FOENKINOS David – Nos séparations

06/03/2009 5 commentaires

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Titre : Nos séparations
Auteur : David Foekinos
Note : Livre avec entrée au panthéon

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Fritz & Alice sont l’un pour l’autre, leur premier amour. Ils s’aiment et pourtant, ils vont passer leur vie à se séparer. Sous le coup de multiples raisons ou excuses, le temps va jouer d’eux, les situations grotesques, les histoires de dents, le travail, les belles-familles. Les aléas de la vie sont ancrées dans leur histoire d’amour. Par le soliloque de Fritz, nous vivrons avec ces deux personnages et entr’apercevoir l’essence même de leurs liens.

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Fritz est un fils de hippies, Alice fille de bonne famille : un monde entier de valeurs les sépare… et pourtant. Au fil des pages, leur histoire « allait commencer encore ». Nous découvrons une certaine décadence de l’amour ; cet amour qui possède plusieurs facettes. C’est un amour que l’on peut facilement mettre au pluriel et même pire : le conjuguer à tous les temps. On vit au rythme des mots, c’est une écriture simple, sans ambage : cela permet un partage pur, non travaillé des émotions. Quelques touches d’humour sont distillées dans les paragraphes malgré la tristesse des situations. On ressent une certaine amertume, une mélancolie du temps. On se voit dans certaines situations ; on vit avec le personnage : les angoisses véritables, les parfaits instants de bonheur.  Sans détour, j’avoue que ce sont ces petits détails de l’autre, ces menus souvenirs qui font la force et la fatalité de leur amour qui m’ont séduite et touchée. A chaque page lue, nous approchons des inévitables fins qui, malgré tous les indices, les ressentis de Fritz, éclatent avec l’intensité que nous supposions. Ce livre m’a peut-être touchée plus que de raison, car c’est finalement la magie de son arrivée : il est sans doute entré chez moi à un moment particulier dans ma vie.

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Quelques extraits :

* Je tentais simultanément de faire du sport pour avoir un beau torse et de lire l’intégrale de Schopenhauer pour me faire une idée précise de l’amertume. Selon plusieurs avis soudoyés, ce mélange me conférait une certaine élégance. Je pouvais peut-être envisager une vie de héros moderne. Seuls obstacles à cet héroïsme potentiel : mes insomnies. On ne peut pas sauver l’humanité sans ses huit heures de sommeil. Tous les héros dorment bien, même d’un œil. Ils maitrisent la nuit pendant que je compte tous les moutons du monde ; pas un qui m’ait jamais sauté par-dessus la ête. Il faudrait que l’un d’entre eux rate son saut. Se faire assommer par une masse laineuse endort à coup sûr.

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* Oui, je sais, c’est étrange de s’appeler Fritz. Surtout quand on n’est pas allemand. Mon père avait une passion pour le roman Mars de Fritz Zorn. Ainsi, il m’était tout à fait agréable de porter le prénom d’un auteur mort à trente-deux ans d’un cancer et qui disait : « Je trouve que quiconque a été toute sa vie gentil et sage ne mérite rien d’autre que d’avoir le cancer. »

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* [Le père d’Alice] s’intéressa à moi :
« Alors comme ça vous travaillez chez Larousse ?
_ Oui, c’est ça.
_ Et c’est là-bas, qu’on vous apprend à économiser vos mots ? »

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* Je végétais devant la télévision, fasciné par le télé-achat, par les chaînes d’informations en continu, et, dans mon esprit vaporeux, il m’arrivait parfois de mélanger les deux et de m’imaginer que je pouvais m’acheter un attentat à Bagdad.

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Ce livre est en voyage…
Il était chez Thracinée, puis a atterri chez moi. Au 30/06/09, il part chez Emma !

