Cheerleader d’un jour, cheerleader de toujours !

21/02/2010 2 commentaires

Je veux un R… R !
Je veux un A… A !
Je veux un T… T !
Je veux un R-A-T !
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Et oui, pour ceux et celles qui n’auraient rien suivi : Ce week-end a eu lieu le Read-A-Thon édition 2010, organisé par Virginie. Sur la base de 12 heures (miniRAT) ou 24 heures (bigRAT) d’affilée, les participants étaient invités à… lire, lire, lire !

Et quoi de plus important pour les supporter que des cheerleaders ?!
Sur une idée de Celsmoon, qui nous a gentiment référencées, nous avions pour mission de motiver et de soutenir toutes nos RAThoniennes.

Nous avions à disposition : un blog, un groupe facebook, l’url des blogs de tous les participants… et notre motivation à revendre !
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Et comme mon oeil bionique (oeil droit douloureux, rouge et sous traitement) ne m’aurait de toutes façons, pas permis de participer au RAT, je me suis mise dans la peau d’une chère cheerleader… ou pour faire plus français, une pompom giiiirl.

Qui cru qu’une crevette croquante croquerait une crevette crue que sommeillait tout au fond, vraiment au plus profond d’Acr0, l’âme d’une cheerleader en feu ? Et bien, certainement pas moi-même.

Je suis arrivée sur les lieux, avec mes dark purple poms aux alentours des 14 heures alors que le foup de feu de départ avait été lancée à 10 heures de la même journée. J’ai commencé par twitter, twitter tout ce que je pouvais, régulièrement. Sauf qu’en 141 caractères, à part communiquer l’url du groupe facebook ou du blog, on ne peut pas faire grand chose (et le public potentiel y est limité). Je me suis donc attelée consciencieusement à faire le tour de TOUS les blogs, une première fois, pour y déposer mes encouragements. Une heure… Une heure à lire, à commenter, à soutenir. A peine avais-je terminé que je recommençais par le premier de la liste. (Qui a dit que ce n’était pas chronophage?)

Et puis je rafrachissais la page de facebook toutes les 41 secondes : J’ai pu y rencontrer les autres cheerleaders, les miniRAThoniennes ainis que les bigRAThoniennes. Difficile de les soutenir sans les détourner de leurs objectifs : j’aurai pu y indiquer une quantité de sites sympathiques, leur raconter des centaines de blagues d’un humour particulier ou les noyer sous des milliers de photo rigolotes. Mais avait-on vraiment envie de les écarter du droit chemin ?
Oh que non ! Ce sont donc par des messages déchaînés mais non moins sympathiques (je vais te taper avec mes poms si tu t’endors, je veux du « chef oui chef » soldates ! , le RAT c’est pour déRATiser les lectrices qui vont mourir à tant lire) que je les soutenais du mieux que je pouvais . Répondre à leurs messages, les féliciter, les encourager, et elles pouvaient repartir sereines.

On y a vu… des maux de têtes et de dos s’installer, des recherches de positions non propices à l’endormissement, des « tortues » se plaindre des pages qui s’égrénaient si difficilement, des recherches de lectures avec scènes de c*l, oui, on a vu tout ça. Et le pire, du pire, que ce soit à l’heure de la sieste ou aux petites heures du matin, l‘ennemi numéro 1 : le sommeil !

Et qui eu cru qu’une crevette croquante… que je me prendrai au jeu ?
Je courrai surfais de blog en blog en site en site aussi vite que possible, je paliais le « j’en ai marre » par du gentil « encore un peu, tu peux y arriver ». Et je courrai physiquement dans mon appartement, avec mes poms virtuels, à crier des lettres, à chanter ma motivation, à tenir informée à haute voix toute personne qui se trouvait là inopinément : amis, chéri et… chats.  J’oubliais de boire, je me retenais de faire pipi, j’avais mal aux fesses de rester assise, mais je continuais !
Alors que Morphée m’appelait au petit matin, j’ai délaissé mes participantes… pour mieux cauchemarder sur le RAT que je voyais péniblement s’écrouler. Je me suis même réveillée en sueur, prête à retourner me connecter pour un dernier message.

Ah, je dois vous avouer, que cheerleader d’un RAT, ce n’est pas de tout repos.

Petit regret : je n’ai pas pu encourager tout le monde, faute d’un billet de blog spécifique sur le RAT.
Grand regret : ne pas avoir dans mes mains de VRAIES poms !
Grandes joies : le RAT, Virginie, Celsmoon chef des cheerleaders, les cheerleaders, les minietbigRAThoniennes,  les messages écrits en cours de route par les participantes, leur réponse à nos commentaires, ces rencontres d’un instant, de quelques minutes, de plusieurs heures. Cette big big big motivation, ce feu de dieu dans la lecture…
Et elles ont toutes réussi !

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Bref, à toute l’équipe du RAT 2010…
BIG UP !

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P.S.: l’année prochaine, je ne vous soutiendrai pas… car je serai RAThonienne !

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RICE Anne – L’heure de l’ange

17/02/2010 24 commentaires

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Couverture du roman "L'heure de l'ange" d'Anne Rice : aile blanche sur fond noirTitre : L’heure de l’ange
Auteur : Anne Rirce
Plaisir de lecture : etoile 3  Livre sympa

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Lucky le Renard. Perfectionniste de son état, dénué de sentiments, Lucky achève toujours ses missions de manière rapide et professionnelle. C’est pour les gentils, qu’il travaille. Enfin, qu’il essaye de se persuader. Le FBI et Interpole n’arrivent pas à le nommer : ils restent pour eux, un mode opératoire. Sous les ordres de l’Homme Juste, il tue froidement ses cibles avec une précision et une délicatesse extraordinaires.

Difficile de croire avec les besognes abattues, qu’il y a réellement un homme derrière cette ombre… alors qu’il se révèle passionné de luth et lecteur fébrile de livres traitant sur le sujet du moyen-âge. Lucky le Renard n’existe pas : connu sous diverses identités anonymes, connu comme une simple image floue des caméras de surveillance par le FBI et Interpol, Lucky vit sa vie… sans témoin.

