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Articles taggués ‘★★★★☆’

SANDERSON Brandon – Dansecorde

13/08/2019 3 commentaires

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Couverture du recueil de nouvelles Sixième du Crépuscule de Brandon SandersonTitre : Dansecorde (Les Archives de Roshar, novella)
Auteur : Brandon Sanderson
Plaisir de lecture Novella à découvrir
La Voie des rois tome 1, Le livre des Radieux tome 2

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Lift est lasse de sa vie à la Cour de l’Empereur Gawx. Elle décide de fuir et de revenir aux basiques : l’errance. En compagnie de Wyndle, un néantifère, elle part sur les traces de l’Ombre.

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La novella « Dansecorde » est disponible dans le recueil« Sixième du Crépuscule et autre nouvelles ». Brandon Sanderson en conseille sa lecture entre « Le livre des Radieux » et  « Justicière », les deuxième et troisième tomes des Archives de Roshar.
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Pour moi, cette novella est un chapitre bonus et ne doit pas être considérée comme un point d’entrée à cette saga. Elle fait appel à des notions, des personnages et des événements traités dans les deux premiers volumes. Sa lecture aux novices, bien que peu spoilante, pourra paraître bien obscure.
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Lift est un personnage secondaire que l’on a précédemment croisée dans un interlude. Dansecorde représente l’occasion pour l’auteur de nous offrir une aventure individuelle. J’espère retrouver Lift dans le troisième volume « Justicière » des Archives de Roshar (je suis en cours de lecture).
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En cherchant l’Ombre, Lift remplit les deux rôles : chasseuse et… proie. Et par-dessus le marché, une tempête anormale approche.
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La protagoniste est un personnage féminin fort et à l’esprit libre. Lift est truculente et possède un pouvoir génial (c’est elle qui le dit). Son compagnon Wyndle est un néantifère plutôt trouillard. Ce qui donne des actions assez comiques à la lecture.
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Ce texte est relativement court avec environ 250 pages mais retrouver Lift & Wyndle et passer du temps avec eux est amusant.

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Fan art de Lift par Katie Payne, Lift est un personnage de Brandon Sanderson Fan art de Lift par Tara Spruit, Lift est un personnage de Brandon Sanderson

Fan art par : Katie Payne | Tara Spruit

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FAVILLI Elena & CAVALLO Francesca – Histoires du soir pour filles rebelles

29/06/2019 10 commentaires

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Couverture du livre "Histoires du soir pour filles rebelles" d'Elena Favilli et Francesca CavalloTitre : Histoires du soir pour filles rebelles, 100 destins de femmes extraordinaires
Autrices : Elena Favilli & Francesca Cavallo
Plaisir de lecturenote : 4Livre à découvrir

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« Histoires du soir pour filles rebelles » est né d’un financement participatif et a connu un grand succès : 500 000 exemplaires vendus, n° 1 des albums jeunesse aux USA et en Angleterre, n° 1 des livres en Italie dès sa parution. Il existe un second tome.
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Le livre fait part de 100 portraits de femmes qui ont cru en elles. Le fond du message rappelle que rien n’est acquis. Il est à mettre entre toutes les mains, masculines et féminines. Il passe très bien en lecture à voix haute (le soir ou non). J’ai partagé ma lecture avec N., 10 ans, qui était très intéressé. Les biographies soulèvent des questions… qui amènent à d’autres recherches.
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Je tique un peu sur l’expression « pour filles rebelles » dans un contexte où la lecture devrait être non genrée. J’ai bien conscience du parti pris du livre qui souhaite mettre en avant des figures féminines qui ont connu une victoire. Mais je trouve que c’est maladroit d’en faire un point purement marketing pour le titrer ainsi.
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J’ai trouvé la présence de certains portraits tendancieuce, que je n’aurais peut-être pas validé sur maquette mais rien d’outrageant. Inversement, toutes les femmes au niveau mondial ne peuvent pas être représentées (heureusement qu’un second tome est paru !).
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Est à remarquer, un effort louable pour balayer aussi bien les époques que les continents. On retrouve ces cent femmes dans diverses disciplines sportives, dans les arts, de métiers différents ou dans les nombreuses sciences. Les reines côtoient les guerrières – parfois, elles sont les deux – et beaucoup de militantes.
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La sélection s’établit sur des femmes qui s’avèrent/s’avéraient des rebelles pour la société et leur époque. Parfois, elles choquent/choquaient et risquaient souvent leur vie.
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Les portraits brossés sont synthétiques : la biographie se concentre sur le succès et moins sur l’œuvre accomplie par la femme. La fin tragique de certaines figures est aussi édulcorée. Alors même si on peut rester sur sa faim, le livre a l’immense intérêt d’éveiller les consciences.
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Concrètement, chaque double page présente une figure féminine : texte de présentation à gauche, portrait dessiné à droite accompagné d’une citation. La biographie titre le nom, puis le métier ou le titre, présente l’histoire en quelques mots, clôture sur la date de naissance et la date de mort, ainsi que le pays de naissance.

