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Posts Tagged ‘celtique’

KAY Guy Gavriel – Ysabel

8 septembre 2015 48 commentaires

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Ysabel guy gavriel kayTitre : Ysabel
Auteur : Guy Gavriel Kay
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa
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Ned Marriner, 15 ans et Montréalais accompagne son père sur une mission professionnelle à Aix-en-Provence. Au détour de la cathédrale d’Aix, lui est susurré un nom féminin. Sa route croise celles d’immortels, issus du passé chargé en mythologies de la région. Un drame, depuis 2500 ans, ne se cesse d’être joué ; il s’invite en filigrane dans le quotidien de l’adolescent à l’occasion de Beltaine.

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Ysabel Kay)°º•. Guy Gavriel Kay est connu pour ses œuvres qualifiées appartenant à la fantasy historique. Ici, le procédé est plus effacé, bien que la géographie et son histoire soient conservées. Contrairement à d’autres de ses écrits, son histoire prend racine dans notre monde et à notre époque. Les travaux préparatoires sont toujours méticuleux, l’auteur a également vécu en Provence. Les faits ressurgissent au travers des lieux visités par la famille Marriner. Dans ce cadre contemporain, le mystique s’invite.
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WINDLING Terri – L’épouse de bois

23 janvier 2015 60 commentaires

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L epouse de bois Terri WindlingTitre : L’épouse de bois
Auteure : Terri Windling
Plaisir de lecturecoeur notation Livre avec entrée au Panthéon

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Maggie Black, journaliste de profession, entretenait une longue correspondance avec Davis Cooper, un poète solitaire. Au décès de ce dernier, elle apprend qu’elle hérite de ses terres en Arizona. Elle décide de s’y rendre, pour y écrire sa biographie. Les amis du vieil homme l’accueillent à bras ouverts. Maggie compte bien se laisser imprégner par l’univers qui s’ouvre alors à elle.
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Elle se leva, fit un brin de toilette, enfila une robe de chambre et se rendit sans bruit dans la cuisine. Elle ne traînassait jamais au lit ; elle se sentait flouée si elle dormait trop et qu’elle ratait le lever du soleil. Elle chérissait la lumière tout argentée du matin, le calme, les rituels : l’eau dans la bouilloire, le café moulu, amer, une tasse chaude entre ses mains froides, l’odeur d’un jour aux multiples possibilités se répandant autour d’elle.

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Maggie s’en va à Tucson et ne pensait pas y trouver des personnes de l’entourage de Davis Cooper aussi conviviales et promptes à l’accueillir dans leur vie. Elle va se laisser influencer par cet univers à l’opposé de ce qu’elle connaissait jusqu’alors. Mais il n’est pas aisé de laisser filer le temps entre ces doigts pour mieux l’apprécier.

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FERRONNIERE Erlé et BRUNEL Aurélie – Fées & Déesses

5 mai 2014 25 commentaires

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Fees et Deesses Erle Ferronniere Aurelie BrunelTitre : Fées & Déesses
Auteur : Erlé FERONNIERE & Aurélie BRUNEL
Plaisir de lecture : coeur notation Livre avec entrée au Panthéon

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Fées & Déesses nous emmène à une autre époque, presque un autre temps ; mais parfois tout proche puisqu’elles sont présentes dans notre quotidien par leur histoire sinon par la présence discrète de certaines fées anonymes.
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Fees et deesses erle ferronniere 01Erlé Ferronnière et Aurélie Brunel nous font voyager et partager le récit de ces Dames. Ce sont ces dernières qui nous invitent dans leur vie, contant des anecdotes et redressant parfois le tort qui leur a été fait. Les croyances à leur sujet ont été chassées à l’arrivée du Christianisme. Pourtant leur empreinte demeure intemporelle et universelle.
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Entre autres, nous faisons connaissance de Morrigan, Kerridwen, Morgane, Viviane, Elaine, Iseult, La Dame du Lac… L’ouvrage nous plonge en plein dans les légendes celtiques et le mythe arthurien. Le lecteur amateur pourra peut-être trouver que cette invitation à la découverte survole les histoires sans se plonger véritablement dedans. A l’inverse, je trouve que le livre propose un panel assez exhaustif de ces personnalités. L’univers demeure envoûtant et est très attractif.

