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MARTY Rod – Les enfants de Peakwood

05/10/2020 6 commentaires

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Couverture du roman Les enfants de Peakwood de Rod MartyTitre : Les enfants de Peakwood
Auteur : Rod Marty
Plaisir de lecturePlaisir de lecture : notation 3 etoiles Livre sympa
Lire les premières pages du roman « Les enfants de Peakwood »
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À Peakwood, plus personne ne parle de l’accident survenu il y a plusieurs annéess. Une voiture et le bus de l’école se sont percutés au retour d’une sortie scolaire. L’événement a occasionné deux morts, les autres enfants sont des rescapés. Dix ans plus tard, ces derniers sont atteints d’étranges blessures.
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Rod Marty nous livre une galerie de personnages locaux : médecin de ville, tenancier restaurateur, serveuse alcoolique, ancienne institutrice maintenant handicapée, le maire, le patron de l’usine d’à côté, le jeune intelligent qui se sent à l’écart par rapport aux autres élèves, la belle gosse, le capitaine de l’équipe de football américain. Leur évolution est plutôt bien amenée. Certains personnages sont cruels et violents et l’entrée dans leur quotidien n’épargne pas le/la lecteurice.
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Cependant, j’ai trouvé qu’ils étaient trop nombreux pour que le déroulé de l’histoire reste fluide : ces nombreux points de vue l’alimentent mais dans lesquels on risque de se perdre ; cela gâche un peu le rythme. À noter que le titre indique « les enfants » mais qu’hors prologue, on les côtoie durant leur adolescence. Il faut plutôt y voir une allusion aux « enfants » de cette ville.
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L’histoire est bien ancrée dans notre réalité. Le cauchemar se met en place, l’aspect effrayant monte progressivement en puissance avant d’exploser. L’auteur nous propose une thèse rationnelle et une hypothèse fantastique. L’atmosphère est mystique, à la frontière entre réel et fantasmé.
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Pour nourrir l’intrigue, Rod Marty intègre une magie amérindienne, sans oublier la place des émotions. Si j’ai trouvé la base un peu simplifiée, l’avantage c’est que le fonctionnement du chamanisme peut être compris par tous.
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Le point de départ est cet accident scolaire – en guise de prologue – et les traumatismes qui vont en découler. L’équilibre de la ville commence à se désaxer ; la folie atteint les habitants. L’atmosphère est tendue et particulièrement bien rendue avec les conditions météorologiques qui se déchaînent avec le froid mordant et l’arrivée du blizzard dans cette petite ville du Montana.
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L’intrigue reste classique mais bien menée. L’intervention du fantastique est bienvenue et reste sommaire, nous ne sommes pas dans un roman truffée de zombies. J’aime à penser que cette histoire aurait pu être un brin plus effrayant. Par certains aspects, le récit m’a fait penser à la série télévisée « Les revenants » créée par Fabrice Gobert.
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Hors prélude, l’histoire se déroule sur quelques jours seulement ; se focalisant sur les personnages et leurs peurs profondes. Il n’y a pas de surenchère dans l’écriture, le roman offre même quelques scènes percutantes. Il manquait un peu de profondeur pour totalement me convaincre : je n’ai pas eu de surprise mais « Les enfants de Peakwood » reste divertissant. Aussi, il interroge sur ce que nous serions prêt∙e∙s à faire face à la mort d’un enfant.
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La maison d’éditions Scrinéo est réputée pour la publication des romans destinés aux adolescents et à la jeunesse, mais elle intègre aussi des parutions pour les adultes. C’est le cas de « Les enfants de Peakwood » notamment de par un trigger warning avertissement au public concernant un viol très explicite.
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Logo du défi littéraire Valériacr0Logo du Challenge Halloween 2020Cette publication de chronique est réalisée sur le fil (!) et me permet de rester en jeu dans le cadre du défi Valériacr0, édition septembre 2020 🙌

Il s’agit aussi de ma première participation au challenge Halloween de cette année bien que je n’aie pas encore rédigé mon billet de présentation oups 🙊

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Une nouvelle lectrice

02/10/2020 19 commentaires

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C’est avec beaucoup d’émotion(s) que je prends le clavier aujourd’hui.
Une nouvelle lectrice vient de rejoindre mon foyer.
Je vous fais part de la naissance de ma fille ✨

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Nouvelle lectrice chez la blogueuse Acr0 Livrement.

