisé celle d’Ayesha). Il était temps ! J’avoue, je ne trouve ni l’ancienne de Bragelonne ni celle de J’ai Lu satisfaisantes.
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)°º•. Extrait

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Un petit mot sur cette magnifique lecture commune. En proposant ce livre, j’avoue, je ne m’attendais pas à un tel engouement. Nous étions finalement beaucoup (13 pour nous porter bonheur) et le système d’échanges via mail pouvait poser a priori des soucis de gestion. Cependant, il suffit d’un peu d’organisation pour que tout roule comme sur les roulettes.

J’aime beaucoup – et encore toujours – les lectures communes car elles nous permettent de poser quelques grandes hypothèses, de pointer des détails que nous n’aurions pas vus seul et d’autres éléments d’explication. La troupe était motivée et ces échanges furent un grand plaisir !

Découvrez l’avis des autres participants : Bartimeus, Cœur de Chêne, Endea, Julien, Laure, Lelf, Lhisbei, Olya, Pauline, Phooka & Tortoise.

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Et pour finir, petit cadeau bonus, notre interview de Fabrice Colin :
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Pourquoi ce livre s’intitule-t-il « A vous souhaits » ? Y’a-t-il une histoire particulière liée à ce choix ?

Pas vraiment. Je cherchais une formulation liée à la magie, quelque chose d’un peu léger : « A vos souhaits », c’est l’expression ultime de la pensée magique. On peut difficilement trouver plus primaire.
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Quel mardi doit-on se tenir prêt pour la parution de « A vos amours » ?  De quoi ou de qui parlera ce livre ?

A vos amours est prévu depuis une petite dizaine d’années. Pour l’heure, j’en ai écrit trois chapitres. J’ignore s’il verra jamais le jour.
Le roman raconte la vie de John Moon après les succès que l’on sait.  Notre héros est marié, et sa belle-famille lui pose pas mal de problèmes. Pour ne rien arranger, il veut faire du cinéma. Il y tient, douloureusement.
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Je sais que dans le cochon tout est bon, mais tout de même pourquoi une telle obsession ?

Aucune idée. Si on commence à réfléchir à ce genre de trucs, le monde s’écroule.
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Le personnage de John Moon est-il la représentation de quelque chose ou de quelqu’un en particulier?  Une référence spéciale au batteur de The Who, vous sachant fan de rock ?

John Vincent Moon est un personnage d’un récit de Borges dont j’ai spectaculairement oublié le titre. Il y a aussi des références à Joyce dans A vos souhaits, mais personne ne les voit.
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Concernant le prénom de Prudie, est ce que son prénom vient de l’adjectif prude, car elle a pas l’air très dégourdie pour gérer l’attention que lui porte Gloïn, ou alors est ce que ça vient plutôt de l’adjectif prudente, dans le sens où elle prend vraiment toutes les précautions nécessaires pour John, et où elle est très attentive à lui ? Ou alors peut être que son nom a une autre origine, ou simplement votre imagination ?

Honnêtement ? Je ne me souviens pas. Mais votre analyse, et l’attention que vous semblez porter aux noms et à leur possible signification cachée, me comble de joie.
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Histoire de pinailler, quel est le nom de la deuxième goule du baron Mordayken dont il s’aide pour entreprendre de délivrer le Diable? Parce qu’une petite incohérence s’est glissée dans les deux éditions, et il semblerait que Mordayken ait un bug sur le brave Nozdriov…

On appelle ça une contamination prosaïque : le réel et ses imperfections s’invite dans une mécanique romanesque censément irréprochable. Je suis absolument navré.
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L’elfe qui rate son examen de première année peut-il être une référence prémonitoire à Jean Sarkozy ?

Je ne suis pas sûr que j’aimerais détenir ce genre de pouvoir. Mais Jean Sarkozy mériterait assurément un roman à lui seul. Enfin, disons une nouvelle.
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Pourquoi les dragons sont-ils tenus en laisse ? Avez-vous un grief contre cette espèce ?

Les dragons sont les symboles de l’imagination naïve, de la colère injustifiée et de la fantasy en général : évidemment, qu’il faut les tenir en laisse ! On pourrait aussi leur donner des calmants.
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Le Quartek n’est pas un sport comme les autres… D’où vient-il, de quel sport existant ou imaginé par un autre, vous êtes vous inspiré ?

