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KURTZ Katherine – La trilogie des Héritiers

07/08/2018 8 commentaires

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Couverture de la trilogie des Héritiers de Katherine Kurtz : le livre contient "Le calvaire de Gwynedd", "L'année du roi Javan" et "Le Prince félon"Titre : La trilogie des Héritiers (Le Calvaire de Gwynedd, L’Année du roi Javan, Le Prince félon)
Autrice : Katherine Kurtz
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
La trilogie des magiciens, la trilogie du roi Kelson, la trilogie des rois
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En Gwynedd, le roi Cinhil vient de trouver la mort. Il est le devoir pour ses fils d’assurer les fonctions qui leur incombent : Alroy monte sur le trône et son frère jumeau, Javan œuvre pour assurer sa sécurité. Ce décès signe le commencement de la persécution des Derynis, ces êtres dotés de pouvoirs.

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Me voilà rendue à la dernière trilogie de l’univers des Derynis de Katherine Kurtz.
Mon ordre de lecture a été le suivant : la trilogie des magiciens, la trilogie du roi Kelson, la trilogie des rois et la trilogie des Héritiers.
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Au commencement, j’ai aimé rencontrer Kelson et m’accrocher à ce personnage. On le suit durant deux trilogies (sept tomes en réalité) et cette série des magiciens est un formidable tremplin pour appréhender l’univers et sa magie en douceur et avec beaucoup de curiosité. Ensuite, je suis partie dans le « passé » en découvrant les secrets de Saint Camber (qui restait jusque-là une figure tellement mystérieuse !). Je maîtrisais alors l’histoire de la famille Haldane avant d’arriver à une période sanguinaire, les mesures violentes prises à l’encontre des Derynis tout en sachant déjà quelles en seraient les conséquences.
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Cette trilogie s’empare de trois générations et de la douleur que vont subir les Haldane.

On reste sur un schéma précis dans cet univers : des Derynis sont pourchassés à cause de leur pouvoir et travaillent dans l’ombre au service du roi. On découvre des puissances magiques, un ordre secret deryni se met en place, des rites magiques oubliés ressurgissent, des ecclésiastiques sanguinaires se montrent au grand jour (ou à la pénombre) et on découvre le potentiel de la tête royale.
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Katherine Kurtz offre un univers moyenâgeux, où les éléments de fantasy restent légers. Toute son histoire tourne autour de l’existence des Derynis, ces êtres doués de magie. Au fil des tomes, elle en vient à distinguer les humains et ces Derynis qu’elle qualifiera de « non humains » (je suis assez étonnée par ce choix). Toute la partie génétique liée à cette magie est truculente.
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L’aspect politico-religieux est très fort : plus que l’environnement, c’est la base du récit. Ici, l’église catholique avec un dieu unique est écrasante. Le monde reste sombre et les morts se comptent à la pelle.
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À ce stade de lecture, je suis à l’aise avec la lignée des Haldane et les nombreuses imbrications que cette histoire inclut déjà. Pour les lecteurs déjà en terrain connu, il peut se former une certaine impression de lassitude.
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Concernant la magie, une fois les éléments principaux de communication et ceux de protections maîtrisés, peu d’autres ingrédients sont ajoutés (objets, techniques, lieux…). Petit couac qui me chagrine aussi, l’autrice s’intéresse à la noblesse et les personnes qui l’entoure, très peu au reste du peuple et à son devenir.
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La traduction française de cette œuvre n’est pas la plus réussie, il y a des phrases qui font hausser les sourcils mais cette trilogie-ci reste accessible, sans énorme erreur. Il reste encore quelques textes complémentaires – codex, archives et nouvelle – qui n’ont pas été traduits.
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Si la trilogie des Rois était énergique, la trilogie des Héritiers manque de fougue. C’est la dernière maille avant de rejoindre le fil de départ avec l’accès brutale au trône de Kelson. Aucune zone d’ombre ne reste, l’autrice donne tous les tenants et les aboutissants… même pour les événements les plus mineurs.