Certaines des plus belles histoires commencent en dehors des livres 

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Categories: Vie de lectrice Tags:

Les Aventuriales 2019

20/09/2020 2 commentaires

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Affiche des Aventuriales 2019 à MénétrolLes Aventuriales est un festival d’imaginaire qui se déroule à Ménétrol, tout proche de Clermont-Ferrand, en pleines Terres du Milieu. L’édition 2020 arrive à grand pas : c’est le week-end prochain, 26 et 27 septembre.
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Je ne pourrai malheureusement pas m’y rendre cette année (tristesse) mais je tenais à revenir sur l’édition 2019 car c’est un salon du livre qui me tient à cœur.
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Chaque année, un invité est mis à l’honneur. Pour cette année, c’est Chupacabra le vampire, un personnage fictif de Sébastien Tissandier et Vael Cat. C’est cette dernière qui a signé l’affiche. Le salon était parrainé par Silène Edgar et Paul Béorn.
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Salon littéraire Ménétrol : Les Aventuriales - panneau d'indication de chemin Salon littéraire Ménétrol : Les Aventuriales ; tampon d'entrée
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Je me suis réjouie de franchir l’accueil de l’événement pour rejoindre ma presque copine à moi, Delphine. C’est toujours avec grand plaisir que je la retrouve pour passer du temps ensemble. Cette fois, nous nous sommes échangé des cadeaux automnaux et j’ai aussi pu lui offrir celui pour son anniversaire. J’ai également pu revoir Nadia Coste, dont la présence m’avait motivée pour y venir la première fois en 2016.
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 Salon littéraire Ménétrol : Les Aventuriales Salon littéraire Ménétrol : Les Aventuriales ; petit déjeuner pain au chocolat
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J’aime beaucoup l’ambiance du salon où il fait bon flâner et le taux de fréquentation tout à fait acceptable y joue beaucoup. En 2019, il a fait très beau – j’étais même en robe ! – contrairement à 2018. Je n’ai pas boudé mon plaisir en m’y rendant samedi et dimanche.
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Le programme était alléchant : animations, ateliers & conférences, présence d’artisans, d’auteurs, d’illustrateurs et de maisons d’éditions. J’ai retrouvé Nadia Coste qui m’a accueillie avec grand honneur, j’ai pu faire un coucou rapide à Stefan Platteau qui partait en atelier, à Marie-Christine Daniel exaltée, dont j’avais fait précédemment fait la connaissance. Je suis aussi allée verser quelques larmes auprès de Jean-Luc Marcastel pour connaître la suite de L’auberge entre les deux mondes et je suis allée parler… Cthulhu avec Jean-Laurent Del Socorro. J’ai longuement discuté avec Aurélie Martin, illustratrice, que j’avais découvert le travail quelques mois auparavant à Echos & Merveilles.
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Salon littéraire Ménétrol : Les Aventuriales ; rencontre de Nadia Coste Salon littéraire Ménétrol : Les Aventuriales - rencontre Marie Catherine Daniel autrice
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Salon littéraire Ménétrol : Les Aventuriales - rencontre Jean Laurent Del Socorro Salon littéraire Ménétrol : Les Aventuriales - Illustratrice Aurélie Martin
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Pour cette édition, je me suis surtout promenée au gré de mes envies. J’ai ainsi pu admirer les différentes personnes en cosplay, regarder les démonstrations de combats chorégraphiés d’arts martiaux sur le thème de Star Wars. Sans oublier le fait que je suis repartie avec de l’excellente truffade qui se trouvait au menu de la taverne (revenons à des basiques nourrissants).
Mon coup de cœur reste les lectures musicales de The Deep Ones qui furent très plaisantes : j’ai trouvé qu’elles apportaient une nouvelle dimension aux textes.
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Salon littéraire Ménétrol : Les Aventuriales - cosplay Salon littéraire Ménétrol : Les Aventuriales - cosplay jedi
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Salon littéraire Ménétrol : Les Aventuriales - combat sabre laser Salon littéraire Ménétrol : Les Aventuriales - Cosplay Harley Queen
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Salon littéraire Ménétrol : Les Aventuriales - The Deep ones, lectures musicales Salon littéraire Ménétrol : Les Aventuriales - Dédicace Jean Laurent Del Socorro et Paul Béorn
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Salon littéraire Ménétrol : Les Aventuriales - fée assise sur un banc Salon littéraire Ménétrol : Les Aventuriales - Animation dans le parc
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J’ai suivi mon objectif et ne suis revenue qu’avec le seul achat que je visais – et ce n’est même pas de la SFFF ! – soit « Rose-Thé et gris souris » de Marie-Catherine Daniel que j’ai fait dédicacer (avec moment de papotage évidemment). Stefan Platteau m’a dédicacé Le Dévoreur que j’avais déjà lu. C’est une affaire au long cours : j’avais fait dédicacé Manesh à L’imagina’livres en 2018, mon amie Eirilys m’avait offert Shakti qu’elle avait fait signer durant les Imaginales 2018. Il ne me reste plus qu’à retrouver l’auteur un jour pour la signature de Meijo, le troisième tome des Sentiers des Astres.
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Salon littéraire Ménétrol : Les Aventuriales - invit d'honneur Chupacabra Salon littéraire Ménétrol : Les Aventuriales - Lives dédicacés Blog Livrement
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Salon littéraire Ménétrol : Les Aventuriales - Dédicace du Dévoreur par Stefan Platteau Salon littéraire Ménétrol : Les Aventuriales - Dédicace de Rose thé et gris souris par Marie Catherine Daniel
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SHANNON Samantha – Le Prieuré de l’Oranger

