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FAYE Estelle – Les Seigneurs de Bohen

31/01/2018 20 commentaires

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Couverture de Les Seigneurs de Bohen d'Estelle Faye.
Titre
: Les Seigneurs de Bohen
Autrice : Estelle Faye
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Lire les premières pages

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L’empire de Bohen court à sa ruine. La chute sera provoquée par plusieurs individus qui n’ont pas pour vocation de sauver le monde. Alors que leur seule priorité est leur propre survie, les valeurs qu’ils défendent vont les emmener sur un chemin plus large.

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Par le talent de conteuse d’Estelle Faye, j’ai été séduite dès les premiers mots. C’est un nouvel univers qui s’ouvre et je suis bien en peine de pouvoir vous le résumer.
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Ce roman chorale se positionne sur des portraits d’humains réussis : Sorenz, Saint-Étoile, Maëve, Sigalit, Janosh, Wens, Lantane. Ils fonctionnent généralement par duo et ils s’avèrent tout en qualités et en défauts. On va essayer de comprendre les objectifs de chaque personnage qui se révèle engagé (comportements, valeurs et actions). Chaque destin va se croiser sur le principe de « la vie est une passion ». Si les protagonistes sont bien développés, les deuxièmes et troisièmes personnages sont inexistants.
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J’ai su apprécier l’importance de l’humain et de ses choix. Chaque personnage a une trajectoire différente et ne laisse pas le lecteur indifférent. J’ai aimé leurs cicatrices et leurs sacrifices, auréolés par la justesse des sentiments ; et parfois par des histoires d’amours.
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J’ai trouvé qu’il y avait quelques couacs sur le comportement des personnages où certains changent brutalement de direction, d’autres ont un comportement à risque sévèrement puni (de mort).
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Tout comme les personnages, l’univers est envoûtant. La magie ancestrale est hautement réprimandée. Cependant, l’autrice ne donnera aucune explication concernant cette magie, son existence, son interdiction, ses origines.

Il existe des mots défendus, des mots de pouvoirs utilisés par des sorciers ou des Morguennes. Un bestiaire s’anime : Morguennes, vouivres, goules, métamorphes, mercenaires, nonnes-soldates et bretteurs itinérants.

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Le récit est enivrant : on entre directement dans le vif du sujet, dans un monde dense. Rien n’est laissé au hasard, la plume est habile. On sent qu’Estelle Faye se balade. C’est comme regarder une saltimbanque qui danse : on est obnubilé par les mouvements du corps, des tissus qui volent et des bijoux qui tintent.
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Loin des clichés du genre, cette fantasy en un seul volume est originale car elle ne laisse pas une impression de linéarité. Le récit est percutant et s’apprécie comme dans la construction d’un puzzle.

Parfois, certains éléments clés semblent survolés et j’ai perdu aussi l’intrigue de vue dans le quotidien des personnages. Mais secrets et rebondissements parsèment l’histoire.
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L’ambiance est chargée en émotion ; l’oscillation entre le mal et le bien tout comme le mystère imprègnent les pages. L’écriture est pleine de sensualité, soignée et poétique. Des hales, des démones des tempêtes. Les hales semblaient patiner sur la neige, poussées par le vent, vêtues seulement de leurs longs cheveux blancs emmêlés.
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Estelle Faye peut décrire avec volupté une tenue vestimentaire composée de dix jupes, détailler les cheveux tressés en de multiples nattes, décrire les mouvements de l’eau ou l’empreinte de l’écorce d’un arbre sans jamais perdre son lecteur.

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L’autrice est accordée à son intrigue comme à un diapason. Le voyage est étonnant et détonant. Finir le livre, c’est aussi se priver de son univers. Je sais d’ores et déjà que je soumettrai « Les seigneurs de Bohen » à une relecture pour le plaisir.

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Les Seigneurs de Bohen, illustration de couverture par Marc SimonettiIllustration de couverture par Marc Simonetti

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Pour fêter la sixième année de son blog, Sia organisait un concours pour faire gagner son specimen.

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Lecture équitable : soutien aux petites maisons d'éditions

Il est de bon ton d’apposer ici le logo de soutien envers les petites maisons d’édition 🙂
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BlackWolf (Blog-O-Livre)Dup (Book en stock)Gilwen (Livrement vôtre), La LicorneLe culte d’Apophis, Les lectures de Marie JulietMay (The Books Howl), Phooka (Book en stock), Roz (Dans ma bibliothèque)Sia (encres & calames) ont aussi formulé des mots défendus.