L heure de l ange 01Actuellement résidant en Californie, le cœur de Lucky bat à l’unisson avec Mission Inn et San Juan Capistrano. Il se perd dans la contemplation de leurs églises et cathédrales, dans ces petits détails médiévaux, dans leur reconstruction et dans leur Histoire au fil du temps. Il aurait voulu être prêtre. Dès son enfance, il se voit plutôt dominicain bien que les prédications franciscaines l’attirent tout aussi. Cependant, bouleversé par la découverte du luth lors d’un opéra, Lucky à 12 ans, veut profiter des plaisirs de la vie et devenir un homme du monde.

Son plus grand plaisir est certainement « sa » suite à Mission Inn : il y va chaque fois qu’il peut : admirer la fresque plafonnière, profiter du lit à demi-baldaquin, jouer du piano à queue ou simplement s’asseoir à la magnifique table de granit. En ce moment, Lucky a peu de repères, il ne croit pas en Dieu, et se surprend à espérer pouvoir emmener ses livres historiques s’il devait aller en prison.

Ce matin, il reçoit un appel téléphonique de l’Homme Juste. Sa prochaine mission se déroule à Mission Inn, dans SA suite. Difficile de voir ce chez-lui se transformer en lieu d’une tâche professionnelle. Quelque peu ébranlé, il va devoir encore tuer. Mais la proximité entre son semblant d’intimité et sa charge le trouble plus que de raison.

Lucky, lui toujours si discret et invisible aux yeux des autres, se retrouve épié par d’étranges yeux bleus. Malchiach, propriétaire du regard azuré lui parle de son passé. Lucky ou Toby O’Dare, quelle différence ? Déconcerté, Lucky ne sait plus à quels saints se vouer…

Malchiach lui propose un pacte : sauvegarder des vies plutôt que de les voler. Se retrouver, se réinventer… et aider autrui. Le voilà catapulté au XIIIe siècle , au cœur de la juiverie de Norwich, à défendre un couple des persécutions d’émeutiers chrétiens.

Etrange rêve ou douce folie ?
L’heure de l’ange est capable de l’emmener… bien loin.

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L heure de l ange 02)°º•. Qu’il soit Toby O’Dare ou Lucky le Renard, il n’en reste pas moins indifférent.
Dès les premières pages, on approche Lucky le Renard dans son quotidien : sans nous révéler quoi que ce soit vis-à-vis de sa personne ou de son histoire, il va nous conter ce qu’il l’aime, le passionne ou ce qui l’irrite.
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C’est un bonheur de se balader au chant de sa description de ces lieux saints vénérés, de leur prodigiosité ou de leurs fonctions extraordinaires. C’est par rapport aux choses, que Lucky se dévoilera : la présentation des fresques tant aimées, du son de la chaussure sur les pierres bancales ou encore de la fraicheur des arches de divers endroits.
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L’histoire est majoritairement contée par Lucky le Renard, à la première personne du singulier. Pourtant, tour à tour, ce sont les autres personnages qui vont devenir narrateur au cours d’un ou plusieurs chapitres. Et c’est finalement grâce à ces morceaux assemblés que Luky le Renard va quitter cette enveloppe anonyme pour devenir quelqu’un à nos yeux.
Petit à petit on se rapproche de sa personnalité et de son passé pénible, à cette personne blessées aux idéaux noyés, à cette figure solitaire. Irrémédiablement, on s’attache à lui.

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L heure de l ange 03)°º•. Comme toujours,  Anne Rice nous transporte littéralement : commencer un de ses livres, c’est être plongé directement en son cœur, c’est entrer naturellement dans son univers, c’est être happé par l’histoire. Il en convient que le travail de traduction y est aussi dans la réussite de cette immersion totale.
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Elle nous entraine tour à tour à différentes époques, actuellement, vingt ans en arrière ou encore au XIIIe siècle. Invariablement, elle nous emmène dans différent lieux, avec la vieille Europe et la Nouvelle Orléans, si chères à son cœur.
Le tourbillon est mené d’une main de maitre : tous les aspects – lieux, époques, personnages – nous révèlent judicieusement par petites touches, l’aspect psychologique.
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Le thème principal et non moins très fort se concentre sur la civilisation juive médiévale, avec les relations entre chrétienté et judaïsme à une époque ou les persécutions des révoltés démarraient au quart de tour.

La grande présence de la religion ne doit pas rebuter ; bien que soient mis en avant les ordres des mendiants (prêcheurs dominicains et franciscains), les confessions chrétienne et juive, le livre est ouvert à et compréhensible par tout le monde.

Il existe des lecteurs qui n’aiment ou ne poursuivent pas leur lecture, au premier mot de « religion » rencontré ; qu’ils soient d’une autre confession que celle présentée ou athés (ou agnostiques). Cependant, avec l’heure de l’ange, on peut se rendre compte que ces religions révèlent un fond de toile intéressant pour une histoire captivante.
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Le travail de recherches, bien qu’utilisé naturellement pour le roman, se ressent. Les documents pris en appui sont nombreux et quelques uns sont cités en bas de page et à « la note de l’auteur » en fin de livre. Cette fonction est d’autant plus importante à l’histoire qu’elle l’enveloppe d’une véritable authenticité et permet au lecteur de pénétrer les pages. de notre nouvel amour, Lucky.

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Bon, en soit, l’histoire m’a plu. Bon, en soit, on attend forcément « mieux » d’Anne Rice. Elle nous a habitué dans ses romans fantastiques, à mêler le monde réel avec celui plus invisible. Elle a su nous emmener dans des intrigues très bien ficelées, avec un travail d’écriture époustouflant qui demande généralement et imagination débordante et efforts « techniques » pour un roman quasiment parfait. Ici, la deuxième partie du roman est un peu plus lâche que la première et un peu décevante. Certaines « solutions » s’avèrent un peu tirées par les cheveux et le rythme, mollasson. Alors sont-ce de réels défauts, ou une projection du lecteur qui veut toujours « plus », toujours « mieux » de la part de l’auteur ?

La seule chose qu’on pourrait reprocher à ce roman est sa brièveté. 270 malheureuses pages se révèlent bien trop courtes ! Surtout lorsqu’on est habitué à un tome de deux tiers supérieurs à celui-ci… qui prend sa place au sein d’une trilogie.

Anne Rice qui a déclaré être athée prend un chemin différent dans sa vie personnelle avec l’envie de « glorifier » Dieu. Et c’est avec « l’heure de l’ange » sans aucun doute que ce tournant s’inscrit dans sa vie d’écrivain.

