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Articles taggués ‘★★★★☆’

DANIEL Marie-Catherine – Entre troll et ogre

02/05/2018 10 commentaires

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Couverture entre troll et ogre de Marie-Catherine Daniel aux éditions Actu SFTitre : Entre troll et ogre
Autrice : Marie-Catherine Daniel
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Lire les premières pages

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Arsouille, 70 ans, traîne son vieux corps dans un quotidien bien rôdé. Pourtant un jour, il reçoit une lettre écrite par son frère qu’il n’a pas vu depuis 50 ans. Sauf qu’il est impossible qu’il ait écrit la lettre car son frère est un ogre ; et les ogres ne connaissent pas les sentiments et ne se préoccupent absolument pas des trolls. Perplexe, il aimerait tirer cette affaire au clair. Il va devoir commencer par réussir à situer sur une carte la ville mentionnée sur la flamme de l’enveloppe.

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Il est rare qu’un roman fasse de son protagoniste un troll ou un vieux… et encore moins un troll vieux. Arsouille a 70 ans et est perclus des douleurs dues à son arthrite. Il est irascible, clairement désabusé et il doit s’occuper de surcroît de sa belle-fille et de son trollinou.
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Trolls et ogres sont les deux races qui peuplent ce récit. Les enfants revêtent la forme d’humains avant de choisir un des deux camps lors de la Grande Poussée Dentaire ; qui correspond à l’adolescence. Il n’existe donc plus d’humains adultes. Les trolls possèdent un groin alors que la caractéristique physique principale des ogres est une face de requin, une bouche pleine de dents. Les ogres sont disciplinés, rationnels et absolument pas affectifs ; là où les trolls sont incultes, bagarreurs et sensibles. Les trolls sont considérés comme les ratés de la société et sont clairement opprimés par les ogres. Cela donne le ton !
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Les descriptions physiques et mentales des races qui tapissent l’histoire est un de ses aspects prenants. Elles participent à l’intrigue et soutiennent aussi l’affection du lecteur pour le protagoniste.

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Arsouille est touchant dans sa façon de se mouvoir, dans sa vision des choses de la vie, dans son ouverture d’esprit à laquelle on assiste. Et si l’on parlait d’une quête initiatique nonobstant son âge ?

Il y a les choses de la vie : quelles valeurs inculquer à un trollinou ? Comment se présenter à l’administration pour un examen ? Quelles connaissances transmettre à des élèves ? Et puis, les préoccupations du quotidien : alcool, sexe, amour, amitié, rigolade. Et enfin les véritables péripéties de voyage, que l’on croise peu en SFFF et qui pourtant sont des questions qui traversent chaque voyageur dans notre réalité : que faire quand on a faim ? Quand on a une envie pressante de faire pipi ? Quand on se fait piquer son savon ?

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Cette histoire est douce et profondément humaine dans les émotions. On sent un univers riche et fouillé auquel sa créatrice tient, tout comme à ses personnages qu’elle nourrit. C’est un roman feel good !
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Bien que je n’aie croisé aucune tasse rouge à pois blancs – mais verte à pois, si ! – dans le roman, la couverture a été réalisée par Ronan Toulhoat. J’ai aimé découvrir les choix de création qu’Audrey Alwett, directrice de la collection Badwolf chez ActuSF, avait publiés en stories sur Instagram.

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Le roman "entre troll et ogre" de Marie-Catherine Daniel est mis en scène sur du papier typé "tapisserie" et du tissu rouge à pois blancs qui reprennent des éléments de la couverture du livre

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Dans le chaudron : Si vous aimez les trolls, je vous invite à rencontrer celui de Jean-Claude Dunaych avec le roman « L’instinct du troll ».

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Le bibliocosme (Boudicca), Le comptoir de l’Écureuil(Estelle) ont aussi apprécié la rencontre avec Arsouille.

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COSTE Nadia – Papa de papier

13/04/2018 4 commentaires

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Couverture du roman "Papa de papier" écrit par Nadia CosteTitre : Papa de papier
Autrice : Nadia Coste
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Lire un extrait
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C’est avec le sourire qu’Ayrton quitte le collège aujourd’hui. Il vient d’obtenir un 18/20 pour son dessin au fusain. Il est impatient de l’annoncer à ses parents. Mais école et foyer sont deux réalités différentes et son père ne semble disposé qu’à réaliser des tâches ménagères. Sa mère rentre à son tour et leur discussion explose alors. Ayrton va se réfugier dans sa chambre. Il entend un miaulement, un chat semble coincé sur son balcon. Après un instant d’étonnement, il trouve que ce félin ressemble trait pour trait à celui réalisé pour son cours d’arts plastiques. Et si son dessin venait de prendre vie ?

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Dès les premiers mots, j’ai apprécié Ayrton. J’ai apprécié son optimisme, son écoute pour autrui. Et puis, l’on comprend très vite qu’il possède deux comportements pour deux vies complètement distinctes.
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Le récit est immersif et frôle le fantastique. L’imagination vient au secours d’une situation réelle difficile. Ayrton a le pouvoir de donner vie à ce qu’il dessine !
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L’écriture de Nadia Coste est toujours aussi fluide. On intègre la vie du protagoniste « à la volée » : au moment de la distribution des notes du DM de Monsieur Edgar, prof’ d’arts plastiques. À la volée, mais avec douceur : focus sur l’exercice à réaliser, puis dé-zoom sur la réaction des copains à la découverte de leur note et enfin sur la bonne humeur d’Ayrton, son attitude, son environnement, son histoire.
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Elle aborde un sujet délicat qu’elle traite avec perspicacité. Elle (d)écrit un mécanisme d’auto-défense, la place des non-dits, la perte de l’innocence, l’estime de soi et sa reconstruction. Elle dépeint une situation fictive qui pourrait être réelle puis expose actions et réactions. Elle détaille sans chercher nullement à provoquer le lecteur mais au contraire, à l’accompagner lors du décodage.
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Cette histoire de 122 pages est rondement menée. Elle est à placer entre toutes les mains à partir de 10 ans.