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WYNNE JONES Diana – Le château de Hurle

05/03/2009 12 commentaires

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Titre : Le château de Hurle
Auteur : Diana Wynne Jones
Plaisir de lecture : Livre à découvrir

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Halle-Neuve, du Royaume d’Ingary bourgade typique du XVIIIe siècle ampli de magie…
Après la mort de leur père, trois sœurs se voient devenir apprentie grâce aux choix réalisés par Fanny, leur (belle)-mère. Lettie se verra attribuée à une pâtisserie familiale reconnue, Martha s’en ira vers de nouveaux horizons auprès d’une sorcière ; Sophie, quant elle, restera à la boutique de chapeliers appartenant à Fanny et feu leur père. Sophie devient casanière, timide et se renferme petit à petit sur son monde à chapeaux. Elle en vient à accepter un tel destin de par sa position d’ainée : rien ne réussit à la première de la famille…

Sophie rend très peu visite à ses sœurs, car la rumeur court qu’un étrange magicien rode dans les rues pour conter fleurette aux jeunes demoiselles et dévorer leur cœur. Halle-Neuve retient son souffle et vit dans une peur tapie, en observant le château ambulant du magicien parcourir les collines avoisinantes.

A la fermeture de boutique qui tardait, Sophie voit entrer en ces lieux une dame imposante et non moins impolie. Cette dame n’est autre que la sorcière du désert, et pour punir de son impétuosité, ensorcèle Sophie. Cette dernière se retrouve dans le corps d’une femme de quatre-vingt dix ans.

Très vite, Sophie décide de fuir sa vie et de partir loin. Peu importe où, mais loin. Son dernier refuge devient celui du Château de l’affreux Hurle. Après moult efforts, elle entre dans un des capharnaüms les plus impressionnants qu’il soit. Tant bien que mal, elle se hisse jusqu’au fauteuil moelleux. A peine a-t-elle le temps de reprendre son souffle que Calcifer, démon du feu, lui proposera un marché. Les escaliers verront débouler un petit garçon prénommé Michael… Et la porte s’ouvrira d’un grand claquement sur Hurle. Que va devenir Sophie ?

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)°º•. Le Royaume d’Ingary et plus amplement, les environs du Château sont des univers parallèles où le fantastique règne.  La magie existe au quotidien par de petites touches discrètes. Diana Wynne Jones tire pour son scénario de bonnes ficelles ; et même si le plus gros de l’histoire est facilement devinable, de petites surprises nous restent agréables. La mise en place de l’histoire est quelque peu longuette ; mais son début par une malédiction concernant l’ainé et son destin est intéressant. Contrairement à beaucoup de lecteurs, je n’ai pas eu le moindre ressenti de « cauchemar » en lisant ce livre… Bien mieux, je trouve que les paysages relatés, les diverses scènes sont baignées d’un brin de poésie relativement frais. Cependant, le happy end est très facile et la fin on ne peut plus brutale. Le roman entier est coloré, plein de bons sentiments mais ne verse pas tendancieusement dans la mièvrerie.

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)°º•. L’histoire recèle de plusieurs personnages, dont le premier à évoquer est le Château lui-même. Sans nul doute, il demeure mon personnage préféré. Une immense bâtisse sombre, quelque peu délabrée craque, bouge, en un mot : vit. Le mystère autour de lui est celui qui a le plus suscité mon intérêt.
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Vient ensuite Sophie. Cette dernière est la gentille incarnée, le personnage « bon » par excellence, quelque peu naïve et innocente. Ses défauts trop bien définis, ne lui donne que du charme en plus. Cependant, sa condition de « vieille » n’est que trop peu réaliste. Timide et effacée en tant qu’enfant, elle gagne en assurance et en caractère avec son ensorcèlement de vieille peau.
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Calcifer, démon du feu et assujetti à de grandes humeurs et à leurs sauts particuliers détient également ma sympathie. Il est asservi et emprisonné, mène la vie dure et pourtant, il est on ne peut plus attachant.

Michael est l’apprenti du magicien Hurle. Il est très ou trop gentil. C’est un habitant greffé également au Château et sera une aide utile à Sophie.
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Nous découvrons aussi Hurle le magicien, qui s’avère effectivement très peu présent. La présence de Sophie redonnera du poil à la bête et malgré ses scènes sur scène, les habitants du Château arriveront à vivre avec ce caractériel. La volonté de l’auteur est d’appuyer sur sa crainte mais les effets demeurent… nuls.