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Anne Rice nous entraine en différents lieux et époques pour nous offrir un roman sur l’univers des anges, de leurs relations particulières avec les humains. Le thème de la civilisation juive médiévale est le bâti de l’histoire. Menée joliment, l’histoire de Lucky le Renard se découvre par petites touches. Mais malheureusement, avec cette nouvelle trilogie, elle ne comble pas nos espérances, elle se perd un peu en chemin et rend le tout un peu brouillon.

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Anne Rice)°º•. Biographie
Anne RICE, écrivain américain aux 100 millions de livres vendus, devient un des auteurs « actuels » les plus lus. Auteur des célèbres trilogie des vampires et trilogie des sorcières Mayfair, elle a écrit pas moins 22 de romans fantastiques, de nouvelles ou encore de livres à thème religieux. Elle est notamment connue pour ses histoires mêlant l’épique au style baroque et aux intrigues de différentes époques.

¤ Pour une fois, on ne pourra rien reprocher à des éditions françaises dans un titre traduit, judicieusement et sans faux-pas par rapport au titre anglais « Angel Time : The Songs of the Seraphim ». L’heure de l’ange

¤ Notons aussi que la couverture des Editions Michel Lafon est superbe : Une aile blanche sur un grand aplat noir et mat. Avec un vernis sélectif pour le nom d’Anne Rice. D’accord, l’aile est jolie, cependant, tout petit regret de la retrouver seule, en illustration à côté du titre du chapitre.

est un concept à découvrir entre les pages…

Je ne manquais jamais de m’aventurer dans le restaurant pour déjeuner. La piazza était magnifique, avec ses hauts murs percés de fenêtres arrondies et de terrasses semi-circulaires ; je sortais le New York Times, que je lisais tout en déjeunant à l’ombre de dizaines de parasols rouges.
Mais l’intérieur du restaurant n’était pas moins attirant, avec ses murs recouverts de carreaux de faïence bleu vif et ses arches beiges artistement peintes de plantes grimpantes. Le plafond à solives figurait un ciel bleu avec des nuages et même de minuscules oiseaux. Les portes de plein cintre à meneaux étaient couvertes de miroirs, tandis que d’autres laissaient passer le soleil venant de la piazza. Le bavardage des gens rappelait le murmure d’une fontaine.
Je me promenais, dans les couloirs sombres, sur des tapis poussiéreux, de styles différents. Je m’arrêtais dans l’atrium devant la chapelle Saint-François, contemplant l’embrasure lourdement sculptée, chef-d’œuvre en ciment moulé de style churrigueresque. Cela me réchauffait le cœur d’entrevoir les préparatifs de mariages, inévitablement luxueux et apparemment interminables, avec leurs buffets dressés dans de l’argenterie sur des tables drapées de nappes autour desquelles s’affairait le personnel.
Je montais jusqu’à la plus haute véranda et, appuyé sur la balustrade en fer laquée de vert, baissais les yeux vers la piazza du restaurant et l’énorme horloge située en face. J’attendais souvent son carillon, qui sonnait tous les quarts d’heure. Je voulais voir ses gros chiffres bouger lentement.
Un élément très puissant m’attire vers l’horlogerie. Quand je tuais quelqu’un, j’arrêtais sa montre. Et que font les horloges, les pendules, les montres, sinon mesurer le temps dont nous disposons pour devenir quelqu’un, découvrir en nous quelque chose dont nous ignorions la présence ?

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14 Valentins

14/02/2010 22 commentaires

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14 valentinsSur une idée originale « des hommes préférés » de Virginie, je vais vous dévoiler mes 14 valentins préférés.

Soyons réalistes, l’homme sexy ne fait pas vendre : du coup, on se retrouve bien souvent avec des anti-héros (par contre niveau femme, du sexy, il y en a en veux-tu, en voilà). Du coup, j’ai plutôt sélectionné ces « hommes » en fonction de leur caractère

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Mes 14 Valentins de 2012 sont à découvrir ICI et là, mon article des 10 plus beaux mecs papier de tous les temps.

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Par ordre alphabétique :

¤ Alaric Anthony Morgan de Katherine KURTZ (les Derynis)
Duc de Corwyn, Superintendant des armées de sa Majesté et demi-sang Deryni, Meilleur ami de Brion d’Haldane. Parcours presque sans faute, homme presque parfait : il énerve tout le monde. Beau gosse blond aux yeux bleus, il fait beaucoup de jaloux. Et je l’aime, exactement pour ça.

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¤ Crispin de Varène de Guy Gavriel KAY (La Mosaïque de Sarance, tome 1 et tome 2)
Mosaïste de profession, après une lourde tragédie qui laisse cet homme vide comme une coquille, il monte à Sarance où l’empereur fait appel à ses besoins. Homme de très fort caractère, il tente tant bien que mal de se défaire de cette partie d’échecs dans laquelle, les autres l’utilisent comme pion.

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¤ Grinsa Al Jarrett de David B. COE (Couronne des sept royaumes)
Qirsi (sorcier aux cheveux blancs) de naissance, il est aussi glaneur au festival. C’est lui qui va révéler le tragique futur du Prince Tavis et l’aidera dans sa longue quête. Il prend de plus en plus d’importance au fil des tomes. Homme mûr et réfléchi, la sagesse est à sa portée.

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¤ Hurle le magicien de Diana Wynne JONES (Le château de Hurle)
Caractériel en puissance, il ne peut que nous charmer. Un magicien mystérieux, quelque peu ténébreux… miam !

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¤ Iron Man de Stan LEE (Civil War)
D’accord c’est un super-héros, d’accord, il est super puissant, il n’empêche !
C’est un héros de Comics, qu’on peut retrouver notamment dans Civil War. Et au niveau du film, Robert Downey Junior, l’acteur, ne lui enlève aucun charme.

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¤ Jack de Mathias MALZIEU (Mécanique du cœur)
Pauvre petite chose malheureuse, on ne peut s’attacher qu’à Jack. Il tombe amoureux et son voyage l’entraine vers d’innombrables aventures.

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¤ Jonathan Strange de Susanna CLARKE (Jonathan Strange & Mr Norrell)
Aventurier, fantasque et curieux, Jonathan Strange s’avère être un disciple intentionné et intéressé par le sympathisme. Il suit malgré tout sa propre voie vers la magie… il est complètement irrésistible !