J’ai bien aimé que ces 100 portraits soient classés de manière alphabétique à partir du prénom de chacune.
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60 illustratrices interviennent dans ce livre : chaque artiste a pu apporter sa touche et c’est une véritable sensibilisation à l’art qu’on peut aussi amener en le feuilletant. Petit précision : les illustrations sont non « girly » (ouf !), non enfantines et travaillées. Elles sont un vrai régal à découvrir.
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Le livre contient un signet en ruban, les cent portraits, une double page vierge pour écrire l’histoire et dessiner le portrait de la/du propriétaire du livre, un panthéon des rebelles (les personnes qui ont participé au crowdfunding initial), et la liste des illustratrices ; en plus des remerciements et d’un succinct portrait des autrices.

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Mise en scène du livre Histoires du soir pour filles rebelles Livre histoires du soir pour filles rebelles, signet et étiquette "appartient à"

Livres histoires du soir pour filles rebelles portrait de Magherita Hack

Livres histoires du soir pour filles rebelles portrait de Nina Simone

Livres histoires du soir pour filles rebelles portrait de Jane Goodall

Livres histoires du soir pour filles rebelles portrait d'Hypatie

Livres histoires du soir pour filles rebelles portrait de Michelle Obama

Livres histoires du soir pour filles rebelles à feuilleter

Livres histoires du soir pour filles rebelles portrait vierge

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Défi Valériacr0 écrit en lettres retro à ampoules.
Ce livre était la sélection de ma binômette Valériane dans le cadre de notre défi Valériacr0 de juin. Très rebelle !

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BURNETT Frances H. – Le jardin secret

28/05/2019 7 commentaires

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Couverture du livre "Le jardin secret" par France BurnettTitre : Le jardin secret
Autrice : Frances H. Burnett
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir

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Une épidémie de choléra a touché toute la maisonnée dans les Indes. La mort de ses parents oblige le rapatriement de la jeune Mary Lennox dans le Yorkshire : elle est recueillie par son oncle Archibald. Cet homme ne peut plus voir sa maison en peinture après le décès de sa femme bienaimée. Il va par monts et par vaux et n’a pas le temps de s’occuper de l’enfant. Mary Lennox, entourée par les domestiques va apprendre l’autonomie, se requinquer et courir à travers la lande et les jardins. Sauf la parcelle fermée par de hauts murs et à double tour depuis dix ans déjà.

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Privée d’affection et d’attention de la part de ses parents, Mary est une fille solitaire et n’avait de contact qu’avec les domestiques indiens qui étaient présents en permanence pour répondre à ses moindres désirs. Mary est l’anti-héroïne par excellence : solitaire, taciturne, maigrelette et un peu hautaine.
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C’est un véritable choc culturel qu’elle va vivre : elle découvre les mœurs, la vêture et la nourriture de l’Angleterre victorienne… mais aussi la météo et l’atmosphère liée aux landes.
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Bien qu’entourée de lourds secrets familiaux, la protagoniste va apprendre à sourire, tout simplement. Elle découvre alors la joie, l’amitié et se retrouve bien entourée : Martha une domestique, le jardinier et son rouge-gorge et Dickon, un garçon du même âge.