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Mise en scène du livre Papa de papier de Nadia Coste. Fusains et pattes de chat sont visibles

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Souvenir de lecture : Le chat dessiné par Ayrton pourrait être mon chat, qui est justement gris et possède un nœud à la queue.

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MARCASTEL Jean-Luc – L’Auberge entre les Mondes, embrouilles au menu !

13/03/2018 13 commentaires

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Couverture du livre "Embrouilles au menu !" de Jean-Luc Marcastel. Il s'agit du tome 2 de la série "L'auberge entre les mondes"

Titre : Embrouilles au menu ! (L’Auberge entre les Mondes, tome 2)
Auteur : Jean-Luc Marcastel
Plaisir de lecture : note : 4 Livre à découvrir
Lire les premières pages
Tome 1 « Péril en cuisine ! »

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L’Auberge entre les Mondes accueillent la reine myrmicéenne et l’empereur vespalien afin d’arriver à une entente ultime. Ce repas est leur dernier recours cordial pour ces deux peuples. Seulement la disparition de la princesse héritière de Terra Myrmicea et le vol du diadème royal déclenchent les hostilités. Nathan va devoir agir pour éviter que l’équilibre de multivers ne soit touché et devienne encore plus menaçant pour tous.

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L’Auberge entre les Mondes est reconnue comme territoire neutre et bienveillant qui prône la diplomatie… grâce à la gastronomie. Il est dit qu’un délicieux repas peut adoucir les mœurs.
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Pourtant l’établissement de réputation intersidérale va bien avoir du mal à rétablir le chaos qui se répand dans la salle. Nathan va devoir agir illico presto. Le protagoniste a grandi et est devenu plus mature depuis le premier tome « Péril en cuisine ! ». Il est toujours accompagné de Félix, Mademoiselle Fan, les jumeaux Kolkrabbi et Bleksprutt ; et bien évidemment, le familier de Nathan : Pickman, le gargouilleux.

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Cette histoire se lit très vite grâce au rythme insufflé par l’auteur. Il émaille le récit de détails sur son univers, sur l’auberge mais aussi sur les personnages. Nous avons des bribes d’informations concernant Félix, sa personnalité et son passé.
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Les multiples rebondissements donnent beaucoup de relief à ce roman fantastique. L’immersion du lecteur est réussie. Le péril réveillé dans le livre risque de mettre la vie de l’équipe en danger.

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Le récit est court et adapté aux plus jeunes lecteurs, dès 9 ans. Trois recettes en fin de livre allient cuisine et surnaturel – et humour ! – grâce aux frères poulpes. L’ensemble de la couverture est illustré par Lucas Durkheim. Les deuxième et troisième de couverture offre les illustrations des personnages en couleurs. Couverture glacée, mouture souple du livre, numéro de pages dans un chaudron : le livre est soigné jusqu’aux finitions.

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Galerie des personnages du livre "L'auberge entre les mondes" de Jean-Luc Marcastel : Nathan, Félix, Mademoielle Fan, Kolkrabii et Bleksprutt, le Gargouilleux

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CONEY Michael – Le Chant de la Terre ~ Le roi de l’île au sceptre, tome 5

05/03/2018 6 commentaires

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Couverture argentée du livre "Le roi de l'île au sceptre" de Michael ConeyTitre : Le roi de l’île au sceptre (Le Chant de la Terre, tome 5)
Auteur : Michael Coney
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4

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Le Chant de la Terre est le chant épique qui raconte l’Histoire de l’Humanité. Comme il faudrait plus d’un siècle pour la chanter dans son entièreté, il existe cinq extraits pour mieux la saisir. « Le roi de l’île au sceptre » est le dernier fragment.
Deux aléapistes viennent de se télescoper, mettant l’univers sans dessus-dessous alors que Starquin le Cinq-en-Un s’avère toujours prisonnier.

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Les aléapistes sont des bifurcations temporelles : des vies alternatives des personnages. Deux viennent de se cannibaliser. Le Gno-monde n’existe plus : quelques gnomes survivants sont passés sur l’aléapiste des humains. Complètement déphasés, ils ne savent plus qui ils sont et quels sont leurs buts. Les querelles naissent et le minuscule clan se divise en deux, certains partent survivre sur la plage.

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Tristan est mort, laissant Yseult bien désœuvrée. Nynève rencontre alors Arthur, en chair et en os et apporte cet homme comme le héros et futur roi des terres brumeuses. Sauf que le peuple n’en attend qu’une chose : qu’il arrive à sortir Excalibur de son socle. Arrivera-t-il à s’épanouir dans l’ombre du parfait Tristan ? Nynève saura-t-elle tirer parti de cette histoire déjà écrite ?
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Comme le presque dieu est prisonnier, il faut que l’histoire soit réécrite pour qu’il soit libéré et survive. C’est pourquoi il va s’appuyer sur les aléapistes, ces embranchements temporels. Cependant les décisions des êtres vivants altèrent le tout.
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Ce récit tout aussi étrange qu’intrigant nous amène – par le biais de l’auteur – à nous demander si ce ne sont pas que des histoires créées par le cerveau ?

