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Articles taggués ‘petit peuple’

PRATCHETT Terry – Les annales du Disque-monde ~ Nobliaux et Sorcières, tome 14

26/10/2016 21 commentaires

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Nobliaux et Sorcieres Terry Pratchett Les annales du Disque-monde tome 14Titre : Nobliaux et Sorcières (Les annales du Disque-monde, tome 14)
Auteur : Terry Pratchett
Plaisir de lectureetoile 5 Livre fantas… tique
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Dans quinze journées, c’est le premier jour de l’été. Ce sera aussi le mariage de Magrat. En attendant de se vouer au règne avec Varence II, elle tourne sur les titres de pré-Majesté, presque-Majesté et bientôt-Majesté. C’est le cadet des soucis des sorcières, puisque les Nobliaux aimeraient bien eux aussi être de la partie.

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L’unité de base de la sorcellerie, c’est la sorcière, mais l’unité permanente de base, ainsi que précédemment signalé, c’est la chaumière.
Une chaumière de sorcière répond à une architecture très particulière. Elle n’est pas exactement bâtie, mais assemblée au fil des ans à mesure que s’ajoutait des chantiers de réfection, comme une chaussette composée entièrement de reprises. La cheminée se vrille comme un tire-bouchon. Le toit de chaume est si vieux que des arbres petits mais vigoureux y poussent, les planchers rappellent des montagnes russes et grincent la nuit comme un clipper par gros vent. Si deux murs au moins ne sont pas étayés par des madriers, il ne s’agit pas d’une vraie chaumière de sorcière, seulement du logis d’une vieille bique timbrée qui lit l’avenir dans les feuilles de thé et parle à son chat.

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Sur la ligne temporelle, l’histoire est la suite de Mécomptes de fées ; nous nous trouvons toujours au royaume de Lancre. DONC on récapitule : un mariage en prévision, des mages de l’université invisible qui sont en partance, la MORT qui fait une apparition, des apprenties sorcières qui font n’importe quoi, une brèche ouverte et bientôt l’invasion d’elfes. Mais ce n’est pas tout : il y ait aussi question d’un nain, de la mort de Mémé Ciredutemps et de la présence d’une licorne. Le tout dans un seul et même tome.

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Nounou Ogg regarda sous son lit au cas où un homme s’y cacherait. Ben quoi, on ne savait jamais.

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BRASEY Édouard – Sortilèges et enchantements (Le Cabinet des Fées)

28/01/2016 14 commentaires

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Sortileges et enchantements contes choisis par Edouard BraseyTitre : Sortilèges & enchantements (Le Cabinet des Fées, volume 2)
Auteur : sous l’orchestration d’Édouard Brasey
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa

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L’édition originale de « Le Cabinet des Fées » est celle de Charles-Joseph de Mayer, et concentre des textes publiés entre 1785 et 1789, soit sous les règnes de Louis XIV et Louis XV. Ce monument littéraire regroupe quarante plumes.
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sortileges et enchantements Il etait une foisCes contes sont tombés dans l’oubli alors qu’ils datent de la même époque que ceux de Perrault et des frères Grimm. Édouard Brasey leur offre une belle réédition : le premier volume était voué aux Créatures fantastiques et merveilleuses, le second se consacre aux Sortilèges & Enchantements.

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WINDLING Terri – L’épouse de bois

23/01/2015 94 commentaires

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L epouse de bois Terri WindlingTitre : L’épouse de bois
Auteure : Terri Windling
Plaisir de lecturecoeur notation Livre avec entrée au Panthéon

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Maggie Black, journaliste de profession, entretenait une longue correspondance avec Davis Cooper, un poète solitaire. Au décès de ce dernier, elle apprend qu’elle hérite de ses terres en Arizona. Elle décide de s’y rendre, pour y écrire sa biographie. Les amis du vieil homme l’accueillent à bras ouverts. Maggie compte bien se laisser imprégner par l’univers qui s’ouvre alors à elle.
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Elle se leva, fit un brin de toilette, enfila une robe de chambre et se rendit sans bruit dans la cuisine. Elle ne traînassait jamais au lit ; elle se sentait flouée si elle dormait trop et qu’elle ratait le lever du soleil. Elle chérissait la lumière tout argentée du matin, le calme, les rituels : l’eau dans la bouilloire, le café moulu, amer, une tasse chaude entre ses mains froides, l’odeur d’un jour aux multiples possibilités se répandant autour d’elle.

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Maggie s’en va à Tucson et ne pensait pas y trouver des personnes de l’entourage de Davis Cooper aussi conviviales et promptes à l’accueillir dans leur vie. Elle va se laisser influencer par cet univers à l’opposé de ce qu’elle connaissait jusqu’alors. Mais il n’est pas aisé de laisser filer le temps entre ces doigts pour mieux l’apprécier.

