Coli tout jouli

26/10/2010 14 commentaires

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Nos petits colis « surprise » se sont presque croisés, alors que Laure profitait du sien, le mien est arrivé hier.
C’est avec grande joie que j’ai déballé mon colis après avoir descendu et montu trois étages rien que pour ça ! l’avoir récupéré en boite aux lettres.
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Pour mon plus grand bonheur, il contenait :
¤ une carte de la Fée Clochette (en clin d’oeil à l’une de nos lectures communes),
¤ des cartes postales signées Amy Brown,
¤ des taaaas de marque-ta-page,
¤ un badge Misstigri-iiiiiiiih,
¤ « La porte » de Karim Berrouka.
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Oui, j’adooooore tout ça. Oui, je suis gâtée pourrie et pas vous.
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Merci, merci, merci Laure ♥

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GUSO Isabelle – Présumé coupable

25/10/2010 14 commentaires

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Titre : Présumé coupable
Auteur : Isabelle Guso
Plaisir de lecture : Livre à regrets

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Cet homme, tourmenté par des démons intérieurs est parti au Japon, trouver de l’aide. Il sort du temple Hitorifutayaku déboussolé, en vain… et si son mal était une dette karmique, une malédiction ou… autre chose ?

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J’espère que ma trentaine de mots ne sera point vu comme un spoiler. J’ai décidé de ne point plus en révéler pour suivre les choix de l’auteur et des éditions.

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Je n’ai pas accroché à notre homme. Nous connaissons que très peu de détails sur ce personnage voulu « lambda »  ou sa vie. Du bout de la plume d’Isabelle Guso, on sait que cela a été voulu. Cependant, pour avoir envie de lire, il faut ressentir des émotions vis-à-vis du personnage principal, qu’on l’aime, qu’on le déteste et toute la palette intermédiaire. Là, rien. Je n’ai rien ressenti. Je trouve que c’est une tête trop pensante, il ne raconte que son « mal physique ». Ah. Oui. Et les méninges ? Et l’âme ? La description autour de ses sensations corporelles est juste mais j’aurai aimé connaître le toucher des rideaux et le contact du bois de la scène : l’essence même du personne, son cœur.

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Le quotidien et le questionnement du personnage ont du mal à retenir mon attention. L’histoire demeure peu crédible, trop surréaliste, les réactions des personnages sont préfabriquées.  Le tout est poétique, certes, mais un poil trop pour servir de substance à la véracité qu’on recherche… « Peter pan dans la forteresse, Yvain, armure de papier ».

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Alors même si le mot du « mal absolu » est lâché page 28, on s’en doute dès les premiers mots. L’idée du livre est non pas de mettre une étiquette collée proprement mais de faire avancer le lecteur sur un sujet très épineux en lui proposant un angle de vue qu’il renie de prime abord. Peut-être suis-je en dehors de toute réalité et ne suis-je pas aussi « tabou-tisée » que la société, mais je ne vois pas pourquoi on dit qu’il faut du cran pour écrire et publier ce genre de novellas.

Bien que le livre propose deux postfaces, je n’ai pas été convaincue par les quelques mots délivrés par Isabelle Guso et Maitre Mo. Je pense que l’histoire aurait pu s’en passer, mais je comprends leur présence au cas où quelqu’un arriverait à confondre auteur et narrateur.

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Non, le roman ne m’a pas émue. Il m’a ennuyée, absolument pas touchée et même pire, il a de fortes chances d’être oublié.

Oui, c’est trash dit comme ça, mais c’est ce que je pense. Je n’ai pas ressenti… d’empathie, de pitié, de compassion, de frustration, de colère, de chagrin, de haine, d’énervement, de tristesse, de dégoût, de frayeur, de terreur, de révolte, d’agressivité, de fureur, d’épouvante, d’effroi ou de choc.

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Je ne remets pas la plume d’Isabelle Guso en cause, ni même le motif de son livre. C’est juste que je ne l’ai pas trouvé assez réaliste et profond pour pouvoir m’entrainer dans les pages et adhérer au contenu. C’est dommage, car il a été indiqué que seules les personnes « capables d’appréhender le sens » du livre pourraient apprécier leur lecture.

