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Articles taggués ‘★★★☆☆’

HOWEY Hugh – Outresable

06/02/2019 12 commentaires

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Couverture du roman Outresable de Hugh Howey paru aux éditions Actes SudTitre : Outresable
Auteur : Hugh Howey
Plaisir de lecture :  Livre sympa
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Depuis des siècles, le sable prend du terrain : il a englouti les villes de la civilisation précédente et contraint femmes et hommes à survivre sur les immenses dunes. Pour subsister, certains humains plongent pour récupérer des objets qui se monnaieront à la surface. Les premiers mètres ont été complètement ratissés : ils doivent atteindre une profondeur dangereuse pour laquelle leurs équipements ne sont pas viables afin de leur assurer un minimum de sécurité.

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Toute vie est pareille au sable profond, avait appris Vic. De la naissance au trépas, ce n’est qu’une succession de constrictions violentes, l’une après l’autre, un poing graisseux agrippant des âmes infortunées qui crèvent la surface juste le temps de remplir leurs poumons d’air avant d’être aspirées vers le bas de nouveau. C’était la vision du monde que Vic avait fini par se faire. Partout où elle portait le regard, elle voyait la vie qui broyait les gens, les arrachant d’une situation difficile pour les précipiter dans la suivante, avec les paumes cruelles du malheur serrées autour de leur pauvre cou.

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Avec « Outresable », Hugh Howey nous présente une famille éparpillée. Si j’étais honnête, je dirais que chaque membre de la famille cherche à creuser lui-même sa propre tombe. J’ai une problématique toute personnelle : je mélangeais les personnages masculins en début de roman (description physique, prénoms), ce qui m’a demandé de revenir en arrière pour bien comprendre les premières actions et leurs conséquences. J’ai une préférence très marquée pour Vic car elle ne sait pas toujours ce qu’elle fait, mais elle le fait. Elle reste plus ancrée dans leur réalité et se trouve dans l’action.
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L’intrigue prend place aux USA, dans un futur éloigné. Le sable a tout recouvert et continue de progresser. Les personnes se sont regroupées en cités éphémères pour éviter l’enfouissement. La survie se base sur la plongée dans le sable : les plongeurs tirent des villes enterrées, les ressources nécessaires. Ces objets, tels des trésors des anciennes civilisations sont troquées contre des espèces sonnantes et trébuchantes. Pour vous donner une idée, une culotte – sale, certes – est un trésor. Ce n’est évidemment pas le gros lot sur lequel tout le monde espère tomber.

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Le secret pour survivre à pareilles souffrances consistait à rester parfaitement immobile dans cette étreinte, elle l’avait découvert. Apprendre à ne pas respirer, là résidait la solution. La seule différence entre l’étouffement et l’accolade, c’est une voie ouverte. Raison pour laquelle Vic avait appris d’elle-même à retenir sa respiration. Alors la vie était devenue une série ininterrompue d’embrassades.

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Pour se mouvoir dans le sable, les plongeurs enfilent une combinaison qui ressemble à celle d’un astronaute. La technologie leur permet de modeler le sable pour s’y mouvoir comme dans l’eau. Il existe des techniques de plongées et de déplacements en modelant le sable, en s’appuyant sur les halos repérés avec leurs lunettes. Découvrir cet aspect technique m’a vraiment botté mais l’auteur a spécifié dans une interview que cet aspect scientifique ne relevait d’aucun réalisme.
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En plongée, le sable s’immisce partout dans la combinaison et même dans la bouche, c’est pourquoi il existe le phénomène de cercueil où le cerveau peut arriver à crier au danger. Leurs équipements sont construits en mode « système D » avec les pièces qu’ils arrivent à troquer et des connexions réalisées à la main. Je me suis surprise à ralentir ma respiration et même à tenter plusieurs fois au cours du roman à retenir mon souffle pour voir si je ferai une bonne plongeuse (la réponse est non, définitivement).

