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DANIEL Marie-Catherine – Entre troll et ogre

02/05/2018 10 commentaires

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Couverture entre troll et ogre de Marie-Catherine Daniel aux éditions Actu SFTitre : Entre troll et ogre
Autrice : Marie-Catherine Daniel
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
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Arsouille, 70 ans, traîne son vieux corps dans un quotidien bien rôdé. Pourtant un jour, il reçoit une lettre écrite par son frère qu’il n’a pas vu depuis 50 ans. Sauf qu’il est impossible qu’il ait écrit la lettre car son frère est un ogre ; et les ogres ne connaissent pas les sentiments et ne se préoccupent absolument pas des trolls. Perplexe, il aimerait tirer cette affaire au clair. Il va devoir commencer par réussir à situer sur une carte la ville mentionnée sur la flamme de l’enveloppe.

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Il est rare qu’un roman fasse de son protagoniste un troll ou un vieux… et encore moins un troll vieux. Arsouille a 70 ans et est perclus des douleurs dues à son arthrite. Il est irascible, clairement désabusé et il doit s’occuper de surcroît de sa belle-fille et de son trollinou.
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Trolls et ogres sont les deux races qui peuplent ce récit. Les enfants revêtent la forme d’humains avant de choisir un des deux camps lors de la Grande Poussée Dentaire ; qui correspond à l’adolescence. Il n’existe donc plus d’humains adultes. Les trolls possèdent un groin alors que la caractéristique physique principale des ogres est une face de requin, une bouche pleine de dents. Les ogres sont disciplinés, rationnels et absolument pas affectifs ; là où les trolls sont incultes, bagarreurs et sensibles. Les trolls sont considérés comme les ratés de la société et sont clairement opprimés par les ogres. Cela donne le ton !
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Les descriptions physiques et mentales des races qui tapissent l’histoire est un de ses aspects prenants. Elles participent à l’intrigue et soutiennent aussi l’affection du lecteur pour le protagoniste.

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Arsouille est touchant dans sa façon de se mouvoir, dans sa vision des choses de la vie, dans son ouverture d’esprit à laquelle on assiste. Et si l’on parlait d’une quête initiatique nonobstant son âge ?

Il y a les choses de la vie : quelles valeurs inculquer à un trollinou ? Comment se présenter à l’administration pour un examen ? Quelles connaissances transmettre à des élèves ? Et puis, les préoccupations du quotidien : alcool, sexe, amour, amitié, rigolade. Et enfin les véritables péripéties de voyage, que l’on croise peu en SFFF et qui pourtant sont des questions qui traversent chaque voyageur dans notre réalité : que faire quand on a faim ? Quand on a une envie pressante de faire pipi ? Quand on se fait piquer son savon ?

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Cette histoire est douce et profondément humaine dans les émotions. On sent un univers riche et fouillé auquel sa créatrice tient, tout comme à ses personnages qu’elle nourrit. C’est un roman feel good !
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Bien que je n’aie croisé aucune tasse rouge à pois blancs – mais verte à pois, si ! – dans le roman, la couverture a été réalisée par Ronan Toulhoat. J’ai aimé découvrir les choix de création qu’Audrey Alwett, directrice de la collection Badwolf chez ActuSF, avait publiés en stories sur Instagram.

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Le roman "entre troll et ogre" de Marie-Catherine Daniel est mis en scène sur du papier typé "tapisserie" et du tissu rouge à pois blancs qui reprennent des éléments de la couverture du livre

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Dans le chaudron : Si vous aimez les trolls, je vous invite à rencontrer celui de Jean-Claude Dunaych avec le roman « L’instinct du troll ».

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Le bibliocosme (Boudicca), Le comptoir de l’Écureuil(Estelle) ont aussi apprécié la rencontre avec Arsouille.