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¤ Julien Mayfair d’Anne RICE (Saga des Sorcières Mayfair)
Ce n’est pas vraiment pour son physique que je l’apprécie – bien qu’il soit, parait-il beau gosse – mais plus pour son côté très intelligent et très influent (quelque peu manipulateur ?). Il est un des piliers dans l’Histoire des Mayfair. Si vous ne le connaissez pas, il est réellement à découvrir.

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¤ Kvothe de Patrick ROTHFUSS (Le nom du vent)
Anti-héros à souhait, le premier volet de son histoire nous permet de nous attacher à lui… Un bonheur de le suivre. C’est le genre d’homme qu’on aimerait qu’il soit vrai.

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¤ Paul, Pwil le deux fois né de Guy Gavriel KAY (La tapisserie de Fionavar)
Certainement un de mes premiers valentins puisque la trilogie de la tapisserie de Fionavar est cerainement MON coup de cœur de tous les temps et de tous les livres… Son passé ne laisse pas indifférent. C’est un homme blessé, meurtri au plus profond de lui qui va aider Fionavar bien au-delà de sa personne. Il est attendrissant, il émeut et on attend avec impatience de savoir si un jour, il va « revenir ».

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¤ Ren de Aï YASAWA (Nana)
J’aurai pu indiquer Takumi avec ses longs cheveux longs qui font rêver, mais c’est un véritable enfoiré de première. Ren, guitariste du groupe « Trapnest », son amour partagé avec Nana Osaki émeut énormément. Blessé, fragile, il a beaucoup de mal à vivre sa nouvelle vie. Un peu bad boy, il ne peut que nous séduire…
Il est un personnage du manga Nana.

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¤ Sirius Black de J.K. ROWLING (Harry Potter)
Un peu méchant, quelque peu blessé, attentif aux personnes qu’il aime. Il incarne aussi le beau et mystérieux ténébreux.

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¤ Thorgal de Jean VAN HAMME (Thorgal)
Bon, voilà le barbare de mes valentins, il en fallait bien un. Viking d’adoption, Thorgal est un homme au grand cœur. Ses aventures vont l’emmener loin, très loin mais on le suit indubitablement.  Personnage de la BD Thorgal.

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¤ Trent le magicien de Piers ANTHONY (Xanth)
Appelé « le magicien maléfique », Trent n’en reste pas moins un homme séduisant. Caractère de cochon, mais supra sexy (du moins, c’est comme que je me le représente). Il peut même s’avérer quelque peu gentleman à ses heures perdues.

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Et moi qui, au début, ne pensais pas pouvoir en trouver 14… !
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Alors je vous livre aussi ceux que je ne peux définitivement pas écarter de ma liste :

Le scribe et non moins attachant Sov Strochnis d’Alain DAMASIO (La Horde du Contrevent), Dexter l’inhumain de Jeff LINDSAY (Dexter), le bad boy et non moins ange déchu Rampa de Neil GAIMAN & Terry PRATCHETT (De bons présages),  l’homme de pouvoir le Patricien de Terry PRATCHETT (Les Annales du Disque-Monde), Arthur le charmeur un peu bancal d’Arthur DE PINS (BD Pêchés Mignons), Fritz le blessé éternellement amoureux de David FOENKINOS (Nos séparations), et le préfet de Rome & Roi d’Ys la magnifique, Valerius Gaïus Gratillonius de Poul & Karen ANDERSON (Roi d’Ys)

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Et vous, quel(le)s sont vos valentin(e)s préféré(e)s ?

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HOLSTEIN Eric – Petits arrangements avec l’éternité

10/02/2010 12 commentaires

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Petits arrangements avec l eternite HolsteinTitre : Petits arrangements avec l’éternité
Auteur : Eric Holstein
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa

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Aujourd’hui, ou presque. Paris. Ils vivent heureux. Eugène s’extasie devant les acquisitions d’art de sa nouvelle demeure. Grace s’admire le silicone de seins refaits à neuf ; mais en mieux. Slawomir cuve sans aucun doute un Lafite Rothschild à l’ombre de son pont. Sauf que… Grace n’a pas pu s’empêcher de révéler leur petit secret à Lashandra, son ex golden boy indien. Et lui, veut être de la partie. Question emmerdement, Grace se pose là. Eugène ne supporte plus son ex et Slawomir est près à cracher sa goulée. Les voilà traqués par les Gin Ko Shikari qui rêvent de les éradiquer, ils font face à une secte de javellisés à l’éther et les ancêtres se réveillent. Bienvenue chez les vampires holsteiniens !

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)°º•. Eugène traine sa peau d’appartement en appartement. Il a un goût prononcé pour l’Art peinturesque. Il choisit ses demeures en fonction de leur prestige : bien souvent quand ses propriétaires sont absents. Il découvre parmi les trésors cachés, une superbe machine à écrire rose. C’est le coup de foudre, il la vole. C’est d’ailleurs grâce à ses écrits que nous pouvons lire ce livre… Il vivait une vie heureuse avant que Grace ne réapparaisse encore une fois dans son sillage. Grace, c’est la femme de la campagne, venue à la ville pour démontrer son talent et qui finit par vendre ses charmes. Eugène l’a alors révélée et commence un long calvaire de devoir la supporter, car « l’éternité c’est long, surtout vers la fin ». Siliconée puissance dix, Grace a révélé leur mystère commun à son plein-de-pognon actuel. Lashandra, indien d’origine et épilé des valseuses de son état, veut être dans le coup. Et quoi de mieux d’être prêt à tout pour obtenir l’inimaginable.
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Nos deux compères sont donc obligés de soutirer un peu d’aide de l’Ancien, Slawomir. Ce dernier ne s’intéresse qu’à la boisson de (très grande) qualité. Il cuve généralement sous le pont, la nuit et radote toujours les mêmes inepties quant à la fausse découverte de l’héliocentrisme par son grand concurrent, Copernic.
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Histoire de corser le tout, ils vont être attaqués par les Gin Ko Shikari, littéralement les tueurs d’ombre, une secte hindoue décidée à éradiquer les vampires. Sur ce problème-là, s’ajoute des vampires d’autres lieux, qui se shootent à l’Ether et qui sont rappelés par les Ancêtres, eux-mêmes réveillés par la couillonnade de Grace. Ça promet !
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Oui, vous l’aurez compris, cela promet pas mal d’actions : des bagarres dans tous les coins, des courses poursuites qui n’en finissent plus et des plans et stratagèmes dans tous les sens. Qu’on le sache, les bagarres sont un tantinet répétitives et tiennent en beaucoup de pages. Sincèrement, elles ne servent pas du tout la plausible dynamique du récit. Quand à l’intrigue, elle est relativement passable. Ne vous attendez à une histoire gargantuesque d’imagination, les vampires holsteiniens sont peut-être un peu « nouveau genre », mais c’est bien tout. Le côté loufoque n’est pas très réussi, j’ai eu la chance de connaître et de lire du Christopher Moore et son sot de l’ange. A côté de ce petit bijou humoristique et farfelu, Holstein n’arrive qu’à la deuxième place et loin derrière. Quant à la fin, je la trouve trop grandiose, du too much qui finit en « pan dans ta gueule », dommage.
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Petits arrangements avec l eternite Holstein jacquette