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Heureusement, la couverture de Zariel un « cracheur d’encre » est superbe et le marque page aussi ! le blog d’Isabelle Guso.

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Ce livre a été lu en duo avec Laure. Un autre avis disponible : La mer à lire.

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Merci BOB et les éditions Griffe d’Encre 🙂

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SADAOUI Rachid – Sonakaï

21/10/2010 Aucun commentaire

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Titre : Sonakaï
Auteur : Rachid Sadaoui
Plaisir de lecture Livre à découvrir

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Jules a dix ans et rêve de passer son temps, le nez dans les bouquins. Malheureusement à la ferme familiale, il y a toujours beaucoup de travail pour lui… Il n’a d’ailleurs pas non plus le temps de se balader ou même de faire un petit tour voir le cirque qui vient juste de s’installer en ville ! Sarah, la fille du Monsieur Loyal aime sa vie de bohème, faire tourner sa jupe et faire des clins d’œil aux garçons qui la regardent discrètement. Jules et Sarah se rencontrent derrière un bosquet, le premier fuit le proverbe familial « le temps c’est de l’argent » et Sarah fuit son père qui l’a perdue aux cartes… Ils décident de fuir ensemble sur le même chemin.

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Rien ne laissait présager la rencontre de ces deux enfants que tout séparait.

Dans un village du Finistère nord, dans les années 1930, par la rencontre de Jules et Sarah, ce sont deux cultures qui se rapprochent (tzigane et bretonne). Malgré leurs différences (styles de vie, us & coutumes, valeurs), ils vont être plus forts à deux et s’entraider. Une tendre amitié né entre eux, où aucun de jugement de valeur ne sera émis.

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Le livre offre des personnages crédibles dont les caractères ne versent pas dans la facilité. L’histoire contée propose une très belle sensibilité. C’est un petit roman d’une belle force. Les courts commentaires en début de chapitre sont délicieux et semblent être des clins d’œil. Il est à lire, blotti au chaud, un soir, pour entrer dans l’atmosphère du récit qui ressemble à un conte. La lecture est conseillée à partir de 10 ans.
La couverture change un peu de ce que nous croisons, mais j’aurai tant aimé que dans le sable, Sonakaï soit écrit en majuscule, comme le raconte l’histoire 😉

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Une suite au roman est en cours d’écriture. Nous retrouverons Jules qui va rejoindre l’internat du lycée de la Tour-d’Auvergne pendant l’Occupation. Rachid Sadaoui nous promet une histoire incroyable avec la création d’un groupe de résistance…

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Rachid Sadaoui est né en 1972 à Brest. Son histoire est née à partir du mot « Sonakaï » que lui a enseignée sa grand-mère adoptive, une femme tzigane formidable. Actuellement professeur d’Histoire-Géographie, Rachid Sadaoui a réalisé des documentaires dont « L’affaire du Diamant Bleu », et « Retour en Algérie ».

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Merci Babelio =)

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Scientilivre, 10e édition

19/10/2010 8 commentaires

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Ce week-end, s’est déroulée la 10ème édition de Scientilivre, un festival de découvertes sciences & livres, avec comme thème principal « Uchronie ».

Au niveau des expositions, celle de Jean-Claude Mézières était très intéressante, elle mettait en scène certaines de ses couvertures d’album, story board et dessins du film « Le 5è élément ». J’ai également zieuté l’exposition de l’INPI  « Inpirama, brevets français du XXème siècle » grâce à laquelle on apprend deux ou trois petits trucs.  J’ai adoré l’exposition de véritables maquettes de vaisseaux, la claaasse ! J’ai beaucoup moins été emballée par  » Science Fiction : Voyage au cœur du vivant« . Cette dernière nous proposait en surimpression, des photographies scientifiques et des gravures anciennes illustrant l’œuvre de Jules Verne. Le tout était commenté par Bernard Werber. Celle consacrée à « Ethique et génétique : Vers le meilleur des mondes ? » montrait des pistes intéressantes mais restait à mon goût trop superficielle pour en retenir quoi que ce soit.
Il était marrant de voir le coup d’oeil adressé aux ressemblances entre les oeuvres Valerian et StarWars (mais à ce moment-là, on pourrait dire que StarWars a pompé beaucoup de monde)

