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HAUCHECORNE Anthelme – Journal d’un marchand de rêves

17 novembre 2016 21 commentaires

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Couverture du livre Journal d un marchand de reves Anthelme HauchecorneTitre : Journal d’un marchand de rêves
Auteur : Anthelme Hauchecorne
Plaisir de lectureetoile 5 Livre fantas… tique
Lire les premières pages
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Walter Krowley est victime d’un accident et accède alors à autre univers, un pendant du nôtre. Il découvre la ville de Doowylloh, peu accueillante : le Gouverneur et sa Garde de nuit, les Outlaws et le trafic de sable. Éveil, Ever… son cœur balance.
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Deux hypothèses expliquent votre présence ici. Soit vous avez un marchand de sable parmi vos ancêtres, soit vous avez rêvé trop fort. Les artistes sont fréquemment sujets à pareils incidents. Peu importe, vous avez en vous le potentiel d’un grand Rêveur.

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Mais que se cache derrière ce titre poétique ?

journal-d-un-marchand-de-reves-anthelme-hauchecorne-premiere-pageUn monde loufoque et onirique : comme toujours, Anthelme Hauchecorne nous fait bénéficier de sa formidable imagination et on entre de plain-pied dans chacun de ses univers. Comme pour ses livres précédents, le récit est mené d’une main de maître.
Walter, le narrateur est un peu tête à claques et grâce à lui, on rencontre une belle brochette de personnages : Banshee, Butch, Hope, John Doe et ma préférée, Spleen. Lire la suite…

ILLIANO Rozenn – Fêlures

9 février 2016 11 commentaires

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Felures Rozenn IllianoTitre : Fêlures
Auteur : Rozenn Illiano
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
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Ce recueil renferme huit nouvelles, certaines publiées dans « Le Rêve du Prunellier » ont été remaniées et d’autres sont parues en premier sur son site Onirography.

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Faire le deuil des vivants est plus difficile que faire le deuil des morts.

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Bird - Regrets Rozenn IllianoEn 108 pages, ces écrits présentent une plume française des plus efficientes. C’est tout un univers qu’on embrasse à la lecture, on pourrait presque imaginer Rozenn écrire à la plume, à la lueur d’une bougie (Alors qu’elle écrit aussi le jour, et au stylo Bic Cristal).
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TUTTLE Lisa – Les chambres inquiètes

2 mars 2015 26 commentaires

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Les chambres inquietes Lisa TuttleTitre : Les chambres inquiètes
Auteure : Lisa Tuttle
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir

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Sommaire : Préface de Nathalie SERVAL, Un nid d’insectes (Bug House), Sans regrets (No Regrets), En pièces détachées (Bits and Pieces), La tombe de Jamie (Jamie’s grave), Lézard du désir (Lizard Lust), Vol pour Byzance (Flying to Byzantium), L’autre chambre (The Other Room), Oiseaux de lune (Birds of the moon), Propriété commune (Community Property), Une amie en détresse (A Friend in Need), L’autre mère (The Other Mother), Les mains de Mr. Elphinstone (Mr. Elphinstone’s Hands), La plaie (The wound), Le nid (The Nest)

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)°º•. Je me souviens encore d’avoir entendu parler de la sortie de ce recueil bien trop tard à mon goût et de me ruer chez ma libraire le lendemain, de peur de voir le titre épuisé (comme cela fut vite le cas de « Ainsi naissent les fantômes » traduit par Mélanie Fazi (heureusement disponible en poche depuis)).
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Ce recueil au titre et à la couverture évocateurs renferme 14 nouvelles. Nathalie Serval, traductrice de ces textes, explique dans la préface que les écrits de Lisa ont marqué sa vie.

Les textes sont très sombres : l’imaginaire s’insinue dans le quotidien et se mélange à la réalité de manière totalement imprévisible.

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Ellen regarda sa tante, et songea qu’elle était assise auprès d’une mourante. Face à cette réalité solennelle, indiscutable, elle demeurait muette. Aussi gardèrent-elles le silence, un silence ponctué de petites gorgées de thé jusqu’à ce que retentisse la sonnette de l’entrée.

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FAKHOURI Anne – Le Clairvoyage ~ La brume des jours, tome 2

18 mars 2014 24 commentaires

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La brume des jours Anne Fakhouri Clairvoyage tome 2Titre : La brume des jours (Le Clairvoyage, tome 2)
Auteur : Anne FAKHOURI
Plaisir de lectureetoile 5 Livre fantas… tique

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Clara est bien décidée à retrouver sa tante et à la sauver. Dans le monde des fées, elle va devoir s’affranchir de plusieurs épreuves. Mais elle est prête à tout, même à botter les fesses de Baba Yaga.

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Clara est devenue amnésique : elle se retrouve complètement démunie car elle est séparée de ses compagnons. Elle évolue très rapidement, quitte à se mettre dans des situations plus dangereuses. Cette jeune femme ténébreuse perd son innocence enfantine pour devenir à chaque instant, plus forte. Sa maturité l’entraîne à finaliser sa décision : il n’y a plus d’alternative possible. Les personnages sont plus sombres ; on fait la rencontre d’un lutin sarcastique et pourtant appréciable. On rencontrera aussi Titania, la Chasseresse, Baba Yaga et d’autres créatures.

L’incursion dans le monde des Fées va soulever la question du choix, de son poids et son assumation. Dans l’idée de continuer coûte que coûte, nous sommes entraînés dans un tourbillon d’émotions : amour, désir et amitié.
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Aucune des créatures qui se tenaient à une distance prudente ne fit mine d’entendre ce que le roi venait de prononcer. Chacune s’était attelée à un jeu amusant, une danse ou même un semblant de sieste, mal simulée dans le cas des petites fées volantes qui n’arrivaient pas à rester en place et dont les ailes crépitaient d’inaction.