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MATHESON Richard – D’autres royaumes

12/12/2014 14 commentaires

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D autres royaumes Richard MathesonTitre : D’autres royaumes
Auteur : Richard Matheson
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut

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Alexander White, âgé de 82 ans a décidé de revenir sur son passé, sa propre histoire. Si cet homme est célèbre sous son nom de plume Arthur Black, c’est grâce à son vécu. Il avait 18 ans, il venait de s’engager dans l’armée pour la Grande Guerre. A la suite d’une blessure, il est démobilisé. Il se rend à Gatford, village originaire de feu son amis et soldat Harold Lightfoot. Il se rend dans le nord de l’Angleterre où il décide de s’installer. Malgré les premières recommandations reçues, Alexander White s’aventure dans les bois hostiles.

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Cottage d autres royaumesCe roman fantastique se compose essentiellement du passage de notre monde ‘réel’ à celui ‘féerique’. Le petit peuple est mis à l’honneur : Alexander White va rencontrer des fays. L’histoire s’appuie sur le folklore et se présente comme un conte de fées adulte, saupoudré d’un zeste d’horreur. Des thématiques se révèlent : des amours interdits, des erreurs de jeunesse.  Une histoire d’Amour et de Mort.
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GAIMAN Neil – Stardust

30/04/2013 36 commentaires

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Stardust Neil GaimanTitre : Stardust
Auteur : Neil GAIMAN
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut

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Il existe un petit muret dans la ville de Wall qui s’ouvre sur une prairie : un pays féérique. Le passage y est interdit sauf une fois tous les neuf ans, sur une foire des plus magiques. Dustan Thorn part y faire un tour et fricotter. Un bébé nait de son union : Tristran. Il grandit à Wall et tout amoureux, il fait une promesse absurde à sa Victoria : récupérer l’étoile qu’ils ont vu tomber. Mais il n’est pas le seul à être attiré par cet astre en perdition.

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)°º•. Si Tristran Thorn se révèle le personnage principal de cette histoire, les personnages dits « secondaires » ont tout aussi d’importance. On y retrouve certaines figures-personnalités assez classiques de la fantasy. Nous croisons bien évidemment le petit peuple : licorne, sorcières, fées, nain, pirates. J’ai particulièrement aimé les sept frères à la conquête du bijou pour régner sur Stormhold. .

Bien qu’ils soient tous aussi sympathiques les uns que les autres, ils n’ont pas tiré la corde de l’empathie chez moi. Il m’est agréable de suivre leurs aventures mais d’un œil lointain et non pas grâce à une proximité ressentie.

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Stardust)°º•. Ce livre est un conte de fée et il commence en bonne et due forme par « il était une fois ». Gaiman prend au pied de la lettre : en fantasy, tout est possible. L’histoire est poétique, remplie de magie. L’auteur suit un fil rouge : la quête de Tristran mais plusieurs bifurcations entrent en jeu. L’univers est campé malgré les divers sentiers empruntés. .

La visualisation est réelle : la lune mère, les arbres qui parlent, les différentes peuplades. La géographie des lieux est également bien réussie ; je pense notamment au nom des monts. Les références sont nombreuses et j’avoue que sans les notes, je n’aurai absolument pas percutées de moi-même car il s’agit avant tout de la culture britannique. La trame de l’histoire est assez originale dans le désir de récupérer une étoile tombée personnifiée. La conclusion s’avère pourtant douce-amère. .

Je ne me suis pas réellement ennuyée, ni même l’ai trouvé inintéressant mais j’ai eu du mal à adhérer au roman. A mes yeux, il manque une deuxième vitesse à ce véhicule, une carence en matière de punch. Ceci dit, ce livre plaira à un public plus jeune (celui qu’il vise) et devrait même s’apprécier en lecture à voix haute. .

De l’adaptation cinématographique de Matthew Vaughn, je n’en avais que des souvenirs diffus – et la mémorable scène avec De Niro – mais de sentiment général assez agréable. Je l’ai donc revisualisée pour en conclure que je l’ai trouvée plus réussie que le livre, mea culpa.  Sans aucun doute car il y a plus d’actions que pour le format papier.

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« Stardust » s’avère un livre jeunesse parfait pour que le jeune public fasse ses premiers pas en fantasy ; l’histoire est bien ficelée et les émerveillera. Bien qu’il séduira aussi le public adulte, on peut se faire piéger par une certaine lenteur et les personnages bien que sympathiques n’arriveront pas à décrocher notre cœur de manière irrémédiable.

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Dans le chaudron :

Odd et les géants de glace
CoralineNeverwhere : qui n’est pas un livre jeunesse mais mon coup de cœur Gaiman
Peter pan de J.M. BarrieLe secret du quai 13 d’Eva Ibbotson

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Souvenir de lecture : oui, oui. Dans mon livre, il s’appelle bien Tristran et non Tristan.

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Defi valeriacr0Challenge Jeunesse YACe livre était le choix d’avril pour le Valériacr0. Valériane l’avait choisi car la féérie est sympa quand il fait froid, car il y a des fées dans le dedans et parce qu’elle voulait aussi avoir mon avis sur ce livre qu’elle avait déjà lu. Il figure aussi à ma liste du challenge jeunesse – young adult.