Quant à la Sorcière du désert, elle est également peu présente mais on ne redoute qu’une chose : sa venue avec le basculement de la vie des habitants du Château. Pour moi, son démon représente le personnage le plus horrible de l’histoire.

Petit tour d’horizon rapide pour vous donner envie de découvrir ces multiples personnages attachants nés d’une histoire sucrée.

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)°º•. Quelques petits mots sur l’écriture de Diana Wynne Jones : le vocabulaire est simple tout comme la grammaire et la syntaxe, leur immense avantage est l’accessibilité pour tous. Ce roman se lit facilement, comme du petit lait. Bien qu’il ne possède que très peu de longueurs et un rythme régulier. Le suspense existe uniquement à la fin du roman, le reste est un long fleuve tranquille. Les thèmes développés sont coutumiers : l’amitié, l’amour, la trahison mais aussi l’acceptation du vieillissement et la réconciliation avec la sphère familiale.
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Cependant, un gros défaut dudit livre est le titre de chaque chapitre : ils se composent d’une phrase… qui commence ce qui se passe dans le chapitre que l’on s’apprête à lire. Tout bonnement, ils ruinent les espoirs et révèlent un bon nombre d’indices. Il manquera alors un peu de profondeur quant à l’histoire et décevra les amateurs de personnages travaillés. Notons tout de même quelques passages rigolards qui ont su me tirer quelques sourires.
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Pour résumer, c’est un roman mi-conte, mi-fantasy qui saura convenir aux enfants et charmer les adultes.

Et si malgré tout cela, vous n’êtes toujours pas intrigués, je vous invite à le lire, rien que pour découvrir le roman qui est bien différent de l’animation japonaise que vous connaissez.

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Ce livre est d’une belle et bonne douceur qui ensorcellera petits et grands. La magie existe par petites touches au quotidien, et la bourgade respire selon les allées et venues du Château de l’affreux magicien Hurle. Les personnages sont tous attachants, souvent « bons » et innocents. Le suspense n’est présent qu’à la fin du livre et la fin sera très vite arrivée, limite bâclée dans un grand mouvement de « happy end » et autres joyeusetés. Malgré un rythme régulier, le roman nous surprend à quelques surprises. Les quelques notes de poésie seront présentes pour donner une fraicheur au tout.

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)°º•. Quelques petites informations :

– lecture conseillée à partir de 9 ans
– publié en 1986
– « le château des nuages » se révèle la suite de ce premier opus
– a été adopté et adapté par Miyazaki « le Château ambulant » en 2004

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Un livre voyageur, ‘Nos séparations’ de Foenkinos

04/03/2009 Aucun commentaire

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Hier, j’ai rencontré Thracinee pour une drôle d’aventure.

En effet, le livre Nos séparations de David Foenkinos a été relâché…
C’est ainsi qu’il quitte les mains de Thracinee pour venir dans les miennes. Après ma lecture, je le relâcherai à mon tour vers une nouvelle destination. Pour l’instant, il a seulement changé de quartier, mais après, qui c’est?

En attendant, nous avons réalisé cette opération en douceur, autour de thés (et de vaisselle très british) et de succulentes parts de banoffee pie (hmmmm!)

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Vie de bloggeuse

03/03/2009 12 commentaires

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Vie litteraireVoici une nouvelle catégorie, pour ne pas déborder sur la majorité des billets de ce blog qui demeureront des avis sur mes lectures.

Mais dans ma vie de bloggeuse, je fais des rencontres inattendues que j’ai envie de vous faire partager. Des petits instants ou des réflexions qui finalement sont de mon environnement « littéraire » et dont j’ai envie de vous parler.

Voici une petite catégorie pour blablater sur tout le reste, de tout et de rien.

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Ce blog n’est pas en pause, je lis toujours autant.
C’est surtout que j’ai une grosse flemme pour rédiger mes petites critiques. Ces dernières ne sont jamais à la hauteur de mes espérances, et si je n’écoutais que moi, je ne les publierai pas ! Mais rassurez-vous, je vais me forcer un peu la main pour vous dire ce que je pense de mes lectures récentes, surtout qu’il y a de très bonnes découvertes !

