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PRIEST Christopher – Conséquences d’une disparition

18/10/2018 13 commentaires

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Couverture du roman Conséquences d'une disparition de Christopher PriestTitre : Conséquences d’une disparition
Auteur : Christopher Priest
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Christopher Priest parle du livre sur son blog (en anglais)
Lire les premières pages

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Ben Matson vit tranquillement en famille sur l’île écossaise de Bute quand il apprend brutalement la mort de Kyril Tatarov, un scientifique renommé. Il l’avait interviewé voilà dix-sept ans et des souvenirs remontent à la surface. Notamment la disparition de la femme qu’il a tant aimée, Lilian Viklund, dans les attentats du 11 septembre 2001. Les rencontres qui suivent l’amènent toujours au même questionnement : l’effondrement du World Trade Center.

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Réinventer un événement réel dans une version romancée m’avait fait toucher du doigt l’importance de la fiction, de la narration, lorsque la vérité était trop malséante ou trop complexe, ou tout simplement une chose que l’on préférait ne pas révéler. On pouvait toujours raconter une histoire.

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Le roman de Christopher Priest tourne autour des attentats du 11 septembre 2001, le plus gros événement médiatique et à controverses. Le sujet n’a pas donné toutes ses réponses. Les conséquences de ce drame ont marqué l’humanité au niveau de la politique mondiale. L’auteur l’indique clairement : ce n’est pas un travail de journalisme même si son protagoniste l’est de métier. Christopher Priest émet des hypothèses sans verser dans le conspirationnisme, en évitant soigneusement la psychose de masse. Il donne même envie de nous replonger dans les informations liées à l’événement.

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Si des gens définissent des situations comme réelles, alors elles sont réelles dans leurs conséquences. Autrement dit, c’est l’interprétation d’une situation qui détermine l’action.

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Il peut exister des impressions sur les attentats qui reposent sur une dissonance cognitive et c’est par cette brèche que l’auteur s’engouffre.

Deux fils temporels se mélangent : on retrouve Ben Matson, le protagoniste sur plusieurs époques. Dans la (re)construction de ce dernier, une ombre hante son présent, et ce, sans mièvrerie. Le réalisme des personnages est un élément réussi – comme souvent dans les romans de Christopher Priest – et cela me captive.

Par l’utilisation d’un accident cérébral vasculaire à l’un des personnages, on remarque que des souvenirs peuvent être présentés, vécus et surtout rapportés de manière déformée. Quid de l’interprétation ? Cela rejoindra alors les incohérences de cette catastrophe et d’un raisonnement global illogique.

Le symbolisme est manié avec force et intensité, en usant des métaphores. Le cerveau du lecteur démarre alors au quart de tour durant la lecture pour se demander tout simplement s’il n’existe pas plusieurs réalités.

Dernier fil à ajouter à ce schéma : le traumatisme qui va tenailler une personne, celui d’avoir perdu un être proche sans avoir la certitude qu’il est réellement décédé.

On arrive au point d’orgue, on parle de disparition : des deux tours, d’un amour, de la mémoire et de la vérité.

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La dernière raison pour laquelle je ne pouvais accepter l’idée d’un complot était la plus difficile à écarter : c’était la peur.
Pour moi, considérer qu’une quelconque officine gouvernementale américaine pût être complice de la mort de tous ces innocents impliquait d’infirmer une vie entière de postulats sur le monde dans lequel j’avais grandi.

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La qualité de l’écriture est toujours présente, avec le style raffiné de cette plume ; et de l’habilité à dérouler une telle intrigue.

On reconnait facilement les bases d’un thriller psychologique avec la touche priestienne qui embrasse le jeu avec la réalité, l’interrogation permanente sur la fiabilité des événements exposés et sur l’identité des personnages. On en vient à douter de tout, jusqu’à la narration.

Certains éléments ont été abordés trop succinctement pour moi comme les instants avec Tatarov qui m’ont semblé trop courts. Je me suis également demandé où l’auteur voulait m’emmener, si j’y suis bien arrivée et si j’ai bien appréhendé le cheminement.

Je pense que circonspection répond à la question puisque systématiquement après la lecture d’un roman de Christopher Priest, je songe à l’histoire durant plusieurs jours.

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« Conséquences d’une disparition » demeure un roman abordable, sans doute celui à l’intrigue la moins mystérieuse des titres de l’auteur que j’ai déjà lus. Il reste proche de ses thèmes de prédilection (pour ma plus grande joie), et de façon voulue, quelques zones de réflexion restent ombreuses.

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Photographie du roman de Christopher Priest titré "Conséquences d'une disparition" paru aux éditions Denoël
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Le chien critique, Les Lectures du Maki (Yogo)Lorhkan et les mauvais genres ont certainement visualisé l’image d’un Boeing 747.

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Fin de série – Bilan 8 ans

14/10/2018 12 commentaires

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Logo du défi Fin de Série Livrement

Et… c’est la fin de la huitième année de mon défi Fin de Série !
Oups, huit années, tout de même. Les séries, c’est tabou…

Revenons sur cette année écoulée, avec mes deux récapitulatifs en cours de route :
Celui de février
Celui de juin

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Depuis le 13 juin : j’ai attaqué deux nouvelles séries mais j’en ai abandonnées une. J’ai avancé simultanément dans 8 séries dont 4 ont été terminées ou mises à jour des parutions. Ce sont aussi 12 nouveaux tomes qui sont apparus dont trois ont été lus. Sur ces quatre mois, j’ai lu 11 tomes.