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Sans aucun doute, l’univers, tel un arbre, possède des racines, saines et bien implantées mais l’on pourrait s’interroger quant à leur profondeur. En attendant, c’est un monde dans lequel j’ai été ravie d’évoluer durant ces dernières années et quelques personnages me manqueront indéniablement.

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Les quatre trilogies de Katherine Kurtz, l'univers des Derynis

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Dans le chaudron :
Grandes fresques en fantasy
¤ La couronne des sept royaumes de David B. Coe
¤ L’assassin royal et Les aventuriers de la mer de Robin Hobb
¤ La tapisserie de Fionavar de Guy Gavriel Kay

Logo du challenge littéraire "pavé de l'été" 2018 représentant un pavé (pierre) dans un hamac de plage.

Voici une participation pour le challenge littéraire « Pavé de l’été » organisé par Brize : et je tiens-là une belle brique avec 1211 pages au compteur (et 28 d’appendices).

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COSTE Nadia – Ma pire semaine de vacances

10/07/2018 8 commentaires

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Couverture du livre "Ma pire semaine de vacances" de Nadia Coste publié aux éditions CastelmoreTitre : Ma pire semaine de vacances
Autrice : Nadia Coste
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir

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Accompagnée par sa sœur, Léa va passer quelques jours de vacances chez ses cousins. Les insectes de la campagne et elle ne semblent pas en grand amour… ou alors de manière intense à juger le nombre de piqures de moustiques qu’elle récolte. Et pourtant, cette fois, ce sera le cadet de ses soucis car ils retrouvent des poissons morts, les vaches tombent raides mortes et les guêpes sont de de la taille d’une balle de golf. Il y a de quoi s’inquiéter !

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Les adolescents du roman – Léa, Maxine, Frédérique, Vanille, Jean-Christophe, Stéphane – sont des enquêteurs en herbe et ils me font penser au Club des Cinq ; lecture que j’ai grandement appréciée dans ma jeunesse (donc c’est un compliment). Leur envie d’investiguer est très forte, tout comme celle de parcourir le paysage et de rencontrer les locaux.
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J’ai tout particulièrement aimé le côté « réaliste » de l’histoire. Ce ne sont pas des adolescents qui modifient le monde en mode super-puissance, ou qui effectuent des tâches sans l’aide d’adultes alors qu’elle devient primordiale.
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Le niveau d’intervention reste concret et plausible. C’est notamment confirmé par la restriction géographique : ils évoluent dans leur univers, leur campagne, avec leurs voisins et leur famille. Cela facilite l’identification aux personnages et aussi l’immersion !
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Nadia Coste s’immisce de manière poussée sur la thématique de l’écologie : la détérioration et l’usage abusif des ressources par l’humain, les conséquences grandiloquentes sur la faune, l’envie de corriger… pour obtenir des résultats encore pires et la volonté d’intégrer du bon sens.
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J’ai trouvé que cette aventure avait suffisamment de « monstres » dans le dans pour plaire au plus grand nombre. Accessible à partir de 8 ans, ce récit peut être découvert à toute période. Cela peut devenir un clin d’œil idéal s’il est dévoré pendant les vacances. J’avoue que je préfèrerai en conseiller sa lecture un jour de pluie, plutôt qu’une chaude nuit estivale où l’on entend les moustiques vrombir ! (quoique… cela rajoute un effet indéniable sur l’ambiance).

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Photographie du livre "Ma pire semaine de vacances" de Nadia Coste

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Phooka (Book en stock) a aussi aimé cette cure de jouvence.