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HOBB Robin – L’assassin royal ~ Le prophète blanc, tome 7

26/12/2017 16 commentaires

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Couverture du titre Le prophète blanc écrit par Robin Hobb, le septième tome de la série l'assassin royalTitre : Le prophète blanc (L’assassin royal, tome 7)
Autrice : Robin Hobb
Plaisir de lecture : Livre avec entrée au Panthéon
Tomes 12345, 68
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Après avoir rempli sa mission en tant qu’assassin royal, FitzChevalerie compte bien profiter de la vie tout simplement. Il se retire dans un coin près d’une forêt où il vit tranquillement en compagnie de Heur qu’il a adopté et bien évidemment d’Œil-de-Nuit.

Après une quinzaine d’années, il est de nouveau sollicité : il va répondre finalement à l’appel de son ancien maitre car le royaume est au bord de la guerre.

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Ce livre a été choisi par Valériane dans le cadre de notre défi Valériacr0. La coïncidence est amusante car cela fait approximativement un an que j’ai quitté Les aventuriers de la mer et cinq années se sont écoulées exactement depuis ma lecture du premier cycle de L’assassin royal en compagnie d’Olya et Eirilys.
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« Le prophète blanc » se déroule quinze années après la fin des événements du premier cycle. Ce septième tome français est le premier tiers du premier livre du deuxième cycle de « L’assassin royal » (mais on connait la chanson avec le découpage en version française).
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J’ai adoré retrouver Fitz alors que Les aventuriers de la mer avait été un coup de cœur ; une aventure que j’ai lue avec émotion. Fitz est âgé de trente-cinq années. Toujours accompagné du loup Œil-de-Nuit, ils ont vieillie ensemble, simplement et surtout loin des intrigues de Castelcerf. De vieilles connaissances lui rendent visite.

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On retrouve tous les personnages précédemment croisés : Umbre, Astérie, le Fou en visite puis Kettricken. On apprend à connaitre Heur et l’on entend parler de Devoir, l’héritier des Loinvoyant. Le Fou, nommé Sire Doré désormais, revient de son voyage en Terrilville chez les Marchands et c’est ainsi que Robin Hobb jettera les ponts entre les deux séries.
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Fitz a changé d’identité et se fait maintenant surnommer Tom Blaireau.

Le protagoniste peut sembler lugubre. C’est un retour dans ses pensées profondes, cet homme rongé par la culpabilité et les remords. Le sacrifice est toujours d’actualité tout comme l’indécision constante. Le lien du Vif est toujours très fort entre lui et Œil-de-Nuit. Ils viendront d’ailleurs à rencontrer des gens du Lignage, qualifiés de vifiers.
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Les choix effectués par Fitz peuvent déstabiliser le lecteur. Cependant, ce tome est un retour en douceur, une remise dans le bain bienvenue. Si vous aviez des souvenirs flous concernant le premier cycle, la remémoration des éléments peuvent prendre figure de mini révélations « Ah ouiii, c’est vraiii ».

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Le quotidien de Fitz, Œil-de-Nuit est ritualisé. Ils alternent les temps de chasse et les temps de repos. Ils apprécient un feu ronflant au même titre que la routine rassurante après tant d’années comme assassin et acolyte.
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L’action arrive à la seconde moitié du livre mais ce n’est guère important. Vous savez que ce n’est pas le fond de l’histoire si vous avez déjà été embarqué·e par la plume de Robin Hobb. Il suffit de se laisser porter même s’il y a un passage particulier qui serre le cœur et durant lequel on se fait du souci pour Œil-de-Nuit.
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Je me permets de rappeler qu’avant de vous plonger dans le deuxième cycle de L’assassin royal, il vaut mieux vous plonger dans Les aventuriers de la mer (cela veut dire que vous avez commencé votre périple dans les Six Duchés par le premier cycle de L’assassin royal) pour profiter au mieux de l’œuvre de Robin Hobb.

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Le prophète blanc de Robin Hobb, fan art avec Fitz à gauche et Le Fou à droite

Le prophète blanc de Robin Hobb, retrouvailles entre Fitz et le Fou devant un feu de cheminée

Le prophète blanc de Robin Hobb, fan art de Tom Blaireau au service de Sire Doré

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Logo défi Valériacr0

Cette lecture est le choix de Valériane dans le cadre de notre défi Valériacr0 : elle m’envoie de nouveau dans l’univers des Six Duchés (tiens, une série !).