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Cette 8ème année de challenge soit depuis le 13 octobre 2017 peut être représenté ainsi :
– 42 séries listées,
– 49 tomes lus,
– 13 séries terminées ou à jour.

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🛒 Mon défi cible 541 livres lus et non lus depuis le 14 octobre 2010.

2010 : 43 séries inscrites | 53% du contenu lu
2011 : 53 séries inscrites | 44% du contenu lu
2012 : 46 séries inscrites | 49% du contenu lu
2013 : 55 séries inscrites | 52% du contenu lu
2014 : 54 séries inscrites | 59% du contenu lu
2015 : 55 séries inscrites | 63% du contenu lu
2016 : 50 séries inscrites | 74% du contenu lu
2017 : 45 séries inscrites | 91% du contenu lu
2018 : 42 séries inscrites | 92% du contenu lu
Hypothétiquement, au 13 octobre 2018 : total livres inscrits : 541 | dont lus : 499
En réalité, il me reste à lire 67 tomes soit 29% des livres répertoriés sur mes tablettes (visibles ici).

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📅 L’année dernière, je m’étais fixée des objectifs :

✓ Terminer ma plus vieille série en cours
C’est validé depuis janvier 2018 ; j’ai tout fait pour 😉 Il s’agissait du « Chant de la Terre » de Michael Coney.

✓ Terminer quelques trilogies :
La trilogie des Héritiers de Katherine Kurtz
Les Lames du Cardinal de Pierre Pevel
À la Croisée des Mondes de Philip Pullman
Les extraordinaires et fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain, détective privé de Raphaël Albert (tétralogie)
Là aussi, on est bon !

✗ Avancer dans une longue série
Par contre, ici, c’est un échec. Depuis le 13 octobre 2017, j’ai lu trois tomes de « L’épouvanteur » de Joseph Delaney et trois de « L’assassin royal » de Robin Hobb. UN SEUL des « Annales du Disque-monde » de Terry Pratchett (j’ai presque honte). En soi, il s’agit bien d’une avancée, mais t’as vu – au vu des chiffres précédemment cités – ce que je trimballe dans ma carriole ? Il faudrait que je m’en occupe un peu plus sérieusement. Des séries, partout des séries ! *court dans tous les sens en agitant les bras en l’air*

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→ En nombre total de livres lus, c’est une petite année. La priorité donnée à ma Pile à Lire papier a joué. Mais tout est bon à prendre : j’effectue +1 point de progression sur le contenu lu (happy me !). Je démarre cette neuvième avec 34 séries.

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🗃 C’est dans la façon de procéder qui diffère :

J’ai décidé de m’attaquer à deux vieilles reliques : Le Chant de la Terre de Michael Coney commencée en 2009, et la Trilogie des Héritiers de Katherine Kurtz dont le plongeon dans l’univers date de 2010.

J’ai également des séries « aussitôt entrées, aussitôt sorties »… et ça, c’est nouveau ! Hors Les Bannis et les Proscrits de James Clemens que j’ai abandonnée, j’ai dévoré : Phobos de Victor Dixen, Les Lames du Cardinal de Pierre Pevel et la relecture de « À la Croisée des mondes » de Philip Pullman.

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Pour ce bilan, deux informations atypiques : la tristesse c’est de savoir que Vaughan & Staples font une pause de deux ans dans leur série nommée « Saga ». Côté réjouissance, c’est de savoir que Zombillenium d’Arthur De Pins voit son quatrième volume sortir en novembre 2018 après une pause de 5 ans !

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🎯 Bon, pour ce défi, il y a encore du boulot !
Allez, j’aimerais dégommer :
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Objectif Vieilles Séries :
• L’épouvanteur de Joseph Delaney (relique de 2015)
• Les Annales du Disque-monde de Terry Pratchett (relique de 2008)
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Objectif Vieilles & tetra/trilogies :
• Le pensionnat de Mlle Géraldine de Gail Carriger (relique de 2015)
• La trilogie de braises et de ronces de Rae Carson (relique de 2015)
• Half Bad de Sally Green (relique de 2014)
• Rose Morte de Céline Landressie (relique de 2013)
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Ne pas commencer de nouvelles séries 🤣

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→ C’est partiiii !
Pour voir mon état des lieux en détail, c’est par ici.
Si vous êtes motivé.e.s, même un tout petit petit peu, rejoignez-nous !

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Les Aventuriales 2018

10/10/2018 37 commentaires

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Bannière des Aventuriales 2018

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Les Aventuriales est un salon hybride consacré aux imaginaires. La part belle est dédiée aux littératures et aux illustrations. Le festival se déroule en Terre du Milieu, à Ménétrol (soit approximativement à 8min46s de Clermont-Ferrand). Cette année, il a pris ses quartiers les 29 et 30 septembre.  Merci à toutes l’équipe, c’était une chouette édition ! D’ailleurs, à vos agendas : la prochaine édition aura lieu les 28 & 29 septembre 2019.