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Hugh Howey nous emmène dans un nouvel univers âpre : après l’environnement toxique de Silo, la mer houleuse de Phare 23, on réalise une plongée dans le sable avec Outresable. A fortiori, j’ai bien aimé le titre de ce roman et la couverture.
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On se retrouve en pleine dystopie avec un monde perdu, des civilisations englouties et la survie des êtres humains. On se confronte à l’effet dévastateur du changement climatique puisque l’envahissement du sable est omniprésent mais l’eau est aussi devenue rare.
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L’axe principal du roman est le suivi et le développement de cette famille dysfonctionnelle. Pour ma part, j’ai eu quelques pages de flottement pour comprendre les relations qui liaient les personnages. J’ai aimé le rapport de l’aridité entre leurs contacts et celle de leur environnement. La plongée, leur survie, l’existence de villages provisoires et le questionnement autour de la grande faille sont autant d’éléments venant nourrir cet univers mais pour lesquels Hugh Howey restera assez sommaire pour cette intrigue.
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Entrez dans cette histoire si vous souhaitez découvrir le portrait de personnages aussi rudes que leur environnement. Si vous cherchez plus de profondeur sur le quid de l’univers, la problématique des personnages et leur avenir, votre lecture risque d’être inassouvie.

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Le regard de Palmer passa de cette lanière de joyaux à la bande dansante de feu givré qui s’intensifia de nouveau quand la tente fût refermée. Ce groupe d’étoiles innombrables s’étirait d’une dune jusqu’au ciel de l’horizon lointain. Il était impossible d’apercevoir le feu givré en ville, pas avec toutes ces flammes de gaz qui brûlaient pendant la nuit. Mais c’était la marque du désert, le tampon au-dessus de sa tête qui disait au garçon qu’il se trouvait très loin de chez lui, qui lui faisait savoir qu’il était au milieu des étendues de sable. Et pas seulement les étendues de sable et de dunes, le fin fond de nulle part dans l’existence, quand il avait rejeté le refuge de la jeunesse et avant qu’il prenne la peine de construire son propre abri. Les années sans tente. Les années lumineuses, aveuglantes, durant lesquelles les hommes vagabondaient, comme les planètes le faisaient.

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Palmer consulta la jauge de sa visière. La distance était transmise par le transpondeur laissé derrière eux. Cinquante mètres. Cent mètres. Leu respiration devenait de plus en plus difficile, et il leur fallait accentuer leur concentration pour écarter le sable. Plus Hap et lui s’enfonçaient et plus la colonne de sable au-dessus d’eux se tassait et se faisait pesante. À ce stade, beaucoup de plongeurs cédaient à la panique et au phénomène dit « du cercueil », quand ils laissaient le sable se solidifier autour d’eux. […] Lorsque le désert referme ses deux bras géants autour de votre poitrine et décide que vous ne respirerez plus, vous prenez conscience de votre insignifiance. Vous n’êtes qu’un grain de sable écrasé au sein d’une infinité de grains de sable.

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Mise en scène de livre Outresable de Hugh Howey

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Dans le chaudron : un roman « opposé » car l’exploration de l’environnement se passe au fond des mers « Les océans stellaires » de Loïc Henry.
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Cunéipage (Sylvie) a bien enfilé sa combinaison mais elle aussi est restée à la surface.

 

PEVEL Pierre – Les Lames du Cardinal

26/04/2018 14 commentaires

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Couverture "Les lames du cardinal" de Pierre Pevel : tome 1Couverture de la trilogie "Les lames du cardinal" de Pierre Pevel : tome 2 titré l'alchimiste des ombresCouverture de la trilogie "Les lames du cardinal" de Pierre Pevel : tome 3 nommé le dragon des arcanesTitres : Les Lames du Cardinal tome 1, L’alchimiste des ombres tome 2, Le dragon des arcanes tome 3

Auteur : Pierre Pevel
Plaisir de lecture Livres sympa

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1633, Richelieu veille sur le présent et le devenir de la France. Afin de renforcer sa gouvernance, il reforme la compagnie des Lames du Cardinal. Les dragons menacent le royaume et il devient vital de contrecarrer leurs plans.

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Le roman s’ouvre sur le Cardinal Richelieu en train de caresser son dragonnet domestique tout en réglant quelques menues affaires étatiques. De l’équipe des Lames, je n’en détaillerai pas les membres qui la composent pour vous laisser les découvrir. Ces hommes sont des élites, la crème de la crème ; c’est pourquoi ils « reprennent du service ». Pierre Pevel intègre des personnages sans que l’on connaisse leur véritable identité pour mieux brouiller les pistes. Dans l’ensemble, j’ai trouvé qu’ils étaient souvent définis par un seul trait de caractère ; celui qui va servir l’intrigue. J’ai trouvé dommage que la globalité de leur personnalité ne soit pas mieux exploitée.