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Pic : à moi 😉

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COE David B. – La couronne des sept royaumes ~ Le complot des magiciens, tome 1

14/02/2009 5 commentaires

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Titre : Le complot des magiciens (La couronne des 7 royaumes, tome 1)
Auteur : David B. Coe
Plaisir de lecture :  Livre à découvrir

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En ces temps, le festival s’installe dans la ville de Curgh. Il emmène avec lui, les Qirsi qui sont aptes à révéler la destinée de jeunes gens de 16 ans. Tavis, fils du Duc de Curgh et amené à devenir Roi à la suite de son père, est inquiet quant à sa future révélation. Cependant, à l’ombre étouffante de la tente des Qirsi, ce que lui révèle la pierre terrorise Tavis quant à son avenir. Pourra-t-il échapper à son sombre destin ?

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En ce jour, Tavis, va assister à sa Révélation. Celle-ci est effectuée par des magiciens, les Glaneurs Qirsi. Elle révèle une partie de la destinée de chaque jeune gens. Selon les Règles d’Ascension à la couronne du royaume d’Eibithar, Javan de Curgh doit succéder au Roi à sa mort, et par la suite, son fils Tavis. Cependant, la destinée révélée par Grinsa le glaneur est si sombre que Tavis fuit son avis et ne veut pas le croire. Dans le grand doute, cette révélation va basculer les habitudes politiques et les Terres du Devant vont devenir le premier plan de complots.
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Les Terres du Devant sont dirigées par les Eandi, et sont partagées en plusieurs royaumes (eux-mêmes partagés en duchés). Les Qirsi sont des magiciens, et après avoir été battus il y a quelques siècles par les Eandi, ils ont encore l’immense privilège de pouvoir travailler aux côtés de ces derniers. Leurs pouvoirs, intelligence et puissance sont des atouts indéniables pour gouverner. Il ne va pas sans dire que la confrontation entre les Qirsi et les Eandi servira pour fond à cette trame. Un jeune noble va devenir paria, un allié exceptionnel sera découvert parmi le peuple magicien. Les imbrications des races vont être la base des intrigues politiques.

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)°º•. Voici un livre que je n’aurai point lu si on ne me l’avait point conseillé. Quelque peu déroutant en premier lieu, le livre se révèle être une scène de théâtre pour de nombreux personnages. Leur destin est étroitement lié et nous en connaitrons les nœuds et autres parallèles au fil des pages.
L’univers médiéval et fantastique est un décor agréable où nous seront plongés directement dans un complot dramatique tenant en haleine. Pour ma part, je me suis longtemps questionnée sur le côté bon ou mauvais de certains personnages et à discerner leurs véritables objectifs. Nos sentiments envers tels ou tels personnages changent selon les évènements et on se surprend à s’attacher à ceux dont les agissements nous paraissent inhumains, colériques ou malveillants.
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Dans ce tome, nous commençons tout juste à comprendre la confrontation permanente entre peuple Qirsi et peuple Eandi; et à apprivoiser les relations politiques et enjeux de pouvoir. Il en convient qu’il faudra certainement attendre les autres tomes pour que chaque personnage révèle un pan de profondeur et que la magie s’installe au milieu de ses machinations et complots.

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)°º•. C’est une belle histoire facile à lire. Trahison, magie, combat : de l’héroïc fantasy en veux-tu, en voilà. Mais sans trolls ni autres lutins.  Les nombreux personnages permettent de nombreuses intrigues en parallèle, on laisse peu de répit au lecteur, mais qu’est ce qu’on aime ça.

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Les Qirsi, brimés par de trop belles intentions politiques se retrouvent liés au silence et au conformisme. Cependant, ils restent des insoumis à forte personnalité. Suspicion, insurrection, utilitarisme de la magie enclencheront la machine politique. Le pouvoir représentatif est aux mains des Eandi… mais pour combien de temps ?
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Chaque chapitre est souvent vu par les yeux de tel ou tel personnage et nous le suivons le temps de quelques pages, sur son histoire personnelle, son vécu… Et nous avançons au rythme des hésitations et décisions politiques. Le rouage est-il si bien graissé? Les grains de sable ne vont-ils pas être trop nombreux ?