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Je suis allée me promener à ce salon la première fois en 2016 ; par le plus grand des hasards d’ailleurs puisque j’eus fait mes valises la veille. 2017 s’est passé de moi pour cause de mariage familial, je ne pouvais décemment pas décliner l’invitation des parents de mon neveu préféré (je n’en ai qu’un), aka mon neveu-presque-tout-neuf.
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Cette année, j’embarquais l’un de mes frères, ma petite maman et mon Amoureux (comme souvent). Un retard attendu – repas en grande famille oblige – s’est profilé et a un petit gonflé ; suffisamment pour me dire que je ne pourrai alors pas – ohlàlàlàlà ! – rencontrer Christopher Priest pour peu qu’il y ait une grande file d’attente. Je fais descendre le suspense illico : il n’y avait personne à sa table quand je suis arrivée et le salon fermait ses portes – ô agréable surprise – à 19h30 le samedi.

J’avoue aisément qu’une partie du retard a tenu dans le simple fait d’admirer Oly, la petite boule de poils recueillie par mon frère et ma belle-sœur. C’est un vrai chat de poche, ce jour-là elle pesait 286 grammes.

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Oly, chaton mignon au biberon

Je placarde en grand la photo d’un chaton. Il parait que cela attire le chaland.

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Dès mon arrivée, je textotais les informations importantes « retrouves-moi sous le lampadaire rose » à ma presque-copine Delphine (que je connais virtuellement parlant de longue date, que j’ai rencontrée pour la première fois en juillet 2017 et qui m’a fait plaisir de parcourir les derniers kilomètres pour venir sur un salon dont le thème central n’est pas foncièrement sa tasse de thé/café). Il était l’heure du goûter, j’ai sorti les munitions, des cookies outrageusement bons au chocolat.

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Chaussures d'une vichyssoise et d'une toulousaine "Outrageous cookies", le goûter pour les Aventuriales
On reconnaitra facilement la vichyssoise et la toulousaine qui a quitté le sud où c’était encore l’été.
Il n’y a aucun rapport avec la photo de droite. On mange bien avec nos mains.

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Persuadée d’arriver en début d’après-midi, j’ai loupé l’entièreté du concours de cosplay mais j’ai très vite reconnu Lael (son blog : Chez les aventuriers des rêves).

Et ma plus grande surprise du salon, fut de tomber nez à nez avec Samantha, femme optimiste et énergique. Je l’avais rencontrée en coup de vent à Toulouse avant qu’elle ne parte très vite à Chambéry continuer son bout de chemin. Il se devine plus qu’il ne se voit : elle porte un magnifique pendentif beluga.

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Portrait de Lael aux Aventuriales 2018 Pendentif Beluga de Samantah

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Les choses sérieuses commencent, c’est partie pour la chasse aux dédicaces
et surtout le plaisir des discussions.

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Livres dédicacés lors des Aventuriales 2018

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Comme je le notais en début d’article, je me suis dirigée en priorité vers Christopher Priest où aucun quidam ne semblait pour l’instant intéressé de sa présence. J’ai baragouiné trois mots à demi-anglais pour lui expliquer que « La séparation » était le premier roman de sa bibliographie que j’avais découvert. J’en ai lus d’autres depuis mais début septembre, j’ai relu ce titre-là pour voir s’il s’en dégageait la même force (la réponse est oui).

Quel ne fut pas mon étonnement qu’il m’offrit une franche accolade pour qu’on nous prenne en photo tous deux (si je me suis habituée à l’accolade durant la dernière décennie vécue dans la ville rose, je demande toujours à mes futures victimes si je peux les « embrasser comme dans le sud » car je sais que l’embarras peut vite naître… alors il y a à peu près un monde et demi entre moi et ma réflexion qu’un britannique pourrait prendre l’initiative).

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Portrait de Christopher Priest aux Aventuriales 2018 Dédicace du roman La séparation par Christopher Priest

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Puis, je fondûte littéralement sur Nadia Coste. Résultats annoncés du cosplay aidant, elle trônait dans son magnifique costume fait-main du Dr Strange. Je venais justement de recevoir Jivana (deux jours avant le départ !) mais que je n’avais pas encore lu. Comme il est toujours agréable d’échanger avec elle, je lui ai rappelé avec bonheur que je considérais sa plume comme une valeur sûre et que je conseillais ses romans autour de moi (sauf Le Premier que je considère à part).

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Portrait de Nadia Coste en cosplay Dr Strange aux Aventuriales 2018 Dédicace de Jivana par Nadia Coste

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Juste à côté, discutait Estelle Faye. Quand vint mon tour, elle me montrîte son art de teasing en me révélant deux éléments sur la suite des Seigneurs de Bohen. J’avais été époustouflée par l’originalité de son roman.

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Portrait d'Estelle Faye aux Aventuriales 2018 Dédicace du roman Les seigneurs de Bohen d'Estelle Faye

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Puis j’en venais à rencontrer Marie-Catherine Daniel. C’est en relisant la liste des invités que le matin même je glissais son livre « Entre troll et ogre » dans ma valise. Tout est fameux : les personnages réussis, un peu abîmés par la vie et qui pourrait très bien exister parmi nous pour une intrigue bien rythmée, à la belle conclusion. Il y a des livres qu’on choisit pour la couverture et il pourrait y avoir des livres qu’on choisit pour le capital sympathie de leur auteur/autrice. Que de pétillance ! Notez son super pantalon customisé en rapport à la couverture dudit roman.