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“La brume des jours” est le tome qui forme le diptyque avec le premier, “ Le Clairvoyage”. J’avais de très bons souvenirs de lecture, malgré le fait qu’elle remonte de trois ans en arrière. Aucunement, cette suite n’est faite pour vendre, il s’agit bien d’une aventure en deux tomes même si le premier se suffit à lui-même : la fin ouverte permettait de retrouver Clara.
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Ce récit est complet, plein de rebondissements et sans longueur. Bien que poétique et farfelue, l’histoire est aussi douce-amère. Ce volet plus sombre et mature présente le parcours initiatique de Clara. On ne peut s’empêcher de penser que notre protagoniste se retrouve dans une situation délicate et d’être peiné qu’elle ait le cœur si gros. La fin qui ne se veut pas un happy end parfait est à l’image même du scénario original que nous présente l’auteur.
La lecture est plus appréciable avec quelques références acquises du monde féerique mais elle passera très bien auprès des plus jeunes adolescents également. La couverture est de Sarah Debove.

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“La brume des jours” poursuit et clôture le Clairvoyage. L’aventure de Clara l’emmène à dépasser ses limites, à s’imposer en tant que personne car elle doit défendre ses valeurs. Le scénario est original par sa construction et l’incursion dans le monde des Fées est électrisante. Anne Fakhouri présente une histoire dosée, réaliste et une protagoniste à laquelle on peut que s’accrocher. Ce diptyque est un récit de qualité.

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extrait La brume des jours Anne Fakhouri.

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Souvenir de lecture : Des peines de cœur.
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Dans le chaudron :
Des livres jeunesse de fantasy
¤ Le Clairvoyage, tome 1
¤ Les Fedeylins de Nadia Coste
¤ La peau des rêves de Charlotte Bousquet

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logo challenge Jeunesse Young Adult 2013Winter mythic fiction challengeSFFF au femininCette lecture est parfaite pour être listée sur plusieurs challenges. Premièrement, sur celui du Winter Mythic Fiction Challenge. Secondement car il s’agit d’une lecture parfaite dans le cadre du challenge jeunesse/young adult ; et enfin, “La brume des jours” entre dans le cadre du challenge “SFFF au féminin”.

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Blog-O-Livre (Blackwolf), Bulle de livre (Snow), La biblioblog de Maêlle, Marque-ta-page (Valeriane), Nevertwhere ont aussi fait la connaissance de Pépite.
CITRIQ

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Catégories :FAKHOURI Anne Étiquettes : , , , ,

CONNOLLY John – Le livre des choses perdues

4 mars 2014 41 commentaires

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Le livre des choses perdues John ConnollyTitre : Le livre des choses perdues
Auteur : John CONNOLLY
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut

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Malgré les rituels exécutés par David censée la protéger, sa mère meurt. Son père tombe amoureux de Rose et naît de cette union, son petit frère Georgie. David n’arrive pas à les aimer et son comportement chagrine son père. Mais au fond du jardin, la voix de sa mère l’attire. Il découvre un passage qui l’emmène vers un autre monde. A la recherche de sa mère et d’un moyen de retourner chez lui, David part en quête pour retrouver le roi.

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Le livre des choses perdues 01Du haut de ses 12 ans, David est passionné de littérature. John Connolly nous donne des moments privilégiés de lecture puisque le protagoniste entend murmurer les livres. Dans la maison de Rose, on lui octroie une chambre qui s’en avère remplie. Une fois qu’il a pénétré le monde parallèle, il doit retrouver le roi… qui possède le livre des choses perdues.

Ce roman d’apprentissage présente des personnages pour lesquels défauts et faiblesses ont été mis en avant. Nous retrouvons les personnages de contes de fées revisités : Blanche-Neige grassouillette et aigrie, les sept nains ouvriers communistes, le garde forestier, le chevalier Roland et les Sires-loups (nés de l’union entre le Chaperon rouge et le loup).

L’incursion dans l’univers est aisé. L’auteur nous entraîne vers un monde onirique entre rêves et cauchemars, naviguant sur le sens de la vie en réflexion large pour toucher du doigt l’acceptation de la mort.
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Le livre des choses perdues 02Ce roman offre une mécanique bien huilée et prenante. L’histoire est bonne aussi bien sur le fond que sur la forme. Connolly maîtrise les codes des contes de fées et s’amuse à modifier les mythes. Cette originalité est bienvenue et bien construite. J’apprécie particulièrement que l’auteur ne prenne pas son plus jeune public pour des chochottes.
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Le récit est particulièrement noir. L’horreur est constante car le danger rôde à chaque coin de page. Quelques scènes de cruauté m’ont dérangée, je pense notamment à la fin de l’aventure avec la chasseresse. Et c’est sans doute pourquoi, ce récit irréprochable dans son écriture n’a pas réussi à me séduire totalement car je l’ai trouvé assez triste, glauque et sérieux, trop peut-être. Ma première lecture (mars 2009) m’avait laissé peu de souvenirs, cette seconde me conforte dans mon appréciation quant au livre.

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“Le livre des choses perdues” vous entraîne dans un univers oniriques où les pires cauchemars de David se réalisent, les vôtres peut-être aussi. Les contes sont revisités et proposent une version encore plus noire que celle d’origine. La construction de l’histoire est originale et ne manque pas de piquant.  Que les âmes sensible soient prévenues, cette histoire contient quelques scènes horrifiques.

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Le livre des choses perdues 03.

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Souvenir de lecture : Mais cours, cours ! Ce livre est  un cadeau d’anniversaire de Fabieng.
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Dans le chaudron :
Des lectures qui sont prenantes et mettent aussi un peu mal à l’aise
¤ Beautiful Nightmares de Nicoletta Ceccoli
¤ Cristal qui songe de Théodore Sturgeon
¤ Mon cauchemar et moi de Yohan Sacré

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Winter mythic fiction challenge logo challenge Jeunesse Young Adult 2013

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Voici une entrée pour le Winter Mythic Fiction Challenge et je continue mon incursion pour le challenge jeunesse et Young adult.
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1er Chapitre (Lilibook), Anarésume (Anassete), Blog-O-Livre (Blackwolf), Book en stock (Phooka), Bricabook (Leiloona), Bulle de livre (Snow), Chaplum (Manu), Chroniques des temps futurs (Val), Des galipettes entre les lignes (Lili Galipette), Lis tes ratures (Lyra Sullyvan), Mon coin lecture (Karine), Perdre une Plume sont aussi passés par la brèche du mur du jardin.