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Je suis amoureuse de ces illustrations, elles me conquièrent dès le premier regard. Il faut dire que je suis très sensible au trait d’Erlé Ferronnière. Je baigne dans son univers depuis plusieurs années maintenant, tout comme dans celui de Sandrine Gestin. J’aime la perfection qui s‘affiche dans les expressions, dans le tomber des vêtements, dans les ornements des bijoux, dans le mouvement des cheveux et dans les détails de la faune et la flore. J’aime la position naturelle des mains et les regards éloquents des êtres.

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“Fées & Déesses” d’Erlé Ferronnière et Aurélie Brunel est un très bel objet sur le folklore breton. Les textes et les illustrations – en symbiose – sauront ravir le cœur des initiés tout comme celui des aficionados.

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Souvenir de lecture : ce livre est dans ma liste de souhait depuis sa parution… plusieurs années après, l’envie de le lire et toujours aussi forte et complètement comblée une fois le livre refermé.

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Dans le chaudron :
Des univers complètement différents qui m’ont aussi conquise
¤ Eco de Jérémie Almanza & Jérémie Bianco
¤ Beautiful Nightmares de Nicoletta Ceccoli
¤ Lika aux cheveux longs de Matayoshi & Yûji Kanno

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Defi valeriacr0En plus d’être ma sélection d’avril pour le défi Valériacr0, c’est aussi un cadeau d’anniversaire de la part de ma tendre bourreau-de-défi, Valériane.

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CITRIQ

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Catégories :FERRONNIERE Erlé Étiquettes : , , , ,

BRADSHAW Gillian – La légende arthurienne ~ Faucon de mai, tome 1

20 mars 2014 19 commentaires

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Faucon de mai Gillian Bradshaw La legende arthurienne tome 1Titre : Faucon de mai (La légende arthurienne, tome 1)
Auteur : Gillian BRADHAW
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir

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Gwalchmai est le fils du roi Lot des îles Orcades et de Morgawse. Il ne fera jamais un bon guerrier, contrairement à son aîné, Agravain. Il est davantage attiré par les arts comme le chant. Sa mère lui propose alors de lui apprendre à lire le latin. Cependant, c’est vers les arts occultes que Morgawse le dirige et il tentera de s’extirper de ses griffes et de prêter allégeance à Arthur.

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Gwalchmai, Faucon de mai en celte, est un garçon timide mais au grand destin. Il est un peu naïf et c’est ce qui le rend attachant. Ses souffrances éprouvées durant sa jeunesse l’ont terriblement marqué, il devra combattre ses démons intérieurs et l’emprise des Ténèbres.

Il fera la rencontre de plusieurs personnes durant son périple pour partir à la rencontre du Roi Arthur et de Taliesin, son Chef poète.
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Mais il y avait une différence, une ombre qui rendait toutes les choses familières étranges. J’avais fait un pacte et j’y étais lié. Une graine avait été plantée et, parfois, j’attendais, éveillé dans mon lit au milieu de la nuit, percevant dans le noir la calme respiration des autres garçons qui dormaient autour de moi ; j’attendais que la plante pousse et bourgeonne en quelques fantastique fleur noire.

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Faucon de mai Gillian BradshawGillian Bradshaw propose une réécriture du mythe arthurien : elle reprend le contexte historique en le modifiant. Elle nous prévient de certains anachronismes qu’elle utilise afin de renforcer ce dernier. Elle emprunte des personnages des versions galloises et irlandaises, tant de la légende arthurienne que d’autres.
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Les rivalités avec les Saxons et entre les royaumes posent la base politique. Les hommes, assoiffés de pouvoir veulent annexer les territoires avoisinants. On y survole la notion de diplomatie et la stratégie politique. Le livre traite surtout de la dualité, la lutte de la Lumière contre les Ténèbres. Y figurent les anciennes magies, avec les objets, l’épée Caledvwlch et la présence du cheval Ceinaled…  Ce récit teinté de lyrisme est une histoire au démarrage un peu poussif : j’ai cru que j’allais restée enlisée aux premières pages alors que ce livre renferme une histoire prenante.