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« Le jardin secret » est une véritable madeleine de Proust puisque j’ai retrouvé en boîte à lire, le livre dans la même édition dans laquelle je l’avais découvert plus jeune. Ce fut marrant de voir que des souvenirs assez précis revenaient à la mention d’un événement ou d’une action.
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« Le jardin secret » a été publié pour la première fois en 1911. Qualifié de livre d’apprentissage, il est destiné à la jeunesse. D’ailleurs, la mention d’une orpheline n’est pas rare, si l’on repense à la seconde héroïne de Frances H. Burnett « Sara, la petite princesse ».
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Parfois j’ai trouvé limites les réflexions formulées à l’encontre des enfants : l’autrice arrive à s’en sortir en indiquant – de manière assez floue tout de même – qu’il s’agit des pensées de certains adultes et qu’elles ne sont pas partagées par tous.
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La période de l’enfance ! où la découverte de soi, des autres et de tout en est au cœur. Il y a aussi le respect d’autrui, quelques leçons apprises qui vont façonner l’adulte en devenir.
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Mary bénéficie d’un temps privilégié, exempt de responsabilités et même de devoir puisqu’elle sera libre comme l’air, sans percepteur/rice pour guider son éducation. Elle apprend donc à observer, respecter, soigner. Et comme elle est présentée avec autant d’innocence que de candeur, il est facile de s’attacher à cette petite fille facétieuse et à l’imagination débordante.
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Il est aussi question de l’amour à la nature. De courts chapitres sont centrés sur le changement avec le printemps : l’éclosion, le parfum des fleurs, le comportement des animaux aussi. Les descriptions des odeurs, des paysages, des textures même, se révèlent très justes. Le tout est intensifié justement par ses relations avec le jardinier et Dickon en qui faune & nature trouve un formidable allié. Et puis l’on se rend vite compte qu’il n’y a pas que les fleurs qui éclosent. Le potentiel du jardin interdit, et aussi le potentiel de Mary.

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Livre "Le jardin secret" de Frances Burnett pris en photo dans les fleurs

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Défi Valériacr0 écrit en lettres retro à ampoulesCe livre a été choisi pour mai dans le cadre du défi Valériacr0 avec la meilleure acolyte du monde (au moins). Aussitôt cueilli en boite à lire, aussitôt lu !

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Les petites addictions de CranberriesMargaud Liseuse et The Books Howl (May) ont aussi vu les rosiers fleurir.

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COSTE Nadia – Comment je suis devenue un robot

21/05/2019 10 commentaires

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Couverture du roman "Comment je suis devenue un robot" de Nadia CosteTitre : Comment je suis devenue un robot
Autrice : Nadia Coste
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir

Lire les deux premiers chapitres

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Margot et Ambre sont amies. Pourtant leur amitié va être mise en péril car Margot a eu un accident de voiture avec pour séquelle, l’amputation d’une main et d’un pied. Ambre, de nature joyeuse et à l’humour percutant, ne sait plus comment percer la carapace de Margot et elle a peur de l’embêter avec ses « problèmes de riches ». Toutes deux ne savent plus communiquer alors qu’elles ont fondamentalement besoin de leur confidente.

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La plume de l’autrice Nadia Coste est une valeur sûre pour moi : peu importe le sujet, le roman est à découvrir. Contrairement à ce que pourrait laisser supposer le titre « Comment je suis devenue un robot », cette fois, il n’y a pas d’imaginaire au programme.
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On retrouve deux adolescentes de 14 ans : Margot a l’impression que son corps mutilé ne sert plus à rien. On va suivre son cheminement avec cette nouvelle donne physique. C’est en pilotage automatique qu’elle vit maintenant. Elle veut mettre de la distance à tout : à la douleur, à son corps, à ses émotions, aux réactions de ses parents.
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Ambre aussi est préoccupée par son corps : sa grosse poitrine semble être un problème – surtout pour les autres – et se pose la question de la réduction mammaire. Ambre ne veut pas être un fardeau supplémentaire pour son amie et absolument pas perdre cette amitié.

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Ce roman donne la voix aux deux adolescentes par des chapitres alternés. La trame est indéniablement enrichie par les deux points de vue. Ils renforcent le caractère dynamique que l’écriture de l’autrice possède déjà.
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Dans le récit, il est marqué qu’à l’adolescence « tout est prétexte à commentaire » : une particularité physique, une tenue ou une attitude. Cette période charnière s’articule autour : d’un problème personnel, d’interrogations de la part de l’adolescent et de la recherche de la solution en soi.
Mais du soutien d’une de ses pair.e.s est tout aussi important et c’est justement cette impossibilité à communiquer qui éloigne Margot et Ambre l’une de l’autre.