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La biblioblog de Maêlle, Les escapades culturelles de FrankieLineTje (Les Singes de l’espace)PlumePtiteTrolle (Lectures trollesques) et Valériane (Marque-ta-page) ont aussi suivi l’apprentissage chez ceux du Lignage.
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Illustrations : #01 Tom Blaireau par Diana Berg ; #02 Sire Doré par Fading-Suns ; #03 par Lala ; #04 par Marilis

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CONEY Michael – Le Chant de la Terre ~ Les Dieux du Grand-Loin, tome 3

05/12/2017 2 commentaires

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Couverture du livre Les Dieux du Grand Loin de Michael ConeyTitre : Les Dieux du Grand-Loin (Le Chant de la Terre, tome 3)
Auteur : Michael Coney
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 4, tome 5

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Le Chant de la Terre est un chat épique qui raconte l’histoire de l’humanité. Comme il faudrait plus d’un siècle pour la réciter en entier, nous sont rapportés des extraits, cinq fragments.

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La tétralogie de Michael Coney est un récit vertigineux : les tomes présentent moult intrigues entremêlées, qui donnent d’ailleurs des chroniques bien obscures pour « tenter » de vous en parler (les miennes, tome 1 et tome 2) (mais dans lesquelles, sans spoil, j’avais glissé des indices pour le moi du futur).

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Il existe maintenant cinq espèces différentes d’humains : Vrais Humains, Néonites, Humains Sauvages, Spécialistes et les Vites.

Cinq fragments en cinq tomes. Pourtant, on pourrait presque considérer « Les Dieux du Grand-Loin » comme une conclusion étant donné que l’on assiste à la fin de la quête de la Triade composée de Zozula el Cuidador, Manuel l’Humain Sauvage et la Fille-Sans-Nom. Ils affrontent les Loups du Malheur et sans le savoir, libèrent en passant, le presque dieu Starquin Cinq-en-un qui était jusqu’alors emprisonné. Il faut aussi sauver les Néonites, et cela ne s’avère pas une simple affaire.

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La trame est plus linaire que les deux premiers volumes. Cette fois, l’histoire n’est pas contée par Alain-Nuage-Bleu et l’on suit davantage les Polysitiens, une société aquatique.
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Et puis, nous avons le droit aux aléapistes, ces fils alternatifs de vie (choix et non choix). Ce sont des bifurcations innombrables du temps. Et cela rajoute une dimension au récit. Un peu du genre « Dans 5493 aléapistes, tu meurs d’une fin violente. Dans 1342 aléapistes, tu restes vivant.e mais tu perds la raison, dans 23 aléapistes, tu réussis presque. Alors, tu essaies quand même ? ».

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J’en suis sûre : je vous ai perdus. Mais il est difficile de vous dire ô combien cette série est intrigante, en arrivant sur cette chronique d’un troisième livre sans entrer dans l’histoire (sinon, même pour résumer l’aventure jusque-là, j’aurais alors besoin de 50 000 mots).
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Ce qu’il faut retenir, c’est que Michael Coney a une imagination très fertile et propose des réflexions intéressantes. Il existe une alternance entre récits du passé, des passages issus de la pure tradition classique en fantasy mais aussi un brin de conquête en mode SF. Nom inconnu pour beaucoup, Michael Coney est une plume truculente.

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Couverture du livre Gods of the greataway, version originale du livre "Les dieux du grand loin" de Michael ConeyCouverture de la hardcover
des éditions Houghton Mifflin Harcourt

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Logo du défi Fin de Série Livrement

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Cette lecture entre en ligne de mire de l’un de mes objectifs à atteindre pour la huitième année de mon défi Fin de Série : terminer la plus vieille série jamais commencée.

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WALTON Jo – Les Griffes et les Crocs

20/11/2017 18 commentaires

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Roman Les Griffes et les Crocs de Jo WaltonTitre : Les Griffes et les Crocs
Autrice : Jo Walton
Plaisir de lecture Livre avec regrets

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Le dragon Bon Agornin tout juste passé de vie à trépas se fait dévorer par ses enfants comme le veut la tradition. La répartition de la richesse de la famille ne sera pas le seul souci que la fratrie va devoir subir. Dans une époque victorienne guindée, ils vont aussi être soumis à des turbulences personnelles.