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“Faucon de mai” est le premier tome de la réécriture de la légende arthurienne par Gillian Bradshaw. Nous faisons la connaissance de Gwalchmai qui se trouve soumis aux Ténèbres. Luttant contre ces forces, il décide de faire serment d’allégeance à Arthur et de combattre pour la Lumière. Par une plume incisive et bien documentée, l’auteure nous conte sa version du mythe arthurien et du fabuleux destin de cet homme introverti.

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Souvenir de lecture : Une lecture qui demande du temps pour être savourée.
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Dans le chaudron :
¤ Kaamelott d’Alexandre Astier (une autre vision de la légende arthurienne)
¤ Thomas le Rimeur d’Ellen Kushner (pour faire un tour dans le monde des Fées)
¤ Faërie de Raymond E. Feist (lorsque les Fées font une incursion chez nous)
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Winter mythic fiction challengeSFFF au feminin.
Voici ma dernière participation au winter mythic fiction challenge organisé par Lhisbei et la deuxième au challenge SFFF au féminin de Tigger Lilly.

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Miss Mopi aussi aurait bien voyagé en compagnie de Ceincaled.

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YOVANOFF Brenna – L’échange

25 novembre 2013 28 commentaires

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L echange Brenna YovanoffTitre : L’échange
Auteur : Brenna YOVANOFF
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut

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La petite ville de Gentry doit donner un tribut tous les sept ans. Donner un bien grand mot quand les forces obscures viennent le chercher elles-mêmes. La nature de Mackie n’y est pas étrangère. Ce dernier vit son quotidien de la manière la plus inaperçue possible ; chose que ses allergies rendent difficiles. Coincé entre deux mondes, il décide pourtant de tout tenter pour sauver la petite sœur de Tate.

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L echange Yovanoff)°º•. Mackie Doyle n’est pas humain même si tout le porterait à croire. Il se doit de passer inaperçu malgré ses allergies. A 16 ans, il peut déjà compter sur la solide amitié de Roswell. La force de la relation fraternelle est insufflée par Emma. Je trouve que la compréhension sans faille de Roswell manque de crédit, le personnage de Tate s’avère plus vraisemblable.

La rébellion de Mackie est difficile car il ne fait pas partie des deux mondes et ne veut pas prendre parti. J’ai trouvé que ses malaises étaient bien retranscris…au point où il n’attire pas volontairement la sympathie du lecteur. Ce dernier s’en trouve presque mal à l’aise. Notons qu’il est plutôt rare de trouver un jeune homme comme protagoniste dans le young adult.
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La ville est sous le joug de créatures. Celles-ci ne portent pas de nom, mais on leur en donne de toutes sortes. Le prix à payer pour les habitants est devenu un tabou ; il ne faut surtout pas briser le silence. La communauté se replie alors sur elle-même.

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)°º•. La base du livre repose sur un mythe celtique : le peuple des fées élève des nourrissons – qui s’avèrent malades – pour les échanger contre des bébés humains, en retour ils assuraient la fertilité des terres et la prospérité des hommes. Dans le folklore scandinave, on dit que ces créatures ont généralement peur du fer, c’est pourquoi les parents de ces pays avaient pour coutume de placer un objet en fer au-dessus du berceau d’un enfant non baptisé. Le leurre laissé par les fées est souvent appelé « changelin ».
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Le récit est surtout d’ambiance. L’atmosphère glauque est servie par des scènes lugubres. J’ai eu quelques difficultés à visualiser les créatures… que j’ai rapprochées aux Choses de la nuit de la série Courtney Crumrin de Ted Naifeh. Au vu de la couverture, on s’attendrait à une ambiance plus noire alors que Brenna Yovanoff est partie sur une histoire un peu trop gentillette à mon goût. Tout au long du roman, on oscillera entre une lecture jeunesse soutenue par un rythme plus long et une pour les adolescents pour certains détails légèremen gores.
Par contre, la description des crises allergiques de Mackie m’ont irrémédiablement fait penser à celles de migraines.