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C’est l’intégration des dragons qui a suscité tout mon intérêt. Il existe trois types de descendants : ceux qui servent de moyen de transport, ceux qui deviennent des familiers et ceux de forme humaine. Ce sont ces derniers qui cherchent à mettre la main sur toute l’Europe. Entre autres, on apprend que la santé d’un individu dépend de l’équilibre de quatre humeurs : le sang, la bile, la phlegme et l’atrabile. Il en existe une cinquième, l’obâtre, propre à la race des dragons. Est liée le problème de la ranse, une maladie transmise par les dragons ou provoquée par les effets nocifs de leur magie.

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Cette trilogie est un hommage aux romans de cape et d’épée. Le soupçon de magie dans un récit réel entraine un mélange équilibré pour de la fantasy historique qui tient la route.
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Tous les éléments s’y trouvent : complots, trahisons, alliances nouées, désunions, périls, rebondissements, duels, jeux, alcool, traquenards, amours impossibles et héros sauvés in extremis. Le rythme des actions s’enchainent sans forcément avoir la possibilité de les apprécier à leur juste valeur. La lutte entre les clans, noir et blanc fait aussi une place à quelques individus « gris ».
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Ceci dit, j’ai trouvé que la magie impactait bizarrement l’univers ; par exemple, les informations de priorité absolue circulent encore à cheval sous la forme de lettre plutôt qu’à dos de dragon – wyverne – moyen de transport sûr et rapide. Le chapitrage varie d’un livre à l’autre et la longueur des parties est un peu étonnante.

Le récit se lit d’une traite jusqu’à la fin qu’on peut qualifier de grandiloquente. Cependant, j’ai trouvé que le thème des dragons était peu creusé. Et quand bien même j’essaie de dédaigner l’aspect « romans à succès », je pense que j’ai été influencée et m’attendais à un récit qui allait davantage m’entraîner dans un univers où le thème des dragons aurait été plus creusé. La trilogie reste une lecture plaisante.

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Illustration de Loïc Muzy de la trilogie "Les lames du Cardinal" de Pierre Pevel Illustrations de Loïc Musy pour le jeu de rôle "Les Lames du Cardinal" aux éditions Sans détour

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Souvenir de lecture : Livres gagnés lors des deux ans de blogging de Bouch’ (en 2014) (oui, bon…)

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Logo défi Valériacr0Pour le mois d’avril, Valériane souhaitait me faire avancer dans mon défi « Fin de série« … en me faisant commencer (hum ?) une série. On ne peut pas réellement parler de « nouvelle série » puisque je l’ai acquise il y a quelques années. Comme il s’agit d’une trilogie entièrement publiée – depuis plusieurs années, on a compris – j’ai décidé de m’auto-challenger en ne lisant non pas le premier tome comme l’avait choisi ma binômette mais toute la série.

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Lutin82 (Albédo) s’est aussi promenée dans un Paris draconien.

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Illustrations de Loïc Musy pour le jeu de rôle « Les Lames du Cardinal » aux éditions Sans détour

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CAUSSARIEU Morgane – Rouge Toxic

09/04/2018 11 commentaires

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Couverture du livre "Rouge toxic" de Morgane Caussarieu, publié aux éditions actuSFTitre : Rouge Toxic
Autrice : Morgane Caussarieu
Plaisir de lecture Livre sympa
Lire les premières pages

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Faruk est un buveur de sang, drogué. Une mission lui a été assignée et il lui est vital d’obtenir la récompense promise. Barbara, Barbie de son surnom, a des priorités tout aussi importantes mais bien différentes, comme faire profil bas au lycée.

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La personnalité des deux protagonistes repose sur deux archétypes lycéens. En plus, ils sont tous deux soumis au poids de la figure paternelle et vont devoir rapidement s’émanciper. Ils possèdent un passé et n’arrivent donc pas tels des coquilles vides dans cette histoire.
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Survivre au lycée est tout aussi difficile que de survivre dans les mauvais quartiers en Louisiane. En attendant, l’histoire prend les siens – de quartiers – en Nouvelle-Orléans. Une part du folklore s’éveille, notamment la magie vaudou avec Maman Gédé, le Baron Samedi et le mythe vampirique. D’ailleurs ma lecture m’a amené à m’informer car je confondais souvent Baron Samedi et Papa Legba.