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Ce texte est sensible et humain. Nadia Coste s’investit sur une thématique impactante : l’acceptation de soi. À souligner, l’histoire ne tourne pas uniquement autour du handicap.
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« Comment je suis devenue un robot » possède un titre astucieux, comme un joli pied de nez. Le livre se lit d’une traite et s’avère impossible à lâcher avant d’en connaitre la fin.

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Mise en scène du livre "Comment je suis devenue un robot ?" de Nadia Coste

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Book en stock (Phooka), L’atelier de Ramettes ont aussi voulu que tout s’arrange très vite entre les deux protagonistes.

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SPJUT Stefan – La chasseuse de trolls

14/05/2019 6 commentaires

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Couverture de "La chasseuse de trolls" de Stefan Spjut, roman paru aux éditions Actes sudTitre : La chasseuse de trolls (Susso, tome 1)
Auteur : Stefan Spjut
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Lire les premières pages

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Susso est cryptozoologue et rêve de voir un troll. Alors quand une grand-mère aperçoit un étrange être à travers les carreaux de la fenêtre, Susso fonce jusqu’à ce patelin pour installer un appareil photo à déclencheur par mouvement pour espérer capturer un cliché. Peu de temps après sa visite, le petit-fils venu faire un tour chez sa mamie disparait. Il est connu que les trolls sont particulièrement attirés par les enfants. D’ailleurs, le triste événement rappelle la disparition locale de Magnus voilà vingt-cinq ans.

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La cryptozoologie est l’étude des animaux dont l’existence ne peut pas être prouvée de manière irréfutable. Ce sont les trolls qui passionnent Susso. D’ailleurs, elle leur consacre un site web et rêve d’en voir un de ses propres yeux.
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Dans ce récit, Stefan Spjut nous emmène au contact des habitants. Il prend son temps pour nous lier aux personnages et cela fonctionne. Au fur et à mesure de la lecture, on apprend à connaître les brisures personnelles des personnages.

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On plonge aussi bien dans une partie du folklore scandinave que dans les profondeurs de la forêt. L’ambiance froide est bien retranscrite tout comme la puissance de la nature. Le point central est le peuple des stallos, mieux connus sous le nom de trolls. Ces créatures sont accusées de quelques maux, notamment le kidnapping.
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Les trolls ne sont pas en dehors de la civilisation, comme un lointain mirage mais évoluent au sein de la société : dans le garage des voisins, dans la parcelle forestière d’à côté. Ce qui fait naître un intérêt croissant pour que nous espérions nous aussi, en tant que lecteurs, croiser un troll par les yeux de la protagoniste.

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« La chasseuse de trolls » est le premier tome d’une trilogie nommée « Susso ». Je pensais qu’il s’agissait d’un one-shot. La fin est ouverte et m’a paru un peu étrange mais pas assez pour me convaincre d’une suite ; surtout que je ne connais pas les codes de la littérature suédoise et me suis dit que c’était peut-être une clôture habituelle. À vrai dire, j’aurais aimé savoir qu’il s’agissait d’une trilogie avant de commencer le livre.
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L’atmosphère est marquante car lourde et tout aussi riche. Elle peut s’avérer oppressante à certains moments mais absolument rien d’insupportable, j’estime qu’on est loin du sentiment de malaise permanent.

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Le roman est singulier : ce polar prend une direction fantastique.

La base est policière avec l’enlèvement d’un enfant et l’impact du fantastique nous amène à toujours douter de la réalité. On remet en cause les éléments donnés car ce sont les personnages qui les rapportent : a-t-il vraiment vu ça ? N’exagère-t-il pas la situation ?
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J’ai aimé l’alliance de la modernité de la Suède et de la mythologie scandinave. Ma plongée a été immédiate grâce au réalisme, celui du quotidien : le kilométrage à effectuer et cette fatigue cumulée : sur la route, la neige à gérer, les personne à contacter avant d’arriver chez eux (logique), son entourage à prévenir.
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L’alternance entre deux points de vue permet de garder un certain équilibre. Une partie du jeu consiste à replacer les éléments dans la chronologie, ce qui permet de comprendre ce qui est arrivé. J’ai aimé les indices distillés, la rupture de rythme choisi par l’auteur. Plusieurs récits s’entrecroisent : on ne se trouve pas sur une balade bien balisée. Il faut chercher, s’interroger et se demander avec quelle intensité intervient le surnaturel.