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J’étais très curieuse de savoir ce que renfermait le nouvel opus de Jo Walton. Après avoir été tentée par les copinautes, c’est Carole qui me l’a placé entre les mains. Il faut dire que la couverture dessinée par Aurélien Police fonctionne très bien sur moi (je voulais le liiire !).
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Les protagonistes sont des dragons ; ils sont doués d’une conscience. Ils parlent et s’habillent. Ce sont donc des dragons « civilisés » : ils possèdent des us et coutumes ainsi que des comportements propres concernant leur morale. Exemple : leur morale religieuse leur déconseille fortement de voler le premier jour – qu’on associe facilement au dimanche, jour saint – les personnes religieuses telles que les prêtres ne volent pas et ont leurs ailes attachées dans le dos.

Il y a aussi des détails purement liés aux créatures : ils grandissent essentiellement s’ils mangent de la chair de dragon, dorment sur un tas d’or et le vol s’acquiert en grandissant tout comme l’apprentissage parfois du feu.

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Cet anthropomorphisme ne m’a pas dérangée, c’est le contrat que présente l’autrice et que j’ai accepté. Mais je comprends nettement qu’on puisse en être surpris sinon réfractaire.
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On découvre la famille – et ses multiples querelles – à partir du décès de Digne Bon Agornin. On suit ses enfants et leurs problématiques : un fils prêtre qui ne sait quoi faire d’une confession, un fils qui se construit dans les affaires à sa seule force, son aînée qui a eu le luxe de proposer une dot démesurée pour son mariage et les deux benjamines esseulées issues de la même couvée.
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L’histoire est racontée en alternance selon le point de vue des enfants.

La critique de la société n’est absolument pas cachée ni même voilée. Sont exposées les problématiques de l’époque victorienne avec la place de l’aristocratie, la condition de la femme et celle des domestiques. Il faut dire que les dragonnes se doivent de maitriser les mêmes principes : harmoniser les chapeaux à la saison et aux événements, assurer les bals de présentation des débutantes, accepter la présence de chaperons, se hisser sur le marché du mariage et réaliser avec brio son entrée dans le monde.
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Jo Walton se lance sur les questionnements concernant le conservatisme, l’intolérance religieuse, le marquage social et l’importance de la fin de vie et du passage à la mort.

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L’intérêt principal réside dans le fait que les axiomes de cette époque victorienne deviennent réels car ils sont liés aux lois de la biologie. Prenons les mœurs du mariage : si une dragonne rosit (c’est-à-dire que ses écailles tournent au rose), cela signifie qu’elle ressent des émotions pour celui qui les a fait naître. Elle se trouve donc dans l’obligation d’épouser celui qui a fait sa proposition. Elle peut aussi rosir si un prétendant s’approche trop d’elle. La couleur semble se fixer alors de manière irrémédiable avant que les écailles ne commencent à virer dans le rouge par le pacte de mariage pour poursuivre tout au long de sa vie dans le spectre jusqu’aux pourpres.

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Et pourtant, malgré ces remarques sociétales c’est bien une ambiance insouciante qui domine l’ensemble du récit ; récit qu’on pourrait placer dans toutes les mains.
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Même si le thème du fonctionnement de la vie sociale est intéressant, il reste que je me suis ennuyée et que j’en reste dubitative. Cette histoire pour les futurs lecteurs aura un effet quitte ou double.

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Le monde est alléchant et pourtant, j’ai trouvé que ce potentiel était non abordé. La saveur de lecture est assez tiède pour moi et c’est un titre que je ne retiendrai pas. D’autres romans de Jo Walton m’ont littéralement fait vibrer, comme Morwenna et Mes vrais enfants.

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Albédo (Lutin82)Bibliovermis, Book en stock (Dup)Le culte d’Apophis, Les lectures de Bouch’, Les lectures de Mariejuliet ont aussi pris leur envol depuis une corniche de la maison de l’Exalte Benandi.

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Categories: WALTON Jo Tags: ,

DELANEY Joseph – Le destin de l’Épouvanteur, tome 8

09/11/2017 6 commentaires

 

Couverture Le destin de l'épouvanteur de Joseph Delaney.

Titre : Le destin de l’Épouvanteur (L’Épouvanteur, tome 8)
Auteur : Joseph Delaney
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4, tome 5, tome 6, tome 7
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La guerre décime tout : le Comté est touché et la maison de l’Épouvanteur à Chipenden n’existe plus. Il ne reste plus qu’un seul livre, toute la bibliothèque a été détruite, l’ultime héritage pour les prochaines générations. Lizzie l’Osseuse a aussi été libérée.