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)°º•. Partir sur ce mythe était vraiment bien vu, le folklore est parsemé ici et là. Mais l’histoire est un peu défaite et cela donne indubitablement un côté bancal.  Les idées ne sont pas assez liées et manquent de logique. Les actions sont un peu trop faciles, les détails pas assez développés. Cette absence de profondeur présente un récit encore hésitant.
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L’auteure ne décrit pas l’univers sur les premières pages pour ensuite y associer une aventure, non. Ici, tout est affaire de pêche à l’information. Je sais que c’est rédhibitoire pour certains lecteurs mais j’apprécie beaucoup de procédé : on comprend au fur et à mesure de la lecture. Pour ce qu’il en est de la présence de ces fameuses créatures, cela ne m’a pas dérangé d’en connaître tous les tenants et les aboutissants, cela permet d’imaginer et de laisser aussi le choix au lecteur.

J’ai tourné les pages sans a priori puisque je n’avais eu aucun retour sur cette lecture. Le livre demeure brouillon dans son ensemble mais je suis partagée car j’ai savouré son originalité et j’ai pris plaisir à le lire.

A noter que la traduction n’est pas parfaite. La couverture est originale et m’a attirée, j’ai trouvé dommage que cela soit un photomontage et non une illustration. Les dessins sur l’annonce des parties reprennent les éléments suspendus de la couverture… qui sont de véritables grigris.

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« L’échange » de Brenna Yovanoff a du mal à se stabiliser dans le récit, manquant parfois de rythme et de liens entre les idées. L’histoire oscille entre deux mondes et le lecteur a du mal à s’attacher au protagoniste, effet voulu à l’écriture. Du côté de l’ambiance, l’auteure n’est pas en reste. Le folklore scandinave aurait mérité d’être un peu plus approfondi pour proposer une lecture mieux harnachée. La lecture demeure néanmoins agréable.

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L echange Yovanoff extrait
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Souvenir de lecture : Ah, la couverture et ses symboliques ! J’avais gagné ce livre chez ma copine Mutinelle.
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Dans le chaudron :
¤ Cœurs de rouille de Justine Niogret
¤ Roman d’horreur d’Arthur Ténor
¤ Mal-Morts de Jean-Marc Lignac

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logo Halloween 2013logo challenge Jeunesse Young Adult 2013Doucement mais sûrement, je rajoute une entrée à mon challenge Halloween. C’est également ma première participation pour le challenge jeunesse-YA de cette année.

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Melisende (Bazar de la littérature), Plume de Cajou et Sita (Sorcelleries) ont aussi rencontré la Morrigane.

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Pic : L’échange par Lorena-Lopez.

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FEIST Raymond E. – Faërie

31 octobre 2012 53 commentaires

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Titre : Faërie
Auteur : Raymond Elias FEIST
Plaisir de lecture Livre fantas… tique

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Phil, grand écrivain décidé de quitter la vie agitée d’Hollywood pour retourner dans sa région natale, vers Pittsville. Gloria et leurs enfants, Gabbie, Sean & Patrick emménagent très vite dans la maison du vieux Kessler acquise pour une bouchée de pain. La propriété s’étend sur plusieurs hectares et comprend le pont du troll au fond des bois. Phil retrouve sa mère spirituelle, l’ancienne universitaire Aggie et même Gabbie qui rechignait un peu à passer son été ici, rencontre Jack. Mais ce tableau idyllique est très vite envahi par les ombres, notamment quand les jumeaux et leur chien Pas-de-pot traversent pour la première fois le pont. Ils ne sont que les premiers à être la proie de créatures fantastiques et d’autres puissances inconnues.