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)°º•. La stéréotypie des personnages n’aide en rien à leur attachement.
D’accord, Eugène éveillé dans le début du vingtième siècle est un argoteur de première, quelque peu amateur d’art mais sans aucun doute profiteur. Grace, née vampire dans les années 30 utilise son côté garce et son côté bombé façon silicone pour harponner les crésus. Slawomir est un clochard alcoolique qui tourne encore autour du principe que la Terre est au centre de l’univers ; et enfin Eddie qui se désigne lui-même par son unique aspect bestial.
Alors oui, leur stéréotype est clairement handicapant.
Ceci dit, ma toute petite préférence va à Maximilien : vampire très imposant de pas son physique et son aura noire et impénétrable ; il est, en sus, plutôt grande gueule et sûr de lui. Un vampire qui impose de toutes ces manières ne peut que forcer mon respect… et obtenir mon admiration.
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Cependant, les vampires holsteiniens sont un peu nouveau genre, car ils…
– ne sont pas sexy : ils rotent, pètent et cuvent leur alcool,
– ne sont pas morts, mais bien vivants et immortels,
– ne dorment pas dans des cercueils à longueur de journée,
– ne craignent pas les crucifix, ni l’ail et pas spécialement la lumière,
– ne se nourrissent pas de notre sang mais de nos émotions et souvenirs,
– sont plus rapides et plus forts que les humains,
– naissent « humain » avec un potentiel pour devenir vampire ou non.

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)°º•. En ce moment (et ce, depuis plusieurs mois), les « vampires » sont un instrument marketing… ayant le vent en poupe. Le grand tort que je reprocherai au livre d’Holstein est finalement d’utiliser « forcément Paris », car « forcément Paris », c’est forcément le « lieu saint » des vampires. La place « in », la place « obligée ». Sauf qu’on aurait pu s’en passer. A ceci est couplé, un certain devoir d’y intégrer des grands noms dans les vampires. Le procédé est déjà connu et on n’en a quelque peu abusé : les vampires peuvent être des gens anonymes, non ?
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Le livre est lui aussi un peu stéréotypé : l’histoire est narrée car ils sont les récits d’Eugène.  C’est un roman raconté à la première personne par le protagoniste. D’accord, certains lecteurs ont adoré mais pour ma part, j’ai trouvé le style trop racoleur et limite ennuyant. Nous y est livré, des confessions un peu mi-figue mi-raisin, raplapla et prévisibles. Le rythme est tout simplement bancal.
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Venons à la partie la plus détestable de mon point de vue. Ce roman est-il un dictionnaire des expressions familières ? J’ai carrément failli décrocher dès les premières pages. En plus du vocabulaire dépassé et vulgaire, Holstein truffe son histoire d’un argot facile et des expressions « qui tuent » de jeunz.
Bref, ce roman, c’est quand même un « trop plein » : plein d’argot, plein d’ironie, plein d’humour pas drôle (même au 26e degré), plein de Christopher Moore mal copié.
Ceci dit, trouvons un point positif : le roman est composé de chapitres relativement courts, chouette, du coup, il se lit relativement vite !
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Bref : c’est un roman avec une version de vampires qui diffère un peu mais pas assez creusée ; sans une intrigue formidable, avec pas mal de bagarres si vous aimez le genre. Il se lit bien pour passer un peu de bon temps mais ne comptez pas sur lui pour entrer dans votre panthéon personnel littéraire.

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Des bagarres, il y en a. De l’intrigue pas folichonne aussi. Mais on peut y ajouter également, de l’argot à ne plus en finir, des vampires nouvelles génération qui ne craignent ni les crucifix, ni l’ail et encore moins la lumière.
Dommage que le concept des mangeurs de souvenirs & d’émotions n’ait pas été un poil développé, dommage que les vampires soient malgré tout coincés dans leur propre portrait, dommage que le livre ressemble à un dictionnaire des expressions familières. Sinon, cela peut passer pour un bon roman de « feuilleton », un poil décalé.

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)°º•. Co-responsable du site ActuSF, Eric Holstein n’est pas inconnu du milieu, au vu de ses quelques nouvelles publiées ici et là. Avec « Petits arrangements pour l’éternité », il signe son premier roman chez Mnémos.

 

Faut comprendre qu’on n’est pas des tueurs. On ne se nourrit pas de votre sang mais de votre temps. De vos instants. En fait, on ne vous fait même pas mal. L’analogie est sans doute un peu approximative, mais je n’en vois pas de meilleure. Et puis soyons réalistes. Vous imaginez sérieusement qu’on pourrait vivre depuis si longtemps parmi vous en laissant derrière nous un tas de cadavres exsangues ? Ou pire, si toutes nos victimes devenaient des bêtes assoiffées de sang ? C’est ridicule.

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Les halos que vous exsudez sont des fanaux qui colorent la nuit des émanations de vos émois. Le sang de la colère, l’incarnat de la gêne ou le carmin de la passion, le noir de la haine, le vert opale de l’ennui, le violine de la peur qui vire à l’indigo sombre lorsque vient la terreur. Celle, par exemple, que nous vous inspirons quand nous vous attaquons. C’est elle que l’on voit s’emparer de vous, teinter votre nimbe avant que nous ne plongions dans votre cou pour humer les instants que nous vous dérobons.