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Couverture du livre La chasseuse de trolls aux éditions Libri Kiadó Couverture du roman La chasseuse de trolls de Spjut aux édiitons forlaget oktober

Mise en scène du livre "La chasseuse de trolls" de Stefan Spjut : plaid pour la neige, une cage pour la chasse et un ruban rouge pour la recherche et le sang

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Cunéipage (Sylvie Sagnes) s’interroge elle aussi sur les dimensions des stallos.

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Illustrations : #01 Couverture des éditions Libri Kiadó ; #02 Couverture des éditions Forlaget Oktober.

VALLS DE GOMIS Estelle – Les Gentlemen de l’Étrange

05/04/2019 8 commentaires

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Couverture du roman "Les Gentlemen de l'Étrange" d'Estelle Valls de Gomis publié aux Black Book Editions  Couverture du roman "Imago" d'Estelle Valls de Gomis, le tome 2 des Gentlemen de l'étrange publié aux éditions Sombres Rets

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Titres : Les Gentlemen de l’Étrange ; Imago
Autrice : Estelle Valls de Gomis
Plaisir de lecturenote : 4 Livres à découvrir

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Londres, XIXe siècle. Wolfgang Bloodpint et Manfred Glastone sont spécialisés dans la résolution d’affaires surnaturelles. Leur bon flair et leurs compétences les emmènent dans les ruelles sombres de la capitale mais aussi aux quatre coins de la planète. Il faut dire que leurs exploits les précèdent.

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Manfred et Wolfgang se sont rencontrés à l’université et c’est une amitié franche et profonde qui les lie depuis. Manfred est devenu psychiatre d’un asile et criminologue réputé. Wolfgang, rentier de son état, est passionné par la chasse aux spectres. Il semble avoir des compétences mystérieuses qui restent floues.
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D’autres individus viendront rejoindre le duo de dandys : Whilelmine officie comme gouvernante, Ernest, une souris mesurant cinquante centimètre viendra trouver refuge permanent chez eux ; tout comme Arpad Nocturnaeru, un zburator roumain qu’ils sortiront d’affaire. Ils adopteront Dita, une labrador noire et Gustock Mespin de Scotland Yard viendra leur prêter main forte.
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Ils sont connus sous l’appellation « la petite équipe de Belgravia », le quartier où ils résident. Je me suis attachée à tous les personnages, phénomène qui se révèle assez rare au cours de mes lectures.
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Les enquêtes auxquelles ils prendront part les amèneront à voyager : Italie, US, sud de la France, etc. Pour y rencontrer ou découvrir différentes créatures : vampire, goule, zombie, wendigo, fantôme, kraken, et des profils humains comme serial killer, nécrophile ou encore savant fou. Traquer le monstre leur fera aussi parcourir de nombreuses ruelles ténébreuses londoniennes. Ils croiseront Bram Stocker qui leur apportera une aide ponctuelle tout comme Alester Crowley. Ils recevront une lettre de Sherlock Holmes et validée par Scotland Yard leur demandant de faire moins de vagues.

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Avec « Les Gentlemen de l’Étrange », Estelle Valls de Gomis nous emmène en pleine époque victorienne, dans le Londres de la fin du XIXe siècle et lieu de terreur.
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Le texte se compose de dix nouvelles : j’aurais tendance à conseiller de les lire dans l’ordre car elles fonctionnent comme un roman-feuilleton, format de l’époque que l’autrice a emprunté.
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Chaque nouvelle est riche en rebondissements et se révèle aussi trop courte. C’est presque dommage car l’on reste un peu sur la faim et que certaines redondances naissent entre les différentes nouvelles. Presque dommage… car cela ne saurait diminuer l’intérêt porté au duo esthète. Et même si parfois les personnages trouvent des solutions un peu trop facilement à mon goût, j’ai aimé les suivre dans leurs aventures rocambolesques.

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Dans « Imago », le second tome : Wolfgang blessé va essayer de se recentrer pour mieux se retrouver. Estelle Valls de Gomis va davantage mettre l’accent sur ce personnage plutôt que sur le quatuor. On va découvrir la nature du protagoniste alors que le lecteur n’avait émis que quelques hypothèses jusque-là. J’ai aimé les jeux de miroirs avec Vesper qui montrent que c’est le temps de l’introspection durant laquelle les dernières illusions meurent.
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Alors que je possède le premier tome au format poche publié aux Black Book Editions, le second est un grand format publié aux éditions Sombres Rets. Le roman inclut des illustrations d’Estelle Valls de Gomis – dont certaines en couleurs – qui s’avèrent un véritable bonus et permettent une meilleure plongée dans l’univers. J’ai une légère frustration concernant la taille de ce second volume (132 pages) et la fin qui m’apparait quelque peu bancale me donne un petit goût d’inachevé.