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PEVEL Pierre – Les Lames du Cardinal

26/04/2018 14 commentaires

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Couverture "Les lames du cardinal" de Pierre Pevel : tome 1Couverture de la trilogie "Les lames du cardinal" de Pierre Pevel : tome 2 titré l'alchimiste des ombresCouverture de la trilogie "Les lames du cardinal" de Pierre Pevel : tome 3 nommé le dragon des arcanesTitres : Les Lames du Cardinal tome 1, L’alchimiste des ombres tome 2, Le dragon des arcanes tome 3

Auteur : Pierre Pevel
Plaisir de lecture Livres sympa

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1633, Richelieu veille sur le présent et le devenir de la France. Afin de renforcer sa gouvernance, il reforme la compagnie des Lames du Cardinal. Les dragons menacent le royaume et il devient vital de contrecarrer leurs plans.

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Le roman s’ouvre sur le Cardinal Richelieu en train de caresser son dragonnet domestique tout en réglant quelques menues affaires étatiques. De l’équipe des Lames, je n’en détaillerai pas les membres qui la composent pour vous laisser les découvrir. Ces hommes sont des élites, la crème de la crème ; c’est pourquoi ils « reprennent du service ». Pierre Pevel intègre des personnages sans que l’on connaisse leur véritable identité pour mieux brouiller les pistes. Dans l’ensemble, j’ai trouvé qu’ils étaient souvent définis par un seul trait de caractère ; celui qui va servir l’intrigue. J’ai trouvé dommage que la globalité de leur personnalité ne soit pas mieux exploitée.

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C’est l’intégration des dragons qui a suscité tout mon intérêt. Il existe trois types de descendants : ceux qui servent de moyen de transport, ceux qui deviennent des familiers et ceux de forme humaine. Ce sont ces derniers qui cherchent à mettre la main sur toute l’Europe. Entre autres, on apprend que la santé d’un individu dépend de l’équilibre de quatre humeurs : le sang, la bile, la phlegme et l’atrabile. Il en existe une cinquième, l’obâtre, propre à la race des dragons. Est liée le problème de la ranse, une maladie transmise par les dragons ou provoquée par les effets nocifs de leur magie.

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Cette trilogie est un hommage aux romans de cape et d’épée. Le soupçon de magie dans un récit réel entraine un mélange équilibré pour de la fantasy historique qui tient la route.
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Tous les éléments s’y trouvent : complots, trahisons, alliances nouées, désunions, périls, rebondissements, duels, jeux, alcool, traquenards, amours impossibles et héros sauvés in extremis. Le rythme des actions s’enchainent sans forcément avoir la possibilité de les apprécier à leur juste valeur. La lutte entre les clans, noir et blanc fait aussi une place à quelques individus « gris ».
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Ceci dit, j’ai trouvé que la magie impactait bizarrement l’univers ; par exemple, les informations de priorité absolue circulent encore à cheval sous la forme de lettre plutôt qu’à dos de dragon – wyverne – moyen de transport sûr et rapide. Le chapitrage varie d’un livre à l’autre et la longueur des parties est un peu étonnante.

Le récit se lit d’une traite jusqu’à la fin qu’on peut qualifier de grandiloquente. Cependant, j’ai trouvé que le thème des dragons était peu creusé. Et quand bien même j’essaie de dédaigner l’aspect « romans à succès », je pense que j’ai été influencée et m’attendais à un récit qui allait davantage m’entraîner dans un univers où le thème des dragons aurait été plus creusé. La trilogie reste une lecture plaisante.

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Illustration de Loïc Muzy de la trilogie "Les lames du Cardinal" de Pierre Pevel Illustrations de Loïc Musy pour le jeu de rôle "Les Lames du Cardinal" aux éditions Sans détour

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Souvenir de lecture : Livres gagnés lors des deux ans de blogging de Bouch’ (en 2014) (oui, bon…)

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Logo défi Valériacr0Pour le mois d’avril, Valériane souhaitait me faire avancer dans mon défi « Fin de série« … en me faisant commencer (hum ?) une série. On ne peut pas réellement parler de « nouvelle série » puisque je l’ai acquise il y a quelques années. Comme il s’agit d’une trilogie entièrement publiée – depuis plusieurs années, on a compris – j’ai décidé de m’auto-challenger en ne lisant non pas le premier tome comme l’avait choisi ma binômette mais toute la série.