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Parlons maintenant des ateliers par lesquels j’ai largement été déçue. Non pas par le simple fait que la majorité demandait une inscription préalable, mais parce que bien que les enfants soient la cible première, il aurait été bon ton de ne PAS snober les adultes-ni-papa-ni-maman. Malheureusement, mes copains-sans-enfant ont tous été unanimes. Ce n’est pas parce que nous faisons plus de 120 cm que n’aurions pas voulu nous aussi expérimenter des trucs ! Pour exemple, au stand pour apprendre et tester les pH, nous nous sommes faits littéralement bouder alors que nous étions les seuls devant la table ! A un autre stand, je me prenais un vent systématique à chacune de mes questions. Bon, c’est bien enregistré !
A titre d’exemples, je cite quelques ateliers : initiation à la calligraphie, initiation à la typographie, découverte de la gravure, l’invention du moulage, fabrication d’un spectroscope, un travail de titan (ou comment soulever de lourdes charges), fabrication d’un herbier, les satellites au quotidien, « fusée et si on avait pas inventé la poudre? » (ou comment faire décoller sa fusée sans poudre noire), la découverte du feu, origami…
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Allez, maintenant, le meilleur pour la fin ! Le côté « livre » !
Premièrement, les deux librairies étaient Ombres Blanches et la seconde, mon gros coup de coeur de tous les temps, Album. Les libraires sont des passionnés qui s’y connaissent, et cela se ressent.
Il y avait une foule d’auteurs et d’illustrateurs, certains qui me sont inconnus au bataillon, dont notamment les « auteurs scientifiques » (mais dont les noms vous diront sans doute quelque chose, à vous), et d’autres qu’on connait tous avec des « ooooh ».

Avec : P.Alphen, Ayerdhal, Eric Boisset, Jeanne-A Debats, Sylvie Denis, Sara Doke, J.C Dunyach, C.Ecken, C.Grenier, A.Grousset, Gudule, J.Heliot, N.Legendre, D.Martinigol, H.Montardre, L.Poujois, M.J Segura, E.Simard, Rachel Tanner, Muriel Tourbe, Roland C Wagner, Gess, Manchu, J.C Mézières, C.Pomes, X.Saut, H.Tonton, Weissengel, Didier Debord, Micheline Jeanjean, Amandine Marshall, Monique Mazarguil, Marie Mélisou, Alain Plas, François Vermel, C.Clot, E.Blanquet, D.Jayat, E.Figueras, C.Galfard, B.Marck, M.Mitov, L.Périno, B.Pluchet, Girolamo Ramunni, C.Ray, JN.Sarrail, V.Tardieu…

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J’ai finalement parlé avec très peu d’entre eux, soit parce qu’ils étaient adulés par beaucoup de monde (au point que je ne pouvais pas prendre de photos) et d’autres, parce que je les connaissais si peu.  Je n’ai pas osé par exemple  adresser la parole à Marie-José Ségura (Le monde des songes). Et Manchu n’était point présent 🙁
Notons tout de même la gentillesse de Legendre (dont une de ses nouvelles est publiée dans une anthologie d’Eve) ; J.C. Mézières, l’illustre (BD  Valerian et Laureline) ; H.Tonton, le souriant (BD Armandis) ; Gess, le très sérieux (BD Carmen Mc Callum, La brigade chimérique) ; Weissengel le super méga adulé par les (petites) fiiiiilles (BD Les Elfées) ; Cyrille Pomès, le beau-gosse (BD Chemins de fer, A la lettre près) et Roland Charles Wagner, le très bavard mais non moins sympathique !
A juste titre, Roland C. Wagner faisait ce jour-là du tri sélectif, il était en grève, donc il ne dédicaçait pas ses « lecteurs » fans d’UMP/FN. Très souriant, abordable, nous avons papoté un moment et il nous a révélé que l’illustrateur Caza était pour lui, un dieu (liens plus sentimentaux qu’avec d’autres illustrateurs non moins talentueux). Et il a failli limite s’évanouir le jour où Caza l’a contacté pour illustrer pour la première fois un de ses romans qui devait être ré-édité.