Ces univers parallèles s’établissent aussi sur une bonne dose d’humour. L’auteur y inclut les archétypes ; la pentalogie prend des allures de pastiche.

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Le multivers permet une grande liberté : l’inventivité de Michael Coney n’est alors pas limitée. C’est un sentiment d’évasion qui envahit le lecteur. Si l’on peut dire que le récit mêle SF et fantasy, il serait plus juste de signaler qu’il est à cheval sur les deux genres. La SF à côté de la Fantasy et non entremêlées (du moins, pas officiellement) ; en attestent les structures narratives différentes (avec autant de différences qu’entre une romance et de la hard SF).
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J’ai aimé découvrir cette pentalogie si atypique et mon conseil aux futurs lecteurs serait de se laisser porter (comme pour beaucoup d’autres œuvres). Ceci dit, je pense qu’elle est difficilement accessible aux néophytes non pas sur un plan intellectuel (quand même !) mais sur l’appréciation de l’offre de l’auteur qui n’est pas, à mon sens, l’envie d’initier aux deux genres mais de proposer un ouvrage singulier aux connaisseurs des littératures de l’imaginaire.

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Couverture anglaise du livre "Le roi de l'île au sceptre" de Michael ConeyCouverture de Dutton Editions

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Logo du défi Fin de Série Livrement

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Avec cette lecture, j’ai atteint l’un de mes objectifs pour la huitième année de mon défi Fin de Série : terminer la plus vieille série jamais commencée !

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CONEY Michael – Le Chant de la Terre ~ Le gnome, tome 4

06/02/2018 2 commentaires

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Couverture du livre intitulé "Le gnome" de Michael Coney. Il s'agit du quatrième tome de la série "Le chant de la Terre"Titre : Le gnome (Le Chant de la Terre, tome 4)
Auteur : Michael Coney
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 5

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Le Chant de la Terre est l’Histoire de l’Humanité qui demande un siècle pour être contée. Il existe cinq extraits rapportés pour mieux l’appréhender. Alors que Starquin le Cinq-en-Un tente de survivre, des aléapistes – ces vies alternatives – risquent de se télescoper et le Gno-monde de disparaitre.

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À la fin du troisième tome « Les Dieux du Grand-Loin », j’estimais que l’histoire pouvait s’arrêter là, comme si Michael Coney mettait un point d’orgue à ce récit futuriste. C’était une bonne déduction car l’auteur vient s’investir maintenant sur des variations du cycle arthurien. Les trois premiers tomes s’invitent par des détails glissés dans l’intrigue. Michael Coney associe la technologie et le clonage de la SF avec les contes des terres brumeuses bretonnes. Et cela fonctionne.

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Les aléapistes sont des hypothèses de vie, les bifurcations qu’auraient pu emprunter les personnages, à coup de « Et si… ». Elles existent toujours dans cet univers car Starquin le Cinq en Un tente de rester en vie.
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Nous faisons la connaissance de plusieurs personnages issue de deux aléapistes : Nynève qui s’avère adoptée par Avalona et Merlin. Avalona est une Didon – un instrument de Starquin – et Merlin est un Parangon. Nynève a la particularité de pouvoir circuler entre son aléapiste et le gno-monde.
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Sur l’autre aléapiste, les gnomes vivent dans la forêt. Ils voient les humains comme des géants et vont jouer un rôle dans la libération du dieu alors qu’ils n’en ont cure. On s’attachera surtout à Fang, qui a mérité ce surnom après avoir tué une bête effroyable. C’est un grand copain de Nynève.

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Tout un univers s’ouvre en éventail avec la présence de Pan, la Sharan qui « crée » de nouveaux êtres vivants, le rôle de Migot, et les choses du sexe qui s’avèrent dégoûtantes pour les gnomes.
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Comme Merlin et Nyève parcourent le monde pour donner – réellement – vie à leurs contes, on y croise aussi des chevaliers, des dragons et des Tables Rondes. Ce sont les contes d’Arthur et de Guenièvre qui sont ainsi prêchés comme la bonne parole. Sur l’aléapiste de Nynève, vivent aussiTristan et Iseult et la conteuse ne peut voir que d’étranges similitudes entre les deux couples.

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Les personnages sont réellement insolites ! Le multivers de Michael Coney permet une grande liberté dans ses histoires.

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Couverture du livre Le gnome de Coney réalisée par Tim HildebrandtCouverture réalisée par Tim Hildebrandt

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Logo du défi Fin de Série Livrement

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Cette lecture entre en ligne de mire de l’un de mes objectifs à atteindre pour la huitième année de mon défi Fin de Série : terminer la plus vieille série jamais commencée.

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BELLAGAMBA Ugo – Quand il y aura des pommiers sur Mars

04/03/2011 8 commentaires

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Titre : Quand il y aura des pommiers sur Mars
Auteur : Ugo Bellagamba
Plaisir de lecture : Livre à découvir

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Sur fond de la rhapsodie de Liszt, le Nikital vogue aux abords de Mars. Le Capitaine s’apprête à faire son discours, aux côté de Liwei et sous l’œil de Margaux la pianiste et Jean Sirène le journaliste. Vers la zone des machines, Sacha et Boris pensent avoir vu quelqu’un se profiler. Sous l’œil inquiet des ouvriers et sous la plume acerbe du journaliste, tout va s’accélérer.

