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ILLIANO Rozenn – Midnight City

03/12/2019 4 commentaires

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Couverture du roman Midnight City de Rozenn IllianoTitre : Midnight City
Autrice : Rozenn Illiano
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Lire : le prologue, le chapitre 1, le chapitre 2
La playlist d’écriture de Rozenn
(qui m’a aussi servi pour rédiger cette chronique)

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Écrivain inconnu, la vie de Samuel change quand son roman rencontre un succès fou. Avec sa nouvelle célébrité vient le syndrome de la page blanche, impossible pour lui dire d’écrire un nouveau livre. Un mécène mystérieux décide de lui apporter son soutien sauf que le contrat semble révéler… des clauses singulières.

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Tu es un onirographe, tu écris avec tes rêves.

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Le premier roman de Samuel a circulé sous la forme d’un seul exemplaire, passant de mains en mains de lecteurs. Parfois étiqueté comme un grand coup marketing, c’est la volonté d’un grand timide de faire voyager les mots (et à travers les mots, de faire voyager le futur lecteur). Après une parution aux retombées fantastiques, Sam est bousculé par son éditrice, laquelle lui met sur le dos un assistant pour « l’aider ». Il y a également Adam que j’ai su apprécier car ses objectifs se dessinaient et qu’il a clairement un but, parfois incompris par autrui. Il y a aussi Roya et d’autres romanciers sur un forum, qui bêtalecteurs et ou de soutien, deviendront une communauté chère aux yeux de Samuel.
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Je tiens à protéger votre découverte. De ces personnages, protagoniste et secondaires, je vous dirais « seulement » qu’ils sont complètement et imparfaitement humains. Rozenn Illiano a su les rendre réels de par leur comportement et leurs réactions humaines qu’ont nourri des émotions tangibles.

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Ce roman est fantastique et de fantasy à la fois.

« Midnight City » renferme deux histoires, deux mondes imbriqués. La Cité de Minuit est une ville de tous les mystères, elle dégage une réelle force et semble être un personnage à elle toute seule. L’univers des Nocturnes est captivant : à travers les yeux et la mémoire de Cyan, on découvre l’oneirium – matière brute des rêves et des cauchemars – la vie de rêvarchitecte, l’horloge brisée et autres détails ; l’on rencontre aussi la funambule.
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Dès la première page lue, la couleur du bleu s’est imposée à moi. À chaque fois que je reprenais ma lecture, elle arrivait tel un filigrane. Une ambiance à la « Cirque des rêves » se dégage ; mais il ne faut pas que cette pensée vous fasse fuir. Ce n’est pas foncièrement vrai, c’est juste la connexion réalisée par mon cerveau (pour mon plus grand plaisir).

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Le pilote : un homme un visage pâle qui ne veut pas être là, au costume sombre désuet, aux longs cheveux aussi noirs que la nuit au-dessus de sa tête, attachés par un ruban de satin. Tout est noir ou blanc chez lui, à l’exception de ses yeux d’un bleu si bleu et si clair qu’ils troublent tous ceux sur lesquels ils se posent.

Voilà pourquoi on l’appelle Cyan, ce pilote qui n’en était pas un autrefois.

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Fantasy, fantastique… et à la croisée de bien d’autres genres, Midnight City est hybride. J’avoue que j’aime le terme de « dreampunk » choisi par l’autrice. Cet aspect poétique est accompagné d’une force certaine qui se dégage du récit. Les premières lignes sont puissantes car la Cité de Minuit est présentée.
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Tous les écrits de Rozenn Illiano restent indépendants mais entre eux, existent des liens (parfois ténus). Ce Grand Projet porte aussi le nom de Plan de l’Onirographe. Parmi les pages, il y a toujours un peu de Rozenn, avec subtilité, par petites touches. Pour Midnight City, la connexion est plus intense.
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On sent que l’autrice a peaufiné l’histoire, en la ciselant pour dégager autant d’orfèvrerie que de légèreté. Ainsi, le texte est fluide grâce à un travail sur l’histoire elle-même, un vocabulaire recherché et un scénario élaboré. Après des rebondissements, la fin m’est resté incertaine jusqu’à ce j’y arrive et j’apprécie cette maîtrise de l’intrigue.
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C’est le thème de l’écrivain qui se diffuse entre les pages : le processus de création vient apporter un lot de questionnements quant à son rapport à l’écriture, les paradoxes qui peuvent naître, ce qui fait – ou ne devrait pas faire – la qualité d’un écrivain, son désir de publication et l’envie de trouver son public, et aussi le syndrome de l’imposteurice.