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Lutin82 (Albédo) s’est aussi promenée dans un Paris draconien.

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Illustrations de Loïc Musy pour le jeu de rôle « Les Lames du Cardinal » aux éditions Sans détour

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CONEY Michael – Le Chant de la Terre ~ Le roi de l’île au sceptre, tome 5

05/03/2018 6 commentaires

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Couverture argentée du livre "Le roi de l'île au sceptre" de Michael ConeyTitre : Le roi de l’île au sceptre (Le Chant de la Terre, tome 5)
Auteur : Michael Coney
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4

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Le Chant de la Terre est le chant épique qui raconte l’Histoire de l’Humanité. Comme il faudrait plus d’un siècle pour la chanter dans son entièreté, il existe cinq extraits pour mieux la saisir. « Le roi de l’île au sceptre » est le dernier fragment.
Deux aléapistes viennent de se télescoper, mettant l’univers sans dessus-dessous alors que Starquin le Cinq-en-Un s’avère toujours prisonnier.

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Les aléapistes sont des bifurcations temporelles : des vies alternatives des personnages. Deux viennent de se cannibaliser. Le Gno-monde n’existe plus : quelques gnomes survivants sont passés sur l’aléapiste des humains. Complètement déphasés, ils ne savent plus qui ils sont et quels sont leurs buts. Les querelles naissent et le minuscule clan se divise en deux, certains partent survivre sur la plage.

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Tristan est mort, laissant Yseult bien désœuvrée. Nynève rencontre alors Arthur, en chair et en os et apporte cet homme comme le héros et futur roi des terres brumeuses. Sauf que le peuple n’en attend qu’une chose : qu’il arrive à sortir Excalibur de son socle. Arrivera-t-il à s’épanouir dans l’ombre du parfait Tristan ? Nynève saura-t-elle tirer parti de cette histoire déjà écrite ?
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Comme le presque dieu est prisonnier, il faut que l’histoire soit réécrite pour qu’il soit libéré et survive. C’est pourquoi il va s’appuyer sur les aléapistes, ces embranchements temporels. Cependant les décisions des êtres vivants altèrent le tout.
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Ce récit tout aussi étrange qu’intrigant nous amène – par le biais de l’auteur – à nous demander si ce ne sont pas que des histoires créées par le cerveau ?

Ces univers parallèles s’établissent aussi sur une bonne dose d’humour. L’auteur y inclut les archétypes ; la pentalogie prend des allures de pastiche.

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Le multivers permet une grande liberté : l’inventivité de Michael Coney n’est alors pas limitée. C’est un sentiment d’évasion qui envahit le lecteur. Si l’on peut dire que le récit mêle SF et fantasy, il serait plus juste de signaler qu’il est à cheval sur les deux genres. La SF à côté de la Fantasy et non entremêlées (du moins, pas officiellement) ; en attestent les structures narratives différentes (avec autant de différences qu’entre une romance et de la hard SF).
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J’ai aimé découvrir cette pentalogie si atypique et mon conseil aux futurs lecteurs serait de se laisser porter (comme pour beaucoup d’autres œuvres). Ceci dit, je pense qu’elle est difficilement accessible aux néophytes non pas sur un plan intellectuel (quand même !) mais sur l’appréciation de l’offre de l’auteur qui n’est pas, à mon sens, l’envie d’initier aux deux genres mais de proposer un ouvrage singulier aux connaisseurs des littératures de l’imaginaire.

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Couverture anglaise du livre "Le roi de l'île au sceptre" de Michael ConeyCouverture de Dutton Editions

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Logo du défi Fin de Série Livrement

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Avec cette lecture, j’ai atteint l’un de mes objectifs pour la huitième année de mon défi Fin de Série : terminer la plus vieille série jamais commencée !

