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BURGESS Tony – La contre-nature des choses

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Couverture du livre "La contre-nature des choses" de Tony BurgessTitre : La contre-nature des choses
Auteur : Tony Burgess
Plaisir de lecture Livre à oublier
Lire les premières pages

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Le narrateur erre dans un monde aux allures de fin du monde. Les morts reviennent sous forme de zombies et ils grignotent de plus en plus le territoire des vivants. Pourtant son souci principal réside en la personne de Dixon, un vendeur de cadavres, aux addictions barbares et pornographiques.

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Mon intérêt principal était la présence des zombies. C’est basique : un livre avec des zombies dedans, je veux découvrir. Je n’ai lu qu’en diagonale la quatrième de couverture et mon cerveau a clairement mal interprété la phrase « Dixon pratique des tortures d’une barbarie et d’une sophistication pornographique qui en font l’homme le plus redouté parmi ce qu’il reste de survivants ». J’ai dû certainement traduire que souvent l’horreur s’invite quand il y a des zombies, et qu’après lecture, le roman se révélait abordable pour la lectrice que je suis. Ce qui ne fut pas le cas cette fois-ci.
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Dans cet univers, les zombies sont présents mais ils n’attaquent personne. Leur surnombre est un réel problème, notamment sur la question de la place disponible pour les survivants. La solution est de les envoyer littéralement en orbite. C’est ce qu’on appelle la gestion des déchets. Pourtant, c’est cette solution qui mettra fin à l’humanité puisque le soleil ne pointe plus sur la terre et l’air vicié provoque des maladies.

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L’objectif du narrateur est de tuer Dixon. Alors, j’ai compris qu’il pouvait vaguement y avoir un facteur de vengeance. Mais ensuite : l’attrait du pouvoir ? De l’argent ? Je n’ai pas compris l’intérêt de cette quête.
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J’ai conscience de l’exercice stylistique auquel se prête Tony Burgess. L’aspect narratif par l’introspection, des phrases percutantes et le tout mené par des chapitres courts.

Mais l’histoire devient de plus en plus gore. Les zombies ne sont finalement que le premier niveau (comme si la « glauquerie » avec neuf zones circulaires comme les cercles des Enfers).
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C’est une véritable perdition qui se déroule sous nos yeux. Il y a de violence dans les actes décrits. C’est une débauche de gore dans le sens viscéral et visuel. J’ai été sidérée par la tournure du récit en « torture porn ». C’était de toute évidence beaucoup trop brutal pour moi (et ce n’est qu’un point de vue totalement subjectif).

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Bien que j’aie vite compris le titre, je ne sais pas dans quelle direction le roman a voulu se diriger alors que l’intrigue ne mène nulle part. La fin est pitoyable dans le sens où l’auteur donne l’impression de lui-même ne plus savoir où aller, comme s’il avait mis un point de ponctuation et s’il était exclamé « Bon, je vais arrêter là, je suis fatigué, cela ne m’amuse plus ». Pour écrire le mot fin, faut-il encore en prévoir une.
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J’ai l’impression que ce livre est une légère fumisterie à vouloir surfer sur la vague du post-apo. Je pense qu’on pourrait voir dans cette histoire une sortie de pied de nez. Mais en fait, non. Il aurait fallu au moins une fin pour ça.

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Photo du livre "La contre-nature des choses" de Tony BurgessOui, j’ai physiquement mis le livre au coin

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Logo défi Valériacr0Ce livre est la sélection de février de Valériane dans le cadre de notre défi. Il venait d’arriver dans ma pile à lire et heureusement, elle me l’a choisi. J’aurais été sans doute frustrée de l’avoir laissé traîner pendant plusieurs mois avant de l’attaquer et de réaliser que ce roman n’était pas pour moi.

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Anudar a aussi lu ce roman et employé le même qualificatif « fumesterie ».

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  1. 01/03/2018 à 13:43 | #1

    Oups dommage! C’est vrai que les histoires de zombies, ça attire toujours mais apparement pas toujours une réussite!

    • Acr0
      02/03/2018 à 19:21 | #2

      J’avoue avoir déjà eu quelques déconvenues 😉 Ici, c’est l’aspect trash qui m’a dérangée, sinon c’est plutôt une question d’intrigue.

  2. 01/03/2018 à 17:53 | #3

    Bon bah j’avais pas spécialement prévu de m’y intéresser, encore moins après ton avis ^^

    • Acr0
      02/03/2018 à 19:22 | #4

      En mettant de côté l’aspect gore du livre, je suis curieuse de rencontrer un lecteur qui l’aura apprécié pour son intrigue (et comme ça, on pourra en discuter !).

  3. 01/03/2018 à 19:26 | #5

    Tu me donnes envie de le lire là 😆 Par pure curiosité car je ne me fais pas d’illusion. J’essaierai de le caser entre deux. Un jour.😎

    • Acr0
      02/03/2018 à 19:23 | #6

      Je veux bien qu’on en discute une fois que tu l’auras lu 🙂 Après, je suis bien consciente que l’aspect glauque peut ne pas avoir un tel effet sur un autre lecteur. C’est juste que c’était « trop » pour ma sensibilité.

  4. 02/03/2018 à 10:15 | #7

    Oh, là tu viens de ma calmer.
    Trop spécial et gore pour moi!

    • Acr0
      02/03/2018 à 19:30 | #8

      Brrr, certaines scènes n’étaient pas agréables.

  5. 02/03/2018 à 11:00 | #9

    Moi qui l’avais mis de côté pour le lire depuis qu’il est arrivé… au rayon « non prioritaire », certes, mais quand même… je vais le laisser mijoter encore un moment, d’autres titres bien plus enthousiasmants m’attendent !

    • Acr0
      02/03/2018 à 19:31 | #10

      Cela peut être une bonne stratégie. Ou alors il faudrait lire quelques pages pour savoir si tu l’apprécierais (mais le gore n’est pas au début, c’est le souci).

  6. 02/03/2018 à 13:06 | #11

    Ah ouais, quand même.
    Le plus fou, c’est que ce n’est pas une petite maison d’édition, non ?

    • Acr0
      02/03/2018 à 19:34 | #12

      Du tout ! Après, je ne me suis pas renseignée pour savoir comment ils sélectionnaient les livres de leur collection 🤔

  7. 03/03/2018 à 15:28 | #13

    Juste voir le terme « torture porn » me suffit à classer définitivement ce livre dans ceux que je ne lirai jamais!

    • Acr0
      07/03/2018 à 18:39 | #14

      Je ne pensais que les « monstruosités » atteindraient ce point 😨

  8. 18/03/2018 à 15:54 | #15

    Ah dommage pour ce roman!
    J’ai toujours dans l’idée de lire un jour Feed qui t’avait beaucoup plu je crois…

  9. 21/03/2018 à 14:45 | #17

    Je pars en courant, sans me retourner !!! Du post-apo qui vire au torture porn, c’est trop de gâchis🙄

    • Acr0
      22/03/2018 à 19:10 | #18

      Ah, tu as utilisé un mot avec exactitude concernant mon ressenti global : gâchis !

  1. 01/03/2018 à 12:10 | #1
  2. 10/04/2018 à 16:33 | #2