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Ici, dans la Cité de Minuit, le Temps demeure une chose tangible comme une autre, le mélange parfait d’un courant d’air et d’une douce mélodie chantée à voix si basse qu’il est souvent peu aisé de l’entendre.

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La mise en abîme se complète avec l’existence du livre vagabond.

Rozenn aura finalement lâché trois exemplaires de Minight City qui se sont perdus (une mauvaise expérience qui me fend le cœur). La blogueuse Snow a bénéficié d’un service de presse qu’elle a décidé de transformer en livre voyageur en accord avec l’autrice. J’ai été très touchée qu’elle me l’envoie ! Après lecture, je lui ai moi aussi trouvé une autre destinataire en la personne de Jenn Bleu électrique.
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Midnight City continue son chemin : il s’est revêtu d’une édition collector dont les stocks sont épuisés mais il est toujours possible d’acheter une édition régulière sur le site de l’autrice. Ce livre ne connaîtra que 100 exemplaires papier et ne sera plus réédité par la suite.
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Durant novembre 2019, dans le cadre du NaNoWriMo pour National Novel Writing Month, l’autrice a bien avancé dans « Night Travelers », une possible suite. Et de manière assez égoïste, j’espère bien un jour, poser mes yeux dessus.
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Il m’a été impossible de lâcher l’ouvrage, j’ai été littéralement happée. Addictif, profond, riche et brillant, le voyage onirique a été époustouflant. Et j’espère qu’il en sera de même pour vous, potentiels lecteurs 💙

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Les heures brumaires, heureusement peu longues, précèdent les heures crépusculaires qui, elles, sont des pièges dans lesquelles se perdre car chacune dure autant qu’un cycle de sommeil ; viennent ensuite les heures vespérales, et enfin les heures nocturnes, celles que Cyan préfère, celles qui conduisent le plus loin dans la nuit. Maîtriser le calendrier de la Cité de Minuit exige un apprentissage long et minutieux, et certains Nocturnes ne le connaissent pas dans son entier ; est-ce surprenant alors qu’il existe en tout dix sortes d’heures, quarante-deux variétés de minutes, et des centaines de secondes différentes ?

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Illustration du marchand de sable par Xavier Collette, personnage issu du roman Midnight City de Rozenn Illiano

Couverture de Midnight City de Rozenn Illiano, édition collector Illustration de la funambule par Xavier Collette, personnage issu du roman Midnight City de Rozenn Illiano

Edition collector et edition régulière du roman Midnight City de Rozenn Illiano Le livre vagabond Midnight City de Rozenn Illiano

Mise en scène du roman Midnight City de Rozenn Illiano

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Chemin du livre devenu voyageur grâce à Snow → moi → Jenn Bleu électrique

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Illustrations : #01 Le marchand de sable par Xavier Collette ; #02 Couverture de l’édition collector ; #03 La Funambule par Xavier Collette ; #04 Edition collector et édition régulière

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ILLIANO Rozenn – Le Phare au Corbeau

06/11/2019 16 commentaires

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Couverture du roman "Le Phare au Corbeau" de Rozenn IllianoTitre : Le Phare au Corbeau (Magie Grise, tome 1)
Autrice : Rozenn Illiano
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
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Agathe et Isaïah travaillent depuis quelques années ensemble et forment un duo percutant. Un récent appel pique leur curiosité : ils se rendent au domaine de Ker ar Bran, situé sur la côte bretonne. Il s’agirait d’une affaire standard pour déloger un esprit nocturne. Sauf que la colère est quasiment palpable et qu’elle ne serait pas non plus la seule cause de ce problème devenu bien épineux.

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Le cœur de ce roman est le duo complémentaire que représentent Isaïah et Agathe. Le premier est exorciste, apparaît comme une personne plutôt lumineuse et sociable ; alors que la seconde semble plus introvertie, sombre et surtout prise dans mille doutes et autres tourments. L’attachement aux personnages est indéniable, c’est un plaisir de les découvrir au fil des pages. Il est aussi plaisant de recroiser des personnages rencontrés dans d’autres écrits de Rozenn Illiano. Ses histoires sont toutes liées car elles sont issues d’un multivers appelé le Grand Projet qu’elle nomme plus précisément le Plan de l’Onirographe. Par ailleurs, on perçoit qu’il y a un peu de l’autrice dans chacun des romans (plus que l’écriture, j’entends).
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« Le Phare au Corbeau » se déroule en Bretagne. Une des facettes de cette région s’ancre dans la force des éléments. Récit fantastique, il se révèle bien intégré dans notre monde. Ker ar Bran et le phare aimantent le/la lecteurice et subliment l’ambiance.

