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LANDRESSIE Céline – Rose Morte ~ La floraison, tome 1

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La floraison Rose Morte Celine LandressieTitre : La floraison (Rose Morte, tome 1)
Auteur : Céline LANDRESSIE
Plaisir de lecture Livre à découvrir

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Arrivée en France en 1570, la famille de Greer a fêté depuis les 28 ans de leur fille Eileen, surnommée Rose. Toujours demoiselle, Edmund l’informe que contre toute attente (et surtout celle de son rejeton), ses fiançailles avec le Comte de Chaumontel seront rendues publiques lors de la soirée parisienne organisée par le Comte de Janlys. Mais Rose et son amie Charlotte de Carville ont plus d’un tour dans leur sac pour déjouer les plans du paternel. Nonobstant, lors de l’événement tant attendu, Rose se surprend à plonger dans le regard captivant d’Artus.

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)°º•. La brochette de personnages est dans l’ensemble assez attachante – pour différentes raisons – et savamment dosée.

Dans la famille de Greer, je demande le comte Edmund, papa adulé mais aussi homme d’affaires ; lady Mary quant à elle, pince sans rire et catholique jusqu’au bout des ongles aura su me faire sourire plus d’une fois, la représentant forcément avec la bouche en forme de cloaque de poule. Enfin, leur fille, Eileen et nommée Rose est la protagoniste. J’avoue avoir une large préférence pour les personnages à forte personnalité mais j’apprécie grandement quand elle s’avère proportionnée : les grandes gueules ou les capricieuses (qui généralement, ont aussi plein de pouvoirs ou des destins exceptionnels, le tout sans difficulté aucune)  me font généralement hausser les sourcils. On se rend compte que Rose n’est pas caricaturale : forte mais attachante, elle est tout feu tout flamme. Malgré sa résistance mentale, on perçoit très vite qu’elle peut aussi être à fleur de peau. Cette femme flamboyante est le premier point important et positif du roman.
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Personnages « secondaires » et non des moindres, nous trouvons les frères Holival. Le comte Artus de Janlys ainsi qu’Adelphe. J’ai été particulièrement surprise quant à mon ressenti : moi qui préfère les hommes au rôle de méchant (qu’ils le soient ou qu’on le leur donne) comme les assassins, j’avoue avoir largement préféré Adelphe. Je ne peux m’empêcher tout de même de pensert qu’il y a anguille sous roche pour l’un comme pour l’autre et j’attends – déjà ! – impatiemment la suite. Charmeurs, un poil sauvage, irrésistibles gentlemen, on ne peut pas ne pas être intrigué par ce beau combo.
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Enfin, dans l’entourage de Rose, nous découvrons également Charlotte de Carville et Jérôme. Petite note non secrète, puisqu’il y ait question de vampire : une hiérarchie se dessine à travers le récit. Céline Landressie reprend le mythe fondateur du vampire (des multiples formes du vampire ?) en important les bases et autres concepts qui tournent autour de ces ‘créatures’.

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La floraison Rose Morte)°º•. Céline Landressie a choisi la fin du XVIe siècle pour planter son roman : elle mêle fiction et histoire avec tout le naturel qu’il est possible d’avoir en écriture. Henri IV, la Ligue, les Huguenots et l’Edit de Nantes sont les piliers de l’époque. Cependant, si cet aspect plaira à ceux friands de récit historique, il pourra aussi seulement effleurer ceux qui ne s’y sentent pas à l’aise ou peu attirés.
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Toute en retenue, la plume de l’auteure esquisse un joli entrechat pour décomplexer une période relativement riche afin de l’utiliser judicieusement comme toile de théâtre. Elle décrit des ambiances raffinées, des décors de l’époque avec un luxe de détails dépeints : toilettes et vieilles pierres.

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)°º•. Quand la douceur de la soie côtoie le tranchant des poignards.

Lire « La Floraison », c’est avant tout une belle rencontre. C’est une sensibilité mise en exergue pour servir un récit de qualité. Il est question de destins romanesques et d’enjeux politiques, mais avant tout, de Rose. Le choix d’une narration introspective est pertinent car nous disposons du point de vue intime de la protagoniste mais aussi un peu d’omniscience. Nous savons certaines choses dont elle n’a pas une once d’idée : c’est assez jouissif comme procédé et développe considérablement notre empathie.
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L’action brute n’est pas au cœur du roman et pourtant, nous n’avons pas le temps de nous ennuyer. Céline Landressie sait entretenir le mystère : elle révèle certains indices ici et là et dévoile d’autres particules de l’intrigue au compte-goutte. Il est de ces détails presque insignifiants qui méritent une seconde lecture (ou se rappelleront à notre bonne mémoire à la lecture des tomes suivants). Les dialogues sont réfléchis et apportent tous quelque chose, parfois de manière obreptice. C’est un véritable jeu de piste qui s’offre à nous.
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Historique, un brin polar, du genre fantastique, avec un peu de romantisme ou même des traces d’horreur, personne ne se risquera à étiqueter ce roman. La délicatesse de la plume est estimable : l’auteure prend le temps de narrer, de servir une profusion de détails et descriptions, de fignoler l’environnement : tout ce qui œuvre pour nous plonger dans l’ambiance. L’écriture soignée propose un vocabulaire choisi entrainant aussi une richesse et une intelligence des textes. L’ensemble est ingénieusement pesé.

