Vous êtes bien arrivés !

28/09/2010 41 commentaires

Coucou mes petits dragounets en pâte d’amande,
OUF, je suis contente de vous revoir 🙂

Et voilà, Livrement domicilie ici dorénavant.
N’oubliez pas de mettre à jour vos flux RSS, vos blog-roll et autres informations hyper-méga-importantes.
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Comme vous l’aurez remarqué, c’est moins coloré. En même temps, c’est normal, je n’aime pas le jaune. Mais c’est la couleur qui sied le mieux au violet, couleur que j’aime. Et puis, les lieux me ressemblent davantage…
Il y a encore beaucoup de cartons qui traînent because il y a beaucoup de boulot. J’aurai pu tout faire avant, mais l’ancienne plateforme me sort par les trous d’nez (sachant que j’y passe encore plus de temps pour tout rapratier manuellement) et que je n’avais pas envie de vous imposer encore la visite en ces médiocres lieux. L’avantage indéniable – du moins, pour moi – est que cette plateforme pète du feu de tous les petits dieux !

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Bon, j’espère que je n’ai perdu aucun Précieux d’entre vous,
Livrement, c’est comme toujours : de la fantasy mais pas que,
Du retard en chroniques, comme toujours,
Mais de l’amûûûr pour vous, deux fois plus !

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Adieu les livres d’été, bonjour les feuilles d’automne

22/09/2010 2 commentaires

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Aujourd’hui, c’est l’equinoxe de l’automne. Hier et particulièrement chez moi, où le temps était gris et les températures très basses. J’ai même failli ressortir pull & chaussettes mais je me suis cantonnée à boire des litrons de thé pour me rechauffer.
C’est aujourd’hui, avec des rayons de soleil qui me chauffent le dos que je reviens sur mon précédent billet « pause estivale ».

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Ahahahahah. Voilà, cela pourrait être mon bilan.
Je le savais, trop de livres, trop de projets, pas assez de temps vacances pour tout mener de front.

En réalité, j’ai pu quelques livres, car juillet fut fructrueux au grand dam d’août.

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¤ BARKER Clive : Jakabok, le démon de Gutenberg intention optimiste
¤ CALVO David : Wonderful intention réaliste
¤ CORBUCCI Pierre : Journal d’un ange intention optimiste
¤ DELANEY Joseph : L’épouvanteur – L’apprenti-épouvanteur, tome 1 intention optimiste
¤ FFORDE Jasper : Thursday Next – L’affaire Jane Eyre, tome 1 intention réaliste
¤ KURTZ Katherine : les Derynis – Trilogie des magiciens intention complètement déraisonnable
¤ PULLMAN Philip : Le papillon tatoué intention optimiste
¤ TOLKIEN J.R.R. : Bilbo le Hobbit intention réaliste
… et plein de la liste que je n’ai point lus !

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Et des livres qui n’étaient point dans ma liste : quelques romans, et beaucoup de bandes-dessinées, comic books et manga…
¤ BAGIEU Pénélope : Joséphine, volume 1
¤ BAGIEU Pénélope : Joséphine, volume 2
¤ BEAGLE Peter S. : La dernière licorne
¤ BRADLEY Alan : Les étranges talents de Flavia de Luce
¤ DIAZ CANALES Juan & GUARNIDO Juanjo : Blacksad – Quelque part entre les ombres, volume 1
¤ Dieter & BOISCOMMUN Olivier G. : Anges, psaume 1
¤ Dieter & BOISCOMMUN Olivier G. : Anges, psaume 2
¤ ENNIS Garth : The Boys – Quand il faut y aller…, volume 6
¤ Frédé, Claude, Ella, Juan & Fern : Chicou-Chicou
¤ Gally & Obion : Love blog
¤ HAMBLY Barbara : Fendragon
¤ LUCIANI Brigitte & Colonel Moutarde : Comédie d’amour
¤ PAK Greg & DI GIANDOMENICO Carmine : Xmen – Magneto, le testament
¤ PINS (de) Arthur : Zombillénium – Gretchen, volume 1
¤ ROQUES Dominique & DORMAL Alexandre : Pico Bogue – Question d’équilibre, volume 3
¤ UNITA Yumi : Drôle de père – volume 4
¤ UNITA Yumi : Drôle de père – volume 5
¤ VANYDA : L’immeuble d’en face, volume 2

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J’avais décidé que ma période estivale serait du 21 juin au 31 août pour mon billet « pause estivale ».
Si on considère celle du 31 août au 21 septembre (toujours en été), j’ai alors lu :
¤ ANGE : Ayesha – Le peuple turquoise, tome 1
¤ ANTHONY Piers : Xanth – La source de magie, tome 2
¤ BOTTERO Pierre : La quête d’Ewilan – D’un monde à l’autre, tome 1
¤ Boulet : Notes – Born to be a larve, volume 1
¤ Dieter & BOISCOMMUN Olivier G. : Anges, psaume 3
¤ DUFOUR Catherine : Le goût de l’immortalité
¤ Laurel & MURAIL Lorris : Le journal de Carmilla – Reproduction interdite, volume 1
¤ PICAULT Aude : Papa
¤ PRATCHETT Terry : Les annales du Disque-Monde – Le faucheur, tome 11
¤ ROWLING J.K. : Harry Potter – L’école des sorciers, tome 1

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Parmi celles-ci, il y a eu des lectures communes, des challenges et des envies toutes particulières. Mais qui représentent tout de même, une belle récolte de 28 livres divers et variés (et 10 « hors période »)… et surtout, beaucoup de plaisir 🙂
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Et comme je fais les choses bien depuis que j’ai mis en place mes Ronds de Sorcière, vous pouvez trouver des mini avis des livres cités sur le Rond de Sorcière #01 et sur le Rond de Sorcière #02.

 

Et vous, qu’avez-vous lu cet été ?
Quels sont vos coups de cœur ?