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Pics : #01 Maquette de vaisseau ; #02 Maquette de vaisseau ; #03 Ressemblances entre les oeuvres Valerian et StarWars ; #04 Des lutins en origami ; #05 Jean-Claude Mézières ; #06 Stéphane Gess ; #04 Cyrille Pomès ; #05 Roland Charles Wagner.

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Ange – Le peuple turquoise

16/10/2010 18 commentaires

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Couverture du livre Le peuple turquoise d'Ange, publié aux éditions BragelonneTitre : Le peuple turquoise (Ayesha, tome 1)
Auteur : Ange
Plaisir de lecture :  Livre à découvrir
Tome 2, tome 3

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Rien ne laissait présager la rencontre entre Arekh, galérien prisonnier et Marikani, héritière de la ville d’Harabec. Après que leur galiote ait coulée, les voilà en fuite. Pour des raisons différentes, l’un doit fuir les autorités, la seconde doit retrouver sa cité ; ils vont devoir durement coopérer durant un bout de chemin, toute personnalité prise en compte. Ils feront face à de nombreux obstacles montés par l’émir, ennemi juré de notre Reine et devront rejoindre coûte que coûte Harabec. Alors que le chemin promet de ne point être reposant, l’arrivée à la capitale le sera encore moins, au vu des multiples intrigues politiques.

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)°º•. Marikani et Arekh, coéquipiers bien malgré eux nous entrainent tour à tour dans les mines mystérieuses des émirats et au pic d’une montagne atypique. Ensemble, et avec Liénor, la suivante de Marikani, nous entrons dans un pays aux influences arabisantes et perses. Les rapports humains semblent un peu superficiels dans la bonne première partie du bouquin mais on arrive tout de même au fil des pages, à s’y attacher.

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Le gros atout des personnages demeurent les différences des origines sociales et raciales qui cohabitent bon gré mal gré. On y notera que l’esclavage est un des thèmes épineux de l’histoire : les asservis sont captifs de droit divin. Ce sont les divinités stellaires qui ont indiqué dans une de leurs constellations que les gens aux yeux bleus sont les reclus. Une tache entre les omoplates de chacun valide leur soumission. C’est pourquoi, les gens aux yeux bleus (le peuple turquoise) ne peut devenir libre, ni en rachetant son droit à la liberté, ni par affirmation de son propriétaire.

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En Ayesha, les héritiers de la lignée d’Harabec sont des rois-sorciers. Ils disposent donc de pouvoirs particuliers. Le lien entre la force du souverain et du destin du peuple est le plus intéressant : la force de l’héritier d’Harabec est étroitement liée à celui du pays. Si la force est conséquente, le royaume est politiquement fort, les récoltes abondantes et les habitants heureux. L’inverse est aussi vraie.

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Le passé et le présent d’Arekh es Morales sont inconnus. Notre brave gars se la joue un peu égoïste, profondément impulsif et bad boy sur les bords. Il n’empêche que contre toute attente, il aidera les survivants de la galère coulée à rejoindre la terre ferme et même plus. Il se frottera au caractère de Marikani aya Arrethas, héritière puissante et en passe de devenir officiellement la reine d’Harabec. Tour à tour très mystérieuse et presque sympathique, Marikani saura se montrer persévérante et forte, malgré quelques réactions absurdes. Elle est accompagnée par Liénor, une suivante et amie. Cette dernière voue une haine terrible à Arekh, et ne veut que deux choses : que Marikani survive et qu’Arekh trouve la mort. Elle demeure insaisissable et son identité relativement secrète.