14/09/2020 8 commentaires

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Couverture du roman Le Prieuré de l'Oranger de Samantha ShannonTitre : Le Prieuré de l’Oranger
Autrice : Samantha Shannon
Plaisir de lecturePlaisir de lecture : notation 2 etoiles Livre avec regrets
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La maison Berethnet est vénérée car sa seule existence empêcherait le réveil du Sans-Nom. Le règne de la reine Sabran IX est perturbé par les complots. Ead Duryan est Dame et dont la présence à la Cour a pour seul but de protéger la reine, elle est missionnée par une société secrète. De l’autre côté des Abysses, Tané est en passe de gravir les échelons malgré ses origines modestes pour devenir jeune dragonnière. Et pourtant dans les Abysses, pourrait très bien s’éveiller le Sans-Nom au bout d’un millénaire de sommeil et détruire l’humanité. L’Est et l’Ouest vont devoir faire face ensemble.

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Le récit intègre uniquement des personnages féminins Ead, Sabra, Tané ; les hommes comme Roos et Loth ont un rôle secondaire. Les personnages principales sont torturées et aussi ambiguës. Pour moi, elles manquent de charisme pour que je puisse m’attacher à elles. Leur personnalité n’est pas assez poussée, avec des sentiments qui auraient mérité un peu plus de crédibilité bien qu’elles ne soient pas manichéennes.

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Le bestiaire reste classique et vraiment en retrait. Après quelques échanges avec d’autres lecteurs, j’avais compris que les dragons ou croisements issus de dragons ne seraient pas le point fort de l’intrigue. J’ai bien aimé les noms et adjectifs les qualifiant : vouivre, lacustrine, coquatrix, haut-ouestrien, wrym, seiikinois entre autres. L’univers mythologique est un peu fade et a sonné creux pour moi, même si certains éléments ont été intégrés au récit pour charmer le lecteur ; comme si l’autrice avait envie de le flatter en faisant écho à des problématiques actuelles.
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On reste sur un ensemble connu composé de territoires, de peuples et de créatures différents mais le système de magie n’a rien de percutant ou de marquant. Il relève lui aussi du second plan. Reste la menace du Sans-Nom dont le but ultime est révélé au fur et à mesure de l’avancée de l’intrigue. Mais je suis mitigée sur le quid de la prophétie. L’intrigue est nourrie par plusieurs axes : magique donc, religieux et politique.
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Il y a un aspect révolutionnaire qui se dégage du récit : l’envie de briser certaines règles, us et coutumes dans lesquels semblent coincés les peuples. Les intrigues politiques viennent nourrir un héritage qui parait-il est épique, sauf que le courage semble avoir de prime abord déserté les membres royaux. Samantha Shannon intègre l’homosexualité comme la normalité sans appui artificiel mais en présentant une belle histoire d’amour (mais ce n’est pas le cœur de l’intrigue). Le thème du féminisme a manqué de finesse pour moi. C’est même assez soft pour passer inaperçu. Je n’écris pas qu’il s’agit d’un féminisme passif mais j’aurais du coup aimé un peu plus de poigne.