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)°º•. La famille Hastings se compose d’une famille presque trop parfaite aux yeux des lecteurs, que ce soit dans la description de leur caractère ou dans leur comportement. Phil, bien que n’étant toujours pas passé à l’ère des ordinateurs, s’avère être un écrivain brillant, un illustre réalisateur et maints fois récompensé. Ce qui n’est pas forcément le cas de Gloria qui n’a pas réellement enflammé les planchers de théâtre ; mais elle demeure une femme aimante et une mère protectrice.
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Gabbie, jeune rentière est la fille de Phil née d’un précédent mariage. Si au début, on s’attend à ce qu’elle tape un scandale parfait pour une publication dans Vogue, elle redevient très vite une jeune femme responsable. Elle rencontre le protégé d’Aggie Grant : le doctorant Jack  Cole avec qui elle tisse des liens très forts. Mais il n’est pas le seul à être charmé par son physique. Les jumeaux Patrick & Sean sont un peu plus clichés dans le sens où le premier est fort et téméraire, le second est très effacé et timide. Il en convient qu’ils sont plutôt crédibles dans leur rôle de jeunes garçons de 8 ans, tant pour les « oui, oui » répondus aux conseils de leur mère – alors qu’ils n’en pensent pas moins – que pour leur incapacité à prendre correctement des messages téléphoniques, parce que bon, « les jeux vidéos, c’est trop cool ». Ils vont être les premières victimes des créatures et ce sont eux aussi qui vont faire face aux plus dures épreuves.
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On croisera souvent Mark et Gary, deux collaborateurs d’un même cabinet qui sont ravis de pouvoir fréquenter la bibliothèque de M. Kessler laissée en l’état dans la vieille maison. Ils souhaitent compulser tous les documents qu’ils y trouveront mais se feront surprendre par quelque découverte. Enfin, il y a le vieux Barney qui lui sait. Il sait beaucoup de choses, mais personne ne daigne l’écouter. Il se révèlera être une aide précieuse dans les derniers retranchements et possède d’ailleurs une pierre-à-fées.

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)°º•. Pour son histoire, Raymond Feist ne présente pas un univers édulcoré à la poudre de perlimpinpin, mais sert un véritable monde sombre et dangereux. Même si les légendes me sont parfois méconnues, nous mettons les pieds sur un tapis de folklore. L’environnement – paysages, bâtiments – est très peu décrit pour laisser une place optimum aux ambiances lugubres.
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Raymond Feist nous entraine à la rencontre du peuple : petit, bon ou mauvais. Pour ce livre-ci, nous allons côtoyer les sentiments maléfiques du petit peuple. On se rend compte que les créatures féériques ne sont absolument pas fréquentables. Personne n’échappe à ces êtres diaboliques, même pas les petits enfants de 8 ans. Il va sans dire que le roman peut faire ressortir les peurs de son enfance ; l’histoire prend des tournants un peu malsains voire qui font peur.

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)°º•. Ce roman fantastique date de 1988 et n’a pas pris une seule ride. L’écriture se révèle subtile, très travaillée et le roman se lit facilement.

