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PEVEL Pierre – Les Lames du Cardinal

26/04/2018 14 commentaires

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Couverture "Les lames du cardinal" de Pierre Pevel : tome 1Couverture de la trilogie "Les lames du cardinal" de Pierre Pevel : tome 2 titré l'alchimiste des ombresCouverture de la trilogie "Les lames du cardinal" de Pierre Pevel : tome 3 nommé le dragon des arcanesTitres : Les Lames du Cardinal tome 1, L’alchimiste des ombres tome 2, Le dragon des arcanes tome 3

Auteur : Pierre Pevel
Plaisir de lecture Livres sympa

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1633, Richelieu veille sur le présent et le devenir de la France. Afin de renforcer sa gouvernance, il reforme la compagnie des Lames du Cardinal. Les dragons menacent le royaume et il devient vital de contrecarrer leurs plans.

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Le roman s’ouvre sur le Cardinal Richelieu en train de caresser son dragonnet domestique tout en réglant quelques menues affaires étatiques. De l’équipe des Lames, je n’en détaillerai pas les membres qui la composent pour vous laisser les découvrir. Ces hommes sont des élites, la crème de la crème ; c’est pourquoi ils « reprennent du service ». Pierre Pevel intègre des personnages sans que l’on connaisse leur véritable identité pour mieux brouiller les pistes. Dans l’ensemble, j’ai trouvé qu’ils étaient souvent définis par un seul trait de caractère ; celui qui va servir l’intrigue. J’ai trouvé dommage que la globalité de leur personnalité ne soit pas mieux exploitée.

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C’est l’intégration des dragons qui a suscité tout mon intérêt. Il existe trois types de descendants : ceux qui servent de moyen de transport, ceux qui deviennent des familiers et ceux de forme humaine. Ce sont ces derniers qui cherchent à mettre la main sur toute l’Europe. Entre autres, on apprend que la santé d’un individu dépend de l’équilibre de quatre humeurs : le sang, la bile, la phlegme et l’atrabile. Il en existe une cinquième, l’obâtre, propre à la race des dragons. Est liée le problème de la ranse, une maladie transmise par les dragons ou provoquée par les effets nocifs de leur magie.

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Cette trilogie est un hommage aux romans de cape et d’épée. Le soupçon de magie dans un récit réel entraine un mélange équilibré pour de la fantasy historique qui tient la route.
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Tous les éléments s’y trouvent : complots, trahisons, alliances nouées, désunions, périls, rebondissements, duels, jeux, alcool, traquenards, amours impossibles et héros sauvés in extremis. Le rythme des actions s’enchainent sans forcément avoir la possibilité de les apprécier à leur juste valeur. La lutte entre les clans, noir et blanc fait aussi une place à quelques individus « gris ».
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Ceci dit, j’ai trouvé que la magie impactait bizarrement l’univers ; par exemple, les informations de priorité absolue circulent encore à cheval sous la forme de lettre plutôt qu’à dos de dragon – wyverne – moyen de transport sûr et rapide. Le chapitrage varie d’un livre à l’autre et la longueur des parties est un peu étonnante.

Le récit se lit d’une traite jusqu’à la fin qu’on peut qualifier de grandiloquente. Cependant, j’ai trouvé que le thème des dragons était peu creusé. Et quand bien même j’essaie de dédaigner l’aspect « romans à succès », je pense que j’ai été influencée et m’attendais à un récit qui allait davantage m’entraîner dans un univers où le thème des dragons aurait été plus creusé. La trilogie reste une lecture plaisante.

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Illustration de Loïc Muzy de la trilogie "Les lames du Cardinal" de Pierre Pevel Illustrations de Loïc Musy pour le jeu de rôle "Les Lames du Cardinal" aux éditions Sans détour

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Souvenir de lecture : Livres gagnés lors des deux ans de blogging de Bouch’ (en 2014) (oui, bon…)

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Logo défi Valériacr0Pour le mois d’avril, Valériane souhaitait me faire avancer dans mon défi « Fin de série« … en me faisant commencer (hum ?) une série. On ne peut pas réellement parler de « nouvelle série » puisque je l’ai acquise il y a quelques années. Comme il s’agit d’une trilogie entièrement publiée – depuis plusieurs années, on a compris – j’ai décidé de m’auto-challenger en ne lisant non pas le premier tome comme l’avait choisi ma binômette mais toute la série.

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Lutin82 (Albédo) s’est aussi promenée dans un Paris draconien.