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Ce titre de fantasy propose une couverture aux couleurs chatoyantes, avec un bien joli relief bleu brillant. L’objet livre est imposant – 1024 pages – du fait qu’il soit un one shot roman unique : l’exemplaire papier m’a été prêté par Marie Juliet mais j’avoue être vite passée au format numérique.

Ce livre a fait beaucoup parler de lui mais c’est quelque chose dont je sais me protéger. Bien souvent, je fais mûrir ces titres sur ma liste d’envies mais parfois, je les lis dans la foulée et je suis agréablement surprise. Mais pour cette fois, je ne partage pas l’engouement général. Je savais pourtant ce qui pouvait m’attirer, je n’y suis pas allée contre ma propre envie, hein.
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Cette histoire propose plusieurs points de vue avec plusieurs fils narratifs. Elle respecte plusieurs points classiques dans sa construction. On sent bien l’imagination de l’autrice mais 1000 pages m’ont semblé un peu longuettes à cause des éléments déjà-vus et des rebondissements prévisibles.
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Le récit est un peu long à démarrer le temps de comprendre la géographie des lieux, de rattacher les personnages aux bons territoires. Mais une fois que les bases étaient posées, l’action elle-même met du temps à s’installer et reste noyée dans la masse d’explications. J’ai trouvé qu’il manquait d’équilibre entre Est et Ouest : les intrigues de Cour occupent beaucoup de lignes. Quelques événements auraient mérité d’être écourtés et d’autres points, d’être développés. La fin se veut épique mais reste surtout expéditive. A contrario, les chapitres assez courts s’enchainent bien et le style direct reste agréable à lire.
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Je suis vraiment mitigée par la cadence de l’histoire et par la densité de l’histoire  ; j’en suis même venue à m’ennuyer. Une sensation d’insatisfaction s’est emparée de moi en fin de lecture, du genre « tout ça pour ça » Je n’ai pas été transportée et pourtant, j’aurais moi aussi voulu aimer « Le Prieuré de l’Oranger ».

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Mise en scène du roman Le Prieuré de l'Oranger de Samantha Shannon

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Logo du challenge littéraire Pavévasion 2020🧱 Voilà une bonne briquette parfaite pour le challenge Pavé de l’été de Brize. Une entrée fracassante 😉
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Boudicca (Le Bibliocosme)Chez le Chat du CheshireKarine (mon coin lecture)Les lectures de Bouch’, L’ours inculte ont davantage apprécié les aventures d’Ead.

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Categories: SHANNON Samantha Tags:

Défi Valériacr0 septembre 2020

04/09/2020 4 commentaires

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Défi Valériacr0 écrit en lettres retro à ampoules

Le défi Valériacr0, c’est le combo de choc (et un poil drogué) que je forme avec ma copine Valériane. Peu de lectures en commun mais la bêtise et l’amour du blablatage futile, si. Et un objectif très sérieux de descente de PAL avec choix imposé chaque mois. Rien que cela !

Pour tout savoir, rendez-vous sur la page.

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Impressions pour le mois d’août :

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Août est un mois parfait pour buller… J’ai donc choisi un livre dont le titre était très à-propos : « Un océan d’amour » de Wilfrid Lupano et Gregory Panaccione. Il ne contient aucun texte mais j’imagine de belles planches 🌊 Valériane a trouvé qu’il véhiculait beaucoup d’émotions.

Pour rappel, Valériane avait un gage en cours : « Lire le tome d’une série en plus de la sélection le mois suivant ». En juillet, je l’invitais donc à lire le tome 11 de L’assassin royal de Robin Hobb… et le tome 12 au mois d’août. Gage validé avec succès ! 🏆

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Valériane a aussi choisi une lecture estivale… en m’envoyant directement dans la neige ❄ avec « Le Père Porcher » de Terry Prachett. C’est bien une lecture rafraîchissante grâce au grand humour de l’auteur qui nous donne une belle leçon de cynisme autour du thème de Noël. Fond de réflexion et légèreté au programme (et puis la Mort, quoi ! 💀)
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Sa chronique « Un océan d’amour » de Wilfrid Lupano & Gregory Panaccione
Ma chronique « Le Père Porcher » de Terry Pratchett (Les Annales du Disque-monde, tome 20)

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Roman Le Père Porcher de Terry Pratchett : sélection du défi littéraire Valériacr0 août 2020
Et dans le billet, j’y ai glissé une petite vidéo de l’aide reçue pour faire des photos
(si ça, c’est pas vendeur…! 😸)

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Sélection pour le mois de septembre :.