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CONEY Michael – Le Chant de la Terre ~ Le gnome, tome 4

06/02/2018 2 commentaires

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Couverture du livre intitulé "Le gnome" de Michael Coney. Il s'agit du quatrième tome de la série "Le chant de la Terre"Titre : Le gnome (Le Chant de la Terre, tome 4)
Auteur : Michael Coney
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 5

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Le Chant de la Terre est l’Histoire de l’Humanité qui demande un siècle pour être contée. Il existe cinq extraits rapportés pour mieux l’appréhender. Alors que Starquin le Cinq-en-Un tente de survivre, des aléapistes – ces vies alternatives – risquent de se télescoper et le Gno-monde de disparaitre.

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À la fin du troisième tome « Les Dieux du Grand-Loin », j’estimais que l’histoire pouvait s’arrêter là, comme si Michael Coney mettait un point d’orgue à ce récit futuriste. C’était une bonne déduction car l’auteur vient s’investir maintenant sur des variations du cycle arthurien. Les trois premiers tomes s’invitent par des détails glissés dans l’intrigue. Michael Coney associe la technologie et le clonage de la SF avec les contes des terres brumeuses bretonnes. Et cela fonctionne.

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Les aléapistes sont des hypothèses de vie, les bifurcations qu’auraient pu emprunter les personnages, à coup de « Et si… ». Elles existent toujours dans cet univers car Starquin le Cinq en Un tente de rester en vie.
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Nous faisons la connaissance de plusieurs personnages issue de deux aléapistes : Nynève qui s’avère adoptée par Avalona et Merlin. Avalona est une Didon – un instrument de Starquin – et Merlin est un Parangon. Nynève a la particularité de pouvoir circuler entre son aléapiste et le gno-monde.
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Sur l’autre aléapiste, les gnomes vivent dans la forêt. Ils voient les humains comme des géants et vont jouer un rôle dans la libération du dieu alors qu’ils n’en ont cure. On s’attachera surtout à Fang, qui a mérité ce surnom après avoir tué une bête effroyable. C’est un grand copain de Nynève.

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Tout un univers s’ouvre en éventail avec la présence de Pan, la Sharan qui « crée » de nouveaux êtres vivants, le rôle de Migot, et les choses du sexe qui s’avèrent dégoûtantes pour les gnomes.
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Comme Merlin et Nyève parcourent le monde pour donner – réellement – vie à leurs contes, on y croise aussi des chevaliers, des dragons et des Tables Rondes. Ce sont les contes d’Arthur et de Guenièvre qui sont ainsi prêchés comme la bonne parole. Sur l’aléapiste de Nynève, vivent aussiTristan et Iseult et la conteuse ne peut voir que d’étranges similitudes entre les deux couples.

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Les personnages sont réellement insolites ! Le multivers de Michael Coney permet une grande liberté dans ses histoires.

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Couverture du livre Le gnome de Coney réalisée par Tim HildebrandtCouverture réalisée par Tim Hildebrandt

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Logo du défi Fin de Série Livrement

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Cette lecture entre en ligne de mire de l’un de mes objectifs à atteindre pour la huitième année de mon défi Fin de Série : terminer la plus vieille série jamais commencée.

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FAYE Estelle – Les Seigneurs de Bohen

31/01/2018 20 commentaires

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Couverture de Les Seigneurs de Bohen d'Estelle Faye.
Titre
: Les Seigneurs de Bohen
Autrice : Estelle Faye
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Lire les premières pages

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L’empire de Bohen court à sa ruine. La chute sera provoquée par plusieurs individus qui n’ont pas pour vocation de sauver le monde. Alors que leur seule priorité est leur propre survie, les valeurs qu’ils défendent vont les emmener sur un chemin plus large.