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Portrait de Marie-Catherine Daniel aux Aventuriales 2018 Pantalon customisé de Marie-Catherine Daniel

Dédicace en cours de Marie-Catherine-Daniel Dédidcace du roman Entre troll et ogre par Marie-Catherine Daniel

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En coin de table (et d’allée, à l’entrée), je m’arrêtais au vol juste pour montrer au vol « Terre de Brume » de Cindy Van Wilder à mon Amoureux car la couverture est à mes yeux, un exemple réussi d’illustration et de photomontage, le tout rehaussé par la dorure à chaud (passiooooon packaging divers et variés). Si vous avez déjà rencontré Cindy Van Wilder – en 2016 lors de L’imagina’livres pour moi – vous savez qu’elle vous impacte immédiatement par son sourire, son tutoiement et sa joie de vivre.

Elle a su me « vendre » son diptyque stipulant que le second tome était fraîchement finalisé et prêt à paraitre durant les prochains mois. Ce qui ne fut pas mon cas – d’être prête – car elle m’a demandé de choisir une couleur pour la dédicace. J’ai hésité entre le bleu et le violet qu’elle a finalement pris en main sous ma directive. Je suis revenue expressément le dimanche matin, lui notifiant la nuit mauvaise passée à cause de ce choix de couleur raté et qu’il fallait absolument qu’elle recommence en écrivant une nouvelle dédicace en bleu. Ce qui l’a faite exploser de rire (elle est bon public).

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Portrait de Cindy Van Wilder aux Aventuriales 2018 Dédicace violette en cours par Cindy Van Wilder

Dédicace de Terre de Brume par Cindy Van Wilder Mise en scène de Terre de Brume dans un décor automnal

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Venait ensuite mon petit graal personnel en la personne de Sandrine Gestin. C’est une illustratrice qui a une place chère à mon cœur, à celui de maman (et qui compte beaucoup dans notre relation mère-fille) (parce que si tu ne le sais pas encore, c’est grâce à ma mère que je suis plongée toute entière depuis la naissance dans l’imaginaire). Je me suis sentie légèrement euphorique et légèrement honteuse aussi que cela se voit tant. En salon, les invités peuvent être d’une belle patience avec le genre d’individus que je représentais à ce moment-là.

J’ai un coup de cœur de tous les temps pour son tableau nommé « La clef de Nimüe », j’ai donc demandé une signature sur la carte postale qui représente mon marque-page préféré de tous les temps lui aussi (tu le sens, le potentiel de fan en moi ?). D’ailleurs, Ma-Chère-Mère a brodé pour mon anniversaire il y a quelques années ledit tableau au point de croix (avec 1500 micro perles pour représenter le bijou de cheveux).

Sans se concerter, on s’est offert l’une à l’autre « Le petit Grimoire des Fées » que Sandrine a bien voulu nous dédicacer.

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Portrait de Sandrine Gestin aux Aventuriales 2018 Dédicace du petit grimoire des fées de Sandrine Gestin

Carte postale La clef de Nimüe de Sandrine Gestin Dédicace de la carte postale La clef de Nimüe par Sandrine Gestin

Mise en scène automnale pour le petit grimoire des fées de Sandrine Gestin

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Côté illustrations, j’étais aussi allée faire un coucou à Tiphs que j’avais préalablement rencontrée à L’imagina’livres en mars dernier ; et durant lequel j’avais – presque – dévalisé tout son stand. Notez la pose super naturelle de l’illustratrice en pleine action.

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Portrait de l'illustratrice Tiphs aux Aventuriales 2018

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Jean-Claude Dunyach, je le croise souvent. Aux événements, en librairie, et même dans la rue. J’étais donc venue lui faire un coucou en remarquant qu’il n’y avait pas les traditionnelles gourmandises sur sa table. Il m’a indiqué qu’elles étaient réservées aux événements haut-garonnais, question facilité de transport. J’ai vu son ordinateur ouvert, et je sais que c’est un bon signe : il planche sur l’écriture de son prochain roman (il en était à la page 34).

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Portrait de Jean-Claude Dunyach avec le troll aux Aventuriales 2018 Veilleur Aventuriales 2018
Jean-Claude et son troll à gauche / Un veilleur-combattant à droite (sans rapport l’un avec l’autre) (enfin je crois)

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Si je me suis sentie très vite à l’aise pour parler avec celles que je cite (le féminin l’emporte). Je n’ose toujours pas aller vers les auteurs dont je n’ai jamais lu la plume ou pour lesquels je n’emmène les livres (entre les versions numériques et les emprunts bibliothécaires), comme Charlotte Bousquet et Lionel Davoust (bien que j’aie assisté quelques minutes à son cours du soir intitulé « La procrastination de l’écrivain »). J’ai pu échanger rapidement quelques mots avec Anna Combelles, l’une des organisateurs des Aventuriales (et rencontrée aussi à L’imagina’livres). J’ai complètement loupé Stéphane Desienne, Jean-Luc Marcastel – mais pas ma mère, d’où l’existence de la photo – et Ariel Holzl (il n’y avait que Mr Nyx présent assis à sur la table de dédicace à chaque fois que je suis passée devant).