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Roman Cartographie des nuages de David MitchellCartographie des nuages de David Mitchell

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Chère Valériane,

La rentrée scolaire est importante 🎒 C’est reprendre les bonnes habitudes : nettoyer ses chaussures, tailler ses crayons, réaliser une sauvegarde de son disque dur et ne pas laisser traîner de livres fraîchement acquis dans sa PAL 📏✂🖍
Je suis – presque – sûre que tu sais quel titre je vais te choisir, comme le nez au milieu de la figure : Cartographie des nuages de David Mitchell (que j’ai adoré évidemment). What else ?!

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Sa réaction :

Ahah!
Bon choix. Ca sera ma brique de cet été (enfin si je le finis dans les temps…. sinon c’est pas trop grave pour le challenge 😉 )
Je me réjouis de le découvrir! Depuis le temps qu’il me fait de l’œil. Puis quand je lis ton avis et ta « passion » pour l’auteur, je me dis que ça doit être top!

 

→ Dès les portes de septembre ouvertes, Valériane accueille la nouvelle saison avec une sélection de choix 🍁

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Categories: Challenges & Défis Tags:

PRATCHETT Terry – Le Père Porcher

01/09/2020 5 commentaires

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Couverture du roman Le Père Porcher de Terry Pratchett, tome 20 des Annnales du Disque-mondeTitre : Le Père Porcher (Les annales du Disque-monde, tome 20)
Auteur : Terry Pratchett
Plaisir de lecture : note : 4 Livre à découvrir
Les Annales du Disque-monde

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Sur le Disque-monde, c’est la Nuit du Porcher : mais point de Père Porcher pour les enfants qui l’attendent. C’est un squelette avec fausse barbe et coussin en guise de ventre qui fait office. La Guilde des Assassins a reçu un contrat sur la tête du Père et l’a attribué au psychopathe Lheureduthé qui, de manière improbable, l’a rempli. Avec sa disparition, d’autres créatures magiques en ont profité pour apparaître.

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Tout commence quelque part, quoi qu’en pensent beaucoup de physiciens.
Mais on sent confusément le problème que pose un commencement. On se demande tout haut comment les conducteurs de chasse-neige se rendent à leur travail ou comment les auteurs de dictionnaires vérifient l’orthographe des mots.

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Avec « Le Père Porcher », Terry Pratchett propose le thème de Noël à sa sauce.

La Mort prend la relève au pied levé. Ce personnage est fascinant et je vous laisse imaginer les « HO. HO. HO » donnés avec sa voix sépulcrale ! Il refuse de suivre les conseils d’Albert, il agit comme il l’entend. Ce qui donne naissance à des dialogues succulents. La Mort-aux-Rats est aussi de la partie.
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Suzanne Sto Helit est aussi impliquée, bien malgré elle. Malgré son caractère bien trempé et son bon sens à toute épreuve, j’avoue qu’elle reste encore énigmatique à mes yeux. L’université de l’Invisible fera aussi des siennes : le manque de croyance de ses illustres membres en le Père Porcher initie l’arrivée de divinités (Les Petits Dieux). Le pouvoir de ces dernières fluctue en fonction de la fermeté de la croyance des fidèles. La galerie est haut en couleur, avec entre autres, l’oh bon dieu des gueules de bois, la fée bonne humeur, le mangeur de chaussettes et celui qui fait « fait glinglanglinglanglinglan » avec des clochettes quand quelque chose de magique se produit.

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Loin au-dessus de la ville, Albert se tourna vers la Mort qui avait l’air de vouloir éviter son regard.
« Vous avez sûrement pas sorti tous ces trucs-là de la hotte ! Pas les cigares, les pêches à la liqueur ni tous ces produits aux noms étrangers !