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Book en stock (Dup), Bulle de livre (Snow), Chaplum, Clair obscur (Endea), Le boudoir de Méloë, Les lectures de Cachou, Lilyn Kirjahylly (Miss Spooky Muffin), Lis tes ratures (Lyra Sullyvan), Livr0ns-n0us, Mes lectures de l’imaginaire (Olya), Mon coin lecture (Karine), Parchments of Sha’ (Shaya), Petites madeleines (Faelys), Sous le feuillage (Lael) ont aussi rencontré Yvaine.

CITRIQ

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Pic : Warmp-up par Aerion-the-Faithful. .

TOLKIEN J.R.R. – Faërie et autres textes

16/12/2012 18 commentaires

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Faerie et autres textes TolkienTitre : Faërie et autres textes
Auteur : J.R.R. TOLKIEN
Plaisir de lectureetoile 3 Livre à découvrir

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Le livre contient un essai de Tolkien, trois petits contes augmentés de deux textes en vers et des péripéties de Tom Bombadil, respectivement Faërie ; Feuille, de Niggle, Le fermier Gilles de Ham et Smith de Grand Wootton ; Le Retour de Beorhtnoth, fils de Beorhthelm ; Mythopoeia ; Les Aventures de Tom Bombadil et autres vers tirés du Livre Rouge.

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Ne connaissant pas l’univers de Tolkien à l’époque, Le retour de Beorhtnoth a été aussi vite lu qu’oublié. Le récit conté en vers est aussi disponible en anglais. La seule chose que j’ai retenue, c’est qu’il n’y a aucun doute : Tolkien a toujours aimé les mythologies nordiques et s’en est largement inspiré.

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Mythopoeia est aussi présentée en version bilingue. Ce poème contient beaucoup de références qui feront plaisir aux plus renseignés ou passionnés d’entre nous.

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Je crois que je suis la seule au monde à qui Tom Bombadil fait peur ; la lecture de ces texte et vers a été presque une épreuve pour moi tellement je me méfie de lui, l’attendant de pied ferme au tournant (sachant qu’il n’arrive jamais en tant que méchant).

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Les trois petits contes sont plus frais et plus accessibles aussi. Les symboliques et thématiques abordées sont agréables. Il faut dire que ma préférée est Smith de Grand Wootton, avec l’histoire du Maitre Queue, du garçon Alf et la mise d’une étoile dans le gâteau : elle m’a plue car elle m’a fait le plus rêvé mais aussi parce que c’est finalement celle qui a le plus imprégné mon esprit. Les trois contes proposent tous un aspect comique.

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Faërie ou encore appelé « Du conte de fées » s’étale sur une centaine de pages. Tolkien y aborde aussi bien les origines, la définition du folklore et des fées. C’est très agréable à lire car nous avons l’impression d’avoir l’auteur en face de nous. Il n’est pas obligé de conter, il exprime son point de vue. Certaines vérités sont bonnes à entendre, notamment que les contes pour enfant ne doivent pas être absurdes, qu’il ne faut pas prendre ces derniers pour plus idiots qu’ils ne sont et que l’essence même d’un conte est la joie. Tolkien se dit prêt à mettre les points sur les i mais parfois, nous avons l’impression qu’il s’emmêle les pinceaux. C’est vraiment très intéressant de voir sa vision des livres de féerie, c’est également le texte présenté dans ce recueil, le plus prenant.

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Vous l’avez sans doute compris, ce recueil n’est pas très équilibré. Les aficionados de Tolkien y trouveront plus de références à ses autres œuvres que le simple novice. Mais puisque je l’ai été en lisant ce livre, je peux vous assurer qu’il révèle notre sensibilité à son univers et qu’il est dans l’ensemble assez abordable.

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Tolkien)°º•. Biographie
John Ronald Reuel Tolkien, né en 1892 mort en 1973 a été écrivain mais aussi poète et aussi philologue (études de la linguistique historique).
Il est surtout connu pour ses romans « Bilbo le Hobbit » et « Le seigneur des anneaux ». Professeur à l’université d’Oxford, il fait partie du groupe littéraire sous le nom d’Inklings, au même titre que son proche ami, C.S. Lewis. Après sa mort, son fils Christopher publiera de nombreux ouvrages grâce aux notes et manuscrits de son père, et notamment Le Silmarillion.

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Dans le chaudron :
¤ Bilbo le hobbit
¤ La communauté de l’anneau, tome 1
¤ Les deux tours, tome 2
¤ Le retour du roi, tome 3
¤ Le Silmarillion

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Souvenir de lecture : Moi aussi je veux une étoile dans mon prochain gâteau.

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Nevertwhere et Le petit monde de Guiz s’y sont aussi penchés.

CITRIQ

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Middle Earth ChallengeChallenge je lis des nouvelles et des novellas JLNN

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Une lecture spéciale the middle-earth challenge qui entre aussi en compte pour le challenge Je lis des nouvelles et des novellas.