Le Quartek est un gros bordel : un mélange de Blood Bowl, de football américain et de cour de récréation. A ce stade, si j’ose dire, on ne parle plus d’inspiration, mais de chaos assumé.
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Ce livre peut se lire comme une référence à Terry Pratchett, comparaison facile pour l’humour et la fantasy, Mais y’a-t-il d’autres références ou dédicaces au travers de « A vos souhaits » ?

Je n’ai jamais lu Pratchett, mais je suppose que la référence est inévitable : humour, fantasy => Pratchett. Les références sont plutôt à chercher du côté de P.G. Wodehouse et de mon amour immodéré pour l’Angleterre – son humour tordu et sa grisaille tenace.

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Diglee – Autobiographie d’une fille GAGA

27/01/2011 14 commentaires

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Titre : Autobiographie d’une fille GAGA
Auteur : Diglee
Plaisir de lecture Livre fantas… tique

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Voici la version papier du blog BD de Diglee, qui attirerait parait-il 350 000 visiteurs par mois. Grâce à la couverture, on entre illico dans le bain : elle résume à elle seule le contenu de ce recueil de pas moins de 176 pages. Bien qu’elle soit un tantinet trop orange à mon goût (mais la maison d’éditions a refusé le vœu de Diglee de l’avoir en rose, de peur que cela fasse trop petite fille), elle claque et en un clin d’oeil où y retrouve la saveur de l’univers de Diglee.
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A la faveur d’un bon coup de crayon, Diglee nous propose de saynètes de sa vie quotidienne. On se sent très proche de cette illustratrice du simple fait qu’elle nous dévoile son petit monde de façon simple et sur le ton enjoué de la bonne copine. Son entourage est un élément primordial et indéniable de sa personnalité : sa sœur, Chaco, sa BFF (best friend forever) Chloé, son chéri Loïc dit Renard, sa mère au physique sulfureux, ses chats, ses chaussures et… Lady Gaga.
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L’album est tout en couleurs, nous propose pour la moitié des inédits mais aussi des retravaillés. Que cela ne nous déplaise, on y retrouve également des planches qu’elle a livrées sur son blog. Les moments de franche rigolade s’enchainent et c’est sans aucun doute au moyen de son humour sans limite et de sa grosse dose d’autodérision qu’on accroche littéralement à ses aventures.
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Le seul point négatif est pour moi, cette difficulté de se démarquer de ses consœurs et non moins talentueuses Margaux Motin et Pénélope Bagieu. Les notes au quotidien du blog BD y ont tout leur intérêt mais en version papier mais elles ont du mal à sortir du lot. Il n’en demeure pas moins que Diglee est talentueuse, qu’on aimerait bien parfois vivre ses épisodes épiques et avoir le même coup de crayon. Il est évident que je suis fan des premières heures de son travail et que j’attendais avec impatience son ouvrage. Oui, je l’ai littéralement croqué !
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Diglee, de son vrai prénom Maureen Wingrove est née en 1988. Après des études à l’école d’illustration Emile Cohl basée à Lyon, elle travaille en tant qu’illustratrice (presse, BD et publicité). Elle tient son blog depuis déjà 4 ans !

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TOLKIEN J.R.R. – La communauté de l’anneau

21/12/2010 22 commentaires

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Titre : La communauté de l’anneau (Le seigneur des anneaux, tome 1)
Auteur : J.R.R. Tolkien
Plaisir de lecture :  Livre fantas… tique
Tome 2, tome 3

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Bilbon a réuni tout le monde à Hobbitebourg pour fêter ses 111 ans. A la fin de son discours, devant une assemblée attentive, Bilbon disparaît comme par magie !
A 111 ans, Bilbon se rend compte que ses anciennes aventures avec les nains lui manquent, il souhaite reprendre le chemin, de manière tranquille et couler des jours heureux. Avant son départ de la Comté, il laisse en héritage à son neveu Frodon Sacquet un étrange anneau. Celui-ci n’est autre que l’Anneau Unique. Son ancien propriétaire, Sauron de Mordor souhaite le reconquérir à tout prix et va déchaîner les forces du mal. Frodon se voit obligé d’endosser le rôle de Porteur de l’anneau. Pour sa quête il sera aidé par Gandalf et ses compagnons de fortune afin de déjouer la terrible menace qui pèse sur les Terres du Milieu.