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Par le talent de conteuse d’Estelle Faye, j’ai été séduite dès les premiers mots. C’est un nouvel univers qui s’ouvre et je suis bien en peine de pouvoir vous le résumer.
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Ce roman chorale se positionne sur des portraits d’humains réussis : Sorenz, Saint-Étoile, Maëve, Sigalit, Janosh, Wens, Lantane. Ils fonctionnent généralement par duo et ils s’avèrent tout en qualités et en défauts. On va essayer de comprendre les objectifs de chaque personnage qui se révèle engagé (comportements, valeurs et actions). Chaque destin va se croiser sur le principe de « la vie est une passion ». Si les protagonistes sont bien développés, les deuxièmes et troisièmes personnages sont inexistants.
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J’ai su apprécier l’importance de l’humain et de ses choix. Chaque personnage a une trajectoire différente et ne laisse pas le lecteur indifférent. J’ai aimé leurs cicatrices et leurs sacrifices, auréolés par la justesse des sentiments ; et parfois par des histoires d’amours.
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J’ai trouvé qu’il y avait quelques couacs sur le comportement des personnages où certains changent brutalement de direction, d’autres ont un comportement à risque sévèrement puni (de mort).
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Tout comme les personnages, l’univers est envoûtant. La magie ancestrale est hautement réprimandée. Cependant, l’autrice ne donnera aucune explication concernant cette magie, son existence, son interdiction, ses origines.

Il existe des mots défendus, des mots de pouvoirs utilisés par des sorciers ou des Morguennes. Un bestiaire s’anime : Morguennes, vouivres, goules, métamorphes, mercenaires, nonnes-soldates et bretteurs itinérants.

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Le récit est enivrant : on entre directement dans le vif du sujet, dans un monde dense. Rien n’est laissé au hasard, la plume est habile. On sent qu’Estelle Faye se balade. C’est comme regarder une saltimbanque qui danse : on est obnubilé par les mouvements du corps, des tissus qui volent et des bijoux qui tintent.
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Loin des clichés du genre, cette fantasy en un seul volume est originale car elle ne laisse pas une impression de linéarité. Le récit est percutant et s’apprécie comme dans la construction d’un puzzle.

Parfois, certains éléments clés semblent survolés et j’ai perdu aussi l’intrigue de vue dans le quotidien des personnages. Mais secrets et rebondissements parsèment l’histoire.
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L’ambiance est chargée en émotion ; l’oscillation entre le mal et le bien tout comme le mystère imprègnent les pages. L’écriture est pleine de sensualité, soignée et poétique. Des hales, des démones des tempêtes. Les hales semblaient patiner sur la neige, poussées par le vent, vêtues seulement de leurs longs cheveux blancs emmêlés.
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Estelle Faye peut décrire avec volupté une tenue vestimentaire composée de dix jupes, détailler les cheveux tressés en de multiples nattes, décrire les mouvements de l’eau ou l’empreinte de l’écorce d’un arbre sans jamais perdre son lecteur.

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L’autrice est accordée à son intrigue comme à un diapason. Le voyage est étonnant et détonant. Finir le livre, c’est aussi se priver de son univers. Je sais d’ores et déjà que je soumettrai « Les seigneurs de Bohen » à une relecture pour le plaisir.

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Les Seigneurs de Bohen, illustration de couverture par Marc SimonettiIllustration de couverture par Marc Simonetti

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Pour fêter la sixième année de son blog, Sia organisait un concours pour faire gagner son specimen.

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Lecture équitable : soutien aux petites maisons d'éditions

Il est de bon ton d’apposer ici le logo de soutien envers les petites maisons d’édition 🙂
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BlackWolf (Blog-O-Livre)Dup (Book en stock)Gilwen (Livrement vôtre), La LicorneLe culte d’Apophis, Les lectures de Marie JulietMay (The Books Howl), Phooka (Book en stock), Roz (Dans ma bibliothèque)Sia (encres & calames) ont aussi formulé des mots défendus.