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)°º•. Ayesha est un monde où les croyances religieuses des astres sont fortes. On se rend vite compte que le poids des traditions, l’ambition et le fanatisme font accepter au peuple, l’esclavage de personnes dont la seule « faute » s’arrête à un de leurs attraits physiques, les yeux bleus.

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L’écriture en elle-même est très bien, rien à reprocher. Le rythme demeure un peu faible, on sent pourtant qu’il y a une véritable maitrise de la plume et on se dit « mais quand est-ce que le livre va exploser et qu’on n’ait plus envie de le quitter ?! ». Les très bonnes descriptions permettent de se plonger dans une ambiance romanesque, qui sent bon le mystère et les épices.

Quelques faits restent prévisibles et il n’y a pas beaucoup d’originalité mais les éléments sont bien tenus. Les stratégies d’intrigue sont bien menées quoiqu’un poil tirées par les cheveux. Il reste tout de même des moments de suspense où le rythme de lecture s’accélère.

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Un premier tome qui nous permet de rentrer dans l’univers d’Ayesha, de nous frotter aux caractères hétéroclites des personnages et de baigner dans les enjeux politiques gigantesques d’Harabec et des émirats. Il faudra attendre la seconde moitié du livre pour commencer avoir un rythme pulsé et du pep dans l’intrigue principale.

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)°º•. Sous le pseudonyme d’Ange, nous retrouvons Anne et Gérard Guéro, nés respectivement en 1966 et 1964. Ils sont connus non seulement pour leurs romans « médiéval fantastique » mais également dans le monde de la bande dessinée et pour l’écriture de scenarios de jeux de rôle. Ils sont souvent étiquetés gentiment « auteurs prolixes ».

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Je possède à la maison, la trilogie collector pour les 10 ans de Bragelonne dont la couverture sublime est née de l’imagination de David Oghia. Cette trilogie existe aussi en trois volumes dont le nom est « Les lunes de Tanjor » et dans une intégrale nommée « Ayesha – La légende du peuple turquoise ».

Voilà et sinon je vous livre la dédicace de mon édition, car je la trouve superbe 🙂

A Alain Nevant, Stéphane Marsan, Barbara Liano et Oliviet Dombret, qui ont tous été importants pour moi pendant et après la rédaction de ce livre. (Et pour certains, avant aussi). Je voudrais ajouter qu’une des raisons pour lesquelles Stéphane Marsan est dans cette dédicace est qu’il y a quarante-huit heures, il m’a dit : « Tu as quarante-huit heures pour trouver une dédicace, et cette fois, tu serais gentille de ne pas m’oublier ». Et non, Stéphane, tu ne changes pas un mot de ce truc.

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)°º•. Extrait :

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Dans le chaudron :
¤ La flamme d’Harabec, tome 2
¤ La mort d’Ayesha, tome 3

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Souvenir lié à ma lecture : mais comment vais-je pouvoir emmener un livre de plus de 600 pages dans mon sac ?

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Ce livre a été apprécié en lecture commune avec Laure.
D’autres avis disponibles sur la trilogie complète chez : Fantasy au petit-déjeuner (Salvek), Mes lectures de l’imaginaire (Olya), Parchments of Sha’ (Shaya).

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Pics : #1 par Dk-Raven ; #2 par Muady ; #3 Mardin city par Orcunceyhan ; #4 portrait d’Ange ; #5 Couverture 10 ans de Bragelonne ; #6 Couverture intégrale chez Bragelonne.

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Fin de série

14/10/2010 164 commentaires

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Illustration de Bubbles-v3

Comme je devais rédiger plein de chroniques n’avais rien à faire, je me suis penchée sur mon plus gros problème du moment (oh, ça va, hein !) à savoir que je suis très maligne pour augmenter ma M.E.L. et pour me plaindre du même fait.

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Comme beaucoup de personnes – et notamment les SFFFistes – je commence tout un tas de séries-super-génialissimes-de-la-mort-qui-tue, sans jamais réussir à les continuer ni même à les terminer dans un délai respectable. Bien qu’elles puissent me tenir des heures en haleine, il y a comme une sorte de phénomène à ne jamais continuer ces fichues séries. Par série, j’entends tout suite de plusieurs livres, en commençant par les trilogies. Exit les diptyques, faut pas déconner, j’arrive à les finir, si toi, non, alors c’est que tu n’es qu’une grosse feignasse.