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Categories: TOLKIEN J.R.R. Tags: ,

FEIST Raymond E. – Faërie

31/10/2012 43 commentaires

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Titre : Faërie
Auteur : Raymond Elias FEIST
Plaisir de lecture Livre fantas… tique

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Phil, grand écrivain décidé de quitter la vie agitée d’Hollywood pour retourner dans sa région natale, vers Pittsville. Gloria et leurs enfants, Gabbie, Sean & Patrick emménagent très vite dans la maison du vieux Kessler acquise pour une bouchée de pain. La propriété s’étend sur plusieurs hectares et comprend le pont du troll au fond des bois. Phil retrouve sa mère spirituelle, l’ancienne universitaire Aggie et même Gabbie qui rechignait un peu à passer son été ici, rencontre Jack. Mais ce tableau idyllique est très vite envahi par les ombres, notamment quand les jumeaux et leur chien Pas-de-pot traversent pour la première fois le pont. Ils ne sont que les premiers à être la proie de créatures fantastiques et d’autres puissances inconnues.

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)°º•. La famille Hastings se compose d’une famille presque trop parfaite aux yeux des lecteurs, que ce soit dans la description de leur caractère ou dans leur comportement. Phil, bien que n’étant toujours pas passé à l’ère des ordinateurs, s’avère être un écrivain brillant, un illustre réalisateur et maints fois récompensé. Ce qui n’est pas forcément le cas de Gloria qui n’a pas réellement enflammé les planchers de théâtre ; mais elle demeure une femme aimante et une mère protectrice.
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Gabbie, jeune rentière est la fille de Phil née d’un précédent mariage. Si au début, on s’attend à ce qu’elle tape un scandale parfait pour une publication dans Vogue, elle redevient très vite une jeune femme responsable. Elle rencontre le protégé d’Aggie Grant : le doctorant Jack  Cole avec qui elle tisse des liens très forts. Mais il n’est pas le seul à être charmé par son physique. Les jumeaux Patrick & Sean sont un peu plus clichés dans le sens où le premier est fort et téméraire, le second est très effacé et timide. Il en convient qu’ils sont plutôt crédibles dans leur rôle de jeunes garçons de 8 ans, tant pour les « oui, oui » répondus aux conseils de leur mère – alors qu’ils n’en pensent pas moins – que pour leur incapacité à prendre correctement des messages téléphoniques, parce que bon, « les jeux vidéos, c’est trop cool ». Ils vont être les premières victimes des créatures et ce sont eux aussi qui vont faire face aux plus dures épreuves.
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On croisera souvent Mark et Gary, deux collaborateurs d’un même cabinet qui sont ravis de pouvoir fréquenter la bibliothèque de M. Kessler laissée en l’état dans la vieille maison. Ils souhaitent compulser tous les documents qu’ils y trouveront mais se feront surprendre par quelque découverte. Enfin, il y a le vieux Barney qui lui sait. Il sait beaucoup de choses, mais personne ne daigne l’écouter. Il se révèlera être une aide précieuse dans les derniers retranchements et possède d’ailleurs une pierre-à-fées.

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)°º•. Pour son histoire, Raymond Feist ne présente pas un univers édulcoré à la poudre de perlimpinpin, mais sert un véritable monde sombre et dangereux. Même si les légendes me sont parfois méconnues, nous mettons les pieds sur un tapis de folklore. L’environnement – paysages, bâtiments – est très peu décrit pour laisser une place optimum aux ambiances lugubres.
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Raymond Feist nous entraine à la rencontre du peuple : petit, bon ou mauvais. Pour ce livre-ci, nous allons côtoyer les sentiments maléfiques du petit peuple. On se rend compte que les créatures féériques ne sont absolument pas fréquentables. Personne n’échappe à ces êtres diaboliques, même pas les petits enfants de 8 ans. Il va sans dire que le roman peut faire ressortir les peurs de son enfance ; l’histoire prend des tournants un peu malsains voire qui font peur.

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)°º•. Ce roman fantastique date de 1988 et n’a pas pris une seule ride. L’écriture se révèle subtile, très travaillée et le roman se lit facilement.

Le fort pouvoir d’attraction de cette histoire réside dans le mélange du réalisme au folklore. La vie quotidienne est mélangée à des scènes surnaturelles. Ce qui fait sa force peut aussi être un petit point faible dans le sens où certains moments paraissent plus lents, un peu trop enfantins à mon goût ; mais cela représente à peine 10% de la totalité du roman puisqu’il s’agit-là de moments plus calmes pour que la tension monte progressivement.
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La sexualité est exploitée dans ce récit, on peut même parler de violence sexuelle. C’est pourquoi certaines scènes peuvent se révéler choquantes. Ce livre ne doit absolument pas être considéré comme un livre jeunesse, surtout si le lecteur n’a jamais eu de premiers frissons via un livre classé « horreur » pour jeunesse.
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Il va de soi que l’angoisse est latente, que le suspense peut se révéler « de fou ». Il ne s’agit pas de verser dans de l’horreur gratuite ou dans des moments sanglants, mais la chair de poule nait parfois à la lecture de certains passages. C’est un livre dont on ne se sépare pas, jusqu’au dénouement.
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Ce roman est totalement envoutant car nous voyons l’ombre rôder dès les premières pages et s’imposer sur ces feuilles d’écriture innocentes. On est très vite aspiré par l’histoire et les interventions de différents narrateurs sont justement dosées. Cela pourrait être une histoire à laquelle on y croirait dur comme fer.

Si vous souhaitez lire ce livre, commencez par vous procurer une pierre-à-fées.