Pic : Lecture au bord d’une plage bretonne

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Challenge des chefs d’oeuvre de la SFFF

17/09/2010 3 commentaires

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Dans les derniers lancés, voici le challenge des chefs d’œuvre de la SFFF de Bulle de Neige.

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Comme vous tous, je sais qu’on aurait pu ajouter quantité de romans à la liste pré-établie, visible aussi chez Bulle de Neige.

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Il s’agit de lire un nombre pré-établi de livres inscrits sur la liste et ce, sans limite de temps ! Après, quelques instants de réflexion, je me lance finalement dans l’aventure avec tous les autres participants. J’ai passé un pacte entre moi et moi-même : je ne choisis que des livres inscrits à ma MEL au jour d’aujourd’hui (alors que beaucoup de livres de la liste du challenge me tentent). Et ne sait-on jamais, un jour peut-être, j’en lirai d’autres pour ce challenge…

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Les livres déjà lus :
♦ Le meilleur des mondes de Aldous Huxley [1932]
Cristal qui songe de Theodore Sturgeon [1950]
♦ Terremer, cycle de Ursula K. Le Guin [1968-2001]
1 / Terremer
♦ La tapisserie de Fionavar, cycle de Guy G. Kay [1984-1987]
1 / L’Arbre de l’été
2 / Le Feu vagabond
3 / La Voie obscure
♦ Les Derynis, cycle de Katherine Kurtz [1970]
3 / La trilogie des magiciens
Des milliards de tapis de cheveux de Andreas Eschbach [1995]
La cité des saints et des fous de Jeff VanderMeer [2002]
♦ La horde du contrevent d’Alain Damasio [2004]

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Les livres à lire pour le challenge (strictement inscrits en MEL)
Fahrenheit 451 de Ray Bradbury [1953]
Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes [1959]
♦ La tapisserie de Fionavar, cycle de Guy Gavriel Kay [1984-1987]
1 / L’Arbre de l’été
2 / Le Feu vagabond
3 / La Voie obscure
♦ Les Derynis, cycle de Katherine Kurtz [1970]
1 / La trilogie des magiciens (relue en août 2015)
Les Extrêmes de Christopher Priest [1998]
Le Prestige de Christopher Priest [1995]
Demain les chiens de Clifford D. Simak [1952]
Stalker de Boris et Arkadi Strougatski [1972]
♦ Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien [1954-1955]
1 / La Communauté de l’anneau
2 / Les deux tours
3 / Le retour du roi

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Ce qui nous fait un total de 11 livres (et dire qu’une trilogie de Kurtz ne compte que pour un livre…!), je suis donc approximativement dans la catégorie « Michael Moorcock » : Lire 10 livres au choix parmi tous ceux présentés dans la liste.

Pour ce challenge, je suis ouverte à toute proposition de lecture commune, mes petits diplodocus d’amour.

Pour tout savoir sur tout concernant ce challenge chefs d’oeuvre de la SFFF, rendez-vous chez Bulle de Neige.

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ROWLING J.K. – Harry Potter à l’école des sorciers

15/09/2010 4 commentaires

Titre : Harry Potter à l’école des sorciers (Harry Potter, tome 1)
Harry Potter and the philosopher’s stone

Auteur : Joanne Kathleen Rowling
Plaisir de lecture :  Livre à découvrir
Tome 2, tome 3, tome 4, tome 5, tome 6 et tome 7

Un peu de musique pour votre lecture ?

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)°º•. Harry Potter découvre le jour de son onzième anniversaire qu’il est non seulement un sorcier mais surtout qu’il doit faire sa rentrée d’ici quelques jours à Poudlard, l’école de magie. Il voit sa vie changer de tout au tout, il quitte sa famille oncle, tante et cousin insupportables pour rejoindre sa « patrie ». Il apprend, grâce à Hagrid gardien des clefs et des lieux et futur ami, qu’il est très célèbre. Il a résisté lors de l’attaque et de la mort de ses parents, à un puissant sorcier noir, Voldemort.
Arrivé à Poudlard, il devra faire face à cette célébrité qui le précède et qui est bien encombrante. Il va se lier notamment à deux copains de première année, Ron et Hermione et devoir supporter les railleries de Malefoy et les réflexions de Rogue. Maitriser sa baguette magique, combattre un troll, récupérer une licorne dans la forêt interdite, voler avec un balai et surtout, déjouer les premiers plans du mage noir.

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)°º•. Loin s’en faut, dans ce premier tome, nous allons rencontrer du beau monde.
Sans aucun doute, notre héros bien malgré lui, Harry Potter, est un jeune garçon plutôt maigrelet, à la peau blanche et aux petites lunettes rondes. Il sera généralement très vite dépassé par cette popularité dont il n’a rien demandé. Quelque peu tête brûlée, il suivra des traces peu discrètes et entrainera Ron et Hermione à leur identification.

La famille Dursley – l’oncle Vernon, la tante Petunia et le cousin Dudley – est tout ce qu’il peut exister de plus détestable dans une famille anglaise moyenne. Ils sont heureux d’être normaux et méprise tout ce qui tourne autour de l’univers de la magie.

Ronald Weasley est l’ami d’Harry Potter avec qui il copine rapidement puisque c’est grâce à maman Weasley qu’ils apprennent à rejoindre le quai 9 ¾ pour prendre le Poudlard Express. Enième enfant roux d’une famille relativement nombreuse et pauvre, Ron est fasciné par le célèbre sorcier Harry Potter, Harry Potter est fasciné par le sorcier ordinaire Ron Weasley. C’est comme ça, dans la simplicité et sans trop d’artifices qu’ils se lient d’amitié. C’est pourtant une toute autre histoire que la rencontre avec Hermione Granger. Celle-ci, première tête de classe, antipathique à souhait et très ascétique. Ce n’est qu’après que les garçons l’aient sorti d’un mauvais pas, qu’ils commencent alors à s’apprécier tous trois.
Tous les trois à Gryffondor, ils seront soutenus par Neville Londubat, un première année mais aussi par les jumeaux Weasley (et frères de Ron).