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Continuer et terminer mes séries est l’acte que j’officialise par ce billet. « Fin de série » montrera donc la volonté de continuer voire de finir dans un délai respectable (c’est à dire, pas 15 ans, hein !) toute série, partant de la trilogie, passant par la moitié d’une série de dix ou les derniers tomes publiés d’une série en cours d’écriture.  Le plus important est de se donner du baume au cœur et un peu de motivation pour continuer et finir ses séries qui le méritent.

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Ma liste de sagas est visible ici

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¤ Fin de Série #17
¤ Bilan 9 ans (2019)
¤ Fin de Série #16
¤ Fin de Série #15
¤ Bilan 8 ans
¤ Les (sur)vivantes
¤ Fin de Série #14
¤ Fin de Série #13
¤ Bilan 7 ans
¤ Fin de Série #12
¤ Fin de Série #11
¤ Bilan 6 ans
¤ Fin de Série #10
¤ Fin de Série #09
¤ Bilan 5 ans
¤ Fin de Série #08
¤ Fin de Série #07
¤ Bilan 4 ans
¤ Fin de Série #06
¤ Fin de Série #05
¤ Bilan 3 ans
¤ Fin de Série #04
¤ Fin de Série #03
¤ Bilan 2 ans
¤ Fin de Série #02
¤ Fin de Série #01
¤ Bilan 1 an
¤ Février 2011
¤ Lancement du défi

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Elles se sont aussi lancé ce défi :
Anna, Bouchon des bois, Eirilys, GilwenHilde, Iluze, Lhisbei, Luthien (romans et mangas), Lynnae, Melisende, Mallou14, Nyx, Pitiponks, Sapotille, Sia, Snow, Thalia, Tigger Lilly, Valeriane.
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Les anciennes participantes ! (Elles ont sans doute été mangées par leur liste 😜)
Allison, Agnah, AudeAudrey, Ange, Céline, Danouna, J.a.e._Lou, Merkillia, Naelline, Petit-Lips, PimpiRoulae, Suka, Vivredelecture.

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logofindeserie

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Je propose aussi de confectionner le logo à la couleur dominante de votre blog sur demande (gentille) 😉

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Read a Thon : ça, c’est fait.

11/10/2010 53 commentaires

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Le read a Thon a pour moi, commencé dès début septembre. Il a fallu noyer communiquer à mes proches, mes zamis, mes copinautes et autres, l’événement. J’ai par ailleurs demandé à mes copinous de me prêter stricto sensu des livres qu’ils avaient adoré et de moins de 250 pages, tous genres confondus. Heureusement que Thracinée, Julien, Lucie et Loulou ont bien voulu répondre à mon appel sous peine de mourir du silence radio des autres.

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J’ai lu, relu, rerelu, rererelu les conseils et il m’a fallu partir en quête de livres jeunesse (et allonger ma MEL) pour ce marathon de lecture. Et les choses n’ont pas été aisées : il fallai emprunter des livres très demandés (du genre, « L’épouvanteur » de DELANEY) suffisamment à l’avance pour ne pas se faire chiper (Dora, sors de mon corps!) les tomes et pas trop tôt pour que la période de prêt s’étende jusqu’au 11 octobre. Si je n’avais eu envie que d’emprunter des livres pour le RAT, ma carte d’abonnée de 12 aurait suffit. Mais comme j’avais envie – de bien entendu – aussi  de lire la moitié d’un rayon de bibliothèque, cela ne pouvait pas être aussi simple. Et j’ai commencé à partir sur le marché noir des cartes d’abonnés, prête à acheter celles des copains ou à créer de fausses identités, genre pour avoir de multiples « préciiiiieux ».