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)°º•. David B. COE, romancier fantasyste etasunien.
Extrait de wikipedia :
David suit ses études à la Brown University puis à la Stanford University d’où il sort diplômé en histoire en 1993. Son premier roman Children of Amarid, premier volume de la série The Lontobyn Chronicle est édité en 1997 puis suivi par les deux tomes suivants en 1998 et 2000. En 1999, il reçoit le prix William L. Crawford Memorial Fantasy Award pour cette série.
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La Couronne des sept royaumes est un long cycle qui se compose de 10 tomes (en français, sinon c’est « seulement » 5 tomes VO, ça va de soi)

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Dans le chaudron :
¤ Le prince Tavis, tome 2
¤ L’armée de l’ombre, tome 7
¤ La guerre des clans, tome 8
¤ L’alliance sacrée, tome 9
¤ Le pacte des justes, tome 10

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PRATCHETT Terry – Les annales du Disque-Monde ~ Eric, tome 9

14/02/2009 10 commentaires

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Titre : Eric (Les annales du Disque-monde, tome 9)
Auteur : Terry Pratchett
Plaisir de lecture :  Livre sympa peu s’en faut
La série

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Eric est le plus jeune démonologue du Disque-monde mais aussi le moins pris au sérieux. Seul Rincevent apparait au sein du pentacle lorsqu’Eric, du haut de ses 14 ans décide d’invoquer un démon. Mal en pris à Rincevent de trainer dans le coin car Eric a quelques menus voeux à formuler – et à les voir exécutés – il veut seulement l’immortalité, la domination du monde et la plus femme de tous les temps. Rincevent tente par tous les diables de s’échapper mais conduit Eric et lui-même au travers de diverses aventures : la rencontre des adorateurs de  Quetzduffelcoatl, en plein coeur de la préparation quasi-similaire de la guerre de Troie, jusqu’à la création du monde, en passant par les enfers.

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Ce volet ressemble à s’y méprendre au troisième opus avec Rincevent, ce magicien plus qu’incompétent et le Bagage le plus terrifiant du monde. C’est toujours avec une grande joie qu’on retrouve ce presque-mage avec ses simagrées et son art inconditionnel pour la fuite. On visite le Disque-monde et même plus, et on s’amuse toujours autant de lire les péripéties de Rincevent, tout juste sorti des Basses-Fosses. Mention d’honneur au perroquet déplumé d’Eric qui est caustique  à souhait et m’a fait beaucoup rire avec ses trous de mémoire continuels exprimés par des « chaispasquoi ». Cependant, on pourrait se demander si ce roman en est vraiment un (aussi long qu’une nouvelle) et on en ressort tout de même un peu déçu. L’histoire possède des tours et des virages intéressants mais est néanmoins beaucoup trop rapide.

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Dans le chaudron :
¤ La huitième couleur, tome 1
¤ Le huitième sortilège, tome 2
¤ La huitième fille, tome 3
¤ Mortimer, tome 4
¤ Au guet !, tome 8
¤ Le faucheur, tome 11
¤ Mécomptes de fées, tome 12
¤ Les petits dieux, tome 13
¤ Nobliaux et sorcières, tome 14
¤ Le guet des Orfèvres, tome 15
¤ Accros du roc, tome 16

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CITRIQ

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PAOLINI Christopher – L’Héritage ~ Eragon, tome 1

04/02/2009 16 commentaires

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Titre : Eragon (L’héritage, tome 1)
Auteur : Christopher Paolini
Plaisir de lecture Livre sympa

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Dans un autre temps, une autre époque… et peut-être si proche, l’Alagaësia est dominée par l’Empire. Eragon, jeune habitant de Carvahall, ne se doutait pas qu’il rencontrerait l’étrangeté dans la forêt. Lors de sa dernière excursion, il découvre une pierre précieuse, lisse et d’un magnifique bleu. Un dragon ancestral nait et adopte Eragon. Un couple inséparable qui va devoir combattre l’Empire et son roi démoniaque qui règne sur tout le pays…