CITRIQ

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Pics : #01 Of all things… par Soursips, #02 The Woodsman par Bisho-s, #03 The book of lost things par Erinevenight.
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MORGENSTERN Erin – Le cirque des rêves

23 mai 2013 39 commentaires

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Le cirque des reves Erin MorgensternTitre : Le cirque des rêves
Auteur : Erin MORGENSTERN
Plaisir de lecturecoeur notation Livre avec entrée au Panthéon

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« Le cirque arrive sans crier gare. Aucune annonce ne précède sa venue, aucune affiche sur les réverbères, aucune publicité dans les journaux. Il est simplement là, alors qu’hier il ne l’était pas. »
C’est à une expérience unique que les visiteurs d’un soir sont invités, sous les lourdes tentures blanches et noires. Ce cirque particulier met en scène les meilleurs artistes sous des chapiteaux où chaque détail est soigné. Tout semble empreint de magie : la douce odeur caramélisée des popcorns, la souplesse inégalable de la contorsionniste, la neige tombante sous cette curieuse tente. Deux maitres en illusions décident de s’affronter par élèves interposés et le cirque des rêves est l’arène parfaite pour leur affrontement.

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Le cirque des rêves citation 04

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Le cirque des reves 01)°º•. La naissance du cirque des rêves est née lors d’un souper de minuit. C’est grâce à l’osmose de Chandresh Lefèvre, des sœurs Burgess, de Monsieur Barris, de Tsukiko et de la Dame que nous assistons à la construction des premiers plans de ce projet surprenant à plus d’un titre.

Nous partons également à la rencontre de Hector Bowen dit Prospero l’enchanteur et de sa fille Celia, de A.H. Alexander, de Marco l’assistant de Chandresh mais aussi de Bailey, des jumeaux Poppet et Widget (Pénélope et Winston Murray).
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Le cirque des rêves est à mon sens le personnage central. Et bien qu’il soit fictif, il est tout simplement difficile de passer à côté puisqu’il s’avère non seulement le décor mais le centre de tous les intérêts. On se rend très vite compte que le duel repose sur une fragilité mais aussi sur la complémentarité des concurrents… à l’image même de l’omniprésence du noir et du blanc.
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Bien que les principaux aient de l’importance, ce ne sont pas les seuls à construire le récit. Chacun des personnages amène sa pierre à l’édifice : sublimant non seulement les lieux mais aussi la lecture. On retient le caractère de chaque individu mais surtout son talent.

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Le cirque des rêves citation 01

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le cirque des reves 02)°º•. Le cirque n’existe que pour et par le monochrome : les tentures, les costumes, les panneaux, les décors (allant même jusqu’à l’herbe poudrée de blanc et de noir). L’écriture de Morgenstern s’avère très visuelle et distille des ambiances grâce à des descriptions délicates : la grâce de Tsukiko, le roux flamboyant des jumeaux Murray, le tombé des tissus des chapiteaux, le tic-tac de l’horloge Wunschtraum et les arabesques en fer forgé dessinant les grilles du cirque.
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Cette atmosphère particulière est dans l’absolu, victorienne et un peu onirique aussi. L’univers se révèle énigmatique : cet environnement feutré réserve des surprises et charme dès les premiers mots.

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Le cirque des rêves citation 02

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Le cirque des reves 03)°º•. La couverture fait rêver : je la trouve particulièrement calibrée pour donner envie de découvrir le roman. L’écriture est un peu contemplative et invite au voyage. On ne peut qu’aimer ce récit si on aime le poétique (mais pas lyrique) ; il n’y a pas d’action et des aventures – du genre tantantantan – mais le suspense quelque peu déguisé est bien présent. C’est plus qu’un combat, plus qu’une histoire d’amour, c’est un cirque vivant.
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Nous disposons de plusieurs points de vue qui amènent de la douceur mais œuvrent également pour un rythme soutenu. Contrairement aux personnages, nous connaissons les aboutissants. L’écriture s’exprime de façon simple, la magie opère. Si l’auteur prend son temps pour narrer c’est pour permettre au lecteur de mieux s’imprégner. Il n’y a pas de fioriture et pourtant on y découvre une grande sensibilité. Erin Morgenstern utilise l’écriture non pas pour le contenu uniquement (l’histoire en elle-même) mais pour y décrire ce qu’il s’y passe : elle l’utilise comme un véritable outil pour charmer le lecteur, flatter son esprit rêveur.
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Si vous aimez les ambiances particulières comme celles qu’on retrouve chez Poe, dans Eco, Les noces funèbres, La mécanique du cœur, Miss Peregrine et les enfants particuliers, Beautiful nightmares, vous devriez apprécier.
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Même s’il faut faire attention aux dates en début de chapitres car deux périodes s’entremêlent ; il vaut mieux lâcher prise même si on se sent un peu balloté(e). La seule frustration possible est de ne pas pouvoir errer nous aussi entre les chapiteaux. La lecture du “Cirque des rêves” est enchanteresse : on flotte, on s’y sent bien même si le récit est surréaliste et très intime.
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“Le cirque des rêves” a connu un très grand engouement chez les pays anglo-saxons. Le succès est devenu mondial avec la traduction dans 29 pays. Il est resté sept semaines sur The New York Times Best Seller list. Une adaptation cinématographique est entrain d’être produite par Heyday Films.

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“Le cirque des rêves” est comme une boite à musique : il suffit de se laisser entrainer dans cet univers particulier. L’ambiance onirique, perlée de blanc et de noir aura raison de vous. Cheminez à travers les chapiteaux, soulevez les tentures et retenez votre souffle. Un livre qui se dévore grâce à une plume d’une finesse incomparable proposant une atmosphère onirique et envoutante.

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Le cirque des rêves citation 03

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Le cirque des reves 04 Le cirque des reves 06  le cirque des reves 05

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Souvenir de  lecture : L’impression de sentir la trame du tissu sous les doigts, le moelleux des tapis de Lefèvre sous les pieds, l’odeur sucrée du caramel.

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Hugin&Munin (Benoît), Lanylabooks, Les mots de Mélo, Lilyn Kirjahylly (Miss Spooky Muffin), Marque-ta-page (Valeriane), Perdre une plume, Pilalire (Bookwormette) ont aussi porté un peu de rouge.