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La plume est toujours mordante. Morgane Caussarieu est moins trash que dans ses précédents romans car elle a adapté son écriture au lectorat ciblé. Alors que ses écrits étaient d’une violence insoutenable pour certains lecteurs, « Rouge Toxic » permet d’être captivé·e par un récit plus modéré. Il s’agit d’un roman de vampire, donc avec un lot d’hémoglobine et quelques goths qui trainent dans les parages et qui se réunissent dans les toilettes (Ah, cela vous intrigue, hein ?)

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Le récit se construit en point de vue alternés entre Barbie et Faruk. L’histoire a été prévisible pour moi. Et s’il ne me restait qu’à dérouler la pelote, j’ai su remarquer la qualité de la laine (métaphore décalée, bonjour). Ma lecture relève plutôt du divertissement que de l’exaltation.
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Morgane Caussarieu maîtrise les codes de la créature légendaire : elle s’amuse des clichés, fournit des clins d’œil à des références et écrit quelques contre-pieds aussi. Le roman qualifié pour « jeune adulte » (young adult) est très rythmé. Concernant les sentiments, on est davantage sur de la séduction que sur de la romance à proprement parlé (donc tout à fait acceptable si vous avez le même profil de lectrice que moi). L’autrice n’oublie pas non plus d’inclure une touche humoristique et conclut avec une fin ouverte.
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La couverture attirante a été réalisée par Alexandra V. Bach.

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Allisonline, Blog-O-Livre (BlackWolf)Hilde (Le livroblog) Les lectures de MarieJuliet, ont aussi traîné leurs guêtres au Mission High School.

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COMBREXELLE Anthony – Presque Minuit

24/01/2018 8 commentaires

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Couverture du livre "Presque minuit" de l'auteur Anthony Yno Combrexelle. Elle représente un cadran d'horloge doré sur un fond sombreTitre : Presque Minuit
Auteur : Anthony « Yno » Combrexelle
Plaisir de lecture Livre sympa
Feuilleter les premières pages
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Moignon, Allumette, Bègue, Morve, Boiteux et Pleurs sont orphelins et devenus gamins des rues. Détrousseurs réguliers, ils dérobent le mauvais objet à la mauvaise personne. À l’ouverture de l’exposition universelle de 1889, il ne fait pas bon de s’attirer les foudres de créatures inconnues. Leur mésaventure va les obliger à traverser tout Paris.

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Les orphelins portent tous des surnoms qui leur correspondent mais parfois je les confondais ; ce qui n’a pas facilité ma compréhension des premières pages. En revanche, j’ai très bien compris l’objet de leur filouterie et j’ai été immergée facilement dans l’univers.
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Anthony Combrexelle nous entraîne dans les rues de Paris en 1889. La Belle Époque invite aisément le steampunk entre ces pages. Il sera aussi question d’éther, de sorcières et d’automates. Ici, je considère le steampunk comme léger puisque le récit ne repose pas sur de grosses machineries rutilantes ni de machines à vapeur boulonnées. Je n’ai pas relevé la présence d’éléments anachroniques si ce n’est l’objet volé (bien qu’il n’existe pas dans notre époque non plus) (enfin, pas à ma connaissance).
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Cet aspect industriel fait de cuivre, de bois et de cuir forge forme un environnement intéressant pour dérouler une (en)quête fantastique et dangereuse. La course-poursuite est parsemée de cambriolage, de fusillade, et de combat au corps à corps. Les orphelins apprennent très vite qu’on ne joue pas impunément avec le temps.
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Ce roman jeunesse repose sur un récit rythmé. Anthony Combrexelle propose une aventure qui se lit d’une traite. Dans un univers qui tient d’aplomb, on profite instantanément de l’écriture d’un auteur qui connait ses classiques et en joue. Cette histoire est chouette et ne repose pas que sur une course contre la montre (hinhin).