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Ouais, et donc, vendredi, j’étais prête : livres étiquetés, marquetapagés et bien étalés sur la moquette, genre, là. En plein milieu du salon. Ouais, sauf que les Figolu n’étaient pas encore arrivés. Et que moi, sans eux, c’est comme une LCA sans bibliothèque. Je meurs, vois-tu. Et comme mon Chéri n’avait point envie que je fasse mon autiste pendant 12 heures mais pas que je meurs, il est allé m’en chercher. Genre, trois. Genre, trois minuscules paquets de 16 sablés à la figue.

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Samedi matin, 8h45. Réveil. « Nan, mais ça va pas, on avait dit 9 heures, pas 8h45 !! ». « Oui, mais tu vois, c’est pile poil le temps aux petits pains pour cuire, et j’prends ma douche en même temps », lui répondis-je avec les yeux de chien battu. Ndrl : les petits pains précuits mettent exactement 13 minutes à 230°C pour être cuits et dorés à point pour un petit déjeuner parfait. Je tiens à préciser, ô lecteur, que samedi c’est brunch chez nous. Et que samedi du RAT, bah ça n’a pas été brunch du tout, tu vois.  Maiiiis, on n’en voudra point à l’organisatrice – quoique… – puisqu’elle a programmé le RAT un très beau jour (du moins chez moi).

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A 10 heures, j’ai donc eu l’idée du siècle en commençant mon RAT par une nouvelle de dix pages de Pierre GRIMBERT. Voilà, ça, c’est fait. Ca te demande environ 10/12 minutes de ton temps, et au moins t’as coché  » Un livre de lu, Un ! « . Et attention, après, stratégie de ouf, j’ai attaqué le deuxième tome de l’Epouvanteur de DELANEY. Ouais, j’voulais pas trop lire le tome un, la couleur de la couverture ne me disait trop rien. Surtout qu’il est composé de 275 pages. Et que 275, c’est exactement mon nombre ennemi du RAT, tu vois. Si j’entame un livre de 275 pages, paf, malédiction, et tout. Alors, non, j’ai commencé par le deuxième tome.

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Bah là, à 10h58, j’étais toujours dans le tome 2. A 11h13, aussi. A 11h21, également. Et après, j’étais encore dedans. Mais genre, vraiment dedans. La tête dodelinante, écroulée entre les pages ouvertes. Et là, tu fais un vieux « gruuuu » et t’as qu’une envie, arrêter le RAT, et aller te pieuter. Parce que sans déconner marathonner en lecture sur 12 heures alors que t’as pas trop trop bien dormi, ça l’fait pas.  (genre ceci est un euphémisme parce que j’ai cauchemardé comme une grosse tarée de la psychopathie).

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J’ai compris le truc pour m’en sortir (non la position assise sur le canapé ne m’a point réveillée) : j’ai bu du thé. Oui, mais pas avec mon gros bock de droguée, mais par petites goulées, dans une minuscule tasse. Bah oui, se servir, mettre du sucre, touiller, boire par petites gorgées, ça aide à se maintenir. Ouais, c’est ma gym, quoi. Pas genre la gym que mon Chéri voulait que je fasse, du genre « va dehors, fais le tour du pâté de maison, et reviens ». Ouais, mais non, parce que quand je fais ça, j’peux pas lire. Lire ou Courir, il faut choisir. Et moi, clairement, c’est déjà du tout vu.

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Après, est arrivé midi. Et là, comme une grosse feignasse un gracieux félin, je me suis étalée comme une m*rde allongée de tout mon magnifique long, au soleil, sur la moquette. Because, j’vois pas pourquoi y aurait qu’mes chats qui auraient le droit de se dorer la fesse, hein. Et là, c’était pur bonheur 🙂 J’ y suis restée jusqu’à la fin de mon livre, où on a sonné l’heure du miam, avec au menu : torti aux pousses d’épinards et au speck, sans oublier le parmesan. Et qu’ça, ça déchire tout. J’ai eu le droit aux sempiternelles « restes assise pour manger » « vas pas voir tes livres, ils vont pas s’envoler » « manges doucement ! » « profites ». Gnagnagna. Genre, j’aurai voulu ma maman, je l’aurai appelée, hein.