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)°º•. Sous le pouvoir de la Grande Russie, à laquelle la France est intégrée depuis plus d’un siècle et en collaboration avec la Chine communiste, une équipe part à la conquête de Mars. Le Capitaine est assisté par Liwei le concepteur de ce dirigeable russe : le Nikital. Ce spectaculaire zeppelin est long de trois kilomètres et nous le visiterons tout au long de la nouvelle. Parmi les invités, sont présents deux français, Margaux Pointcarré, célèbre pianiste et Jean Sirène, journaliste qu’elle aimerait certainement claquer pour ses horribles propos. Plus loin, nous retrouvons deux camarades, Sacha et Boris, ouvriers de garde en cet instant précis. Mais ils ne sont pas les seuls à bord du Nikital. Lors de cette soirée d’inauguration, un complot mené part les Américains va éclater.
Deux points ont remporté ma ferveur, le discours du journaliste français ainsi que les scènes avec Ka.
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)°º•. Cette nouvelle d’une trentaine de pages s’avère être une uchronie, légèrement teintée de steampunk. Elle est accessible aux personnes qui ne connaissent rien à l’uchronie (genre, moi). L’avantage est que c’est une sorte de kit : l’auteur donne les bases, pas besoin de connaissances historiques ou de références littéraires, il suffit de se laisser porter. En fin de lecture, un sentiment de satisfaction s’installe.
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Le roman propose une cadence binaire, un chapitre sur deux l’histoire tourne autour de Jean Sirène puis de Sacha et Boris. L’histoire propose un aspect chimérique de la conquête de l’espace et est délicieusement retro (notamment ce gros Nikital tout de boulons et d’acier assortis). Contrairement aux autres nouvelles auxquelles je me suis frottée, j’ai aimé plusieurs points : le petit grain de cynisme, le côté fantastique et le fort pouvoir visuel qui nous permet de nous transporter à bord du Nikital. Sans aucun doute, la plus grande force de ce récit demeure l’ouverture en fin de nouvelle.
Je reprocherai cependant la post face trop explicative : pour moi, Bellagamba coupe court à l’imagination galopante du lecteur avec cette fin libre.
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)°º•. Biographie
Né en 1972, Ugo Bellagamba est un écrivain français de SF avec comme préférence l’uchronie, l’utopie et l’exploration spatiale. Il s’essaie aux nouvelles grâce auxquelles il est recompensé par le prix Rosnay aîné en 2005 (pour Chimères) et Le grand prix de l’imaginaire en 2009 (pour Solutions non satisfaisantes).

.La chanson qui a inspiré Bellagamba peut faire une très jolie musique de fond, elle est à découvrir ici.

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Lu aussi dans le cadre du Winter Time Travel
Souvenir lié à cette lecture : voilà enfin une nouvelle que j’apprécie !

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D’autres avis disponibles : A.C. de HaennePitiland (Pitivier), Quoi de neuf sur ma pile ? (Gromovar), RSF blog (Lhisbei).

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Ange – La flamme d’Harabec

27/11/2010 22 commentaires

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Couverture du livre "La flamme d'Harabec" écrit par Ange, publié aux éditions BragelonneTitre : La flamme d’Harabec (Ayesha, tome 2)
Auteurs : Ange
Plaisir de lecture : Livre à découvrir
Tome 1, tome 3

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Après que Marikani ait retrouvé son trône à Harabec, Arekh et elle ont une divergence sérieuse d’opinions. Arekh quitte donc la capitale pour vivre sa vie… et s’engage dans l’armée contre le peuple de Marikani. Au passage, une petite fille du Peuple turquoise s’entiche de notre homme et va le suivre dans ses aventures. Cependant, la rebellion gronde : les esclaves commencent à se rebeller. Un grand concile est tenu entre les chefs des peuples pourtant ennemis, afin de décider les orientations à prendre. Alors que Marikani tenter de lutter contre les répressions, les représailles religieuses se font de plus en plus fortes et nombreuses.

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Illustration placée en couverture pour le livre La flamme d'Harabec d'Ange)°º•. Ce deuxième tome nous montre des personnages principaux faibles. Ils n’ont plus confiance en eux, ils s’interrogent et font des bêtises. Leur comportement est passablement énervant. On en vient même jusqu’à leur parler « non, mais fais pas ça… fais pas ça, je t’ai dit ! Et voilààà, t’as foutu ta m*rde, t’es content, hein ?! C’est malin… C’est bien fait », etc.

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Marikani, reine d’Harabec est une pauvre petite chose. Le couple Ange a décidément montré le « pire » côté de sa personnalité. Il faut bien avouer qu’elle fait tout de travers, c*nnerie sur c*nnerie !
Arekh ne vaut pas mieux qu’elle. Cependant, bien que ses croyances soient brisées, on remarque qu’il s’en remet quelques fois aux dieux (le geste d’Ishka, avec le lancer de cailloux pour déterminer la direction ou la décision à prendre) ou alors, à sa folie. On verra d’ailleurs sa très forte haine raciale fondre comme glace au soleil au fil des événements. On développe un sens de l’ironie relativement fort en lisant leurs déboires, ponctué de « ooooh, les pauvres ».