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Le logo du livre Presque Minuit d'Anthony Combrexelle est une horloge steampunk dorée

La couverture de Presque minuit, livre d'Anthony Combrexelle brille au soleil La couverture du livre presque minuit écrit par Anthony Combrexelle est en relief

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FRAIN Irène – Le chat, anthologie

13/04/2016 12 commentaires

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Le chat Irene FrainTitre : Le chat, anthologie
Auteurs : présentés par Irène Frain
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa
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Minon-Minette, Blanche, Gaston, Minne, Riquet, Bauty, Puff, Micetto, Miche, Catherine, Françoise, Moumoutte, Hamilcar, Mirou, Neige, Musio, Mysouff, Bunit et d’autres innomés : voilà ceux que vous allez rencontrer au cours de cette anthologie.
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Ce livre a connu une première parution ; mais cette fois, il bénéficie d’un bel écrin, une couverture avec du vernis sélectif. Il renferme de nombreuses plumes françaises.
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On retrouve quelques métaphores, notamment celles où il est question de divinités et de femmes. On peut y lister les points qui sont toujours source de grande intrigue, comme la couleur de leur robe, celles des yeux, l’existence de la conscience et le poids de leur âme.
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Les textes sont très variés, à tous points de vue :

D’abord sur la forme des récits : citations, poèmes, textes épistolaires, extraits de mémoire et nouvelles ;

Ensuite sur l’époque d’écriture : du XIIe siècle à 1994 ;

Puis, concernant l’accessibilité : certains semblent n’avoir pas de fin, restés en suspens alors que d’autres proposent une belle fin ou une jolie morale, certaines traductions sont moins aisées à lire de par le vieux français usité ;

Et enfin, sur les degrés d’amour concernant les félins : Baudelaire, le plus épris à Maupassant, qui les déteste. La méchanceté humaine est présente dans les pages mais les textes sont rares. À l’inverse, j’ai préféré ceux rapportant le quotidien partagé d’un chat – réel ou fictif. Sans surprise, les plus réussis sont ceux qui ont bénéficié dans leur vie, de la compagnie d’un chat.

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« Le chat » est une anthologie présentée par Irène Frain. Elle renferme de nombreuses plumes françaises qui se sont essayé à capturer l’essence du chat sous différents angles et aventures. L’hétérogénéité du livre en fait sa force et vous saurez sans doute séduit(e) par plusieurs textes.

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Au sommaire :
Le Roi-des-Chats, Irène Frain
Chiens et chats, Pierre Loti
Un chat nommé Gaston, Paul Morand
D’une chatte et de Vénus, Guillaume Tardif
Le chat, Buffon
À mon chat, Jules Lemaître
Vie et opinions philosophiques d’un chat, Hippolyte Taine
Quand je me joue à ma chatte…, Michel de Montaigne
Mes chats, Louis Nucéra
Épitaphe d’un chat, Joachim du Bellay
Sur les chats, Guy de Maupassant
Le chat Le minet, Maurice Rollinat
La mort du chat, Joris-Karl Huysmans
Renard, Tybert et l’andouille, anonyme
Le Chat botté, ou le Maître-chat, Charles Perrault
Le chat (Histoires naturelles), Jules Renard
Je ne fais que penser à ces chats enfuis…, Paul Léautaud
Mort et punition de Minon-Minette, Francisque Sarcey
Le chat, Charles Baudelaire
Article « chat » de l’Encyclopédie, M. le chevalier de Jaucourt
Doudou, Marcel Jouhandeau
L’expérience préparatoire, Jules Verne
Le chat derrière la vitre, Gilbert Bordes
Le miaou, anonyme
Mysouff, premier du nom, Alexandre Dumas
Le matou, Colette
La chambre du fond, Robert de Laroche
Les deux chats, Claris de Florian
Le chat de Babaud Monier, Jean Lorrain
Hamilcar, Anatole France
Du venin de chat, Ambroise Paré
Vie des deux chattes, Pierre Loti
Le chat (Poil de Carotte), Jules Renard
Épître de Tata et Réponse de Grisette, Madame Deshoulières
Étude de chat, Maurice Rollinat
La chatte blanche, Madame d’Aulnoy
La chatte Finette, Julien Green
Françoise et Catherine, Émile Zola
Le cochet, le chat et le souriceau, Jean de la Fontaine
Miche, Octave Mirabeau
Le chat du pape, François-René de Chateaubriand
Le chat, Charles Baudelaire
Les peines de cœur d’une chatte anglaise, Honoré de Balzac
Les Évangiles des quenouilles, anonyme
Le creux des sacs, Maurice Genevoix
Mouton et Minette, Mme Jules Michelet
À la mémoire d’une chatte naine que j’avais, Jules Laforgue
Le chat, Alphonse Toussenel
À une chatte blanche, Charles Cros
Le chat noir, Théophile Gautier
Ménagerie intime, Paul Léautaud
Femme et chatte, Paul Verlaine
Histoire de mes chats, Jean-Henri Fabre
Le chat Pipo, Louis Nucéra
Le petit chat, Edmond Rostand