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Voilà, je pense que le seigneur des anneaux est une saga à ne plus réellement présenter. Cette épopée est devenue légendaire.

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)°º•. Une des puissances de la trilogie réside dans les personnages. J.R.R. Tolkien nous propose plusieurs races : hommes, nains, hobbits, elfes, gobelins, orques, trolls, istari (ceux qui possèdent une forme de magie)… et leurs ethnies !
On pourrait très vite penser que chacune a prêté allégeance au Bien ou au Mal, mais cela n’est pas aussi facile. L’évidence est qu’elles ont toutes péché soit par orgueil, soit par avarice ou encore par égoïsme. Beaucoup de valeurs et sentiments se retrouvent dans l’histoire : cupidité, attrait du pouvoir, convoitise, aide, réconfort, fidélité, amitié, courage et volonté.
Les personnages sont forts et valeureux mais aussi drôles et plaisants. La mise en avant de leurs faiblesses permet au lecteur de s’attacher d’autant plus à eux.
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Notre troupe mal troupée – la communauté de l’anneau – se compose du jeune hobbit Frodon Sacquet, le porteur de l’anneau. A 21 ans, il est l’héritier de son oncle Bilbon et c’est par son biais qu’il tombe en la possession du terrible anneau. Il est accompagné par son jardinier et ami Sam(sagace) Gamegie. De nature très curieuse, il a surpris une conversation entre Frodon et Gandalf et fait donc partie de l’aventure pour encourager Frodon et le remettre sur le droit chemin. Au Conseil d’Elrond, Pippin (Peregrin Touque) et Merry (Meriadoc Brandebouc) décident d’accompagner Frodon.
Deux hommes se joignent à l’aventure, il s’agit d’Aragorn et de Boromir. Le premier répond également au surnom de Grand Pas et est un Rôdeur ; il est le descendant d’Isuldur. Le second est le fils de l’intendant du pays de Gondor.
Enfin, nous avons ceux qui représenteront en minorité leur race : Legolas Vertefeuille, un elfe gris, Gimli, nain et fils de Gloïn et Gandalf, un mage.
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« La Compagnie de l’Anneau sera de Neuf ; et les Neuf Marcheurs seront opposés aux Neuf Cavaliers qui sont mauvais. Gandalf ira avec vous et votre fidèle serviteur ; car ceci sera sa grande tâche, et peut-être la fin de ses labeurs. Pour le reste, ils représenteront les autres Gens Libres du Monde : Elfes, Nains et Hommes. »

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Nous découvrons Gollum avec les aventures de Bilbon, l’oncle de Frodon. Il porte ce nom en référence aux déglutitions qu’il créées avec sa gorge. Il est obsédé par l’anneau au point d’en devenir son esclave. Nous entendrons parler de Sauron : c’est lui le « seigneur des anneaux » et de ses Nazgûl, les neuf spectres immortels de l’anneau qui lui obéissent fidèlement.

Enfin et non des moindres, puisqu’il est l’objet au cœur de l’histoire, l’anneau.

Un Anneau pour les gouverner tous. Un Anneau pour les trouver,
Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier
Au Pays de Mordor où s’étendent les Ombres.

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)°º•. Même si les concepts et les trames existaient déjà ailleurs, c’est le travail de compilation de J.R.R. Tolkien qui devient le ciment de cette histoire et permet une adaptation réussie. L’univers est bien ficelé ce qui permet de donner une profondeur certaine et d’être le plus réaliste possible. Il faudra bien reconnaitre que J.R.R. Tolkien possède un cerveau de génie : en plus de l’aspect médiéval alternatif, il a inventé des langues (grammaire, orthographe, conjugaison et syntaxe).
Le roman est composé de très longues descriptions superbes (et moi j’adore ça). On apprend également des détails de la vie via les grandes chansons. L’auteur semble très proche de la nature.