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HOBB Robin – L’assassin royal ~ Le prophète blanc, tome 7

26/12/2017 16 commentaires

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Couverture du titre Le prophète blanc écrit par Robin Hobb, le septième tome de la série l'assassin royalTitre : Le prophète blanc (L’assassin royal, tome 7)
Autrice : Robin Hobb
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
Tomes 12345, 68, 9
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Après avoir rempli sa mission en tant qu’assassin royal, FitzChevalerie compte bien profiter de la vie tout simplement. Il se retire dans un coin près d’une forêt où il vit tranquillement en compagnie de Heur qu’il a adopté et bien évidemment d’Œil-de-Nuit.

Après une quinzaine d’années, il est de nouveau sollicité : il va répondre finalement à l’appel de son ancien maitre car le royaume est au bord de la guerre.

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Ce livre a été choisi par Valériane dans le cadre de notre défi Valériacr0. La coïncidence est amusante car cela fait approximativement un an que j’ai quitté Les aventuriers de la mer et cinq années se sont écoulées exactement depuis ma lecture du premier cycle de L’assassin royal en compagnie d’Olya et Eirilys.
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« Le prophète blanc » se déroule quinze années après la fin des événements du premier cycle. Ce septième tome français est le premier tiers du premier livre du deuxième cycle de « L’assassin royal » (mais on connait la chanson avec le découpage en version française).
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J’ai adoré retrouver Fitz alors que Les aventuriers de la mer avait été un coup de cœur ; une aventure que j’ai lue avec émotion. Fitz est âgé de trente-cinq années. Toujours accompagné du loup Œil-de-Nuit, ils ont vieillie ensemble, simplement et surtout loin des intrigues de Castelcerf. De vieilles connaissances lui rendent visite.

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On retrouve tous les personnages précédemment croisés : Umbre, Astérie, le Fou en visite puis Kettricken. On apprend à connaitre Heur et l’on entend parler de Devoir, l’héritier des Loinvoyant. Le Fou, nommé Sire Doré désormais, revient de son voyage en Terrilville chez les Marchands et c’est ainsi que Robin Hobb jettera les ponts entre les deux séries.
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Fitz a changé d’identité et se fait maintenant surnommer Tom Blaireau.

Le protagoniste peut sembler lugubre. C’est un retour dans ses pensées profondes, cet homme rongé par la culpabilité et les remords. Le sacrifice est toujours d’actualité tout comme l’indécision constante. Le lien du Vif est toujours très fort entre lui et Œil-de-Nuit. Ils viendront d’ailleurs à rencontrer des gens du Lignage, qualifiés de vifiers.
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Les choix effectués par Fitz peuvent déstabiliser le lecteur. Cependant, ce tome est un retour en douceur, une remise dans le bain bienvenue. Si vous aviez des souvenirs flous concernant le premier cycle, la remémoration des éléments peuvent prendre figure de mini révélations « Ah ouiii, c’est vraiii ».

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Le quotidien de Fitz, Œil-de-Nuit est ritualisé. Ils alternent les temps de chasse et les temps de repos. Ils apprécient un feu ronflant au même titre que la routine rassurante après tant d’années comme assassin et acolyte.
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L’action arrive à la seconde moitié du livre mais ce n’est guère important. Vous savez que ce n’est pas le fond de l’histoire si vous avez déjà été embarqué·e par la plume de Robin Hobb. Il suffit de se laisser porter même s’il y a un passage particulier qui serre le cœur et durant lequel on se fait du souci pour Œil-de-Nuit.
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Je me permets de rappeler qu’avant de vous plonger dans le deuxième cycle de L’assassin royal, il vaut mieux vous plonger dans Les aventuriers de la mer (cela veut dire que vous avez commencé votre périple dans les Six Duchés par le premier cycle de L’assassin royal) pour profiter au mieux de l’œuvre de Robin Hobb.

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Le prophète blanc de Robin Hobb, fan art avec Fitz à gauche et Le Fou à droite

Le prophète blanc de Robin Hobb, retrouvailles entre Fitz et le Fou devant un feu de cheminée

Le prophète blanc de Robin Hobb, fan art de Tom Blaireau au service de Sire Doré

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Logo défi Valériacr0

Cette lecture est le choix de Valériane dans le cadre de notre défi Valériacr0 : elle m’envoie de nouveau dans l’univers des Six Duchés (tiens, une série !).