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Le surnaturel côtoyant notre monde est plus que perceptible avec ces deux romans. Il se dégage des textes, un humour avec une certaine classe à l’anglaise, des personnages aussi courageux et courtois et baignés de nonchalance. « Crimes, châtiments, absinthe et opium » pourrait être un sous-titre explicite.
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Les personnages semblent vivre dans la vie de l’écrivaine depuis plusieurs années pour avoir une telle consistance. On dirait qu’elle écrit tout simplement des faits et actions qui se déroulent devant ses yeux. J’ai apprécié les références et clins d’œil discrets – qui n’alourdissent pas le texte – tant à la période choisie qu’aux personnalités qui en sont issues. L’originalité de l’histoire et de la plume m’a réellement séduite !

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Illustration en couleurs d'Estelle Valls de Gomis pour son roman Imago Illustration en couleurs d'Estelle Valls de Gomis pour les Gentlemen de l'étrange

Mise en scène des romans "Les gentlemen de l'étrange" écrit par Estelle Faye

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Les lectures de ShayaAsmodée de Vampirisme, pour le tome 1,
Les carnets d’une livropathe (Strega), Vladkergan de Vampirisme pour le tome 2,
ont été eux aussi interpellés par le zburator.

Illustrations : #01 et #02 par Estelle Valls de Gomis

CHOLLET Mona – Sorcières, la puissance invaincue des femmes

26/03/2019 20 commentaires

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Couverture de l'essai "Sorcières, la puissance invaincue des femmes" de Mona CholletTitre : Sorcières, la puissance invaincue des femmes
Autrice : Mona Chollet
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Lire les premières pages

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La Sorcière ! Cette figure importante de l’Histoire.
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À travers cet essai, Mona Chollet, journaliste et cheffe d’édition au Monde diplomatique de métier, dresse un portrait de la sorcière moderne. Mais qui est-elle ? La femme indépendante, celle qui prend ses choix par elle-même sans rien devoir à la société et à sa cargaison d’idées bien-pensantes frelatées ou de poussiéreux us et coutumes.
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Mona Chollet revient sur le traitement des femmes dans la société occidentale actuelle ; avec le sexisme ordinaire qui prend racine dans tous les domaines. Le patriarcat veut brider l’autonomie à tout prix, réduire au silence les femmes qui gênent. Et c’est plutôt une affaire qui roule bien puisque dès la naissance, une fille sera sous la coupe d’une éducation liberticide (dans des proportions variant d’une individu à l’autre selon l’environnement). Avec une telle pression quotidienne, on peut comprendre l’intériorisation des femmes et cette obéissance remarquable.

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L’introduction se concentre sur le portrait de la sorcière d’antan et de sa chasse ; profondément misogyne. L’essai s’articule ensuite en trois parties, reprenant trois achétypes : la femme indépendante, la femme qui ne désire pas d’enfant et la femme âgée. Vous pouvez consulter la table des matières dans son entièreté, à l’avant dernière page de l’extrait.
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Si l’on est tatillon.ne, on pourrait trouver un certain déséquilibre dans les parties, mais il repose davantage sur la structure du texte et non l’argumentation. L’autrice ne brosse pas le portrait d’une femme aux idées que l’on pourrait qualifier d’extrémistes mais celui simple, d’une femme qui assume ses choix.
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J’ai été singulièrement interpellée par différents points : par ces femmes qui demandent une stérilisation volontaire ; par la répartition des femmes sans enfant par rapport à leur attitude vis-à-vis des enfants : attitude de la mère, celle de la tante ou celle qui n’aime tout simplement pas les enfants (et sans velléité à leur égard) ; par l’existence de ces femmes qui aiment leurs enfants sans aimer être mère (état qui ne m’a pas surprise, puisque des personnes de mon entourage ont parlé de leur conclusion) ; par le jugement vis-à-vis des femmes vieilles qu’il faut cacher.
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De quelques avis disponibles sur les Internets ressortait l’opinion que les écrits manquaient de nuance concernant la maternité. Je n’ai aucunement senti que Mona Chollet labellisait que pour être « sorcière » il ne fallait pas avoir d’enfant. D’abord, car l’on reste sur le concept de « sorcière = femme indépendante », pas sur le fait d’en être une-testée-approuvée-diplômée. Puis, elle écrit et développe son argumentation sur deux points fondamentaux : une non-maternité et un non-désir d’enfant qui doivent faire partie des possibilités pour les femmes. Tout compte fait, je note une distinction entre ce qu’il est écrit dans cet ouvrage et l’interprétation du/de la lecteur.rice. Ressenti qu’il est important de prendre en compte mais qui variera d’une personne à l’autre (maternité ou non-maternité vécue) ; je ne me suis nullement sentie jugée dans mes propres choix en lisant « Sorcières, la puissance invaincue des femmes ».