 

DANIEL Marie-Catherine – Entre troll et ogre

02/05/2018 10 commentaires

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Couverture entre troll et ogre de Marie-Catherine Daniel aux éditions Actu SFTitre : Entre troll et ogre
Autrice : Marie-Catherine Daniel
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Lire les premières pages

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Arsouille, 70 ans, traîne son vieux corps dans un quotidien bien rôdé. Pourtant un jour, il reçoit une lettre écrite par son frère qu’il n’a pas vu depuis 50 ans. Sauf qu’il est impossible qu’il ait écrit la lettre car son frère est un ogre ; et les ogres ne connaissent pas les sentiments et ne se préoccupent absolument pas des trolls. Perplexe, il aimerait tirer cette affaire au clair. Il va devoir commencer par réussir à situer sur une carte la ville mentionnée sur la flamme de l’enveloppe.

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Il est rare qu’un roman fasse de son protagoniste un troll ou un vieux… et encore moins un troll vieux. Arsouille a 70 ans et est perclus des douleurs dues à son arthrite. Il est irascible, clairement désabusé et il doit s’occuper de surcroît de sa belle-fille et de son trollinou.
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Trolls et ogres sont les deux races qui peuplent ce récit. Les enfants revêtent la forme d’humains avant de choisir un des deux camps lors de la Grande Poussée Dentaire ; qui correspond à l’adolescence. Il n’existe donc plus d’humains adultes. Les trolls possèdent un groin alors que la caractéristique physique principale des ogres est une face de requin, une bouche pleine de dents. Les ogres sont disciplinés, rationnels et absolument pas affectifs ; là où les trolls sont incultes, bagarreurs et sensibles. Les trolls sont considérés comme les ratés de la société et sont clairement opprimés par les ogres. Cela donne le ton !
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Les descriptions physiques et mentales des races qui tapissent l’histoire est un de ses aspects prenants. Elles participent à l’intrigue et soutiennent aussi l’affection du lecteur pour le protagoniste.

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Arsouille est touchant dans sa façon de se mouvoir, dans sa vision des choses de la vie, dans son ouverture d’esprit à laquelle on assiste. Et si l’on parlait d’une quête initiatique nonobstant son âge ?

Il y a les choses de la vie : quelles valeurs inculquer à un trollinou ? Comment se présenter à l’administration pour un examen ? Quelles connaissances transmettre à des élèves ? Et puis, les préoccupations du quotidien : alcool, sexe, amour, amitié, rigolade. Et enfin les véritables péripéties de voyage, que l’on croise peu en SFFF et qui pourtant sont des questions qui traversent chaque voyageur dans notre réalité : que faire quand on a faim ? Quand on a une envie pressante de faire pipi ? Quand on se fait piquer son savon ?

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Cette histoire est douce et profondément humaine dans les émotions. On sent un univers riche et fouillé auquel sa créatrice tient, tout comme à ses personnages qu’elle nourrit. C’est un roman feel good !
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Bien que je n’aie croisé aucune tasse rouge à pois blancs – mais verte à pois, si ! – dans le roman, la couverture a été réalisée par Ronan Toulhoat. J’ai aimé découvrir les choix de création qu’Audrey Alwett, directrice de la collection Badwolf chez ActuSF, avait publiés en stories sur Instagram.

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Le roman "entre troll et ogre" de Marie-Catherine Daniel est mis en scène sur du papier typé "tapisserie" et du tissu rouge à pois blancs qui reprennent des éléments de la couverture du livre

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Dans le chaudron : Si vous aimez les trolls, je vous invite à rencontrer celui de Jean-Claude Dunaych avec le roman « L’instinct du troll ».

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Le bibliocosme (Boudicca), Le comptoir de l’Écureuil(Estelle) ont aussi apprécié la rencontre avec Arsouille.