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D’autres personnages gravitent autour d’eux, il y a notamment cette fillette du Peuple Turquoise, la petite esclave suit Arekh qui l’a aidée à partir d’Harabec. Elle est plutôt discrète et non démunie d’une intelligence certaine. Par contre, elle manque régulièrement à l’appel au milieu du livre, les auteurs l’auraient-ils oubliée ?

Vashni a tout pour elle, est une businesswoman de taille. Elle fait partie de la cour de Marikani mais ne fait pas l’intelligente lorsqu’elle descend dans les mines avec sa reine. Elle fera partie de la caravane royale pour se rendre au grand concile en Salmyre. Quant à Liénor, la compagne de toujours de Marikani, elle est dans l’ombre. Toutes deux se sont prises en grippe et pourtant elle demeure toujours un soutien pour la souveraine.

Parmi les personnages les moins sympathiques, nous ferons la connaissance des liseurs d’âme et de Leosimba : ces religieux vont montrer la force de leur pouvoir.

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Esquisse préalable à la mise au propre de la couverture pour le livre La flamme d'Harabec)°º•. Ce tome ne laisse pas le lecteur indifférent : le couple Ange a mis l’accent sur les émotions des personnages, ce fameux temps où vient l’introspection. L’histoire se déroule sur fond « dramatique ». Les descriptions sont très bien réalisées, on entre de plain pied dans le décor, les ambiances sont soignées : Les mines oppressantes, le rouleau compresseur des Mérénides, Salmyre la magnifique et dangereuse. La ville Salmyre, scène des plus grands événements est étincelante… de pierres précieuses ou de lames de couteaux ?
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Ange utilisent des chapitres courts pour nous donner une accélération de lecture au même titre que l’accélération de l’histoire et l’enchainement des événements.
Ce livre se concentre donc sur la partie « chaos & sang » de l’histoire. Pour allumer la flamme, il faut la rébellion du Peuple turquoise ; pour que le feu couve, il faut qu’il s’unisse autour d’une même croyance !

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Portrait en noir et blanc de Ange, pseudonyme du couples d'auteurs Gérard et Anne Guéro)°º•. Sous le pseudonyme d’Ange, nous retrouvons Anne et Gérard Guéro, nés respectivement en 1966 et 1964. Ils sont connus non seulement pour leurs romans « médiéval fantastique » mais également dans le monde de la bande dessinée et pour l’écriture de scenarios de jeux de rôle. Ils sont souvent étiquetés gentiment « auteurs prolixes ».
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Je possède à la maison, la trilogie collector pour les 10 ans de Bragelonne dont la couverture sublime est née de l’imagination de David Oghia. Cette trilogie existe aussi en trois volumes dont le nom est « Les lunes de Tanjor » et dans une intégrale nommée « Ayesha – La légende du peuple turquoise ».

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Couverture du livre "Ayesha" spécial 10 ans de Bragelonne Couverture du livre Ayesha, première édition publiée chez Bragelonne

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Voilà et sinon je vous livre la dédicace de mon édition, car je la trouve superbe 🙂

A Alain Nevant, Stéphane Marsan, Barbara Liano et Oliviet Dombret, qui ont tous été importants pour moi pendant et après la rédaction de ce livre. (Et pour certains, avant aussi). Je voudrais ajouter qu’une des raisons pour lesquelles Stéphane Marsan est dans cette dédicace est qu’il y a quarante-huit heures, il m’a dit : « Tu as quarante-huit heures pour trouver une dédicace, et cette fois, tu serais gentille de ne pas m’oublier ». Et non, Stéphane, tu ne changes pas un mot de ce truc.

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Ah, et petit jeu des sept différences : sauras-tu les retrouver parmi ces deux couvertures ?
Alors à votre avis, est-ce l’illustrateur qui a modifié sa composition ou…?

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Couverture du livre "La flamme d'Harabec" écrit par Ange, publié aux éditions J'ai lu Couverture du livre "La flamme d'Harabec" écrit par Ange, publié aux éditions J'ai lu

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)°º•. Extrait

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Dans le chaudron :
¤ Le peuple turquoise, tome 1
¤ La mort d’Ayesha, tome 3

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Souvenir lié à ma lecture : Je me suis demandée dès les premières pages, si je n’avais pas zappé un tome. Nous passons d’un premier tome aux personnages principaux forts à un deuxième tome où ils sont de vraies loques.
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Ce livre a été apprécié en lecture commune avec Laure.
D’autres avis disponibles sur la trilogie complète chez : Fantasy au petit-déjeuner (Salvek), Mes lectures de l’imaginaire (Olya), Parchments of Sha’ (Shaya).

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Pics : #01 Extrait de la couverture de Bragelonne ; #02 Croquis de la couverture ; #03 Portrait d’Ange ; #04  Couverture de J’ai Lu ; #05 Couverture de J’ai Lu.
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ANTHONY Piers – Château Roogna

22/11/2010 12 commentaires

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Couverture du livre "Chateau Roogna" de Piers Anthony, publié aux éditions BragelonneTitre : Château Roogna (Xanth, tome 3)
Auteur : Piers Anthony
Plaisir de lecture :  Livre à découvrir
Tome 1, tome 2, tome 4

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Dor, du haut de ses douze ans, s’avère déjà être l’héritier potentiel du trône de Xanth. Afin de lui apprendre les rudiments, Trent l’envoie en quête. Pour s’assumer et avoir confiance en lui, il va devoir mettre en pratique certaines techniques qui lui seront indispensables plus tard. Aujourd’hui, il doit aller récupérer un antidote contre… la mort afin de rendre la vie au zombie Jonathan. Pour cela, il va devoir remonter 800 ans en arrière via la tapisserie magique du Château Roogna.