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La biblioblog de Maêlle, Les escapades culturelles de FrankieLineTje (Les Singes de l’espace)PlumePtiteTrolle (Lectures trollesques) et Valériane (Marque-ta-page) ont aussi suivi l’apprentissage chez ceux du Lignage.
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Illustrations : #01 Tom Blaireau par Diana Berg ; #02 Sire Doré par Fading-Suns ; #03 par Lala ; #04 par Marilis

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CONEY Michael – Le Chant de la Terre ~ Les Dieux du Grand-Loin, tome 3

05/12/2017 2 commentaires

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Couverture du livre Les Dieux du Grand Loin de Michael ConeyTitre : Les Dieux du Grand-Loin (Le Chant de la Terre, tome 3)
Auteur : Michael Coney
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 4, tome 5

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Le Chant de la Terre est un chat épique qui raconte l’histoire de l’humanité. Comme il faudrait plus d’un siècle pour la réciter en entier, nous sont rapportés des extraits, cinq fragments.

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La tétralogie de Michael Coney est un récit vertigineux : les tomes présentent moult intrigues entremêlées, qui donnent d’ailleurs des chroniques bien obscures pour « tenter » de vous en parler (les miennes, tome 1 et tome 2) (mais dans lesquelles, sans spoil, j’avais glissé des indices pour le moi du futur).

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Il existe maintenant cinq espèces différentes d’humains : Vrais Humains, Néonites, Humains Sauvages, Spécialistes et les Vites.

Cinq fragments en cinq tomes. Pourtant, on pourrait presque considérer « Les Dieux du Grand-Loin » comme une conclusion étant donné que l’on assiste à la fin de la quête de la Triade composée de Zozula el Cuidador, Manuel l’Humain Sauvage et la Fille-Sans-Nom. Ils affrontent les Loups du Malheur et sans le savoir, libèrent en passant, le presque dieu Starquin Cinq-en-un qui était jusqu’alors emprisonné. Il faut aussi sauver les Néonites, et cela ne s’avère pas une simple affaire.

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La trame est plus linaire que les deux premiers volumes. Cette fois, l’histoire n’est pas contée par Alain-Nuage-Bleu et l’on suit davantage les Polysitiens, une société aquatique.
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Et puis, nous avons le droit aux aléapistes, ces fils alternatifs de vie (choix et non choix). Ce sont des bifurcations innombrables du temps. Et cela rajoute une dimension au récit. Un peu du genre « Dans 5493 aléapistes, tu meurs d’une fin violente. Dans 1342 aléapistes, tu restes vivant.e mais tu perds la raison, dans 23 aléapistes, tu réussis presque. Alors, tu essaies quand même ? ».

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J’en suis sûre : je vous ai perdus. Mais il est difficile de vous dire ô combien cette série est intrigante, en arrivant sur cette chronique d’un troisième livre sans entrer dans l’histoire (sinon, même pour résumer l’aventure jusque-là, j’aurais alors besoin de 50 000 mots).
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Ce qu’il faut retenir, c’est que Michael Coney a une imagination très fertile et propose des réflexions intéressantes. Il existe une alternance entre récits du passé, des passages issus de la pure tradition classique en fantasy mais aussi un brin de conquête en mode SF. Nom inconnu pour beaucoup, Michael Coney est une plume truculente.

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Couverture du livre Gods of the greataway, version originale du livre "Les dieux du grand loin" de Michael ConeyCouverture de la hardcover
des éditions Houghton Mifflin Harcourt

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Logo du défi Fin de Série Livrement

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Cette lecture entre en ligne de mire de l’un de mes objectifs à atteindre pour la huitième année de mon défi Fin de Série : terminer la plus vieille série jamais commencée.

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