CITRIQ

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Pics : #01 Celia Bowen par Sombrewood ; #02 The clock par TheSearchinEyes ; #03 Poppet et Widget par Lahara ; #04 Poppet et Widget par Eizurin ; #05 Penelope par Lahara ; #06 The nigth circus par Kimchikawaii.
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BIANCO Guillaume – Billy Brouillard ~ Le chant des sirènes, tome 3

22 janvier 2013 15 commentaires

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Billy Brouillard Le chant des sirenes Guillaume BiancoTitre : Le chant des sirènes (Billy Brouillard, tome 3)
Auteur : Guillaume BIANCO
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir

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Cet été, Billy Brouillard et sa petite sœur se retrouvent chez Mémé Sardine. Ils passent du bon temps à la poursuite de leurs chimères. Billy fait la connaissance de Prune, sa voisine et prétendue Sirène de son état. Cette dernière tombe malade et lui explique qu’elle a été enlevée par des monstres aquatiques. Malheureusement, Billy Brouillard a perdu son don de trouble-vue depuis qu’il chausse quotidiennement sa paire de lunettes. Sans lui, il ne peut voir le monde tel qu’il est réellement, pleins de créatures et de mystères. Va-t-il pouvoir la sauver à temps ?

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Billy Brouillard Le chant des sirenes 01Guillaume Bianco se fait plaisir et c’est toute une symphonie qu’il propose au lecteur, dédiée à notre enfance et à ce temps béni où l’imagination était plus que fertile et faisait partie intégrante de notre quotidien. Son charivari n’a rien à envier au chant des sirènes : dans un tourbillon de pages, l’auteur-illustrateur nous donne des extraits de la Gazette du bizarre, nous glisse dans la poche la carte des Abysses infernaux. Des articles sur les « philtres et sortilèges de la magie amoureuse » en passant par des chants, des petites histoires et même de la correspondance : rien ne manque à ce livre illustré où chaque page est bourrée d’humour. C’est avec une paire d’œil malicieuse que nous découvrons tant l’histoire de Billy Brouillard que toutes ces petites annexes à l’univers.

On y retrouve évidemment des dessins à la plume, une numérotation des pages avec le nombre imprimé à l’envers, des pages noires pour le récit mais aussi toute la peuplade de la mer, fantôme et goule également et tout un régiment de démons des 5 ou 6 cerclez des Enfers.

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C’est le temps pour Billy Brouillard de remettre son super tricot à capuche en soie de vermicolle pour sauver Prune-la-sirène des monstres marins. Bien qu’un peu trouillard, il plonge dans son périple où mille et un obstacles l’attendent. Pour ce nouvel opus, Guillaume Bianco s’adresse toujours à notre âme d’enfant et il n’est pas avare ni en idées, ni en facéties.

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Guillaume Bianco, né en 1976 est dessinateur et scénariste en bandes dessinées. Il est le papa de la série Eco, aussi. Il est plus facilement à découvrir sur son blog. Par ailleurs, Tonton Casquette s’est invité sur son blog et s’est plongé dans « Le chant des sirènes ».

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Billy Brouillard Le chant des sirenes 05

Billy Brouillard Le chant des sirenes 06  Billy Brouillard Le chant des sirenes 02

Billy Brouillard Le chant des sirenes 04  Billy Brouillard Le chant des sirenes 03

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Dans le chaudron :
¤ Dédicaces de Guillaume Bianco,
¤ Eco tome 1, tome 2.
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Souvenir de lecture : Mais quand reviendra la fille aux Chats ?

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Noukette a aussi retenu son souffle en rencontrant la petite pieuvre au nom intraduisible pour l’oreille humaine sous peine de voir cette dernière exploser en un geyser de sang.

CITRIQ

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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec Babelio et Soleil.

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ILLIANO Rozenn – Le Rêve du Prunellier

18 janvier 2013 16 commentaires

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Le reve du Prunellier Rozenn IllianoTitre : Le Rêve du Prunellier
Auteur : Rozenn ILLIANO
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir

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Au cœur de l’Hiver, Rozenn vous invite à entrer dans son univers fantastique. Au sein de ce recueil, huit nouvelles se partagent les pages, parfois les impressions ou même les personnages. Toutes ont en commun cette tournure poétique ô combien subjuguante.

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Dès les premières lignes, on ressent la mécanique bien huilée : le positionnement précis des virgules, comme les motifs d’une dentelle parfaite et puis la construction des phrases qui vous emmène tels les différents mouvements du vent. J’y ai retrouvé la même rigueur que chez Estelle Valls de Gomis, où la mesure est battue avec la même minutie qu’un métronome.

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Le reve du prunellier.

Nous entrons dans l’univers de Rozenn, qu’on connait par ses bijoux, ses illustrations mais aussi ses goûts et passions. Il est transposé maintenant en mots ; comme l’ultime vecteur complémentaire de ses arts. Si les textes prennent aussi bien c’est que le recueil est un rappel à nos propres souvenirs et sensations : Rozenn réalise la prouesse de faire de ses récits, un peu ceux des lecteurs.

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On y croisera souvent des personnages aux yeux sombres, quelques fois atypiques (violets), à la chevelure ébène, parfois longue et à la peau diaphane. La présence des corneilles est indéniable, celle de la Reine des glaces très attendue. On se demande parfois si on n’entrevoit par Rozenn elle-même dans les nouvelles ; Lilith, pour sûr.  La plus agréable sensation lors de ma lecture est la découverte que je qualifie de « visuelle » des écrits. Lorsque je l’ai lu le tout premier passage concernant Silence, derrière ma rétine s’est immédiatement imprimée l’illustration de Rozenn. C’est bluffant, d’autant plus que les artistes à écrire & à illustrer sont assez rares. Parfois étrange, souvent onirique (ou peut-être que…), le tout est saupoudré délicatement de féerie.

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Pour vous laisser le loisir de la surprise, je dirai que mes préférées restent « La forêt d’Adria » car elle conte un petit vieux au nom de Cornelius (j’aime ce prénom), qu’il y la présence de Titania et d’Obéron, que ce conte se révèle très beau au vu de la force de la Nature. Et sans aucun doute parce que je l’ai lu, chauffée par les rayons du soleil, assise dans un parc, face à une fontaine (ça joue). « D’Hiver et d’Ombres » m’a beaucoup plu car j’aime les personnages qu’elle renferme et parce qu’on découvre l’identité de ceux qui ont été attaqués par les Ombres.