Le livre propose un papier épais de bonne qualité ; la couverture réalisée par Magali Villeneuve sied à merveille au roman (combien de fois l’ai-je admirée avant de reprendre ma lecture ?)

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« La floraison » est un roman qui peut être qualifié d’historico-fantastique mais ce serait réducteur. Accompagnez Rose au caractère déterminé, se laissant piéger par le regard envoutant du Comte de Janlys. Suivez-la dans la sphère qui devient maintenant sienne et assistez au plus près à sa métamorphose psychologique. Grâce à une plume délicate, Céline Landressie entraine le lecteur dans une épopée vampirique, qui n’a pas à rougir en comparaison de ses confrères.

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)°º•. Biographie
Née en 1978, Céline Landressie s’avère davantage qu’une amatrice éclairée concernant notre Histoire, mais pas que. Elle est aussi la maman de Rose Morte, une pentalogie du genre fantastique dont « La floraison » est le premier tome. Le deuxième paraitra en mai 2013. Son blog

Pour découvrir prologue et chapitre 1, c’est par ici.

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Dans le chaudron :
¤ Le voleur de voix de Jean-Nicholas Vachon.

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Souvenir de lecture : charmant et habile du poignard.

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Accroc des livres (Mélisande), Book en stock (Dup) et Vampirisme (Madoka) ont aussi sombré dans les yeux d’Artus.

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Logo Lecture Equitable

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Il s’agit-là d’une nouvelle lecture équitable avec les Éditions de l’Homme Sans Nom.

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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec Céline Landressie (que j’ai torturé pour l’emploi du tutoiement) et les éditions de l’Homme Sans Nom.

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Pic : Vamp goddess par Tas-poetry.
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Categories: LANDRESSIE Céline Tags:
  1. 16/04/2013 à 20:22 | #1

    Rhooo si tu en rajoutes une couche , me voilà bien !!

  2. 17/04/2013 à 19:46 | #3

    Ce livre pourrait bien me tenter alors que je suis plutôt allergique au genre historique. Très bel avis ^^

    • 18/04/2013 à 07:41 | #4

      Si l'aspect historique soigne la scène de théâtre, j'apprécie :)

  3. 17/04/2013 à 23:39 | #5

    Je l’ai acheté à Bagneux grâce à l’éditeur qui a su me le vendre, avec ton article, il remonte en haut de ma PAL ! 🙂

  4. 07/05/2013 à 20:20 | #7

    Je note! 🙂

  5. 13/05/2013 à 18:18 | #9

    D’habitude je suis pas trop attirée par les histoires de vampire mais celui là me fait de plus en plus envie. Peut-être le cadre qui rajoute un petit plus qui m’attire, je sais pas trop.

    • 15/05/2013 à 20:46 | #10

      Ah tu vois, si je dois donner une réponse brûlante à "il me plairait ou non ?" je dirai oui :) Je peux te le prêter si tu veux.

      • 15/05/2013 à 21:44 | #11

        Ton blog et toi vous êtes le gouffre de la tentation! En ce moment j’essaye de lire les livres de ma pàl mais c’est si gentiment proposé… Bref, impossible de refuser 🙂 Merciii

        • 22/05/2013 à 20:05 | #12

          Je crois que nous avons tous le même combat mais peut-être pas la même énergie pour :)

  6. 13/05/2013 à 19:06 | #13

    Pfff je vais finir par me laisser tenter, et ce sera TA faute ^^

  7. 05/07/2013 à 13:22 | #15

    Je viens de le finir et il faut que je fasse mon billet. Je n’ai lu que la fin de ta chronique.
    Je prends ton lien…

  8. 07/09/2013 à 23:02 | #17

    le pire, c’est que vous allez finir par me tenter, avec ces billets positifs. Il ne reste qu’à espérer une sortie poche!

  9. 17/04/2015 à 15:42 | #19

    Et donc je repasse ici juste pour dire que vous êtes de viles tentatrices avec Phooka!
    Je ne pensais pas me laisser aller… mais j’ai vraiment envie de le lire maintenant 🙂

    • 20/04/2015 à 14:18 | #20

      Héhé :) Et pour séduire ton porte-monnaie tu peux lui dire que tu veux suivre les parutions poche.

  1. 12/05/2013 à 08:58 | #1
  2. 17/05/2013 à 08:12 | #2
  3. 21/05/2013 à 18:02 | #3
  4. 25/06/2013 à 07:09 | #4
  5. 16/07/2013 à 11:50 | #5
  6. 16/09/2013 à 21:08 | #6
  7. 07/10/2013 à 22:43 | #7
  8. 31/12/2013 à 17:55 | #8
  9. 13/09/2015 à 11:01 | #9
  10. 09/11/2016 à 11:52 | #10