Du côté des méchants, nous avons dans la maison des Serpentard, Drago Malefoy – qui n’a certainement pas l’envie de ranger son arrogance dans sa poche – toujours suivi de ces deux acolytes un peu ballots Crabbe et Goyle. Harry Potter aura également beaucoup de mal avec la personnalité de Severus Rogue (Severus Snape en VO), directeur des Serpentard , qu’il juge envers et contre… lui.

Harry Potter fera la connaissance – et se frottera – aux professeurs McGonagall, directrice de la maison des Gryffondor, Albus Dumbledore, directeur de Poudlard. Mais aussi du Professeur Quirrel, professeur de Défense contre les forces du mal ; Hagrid qui sous ses apparences de gros rustre, n’en demeure pas moins quelqu’un de sentimental, un fervent fan des créatures magiques dangereuses et non moins un fidèle ami.

Harry Potter entendra également parler de Voldemort, plus communément ‘nommé’ « Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom » ou « Tu sais qui » (en VO, « Who is Who »), ce terrible sorcier puissant de magie noir.

Il convient de dire qu’une des forces des récits de J.K. Rowling est d’assurer une proximité personnages/lecteur dès les premières pages : on s’y attache, on les aime, on les déteste, on leur en veut et on leur crie limite dessus !  Beaucoup de sentiments se développent à l’encontre de nos chères personnes. J’ajouterai qu’à cette relecture, il m’a été très difficile de ne pas coller le physique des acteurs engagés par la Warner Bros. Pictures.

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)°º•.Le monde parallèle inventé par J.K. Rowling ne peut faire que rêver… et il demeure pourtant bien ancré : il est réfléchi, ordonné, et bien construit pour qu’il demeure réaliste et non moins fantasmant. Dès ce premier tome, et même avec force, nous entrons de plain pied dans un univers créé de toutes pièces.

Mention spéciale à Poudlard, qui représente le nid de tous les jeunes sorciers : le château de Poudlard est tout simplement impressionnant ; il représente ce qu’il est : droit, imposant, de pierres solides. Situé en Ecosse, il demeure invisible aux Moldus (ces personnes sont pouvoirs), il est flanqué de sept étages et plusieurs hautes tours, il a les pieds dans un parc magnifique, à l’orée de la forêt interdite et possède de nombreuses serres botaniques. Il est constitué de nombreuses salles de classe, des pièces particulières – et quasi autonome -, de pensionnats, de salles communes, d’une bibliothèque à faire pâlir de jalousie tout lecteur, et bien évidemment d’escaliers mouvants et de couloirs labyrinthiques. Vous l’aurez compris, Poudlard demeure cher à mon cœur et je le considère comme un véritable personnage à part entière. J’ai sans doute un grand coup de cœur pour la Grande Salle qui accueille les repas, les examens, des réceptions cérémonieuses. Cette pièce est pour moi la plus conviviale puisqu’elle est le lieu où se retrouve tout élève et tout professeur.  Les fêtes organisées en son sein sont grandioses et bien évidemment, je n’allais pas terminer sans vous parler de son plafond très élevé qui reproduit l’humeur du ciel réel.

J’insisterai également sur les petits détails qui font toute la différence : J.K. Rowling nous sert des petites trouvailles so lovely : le sport appelé Quidditch, les chocogrenouilles, la cape d’invisibilité, les personnages des peintures qui se promènent, les dragées surprises de Bertie Crochue… etc. !

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)°º•. Niveau thématiques, ne démordons pas des traditionnels tolérance, amitié, persévérance, respect et entraide. Des thématiques chères à nos cœurs au cœur des mœurs. Erk, c’est pour moi, juste un peu mollasson et tellement guimauve. Mais n’oublions pas qu’il s’agit d’un livre jeunesse…
Par contre, je suis assez étonnée du manichéisme présent :
Gryffondor = gentils, Serpentard = méchants
Sorciers = braves gens protecteurs, Moldus = crétins, imbéciles de premier ordre
Aïe ! L’exagération est également à l’ordre du jour avec comme exemple la famille Dursley qui se révèle être une grosse saleté, ainsi que celui des trois élèves de première année qui arrivent à déjouer le plan d’un des plus grands sorciers. Mouaiiis, ok, hein.

La structure du livre reprend les grands axes des romans jeunesse avec la notion du bien très ancrée, de héros plutôt bien développés avec à leurs côtés des personnages secondaires caricaturaux. Cependant, le regard neuf et innocent d’Harry Potter sur ce tout nouveau monde qui s’offre à lui est très agréable. Ce premier tome demeure léger et le ton y est agréable. Le suspense n’est pas très grand, mais on se contentera pour cette introduction.

Bref, Harry Potter à l’école des sorciers demeure un livre classique de jeunesse et bien que J.K. Rowling n’ait pas tout tété de son pouce (références multiples certes, mais aussi copitages conformes), elle a au moins ouvert les portes de la littérature à de nombreux petits gamins (et des moins petits) et surtout celles des lectures de l’imaginaire !

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)°º•. J’ai relu ce livre dans le cadre du (Re)Reading Harry Potter, lancé par Sophie The Bursar & Sophie de Les lectures de Cachou. Ma première lecture date de 2003 (oui, je suis arrivée en retard) et tout cela grâce à mon petit frère qui avait emprunté le premier tome à la bibliothèque scolaire.  J’ai bien fini par succomber… à mes risques et périls ? Bref, une relecture vraiment appréciable, bien que ce premier tome soit quelque peu ridicule et qu’on garde la dent creuse. Cependant, elle permet de voir des détails qui nous parle grandement au vu des événements des prochains livres. Il est toujours sympathique d’y voir les quelques départs de feu discrets ou même les voies qui ne seront jamais explorées.