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En un tour de main, Feist nous présente un one shot des plus particuliers où le petit peuple montre ses aspects les plus terrifiants et s’en prend puissamment aux êtres humains. Ce livre fait monter un suspense certain tout au long de ses pages et c’est avec les yeux écarquillés – et parfois cachés sous la couette – qu’on dévore cette histoire.

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)°º•. Biographie
Né en 1945 à Los Angeles, Raymond Elias Feist tire sa notoriété mondiale grâce aux chroniques de Krondor comptant pas moins de 28 ouvrages. Son site.

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Souvenir de lecture : « Ah, ce passage, c’est un peu craignos quand même » […] « Oké, celui-là, c’est encore pire ! »

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Audouchoc (Théoma), Au fil de mes lectures (La Liseuse), E-maginaire, Imagin’erre, La bibliothèque Malounienne (Malou), Lanylabooks, Lectures d’une dévoreuses de livres… (Nini), Mes imaginaires (SBM) ont aussi rencontré la Chose sous le Pont du Troll.

CITRIQ
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Une participation au Challenge Halloween, un peu effrayante mais idéale pour ce 31 octobre !

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Pic : Couverture anglaise par Geoff Taylor, des détails à voir ici.

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VALLS DE GOMIS Estelle – Brume

20/09/2012 6 commentaires

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Titre : Brume
Auteur : Estelle VALLS DE GOMIS
Plaisir de lecture Livre à découvrir

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A travers ce recueil, Estelle Valls de Gomis nous livre quelques unes de ses nouvelles, parues dans des anthologies, accompagnées de deux inédites. Au cœur du XIXe siècle, nous partons sur les traces de Feuilledor, découvrons la disparition de Pissenlit et lisons les derniers mots de Poe.

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)°º•. Cette fois, nous ne croisons pas de beaux hommes ténébreux, glabres et parfois habillés d’une chemise à jabot (comme c’est souvent le cas dans « Le cabaret vert ») ; mais ne soyez pas déçus car nous faisons de belles rencontres, celle de Pissenlit, celle de Feuilledor, quelques créatures fantastiques et d’autres personnages sans nom. On croisera tout de même quelques vampires, même s’il s’avère être au second plan.

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)°º•. Je n’aime pas les nouvelles. Et avec cette courte phrase et la présente chronique que vous lisez, alors vous vous dites qu’il y a quelque chose, là, pour que j’ai lu ce recueil. Et vous avez raison. Les nouvelles en général ne me plaisent pas, car j’ai à peine le temps de prendre ma valise à la main qu’on arrive à la gare terminus du voyage (à commencer par celles de Neil Gaiman dans « Les choses fragiles » (ça s’appelle tendre le bâton pour se faire battre)). Seule Estelle Valls de Gomis me transporte dans son imaginaire en quelques mots et sait me déposer en douceur.
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Dès les premiers mots, grâce à la nouvelle « Brume » on entre de plain pied dans le fantastique. Mais une grande question alors se pose : doit-on dévorer ou grappiller ce petit livre de 122 pages ? Ce qui est sûr, c’est qu’il est à lire, lové(e) dans son canapé, proche de sa bibliothèque, un jour d’automne (n’y voyez pas de vécu personnel, non). Sur le contenant et non le contenu, juste un petit mot car j’apprécie grandement ce format « romantique », 11*20 cm.
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On y trouve avec délice sa plume – comme pour Le cabaret vert, Les gentlemen de l’étrange ou encore Lancelot ou le chevalier trouble – ; certains lecteurs la trouvent assez alambiquée mais tout est une affaire de sensibilité. Si j’apprécie énormément les écrits de Guy Gavriel Kay (mon auteur préféré), c’est bien d’Estelle Valls de Gomis dont je me sens la plus proche.

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Le point d’orgue reste à mon goût la superbe description des lieux qui plus est, très visuelle ; le récit est assez frais dans son ensemble. Elle parsème ses nouvelles de clins d’œil et la thématique abordée est très évocatrice de l’anthologie dans laquelle l’écrit est publié. On y trouve quelques traces de tristesse, des pointes d’humour, des pieds de nez et même une fin douce amère. Petit point à souligner et pas forcément à argumenter, toutes les nouvelles sont écrite à la première personne du singulier, le « je » (sauf « Turquoise ») et toutes mettent en scène des hommes (sauf « Double, rouge, impair et passe… »). J’aime à croire qu’on y découvre parfois quelques détails de la vie d’Estelle ou de sa façon de penser ; mais sans aucun doute le fruit de mon imagination débordante de lectrice… on y croise pourtant son chien.