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Cours du soir intitulé "La procrastination de l'écrivain" aux Aventuriales 2018 Portrait Lionel Davoust aux Aventuriales 2018

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Pour le reste, j’ai tout loupé. Je n’ai vu que la fin de démonstrations de combat au sabre-laser par l’Académie des Jedi Auvergnats, je n’ai assisté à aucune animation ni table ronde. J’ai très peu traîné de stand en stand. J’ai dû être sélective au vu du temps imparti (sur le salon et hors salon, en attestent les minuscules vingt minutes passées en compagnie de l’une de mes cousines que je n’avais pas vue depuis deux ans).

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Vue d'ensemble de la salle principales des Aventuriales 2018

Dédicace en cours d'Estelle Faye Allées du salon littéraire les Aventuriales 2018 

Dédicace de Jean-Luc Marcastel aux Aventuriales 2018 Stands du salon des littératures de l'imaginaire Aventuriales 2018

Dédicace en cours de Lorhan aux Aventuriales 2018 Tampon de dédicace de Nadia Coste

Sculpture de combattante aux Aventuriales 2018 Sculpture Aventuriales 2018

Cosplay La Belle aux Aventuriales 2018 Combat aux sabres laser aux Aventuriales 2018

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Est-ce que j’ai encore plus savouré la délicieuse pompe aux pommes de ma grand-mère paternelle en fin de journée ? Certainement. C’est un dessert typiquement auvergnat qui ressemble à un chausson aux pommes géant. Et pour moi, c’est aussi LE symbole des vendanges, un souvenir très fort.

Et pour contenter celles qui me l’ont demandé, je vous montre les emballages des cadeaux pour les femmes nées en octobre, aka Delphine et ma petite maman que j’ai offerts durant ce week-end.

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Pompe aux pommes, dessert traditionnel auvergnat Puy de Dôme et lecture en cours, photo en cours de route pour les Aventuriales 2018
La pompe aux pommes est à gauche
À droite, c’est quand je fais la maligne en storie sur Instagram. J’ai bien pris la photo en roulant mais je ne conduisais pas. (je précise, on ne sait jamais)

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Emballage cadeau automnal l'automne s'invite sur les papiers cadeaux 

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Défi Valériacr0 – octobre 2018

07/10/2018 14 commentaires

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Defi valeriacr0

Le défi Valériacr0, c’est le combo de choc (et un poil drogué) que je forme avec ma copine Valériane. Peu de lectures en commun mais la bêtise et l’amour du blablatage futile, si. Et un objectif très sérieux de descente de PAL avec choix imposé chaque mois. Rien que cela !

Pour tout savoir, rendez-vous sur la page.

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Impressions pour le mois de septembre :

Afin de prendre soin de Valériane qui a bien cavalé cet été, j’ai choisi un livre illustré – avec peu de pages – « L’appel de Cthulhu » de H.P. Lovecraft & François Baranger pour septembre. Je l’avais convaincue avec ma chronique, je l’ai donc sorti de sa pile à lire. Ce qu’elle en a pensé : « Topissime ! Excellente manière de découvrir Lovecraft. Des illustrations à couper le souffle, rythment très bien le récit« .

Dans l’esprit de Valériane, septembre rime avec bogues et marrons. Et surtout, avec l’été indien. Il n’y a qu’un pas pour être inspirée par un énorme soleil couchant et me choisir « La servante écarlate » de Margaret Atwood. Malgré le rouge de la couverture, il faut dire que le récit m’a plutôt fait frissonner. Une histoire qui prend aux tripes tant cette fiction pourrait être notre réalité.

Malheureusement, Valériane a chroniqué sa lecture hors délai : soit à 00h28 le 6 octobre alors qu’elle avait jusqu’au 5 octobre 23h59m59s ; et ce n’est pas faute de l’avoir motivée en temps réel… ! Pour un livre de 64 pages, je me demande si elle ne cherchait pas à avoir un gage à tout prix 🤔 Depuis la mise en place de notre nouveau Règlement d’ordre intérieur publié à l’occasion de nos cinq ans de défi, pour couvrir un hors délai, le gage choisi par l’autre binômette est de force M. Elle va être servie 😂 « La prochaine sélection sera un livre de plus de 500 pages« … rendez-vous début novembre pour découvrir le titre ou alors si sa décision se porte sur l’utilisation de l’un de ses trois jokers 💩. Alors, Valériane, t’as chaud ?

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Sa chronique « L’appel de Cthulhu » de H.P. Lovecraft, illustré par François Baranger
Ma chronique « La servante écarlate » de Margaret Atwood

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Photographie du roman "La servante écarlate" de Margaret Atwood que j'ai lu dans le cadre du défi Valériacr0

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Sélection pour le mois d’octobre :.

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Courtney Crumrin de Ted Naifeh

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Courtney Crumrin et le royaume de l ombreChère Valériane,

Nous voici aux portes du mois d’octobre et bientôt l’on pourra se souhaiter un joyeux Halloween !
Ma sélection ira dans ce sens car tu sais que c’est ma fête préférée (même si j’ai l’impression chaque année, de ne pas « vivre » assez cette ambiance que j’affectionne tant).