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Critic Blog, Mes Imaginaires (SBM), Journal semi-littéraire (Angua) ont aussi affaire avec ces vampyres.
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Lu dans le cadre du Challenge 1% littéraire et celui du Dark Side Challenge.

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McCARTHY Cormac – La route

03/02/2010 18 commentaires

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La route McCarthyTitre : La route
Auteur : Cormac McCarthy
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir

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Ce sont les pieds dans la cendre, que Lui et son enfant errent dans ce monde grisâtre. A la suite de l’apocalypse, leur seul but est de (sur)vivre coûte que coûte. L’homme et son enfant partent pour le sud : il n’est plus nécessaire de fuir, la mort rôde, ce n’est qu’une question de temps. Ils s’accrochent à leurs valeurs, à l’espoir de vivre encore un peu. Ils vont devoir faire face à la pénurie de nourriture et à leur pire ennemi : les autres. Leur chemin vers le sud sera pénible, à bien des titres.

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La route 01)°º•. De prime abord, l’absence d’identité des personnages est quelque peu troublante. Nous ne connaissons le nom ni de l’Homme, ni de l’Enfant. Sans aucun doute, une volonté de McCarthy de nous renvoyer à notre propre image. Et si finalement, c’était nous ?
Les échanges verbaux entre nos deux hommes seront peu nombreux : leur caractère bref rend l’histoire d’autant plus intense… le long cheminement proposé par McCarthy qui pourrait aussi valoir l’honneur de remplir de définition, le titre « Route ».
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L’homme est père d’un enfant relativement jeune (il sait tout juste écrire dans le sable et lire) porte sur ses épaules, un espoir mort dans l’œuf. Il tente tant bien que mal de ne pas se laisser bercer par de doux rêves et son ambition aussi stérile soit-elle est de rester en vie. Ils voyagent en suivant le macadam qui n’a plus de raison d’être, poussant dans le caddie, des placebos de vie. Le strict nécessaire, le peu qu’ils ont réussi à récupérer. Trouver de la nourriture devient de plus en plus difficile, au mépris de l’anthropophagie environnante, il assoit sa morale. Lui et le petit sont les gentils, il tente par tous les moyens de transmettre les valeurs d’un monde qui n’existe plus, en lesquelles il continue –ou fait semblant ?- de croire. Son plus grand garant de leur survie est son propre fils.
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L’enfant, allégorie de la vie dans ce roman, n’est pas en reste. On le devine jeunot mais la joie innocente a quitté depuis longtemps ce petit être. Il devine ce que ressent son père et l’éprouve plus que tout. Il remet son « quotidien » en cause, il pose des questions peu anodines, quelques fois détournées pour trouver des réponses. Il est d’une maturité hors du commun…
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Quand on sera tous enfin partis alors il n’y aura plus personne que la mort et ses jours à elle aussi seront comptés.

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La route 02)°º•. McCarthy nous propose un universravagé, anéanti, ardu, âpre, glaçant et rempli de désespoir. Il nous présente des personnes blessées dans un monde blessé. Dans cette adversité totale, l’homme et l’enfant ont des préoccupations « rudimentaires », répondre aux besoins vitaux : manger et boire. Accessoirement, dormir sans trop d’humidité. Dans cet espace où le temps semble s’être arrêté, les souvenirs d’une société disparue deviennent des mythes. Les survivants sont peu nombreux et sont enclins au cannibalisme. L’humanité présentée par Mc Carthy n’en a que le nom. La problématique de la condition humaine dans ce roman prend tout son sens. Tout est remis en question : la valeur des denrées, la valeur des objets et la valeur des sentiments.

Tout cela nous renvoie à nous-mêmes : que ferions-nous dans cette situation… l’impossibilité d’éviter la mort de cette manière, d’errer sans but.
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L’évolution dramatique de l’histoire est inéluctable, mais bien plus que l’importance de la fin, entre ses pages sombres se révèle beaucoup d’amour. Notons d’ailleurs qu’il restera une pièce mystérieuse de l’histoire où l’interprétation demeure tout à chacun : la force du feu qu’ils portent en eux.
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Il faut que tu portes le feu.
Je ne sais pas comment faire.
Si, tu sais.
Il existe pour de vrai le feu ?
Oui, pour de vrai.
Où est-il ?
Je ne sais pas où il est.
Si tu le sais. Il est au fond de toi. Il y a toujours été. Je le vois.

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Cormac McCarthy)°º•. Soyons honnête, le prix Pulitzer a propulsé le livre de McCarthy. Avec l’adaptation cinématographique, « La Route » a été le centre d’un buzz phénoménal de la critique littéraire. Ce ne sont pas les 170 000 lecteurs que proclame le bandeau du livre qui me donnera le petit coup de pouce pour entamer ma lecture – moi qui fuis les best seller… Quantité & Qualité ne sont pas deux critères qui vont toujours de paire.
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En attendant, ce livre étiqueté « Science Fiction post apocalyptique » n’en a que le titre dans le sens où cette définition ne le sert pas. En conviennent les critiques des bloggeurs et bloggeuses pas spécialement attachés aux lectures SFFF l’apprécient aussi.
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Cette histoire intemporelle, indéterminée et sans lieu de géographique donné propose une thématique tout aussi universelle et maintes fois, utilisée. Cependant, McCarthy a su se l’approprier : grâce à une plume quelque peu glaciale, il fait approcher une horreur plus que réaliste d’un monde de cendres.
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L’histoire en soi ne fait pas peur, elle pose énormément de questions. Elle émeut beaucoup et ne laisse pas insensible. Une sensation un peu cafardeuse reste après que le quatrième de couverture soit refermé.
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Ce récit est écrit dans un style relativement dépouillé. Chaque mot est pesé. Le tout est minimaliste : l’absence de ponctuation, l’usage excessif des « et » au sein d’une même phrase. La linéarité va même jusqu’aux discours sans guillemets, sans tirets, sans la précision des prosateurs. L’écriture en elle-même appuie la densité du roman sans saut de page, ni chapitre.
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 Il plongea et empoigna le petit et roula et se releva avec le petit qu’il tenait contre sa poitrine.