— SI, ÇA VIENT DE LA HOTTE. »
Albert lui jeta un coup d’œil soupçonneux. « Mais vous les avez d’abord mis dans la hotte, c’est ça ?
— NON.
— Vous les avez mis dedans, c’est ça ? affirma Albert.
— NON.
— Vous avez mis tous ces machins-là dans la hotte.
— NON.
— Vous les avez pris quelque part et mis dans la hotte.
— NON.
— Vous les avez bien mis dans la hotte, c’est ça ?
— NON.
— Vous les avez mis dans la hotte.
— OUI. »

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Terry Pratchett nous donne une leçon cinglante sur l’esprit de Noël. Il décrit cette fête purement commerciale – notamment durant la scène dans le grand magasin – avec les menus spéciaux dans les restaurants, les animations dans les magasins. En satyre sociale, il évoque les écarts sociaux, le quid des croyances, la logique de l’offre, la fausse générosité et l’hypocrisie qui baignent cette période… mais à coup de grand humour ! Les pages humoristiques sont percutantes même si cela donne la sensation d’une intrigue un poil décousu car elle part dans tous les sens. Ce fond de réflexion mêlée à une bonne dose de légèreté repose sur des péripéties et quelques histoires qui se déroulent en parallèle. L’auteur a une vision très juste sur l’enfance et les enfants qu’il ne prend pas pour des idiots. Il intègre aussi le poids de l’imagination humaine.

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« – C’EST L’EXPRESSION DE LEUR PETIT VISAGE QUI ME PLAÎT, dit le père Porcher.
– Vous voulez dire un mélange de trouille et d’admiration, comme s’ils se demandaient s’il faut rire, pleurer, ou mouiller leur culotte ?

– OUI. ÇA, C’EST CE QUE J’APPELLE CROIRE. »

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Ce vingtième livre des Annales du Disque-monde est un bon cru pour moi (tous les tomes n’ont pas la même force à mes yeux). Même si la lecture du « Le Père Porcher » en première intention est largement conseillée, je pense qu’il est important de se familiariser avec le Disque-monde et son fonctionnement avant de l’ouvrir. J’applaudis encore le fabuleux travail du traducteur Patrick Couton. Ce livre est un conte de Noël à la sauce pratchettienne bienvenu !

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Mise en scène du roman Le Père Porcher de Terry Pratchett tome 20 annales du disque-monde

Et l’envers du décor : pour réaliser cette photo, j’ai reçu une aide indéniable 😸

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Cette lecture est la sélection estivale aoûtienne de la part Valériane pour notre défi littéraire ; et d’une pierre deux coups, j’avance aussi dans mon challenge Fin de Série (j’ai encore de quoi faire avec la saga de Terry Pratchett).

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Logo du défi littéraire Valériacr0 Logo du challenge littéraire Fin de Série du blog Livrement

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Mes incontournables (récents) en SFFF

24/08/2020 21 commentaires

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Logo Les incontournables récents en science-fiction fantasy fantastiqueVert a créé ce tag « Les incontournables (récents) en SFFF » et beaucoup de blogueurs ont déjà répondu à son appel.

Me voici enfin à vous proposer ma liste, après avoir supporté la vague de canicule et réceptionné mon nouveau clavier – avoir une touche R dysfonctionnelle est plutôt ardu, j’avoue.
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Le principe : présenter entre cinq et dix ouvrages appartenant aux littératures de l’imaginaire (SF, fantasy, fantastique) qui sont incontournables.

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Ma liste regroupe quelques-uns de mes coups de cœur, comme un polaroïd pris à une date donnée. Ils évoluent dans le temps et mon plus grand coup de cœur… est forcément à venir 😀

C’est vrai que j’intègre une distinction entre mes incontournables et les titres que je conseillerais car tout dépend du/de la lecteur∙ice en face de moi et de ses préférences déjà installées ou de son envie de découvrir quelque chose de nouveau ou original. Il se peut donc que certaines œuvres ne vous attirent absolument pas.
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Vous pouvez retrouver mes lectures : 20202019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2012 et 2009.

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Sans restriction, j’ai commencé par lister des titres qui me venaient spontanément en tête : j’étais à 50 ouvrages. Il ne me « restait plus qu’à » affiner ce premier inventaire pour respecter la consigne de parution : une date de publication originale de l’ouvrage à partir de l’an 2000 (le terme de « récents » peut donc être pris avec des pincettes). Naïve que je suis ! J’étais rendue à encore 34 « individus ». J’ai fait le choix de ne présenter que des cycles terminés (et que j’avais entièrement lus). L’exercice fut un peu périlleux pour n’arriver qu’à une sélection de 10 incontournables 😅

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Les livres sont classés alphabétiquement par nom d’auteur ; comme pour mes bilans mensuels.