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Esquisse des muscles d'une harpie en attaque)°º•. Dor est un jeune homme qui va devoir remplir ladite quête en passant via une tapisserie magique. Après avoir bu la formule du magicien Humfrey, le voilà propulser en Xanth… 800 ans en arrière. Il intègre le corps d’un barbare mundanien (un vulgaire, habitant de Vulgarie) qui fait partie de la quatrième vague des envahisseurs de Xanth. Pas facile à 12 ans d’apprivoiser le corps d’un homme viril, avec sa force et ses hormones en ébullition.
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Dans son transfert, une malencontreuse tarentule est embarquée elle aussi. Dudule de son petit nom est une Phidippus Variegaus Salticidae… une araignée de la famille des sautantes. Comme son voyage ne s’est pas bien déroulé, car elle est une invité surprise, elle a gardé sa taille d’origine et demeure donc une araignée géante dans ce décor.
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Avant d’arriver au moment « fatidique » de la traversée de la tapisserie, Kandira le golem – qui n’a pas la langue dans sa poche – l’accompagnera afin de passer les trois tests pour arriver au Château Roogna. Ils croiseront en chemin, Irène « main verte », son don réside dans l’accroissement de plantes.
Lors de leurs aventures, Dor & Dudule rencontreront le roi actuel de Xanth, le maitre des zombies, Vadne l’intermédiaire et une Millie pré-fantôme.

Pour ce tome-ci, nous ne serons pas en reste avec les créatures magiques : gobelin, harpie dragon, ogre, centaure et plein plein plein de zombiiiiiies !
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Ce troisième tome est un bouquin où il est « question de sexe, de sorcellerie et d’un héros barbare absolument débile ». Cette fois-ci, nous délaissons notre horde préférée de joyeux compagnons et suivons un petit nouveau, Dor.

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Esquisse d'une tête de zombie)°º•. Pour ce livre, j’ai été mitigée, il a fallu attendre la moitié pour que l’histoire commence à s’activer, soit à l’arrivée des zombies. L’action pure et dure (toutes les batailles) est plutôt bien menée et sympathique. J’ai apprécié de connaître un pays de 800 ans d’âge, car il se révèle un personnage à lui seul. J’ai aimé également l’originalité de la naissance et de l’évolution des races des harpies et des gobelins. Mais malgré ces deux points, il faut le dire, la quête est plutôt ennuyeuse.

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Mais pourquoi ? Tout simplement parce que notre couple Dor & Dudule ont le c*l bordé de nouilles : entre les chances exceptionnelles et les très grandes coïncidences dont ils font l’objet, ils ne leur arrivent quasiment rien. Bon, d’accord, Dudule se fait arracher les pattes. (Mais elles repoussent, hein. Grâce à un moyen magique.) On se rend compte également que la loi du mauvais magicien est un subterfuge très efficace pour Piers Anthony : au lieu de se perdre en ingénierie pour contrecarrer tous les plans de manière constructive et réfléchie, hop, il donne un petit coup de loi de Lenz, et là aussi, et là encore.

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La lecture rapprochée entre deux tomes (un mois) n’a pas aidé à apprécier ni même à supporter les jeux de mots cette fois-ci. Alors que je les avais appréciés et que je m’en étais délectés au cours des deux précédents tomes ; cette fois, je les supporte mal, je me fatigue et je lève de plus en plus souvent les yeux au ciel. L’auteur en arrive même à des phrases entières de jeux de mots ou à l’utilisation de l’italique (genre on est débile pour les voir). Comme « Un genre d’arbre qui donne des noix d’oeuvs cocos. Il y en a différentes espèces. Les coquetiers donnent des œufs à la coque, les crapulpes des pulpoeufs, les crémiers, des crémoeufs et les bousiers des bousoeufs. Il y en a même qui portent des merdoeufs. Les meilleurs sont les pot-au-foeufs.» Seuls quelques uns ont retenu mon attention, et ils sont tellement peu nombreux, que je vous les donne : encocoonner, patafioler, tripattouilleur, dadagon, mimitel rose.
Cependant, à son grand honneur, une phrase, je dis bien une phrase a retenu toute notre attention « Les zombis ne donnaient pas signe de vie (ha, ha !) ». D’accord. C’est de l’humour pourrite. Mais nous, on aime ça !
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J’ai trouvé également que le livre proposait une très grande prévisibilité du résultat final, heureusement pour nous, lecteurs, les moyens d’y arriver laissaient encore la liberté de formuler des hypothèses. On notera également l’absurdité marrante, présente tout au long du livre. Deux principales m’ont plu. Le fait que les personnages défendent un château toujours en construction contre les ennemis qui arrivent en masse. D’ailleurs, il sera construit au fur et à mesure de la bataille. La deuxième concerne la réponse à une missive via parchemin, émise non pas par le chef de la même équipe mais par le chef du clan adverse !
Je termine avec le jeu subtil des paradoxes temporels : comment savoir si les actions de Dor dans la tapisserie (il y a 800 ans) auront des conséquences à l’heure actuelle ? Bref, un petit retournement de cerveau agréable, où l’on construit des théories bancales à coup de « si ».

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Portrait sepia de l'auteur Piers Anthony)°º•. Piers ANTHONY est un écrivain américain, né en 1934. Ses œuvres les plus connues restent (les livres magiques de) Xanth.