Concernant mon plus gros objectif : lire en VO. Le début a été très difficile, mais petit à petit, je m’y suis mise. Au lieu de chercher tous les mots de vocabulaire (obsédée que je suis) j’ai laissé couler ne cherchant que ceux qui me posaient un problème de compréhension. Cependant, au vu de mon niveau en anglais, ma lecture a été très longue, atteignant même une heure pour lire un chapitre… ! Je n’ai pas lu tout le livre en anglais, il m’a fallu passer à la bibliothèque pour chercher un tome en français et être « à l’heure » pour rendre ma copie pour le challenge.

Un livre qui tombe à pic pour la rentrée 2010 !

Avec les premiers mots qui ne peuvent qu’attirer les lecteurs :
« Mr and Mrs Dursley, of number four, Privet Drive, were proud to say that they were perfectly normal, thank you very much. »
“Mr et Mrs Dursley, qui habitaient au 4, Privet Drive, avaient toujours affirmé avec la plus grande fierté qu’ils étaient parfaitement normaux, merci pour eux. »

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)°º•. Biographie

Joanne Kathleen Rowling est née en 1965 vers Yate, en Angleterre.

Après une vie peu chanceuse avec le décès de ses proches et l’expérience d’une vie au statut précaire, le petit sorcier Harry Potter nait alors dans son imagination et avec toute la volonté du monde, elle commence alors à écrire la saga d’Harry Potter. Après un cuisant refus de la part du premier agent, le second, issu d’une petite maison d’éditions britannique décide de la publier. Le premier volume d’Harry Potter a connu un succès grandissant grâce à un bouche-à-oreille formidable. La saga deviendra alors un phénomène planétaire.
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)°º•.  Extrait

La dernière boutique dans laquelle ils pénétrèrent était étroite et délabrée. Au-dessus de la porte, des lettres d’or écaillées indiquaient « Ollivander – Fabricants de baguettes magiques depuis 382 avant J.-C. » Dans la vitrine poussiéreuse, une simple baguette de bois était exposée sur un coussin pourpre un peu râpé.
L’intérieur de la boutique était minuscule. Une unique chaise de bois mince était réservée aux clients et Hagrid s’y assit en attendant. Harry éprouvait une étrange sensation, comme s’il venait d’entrer dans une bibliothèque particulièrement austère. Il sentit un frisson dans la nuque. La poussière et le silence du lieu semblaient recéler une magie secrète.
_ Bonjour, dit une voix douce.
Harry sursauta. La chaise sur laquelle Hagrid était assis craqua bruyamment et il se leva d’un bond.
Un vieil homme se tenait devant eux. Ses grands yeux pâles brillaient comme deux lunes dans la pénombre de la boutique.
_ Bonjour, dit Harry, mal à l’aise.
_ Ah oui, oui, bien sûr, dit l’homme. Je pensais bien que j’allais vous voir bientôt. Harry Potter. Vous avez les yeux de votre mère. Je me souviens quand elle est venue acheter sa première baguette, j’ai l’impression que c’était hier, 25,6 centimètres, souple et rapide, bois de saule. Excellente baguette pour les enchantements.
Mr Ollivander s’approcha de Harry. Les yeux argentés du vieil homme avaient quelque chose d’angoissant.
_ Votre père en revanche, avait préféré une baguette d’acajou, 27,5 centimètres. Flexible. Un peu plus puissante et remarquablement efficace pour les métamorphoses. Enfin, quand je dis que votre père l’avait préférée… en réalité, c’est bien entendu la baguette qui choisit son maître.
Mr Ollivander était si près de Harry à présent que leurs nez se touchaient presque. Harry distinguait son reflet dans les yeux couleur de brume du vieil homme.
_ Ah, c’est ici que…
D’un doigt long et blanc, Mr Ollivander toucha la cicatrice en forme d’éclair sur le front de Harry.
_ J’en suis désolé, mais c’est moi qui ai vendu la baguette responsable de cette cicatrice, dit-il d’une voix douce, 33,75 centimètres. En bois d’if. Une baguette puissante, très puissante, et entre des mains maléfiques… Si j’avais su que cette baguette allait faire en sortant d’ici…
Il hocha la tête puis, au grand soulagement de Harry, il se tourna vers Hagrid.
_ Rubeus ! Rubeus Hagrid ! Quel plaisir de vous revoir… C’était du chêne, 40 centimètres, plutôt flexible, n’est-ce pas ?
_ En effet, dit Hagrid.
_ Une bonne baguette. Mais ils ont dû la casser en deux quand vous avez été exclu du collège ? demanda Mr Ollivander d’un ton soudain grave.
_ Euh… oui… oui, c’est ça… répondit Hagrid, mal à l’aise. Mais j’ai gardé les morceaux, ajouta-t-il d’une voix plus assurée.
_ J’imagine que vous ne vous en servez pas ? interrogea sèchement Mr Ollivander.
_ Oh, non, bien sûr que non, monsieur, répondit précipitamment Hagrid.
Harry remarqua que ses mains s’étaient crispées sur le parapluie rose.
_ Mmmmm, marmonna Mr Ollivander en jetant à Hagrid un regard perçant. Bien revenons à vous, Mr Potter. Voyons un peu…
Il sortit de sa poche un mètre ruban avec des marques en argent.
_ De quelle main tenez-vous votre baguette ? demanda-t-il.
_ Euh… je suis droitier, répondit Harry.
_ Tendez le bras. Voilà.
Il mesura le bras de Harry, de l’épaule jusqu’au bout des doigts, puis du poignet jusqu’au coude, puis la hauteur de l’épaule jusqu’aux pieds, puis du genou jusqu’à l’aisselle et enfin, il prit son tour de tête.
_ Chaque baguette de chez Ollivander renferme des substances magiques très puissantes, Mr Potter. Nous utilisons du poil de licorne, des plumes de Phénix ou des ventricules de cœur de dragon. Et de même qu’on ne trouve pas deux licornes, deux dragons ou deux Phénix exactement semblables, il n’existe pas deux baguettes de chez Ollivander qui soient identiques. J’ajoute, bien entendu, qu’aucune baguette magique ne vous donnera des résultats aussi satisfaisants que les nôtres.
Le vieil homme alla prendre des boîtes disposées sur des étagères tandis que le mètre ruban continuait tout seul de prendre les dernières mesures nécessaires – l’écartement des narines, notamment.
_ Ca ira comme ça, dit l’homme, et le mètre ruban tomba en un petit tas sur le sol. Essayez donc celle-ci, Mr Potter. Elle est en bois de hêtre et contient du ventricule de dragon, 22,5 centimètres. Très flexible, agréable à tenir en main. Prenez-la et agitez-là un peu.
Harry prit la baguette et la fit tournoyer légèrement en se sentant parfaitement idiot. Mais Mr Ollivander la lui arracha presque aussitôt des mains et lui en fit essayer une autre, puis une autre et une autre encore. Bientôt, il y eut un monceau de baguettes magiques posées sur la chaise en bois mince, mais aucune ne convenait.
_ Un client difficile, commenta Mr Ollivander d’un air satisfait. Mais nous finirons bien par trouver celle qui vous convient. Voyons celle-ci. Une combinaison originale : bois de houx et plume de Phénix, 27,5 centimètres. Facile à manier, très souple.
Harry prit la baguette et sentit aussitôt une étrange chaleur se répandre dans ses doigts. Il la leva au-dessus de sa tête, puis l’abaissa en la faisant siffler dans l’air. Une gerbe d’étincelles rouge et or jaillit alors de l’extrémité de la baguette, projetant sur les murs des lueurs mouvantes. Hagrid applaudit en poussant une exclamation enthousiaste.
_ Bravo ! s’écria Mr Ollivander. Très bien, vraiment très bien. Etrange… très étrange…
Il reprit la baguette et la remit dans sa boîte qu’il enveloppa de papier kraft en continuant de marmonner : «  Etrange… vraiment étrange… »
_ Excusez-moi, dit Harry, mais qu’est ce qui est donc si étrange ?
Le vieil homme fixa Harry de ses yeux pâles.
_ Je me souviens de chaque baguette que j’ai vendue, Mr Potter, répondit-il. Or, le Phénix sur lequel a été prélevée la plume qui se trouve dans votre baguette a également fourni une autre plume à une autre baguette. Il est très étrange que ce soit précisément cette baguette qui vous ait convenu, car sa sœur n’est autre que celle qui… vous a fait cette cicatrice au front.