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McCarthy nous présente une histoire minimaliste où chaque mot est pesé. L’homme n’a que garant de vie, son propre fils. Ce dernier, sans enfance et mature trop tôt, le suit jusqu’au bout du monde. Ce couple intemporel traverse un paysage sombre où leur pire ennemi est la condition humaine. Par une plume glaçante, plongez au cœur d’un pays blessé où les gentils ne sont plus si nombreux que ça.

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Cormac McCarthy, écrivain américain, né Charles Mc Carthy en 1933. A reçu le National Book Award en 1992 pour « De si jolis chevaux » et le Prix Pulitzer en 1997 pour « La Route ».

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 Aucune liste des choses à faire. Chaque jour en lui-même est providentiel. Chaque heure. Il n’y a pas de plus tard. Plus tard c’est maintenant. Toutes les choses de grâce et de beauté qui sont chères à notre cœur ont une origine commune dans la douleur. Prennent naissance dans le chagrin et les cendres. Bon, chuchotait-il au petit garçon endormi. Je t’ai toi.

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 Carnet de SeL, Connivences littéraires, Les lectures de Cachou ont aussi marché sur la route.

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WILSON Jacqueline – Violette

27/01/2010 4 commentaires

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Violette WilsonTitre : Violette
Auteur : Jacqueline Wilson
Plaisir de lecture : etoile 4 Livre à découvrir

Violette, toute jeune adolescente, se cherche énormément. Coincée entre les préjugés des camarades et le caractère débordant de son frère Will, elle n’arrive pas à vivre pleinement sa vie. C’est dans l’univers de Casper Dream, illustrateur de l’imaginaire, qu’elle s’échappe et s’y enfonce. Côté cocon familial, ce n’est pas mieux… il est lentement rongé par de lourds secrets. Un imprévu entre dans la vie de Violette, elle a de magnifique cheveux blonds, est habillée de volants et talons hauts, répond au nom de Jasmine… et va bien vite tout bouleverser !

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Violette 01Violette est une considérée comme une jeune fille marginale. Elle se renferme souvent dans le monde « imaginaire » pour se sauver du quotidien. Elle est plutôt charmante, ne cause pas de souci à ses parents, mais doit supporter les regards des autres collégiens. Pour ajouter à son cauchemar actuel, son frère Will lui en fait voir de toutes les couleurs. Rattachée à lui par un amour inconditionnel, elle lui obéira bien au-delà de l’acceptable. Décidément, Violette se retrouve dans de beaux draps.
Will, adolescent charmeur joue en toute impunité avec les sentiments de sa sœur. Adulé au collège, il préférera l’ignorer au sein de l’établissement et lui en faire des vertes et des pas mûres à la maison : il adore la plier à ses quatre volontés et prend un malin plaisir à son jeu pernicieux.
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Jasmine, nouvelle venue en classe est plutôt l’inverse de Violette : superbe blonde aux cheveux longs, talons hauts et courte jupe, elle s’assume jusqu’au bout des ongles. Entrée de plain pied dans l’adolescence, elle répond aux professeurs et arrive toujours à ses fins. La rencontre improbable entre Jasmine et Violette vient d’avoir lieu… et donne naissance à une toute nouvelle relation. Violette tombe en adoration de Jasmine mais cette dernière va traiter notre héroïne d’égale à égale… mais cela va-t-il durer ?

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Violette 02Le livre de Wilson présente la construction de soi… Violette est fortement nostalgique de l’enfance (puisqu’elle ne veut pas réellement la quitter) et l’étiquette collée de « marginale » n’aide en rien. Son palliatif ? Se refugier dans l’univers de Casper Dream. Cependant, elle arrive à s’accepter en trouvant un intérêt qui lui permet non seulement de grandir mais de se prendre en charge. Pour elle, ce sera la couture.
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On voit par ailleurs qu’en vivant dans le cadre d’une famille rongée par des secrets, son amour fraternel pour son frère est sans limite. Et son amitié pour Jasmine commence à lui faire perdre pied. Le livre montre ingénieusement les risques du « trop » dans ses relations : comment ne pas devenir celui ou celle que les autres veulent, comment rester soi.
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Au demeurant, les relations Will et Violette sont quelque peu perturbantes à la lecture : les menaces restent latentes mais non moins réelles. Cela alourdit clairement l’ambiance et symbolise le côté sombre de l’histoire. Pour ma part, je me suis demandée jusqu’à quelles limites, elle emmènerait notre protagoniste. Peut-être un défaut d’un œil « adulte », je m’attendais au pire !
Autre petite note à relever, le langage parfois familier accorde une crédibilité aux paroles des adolescents, qui fait que, quelque part, se reconnaît soi ou un proche dans des scènes vécues.

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Petite précision : même si Violette s’enferme dans le monde imaginaire de l’auteur Casper Dream et qu’elle possède et créé nombre de fées, il ne s’agit pas d’un livre fantasy. Il n’empêche que le concept « d’auteur mythifié » est intéressant et va se développer au cours du roman.

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Jacqueline WilsonJacqueline Wilson est une auteur britannique de littérature jeunesse et enfant. C’est à 24 ans qu’elle écrit ses premiers romans à destination des adolescents et pré-adolescents. Elle sera connue pour sa facilité et sa détermination à aborder des thèmes quelques peu difficiles tels que le divorce, les mauvais traitements, les femmes battues, la maladie mentale ou l’homosexualité.
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Grâce à son roman « Lulu Bouche-cousue » elle remporte le Children’s Book Award et le prix Tam-Tam, en 1995. En 2008, elle est promue au rang de « Dame de l’Empire britannique ».

. L’auteur parle de « Violette » ici
. Notons que la couverture française est super réussie ! C’est d’ailleurs cette dernière qui m’a donné envie de prendre le livre.

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J’évite de me mêler de leurs disputes [à Marnie et Terry], tout comme de me joindre à leurs gloussements de dindes. D’ailleurs, je ne leur parle pas beaucoup. Je ne sais pas quoi leur dire, on n’a pas les mêmes goûts. Marnie et Terry sont raides dingues des derniers chanteurs à la mode, se fabriquent des petits bracelets en perles  » mignons tout plein « , dessinent la chambre de leurs rêves avec une abondance de détails ridicules. Elles font toutes deux, collection de jouets en peluche. Marnie possède 123 Beanie Babies et une quantité impressionnante de mini-animaux. Terry s’est spécialisée dans les vieux nounours – pitoyables créatures borgnes, informes ou miteuses qu’elle déniche dans les brocantes ou les vide-greniers. Sa chambre ressemble à un refuge de la SPA. Cela dit, la mienne ressemble à une grotte gothique, alors je suis plutôt mal placée pour critiquer.