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Pour cette histoire inquiétante, l’autrice se consacre à la thématique de l’exorcisme à travers le concept de la maison hantée. Pour cela, le lecteur entre dans un monde underground et ésotérique. C’est ainsi un maelstrom de réflexions autour des savoirs, des croyances, des pouvoirs mais aussi des dépendances qui est initié. On est amené à comprendre comment certaines croyances populaires nourrissent abondamment des frayeurs. J’ai aimé retrouver la puissance de la magie dans un aspect assez brut.
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Etant très réceptive au cas de la maison hantée, le récit a très bien fonctionné sur moi. Certaines scènes sont bien rendues pour devenir angoissantes. J’avoue avoir eu peur car je l’ai essentiellement lu la nuit tombée alors que je me retrouvais seule (et que l’un de mes chats avait la fâcheuse manie de fixer un point derrière moi) (non, je ne me suis pas retournée pour savoir ce qu’il pouvait y avoir à fenêtre).

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J’ai aimé la structure avec flashbacks : ils nourrissent l’intrigue principale et étoffent les personnages. L’explication autour de cette « magie » est très bien amenée au fil des pages, sans lourdeur ou l’effet d’une leçon : hoodoo, christianisme, magie grise, malédiction, exorcisme, revenant, fantôme, intuition, double vue, voyant, medium,… les composants parsèment le récit ; et c’est très intéressant !
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J’ai eu grand plaisir à retrouver la plume de Rozenn. Le roman est tellement fluide que j’ai tout simplement dévoré l’histoire (en quelques heures d’affilée). Ce n’est pas qu’une bonne histoire de fantômes, d’autres sujets sont traités comme celui de l’acceptation de soi.
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L’enquête est terminée et « Le Phare au Corbeau » est peut être considéré comme un roman indépendant. Mais j’ai hâte de connaitre la suite car j’ai envie de savoir comment vont évoluer les personnages.
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La couverture est magnifique pour son aspect graphique mais aussi parce qu’elle reflète des détails de l’histoire. Elle est réalisée par Xavier Collette tout comme le portrait d’Agathe.

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Portrait d'Agathe par Xavier Collette, personnage de Le Phare au Corbeau de Rozenn Illiano Couverture du roman Le Phare au Corbeau de Rozenn Illiano par Xavier Collette
Les illustrations sont visibles sur Onirography.com

Roman Le Phare au Corbeau de Rozenn Illiano

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Logo du challenge Halloween 2019

 

Il s’agit d’un livre dont j’attendais la parution avec joie… et que je réservais pour octobre, dans la ligne de mire du challenge Halloween, édition 2019.

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ILLIANO Rozenn – Notre-Dame de la mer

08/12/2016 8 commentaires

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notre-dame-de-la-mer-rozenn-illianoTitre : Notre-Dame de la mer
Autrice : Rozenn Illiano
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
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Après l’hospitalisation de sa grand-mère, Nellig se rend en Bretagne afin de s’occuper de la maison. Elle est bloquée sur les lieux par une tempête imminente, elle en profite tout de même pour se balader et (re)sentir la mer qui fait refluer de nombreux souvenirs. Mais le séjour ne se déroule pas sous les meilleurs auspices.
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Le froid est une étreinte, le sel une drogue, le vent une promesse.
Je deviens la mer.
Un rire étrange qui voulait naître sur mes lèvres s’étouffe de lui-même.
Puis je reviens à moi.

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La plume de Rozenn Illiano est une valeur sûre pour moi. Comme pour chacun de ses écrits, l’univers est amené avec finesse. La plongée dans l’ambiance est immédiate. C’est comme si elle nous demandait de fermer les yeux et de créer un monde sous nos paupières par les simples mots qu’elle énoncera doucement de sa voix chaude.

Un écrit de cette autrice est un texte à découvrir, une expérience à vivre. Lire la suite…

ILLIANO Rozenn – Fêlures

09/02/2016 8 commentaires

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Felures Rozenn IllianoTitre : Fêlures
Auteur : Rozenn Illiano
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
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Ce recueil renferme huit nouvelles, certaines publiées dans « Le Rêve du Prunellier » ont été remaniées et d’autres sont parues en premier sur son site Onirography.