Ta pile à lire est gorgée de titres collant parfaitement à son thème. On pourrait supposer que devant toutes ces possibilités, je pourrais hésiter. Il n’en est rien. J’ai trouvé au premier coup d’œil et je suis sûre de mon choix. Je t’invite donc à poursuivre la série de Courtney Crumrin que j’affectionne tant. Il me semble que tu es au troisième volume, et tu peux continuer la saga si le cœur t’en dit 🧡

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Sa réaction :

HAN ! mais quel bon choix !!
Un beau d’illustré me fera du bien.

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L’automne est bien arrivé chez Valériane : 12°C. C’est le signe évident qu’Halloween est en ligne de mire.

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ATWOOD Margaret – La servante écarlate

04/10/2018 25 commentaires

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Couverture du roman intitulé La servante écarlate écrit par Margaret Atwood. Edition DeluxeTitre : La servante écarlate
Autrice : Margaret Atwood
Plaisir de lecture : Livre fantas… tique

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J’attends. Je me compose un moi. Mon moi est une chose que je dois maintenant composer, comme on compose un discours. Ce que je dois présenter, c’est un objet fabriqué, pas un objet natif.

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Dans ce roman d’anticipation, on sait que les États-Unis se sont surprotégés vis-à-vis des attaques terroristes. La baisse du taux de fertilité et la naissance d’enfants non viables à cause des pollutions, remettent en cause la survie de l’humanité.
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Un putsch du gouvernement a eu lieu et s’est installée une dictature théocratique. Elle s’appuie sur les mécanismes du pouvoir et de la coalition totalitaires. L’oppression renvoie les femmes dans leur foyer. La vie est aseptisée, ultra surveillée dans les faits et gestes, l’austérité devient la priorité. Conditionnement et délation sont des éléments communs.
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Dans la République de Gilead, les femmes sont triées selon leur utilité utérine et leur docilité. Ainsi les Épouses se révèlent être les femmes des Commandants et de parfaites maîtresses de maison (fertiles ou non), les femmes qui ne peuvent plus procréer mais peuvent servir de petites mains deviennent les Martha en s’occupant des tâches relatives à l’entretien du foyer, les femmes ayant un système reproductif valide sont les servantes écarlates, les femmes qui forment ces dernières sont les tantes, enfin le rebut de la population féminine travaille aux colonies, à manipuler des déchets toxiques.

La vêture relève des « castes » de cette hiérarchie : les Épouses sont toutes de bleu vêtues, les Martha sont en vert, les servantes en rouge avec une coiffe blanche additionnée d’ailes qui diminuent le champ de vision quand elles vont en extérieur, les tantes sont en marron et celles aux colonies sont en gris. (Ce n’est pas sans rappeler le roman « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley).

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Notre fonction est la reproduction ; nous ne sommes pas des concubines, des geishas ni des courtisanes. Au contraire : tout a été fait pour nous éliminer de ces catégories. Rien en nous ne doit séduire, aucune latitude n’est autorisée pour que fleurissent des désirs secrets, nulle faveur particulière ne doit être extorquée par des cajoleries, ni de part ni d’autre ; l’amour ne doit trouver aucune prise. Nous sommes des utérus à deux pattes, un point c’est tout : vases sacrés, calices ambulants.

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Nous suivons Defred, femme de notre société qui a tout perdu, jusqu’à son prénom. Comme elles, les femmes ont vu tous leurs acquis disparaitre : indépendance, possibilité de travailler, droit à disposer de leur corps. La théocratie a annihilé toute forme de pensée. Defred n’est plus une personne, elle n’a ni nom, ni argent à dépenser, ni activité ou loisir comme la broderie ou même pire, la lecture.
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Le lecteur a accès au point de vue de la narratrice, sans savoir quoique ce soit de la situation politique et sociétale. Le monologue oscille entre son présent et son passé qui représente tout un monde. Elle tente de s’accrocher à sa vie d’avant et à ses souvenirs pour ne pas perdre pied, mais elle a l’impression qu’ils sont déjà corrompus. Ses souvenirs sont autant de marques d’identité. On suit son arrivée dans la nouvelle maison, son quotidien, dénué de tout intérêt, tour à tour dangereux et las.

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Nolite te salopardes exterminorum

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Cette dystopie est une histoire qui a peu vieilli. Écrit en 1985, le récit est tout aussi féroce qu’engagé. Il glace le sang car il rapporte une situation qui pourrait être notre réalité. Une certaine lenteur horrifique s’installe et aborde un présent d’une violence extrême. Defred devient une matrice pour dignitaires qui veulent revaloriser la race humaine. Le viol est institutionnalisé et appelé « Cérémonie ».

J’ai été captivée par le récit de ce roman intime ; qui comportement une dimension féministe singulière. En tant que femme, c’était étrange pour moi d’être propulsée dans ce monde de terreur. La résonance religieuse donne prétexte aux hommes de restreindre les libertés des autres et surtout celles de femmes. « La servante écarlate » peut donner l’alerte et conseiller de rester vigilant.e quant aux conséquences d’une société liberticide. La lecture amène à la réflexion entre le péril de nos libertés et le questionnement général qu’elle soulève.

Ce livre contient un épilogue ; que je considère personnellement comme « de trop » a posteriori. Mais qui, à chaud (de lecture) permet clôturer cette histoire un peu plus sereinement.