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)°º•. Il faut bien l’avouer : j’étais partie dans cette lecture, avec des réserves. Notamment car tout le monde compare les œuvres actuelles à celles de Tolkien… à tort ! Je lis beaucoup de fantasy et n’ai pas commencé par cet illustre auteur. Je n’avais pas envie de croire que c’était génial parce que tout le monde me le disait. On m’avait dit « attention, le début est fatigant, on croirait être tombé sur un essai anthropoligique des Hobbits »… j’ai adoré ! Bien que le changement Bilbo en Bilbon et Frodon qui devrait être Frodo (et qui n’a apparemment jamais été corrigé depuis) m’agace, il faut bien l’avouer, la plume est magique, on est dès les premiers mots, irrésistiblement embarqué dans ce monde.

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)°º•. J.R.R. Tolkien a mis 12 ans pour rendre sa copie de plus de 9000 pages. Il ne l’a certainement pas écrit pour être un succès, mais il a acquis ses lettres de noblesse avec le temps.
Bien que les similitudes en termes de races, d’histoires et de contes avec les mythologies nordiques et scandinaves soient nombreuses, on entre dans un univers où les mythes, les chansons, les coutumes et les peuples ne peuvent que nous séduire. « Le seigneur des anneaux » n’est pas seulement une histoire, c’est un monde tout autour. Le livre propose un luxe de détails inimaginables et est une véritable bulle d’évasion. C’est sûr, la trilogie restera indémodable et intemporelle. On notera d’ailleurs que Tolkien n’a construit son œuvre qu’en un seul tenant, la division en trois livres n’existe que par raison éditoriale.
Les appendices sont une force de cet univers : chronologie des Terres du Milieu, précis de grammaire pour l’Angerthas et le Quenya, arbres généalogiques et section complète concernant les calendriers utilisés par les Hobbits et par les Hommes aideront le lecteur à poursuivre pendant quelques moments son excursion dans cette magie prenante.

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Il faut bien considérer que « Le seigneur des anneaux » n’est pas la première œuvre de fantasy (encore heureux) mais une qui a manifestement permis de populariser ce genre littéraire. Alors, oui, l’œuvre peut être considérée comme fondatrice de la fantasy, comme pilier serait-il un poil plus juste, mais certainement pas comme unique source d’influence des autres et il n’est pas besoin de rapprocher tous les romans à cette saga.

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)°º•. John Ronald Reuel Tolkien, né en 1892 mort en 1973 a été écrivain mais aussi poète et aussi philologue (études de la linguistique historique).
Il est surtout connu pour ses romans « Bilbo le Hobbit » et « Le seigneur des anneaux ». Professeur à l’université d’Oxford, il fait partie du groupe littéraire sous le nom d’Inklings, au même titre que son proche ami, C.S. Lewis. Après sa mort, son fils Christopher publiera de nombreux ouvrages grâce aux notes et manuscrits de son père, et notamment Le Silmarillion.
En plus d’avoir eu à disposition une version poche, j’ai pu me délecter des écrits de J.R.R. Tolkien grâce à une édition complète publiée par France Loisirs qui a été ponctuée d’illustrations d’Alan Lee.

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Dans le chaudron :
¤ Bilbo le hobbit
¤ Les deux tours, tome 2
¤ Le retour du roi, tome 3
¤ Le Silmarillion
¤ Faërie et autres textes

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  Et hop, lu dans le cadre de The Middle-Earth Challenge… et dans celui du Challenge des chefs d’oeuvre de la SFFF.

Pour une critique développée, je vous invite à lire le travail de Coeur de Chêne.
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Pics : #01 The Fellowship of the ring par Comic_Chic ; #02 The Fellowship of the ring par Cippow25 ; #03 One ring to find them par Naturesounds ; #04 Gates of Moria par Cippow25.

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BEAGLE S. Peter – La dernière licorne

28/07/2010 6 commentaires

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Titre : La dernière licorne
Auteur : Peter S. Beagle
Plaisir de lecture Livre fantas…tique

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Notre licorne vit insouciante dans une forêt de lilas. En entendant la discussion de deux chasseurs passés non loin, elle s’interroge sur l’existence d’autres semblables. L’immortalité et leur caractère distrait des licornes les ont éloignées les unes des autres. Elle décide alors de partir en quête pour retrouver des congénères. Dès les premiers pas en dehors de son carré d’herbe, elle se fait prendre en otage par des humains malintentionnés et finit derrière les barreaux d’une cage. Schmendrick, un mage raté mais non moins sympathique la délivre. En chemin, il rencontre Molly Grue, une femme bandit. Ces deux personnes, sous le charme que dégage la licorne, s’empressent de l’accompagner dans ses aventures. Au détour d’un chemin, un papillon leur révèle que c’est le roi Haggard, grâce à l’aide de son Taureau Rouge qui a anéanti toutes les licornes. Ils décident alors de se rendre auprès de lui.