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COSTE Nadia – Papa de papier

13/04/2018 4 commentaires

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Couverture du roman "Papa de papier" écrit par Nadia CosteTitre : Papa de papier
Autrice : Nadia Coste
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Lire un extrait
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C’est avec le sourire qu’Ayrton quitte le collège aujourd’hui. Il vient d’obtenir un 18/20 pour son dessin au fusain. Il est impatient de l’annoncer à ses parents. Mais école et foyer sont deux réalités différentes et son père ne semble disposé qu’à réaliser des tâches ménagères. Sa mère rentre à son tour et leur discussion explose alors. Ayrton va se réfugier dans sa chambre. Il entend un miaulement, un chat semble coincé sur son balcon. Après un instant d’étonnement, il trouve que ce félin ressemble trait pour trait à celui réalisé pour son cours d’arts plastiques. Et si son dessin venait de prendre vie ?

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Dès les premiers mots, j’ai apprécié Ayrton. J’ai apprécié son optimisme, son écoute pour autrui. Et puis, l’on comprend très vite qu’il possède deux comportements pour deux vies complètement distinctes.
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Le récit est immersif et frôle le fantastique. L’imagination vient au secours d’une situation réelle difficile. Ayrton a le pouvoir de donner vie à ce qu’il dessine !
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L’écriture de Nadia Coste est toujours aussi fluide. On intègre la vie du protagoniste « à la volée » : au moment de la distribution des notes du DM de Monsieur Edgar, prof’ d’arts plastiques. À la volée, mais avec douceur : focus sur l’exercice à réaliser, puis dé-zoom sur la réaction des copains à la découverte de leur note et enfin sur la bonne humeur d’Ayrton, son attitude, son environnement, son histoire.
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Elle aborde un sujet délicat qu’elle traite avec perspicacité. Elle (d)écrit un mécanisme d’auto-défense, la place des non-dits, la perte de l’innocence, l’estime de soi et sa reconstruction. Elle dépeint une situation fictive qui pourrait être réelle puis expose actions et réactions. Elle détaille sans chercher nullement à provoquer le lecteur mais au contraire, à l’accompagner lors du décodage.
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Cette histoire de 122 pages est rondement menée. Elle est à placer entre toutes les mains à partir de 10 ans.

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Mise en scène du livre Papa de papier de Nadia Coste. Fusains et pattes de chat sont visibles

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Souvenir de lecture : Le chat dessiné par Ayrton pourrait être mon chat, qui est justement gris et possède un nœud à la queue.

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MARCASTEL Jean-Luc – L’Auberge entre les Mondes, embrouilles au menu !

13/03/2018 13 commentaires

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Couverture du livre "Embrouilles au menu !" de Jean-Luc Marcastel. Il s'agit du tome 2 de la série "L'auberge entre les mondes"

Titre : Embrouilles au menu ! (L’Auberge entre les Mondes, tome 2)
Auteur : Jean-Luc Marcastel
Plaisir de lecture : note : 4 Livre à découvrir
Lire les premières pages
Tome 1 « Péril en cuisine ! »

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L’Auberge entre les Mondes accueillent la reine myrmicéenne et l’empereur vespalien afin d’arriver à une entente ultime. Ce repas est leur dernier recours cordial pour ces deux peuples. Seulement la disparition de la princesse héritière de Terra Myrmicea et le vol du diadème royal déclenchent les hostilités. Nathan va devoir agir pour éviter que l’équilibre de multivers ne soit touché et devienne encore plus menaçant pour tous.

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L’Auberge entre les Mondes est reconnue comme territoire neutre et bienveillant qui prône la diplomatie… grâce à la gastronomie. Il est dit qu’un délicieux repas peut adoucir les mœurs.
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Pourtant l’établissement de réputation intersidérale va bien avoir du mal à rétablir le chaos qui se répand dans la salle. Nathan va devoir agir illico presto. Le protagoniste a grandi et est devenu plus mature depuis le premier tome « Péril en cuisine ! ». Il est toujours accompagné de Félix, Mademoiselle Fan, les jumeaux Kolkrabbi et Bleksprutt ; et bien évidemment, le familier de Nathan : Pickman, le gargouilleux.