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Et puis, avec le thé et un Figolu, j’me suis j’tée dans « Sortilège au muséum » de Philippe DELERM. C’était court, sympathique et j’avais l’impression de marcher sur le vieux plancher du muséum. Par la suite, j’ai commencé à sentir la fatigue se poindre (mais pas autant qu’à 11 heures et des miettes de Figolu). Alors, je me suis détendue dans les deux premiers tomes de « Sous un rayon de soleil… » de Tsukasa HOJO. Et là, ô les vilains pas beaux, Chéri et Chats sont allés siester. Genre, j’étais toute seule, dans un silence de mort (because la musique pouvait me déconcentrer) pendant que je les attendais ronfler à qui mieux, mieux. Et là, t’as juste envie de mettre Sad but True de Metallica à fond (oui, autant prendre une chanson qu’on aime, hein.), et d’aller sauter sur le lit. Mais je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer. Car j’aime le thé. Et le thé c’est diurétique. Donc, tu lis trois pages et tu fais un pipi de cinq minutes, tu lis trois pages et tu fais un pipi de cinq minutes, etc.

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Bon et puis après, pendant que Chats & Chéri se liguaient contre moi, en s’installant au maximum de l’autre côté du canapé, les premiers pour se faire gratouiller, le second pour jouer à la console (avec casque, s’il vous plait). J’ai continué doucement mon bonhomme de chemin en mangeant des Figolu en lisant ! Mais avec tout ceci, un goûter s’imposait, toasts chauds & confiture, et avec du chocolat chaud (because le thé c’est diurétique). Puis, j’ai enchainé sur « D’or que landes ou l’étrange aventure d’Harvey Squire » de Denis BRETIN. Bien que je ne fatiguasse point si vite, j’avais une envie de papillonner assez fulgurante et l’arrivée d’un copaing n’a point arrangé les choses. Mon chat-boulémique-de-câlins m’a juste haï.  Tout ça parce que je préférais tourner des pages plutôt que de le gratter lui, ô ignoble humaine que je suis.

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Et comme Guitar Hero « Metallica » à deux gamins n’est pas très compatible avec moi toute seule et mon livre ; je suis allée m’enfermer dans la chambre où j’ai pu le terminer. J’ai enchainé avec le troisième volume de « sous un rayon de soleil… » de HOJO, avec lequel je n’ai pas arrêté de changer de position toutes les 32 secondes et demi. Et j’ai terminé en beauté à 21h58 en refermant les « 4 histoires fantastiques« , d’Allan Edgar POE, illustrée par Gris GRIMLY.

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Voilà, j’ai rempli mon questionnaire comme une gentille fille. J’ai mangé, j’me suis douchée,  j’me suis pieutée.

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J’ai aimé tous vos commentaires, votre soutien ici et ailleurs (merci, merci, merci ♥) ; j’ai aimé faire bouder mon chat ; j’ai aimé les Figolu et les livres (super lectures, aucune déception).
J’ai moyennement aimé l’ambiance… l’année dernière, en temps que cheerleader, c’était autre chose! ; j’ai pas du tout aimé le fait qu’on me demande « combien d’paaaaaaaages » avant d’me demander si j’allais bien ou même mieux si mes lectures étaient passionnantes. J’avoue, j’ai fait ce marathon pour le plaisir de lire sous 12 heures, PAS pour lire un maximum sur 12 heures, vite, vite, vite. Et j’avoue que j’ai moyennement apprécié n’être qu’à 22 heures, n’être qu’un nombre de pages. Ce n’est pas parce que dans la définition du read a thon, on considère que la maximisation soit prioritaire, pour que j’aie l’envie de vivre mon RAT comme ça. Et malheureusement, « chat échaudé craint l’eau froide » serait une expression à point.

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Pics : #1 Des livres par-ci, par là ; #2 Mon partenaire officiel ; #3 La fin des Figolu ?! … nan, seulement du premier paquet, ouf ; #4 Goûter, toasts chauds à la confiture & chocolat chaud ; #5 Chat ultra blasé.

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