Allons tout de go, j’avoue tout, j’ai quelques préférences parmi ces nouvelles : Double, rouge, impaire et passe… ; Cuisse de nymphe et Brume.
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Notons que ce recueil est publié en autoédition mais je suis ravie de l’entreprise d’Estelle pour nous livrer ce recueil sans quoi nous serions passés à côté de ce petit livre bien agréable.
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Au sommaire :
. Brume (inédit)
. Trépassez devant, je vous suie(in Charlotte Bousquet éd. Plumes de Chats, éditions Rivière Blanche, 2009)
. Le Manoir dans le cimetière (in Lucie Chenu éd., (Pro)créations, éditions Glyphe, 2007)
. Les derniers mots de Poe (inédit)
. Le Baiser de la Fée Verte (in Alain Pozzuoli éd., Tatouages : une histoire et des histoires, éditions Les Belles Lettres, 2005)
. Turquoise (in Léa Silhol éd., Emblèmes hors-série #2 : Les Fées, éditions Oxymore, 2004)
. Cuisse de nymphe (in revue Monk n°2 : Ils se déshabillèrent parmi les tombes, 2007)
. Double, rouge, impair et passe… (in revue Monk n°1 : Rouge, 2007)
. La Disgrâce de Lord St Reeve (in revue Univers VI, Outremonde.fr, 2008)
. L’Oiseau-Tonnerre (in magazine Elegy n°45, 2007)
. En attendant Louis (in Charlotte Bousquet éd., Le Crépuscule des loups, Le Calepin Jaune Editions, 2008)

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Par ce recueil, Estelle Valls de Gomis nous livre quelques nouvelles prenantes. Elles nous emmènent dans différents lieux à la rencontre de personnages intrigants. Quelque peu doux amer, à la touche non moins sympathique, le recueil « Brume » est un joli tracé d’une plume aux belles arabesques.

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)°º•. Biographie
Estelle Valls de Gomis est née en 1973 et une vertueuse de l’étrange et des vampires. Ces derniers ont d’ailleurs l’objet de sa thèse universitaire « Le Vampire au Fil des Siècles ». « Le Cabaret vert » est son troisième recueil, il intègre la nouvelle « Circé et la malédiction du Déméter » qui a reçu le Prix Merlin de la meilleure nouvelle 2007. Cette femme très touche-à-tout (auteur, traductrice, illustratrice) est à découvrir.
Son site, son blog.

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Des extraits sont lisibles ici.
Pour acheter le livre, c’est par là.
(non, je ne touche aucune commission)

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Dans le chaudron :
¤ Le cabaret vert,
¤ Les gentlemen de l’étrange,
¤ Quelques mots empruntés pour constituer un chœur de lectrices.
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Souvenir de lecture : Pauvre, pauvre petit Pissenlit.
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AUGARDE Steve – Le Peuple des Minuscules

14/05/2011 17 commentaires

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Titre : Le Peuple des Minuscules, tome 1
Auteur : Steve AUGARDE
Plaisir de lecture :  Livre à découvrir

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Midge doit quitter Londres pour l’été pendant que sa mère part en tournée avec son orchestre symphonique. Elle atterrit en pleine campagne de Somerset, chez son oncle Brian. En explorant le vieil hangar désaffecté, elle entend une voix, son cœur bondit hors de sa poitrine. Elle s’approche et y découvre un cheval ailé miniature, blessé et prisonnier. Il est un membre du Peuple des Minuscules. Ils vivent dans le plus grand des secrets et ont élu domicile dans le bosquet au fond du champ. Celui-là même que l’oncle Brian souhaite vendre à un promoteur immobilier.

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)°º•. Midge, de son vrai prénom Margaret est une petite citadine londonienne. Du haut de ses douze ans, elle partage sa vie avec sa mère, musicienne. Cette dernière lui annonce qu’elle ne peut rester seule à la maison pendant qu’elle sera en tournée et devra donc rejoindre son oncle Brian. Là, c’est un peu le drame. Mais dès son arrivée à la ferme, elle se sent bien et part même découvrir les environs. Midge demeure un personnage très attachant et sa façon de voir le monde va peu à peu évoluer.
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Son oncle Brian est exactement l’image de l’oncle sympathique mais néanmoins tête en l’air qu’on se créé. Il fait un peu plus vieux que son âge, s’habille avec des vieilles fringues pas coordonnées et a toujours un sourire au coin des lèvres. Cependant, il paraît difficilement convaincant dans son rôle de papa.
Katie et George, les cousins de Midge (et les enfants de Brian) arrivent à leur tour en vacances à la petite maison. George, presque douze ans, est coincé entre l’enfance et l’adolescence et a du mal à prendre ses repères et confiance en lui. Il est plutôt de bonne composition et est toujours prêt pour l’aventure… Surtout quand il s’agit de suivre Midge dans ses péripéties.
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Le tout premier contact de Midge avec le Peuple des Minuscules réside dans la personne de Pegs. La société du Peuple des Minuscules est organisée et codifiée en cinq tribus : Les Naïades (qui se révèlent être des fermiers), les Wisps, les pêcheurs. Celles-ci sont d’anciennes tribus d’eau qui ont dû malheureusement migrer. Il y a également les Troggles et les Tinklers, qui sont troglodytes. Viennent enfin les Ickris, des chasseurs vivants dans les arbres. Pour les gouverner tous, il y a la Reine Ba-betts. Cette dernière est totalement délurée et les chefs des tribus prendront plus ou moins les décisions importantes. En plus du cheval Pegs, nous allons aussi nous rapprocher d’une sorcière, d’un pivert, d’une troglodyte mais également d’une troupe. Cette dernière a été créée sur la base d’un volontaire de chaque clan afin de partir à la rescousse de Pegs porté disparu. En plus de l’absence de Pegs, ils doivent faire face à moyen terme, à l’appauvrissement de leurs terres et aux hivers rigoureux. Parmi tout ce petit monde, certains Minuscules sont hostiles voire même dangereux pour les humains, qu’ils surnomment les « gorjis ».
Les Minuscules ont la peau mate, les yeux sombres et les traits épais. Ils sont plutôt grands (une soixantaine de centimètres).
Assurément, les Minuscules sont le point fort du roman. Leur société est malheureusement un peu trop calquée sur celle des hommes. J’y ai également noté une trop grande facilité : la troupe tout juste réunie doit explorer tous les lieux d’un trajet précis. Ils le font… sauf le premier hangar car il est déclaré trop proche du bosquet. Comme de par hasard.