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Faire le deuil des vivants est plus difficile que faire le deuil des morts.

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Bird - Regrets Rozenn IllianoEn 108 pages, ces écrits présentent une plume française des plus efficientes. C’est tout un univers qu’on embrasse à la lecture, on pourrait presque imaginer Rozenn écrire à la plume, à la lueur d’une bougie (Alors qu’elle écrit aussi le jour, et au stylo Bic Cristal).
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Lire la suite…

ILLIANO Rozenn – Le Rêve du Prunellier

18/01/2013 6 commentaires

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Le reve du Prunellier Rozenn IllianoTitre : Le Rêve du Prunellier
Auteur : Rozenn ILLIANO
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir

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Au cœur de l’Hiver, Rozenn vous invite à entrer dans son univers fantastique. Au sein de ce recueil, huit nouvelles se partagent les pages, parfois les impressions ou même les personnages. Toutes ont en commun cette tournure poétique ô combien subjuguante.

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Dès les premières lignes, on ressent la mécanique bien huilée : le positionnement précis des virgules, comme les motifs d’une dentelle parfaite et puis la construction des phrases qui vous emmène tels les différents mouvements du vent. J’y ai retrouvé la même rigueur que chez Estelle Valls de Gomis, où la mesure est battue avec la même minutie qu’un métronome.

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Le reve du prunellier.

Nous entrons dans l’univers de Rozenn, qu’on connait par ses bijoux, ses illustrations mais aussi ses goûts et passions. Il est transposé maintenant en mots ; comme l’ultime vecteur complémentaire de ses arts. Si les textes prennent aussi bien c’est que le recueil est un rappel à nos propres souvenirs et sensations : Rozenn réalise la prouesse de faire de ses récits, un peu ceux des lecteurs.

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On y croisera souvent des personnages aux yeux sombres, quelques fois atypiques (violets), à la chevelure ébène, parfois longue et à la peau diaphane. La présence des corneilles est indéniable, celle de la Reine des glaces très attendue. On se demande parfois si on n’entrevoit par Rozenn elle-même dans les nouvelles ; Lilith, pour sûr.  La plus agréable sensation lors de ma lecture est la découverte que je qualifie de « visuelle » des écrits. Lorsque je l’ai lu le tout premier passage concernant Silence, derrière ma rétine s’est immédiatement imprimée l’illustration de Rozenn. C’est bluffant, d’autant plus que les artistes à écrire & à illustrer sont assez rares. Parfois étrange, souvent onirique (ou peut-être que…), le tout est saupoudré délicatement de féerie.

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Pour vous laisser le loisir de la surprise, je dirai que mes préférées restent « La forêt d’Adria » car elle conte un petit vieux au nom de Cornelius (j’aime ce prénom), qu’il y la présence de Titania et d’Obéron, que ce conte se révèle très beau au vu de la force de la Nature. Et sans aucun doute parce que je l’ai lu, chauffée par les rayons du soleil, assise dans un parc, face à une fontaine (ça joue). « D’Hiver et d’Ombres » m’a beaucoup plu car j’aime les personnages qu’elle renferme et parce qu’on découvre l’identité de ceux qui ont été attaqués par les Ombres.

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Le recueil présente huit nouvelles, huit récits qui se révèlent être une pièce additionnelle à la créativité de Rozenn. Marchez sur un tapis de neige pour partir à la rencontre de Layla, découvrir le royaume de la Reine des glaces… mais méfiez-vous des Ombres. Par une plume délicate, Rozenn nous offre avec simplicité et tout l’enchantement possible, une partie de son souffle.

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RozennNée en 1985, Rozenn est une artiste française touche-à-tout. Sa motivation l’entraine à s’essayer à différents arts, avec réussite. Elle est également la tenancière émérite de Unseelie.fr.

Son site, son blog.

Pour tout savoir de « Le rêve du Prunellie», c’est par ici.
La sortie numérique de recueil est pour le 19 janvier (et si vous lisez le recueil, vous saurez que cette date n’est pas anodine). Cette version ne bénéficie pas des illustrations, contrairement à la version papier accompagné d’un carnet d’illustrations qui verra le jour en février. Vous pouvez découvrir gratuitement la nouvelle « Poe » chez Rozenn et y découvrir les illustrations aussi.