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Le recueil présente huit nouvelles, huit récits qui se révèlent être une pièce additionnelle à la créativité de Rozenn. Marchez sur un tapis de neige pour partir à la rencontre de Layla, découvrir le royaume de la Reine des glaces… mais méfiez-vous des Ombres. Par une plume délicate, Rozenn nous offre avec simplicité et tout l’enchantement possible, une partie de son souffle.

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RozennNée en 1985, Rozenn est une artiste française touche-à-tout. Sa motivation l’entraine à s’essayer à différents arts, avec réussite. Elle est également la tenancière émérite de Unseelie.fr.

Son site, son blog.

Pour tout savoir de « Le rêve du Prunellie», c’est par ici.
La sortie numérique de recueil est pour le 19 janvier (et si vous lisez le recueil, vous saurez que cette date n’est pas anodine). Cette version ne bénéficie pas des illustrations, contrairement à la version papier accompagné d’un carnet d’illustrations qui verra le jour en février. Vous pouvez découvrir gratuitement la nouvelle « Poe » chez Rozenn et y découvrir les illustrations aussi.

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Dans le chaudron :

¤ Le chat qui avait peur des ombres de Rozenn & Xavier Collette,
¤ Brume d’Estelle Valls de Gomis.

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Souvenir de lecture : Ah, Silence !

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Autour du livre (Agathe K.), Bulle de livre (Snow), La Prophétie des ânes (Cornwall), Un papillon dans la Lune ont aussi attrapé quelques flocons.

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Logo Lecture EquitableChallenge je lis des nouvelles et des novellas JLNNHo, une petite entrée pour le challenge JLNN !
Le recueil étant auto-publié, on espère que Rozenn soit aussi reconnue-appréciée au niveau des maisons d’éditions et on la soutient en mode ‘Lecture équitable‘.

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Pic : The lantern par Rozenn.

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Catégories :Rozenn Étiquettes : , , , ,

CECCOLI Nicoletta – Beautiful nightmares

24 avril 2012 33 commentaires

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Titre : Beautiful nightmares
Auteur : Nicoletta CECCOLI
Plaisir de lecture Livre fantas… tique

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)°º•. « Beautiful Nightmares » est le tout premier artbook publié au monde mais aussi le premier ouvrage en France de Nicoletta Ceccoli. Ses illustrations sont souvent connues grâce aux produits dérivés. Pour ses influences, elle cite Mark Ryden, Dino Buzzati et Stasys Eiderigevicious.

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Ce livre de 136 pages est découpé en cinq chapitres car les images ont une humeur commune et des thèmes récurrents émergent de son travail : Babes in Toyland, Beautiful Nightmares, Water Girls, Forbidden Fruit et Weird and Wonderful.
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Les illustrations s’affichent en pleine page, parfois s’étalent sur une double page mais aussi se concentrent sur un détail de la prochaine scène. Bien que les couleurs utilisées soient pastel, cet album n’est pas destiné aux enfants. Via une excellente maitrise de l’acrylique sur papier, Nicoletta Ceccoli propose un monde tout en ambiguïté. Son imaginaire sert un monde onirique des plus riches.

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)°º•. Entre les pages, nous rencontrons exclusivement des personnages féminins, opalins et aux yeux clairs. Elles ont toutes des visages ronds et de jolies tenues. Elles sont bien souvent à dos d’insectes ou de bonbons, quelques fois à demi végétale ou animale et tantôt dans des postures équivoques. Belles et cruelles, vaniteuses et fragiles, elles nous mettent les idées sans dessus-dessous et on s’interroge sur chaque illustration admirée. Les thématiques qui s’en dégagent comme l’innocence, la sexualité, le cirque, les animaux fantastiques ou encore les bestioles et jouets géants sont chères au cœur de l’illustratrice. On y retrouve par ailleurs l’influence des contes, des insectes naturalisés, de photos anciennes ou de vieilles affiches de cinéma.

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)°º•. Cet univers fantasmagorique nous attire irrésistiblement. La beauté côtoie l’horreur avec une harmonie édifiante. Si Nicoletta Ceccoli nous sert de la poésie et de la douceur, elle n’hésite pas non plus à faire figurer la monstruosité et les cauchemars. Touchées de mystère, les illustrations ont également un petit côté dérangeant. Si de prime abord, on se sent confortablement installé en regardant les illustrations, très vite on ressent à travers les détails, une certaine menace trouble ou estompée. Les illusions et les fantasmes ont une place importante dans cet artbook doucereux.

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)°º•. Biographie
Née en 1973, Nicoletta Ceccoli a étudié à l’institut d’Art d’Urbino et est reconnue pour son travail d’illustratrice de livres jeunesse. Elle a reçu le prix Andersen du meilleur illustrateur italien en 2011 et la médaille d’argent de la Société des Illustrateurs en 2006.
Nicolettaceccoli.com
Un extrait de l’arbook

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Souvenir de lecture : L’envie de se procurer un second exemplaire pour le découper et mettre les illustrations sous verre.

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Elles en aussi parler sur la blogosphère : Les jardins d’Hélène (Laure), Les lectures de Naolou et My Lou book.

CITRIQ

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Et voici une entrée pour le challenge Je lis aussi des albums.

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Catégories :CECCOLI Nicoletta Étiquettes : ,

COLLETTE Xavier & CHAUVEL David : Alice au pays des merveilles

17 janvier 2012 45 commentaires

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Titre : Alice au pays des merveilles
Auteurs : Xavier COLLETTE & David CHAUVEL
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon

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Alice s’ennuie au pied d’un arbre où sa sœur lit un livre.  » La belle avance, qu’un livre sans images, sans causeries » pensait Alice. C’est alors qu’elle voit du coin de l’œil, un lapin blanc filer à toute allure avec sa montre de poche dans la patte. Ni une ni deux, elle le suit… jusqu’au pays des merveilles.