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Roman Véridienne de Chloé Chevalier : tome 1 des Récits du Demi-LoupRécits du Demi-Loup – Chloé Chevalier
Chroniques : Véridienne tome 1, Les Terres de l’Est tome 2, Mers brumeuses tome 3, Clémente nous soit la pluie tome 4, Fleurs au creux des ruines prélude
Les récits se basent sur une forme chorale : les différents points de vue apportent beaucoup de dynamique aux différentes intrigues. La narration interne permet de mieux connaître les personnages que j’ai trouvé cohérents, vivants et sans le moindre manichéisme. L’autrice a su reproduire toute la complexité des êtres humains et de leurs relations. Ils sont tous assujettis à des mouvements tels des pions, coincés entre intérêt général et desiderata personnels. L’intrigue est intense, sombre, dense et délicieuse. J’ai trouvé le récit ambitieux et ma lecture fut addictive. J’ai découvert la série au fil des parutions puis j’ai relu chaque tome depuis le début de l’année pour mieux profiter de l’ultime volume.

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Roman Jonathan Strange et Mr Norrell de Susanna ClarkeJonathan Strange & Mr Norrell – Susanna Clarke
Chronique
Ce roman est singulier car il contient de longues pauses narratives. Si pour certain∙e∙s lecteur∙rice∙s, c’est une lenteur qui se ressent, j’y ai vu une véritable opportunité pour appréhender les caractères des personnages, leur vie et comprendre les idéaux campés des uns et des autres. L’histoire est non linéaire, le rythme particulier accroit cette impression d’étrangeté. J’ai apprécié les détails précieux qui émaillent le récit : descriptions, lieux géographiques, chronologie. Le mélange des univers magiques est aussi porté par une essence victorienne plutôt sombre. Enfin, l’histoire est baignée par une certaine retenue et un humour à l’anglaise bienvenu.

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Roman Cartographie des nuages de David MitchellCartographie des nuages – David Mitchell
Quelques mots écrits après lecture
C’est un roman que je n’ai pas réussi à chroniquer de par la difficulté de rendre mon impression de lecture. C’est une histoire qui se déroule en six parties, qui se veulent indépendantes… et qui contiennent pourtant une construction en miroir. J’ai été surprise par l’inventivité de l’auteur : il faut dépoussiérer le jeu pour comprendre comme imbriquer les pièces qu’il nous révèle au fur et à mesure ; et aussi par la cohérence de l’ensemble obtenue. C’est un roman aux multiples genres et aux multiples facettes aussi : récit de voyage, correspondance, thriller, etc. J’ai dévoré ce livre, j’ai été subjuguée.

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Roman L'agneau de Christopher MooreL’agneau – Christopher Moore
Chronique
Vous voulez connaître la véritable histoire de Jésus ? Elle vous est racontée par Lévi, alias Biff, le meilleur copain – déjanté – de Jésus. On se retrouve dans une histoire politiquement incorrecte et un poil blasphématoire. Le récit est allumé et tordant mais dont l’absurdité est parfaitement maîtrisée par l’auteur. Je trouve que c’est un exercice de haute voltige de réussir à faire de l’humour sur papier. Bref, embarquez pour un road trip pas piqué des hannetons avec Jésus et Biff. Roman loufoque d’apprentissage.

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Roman Le Cirque des rêves d'Erin MorgensternLe cirque des rêves – Erin Morgenstern
Chronique
Il est question d’une atmosphère particulière : victorienne et fondamentalement onirique ; quelque peu poétique mais aussi bordée de suspense. Ce roman est très énigmatique dans tous ses éléments : le fonctionnement du cirque des rêves, de ses personnages, des lieux et d’autres détails. Le duel de personnages repose sur des concurrents qui s’avèrent complémentaires. Les multiples points de vue deviennent une mélodie, il suffit de se laisser porter dès l’ouverture de cette boîte à musique. A savoir que le cirque des rêves est un personnage à lui tout seul : il est la scène de théâtre mais aussi le centre de tous les intérêts. Ma lecture était enchanteresse.