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Dans le chaudron :
¤ Les Contes de Beedle le Barde
¤ Harry Potter et l’enfant maudit, Parties une et deux de Jack Thorne

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Souvenir lié à ma lecture :
Au moment de la sortie de ce premier tome, mon frère était plus jeune qu’Harry Potter, mais sa similitude physique : brun, peau blanche, plutôt mince, avec petites lunettes rondes et cicatrice au milieu du front a fait fondre beaucoup de midinettes à l’école primaire et n’avait pas assez de doigts pour compter le nombre de ses amoureuses.
A la relecture, Harry Potter sonnera forcément et de manière permanente « Brocéliande », lieu de mes dernières vacances… Un livre VO qui a connu quelques lectures et grains de sable, un livre VF emprunté à la bibliothèque dont la découverte de sa réservation par et pour moi, a fait ouvrir grandes comme des soucoupes, les yeux du bibliothécaire.

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Lu dans le cadre du (Re) Reading Harry Potter
Les participants au (Re) Reading Harry Potter et leurs chroniques chez Sophie The Bursar.

Et bien sûr, un très grand coucou à ma Sirius Team (hiiiiii ♥ )

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D’autres avis disponibles chez : La pause lecture (Emma)La vallée des grenouilles séchées (Sophie The Bursar)Lire oui mais quoi (Yueyin)Oceanicus in folio (Bladelor).

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Pics : #1 Harry Potter par Ciclomono ; #2 Harry Potter, Ron Weasley and Hermione Granger par Hakumo ; #3 Hagrid par Amy-Art ; #4 Screen du film Harry Potter à l’école des sorciers realise par Chris Colombus ; #5 Couverture fictive par M.S. Corley ; #6 Portrait de J.K. Rowling ; #7 Harry Potter par Shel-Yang ; #8 Harry Ron Hermione par Porotto ; #9 Harry Potter par Ariel87.

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Rond de Sorcière #02

02/09/2010 2 commentaires

Le Rond de Sorcière est une nouvelle forme d’avis sur mes lectures : mensuellement, je vous ferai découvrir toutes les livres lus. Je me suis rendue compte qu’il m’était impossible de tout chroniquer et j’avais une frustration certaine de ne pas vous parler des petits trésors que je découvre. Un Rond de Sorcière, c’est une sorte de compromis entre ma bonne conscience livresque et moi.

Je peux dire que si Juillet fut tout guilleret, lectures d’Août au compte goutte. Si vous me suivez ici, je vous ai bassiné raconté ma grande aventure dans un chantier et j’ai ce mois-ci, également reçu du monde, suis partie en nombreuses activités, etc.

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Alors en août… tada : trois livres, trois BD !

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Fantasy


Bilbo le hobbit – J.R.R. TOLKIEN
Plaisir de lecture Livre fantas…tique
Chronique complète
La communauté de l’anneau, Les deux tours, Le retour du roi, Le Silmarillion, Faërie et autres textes.
Waouh… Je n’aurai jamais cru que je me ferai happer aussi vite et dès les premières pages, c’est complètement magique ! L’histoire est bon enfant, et même si le déroulement des aventures est quelque peu prévisible, c’est tout simplement un délice de suivre notre petit hobbit ronchon.
J’enchainerai avec « la communauté de l’anneau » (premier tome du Seigneur des anneaux » en octobre.