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)°º•. Bien que le plan scénaristique soit optimisé, le texte semble un peu décousu car il faudrait alors davantage de pages pour pouvoir illustrer l’histoire originelle de Lewis Carroll « Les aventures d’Alice au pays des merveilles ». Il n’y a pas véritable de transition et l’impression de passer du coq à l’âne est assez forte.
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Cependant, si vous connaissez la trame générale, vous verrez alors que les jeux de langage et le texte original traduit sont respectés. L’album fait la part belle à l’absurde et au non-sens si chers au cœur de Carroll. Ce n’est pas un secret, je trouve les livres (Les aventures d’Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir) beaucoup trop perchés pour qu’ils soient compréhensibles ; qui plus est, auprès d’un jeune public. C’est donc avec une grande joie qu’un tel album – avec plein d’images dans le dedans – ne pouvait que faire remonter l’estime que j’ai pour cette histoire.
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Aucun personnage ne manque à l’appel : Dodo, Duchesse, Chat de Cheshire, Chapelier, Lièvre de Mars, etc. J’apprécie énormément cette Alice brune qui ressemble davantage à Alice Liddell la source d’inspiration de Carroll qu’à Alice (la blonde) dessinée par John Tanniel. Notons que les personnages semblent relativement justes et n’ont pas sombré dans la caricature grâce à Chauvel et Collette.

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)°º•. Passons au plus important pour moi, le côté illustrations.
Hormis Alice brune, j’aime le Chat de Cheshire et son sourire dentu.
Le clair/obscur – sombre/lumineux, quoi – met parfaitement en valeur de la dimension psychologique du conte. L’atmosphère est enrichie, tour à tour mystérieuse, étrange et même effrayante.
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Collette semble s’être défait de ce qu’il aurait pu déjà se faire sur l’œuvre d’Alice : son regard frais et nouveau m’a totalement enivrée. La variation des angles de vu exalte la perspective irréelle du pays des merveilles. Les textures réalisées numériquement sont également ingénieuses. Chaque protagoniste dispose de son propre univers avec ses codes couleurs. Les détails peuvent nous retenir longtemps entre les pages.
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La jaquette amovible représente Alice qui tombe (tombe, tombe…) sur le devant et un beau médaillon doré à l’arrière. La véritable couverture de l’album représente le Chat de Cheshire avec son magnifique sourire en vernis sélectif (et j’ai toujours été une grande fan de vernis sélectif). Le quatrième de couverture montre la queue touffue du chat, sans jeu de mot.

La qualité du produit fini s’accorde sur des illustrations haute définition (encore heureux, sinon Xavier se serait lui-même tapé sur les doigts) ; les pages sont glacées. Bref, un album très soigné.

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Bien que le scenario m’apparaît comme mitigé, les illustrations m’ont totalement enchantée. D’un coup de crayon, nous sommes propulsés dans un formidable pays aux merveilles, riches en couleurs et en détails. C’est toujours avec beaucoup d’émotion que je referme cet album si magique.

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)°º•. Biographies
David Chauvel, né en 1969 voue une véritable passion pour la bande dessinée. Il tente toutes les directions, en explorateur agîté et cela lui va bien. Il devient alors un scénariste prolifique.
Xavier Collette est un homo sapiens dessinatus né en 1981 en Belgique. Ce nom ne doit pas vous être inconnu, sinon, il y a souci. Pour tout découvrir de lui (ou presque), c’est par ici : Coliandre.
Une petite vidéo de présentation de l’album, à voir ici.

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Dans le chaudron :
¤ Le Chat qui avait peur des ombres de Xavier Colette & Rozenn,
¤ Le petit bois du dimanche soir de Xavier Collette & Estelle Billon-Spagnol.
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Souvenir de lecture : Allez, je le relis encore.

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Ce livre a été apprécié en lecture commune avec
Valériane, pour une spéciale « anniversaires »

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A lire au pays des merveilles (Emmyne), Bulle de livre (Snow), De l’autre côté du miroir (Laure), Lilyn Kirjahylly (Miss Spooky Muffin), See you beyond Heaven… (De.w) ont aussi feuilleté ce bijou.

CITRIQ

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Et hop, cet album peut être rangé dans la commode du challenge « Je lis aussi des albums« .

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Pics : © Tous droits réservés Collette & Chauvel.

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COLLETTE Xavier & BILLON-SPAGNOL Estelle – Le petit bois du Dimanche soir

2 novembre 2011 26 commentaires

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Titre : Le petit bois du Dimanche soir
Auteurs : Estelle BILLON-SPAGNOL & Xavier COLLETTE
Plaisir de lecture : Livre fantas… tique

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En ce dimanche soir, Mariette file en douce au petit bois pour rejoindre ses amis farfelus, notamment Lézard-Noir, Vieux-Loup et Solitaire-Jack. Elle a beaucoup de choses à réaliser : aider Oie-Bel-Œil à construire l’hôtel du petit bois, jouer aux cartes avec les fourmis ou encore dormir avec les frères Corbeaux.

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)°º•. Chaque double page invite au voyage : les nombreux détails sont à croquer. Les ambiances mystérieuses et l’aspect cocooning ne donnent qu’une envie : aller au petit bois, nous aussi. Les grandes ombres, un poil inquiétantes, stimulent encore plus notre curiosité et le côté « j’veux en être ! ». Je suis toujours aussi admirative de cette sensibilité du bout de doigt crayon que Xavier Collette possède et nous offre. J’aime cet aspect « rêves » très bien rendu et le fantastique qui s’invite imperceptiblement. Les illustrations sont pleines de couleurs pour faire le stock de bonne humeur. Et Mariette a une super bonne bouille… et un chouette bonnet !

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Le petit format de cet album est agréable : il donne une impression de joyau, d’un objet précieux. Ce voyage entre onirisme et réalité se dessine par des frontières floues ; ce qui laisse le rôle au lecteur de choisir l’un ou l’autre et même un peu des deux, aussi. Le texte court aux allures de contes plaira dès 3 ans.

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C’est une véritable bulle de positivisme pour contrer ce blues du dimanche soir que ressentent la plupart d’entre nous. Un petit album parfait pour une « histoire du soir ». C’est de l’optimisme en barre en encres et papier, il s’inscrit dignement dans la liste des « petits quarts d’heure de bonheur » (tout comme un croissant chaud, une couverture toute douce ou une douche chaude)

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)°º•. Xavier Collette est un homo sapiens dessinatus né en 1981 en Belgique. Ce nom ne doit pas vous être inconnu, sinon, il y a souci. Pour tout découvrir de lui (ou presque), c’est par ici : Coliandre.
Evidemment, la Madame des mots de cet album est Estelle Billon-Spagnol, elle tient un blog rigolo que tu peux voir ici : Le truc d’Estelle Billon-Spagnol.