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Dès les premiers mots, Mona Chollet désamorce toute volonté scientifique : elle exprime son point de vue personnel – et donc subjectif. Elle dresse un constat bordé de son opinion et sans imposer de vérité absolue.
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L’esprit de synthèse et d’analyse de l’autrice permet d’offrir un essai d’une grande accessibilité grâce à la vulgarisation des informations. Il se révèle riche et bien documenté. D’ailleurs, elle cite toutes les sources avec autant d’humilité que celle qui berce sa démarche intellectuelle. L’abondante bibliographie est un des aspects le plus passionnant du livre, nous invitant à étendre notre curiosité au-delà de ces couvertures.
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L’écriture est fluide, simple et non pas simpliste. Il est agréable à lire tant sur la forme que sur le fond. L’humour nait de l’autodérision que l’on retrouve dans les anecdotes personnelles rapportées. Ajoutées à des représentations issues de la résonance, le rapport de connivence entre lectrice et autrice est intense.

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Mona Chollet met en lumière des femmes qui font des choix « difficiles » par rapport à ce qui est attendu d’elles. Elle invite à inverser la perspective : et si les femmes transmuaient ? Au lieu de cataloguer certaines personnes ayant un caractère subversif ou une attitude rebelle, il serait « bien » de les considérer comme intégrant la normalité féminine. S’affranchir des injonctions faites aux femmes doit être une volonté de tous les jours et peut-être que la reconnaissance et la solidarité nouvelles seraient aussi une base bienvenue (le concept de sororité).
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La lecture est instructive et même nécessaire.

Elle peut renvoyer le/la lecteur.rice à beaucoup de questions personnelles et peut provoquer une remise en question de sa vision.
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Si vous êtes intéressé.e par la très vaste thématique du féminisme, vous trouverez certaines redondances – qui n’en sont pas moins qualitatives – avec d’autres écrits. J’ai une préférence pour l’essai « Ainsi soit-elle » de Benoite Groult qui retrace davantage l’Histoire des femmes, notamment sur leurs droits et leurs conditions (tout aussi accessible et argumenté).
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C’est un ouvrage passionnant, à offrir à toute personne pour qui la thématique peut résonner (de près et même de très loin). Il peut entraîner une prise de conscience de cet aspect sociologique à travers des femmes réelles ou fictives.
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Pour moi, il est particulièrement complexe de parler d’un tel essai avec mes propres mots. Je suis donc consciente de ne pas même pas avoir parlé de l’ensemble des aspects dont traite ce livre ; donc d’avoir été réductrice et d’avoir surtout souligné certains faits sans même réussir à indiquer tous les points qui m’ont questionnée. C’est la vie 😜. Conclusion : lisez-le ! 

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Mise en scène de l'ouvrage "Sorcières" de Mona Chollet

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Dans le chaudron : des essais englobant une part du féminisme
Quelques mots sur « Ainsi soit-elle » de Benoît Groult, sur « La chair interdite » de Diane Ducret et sur « Libres » d’Ovidie & Diglee ; ma chronique sur « Enfin insécurisée » d’Eve Ensler et celle sur les deux romans graphiques de Liv Strömquist.

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Défi Valériacr0 écrit en lettres retro à ampoulesCette lecture est sorti de la marmite de Valériane pour célébrer le printemps et pour fêter le début de notre septième année de challenge « Défi Valériacr0 ».

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Des galipettes entre les lignes (Lili Galipettes)Les petites addictions de CranberriesMargaud Liseuse ont elles aussi relevé de nombreux passages.

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