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Le chat Irene Frain
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Souvenir de lecture : L’histoire de Bunit, le chat derrière la fenêtre.

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Dans le chaudron :
Des chats
¤ Dewey de Vicki Myron
¤ Le chat noir d’Edgar Allan Poe
¤ Journal intime d’un chat acariâtre de Frédéric Pouhier
¤ Le chat qui avait peur des ombres de Rozenn & Xavier Collette
¤ Simon’s cat de Simon Tofield
¤ Les mystères du chat de Daniel Lacotte
¤ Chat noir de Nathalie Semenuik

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MARTIN G.R.R. – Le trône de fer ~ Le chaos, tome 10

29/07/2014 34 commentaires

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Le chaos tome 10 Le trone de fer G R R MartinTitre : Le chaos (Le trône de fer, tome 10)
Auteur : G.R.R. MARTIN
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut

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Noire ailes, noires nouvelles.
Chez les Fer-nés : Aeron Tif-Trempes prophète de son état, annonce au peuple la mort du roi. Il proclame également leur nouvelle quête : trouver le nom du successeur. À Dorne, un autre roi meurt et son frère applique sa stratégie : ses nièces Aspics semblent être devenues ses ennemis n°1. Jaime et Cersei sont en bisbille ; cette dernière se sent plus seule au monde que jamais et compte bien montrer qu’elle en a des suffisamment grosses pour seconder le roi. Sansa courbe le dos et espère bien passer la plus inaperçue possible : elle se persuade qu’un mensonge, s’il se trouve bienveillant, n’en est fondamentalement pas un.
Brienne, Arya et Sam sont en route : la première pour retrouver une femme, répétant inlassablement sa description physique à qui veut l’entendre, la deuxième en embarquant à bord de la Fille-du-Titan qui l’emmènera auprès du Dieu Multiface, le dernier s’en va en ville apprendre le métier de mestre malgré toutes ses peurs.

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Nous voici arrivés aux portes du tome VO « Feast for Crows » : celui-ci se focalise sur les actions au Sud alors que le prochain tome VO « A dance with Dragons » s’occupera du Nord. Ce tome apparait comme transitoire car de nouveaux décors se déploient devant nos yeux. Lire la suite…

ROWELL Rainbow – Eleanor & Park

18/07/2014 36 commentaires

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Eleanor & Park Rainbow RowellTitre : Eleanor & Park
Auteur : Rainbow Rowell
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut

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Eleanor vient d’arriver dans un nouveau lycée. Son rôle de tête-de-turc neuve commence dès sa montée dans le bus. Elle est balancée à droite à gauche dans l’allée du véhicule, elle se retrouve à s’écraser à moitié sur Park et la place vide à ses côtés. Ces deux-là ne partagent rien. Pourtant, Eleanor ne peut s’empêcher de lire les comics par-dessus l’épaule de Park. De ce discours silencieux, vont balbutier de nouveaux sentiments.

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Eleanor & Park 02)°º•. Très bon point : ces protagonistes sont réalistes, tant sur leurs réactions et sentiments, que même sur des points plus secondaires comme leur physique et même les personnes qui composent leur famille.
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Chaque adolescent possède un défaut sur lequel les autres vont s’acharner, généralement celui qui fait le plus mal. Deux niveaux de réaction : se fondre dans la masse (option principale et très commune) puis vouloir assumer sa personnalité un peu quand même ou devenir un véritable caméléon (option secondaire ; différente selon les caractères).
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