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Cette histoire se lit très vite grâce au rythme insufflé par l’auteur. Il émaille le récit de détails sur son univers, sur l’auberge mais aussi sur les personnages. Nous avons des bribes d’informations concernant Félix, sa personnalité et son passé.
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Les multiples rebondissements donnent beaucoup de relief à ce roman fantastique. L’immersion du lecteur est réussie. Le péril réveillé dans le livre risque de mettre la vie de l’équipe en danger.

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Le récit est court et adapté aux plus jeunes lecteurs, dès 9 ans. Trois recettes en fin de livre allient cuisine et surnaturel – et humour ! – grâce aux frères poulpes. L’ensemble de la couverture est illustré par Lucas Durkheim. Les deuxième et troisième de couverture offre les illustrations des personnages en couleurs. Couverture glacée, mouture souple du livre, numéro de pages dans un chaudron : le livre est soigné jusqu’aux finitions.

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Galerie des personnages du livre "L'auberge entre les mondes" de Jean-Luc Marcastel : Nathan, Félix, Mademoielle Fan, Kolkrabii et Bleksprutt, le Gargouilleux

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CONEY Michael – Le Chant de la Terre ~ Le roi de l’île au sceptre, tome 5

05/03/2018 6 commentaires

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Couverture argentée du livre "Le roi de l'île au sceptre" de Michael ConeyTitre : Le roi de l’île au sceptre (Le Chant de la Terre, tome 5)
Auteur : Michael Coney
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4

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Le Chant de la Terre est le chant épique qui raconte l’Histoire de l’Humanité. Comme il faudrait plus d’un siècle pour la chanter dans son entièreté, il existe cinq extraits pour mieux la saisir. « Le roi de l’île au sceptre » est le dernier fragment.
Deux aléapistes viennent de se télescoper, mettant l’univers sans dessus-dessous alors que Starquin le Cinq-en-Un s’avère toujours prisonnier.

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Les aléapistes sont des bifurcations temporelles : des vies alternatives des personnages. Deux viennent de se cannibaliser. Le Gno-monde n’existe plus : quelques gnomes survivants sont passés sur l’aléapiste des humains. Complètement déphasés, ils ne savent plus qui ils sont et quels sont leurs buts. Les querelles naissent et le minuscule clan se divise en deux, certains partent survivre sur la plage.

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Tristan est mort, laissant Yseult bien désœuvrée. Nynève rencontre alors Arthur, en chair et en os et apporte cet homme comme le héros et futur roi des terres brumeuses. Sauf que le peuple n’en attend qu’une chose : qu’il arrive à sortir Excalibur de son socle. Arrivera-t-il à s’épanouir dans l’ombre du parfait Tristan ? Nynève saura-t-elle tirer parti de cette histoire déjà écrite ?
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Comme le presque dieu est prisonnier, il faut que l’histoire soit réécrite pour qu’il soit libéré et survive. C’est pourquoi il va s’appuyer sur les aléapistes, ces embranchements temporels. Cependant les décisions des êtres vivants altèrent le tout.
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Ce récit tout aussi étrange qu’intrigant nous amène – par le biais de l’auteur – à nous demander si ce ne sont pas que des histoires créées par le cerveau ?

Ces univers parallèles s’établissent aussi sur une bonne dose d’humour. L’auteur y inclut les archétypes ; la pentalogie prend des allures de pastiche.

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Le multivers permet une grande liberté : l’inventivité de Michael Coney n’est alors pas limitée. C’est un sentiment d’évasion qui envahit le lecteur. Si l’on peut dire que le récit mêle SF et fantasy, il serait plus juste de signaler qu’il est à cheval sur les deux genres. La SF à côté de la Fantasy et non entremêlées (du moins, pas officiellement) ; en attestent les structures narratives différentes (avec autant de différences qu’entre une romance et de la hard SF).
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J’ai aimé découvrir cette pentalogie si atypique et mon conseil aux futurs lecteurs serait de se laisser porter (comme pour beaucoup d’autres œuvres). Ceci dit, je pense qu’elle est difficilement accessible aux néophytes non pas sur un plan intellectuel (quand même !) mais sur l’appréciation de l’offre de l’auteur qui n’est pas, à mon sens, l’envie d’initier aux deux genres mais de proposer un ouvrage singulier aux connaisseurs des littératures de l’imaginaire.