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bande dessinée Courtney Crumrin de Ted NaifehCourtney Crumrin – Ted Naifeh
Chroniques : tome 1, tome 2, tome 3, tome 4, tome 5, tome 6, hors série 1, hors série 2
Courtney Crumrin, c’est un peu l’héroïne qu’on rêve tou∙te∙s d’être. Elle est intelligente et engrange des connaissances et des expériences certaines. Dans la galerie des personnages, aucun n’est neutre. Le trait est tout aussi élégant que vif. J’ai aimé le travail de noir et de blanc avec de grands aplats noirs qui viennent souligner de riches détails. Les ombres sont particulièrement mises en valeur et même, omniprésentes. Le dessin se révèle tout en angle, les créatures sont superbes et les expressions faciales très justes. Cette série fantastique contient une histoire douce-amère. Le mal être de la protagoniste, sa volonté de trouver sa place, l’envie de s’assumer dégage une mélancolie. Cette histoire est aussi une leçon d’humanité. J’ai été conquise par la saga grâce aux talents de conteur et d’illustrateur de Ted Naifeh. Courtney Crumrin est indiquée comme « jeunesse » mais soyez conscient∙e∙s du récit avec de le placer dans n’importe quelles mains.

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Roman Le temps n'est rien d'Audrey NiffeneggerLe temps n’est rien – Audrey Niffenegger
Chronique
Le temps n’est rien n’est pas qu’une histoire d’amour. C’est avant tout une histoire de vie, certes, atypique. L’un des personnages est atteint d’une chrono-déficience incontrôlable. Sa maladie se focalise sur des sauts temporels ; et on découvre son impact vécu par ses proches. La construction du roman est originale et permet de valider des personnages réalistes. Ce récit singulier m’a fendu le cœur : il contient des scènes poignantes, de détresse et d’amour. Repenser à ce livre fait remonter tout un lot d’émotions à la surface. Émotions certes, mais pas d’excès de pathos, de niaiseries ou de mélodrame. J’ai véritablement « vécu » ce livre.

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Roman La séparation de Christopher PriestLa séparation – Christopher Priest
Chronique
La séparation est le premier roman de l’auteur que j’ai découvert. Il repose sur des histoires alternatives. La divergence du récit intervient à l’adolescence des jumeaux, Joe et Jack Sawyer. L’auteur dissémine des éléments uchroniques au fil des pages, généralement de manière subtile mais sans foncièrement d’explications. J’ai été épatée par le haut de degré de crédibilité de ce récit qui se trouve entre réel et potentiel. J’avoue que je le considère aussi troublant et ma relecture a eu le même effet. Ce dédale psychologique est issu de l’imagination de l’auteur qui nous fait suivre des sentiers sinueux, jalonnés de questions pour nous amener à une fin étourdissante.

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Roman Pierre-de-vie de Jo WaltonPierre-de-vie – Jo Walton
Chronique
J’ai eu quelques difficulté à choisir ce roman, j’hésitais aussi avec « Mes vrais enfants » (et aussi un peu « Morwenna »). Le fonctionnement de l’univers repose sur deux éléments : la yeya (nom de la magie) et le temps & son flux qui dépendent justement de la yeya disponible. Il faut un petit temps d’adaptation pour comprendre les différentes temporalités. C’est une véritable fresque familiale qui s’ouvre alors à nous : chaque membre de la famille apporte beaucoup au foyer. Cette dernière est composée de femmes fortes et déterminées. Le rythme sans empressement apporte beaucoup de douceur à cette fantasy intimiste. Le capital de ce roman est bien les personnages et leur importance, individuelle et dans un tout.

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Roman La voie des ombres de Brent Weeks, L'ange de la nuit tome 1L’ange de la nuit – Brent Weeks
Chronique de La voie des ombres tome 1
La magie se montre par l’expression d’un don, qui diffère pour chaque personne. Cette trilogie est réellement sombre, sordide et macabre. On rencontre la crème des assassins : les pisse-culotte. On s’attache aux personnages bien qu’ils soient un peu trop enfoncés dans les archétypes au début ; notamment Azoth qui souhaite devenir apprenti et qui a du mal à s’accrocher au quotidien. On s’intéresse à son devenir à travers un récit aux multiples intrigues, aux allures d’apprentissage. La série est bien léchée et particulièrement violente.

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Toute une pile d’incontournables à dévorer chez : Baroona (233°C)Boudicca (Le Bibliocosme)Chut… Maman lit !, Dyonisos (Le Bibliocosme)Feydrautha (L’épaule d’Orion), La Bibliothèque d’AelinelLa grande bibliothèque d’AnudarLe chien critique, Les lectures de Marie JulietLes lectures de ShayaLes lectures de XapurLes notes d’AnouchkaLorhkan et les mauvais genres, L’ours inculte, Snow (Bulle de Livre)Tigger Lilly (Le Dragon Galactique), Yogo (liste 1, liste 2).

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