Malheureusement pour nous, pauvres francophones ; A l’heure actuelle, seuls… NEUF tomes d’origine sur trente-deux existants ont été traduits et publiés en français. La première édition appartient aux Presses Pocket, sous le nom de «les livres magiques de Xanth ». Milady, à partir de 2009, s’applique à les rééditer au format poche. Sont disponibles :
Lunes pour Caméléon, tome 1
La source de magie, tome 2
Château-Roogna, tome 3
L’(A)ile du centaure, tome 4
– Amours, délices et ogres, tome 5
– Cavale dans la nuit, tome 6
– Dragon sur piédestal, tome 7
– La tapisserie des gobelins, tome 8
– Un golem dans le potage, tome 9
A ce jour, pas moins de 34 tomes (le dernier en 2010) ont déjà vu le jour en VO.

A noter que le cycle a été adapté en jeu vidéo pour PC sous le titre Companions of Xanth, sous Legend Entertainment en 1993.

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)°º•. Extrait
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Citations extraites du livre "Chateau Roogna" de Piers Anthony
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Souvenir lié à ma lecture : Trop de jeux de mots tuent les jeux de mots.

Ce livre a été apprécié en lecture commune avec Heclea.
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Pics : #01 Harpie par Devon ; #02 Zombie par Wya ; #03 Portrait de Piers Anthony.

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ANTHONY Piers – La source de magie

16/11/2010 7 commentaires

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Couverture du livre "La source de magie" écrit par Piers Anthony (série Xanth, tome 2) publié aux éditions BragelonneTitre : La source de magie (Xanth, tome 2)
Auteur : Piers Anthony
Plaisir de lecture : Livre à découvrir
Tome 1, tome 3, tome 4

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En Xanth, il existe une source de magie. Evidemment, le bon roi Trent veut absolument savoir où elle se situe et mieux la connaître. Il décide de confier cette mission à Bink qui fait les cent pas chez lui. Au vu de l’importance de cette quête, Bink va très vite demander à ses amis de l’accompagner. Même le magicien Humfrey le taciturne se met en route. Dès les premiers mètres, ils vont devoir faire face à des obstacles de taille et rencontrer du beau monde.

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)°º•. Pour ce deuxième tome, nous retrouvons toute notre clique. La majorité de ces compagnons sont installés dans une vie familiale et demeurent psychologiquement stables. Pour cette folle aventure, seront de la partie notre cher Bink, Crombie le misogyne, qui pour la peine sera transformé… en griffon ! Chester le centaure sans loi ni peur. Même le magicien Humfrey qui adore rester enfermé dans le Château Roogna sera de la partie. Un nouveau – et pas des moindres – rejoindra la troupe, Kandira le Golem. Et croyez-moi, on ne risque pas de l’oublier !
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Le très grand intérêt de ce deuxième tome réside dans la participation de presque toute la faune et la flore de Xanth ! On y croisera également toute une tripotée de personnages magiques : ogre, dragon, golem, gorgone, sirène, nymphe et démon. Bref, il y en a pour tous les gouts… et toutes les personnalités. Tous nos personnages sont bien sûr d’autant plus intéressants qu’ils ont tous des caractères bien déterminés (et quelques fois bien trempés). Pour notre horde de comparses, cette fois Piers Anthony appuiera davantage sur leur trait humoristique que sur leur nature.

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Pour accroitre le plaisir, il n’y aura évidemment pas qu’une seule quête tranquille, mais plusieurs épreuves dans des lieux invraisemblables tels que le village de la Poudre Magique, les sombres Confins de la Folie et les abysses du lac des Mauvais Génies.

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Illustration aux couleurs passées, représentant une gorgone)°º•. Il est une grande joie de retrouver tous les jeux de mots de l’auteur… jeux de mots, calembours, mots valises et autres inventés sont partie très prenante du livre. Il en va de soi que le travail de traduction est titanesque et est l’œuvre du super-top-génial Dominique Haas. Il a d’ailleurs reçu le Grand Prix de l’Imaginaire en 1993 pour son statut de traducteur des Livres Magiques de Xanth et c’était le moins qu’on puisse lui donner.
Ce deuxième tome est intéressant du simple fait qu’on entre au cœur de Xanth et qu’il est tout à fait « fantabuleux » de s’approcher si près d’un mystère… de taille ! Entre nos petites mains, surtout dans les dernières pages, hein, donc plus vers la main droite, nous détenons l’âme d’un pays entier.

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Dans « la source de magie » il va de soi que les principaux thèmes demeurent la séduction, l’attirance physique et l’infidélité. Les allusions sont grosses, le questionnement est lourd, les réflexions pas très avancées. Je me serai passée allègrement de cette problématique sexuelle pour ne me focaliser que sur l’essentiel, la quête.

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Portrait sepia de l'auteur Piers Anthony)°º•. Piers ANTHONY est un écrivain américain, né en 1934. Ses œuvres les plus connues restent (les livres magiques de) Xanth.

Malheureusement pour nous, pauvres francophones ; A l’heure actuelle, seuls… NEUF tomes d’origine sur trente-deux existants ont été traduits et publiés en français. La première édition appartient aux Presses Pocket, sous le nom de «les livres magiques de Xanth ». Milady, à partir de 2009, s’applique à les rééditer au format poche. Sont disponibles :
Lunes pour Caméléon, tome 1
La source de magie, tome 2
Château-Roogna, tome 3
L’(A)ile du centaure, tome 4
– Amours, délices et ogres, tome 5
– Cavale dans la nuit, tome 6
– Dragon sur piédestal, tome 7
– La tapisserie des gobelins, tome 8
– Un golem dans le potage, tome 9
A ce jour, pas moins de 34 tomes (le dernier en 2010) ont déjà vu le jour en VO.