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)°º•. Ce livre est le premier tome d’une trilogie ; publié en 2003 en Angleterre, ce n’est qu’en février 2011 qu’il arrive sur le continent. Bien que la traduction demeure quelque peu désireuse, la couverture est quant à elle, superbe. J’avoue, je n’ai en ma possession que les épreuves non corrigées mais j’ai pu la voir et même la toucher en libraire : cartonnée et brillante, elle est par endroit légèrement granulée. Le livre est conseillé à partir de 8/11 ans, selon l’évolution émotionnelle de la jeune personne.
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Pour commencer, j’ai aimé les menus détails qui parsèment l’histoire. Ces anecdotes qui nous racontent que « Félix » est le nom utilisé par le Peuple des Minuscules, pour désigner un chat. J’ai aimé vivre à ras les pâquerettes et de voir tous les soucis que cela peut occasionner pour se déplacer incognito ou encore de voir que les objets humains deviennent source de stress et de grands périls. Bien que les Minuscules soient le point fort de cette histoire, je trouve que leur société n’est pas assez démarquée de la nôtre : Augarde n’a pas su nous faire voyager à cause de calque trop présent. Tout au long du bouquin, nous demeurons avec cette envie non assouvie de savoir plus sur le passé des Minuscules.  Midge passe par tous les sentiments (angoisse, peur, joie, émerveillement, etc.) et il est agréable de découvrir l’univers « du fond du jardin » par ses yeux.
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Evidemment, les petits habitants voisins n’est pas une ficelle de scenario très originale, surtout quand on se rapproche de la littérature ciblée jeunesse. Tout au long du roman, l’originalité laisse à désirer, la prévisibilité est un peu trop forte. Certains passages sont réellement de trop, on se traine. Bien que j’affectionne les lectures purement de fantasy et enchanteresses, j’ai eu du mal à m’immerger totalement. Le tout manque de punch, de frisson et d’aventures. Mais soyons conscient que ce n’était pas forcément ce que recherchait l’auteur avec le partage de ce récit. Cependant, le merveilleux est présent : cheveux ailé, sorcière, animaux sauvages, petit peuple. J’eusse cru que ce conte dont l’histoire adopte la forme nous présenterait un aspect écologique ; mais la connexion forêt/peuple est presque insignifiante.
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L’auteur passe par les clichés du genre, l’histoire ne stimule pas assez l’imaginaire, mais le roman est pétri de bonnes intentions. Nous entrons dans un livre non dénué de poésie et reste mignonnet. Il fera sans doute partie des œuvres jeunesse qui vont avoir du mal à séduire les adultes.

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)°º•. Biographie
Steve Augarde, auteur anglais a publié son premier livre à 21 ans, dans les années 70. Il est le fier papa d’une soixantaine de livres en jeunesse. Il a également mené des projets pour la télévision et notamment pour la BBC.

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)°º•. Extrait

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Ce livre a été apprécié en lecture commune avec Leiloona.
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Lu aussi dans le cadre du challenge Magie et Sorcellerie littéraire.

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Ce roman est un livre voyageur de Laure.

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Souvenir de lecture : la manière dont s’exprime le cheval ailé, tout en couleurs et en concepts.

D’autres avis disponibles chez :
De l’autre côté du miroir (Laure),
Les lectures de Folfaerie.

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Pics : une couverture anglaise.

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STEPHENS John – L'Atlas d'Emeraude

21/04/2011 38 commentaires

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Titre : L’Atlas d’Emeraude (Les livres des Origines, tome 1)
Auteur : John STEPHENS
Plaisir de lecture Livre à découvrir