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Le Comté est toujours en proie à la guerre. L’Épouvanteur, Tom et Alice décident de quitter l’île de Mona pour accoster en Irlande. Des mages malfaisants s’en prennent à eux et ils vont devoir gérer l’arrivée de la Lame du Destin.
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Ô combien il est difficile de parler de chaque tome de cette série sans spoiler !

Mes avis demeurent courts : ils me permettent de fixer mon impression dans ma découverte d’une saga, qui me semble, bien partie pour me plaire dans son entièreté.

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Ce voyage en Irlande qui arrive tout de suite après l’aventure relatée dans « Le cauchemar de l’Épouvanteur » est davantage un prétexte décoratif (et encore…) qu’un réel appui pour développer l’intrigue, ses intervenants ou l’ambiance et c’est bien dommage.
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Dans ce volume, l’Obscur prend toujours davantage de place et de la magie noire va être pratiquée.
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Tom Ward est toujours d’une grande naïveté : si cela peut paraitre touchant qu’il ne voit que le bien en chacune des personnes qu’il croise (ou recroise), c’est un peu étrange de voir qu’il n’a pas encore évolué sur ce point, à deux ans de la fin de son apprentissage.

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« Le destin de l’Épouvanteur » à découvrir car on y rencontre la Morrigan, le dieu Pan arrive dans notre monde, le Malin se rapproche de Tom, Alice va donner de sa personne et John Gregory va dire merci à une sorcière.

Pour cet épisode, la créature nouvelle que l’on découvre est un jaboteur… qui s’avère complètement inconnu par l’équipe. Aucune trace de cet hurluberlu dans aucun Bestiaire.
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Lecture conseillée à partir de 12 ans

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Fan art d'Alice Deane, sorcière de L'épouvanteur de Joseph Delaney

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Dans le chaudron :
Des univers fantasy estampillés jeunesse
¤ Harry Potter de J.K. Rowling
¤ Rose de Holly Webb
¤ Narnia de C.S. Lewis
¤ A la croisée des mondes de Philip Pullman
¤ Eragon de Christopher Paolini
¤ Cœur d’encre de Cornelia Funke

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logo challenge Halloween 2017.

Il était temps de lire un tome de la série de l’Épouvanteur pour le challenge Halloween ! Sinon, cette lecture aurait manqué, comme un ingrédient dans une potion.

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Illustration : fan art d’Alice Deane réalisé par David Galopim.

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DELANEY Joseph – Le cauchemar de l’Épouvanteur, tome 7

29/09/2017 5 commentaires

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Le cauchemar de l'épouvanteur, tome 7 de Joseph Delaney.

Titre : Le cauchemar de l’Épouvanteur (L’Épouvanteur, tome 7)
Auteur : Joseph Delaney
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4, tome 5, tome 6
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La guerre décime tout : le Comté est touché et la maison de l’Épouvanteur à Chipenden n’existe plus. Il ne reste plus qu’un seul livre, toute la bibliothèque a été détruite, l’ultime héritage pour les prochaines générations. Lizzie l’Osseuse a aussi été libérée.

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Les actions se déroulent sur l’île de Mona, gouvernée par le cruel Lord Barrule, les hallebardiers font front pour ne pas laisser passer l’Épouvanteur John Gregory et son apprenti Tom Ward.
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La libération de Lizzie l’Osseuse permet au lecteur de mieux la connaitre. Elle, son désir de vengeance et de grandeur.

Tom est une vraie tête brûlée et il continue aussi à désobéir à son Maître. Le secret d’Alice et de Tom a aussi été révélé. Le seul petit inconvénient que j’aimerai soulever est le vieillissement de l’apprenti qui ne se déroule pas à la même vitesse que son lectorat (parution d’un tome par an) ; mais ce n’en est pas réellement un (en vérité).

Dans « Le cauchemar de l’Épouvanteur », John Gregory vieilli d’un seul coup avec la perte irrémédiable de toutes ces informations retranscrites sur papier pour la transmission.

Comme habituellement, l’accent est mis sur une créature fantastique, ici le buggane. Elle est issue du folklore de l’île de Man. Dans l’histoire, il peut prendre n’importe quelle apparence bien que le plus souvent, il soit sous l’apparence d’un taureau noir ou d’un grand humanoïde velu.

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L’imagination de l’auteur ne s’essouffle pas et arrive à très bien rebondir après un sixième tome « Le sacrifice de l’épouvanteur » assez fulgurant. Le fil rouge est « seul, on n’est rien » et la saga se déguste bien évidemment dans son ensemble.