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°º•. Les personnages

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Notre licorne est à l’image parfait qu’on se fait d’une licorne… Très belle et qui le sait. Sans oublier qu’elle ne se pren
d pas pour la cruche du monde. Une licorne, quoi. Bon, une licorne qui se la pète un peu. Comme les elfes, non ? Il faudra bien avouer que par des côtés certains, notre licorne est aussi très, très nunuche.


Son premier compagnon Schmendrick est un magicien très doué : il rate tous ses sorts. Bien que considéré comme un véritable raté, il possède néanmoins une certaine magie. Il est assez impressionnant de le voir si loufoque : il cherche au fur et à mesure ce qu’il compte faire et invente ses sorts sur le tas.


Cette équipe de bras cassés ne serait rien sans la présence de Molly Grue. Notre femme hors-la-loi a quitté chéri et bande de copains, lassée de leurs maigres aventures prévisibles. Bien qu’elle soit une sacrée canaille, elle est d’autant plus attachée à notre licorne.


Et le dernier amoureux de la licorne est le prince Lir, adopté par le roi. C’est d’un amour courtois, qu’il se livrera corps et âme à notre personnage principal. (Définition d’amour courtois, merci Laure : Dans les histoires d’amour au Moyen-âge, quand le chevalier vénère sa Dame et est prêt à toutes les prouesses en son nom, on parle « d’amour courtois »)


On y rencontrera bien sûr le terrible méchant roi Haggard, le monstrueux et immensément grand Taureau Rouge, le « chat couleur de l’automne » et le très bavard crâne-poseur-d’énigme.


Notre trio prendra conscience au fil de l’histoire qu’il se révèle être chacun une figure de conte de fée… et devra vivre avec ce rôle prédéfini envers et contre tout/ tous ?

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°º•. Les thèmes

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Nous voici dans un univers très « sucré », à la limite du sirupeux. Le premier chapitre est une épreuve en soi : il est même possible que votre foie fasse une cirrhose. Une fois l’obstacle franchi, la lecture sera plus agréable. Il n’en demeure pas moins que, qui parle de licorne, est forcément cucul la praline. Alors oui, notre licorne nunuche sera bien présente. Mais une licorne nunuche, c’est presque un pléonasme, non ?


Cette histoire est pleine de bons sentiments et semble à notre époque, un peu dépassée. Elle reste tout de moins très romantique, au même titre que « Thomas le Rimeur » d’Ellen Kushner.

La magie est un concept sur lequel tous les personnages ont leur mot à dire. Schemendrik le magicien raté dira qu’il suffit d’y croire pour qu’elle existe, un des bandits stipulera qu’ « un vrai magicien est magicien barbu » Qu’à cela ne tienne ! On aura par ailleurs, le droit aux thèmes universels (et incontournables) de l’immortalité, de la lutte du bien contre le mal, du courage, de la loyauté, de l’amour pur et du triomphe de l’innocence.

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°º•. L’écriture

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Ce merveilleux conte traite des mythes anglo-saxons et des mœurs du Moyen-âge. Beagle se moquera intelligemment des princesses ultra belles, des preux chevaliers, des magiciens super puissants et des belles culcul-la-praline de licorne. L’humour à droite et à gauche sera discret mais par petites touches très bien réalisées. Par ces deux aspects, nous pourrons rapprocher « La dernière licorne » de « Princess Bride » de Goldman.


Le style est travaillé, l’intrigue est tenue et le tout est emballé de poésie. Les métaphores sont très valables «  frissons dans le dos, comme si on avait introduit des algues mouillées dans sa chemise »… quoi de plus imagé ! L’humour et les personnages attachants de Beagle m’avaient déjà séduite avec la lecture du recueil de nouvelles « Le rhinocéros qui citait Nietzsche » auquel j’avais énormément accroché.