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Fendragon – Barbara HAMBLY
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Fendragon a été l’objet de lecture commune aoûtienne du Cercle d’Atuan. J’ai beaucoup apprécié le regard de Barbara Hambly porté sur le dragon et le fait de ne pas s’enfoncer dans le combo super guerrier – super dragon. Ma préférence va bien sûr à Morkeleb mais j’ai trouvé un je-ne-sais-quoi (les relations ?) peu développées et une méchante très méchante trop vite écartée.

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BD, manga & comics SFFF

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Anges (Psaume 2) – Dieter & Olivier G. BOISCOMMUN
Plaisir de lecture : Livre à découvrir
Volume 1, volume 2
Alors que le premier tome m’avait fortement séduite, ce deuxième s’essouffle un peu. J’en suis toute désolée de ne pas accroché au même titre que pour le premier volume du simple fait qu’il faut que nos protagonistes soient bien envoyés quelque part en mission pour qu’il y ait histoire. Il n’empêche qu’il me tarde à ce que le trio soit plus uni et qu’on découvre vraiment la suite car ce volet nous laisse sur une fin très cliffhanger (fin ouverte)

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Gretchen (Zombillénium, tome 1) – Arthur de PINS
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
La chronique complète est à lire ICI.
Tome 2, tome 3
Arthur de Pins nous propose une comédie sombre avec une grande dose d’humour désopilant. Comment ne pas aimer le casting à gueules de star ni même son magnifique travail sur les dessins ? J’adhère totalement au scenario accrocheur et au découpage dynamique. A découvrir de toute urgence !
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Roman

Les étranges talents de Flavia de Luce – Alan BRADLEY
Plaisir de lecture Livre avec regrets
La chronique complète est à lire ICI.
En fait, les talents de Flavia de Luce n’en sont pas : c’est juste qu’elle aime bien la chimie (je ne révèle rien, on le sait dès les dix premières pages). Flavia est une petite fille normale, sans charisme, sans personnalité réellement développée.
Elle retrouve un cadavre au milieu des concombres du potager et elle cherche le meurtrier (à découvrir avant la police bien sûr). Cela parait relativement réaliste sur le simple fait que toute information ne vient pas gonfler son pronostic (il manquerait plus que ça), mais alors, des fois, elle a une chance plus qu’inouïe où tout est révélé d’un coup, et sans trop forcer. Personne n’est trop inquiet qu’elle disparaisse pendant plusieurs heures (voire plus de 24 heures) pour une enfant de 11 ans alors qu’habituellement ses soeurs, l’homme à tout faire et la cuisinière la surveillent comme du lait sur le feu. Et bien sûr, la police la laisse faire, prête même à utiliser les « preuves » qu’elle trouve. Bien évidemment, il suffit que le papa ultra silencieux se mette à parler pour faire de suite le rapprochement et découvrir très (trop?) vite qui est le meurtrier.
Les relations entre habitants ne sont pas assez creusées, l’auteur n’a même pas pensé à l’ambiance élisabéthaine/géorgienne et le manoir familial qui doit regorger de secrets, de passages et d’étrangetés est rangé au rang de vulgaire cottage (alors que le manoir a abrité deux illustres frères de Luce qui se sont voués une haine infinie : ils ont construit chacun une aile pour eux, avec séparation en deux du manoir via une ligne noire tracée sur le sol, sachant qu’ils étaient tous deux des génies et des hommes de science (voire occultes?) ; ajoutons qu’il existe un laboratoire ancien de chimie, et bien cela aussi, Flavia ne fait qu’y passer, dommage).
Ce qui me dérange c’est le côté ultra planplan, on ne demande surtout pas de réfléchir, de ne pas imaginer quoi que ce soit, de ne pas chercher l’énigme (qui est de toutes façons à moitié révélée à tout juste la moitié du bouquin), bref, de rester un lecteur passif.

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DE PINS Arthur – Zombillénium ~ Gretchen, tome 1

28/08/2010 14 commentaires

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Titre : Gretchen (Zombillénium, tome 1)
Auteur : Arthur De Pins
Plaisir de lecture : coeur notation Livre avec entrée au Panthéon
Tome 2, tome 3
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Aurélien Zahner allait commettre un terrible acte avant de se faire renverser en voiture et d’en mourir. Le conducteur n’est autre que Francis Von Bloodt, le co-créateur de Zombillénium, un parc d’attraction machia

vélique. Il lui offre alors un contrat à durée indéterminée dans sa société. Aurélien, grâce à l’aide de Gretchen, une sorcière stagiaire va devoir faire face à la vie de bureau avec… des créatures diaboliques !

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)°º•. Niveau personnages, attention, chaud devant !
Arthur de Pins nous propose un superbe casting avec des gueules de star.
Côté fantastique, vous serez servi avec momie, vampire, loup-garou, sorcière, zombies et autres créatures diaboliques.
Il est tout à fait étonnant de les croiser dans ce contexte de vie de bureau, qui n’est point pour nous déplaire. Tout se déroule au parc de Zombillénium, qui se trouve aux alentours de Valenciennes.

Gretchen Webb est notre petite stagiaire au parc Zombillénium, une sorcière anglaise qui va fortement aider notre ami, Aurélien et qu’il vaut mieux avoir comme amie. Arthur de Pins nous ne ment pas, ce n’est pas un hasard si elle ressemble à Lisbeth Salander de Millénium (trilogie qu’il lisait en créant ce premier tome) et une amie à lui.

Aurélien Zahner est notre homme accidenté. On ne sait pas trop quelle créature maléfique mi-figue mi-raisin, représente-t-il au début. Embauché au stand de barpapa, il évoluera très vite pour se donner à presque 100% au train fantôme.

Francis Von Booldt, vampire de son état est directeur d’exploitation de Zombillénium et s’occupe des licenciements de la boite. Il est secondé par Blaise Canilhac un loup garou rattaché aux ressources humaines. Sont aussi présents Yves Belberthel, directeur artistique, Aton Noudjemet, momie du stand barbe à papa et Sirius Jefferson, squelette et délégué du personnel. On entendra parler aussi de Behemot, président et le créateur « suprême » de Zombillénium.