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Dans le chaudron :

¤ Le chat qui avait peur des ombres de Rozenn & Xavier Collette,
¤ Brume d’Estelle Valls de Gomis.

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Souvenir de lecture : Ah, Silence !

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Autour du livre (Agathe K.), Bulle de livre (Snow), La Prophétie des ânes (Cornwall), Un papillon dans la Lune ont aussi attrapé quelques flocons.

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Logo Lecture EquitableChallenge je lis des nouvelles et des novellas JLNNHo, une petite entrée pour le challenge JLNN !
Le recueil étant auto-publié, on espère que Rozenn soit aussi reconnue-appréciée au niveau des maisons d’éditions et on la soutient en mode ‘Lecture équitable‘.

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Pic : The lantern par Rozenn.

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COLLETTE Xavier & Rozenn – Le chat qui avait peur des ombres

25/04/2011 34 commentaires

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Titre : Le chat qui avait peur des ombres
Auteurs : Rozenn & Xavier COLLETTE
Plaisir de lecture Livre fantas… tique

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Lilith, superbe chatte blanche habite dans un doux foyer avec sa maitresse aimante. Cependant, un soir, elle décide de faire un tour hors de la maison alors qu’elle a une peur bleue de l’extérieur. Malgré une imagination débordante, le monde de dehors est encore pire. Elle court, court, court. Mais va-t-elle retrouver sa maison ? Que lui veulent ces ombres effrayantes ?

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Il existe une expression tout à fait vraie « être curieuse comme une chatte ». Bien souvent, les félins sont attirés malgré la peur, l’étonnement ou la frayeur envers un objet ou lieu inconnu au bataillon. C’est plus fort qu’eux, la curiosité les entraine.
Il va sans dire que ce petit livre ne pouvait que m’attirer grâce à sa protagoniste à la belle fourrure et aux doux ronrons.

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Cette histoire est contée sans fioritures, elle parait naturelle et passe toute seule. Elle propose de s’intéresser au thème de la peur de la nuit et tout ce que celle-ci renferme : tout ce qui est tapi dans l’ombre (les ombres, les monstres, etc.) et qu’on ne peut malheureusement pas voir mais bien imaginer. Ce conte est empli de poésie ; il est doux et frais. Le côté féérique ne passe pas inaperçu et beaucoup d’émotions se dégagent du texte.

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La couverture est un très bon reflet du contenu : les traits et les couleurs présentent un univers qui épouse l’histoire. Les dessins sont époustouflants, parés d’une certaine rondeur sécurisante et proposent tout un tas de détails fantastiques. On en prend plein les mirettes !

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Ce très bon duo propose donc un livre que chacun d’entre nous aurait aimé créer. On lit une première fois, puis on relit pour s’imprégner de chaque double page, pour y déguster les détails. Enfin, on ferme le livre, et ohlàlà ! On l’ouvre vite à nouveau, juste pour prendre une petit lampée. Il peut être lu à partir de 3 ans.

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Ce premier livre est celui de Rozenn ; Xavier Collette a plusieurs livres à son actif, mais « Alice au pays des merveilles » en collaboration avec Chauvel l’a fait davantage connaître auprès du public. Retenez leur nom, ils sont prometteurs !
Le site du livre, le site de Rozenn, le site de Xavier.
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Et voici la vidéo promotionnelle de la sortie de l’album.

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Comme j’ai eu extrêmement de chance, j’ai reçu cet album dédicacé à mon anniversaire…

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Souvenir de lecture : Un album qui m’a énormément touchée. Sont-ce les dessins tout doux ? Serait-ce un souvenir d’enfance qui remonterait ? Aucune idée. En tout cas, voilà une bien belle louloute blanche… dont j’aimerai entendre ses ronrons.

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Dans le chaudron :
¤ L’Ombre que j’ai adoptée, Pouyâ !
¤ Le petit bois du Dimanche soir de Xavier Collette & Estelle Billon-Spagnol

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Et hop, un petit billet pour la semaine celtique, avec nos auteurs bretons 🙂

.Cet livre a aussi été lu dans le cadre du challenge « Je lis aussi des albums « 

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D’autres avis disponibles chez :
¤ Chaplum (Manu),
¤ De l’autre côté du miroir (Laure),
¤ Lectures & Farfafouilles (Edelwe).
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Pics : ma dédicace ; tous droits réservés à Rozenn et Xavier Collette.

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