Détails sur la nature de l’épilogue (à déplier)

Le récit est écrit comme une retranscription de cassettes audio retrouvées dans la maison. L’épilogue prend la forme d’une conférence d’historiens dans un avenir plus lointain durant laquelle la reproduction est analysée. Elle permet une fin ouverte (dans laquelle s’engouffre l’adaptation télévisée dès la saison 2).

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Ce livre a été adapté en série télévisée, orchestrée par Bruce Miller avec en premier rôle, l’actrice Elisabeth Moss. Actuellement, elle comprend deux saisons et une ultime est en cours de production.
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Ce livre m’a été offert en début d’année, j’ai flashé sur la version de luxe avec sa tranche rouge et sa couverture impactante (je l’avais donc mis sur ma liste d’envies). Après hésitation, je l’ai lu après avoir visionné les saisons 1 et 2. Si j’évoque la série c’est parce qu’il est délicat pour moi de déterminer réellement l’emprise de la lecture seule, si j’aurais pu être autant prise aux tripes. J’ai été propulsée dans un univers très photographique et qui se prête excellemment bien au support télévisuel. L’histoire prenait vie sous mes yeux dans ma tête avec le visage des acteurs. Ces deux media se complètent : le point de vue interne exclusivement dans le livre devient un point de vue externe dans la série pour une question – je suppose – de richesse d’intrigue.

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Il y a du temps à perdre. C’est l’une des choses auxquelles je n’étais pas préparée : la quantité de temps inoccupé, les longues parenthèses de rien. Le temps, un bruit blanc. Si seulement je pouvais broder. Tisser, tricoter, quelque chose à faire de mes mains. J’ai envie d’une cigarette. Je me souviens d’avoir déambulé dans des galeries d’art, parcourant le XIXe siècle : l’obsession des harems, qu’ils avaient alors. Des douzaines de tableaux de harems, femmes grasses paresseusement étendues sur des divans, coiffées de turbans ou de toques de velours, à se faire éventer avec des plumes de paon, un eunuque à l’arrière-plan montant la garde. Études de chair sédentaire, peintes par des hommes qui n’étaient jamais entrés dans ces lieux. Ces tableaux étaient censés être érotiques, et je les croyais tels, à l’époque ; mais je vois maintenant ce qu’ils représentaient réellement : c’était une peinture de l’animation suspendue, une peinture de l’attente, d’objets non utilisés. C’était une peinture qui parlait d l’ennui.
Mais peut-être l’ennui est-il érotique, pour les hommes, quand il est figuré par des femmes.

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Fan art de la servante écarlate, roman d'Atwood Fan art du roman The Handmaid's tale de Margaret Atwood

Mise en scène du roman "La servante écarlate" de Margaret Atwood

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Logo défi Valériacr0

Logo challenge Halloween 2018Pour une sélection automnale, Valériane a choisi ce titre pour me mettre dans l’ambiance d’Halloween alors que l’automne pointait le bout de son nez chez elle.

Ce livre est terriblement parfait pour frissonner dans le cadre du challenge Halloween.

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Les lectures de Bouch’, Yogo (Les lectures du Maki)Liza Helle (page 39), Lorhkan et les mauvaise genresNevertwhere ont aussi mis un pied en République de Gilead.

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Crédits : #01 Marta Dec, #02 Rubén

Challenge Halloween 2018

01/10/2018 39 commentaires

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Logo challenge Halloween 2018

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C’est l’Halloween !
Enfin, bientôt…

Après les livres lus cet été, il serait de bon ton de réellement entrer en automne. Halloween – ma fête préférée ! – en fin de mois m’aide à changer sereinement de saison.

Hilde & Lou organisent la neuvième édition du défi éponyme, 2018 voit ma 8ème participation à l’évènement. Le challenge Halloween se déroule du 1er octobre au 11 novembre. Cette clôture tardive ne peut que me réjouir et je tiens à remercier dans ce billet les esprits frappeurs qui veulent rester parmi nous si longtemps. Vous l’avez compris, pour cette année : ce sont les fantômes qui sont mis à l’honneur.

Il est possible de s’inscrire durant tout le mois d’octobre. Et je vous invite aussi à nous rejoindre sur le groupe Facebook. Le hashtag utilisé sur les réseaux sociaux et notamment Instagram s’avère #challengehalloween

Boisson halloween en pixel art

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Il existe un calendrier facultatif à suivre – tout comme l’axe fantomatique – mais riche en événements & en conseils que vous pouvez retrouver par ici. Bien que tourné vers la littérature, cuisine, petit bricolage, photographie, cinéma & séries sont autant de thématiques qui s’invitent aussi en séance de spiritisme.
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A noter : aura lieu un read-a-thon sur 3 jours complets, du vendredi 19 au dimanche 21 octobre. Le but est de lire à fond les ballons citrouilles, avec la possibilité de se fixer des défis personnels et de partager son avancée de lecture durant tout ce week-end.

Femme fantomes en pixel art
Issus de ma Pile à Lire :
Je note deux titres (c’est tout de même beaucoup au vu de la constitution de ma PAL !)
¤ ATWOOD Margaret : La servante écarlate
¤ BENNETT Robert Jackson : American Elsewhere

Bouteille fantomes et maison hantée en pixel art.