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Souvenir de lecture : Nous avons tous une Mariette en fond de nous. Laissons-la s’exprimer un peu plus souvent…

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Dans le chaudron :
¤ Le Chat qui avait peur des Ombres de Xavier Collette & Rozenn.
¤ L’Ombre que j’ai adoptée, Pouyâ !

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Histoire de lectures (Tiphanya), Le marque-page de Choukette, Les voyages immobiles de Madame Charlotte, Papier de soie (Morgan) ont autant apprécié que moi, cet album.
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CITRIQ

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Et hop, un nouveau album qui entre dans le challenge « Je lis aussi des albums » 🙂

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Pics : © Estelle Billon-Spagnol & Xavier Collette
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SACRE Yohan – Mon cauchemar et moi

21 octobre 2011 26 commentaires

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Titre : Mon cauchemar et moi
Auteur : Yohan SACRE
Plaisir de lecture Livre à découvrir

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Ce petit garçon est bloqué dans le monde de ses rêves et doit affronter ses démons. Il rencontre cette grosse bête toute poilue qui semble avoir oublié son nom. Ils cheminent tout deux dans un environnement sans dessus dessous et vont apprendre à se connaître.

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De prime abord, l’histoire commence sur un ton léger. L’univers onirique que nous sert Yohan Sacré est empreint d’angoisses, de peurs et de cauchemars. Ce monde étrange sans queue ni tête va servir un récit profond à l’ambiance sombre. Cette histoire cruelle demeure émouvante et l’atmosphère fantasmagorique n’est certainement pas le plus à craindre.

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J’avais emprunté “Mon cauchemar et moi” car j’étais alors en pleine période de terreurs nocturnes, il me semblait tout choisi. Cet album de qualité, au doux papier se lit d’une traite. J’ai apprécié la cadence de récit et les illustrations, bien que pas assez variées à mon goût – personnages souvent vus du même angle, construction de l’environnement identique d’une page à l’autre -. Il n’en demeure pas moins qu’hormis quelques gros mots, les illustrations pastel amènent à une fin inattendue et un peu brutale ; elle m’a un peu secouée, je dois bien le dire…

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Né en 1989, Yohan Sacré a participé à divers concours dans le monde de la BD. Il s’inspire de l’univers de grands pour les adapter en gardant sa patte. Son style est à la fois enfantin et lugubre.
Son site ; pour découvrir les premières planches de l’album, c’est ici.
Pour information, cet album est classé dans les bandes dessinées adultes dans les bibliothèques… Il n’est donc pas à mettre entre toutes les mains. Pour lecteurs avertis.

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Souvenir de lecture : Une fin au goût amer…

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A l’ombre du cerisier… (Jeydragon), Lis tes ratures ! (Lyra Sullyvan), Plume, Sous le feuillage (Lael) ont aussi découvert ce bel album touchant.

CITRIQ

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Ce livre s’inscrit aussi au Challenge « Je lis aussi des albums » ainsi qu’au Challenge Halloween.

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Catégories :SACRE Yohan Étiquettes : , ,

STURGEON Théodore – Cristal qui songe

30 novembre 2009 16 commentaires

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Titre : Cristal qui songe
Auteur : Théodore STURGEON
Plaisir de lecture Livre fantas… tique

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Horty Bluett a 8 ans quand il fugue. Il vient d’essuyer une énième colère de son père adoptif et de perdre trois doigts à la suite des violences subies. Il a 8 ans, se retrouve en pleine rue, la nuit. Par hasard, il croise son amie Kay Hallowell, lui dit au revoir et la promesse de la revoir.
Et voilà un camion qui déboule, des étranges inconnus qui le prennent sous leur aile et l’embarquent vers des chemins inconnus. Propulsé dans un bar, il rencontre la bande. Ces gens marginaux, certain à la peau verdâtre, d’autres de petites tailles, l’adoptent. Après l’accord de Cannibale, le propriétaire du cirque, Horty va trainer ses savates et se construire grâce à la vie en communauté foraine. Au sein de cette famille de cœur, Horty va partager son temps, son attachement et développer son don de mémoire eidétique. Mais est-ce la seule facilité qu’il possède ? Pourquoi le directeur du chapiteau est-il surnommé Cannibale ? Pourquoi la troupe entière tremble devant lui et se bouche les oreilles aux gémissements d’étranges cristaux vivants ? Les phénomènes ne sont pas forcément « du cirque »…

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)°º•. Très vite, nous sommes plongés dans cette famille au grand cœur. La micro société que représente le cirque est peuplée de « monstres » très attachants. Ces freaks et autres énergumènes de foire apprendront la vie à Horty. Notre jeune garçon va évoluer parmi les gentils et les méchants. Une pression forte, une impression irréaliste tournent et planent autour de son noyau de vie. Heureusement, Horty garde encore son point d’attache, un diable à ressort reçu à l’orphelinat.  Horty entretient des relations très fortes avec Junky et y tient comme à la prunelle de ses yeux.
Horty c’est le gamin que tu vas voir grandir sous tes yeux que t’y crois pas ! Gentillesse et générosité sont son leitmotiv mais il va être désarçonné, rejeté à plus d’un titre.
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Le Cannibale, ex Pierre Ganneval n’est pas étranger à l’atmosphère pesante qui plane sur le cirque. Ce grand misanthrope a depuis longtemps été déçu par la cause humaine. Délaissant l’être humain dans toute sa splendeur, il s’intéresse davantage à des bizarreries scientifiques.
Le Cannibale, c’est le méchant de l’histoire. Mais méchant-méchant. Un vrai de vrai. Que t’aimerais même pas le croiser dans tes pires cauchemars. Enfin, bref, avec l’ingéniosité et la cruauté dont il fait preuve, tu vas en rester plus que baba.
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Famille recomposée de membres rejetés par toute structure sociale, le cirque se compose de freaks et autres énergumènes de foire. Nous croisons tantôt des hommes à la peau verdâtre, tantôt des hommes sans poumon, et quelques nains au physique particulier. Ces « monstres » très attachants n’en représentent pas moins une micro-société. Ce sont ces gens montrés du doigt qui vont apprendre le plus à Horty et vont lui permettre de traverser les obstacles qu’il rencontre.
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Enfin et non des moindres, des personnages pas forcément « principaux » en terme où on l’entend, mais non moins cruciaux, les Cristaux. C’est autour de ces « objets » que se forge notamment l’intrigue. Ces derniers vivent, communiquent, ressentent la douleur, sont faits « de chair, sève, bois, os et sang » et construisent des rêves épatants. Leur communication reste énigmatique, et c’est certainement bien là-dessus que naissent affabulations et machiavélisme.
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Bien que pour certains lecteurs, le Cannibale est une pâle copie mal réussie d’un vrai méchant ; je n’en démords pas, que je n’aimerai pas le croiser en vrai. Le véritable défaut, cependant mineur, réside pour moi dans le statut presque immuable de « gentil » et de « méchant » des personnages. Dommage… Cependant, et cela est sans doute le plus gros point positif de ce roman à mes yeux, la vie des Cristaux est splendide et j’admire l’imagination de Sturgeon. Leur existence atteint quelque sommet poétique et c’est un vrai délice de se délecter des paragraphes (pseudo ?) scientifiques et des envolées exaltées que l’auteur manifeste.