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)°º•.Tout a commencé pour Arthur de Pins lors de la réalisation de la couverture d’Halloween pour le magazine Spirou. Il a été cordialement invité à créer une BD qui reprendrait ces personnages.

Cette histoire fantastique renferme une grosse dose d’humour désopilant. L’action n’est pas en reste, l’histoire propose peu de sang mais beaucoup de suspense. Arthur de Pins joue avec les clichés et les clins d’œil à des références sont nombreux. Cette comédie sombre (décor, contexte, personnages et ce qui leur arrive) ne surfe pas uniquement sur les tendances du moment, à savoir les modes des loup-garou, zombie, vampire, personne gothique et sorcier mais notre cher illustrateur va plus loin, frisant la parodie sympathique.

Le scenario est séduisant et l’histoire démarre sur les chapeaux de roue.  Avec une telle brochette de personnages et un tel lieu de débauche (im)mortelle, on pourrait peut-être lui reprocher de ne pas aller plus loin dans le côté délirant mais n’oublions pas qu’il s’agit aussi d’un premier volume. Le tome Gretchen se révèle être un poil trop lisse et trop policé mais un très beau préambule à une série prometteuse.

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Comme je le disais, la bande dessinée présente un scénario bien léché et audacieux mais aussi un découpage dynamique et accrocheur. Toutes les illustrations ont été réalisées sous Illustrator 9 et uniquement par Arthur de Pins (pour mettre fin aux ragots) ; il précise par ailleurs que chaque planche demande un travail de trois jours à deux semaines.
Forcément, j’accroche beaucoup à son « trait » ou encore à ses illustrations appelées « sans trait », sans ce fameux trait noir de la bonne BD franco-belge. Bien que les détracteurs pensent qu’on ne peut faire du dessin qu’avec papier et crayon ; ce qu’Arthur de Pins nous offre est loin d’être sans saveur. Tout dépend des goûts et des couleurs mais la différence réside dans le savoir d’exprimer son opinion personnelle avec un « je n’aime pas, car… » plutôt que de clouer une généralité qui ne peut en être une avec un « c’est moche ». Les illustrations ne sont pas aussi riches que la couverture mais elles restent soignées, quelque peu « cartoon ». Certains pensent qu’il manque de couleurs, mais je trouve, au contraire, qu’il s’agit d’une envie de coller à l’ambiance et au thème proposés. Les vues d’ensemble et les détails sont finement réalisés.
Bref, je trouve le tout magnifique et cela fait bien longtemps que j’affectionne les travaux de notre cher auteur.

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Voilà, cela va sans dire que j’attendais plus qu’impatiemment la sortie de ce premier tome pour voir un peu ce que Monsieur avait dans le ventre, et j’adhère totalement.

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Le seul souci réside à se dire « quoi, la BD est déjà terminée ? Mais à quand le prochain tome ?! » Et bien, presque sans souci, on peut dire que le tome 2 est déjà réalisé et qu’Arthur de Pins a déjà des idées sur le tome 3. Il sait aussi comment l’histoire va se terminer mais ne sait pas de combien de tomes la série se composera.
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)°º•. Arthur de Pins est un jeune homme né en 1977 en Bretagne. Il a été publié dans le magazine Spirou, Max et Fluide Glacial. On le connaît essentiellement pour sa série à très grand succès, Péchés Mignons. Il est également l’illustrateur de certains « Osez… » et de l’anti-kamasutra à l’usage des gens normaux en collaboration avec Maïa Mazaurette.
Le site d’Arthur de Pins.

Le superbe site web  de Zombillénium est à découvrir si vous ne l’avez pas encore fait (han, pas bien)
Si le tome 2 est sorti un an après ce premier volume, le tome 3 de Zombillénium a fini par suivre !
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Post it personnel pour mon chéri : cette BD est à moi. A-m-o-i !
C’est simple, regardes, j’y ai écrit mon nom dessus.

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Souvenir lié à ma lecture : « mais le 27 août, c’est dans trop longtemps ! « 

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Pics : Dupuis ©

BRADLEY Alan – Les étranges talents de Flavia de Luce

25/08/2010 8 commentaires

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Titre : Les étranges talents de Flavia de Luce
Auteur : Alan Bradley
Plaisir de lecture : Livre avec regrets


Flavia de Luce vivait presque tranquillement sous les railleries de ses sœurs, sous la coupe nutritionnelle désastreuse de Mme Mullet, avec le silence des sentiments de son père, avec le côté rêveur de Dogger mais surtout… dans son laboratoire de chimie !
Tout se déroulait comme dans le presque meilleur des mondes au manoir de Bukshaw pour la famille de Luce, jusqu’à ce que Flavia, la benjamine découvre le corps d’un homme parmi les concombres. C’est alors que d’étranges mystères apparaissent : le Colonel Flavia de Luce n’est plus lui-même, un oiseau mort est retrouvé sur le paillasson, et quelqu’un a osé goûter à la tarte toxique à la crème de Mme Mullet. Flavia prend alors son courage à deux mains et ses connaissances en chimie pour résoudre ces terribles énigmes.