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Lizzie l'Osseuse du Cauchemar de l'épouvanteur de Joseph DelaneyLizzie l’Osseuse par Andrei Riabovitchev

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Dans le chaudron :
Des univers fantasy estampillés jeunesse
¤ Harry Potter de J.K. Rowling
¤ Rose de Holly Webb
¤ Narnia de C.S. Lewis
¤ A la croisée des mondes de Philip Pullman
¤ Eragon de Christopher Paolini
¤ Cœur d’encre de Cornelia Funke

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Logo défi Valériacr0Cette lecture est ma sélection pour le mois de septembre, effectuée par ma co-détenue Valériane dans le cadre de notre défi Valériacr0.

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TOMAS Adrien – La Geste du Sixième Royaume

25/09/2017 4 commentaires

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La Geste du Sixième Royaume d'Adrien Tomas, couverture de l'édition prestige.
Titre
: La Geste du Sixième Royaume
Auteur : Adrien Tomas
Plaisir de lecture :  Livre sympa

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Cinq royaumes se disputent territoires et richesses. Au sein de ces terres, se trouve un sixième, hostile, où personne ne peut s’y rendre. La Grande Forêt est peuplée par des créatures mythologiques. Ces ennemis de toujours arrivent à s’unifier afin d’attaquer cette sixième région pour l’exploiter. Parallèlement, différentes personnes de ce continent se retrouvent attirées par la Forêt, à qui la nature de leur mission va être révélée.

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Avec « La geste du sixième royaume », on entre de plain-pied dans une fantasy épique. Il existe une dualité : le Père et l’Autre, deux entités, deux mondes et deux visions.

La toile est foisonnante et met en exergue les notions de respect, de tolérance, d’acceptation, mais aussi un brin d’écologie inclus dans le merveilleux.

Le livre se découpe en multiples chapitres courts répartis au sein de quatre grandes parties. Par ce roman polyphonique, on suit 12 personnages, davantage ceux faisant partie de l’univers de l’Arbre. Ce sont d’ailleurs cinq hérauts – héros – que nous suivons : la Bête, la Dame, le Danseur, le Prophète et le Soldat.
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Tous les personnages ne sont pas développés avec la même intensité. Cela demandera un temps d’adaptation au lecteur pour qu’il sache à quel camp appartient chaque personnage.

Adrien Tomas connait les codes de la fantasy, s’en amuse et les détourne. Dans sa globalité, l’intrigue reste classique mais demeure solide. Les nœuds de l’intrigue se défont petit à petit, il suffit de plaisamment se laisser porter.
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Le texte narratif m’a semblé quelque peu longuet de par quelques passages guindés et une trame quelque peu classique à mes yeux de lectrice mais les détournements ont aussi été bienvenus.

En début de roman, j’ai eu l’impression que des créatures fantastiques avaient été prises à pleines mains, secouées pour les jeter sur une page blanche. Mais au final, le cynisme a eu raison de mon désarroi : les créatures mythologiques en prennent pour leur grade ; par exemple, les elfes sont des tarés congénitaux et les dragons sont devenues des créatures pataudes et herbivores.

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Bien que les codes du genre soient distordus, on ne retrouve pas la lutte éternelle entre le Bien et le Mal. J’accorde facilement que ma lecture un brin parcellaire n’a pas été en faveur du roman et a certainement contribué à mon égarement durant la première centaine de pages.

Avec une lecture concentrée, il est possible de mieux profiter du style efficace et immersif d’Adrien Tomas. Le tome peut se suffire à lui-même bien qu’il existe une suite ; du moins un roman qui se déroule dans le même univers.

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La Geste du Sixième Royaume d'Adrien Tomas, Couverture par Alain BrionIllustration par Alain Brion

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Mon exemplaire est une édition limitée « 20 ans Mnémos », une version cartonnée avec signet que j’ai gagné chez les Dames de Book en Stock à l’occasion de leur Grand petit Prix 2017.
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Blog-O-Livre (BlackWolf)Book en stock (Dup), Encres & Calames (Sia), Le Capharnaüm éclairé (Mr K)Lectures trollesquesLes lectures de Marie Juliet, Les lectures de XapurMa vision du livre (Mandy)Un brin de lecture (Karline) sont aussi partis à la conquête du Sixième Royaume.
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Challenge littéraire : pavé de l'été.

Ce roman est ma troisième et dernière participation au challenge « pavé de l’été » lancé par Brize (623 pages). Les deux autres briques concernées sont « Le concours du Millénaire » de Roger Zelazny & Robert Sheckley et « La trilogie des Rois » de Katherine Kurtz.

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