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)°º•. Existence des Dragons

Ce n’est pas une personne, de quelle que race que soit qui choisit son dragon. C’est ce dernier, à travers la coquille de son œuf qui choisit la personne digne de lui… Il est donc impossible de percer le mystère du choix d’un Dragonnier. Dragons souffrent comme souffre la Terre, ils en sont les gardiens. Ce ne sont pas que des animaux, mais des êtres doués de raison, d’intelligence, bref, d’une personnalité (bien trempée ?)
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Les dragonniers, plus forts que n’importe quelle autre race, ne pouvaient être détruits si facilement. Ils se réunirent en Confrérie, afin d’allier leurs forces… Cependant, à l’apogée de leur puissance, ils se détruisirent entre eux.
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Au temps où fleurissaient le bonheur et la bonne entente dans les cités, les dragonniers bénéficiaient d’un entrainement intense et qualifié. Ils étaient invincibles… Bien que Galbatorix suivit cet apprentissage, sa dragonne mourut d’une flèche fichue dans son cœur. La démence était née dans l’esprit de Galbatorix. Ce dernier exécuta un long périple afin de rejoindre la Confrérie des Dragonniers pour les prier de leur donner un second œuf. Dans sa folie, il entraina d’autres membres et causa la perte de tous.

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)°º•. L’Histoire

L’Histoire est assez riche en ce qui concerne les peuplades. Différentes races s’y côtoient et s’y mélangent : elfes, nains, hommes, urgals, ombres et tant d’autres. Eragon est bien entouré avec Saphira, Murtagh, Brom, Garrow et Roran (sa famille). Cependant, ce dernier doit prendre en main sa destinée, choisir un camp et surtout trouver sa propre quête. Les dragonniers ont une histoire différente des autres, il n’existe pas vraiment d’alliances. Ces hommes sont doués, possèdent des qualités surhumaines, ont la vie éternelle. Toutefois, le dragon n’est pas un animal ordinaire, ils détiennent une dignité, une personnalité, une entité à part entière.
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Nous remarquons dans l’histoire que la psychologie et la télépathie tiennent une grande place ; une forte liaison de chaire et mentale lie le dragon et son dragonnier.
Existe-t-il une bipolarité du monde en Alagaësia ? Pas si sûr ! Il existe le Camp du mal (avec l’Empire), le peuple, les Vardens (nains et humains), le royaume des nains, celui des elfes. Mais pouvons-nous parler d’une alliance véritablement établie ? Il existe une fragilisation à l’intérieur de ladite alliance que Galbatorix, depuis Urû’Baen n’hésitera pas à utiliser…

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)°º•. Ecriture

Christopher Paolini est un jeune écrivain. Né en 1983, fan de Tolkien, il commence à écrire sa trilogie à l’âge de 15 ans… Pas dupes, les parents, éditeurs littéraires, font de ce futur business, une histoire de famille ! (pour garder les droits d’auteur) Bien que découvrant quelques difficultés de conter et de raconter, de tenir en alerte son lecteur, Christopher Paolini possède une écriture prometteuse. Nous nous attachons assez facilement à l’un des personnages mais je regrette que les portraits ne soient pas plus précisés et détaillés permettant de s’immerger dans ce roman.

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)°º•. Grimoire

Le livre présente une carte magique proposant la position des lieux, tous les sites ne sont pas indiqués, mais permet un très bon repère. (pour l’Histoire racontée, pour les périples effectués). J’apprécie particulièrement la disponibilité de différents dictionnaires en fin de livre : tous les mots ne sont pas traduits, et nous sommes fiers de pouvoir en retenir quelques uns (répertoire de l’ancien langage, répertoire du langage des nains, répertoire du langage des Urgals).

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L’histoire est assez riche ; différentes races s’y côtoient et s’y mélangent. L’écriture demeure bancale : Paolini rencontre quelques difficultés pour conter et pour raconter, de tenir en alerte son lecteur : espérons que les prochains tomes seront plus prometteurs. Malheureusement, le portrait des personnages mériterait d’être davantag travaillé ; entrainant une immersion mitigée du lecteur dans le roman.

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