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)°º•. Du haut de ses onze ans, notre chère Flavia de Luce est plus qu’inspirée en chimie : c’est en feuilletant les livres du manoir (qui appartenait alors, il a fort longtemps, à deux frères –  grands grands grands oncles– génies et chimistes entre autres) et en parcourant l’ancien laboratoire qu’elle se prend d’une passion soudaine et très forte. Ses deux sœurs, Daphnée et Ophélia passent leur temps à la houspiller. Son père le Colonel Haviland de Luce reste très discret envers sa famille : depuis la mort de sa femme et mère de ses filles, Harriet, il ne sait plus trop comment appréhender ses demoiselles. Bien qu’Harriet soit décédée il y a presque une décennie, elle n’en demeure pas moins présente par ses affaires : sa vieille Royce qui dort dans la grange, son boudoir laissé comme elle l’a quitté, sa bicyclette « Hirondelle » rebaptisée Gladys et utilisée par Flavia, ainsi que son laboratoire de chimie et sa grande bibliothèque. Pour assister la famille dans leur vie, Madame Mullet s’occupe de l’entretien de la maison et des tâches culinaires. Dogger, anciennement leur chauffeur est maintenant leur homme à tout faire.
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Les personnages secondaires ne sont pas en reste au vu de leur nombre. On reprochera juste à Bradley de ne point les utiliser… Ce qui rend la vie de Flavia très solitaire et pas très crédible quand il s’agit de vivre en Angleterre, d’enquêter mais de ne pas chercher d’indices en rapport avec ce que les gens auraient pu voir ou entendre.

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)°º•. Indéniablement, il se dégage du livre, une ambiance très british. Le décor tout juste élisabéthain et grandement géorgien n’est pas en reste avec notamment le manoir  (ô combien superbe) de Buckshaw. Cependant, l’auteur s’en est arrêté là, et c’est bien dommage car il aurait été essentiel de mettre davantage ce manoir en scène avec tous les secrets, les étrangetés dont il doit regorger. Il est relégué au rang de vulgaire cottage alors qu’il a abrité deux illustres frères de Luce qui se sont voués une haine infinie : ils ont construit chacun une aile (pour eux), avec séparation en deux du manoir via une ligne noire tracée sur le sol. N’oublions pas qu’ils étaient tous deux des génies et des hommes de sciences (voire occultes ?). Ajoutons que l’existence de l’ancien laboratoire de chimie où Flavia ne fait que de très courts passages.  Notre histoire se déroule dans les années 50 (George VI d’Angleterre) et Flavia roule de la rotule dans les différentes villes aux alentours avec notamment à Bishop’s Lacey.

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Il n’en demeure pas moins que l’auteur est plutôt habile pour transformer en mots des émotions et le rendu est réussi : flegme, cupidité et humour en principal.  Le livre est une sorte de lieu de confidence de notre personnage principal au lecteur (bien que Flavia ne s’adresse pas directement à lui).

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)°º•. Cependant, les talents de Flavia de Luce n’en sont pas : c’est juste qu’elle aime bien la chimie (je ne révèle rien, on le sait dès les dix premières pages). Flavia est une petite fille normale, sans charisme, sans personnalité réellement développée. Je noterai également que son vocabulaire n’est pas celui d’une enfant de onze ans et qu’elle parait très peu plausible dans son rôle.
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Elle retrouve un cadavre au milieu des concombres du potager et elle cherche le meurtrier (à découvrir avant la police bien sûr). Cela pourrait relativement réaliste sur le simple fait que toute information ne vient pas gonfler son pronostic (il manquerait plus que ça), mais alors, des fois, elle a une chance plus qu’inouïe où tout est révélé d’un coup, et sans trop forcer. Personne n’est trop inquiet qu’elle disparaisse pendant plusieurs heures (voire plus de 24 heures) pour une enfant de 11 ans alors qu’habituellement ses sœurs, l’homme à tout faire et la cuisinière la surveillent comme du lait sur le feu. Et bien sûr, la police la laisse faire, prête même à utiliser les « preuves » qu’elle trouve. Bien évidemment, il suffit que le papa ultra silencieux se mette à parler pour faire de suite le rapprochement et découvrir très (trop?) vite qui est le meurtrier. C’est d’ailleurs cette partie-ci, où Haviland de Luce raconte sa vie qui m’est apparue le moment le plus sympathique du livre. Le développement de l’intrigue est très lent, il n’y a pas réellement de surprises et la lecture s’essouffle en tournant les pages.
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Ce qui me dérange c’est le côté ultra plan-plan, on ne demande surtout pas au lecteur de réfléchir, de ne pas imaginer quoi que ce soit, de ne pas chercher l’énigme (qui est de toutes façons à moitié révélée tout juste au milieu du bouquin). Bref, il est demandé indirectement de rester un lecteur passif.
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Le début était prometteur sans aucun souci. Mais quand on m’a demandé s’il pouvait convenir à une fille de 8 ans qui était devenue un véritable rat de bibliothèque ces derniers mois, j’ai dit que non, elle allait s’ennuyer, cela ne valait pas le coup. Et pourtant, je suis dans une période où je suis très optimiste et bon public vis à vis des livres lus et que je ne formule pas trop de critiques négatives. Mais rassurez-vous, vous trouverez sur le net beaucoup de critiques positives 🙂
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Vous l’aurez compris, cette lecture ne me laissera pas de grands souvenirs, il est même à parier que je l’oublierai…

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)°º•. Un petit mot sur la couverture (jeunesse, parce que celle pour adulte est d’un moche !) qui est superbe et qui ne va pas sans rappeler Vendredi Adams et une certaine ambiance burtonienne. C’est sûr, cela fait vendre, mais pour quelqu’un comme moi, qui est très versée dans la SFFF (Science-Fiction, Fantasy, Fantastique), cette couverture promettait autre chose, et c’est sans doute là aussi que le bât blesse.

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Biographie
 » Traduit dans douze pays, Alan Bradley, auteur canadien de soixante-dix ans, a été primé par le Debut Dagger Award pour ce premier roman brillant et plein de malice de la série Flavia de Luce. « 

Extrait

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Souvenir lié à ma lecture :
Ah, le plaisir des vacances farniente avec le seul souci de lire.

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C.L.A.P. : un livre trimballé au bord de la rivière, des pages qui sentent les vacances. (indépendamment de son contenu)

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Pics : #1 Flavia DeLuce par Huwman ; #2 Flavia de Luce par LeelooKido ; #3 Flavia de Luce par VanaVanille ; #4 Couverture anglo-saxonne ; #5 Portrait d’Alan Bradley ; #6 Un penny black ; #7 C.L.A.P.

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