Quelques idées piquées sur ma Liste à Lire :
Essentiellement pour continuer mes séries en cours
¤ CARRIGER Gail : Le pensionnat de Mlle Géraldine
¤ DELANEY Joseph : L’épouvanteur
¤ GREEN Sally : Half Bad
¤ LANDRESSIE Céline : Rose Morte
¤ Peru & Cie : Zombies Néchrologies

Et l’envie de dévorer la trilogie complètement parue, « Les Sœurs Carmines » d’Ariel Holzl. Comme d’habitude quand j’établis une liste, il y aura forcément des oubliés et des ajouts 👻

Durant cette période, je ne publierai pas que des billets « halloweenesques » 🎃

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Livres mis en scène pour le challenge Halloween 2018

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Crédits : #01 Logo de Pedro Pan Rabbit #02 Halloween drink par Stardust-Palace #03 Spooky par Haylee  #04 Spook house in a bottle par Joji Viktor Grey.

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Les livres que j’ai lus cet été (ou comment bien passer à côté de sa liste initiale)

24/09/2018 19 commentaires

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Livres lus durant l'été 2018

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Aujourd’hui est le premier jour de l’automne, les feuilles tourbillonnent avec la même vivacité que l’énergie qui m’anime (toujours la verve de poétesse). Et si je vous écris ce billet, cela tient du simple fait que j’arrive à faire le deuil de la saison chaude uniquement parce que nous bénéficions d’un super été indien (en accord avec le désastre écologique).
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Début juillet, je me lançais et vous proposais ma liste « spéciale été 2018 » (tu sais, comme une étiquette kitsch super collante qu’on pouvait retrouver sur des objets divers et variés).

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Est-ce que j’ai réussi ? J’ai fait du mieux que j’ai pu.

→ D’abord, j’ai tenté d’écluser la vieille relique pleine de poussière qui trainait dans ma Pile à Lire depuis 2010. J’ai lu le premier tome et j’ai abandonné au début du deuxième de la série « Les Bannis et les Proscrits » de James Clemens. Je n’ai pas su m’intéresser aux destins des personnages, il me fatiguait déjà avec leurs innombrables indécisions.

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J’ai lu avec succès « Le livre des Radieux » publié en deux volumes en VF, le deuxième tome des Archives de Roshar de Brandon Sanderson (du très très bon !). Je cartonne alors : 1. en poursuivant la série dans le cadre de mon challenge « Fin de Série » et 2. en les ajoutant expressément à ma Pile à Lire pour le challenge « Pavé de l’été » de Brize. Pour ce dernier, le tout nouveau roman de Guy Gavriel Kay « Les enfants de la Terre et du Ciel » s’y prêtait bien (bien chouette). J’ai profité de cette motivation pour chroniquer « La trilogie des Héritiers » de Katherine Kurtz (c’est fini, j’ai tout lu de l’univers).

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→ Enfin, l’été a vu quelques surprises :
· ma lecture de « La servante écarlate » de Margaret Atwood. Dans mon billet d’annonce, je l’avais estampillé ‘Cerise sur le gâteau’ – expression qui lui convient à merveille au vu de la couleur de sa tranche – en pensant secrètement le lire cet automne. Valériane est passée par là avec notre défi Valériacr0 pour me booster à le lire en septembre.
· la relecture de « La séparation » de Christopher Priest, inspirée, en dernière minute, par la rencontre prochaine – j’espère ! – de l’auteur aux Aventuriales les 29 & 30 septembre. C’est le premier roman de l’auteur que j’ai bouquiné et maintenant que j’en ai lus d’autres, je me demandais si ce roman me paraissait toujours aussi intense qu’à la première lecture (la réponse est oui).

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→ J’ai publié mon billet d’annonce le 5 juillet, mais entre cette date et celle du démarrage officielle de la saison – le 21 juin – j’ai aussi dévoré le neuvième tome de L’assassin royal de Robin Hobb, j’ai découvert au format audio le troisième tome de Phobos de Victor Dixen ainsi que le hors série.
Niveau livres graphiques, il y a eu aussi L’origine du monde et I’m every woman de Liv Strömquist ; mes deux séries coups de cœur avec le volume 5 de Descender de Jeff Lemire et Dustin Nguyen ainsi que le volume 8 de Saga de Brian Vaughan et Fiona Staples.

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Au vu du programme estival, je pensais avoir fort peu lu… force est de constater que si puisque cela équivaut à 3889 pages + 1907 pages si je prends en compte toute la période de l’été, les audiolivres et les bandes dessinées (dont 536 pages graphiques). Il n’y a pas à dire : les nuits ont dû être courtes pour avaler ses kilogrammes de papier (non, je lis beaucoup sur liseuse). Et c’est sûr, mes nouveaux yeux bioniques ont aidé.

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Allez, c’est parti pour la liste avec les avis sous chaque lien :
¤ ATWOOD Margaret : La servante écarlate
¤ CLEMENS James : Les Bannis et les Proscrits – Le feu de la Sor’cière, tome 1
¤ CLEMENS James : Les Bannis et les Proscrits – Les foudres de la Sor’cière, tome 2
¤ KAY Guy Gavriel : Enfants de la Terre et du Ciel
¤ PRIEST Christopher : La séparation
¤ SANDERSON Brandon : Les Archives de Roshar – Le Livre des Radieux, tome 2

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Pile de livres lus durant l'été 2018 / blog Livrement