Le fort pouvoir d’attraction de cette histoire réside dans le mélange du réalisme au folklore. La vie quotidienne est mélangée à des scènes surnaturelles. Ce qui fait sa force peut aussi être un petit point faible dans le sens où certains moments paraissent plus lents, un peu trop enfantins à mon goût ; mais cela représente à peine 10% de la totalité du roman puisqu’il s’agit-là de moments plus calmes pour que la tension monte progressivement.
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La sexualité est exploitée dans ce récit, on peut même parler de violence sexuelle. C’est pourquoi certaines scènes peuvent se révéler choquantes. Ce livre ne doit absolument pas être considéré comme un livre jeunesse, surtout si le lecteur n’a jamais eu de premiers frissons via un livre classé « horreur » pour jeunesse.
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Il va de soi que l’angoisse est latente, que le suspense peut se révéler « de fou ». Il ne s’agit pas de verser dans de l’horreur gratuite ou dans des moments sanglants, mais la chair de poule nait parfois à la lecture de certains passages. C’est un livre dont on ne se sépare pas, jusqu’au dénouement.
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Ce roman est totalement envoutant car nous voyons l’ombre rôder dès les premières pages et s’imposer sur ces feuilles d’écriture innocentes. On est très vite aspiré par l’histoire et les interventions de différents narrateurs sont justement dosées. Cela pourrait être une histoire à laquelle on y croirait dur comme fer.

Si vous souhaitez lire ce livre, commencez par vous procurer une pierre-à-fées.

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En un tour de main, Feist nous présente un one shot des plus particuliers où le petit peuple montre ses aspects les plus terrifiants et s’en prend puissamment aux êtres humains. Ce livre fait monter un suspense certain tout au long de ses pages et c’est avec les yeux écarquillés – et parfois cachés sous la couette – qu’on dévore cette histoire.

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)°º•. Biographie
Né en 1945 à Los Angeles, Raymond Elias Feist tire sa notoriété mondiale grâce aux chroniques de Krondor comptant pas moins de 28 ouvrages. Son site.

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Souvenir de lecture : « Ah, ce passage, c’est un peu craignos quand même » […] « Oké, celui-là, c’est encore pire ! »

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Audouchoc (Théoma), Au fil de mes lectures (La Liseuse), E-maginaire, Imagin’erre, La bibliothèque Malounienne (Malou), Lanylabooks, Lectures d’une dévoreuses de livres… (Nini), Mes imaginaires (SBM) ont aussi rencontré la Chose sous le Pont du Troll.

CITRIQ
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Une participation au Challenge Halloween, un peu effrayante mais idéale pour ce 31 octobre !

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Pic : Couverture anglaise par Geoff Taylor, des détails à voir ici.

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KUSHNER Ellen – Thomas le Rimeur

26 janvier 2009 6 commentaires

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Titre : Thomas le Rimeur
Auteur : Ellen KUSHNER
Plaisir de lecture Livre à découvrir
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Thomas le Rimeur est connu des cours des nobles les plus grandioses. Joueur de harpe de son état, il devient de plus en plus apprécié comme ménestrel. Lors d’un de ses périples, il demande l’hospitalité à Meg et Gavin. Petit à petit, ils se lient les uns aux autres et il reviendra souvent les voir lors de ses voyages. Lors de ses courtes visites, ils apprendront à s’apprivoiser, à se connaitre davantage. Cependant, alors que son dernier séjour s’étirait sur plusieurs mois, Thomas le Rimeur disparait une belle journée… Ce n’est pas moins que la Reine des Fées qui l’attire et le possède maintenant, curieuse de ses talents. Il vit alors auprès d’elle pour un temps déterminé avant de retourner chez lui, la Terre du Milieu où il lui faudra réussir à vivre dans le froid et le labeur avec les dons offerts par cette dernière.

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Ce livre m’a surprise. Je m’attendais un peu à un roman fantasy à l’eau de rose, peuplé de fées et de mystiques amours voire platoniques. Cependant, ce roman va bien au-delà et Ellen Kushner s’appuie et s’inspire de mythes celtiques passionnés (notamment la ballade de Thomas le Rimeur). Elle compose avec des caractéristiques incontournables et insuffle un peu de magie au tout. C’est avec une grande force qu’elle réussit à donner aux personnages existants, un réalisme véritable. J’ai apprécié notamment que le roman soit conté selon 4 parties distinctes, chacune étant rattachée à un des personnages, et écrite avec la façon de s’exprimer de chacun et sa manière d’appréhender le monde qui l’entoure et le déroulement des événements.

Ce livre a été récompensé avec le World Fantasy Award et le Mythopoetic Award.

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