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)°º•. Bien sûr, plusieurs thèmes sont abordés par cette histoire et la plus grande réside en l’image forte de l’humanité et de ses valeurs. La marginalité montre la double facette indispensable de vivre et survivre. Dans le bouquin, on en arrive presque à la lutte du bien contre le mal. Mais il n’en demeure pas moins que pour (sur)vivre, il faut alors avoir la faculté d’adaptation. Marche ou crève en quelque sorte… J’ajouterai qu’on retrouve même une vision poétique voire une hymne à la différence.
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Une de mes plus grandes interrogations au fil des pages a été de me demander quand l’horreur (et secondairement la méchanceté) allait arriver. Sturgeon a su mettre en place des atmosphères en très peu de temps, et qui enveloppent entièrement le lecteur. Souvent on tâtonne, on reste dans la brume. Et grâce à une intrigue plus que palpitante, on se questionne beaucoup. Sturgeon a su distiller avec succès les informations, garder de grands mystères ; actes qui participent au « pourquoi ? » général.
Dans le cadre de la lecture commune du Cercle d’Atuan, les débats ont été riches et passionnés, les différentes théories qui entourent Horty, Junky et les Cristaux (ainsi que le rôle des personnages secondaires) ont eu la belle part de nos bavardages. Il va sans dire que les interprétations des écrits ont été différentes d’une personne à l’autre. Relativement jouissif !
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El Jc a très bien définit la plume de Sturgeon via le forum,  « aspect humaniste et bouleversant et ce avec une grande économie de mots ». La fluidité du style n’est pas en reste et le charme étrange du bouquin participe à accrocher à l’histoire. On apprend aussi, que c’est le roman le plus réussi et le autobiographique de Sturgeon, car il se vouait à la culture physique plus jeune, dans l’objectif de devenir acrobate. Malheureusement, la vie en a décidé autrement…

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Sturgeon nous délivre une histoire très palpitante où le thème de la différence est servie sur plateau. Confiné aux abords de la vie de phénomènes de foire, le lecteur est entrainé dans un monde où les atmosphères sont prenantes, où l’on reste dans un endroit brumeux et quelque peu cruel. Nous suivons le trépidant d’Horty qui bien malgré lui, se retrouve au centre d’étranges affaires. La vision des Cristaux, leur existence et leur fonctionnement demeurent le point d’orgue magnifique de ce récit. Oserez-vous plonger dans ce livre énigmatique ?

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)°º•. Biographie
via Wikipedia
Théodore Sturgeon, de son vrai nom Edward Hamilton Waldo ou Edward Waldo, est né le 26 février 1918 et mort le 8 mai 1985. C’est un écrivain américain de fantastique et de science-fiction, dont le talent s’est exprimé à travers de nombreuses nouvelles et quelques romans.

Plus que son style, l’ambiance et les thèmes abordés dans ses écrits font de cet auteur un cas particulier dans l’univers de la SF et du fantastique. Certains parlent à juste titre d’un univers « Sturgeonien ». On retrouve dans ses écrits des traces d’événements de sa propre vie qu’il a explorée d’une manière presque « thérapeutique » pour en faire quelques chefs d’œuvres, où l’humain prime toujours…

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¤ Adaptation :
La chaîne américaine de télévision HBO de 2003 à 2005 a diffusé un feuilleton de 24 épisodes en deux saisons inachevées. Ce dernier repose sur deux romans de Sturgeon et se nomme  « Carnivale » (fête foraine). La référence à l’auteur a été volontairement mise de côté afin que le public ne soit pas assujetti aux préjugés de la littérature sturgeonienne qui avait créé des scandales dans les années 1950 (le thème de la différence, on en parlait quelques paragraphes au dessus). Sans oublier que des références aux œuvres originelles, l’adaptation n’en garde plus grande trace afin de mieux coller aux envies d’un public qu’on voulait massif.

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¤ Extrait :

Horty poussa doucement Junky sur le pupitre e pressa un bouton usé sur le côtté du cube de bois. Violemment d’abord, puis en hésitant sur son ressort rouillé et enfin avec une sortie de défi triomphant, Junky émergea de sa prison. C’était un diable à ressort, reliquat d’une génération aux mœurs innocentes. Il avait une tête de polichinelle dont le nez crochu tout écaillé rejoignait presque le menton pointu. Dans la mince fente qui les séparait s’étalait un sourire chargé d’expérience.
Toute la personnalité de Junky (et c’était la raison principale de l’affection que lui portait Horty) résidait dans ses yeux. Ils semblaient faits d’une sorte de verre teinté, moulé ou taillé à arêtes mousses, qui, même dans une chambre obscure, avait un reflet, un scintillement étrange et complexe. Maintes et maintes fois Horty avait cru constater qu’ils possédaient une espèce de rayonnement propre – mais il n’avait jamais pu en être tout à fait sûr.
_ Bonsoir, Junky, murmura-t-il.

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45788423_pLa lecture de ce livre s’est réalisée dans le cadre du Cercle d’Atuan : Chimère, El Jc, Olya, Ryuuchan, Spocky, Tigger Lilly, Vert.
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Mes Imaginaires (SBM) en parle aussi, Nebal a rédigé un bien bel article sur Sturgeon.

CITRIQ

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