A noter que le cycle a été adapté en jeu vidéo pour PC sous le titre Companions of Xanth, sous Legend Entertainment en 1993.

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Souvenir lié à ma lecture : Tiens, un peu de Xanth fera du bien aux zygomatiques.
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Un autre avis disponible chez La p(ile) à l(ire) d’Heclea.
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Pics : #01 The epic battle de BrokenApollo ; #02 L’oeil de la gorgone de Littleleo.

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Capucine & Libon – Sophia libère Paris

08/11/2010 6 commentaires

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Titre : Sophia libère Paris
Auteurs : Capucine & Libon
Plaisir de lecture : Livre à découvrir

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En novembre 1870, les Prussiennes sont aux portes de Paris pour l’envahir. Le maire fait intervenir la sublime Sophie pour l’assigner à une mission secrète. Elle part en quête pour récupérer les plans des souterrains de la ville afin de mieux riposter. La fidèle Rima va la suivre tout au long de ses aventures. Sauf qu’elles ne s’arrêteront pas à Paris et nous transporteront jusqu’en Afrique.
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)°º•. Commençons par notre personnage principal – et pas des moindres ! – Sophia. Ce qu’on remarque avant tout, c’est son supra brunching de la mort qui tue des années 60, qui ferait pâlir Brigitte Bardot et Raquel Welch. Capucine nous dit que «Sophia est un savant mélange de Sophia Loren, Angélique marquise des anges, Barbarella et Xena la guerrière. » Rien que ça ! Si on la rapproche d’une de nos « contemporaines », sans aucun doute elle a des allures de Melody Bondage. On apprend très vite que tous les moyens sont bons pour sauver la patrie : Sophia ne déroge pas à cette règle et montre impunément son buste plusieurs fois, usant de ses charmes physiques au même titre que de son intelligence.
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Son acolyte, Rima est plutôt garçon manqué à la jalousie exacerbée. C’est un peu le Robin de notre Sophia-Batman et potentiellement une future ennemie en force. En attendant, c’est souvent d’un ton grincheux et la bouche de travers, qu’elle s’exprimera.

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)°º•. En première approche, vous avez l’impression d’être tombé sur un objet bizarroïde :
– une vieille couverture de fanzine,
– de la bichromie au noir passé et à l’orange pétant,
– un ton particulier dès les premières lignes.
Non, vous ne vous êtes pas trompés de livre : vous avez bien entre les mains, le petit délire de Capucine & Libon.

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)°º•. Ce livre est défini par ses auteurs comme « aventure, sexe, baston, aventure et encore un peu d’aventure ». Coincé entre hommage et parodie des bandes dessinées d’aventure, il propose un scenario prenant, riche en rebondissements. Ce one-shot offre des dialogues un peu crus, débités à tout blinde mais non démunis d’une certaine dose d’ironie doucereuse. On notera par ailleurs qu’aucun homme ne peuple les pages de notre petite BD.

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Côté illustrations, je parlais d’une copie de vieille couverture de fanzine qui est plaisante. Les auteurs ont voulu la dessiner – à défaut de vouloir quelqu’un d’autre pour la leur créer. Pour le coup, ils ont décidé d’en proposer une qui n’avait pas trop à voir avec le contenu. Et ce côté décalé est un clin d’œil agréable. Bon, heureusement, ils ont aussi mis quelques serpents quand notre héroïne part en Afrique, histoire de. Au niveau de la couleur, le noir passé ressemble au vieux bleu des encriers et l’orange pétant fait également penser à ses vieilles revues où une seule couleur résistait au temps sans bouger d’un poil : l’orange. On remarquera qu’en plus du « pinceau » utilisé, l’utilisation de la typographie de l’administration des années 50/60 est tout à fait jouissive.
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L’humour se focalise sur quelques détails comme la possession d’une carte d’un continent entier pour rejoindre un petit village de cambrousse, des canons de beauté très très subjectifs et un canon d’armement qui tire un bon boulet avec en onomatopée, un tout petit « pan » écrit. Ce petit format (proche du 13/18) de 160 pages est très divertissant et s’adresse, vous l’aurez compris, aux amateurs du 2e voire du 3e degré.

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)°º•. Capucine & Libon sont un couple dans la vie et dans la littérature. Capucine a travaillé sur l’ouvrage « premières fois » de la collection Mirages chez Delcourt. Quant à Libon, vous pouvez le connaître grâce à sa série « Hector Kanon » chez Fluide Glacial (c’est d’ailleurs au magazine Fluide Glacial que j’ai découvert Libon)
Je vous invite à découvrir le blog de nos deux comparses LA.

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Quelques planches
(avec un orange douteux, normalement, il est pétant, je vous l’ai dit)

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Souvenir lié à ma lecture: Mais keuss que c’est, qu’ça ? Attends, on va reprendre à la première page, j’ai pas dû passer à côté du truc super sérieux du bouquin.

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Merci Babelio =)

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Pics :#01 à #07 extraits et planches, Capucine, Libon et Delcourt © ; #08 extrait du roman-photo de Léandi, Editions Audie-Fluide Glacial 2007.

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