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°º•. Biographie

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Peter Soyer Beagle est né à New-York en 1939. Quand il ne chante pas ou ne joue pas du folk, il écrit scenarios, romans et nouvelles. « La dernière licorne » est considéré comme un des dix meilleurs livres de fantasy et a été traduit en quinze langues et édité partout dans le monde. Ecrite en 1968, l’histoire de « la dernière licorne » est un classique souvent étudié au collège chez nos amis anglo-saxons. Elle a été portée à l’écran sous forme de dessin-animé en 1982 par Jules Bass et Arthur Rankin.


°º•. Extrait

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Ce livre a été apprécié en lecture commune avec Laure.

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Souvenir lié à ma lecture :

J’aime quand mes lectures me rappellent aux souvenirs d’autres lectures.
Le côté cucul la praline de la licorne est quand même sacrément rigolard.

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Un autre avis disponible chez
 Les lectures de Folfaerie.

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Pics : #1 Last Unicorn par Apathy-Inc ; #2 The last Unicorn par Starhorse ; #3 The last Unicorn : cover image par Renae De Liz ; #4The last Unicorn 5 cover par Renae De Liz ; #5 The last Unicorn par Arafel3876 ; #6
The red bull par Messa ; #7 The last Unicorn par Leona Windrider.

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GOLDMAN William – Princess Bride : Le grand classique du conte de grand amour et de grande aventure

24/07/2010 7 commentaires

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Titre : Princess Bride
Auteur : William Goldman
Plaisir de lecture Livre fantas… tique

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Dans un lointain pays, se trouve la ferme où habite Bouton d’or : très jolie mais quelque peu nombriliste. Par jalousie de l’intérêt de la comtesse porté à Westley, le garçon de ferme, elle décide d’en tomber amoureuse. Ce dernier part en Amérique pour faire fortune et promet à notre princesse de venir la rechercher. Cependant, le vaisseau sur lequel il a embarqué a été intercepté par celui du Pirate Robert et est déclaré pour mort.

A la suite de ce tragique événement, Bouton d’or accepte la demande en mariage de la part du prince Humperdinck. Ce dernier, antipathique à souhait et aux mœurs étranges souhaite déclencher une guerre contre ses voisins. Au même instant, Bouton d’or se fait enlever par un trio de brutes. Seul un mystérieux homme pourra la délivrer. Et ce n’est que le début des aventures.

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)°º•. Histoire

Le quatrième de couverture donne le ton : « un récit de duels à l’épée, de bagarre, de torture, de poison, d’amour, de haine, de vengeance, de géants, de chasseurs, de méchants, de gentils, de serpents, d’araignées, de monstres, de poursuites, d’évasions, de mensonges, de vérités, de passion et de miracles. »

Avec une telle promesse, il aurait été idiot de passer à côté d’une histoire pareille !

Ce conte a été écrit par S. Morgenstern voilà fort longtemps et de manière pompeuse. Heureusement, le texte a subi des découpages dans le lard grâce à William Goldman pour nous offrir le meilleur.

Bouton d’or, notre princesse égocentrique et capricieuse se fait enlever par une troupe mal troupée. Inigo, un bretteur hors pair, ne vit que pour venger son père ; la majorité du temps, il est accompagné par un balourd affectueux répondant au nom de Fezzik. Ces deux travaillent sous la coupelle de Vizzini, leur chef tyrannique. N’en reste pas moins, le prince Humperdinck qui se révèle antipathique à souhait. Son plus grand loisir est de tuer des bêtes qu’il a fait enfermer dans son zoo de la mort.

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)°º•. En écriture

Venons au plus intéressant, cette « œuvre combinant comédie, aventure, romance et fantasy » est à découvrir pour le jeu de Goldman. Le comique de situation est le maitre mot.

Pour commencer, et afin de nous expliquer le pourquoi du comment de son découpage, William Goldman intervient dans les récits sous la forme de longues loooongues parenthèses. Ses coupures régulières sont généralement inadéquates, répétitives et… comiques. Dans ces parenthèses, il y explique que telle ou telle scène se passe avant/après l’invention de tel objet ou le déroulement de tel événement. Comme si savoir que le sourire colgate blancheur fut inventé avant la passoire ait une importance capitale dans la prise en otage de Bouton d’or…
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Bien qu’un poil agaçantes au début, on se prend vite au jeu des parenthèses du simple fait qu’elles sont présentes pour traiter l’intemporalité des contes.