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Mlle Crumley du foyer pour orphelins incorrigibles et désespérés Edgar Allan Poe est en pétard, ça, oui. Les enfants Kate, Michael et Emma viennent de faire tourner en bourrique Mme Lovestock, venue les adopter. Le prétexte ? Leurs parents viendront un jour les retrouver, ils en sont sûrs, même dix ans après leur mystérieuse séparation. En attendant, la décision est sans appel, ils sont une énième fois envoyés dans un nouvel orphelinat. Ils arrivent alors à Cambridge Falls, paysage désert. Ils sont accueillis par Abraham, dans cet internat où ils sont les trois seuls pensionnaires. Dès les valises posées, ils partent visiter les lieux et découvrent dans un singulier bureau, un étrange livre. C’est le début des aventures, et ils vont devoir face à de bien nombreuses personnes…
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)°º•. Pour commencer, notre fratrie est composée de Kate, 14 ans, relativement zen, réfléchie et sur les épaules de qui, tout repose. C’est elle, à 4 ans, qui a répondu par la positive à sa mère qui lui demandait si elle veillerait sur ses frère sœur. Depuis, elle se bat pour qu’ils restent ensemble, soudés et leur insuffle l’espoir qu’un jour, ils seront tous réunis. Vient ensuite Michael, 13 ans : c’est l’intelligent de service, fier aux petites lunettes. Savant guide à ses heures perdues, il n’en demeure pas moins qu’il voue un véritable culte (et c’est un euphémisme) aux nains. Pour finir, Emma et certainement pas la dernière : avec son caractère pas piqué des vers, elle n’a pas non plus la langue dans sa poche. Débrouillarde, super efficace, quelque peu inconsciente mais totalement attachante ; c’est évidemment elle qui remporte toute ma sympathie. Leurs caractères différents n’en font pas moins des frère et sœurs relativement unis même s’ils doivent parfois se supporter.
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Ils restent cependant, très peu farouches quand ils rencontrent d’autres personnes… peut-être à leurs dépens ?
A l’orphelinat, nous avons Abraham. Il s’occupe des pensionnaires (trois, ça va !), il est gentil comme tout et est le bras droit du Docteur Pym. Celui-ci est plus que mystérieux. Il est toujours habillé avec un vieux costume en tweed froissé et usé et porte des lunettes en écailles brisées et recouvertes de ruban adhésif. Sous ses gros sourcils blancs, on décèle une étrange lueur au fond des yeux.
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On rencontrera également la Comtesse. Ancienne beauté russe, elle aime les galas, l’environnement mondain et également danser. D’apparence douce et aimable, se cache une saloperie finie. Elle est escortée des Hurleurs, ces affreux morts-vivants, chacun aussi fort que deux hommes, appelés encore les morum cadi. Et pire que pire que pire, on y découvrira l’Effroyable Magnus !
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Il ne faudrait pas oublier l’aide précieuse de Gabriel, de Mamie Peck (un sacré personnage !), mais également celle de Robbie (envers et contre tout, tout étant Hamish).
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Dans cette ribambelle de personnages, on verra très vite que les méchants ne sont pas si méchants que ça et que les enfants prennent des risques en défaveur de la crédibilité générale de l’histoire. Mais on aura de la magie, des loups et des gens du petit peuple.

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)°º•. John Stephens s’engage sur un filon très exploité du voyage dans le temps (et autres thématiques) mais il sait retirer son épingle du jeu et coud plutôt bien (roooh, ça va, je sais qu’elle était facile). On frise cependant les multiples références littéraires : Harry Potter, les Orphelins de Baudelaire, Peter Pan, A la croisée des mondes et Narnia. Il n’en reste pas moins que les allers et retours dans le temps sont clairs et bien gérés ; c’est un sacré atout quand on se souvient que la cible prioritaire de ce livre est le jeune public.
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Les descriptions sont démentes et le livre est plein de magie. On assiste à une quête de la part des enfants qui vont devoir travailler ensemble. S’ajoute les aides de toutes parts, le mélange des différents peuples et le jeu des pouvoirs. Certaines actions sont trop pernicieuses pour de jeunes adolescents pour que cela paraisse crédible. C’est un peu gros, un poil tiré par les cheveux (huhu). En attendant, malgré certaines facilités, l’intrigue est plutôt bien tenue et on ne s’ennuie pas. Le livre reste agréable mais pas transcendant. L’humour est présent et se surprend à sourire plusieurs fois.
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Pour le coup, le conseil que je pourrai vous donner est de commencer par rapport une photo de chez vous avant d’attaquer la lecture de ce roman.

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)°º•. Biographie
John Stephens, américain a plusieurs cordes à son arc. Vous le connaissez peut-être si je vous dis qu’il est scénariste et producteur de Gilmore Girls et Gossip Girls. Il ne cache pas que sa plus grande source d’inspiration est la trilogie « A la croisée des mondes » de Pullman.

« L’atlas d’Emeraude », le premier tome de cette trilogie « Les livres des Origines » sort le 11 mai prochain.
La couverture a été illustrée par François Roca.
Le site du livre
, le prologue peut être lu ici.
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Et voici la vidéo promotionnelle de sa sortie.

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[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=NAemSxhldt0]
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)°º•. Extrait

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Ce livre a été apprécié en lecture commune avec Heclea & Laure.
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Souvenir lié à cette lecture : Oukilé ? Oukilé l’appareil photo ? Voilà, avoir lu ce livre me donne l’envie de polaroïds.
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Lu aussi dans le cadre du challenge Magie et Sorcellerie littéraire


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Ce livre est voyageur
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D’autres avis disponibles chez :
¤ Book en Stock (Dup),
¤ Les mots d’Archessia.

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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec les Editions Milan Jeunesse.

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Pics : #01 La Comtesse ; #02 Docteur Pym ; #03 Gabriel ; tous droits réservés aux Editions Milan.

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