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Tout Zazimuth, Book’In et Le CDI du lycée Paul Arène de Sisteron en disent quelques mots.

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Bloggiversaire, 1er.

06/01/2010 29 commentaires

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BloggiversaireEncore un bilan diront certains ? Je ne les contredirai pas…
Seulement, voilà, c’est certainement celui qui me tient le plus à cœur.

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Il y a un an, j’entrai dans la bloggosphère littéraire.
Et même moi, je n’y crois pas !

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¤ Les livres
Une année pleine de bonnes surprises, plein de livres que je conseille, et très peu de déceptions finalement. Vos conseils, et les challenges ont beaucoup aidé à me diriger vers des auteurs vers lesquels je ne serai pas allée d’emblée, ou des best seller que je n’aurai point lus (question de goût). Il est à noter que certains méritent toutes les éloges reçues !

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¤ Le blog
Ok, il ne paye pas de mine. Il est en version standard, et il est même jaune !
En attendant d’avoir quelques connaissances (et peut-être une version améliorée?), il me correspond.
La seule difficulté est finalement que je ne vous fais point partager : 31 chroniques seulement pour plus de 66 livres lus en 2009. Si j’avais un bulletin, sans aucun doute j’aurai la mention « Peut mieux faire », et cela ne serait pas à tort.

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¤ Les réseaux sociaux
Je ne peux différencier blog et réseaux sociaux. Je ne communique aucune news sur mon blog, mais ne m’en prive pas sur les réseaux sociaux. C’est une source indéniable pour moi pour m’informer et communiquer… et de simplement papoter !

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¤ Les Challenges et autres défis littéraires
Sans froid aux yeux, je me suis lancée tête baissée. Je n’ai choisi que des livres que je souhaitais lire. Pas de pression. C’est finalement une des meilleures occasions données pour de belles découvertes.

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¤ L’enrichissement
. Premièrement, et malgré tout ce que je pourrai dire, cela ne sera jamais assez… Blog-o-Book. Qui m’a permis non seulement de participer à des partenariats littéraires mais d’y découvrir un concept original, le « truc » qui manquait à la bloggosphère. Sans aucun doute, un de meilleurs outils qui soit : le répertoire des avis de bloggolecteurs !
N’oublions pas les coulisses et nos deux admirables bénévoles et non moins talentueuses Madame Charlotte & Kesalul. Car dans l’ombre de BOB, elles ne chôment pas et sont d’une chaleur incroyable ! Elles mériteraient bien plus de respect et autres applaudissement que de coups de bâton non mérités de la part de bloggolecteurs profiteurs et vils.

. Secondement, le groupe de lecture SFFF Le Cercle d’Atuan.
Se retrouver entre nous est comme le sucre au fond du tasse à café : à savourer !
Sa plus grande force est de pouvoir échanger avec des amateurs SFFF, de pouvoir faire ses premiers pas doucement dans les lectures de l’imaginaire ; et surtout l’immense plaisir d’échanger sur des lectures.

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¤ Toi, Lui, Vous… Nous.
Pour tous les bloggolecteurs, lecteurs et autres partisans sympathiques.
Pour tous ces gens, pour vous : merci.
Tout simplement, parce qu’à part les saletés, vous êtes finalement la chose dont je suis le plus fière. Que ce soit les échanges, les conseils, les découvertes, le blabla quotidien, les sourires virtuels, la chaleur de vos mots ou même le réconfort, il n’y a rien de plus précieux dans la vie d’une bloggeuse.

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¤ Les bonnes surprises que je n’aurai pas encore citées
. Les livres reçus : gagnés à des concours ou en pause car ils sont livre-voyageur. C’est souvent l’exclamation « waaah, c’est pour moi » qui revient le plus souvent. On ne peut pas dire que je sois si chanceuse dans la vie, du coup, ils trouvent très vite mon foyer doux et son choyés !

. Les auteurs français qui se révèlent quelques fois très accessibles. Et les admirateurs secrets.
Il est toujours très agréable qu’on vienne vous remercier via mail car ils trouvent mes chroniques bien écrites et les informations voulues. D’avec vos commentaires, c’est la cerise sur le gâteau.

. Les marque-page reçus. Pour mon dernier anniversaire, j’ai demandé en seul cadeau, un marque-page. J’en ai reçus de toutes les matières, certains se révélant de belles créations, d’autres originaux, ceux qui viennent de très loin ou encore de « très personnels » (des marque-page donnés  très chers au cœur de leur propriétaire).

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¤ Les mauvaises surprises
. L’incendie d’avril, pas si désastreux que ça, a pulvérisé ma bibliothèque. Les livres noirs de suie ont été très mal récupérés, ils sont encore sales, sentent la fumée et ne sont pas présentables pour un sou. Surtout que l’équipe de décontamination qui s’en est occupés, les a malmenés : cornés, déchirés, pages manquantes.
Aujourd’hui, je suis en litige avec l’assurance, les livres sont revenus sur les rayonnages, mais je ne pourrai réellement que tirer un trait, une fois le dossier clôturé. En parler me pince encore le coeur…

. Un chat, ça bouffe les livres ! Genre, comme si les croquettes ne nourrissaient pas. Enfin, mon premier chat n’y avait jamais touché. Mais le second chaton s’en donne à coeur joie. Et que les livres que je lis, moi. Que les livres sur ma table de chevet ou disposés dans mes coins lecture. Du coup, la nuit, mes livres dans un sac en cuir pour éviter toute morsure. En attendant, ils ne demeurent pas moins les meilleurs compagnons de lectures qu’ils soient. A se coucher entre les pages pour attirer l’attention, à jouer avec le bouchon du stylo (pour noter les impressions) ou  à fixer les marque-page comme s’ils étaient très importants.

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Que d’émotions !

Et c’est reparti pour un tour…

Bloggiversaire 02

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En début de billet, l’image  « joyeux anniversaire » d’Yllya n’est pas libre de droits. Je la remercie de me donner le droit de l’utiliser. Son blog : http://www.yllya.com.

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