Par ailleurs, Goldman nous fait hautement savoir, et ceci en une parenthèse de plusieurs pages, qu’il a inventé une suite à la scène magistrale que Morgenstern a soigneusement coupée. Mais oui, qui ne serait pas curieux de savoir ce qu’il se passe lors d’une nuit entre deux de nos personnages qui promet d’être torride ? C’est donc tout naturellement, qu’il nous conseille de demander son récit à sa maison d’éditions. D’une part, pour tout savoir dudit spectacle enflammé dont nous prive Morgenstern, et d’autre part, juste pour importuner sa maison d’éditions qui n’a rien voulu savoir et n’a pas voulu que cette partie inventée par Goldman soit rattachée à l’histoire de Morgenstern lors de la publication du livre

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Pour le récit, vous aurez le droit à des scènes très rythmées, des interludes avec le portrait de nos brutes Fezzik et Inigo qui vous paraitront alors attendrissants mais néanmoins marrants. Des métaphores très parlantes, notamment avec l’entrainement à l’étranglement de la part d’un des personnages… qui s’entrainera sur des saucisses géantes. Et bien évidemment, les détails des batailles à la minute ou au geste près. Votre lecture vous sera facilitée, grâce à l’utilisation de la numérotation, du type : a, b, c et 1, 2, 3.

Ce roman est une parodie gentille des histoires d’amour, des contes et des légendes. Sans attrition aucune, les profils de la belle princesse, du courageux prince et des brutes brutasses seront mis plus qu’à mal. Bref, vous l’aurez compris, cette histoire va être la tribune d’un tout très théâtral et déjanté à souhait. Indubitablement, ce récit serait morne s’il n’avait pas été largement arrosé d’une large dose de cucuteries, de collant et de liquoreux. Attendez-vous à des surprises de taille avec Goldman.

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)°º•. Les bonus

Concernant les introductions, j’ai trouvé l’idée sympathique d’y introduire une spéciale « 25 ans » avec les secrets de la réalisation de l’adaptation cinématographique. J’ai d’ailleurs gagné un beignet et un croissant (page 7) puisque je ne lis pas ce livre car j’ai entendu parler ni même vu l’adaptation cinématographique.

Ces introductions peuvent paraître longues – et elles le sont ! – mais Goldman donne déjà beaucoup en nous racontant tout cela et il serait lourdaud de passer à côté ! A contrario, la partie du bébé de Bouton d’or après notre récit principal – elle-même affublée d’une introduction conséquente – fait très « surenchère » et aurait du avoir l’immense privilège d’être… supprimée.

Notre roman est paru pour la première fois en 1973. Il a été adapté par Rob Reiner en 1987 (sur un scenario de Goldman himself, bien sûr). Apparemment, une grande partie des lecteurs de ce roman sont premièrement des spectateurs de l’adaptation cinématographique. Et ne me demandez point mon avis, je n’ai pas vu le film.

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)°º•. Biographie

Né en 1931 et décédé en 1998, William Goldman a eu une vie bien remplie… Il a publié plusieurs romans, mais a écrit également trois pièces jouées à Brodway et quelques scénarios, ainsi que ses mémoires concernant sa vie professionnelle à Brodaway et Hollywood.
L’adaptation cinématographique de Princess Bride a été nominée deux fois et a reçu les prix du public au festival international du film de Toronto en 1987 et celui du meilleur fim fantastique et des meilleurs costumes.

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)°º•. Extrait

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Ce livre a été apprécié en lecture commune avec Laure & Eirilys.

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Souvenir lié à ma lecture :
Les énormes découvertes que nous faisons lorsque nous partageons nos lectures avec d’autres passionnés, sans oublier les pronostics improbables 😀

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Lu aussi dans le cadre du challenge « Les Coups de Coeur de la blogosphère ».


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Pics : #1 Princess Bride par AcuteCat ; #2 Princesse Bride par Dave McClellan ; #4 Une couverture du livre ; #5 Princess Buttercup par KingMukatan ; #6 Portrait du mystérieux homme ; #7 Carte du pays #8 La princesse sauvée

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