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Couverture anglaise du livre "Le roi de l'île au sceptre" de Michael ConeyCouverture de Dutton Editions

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Logo du défi Fin de Série Livrement

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Avec cette lecture, j’ai atteint l’un de mes objectifs pour la huitième année de mon défi Fin de Série : terminer la plus vieille série jamais commencée !

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CONEY Michael – Le Chant de la Terre ~ Le gnome, tome 4

06/02/2018 2 commentaires

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Couverture du livre intitulé "Le gnome" de Michael Coney. Il s'agit du quatrième tome de la série "Le chant de la Terre"Titre : Le gnome (Le Chant de la Terre, tome 4)
Auteur : Michael Coney
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 5

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Le Chant de la Terre est l’Histoire de l’Humanité qui demande un siècle pour être contée. Il existe cinq extraits rapportés pour mieux l’appréhender. Alors que Starquin le Cinq-en-Un tente de survivre, des aléapistes – ces vies alternatives – risquent de se télescoper et le Gno-monde de disparaitre.

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À la fin du troisième tome « Les Dieux du Grand-Loin », j’estimais que l’histoire pouvait s’arrêter là, comme si Michael Coney mettait un point d’orgue à ce récit futuriste. C’était une bonne déduction car l’auteur vient s’investir maintenant sur des variations du cycle arthurien. Les trois premiers tomes s’invitent par des détails glissés dans l’intrigue. Michael Coney associe la technologie et le clonage de la SF avec les contes des terres brumeuses bretonnes. Et cela fonctionne.

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Les aléapistes sont des hypothèses de vie, les bifurcations qu’auraient pu emprunter les personnages, à coup de « Et si… ». Elles existent toujours dans cet univers car Starquin le Cinq en Un tente de rester en vie.
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Nous faisons la connaissance de plusieurs personnages issue de deux aléapistes : Nynève qui s’avère adoptée par Avalona et Merlin. Avalona est une Didon – un instrument de Starquin – et Merlin est un Parangon. Nynève a la particularité de pouvoir circuler entre son aléapiste et le gno-monde.
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Sur l’autre aléapiste, les gnomes vivent dans la forêt. Ils voient les humains comme des géants et vont jouer un rôle dans la libération du dieu alors qu’ils n’en ont cure. On s’attachera surtout à Fang, qui a mérité ce surnom après avoir tué une bête effroyable. C’est un grand copain de Nynève.

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Tout un univers s’ouvre en éventail avec la présence de Pan, la Sharan qui « crée » de nouveaux êtres vivants, le rôle de Migot, et les choses du sexe qui s’avèrent dégoûtantes pour les gnomes.
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Comme Merlin et Nyève parcourent le monde pour donner – réellement – vie à leurs contes, on y croise aussi des chevaliers, des dragons et des Tables Rondes. Ce sont les contes d’Arthur et de Guenièvre qui sont ainsi prêchés comme la bonne parole. Sur l’aléapiste de Nynève, vivent aussiTristan et Iseult et la conteuse ne peut voir que d’étranges similitudes entre les deux couples.

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Les personnages sont réellement insolites ! Le multivers de Michael Coney permet une grande liberté dans ses histoires.

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Couverture du livre Le gnome de Coney réalisée par Tim HildebrandtCouverture réalisée par Tim Hildebrandt

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Logo du défi Fin de Série Livrement

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Cette lecture entre en ligne de mire de l’un de mes objectifs à atteindre pour la huitième année de mon défi Fin de Série : terminer la plus vieille série jamais commencée.

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