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Illustrations de Loïc Musy pour le jeu de rôle « Les Lames du Cardinal » aux éditions Sans détour

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CAUSSARIEU Morgane – Rouge Toxic

09/04/2018 11 commentaires

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Couverture du livre "Rouge toxic" de Morgane Caussarieu, publié aux éditions actuSFTitre : Rouge Toxic
Autrice : Morgane Caussarieu
Plaisir de lecture Livre sympa
Lire les premières pages

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Faruk est un buveur de sang, drogué. Une mission lui a été assignée et il lui est vital d’obtenir la récompense promise. Barbara, Barbie de son surnom, a des priorités tout aussi importantes mais bien différentes, comme faire profil bas au lycée.

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La personnalité des deux protagonistes repose sur deux archétypes lycéens. En plus, ils sont tous deux soumis au poids de la figure paternelle et vont devoir rapidement s’émanciper. Ils possèdent un passé et n’arrivent donc pas tels des coquilles vides dans cette histoire.
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Survivre au lycée est tout aussi difficile que de survivre dans les mauvais quartiers en Louisiane. En attendant, l’histoire prend les siens – de quartiers – en Nouvelle-Orléans. Une part du folklore s’éveille, notamment la magie vaudou avec Maman Gédé, le Baron Samedi et le mythe vampirique. D’ailleurs ma lecture m’a amené à m’informer car je confondais souvent Baron Samedi et Papa Legba.

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La plume est toujours mordante. Morgane Caussarieu est moins trash que dans ses précédents romans car elle a adapté son écriture au lectorat ciblé. Alors que ses écrits étaient d’une violence insoutenable pour certains lecteurs, « Rouge Toxic » permet d’être captivé·e par un récit plus modéré. Il s’agit d’un roman de vampire, donc avec un lot d’hémoglobine et quelques goths qui trainent dans les parages et qui se réunissent dans les toilettes (Ah, cela vous intrigue, hein ?)

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Le récit se construit en point de vue alternés entre Barbie et Faruk. L’histoire a été prévisible pour moi. Et s’il ne me restait qu’à dérouler la pelote, j’ai su remarquer la qualité de la laine (métaphore décalée, bonjour). Ma lecture relève plutôt du divertissement que de l’exaltation.
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Morgane Caussarieu maîtrise les codes de la créature légendaire : elle s’amuse des clichés, fournit des clins d’œil à des références et écrit quelques contre-pieds aussi. Le roman qualifié pour « jeune adulte » (young adult) est très rythmé. Concernant les sentiments, on est davantage sur de la séduction que sur de la romance à proprement parlé (donc tout à fait acceptable si vous avez le même profil de lectrice que moi). L’autrice n’oublie pas non plus d’inclure une touche humoristique et conclut avec une fin ouverte.
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La couverture attirante a été réalisée par Alexandra V. Bach.

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Allisonline, Blog-O-Livre (BlackWolf)Hilde (Le livroblog) Les lectures de MarieJuliet, ont aussi traîné leurs guêtres au Mission High School.

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COMBREXELLE Anthony – Presque Minuit

24/01/2018 8 commentaires

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Couverture du livre "Presque minuit" de l'auteur Anthony Yno Combrexelle. Elle représente un cadran d'horloge doré sur un fond sombreTitre : Presque Minuit
Auteur : Anthony « Yno » Combrexelle
Plaisir de lecture Livre sympa
Feuilleter les premières pages
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Moignon, Allumette, Bègue, Morve, Boiteux et Pleurs sont orphelins et devenus gamins des rues. Détrousseurs réguliers, ils dérobent le mauvais objet à la mauvaise personne. À l’ouverture de l’exposition universelle de 1889, il ne fait pas bon de s’attirer les foudres de créatures inconnues. Leur mésaventure va les obliger à traverser tout Paris.

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Les orphelins portent tous des surnoms qui leur correspondent mais parfois je les confondais ; ce qui n’a pas facilité ma compréhension des premières pages. En revanche, j’ai très bien compris l’objet de leur filouterie et j’ai été immergée facilement dans l’univers.
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Anthony Combrexelle nous entraîne dans les rues de Paris en 1889. La Belle Époque invite aisément le steampunk entre ces pages. Il sera aussi question d’éther, de sorcières et d’automates. Ici, je considère le steampunk comme léger puisque le récit ne repose pas sur de grosses machineries rutilantes ni de machines à vapeur boulonnées. Je n’ai pas relevé la présence d’éléments anachroniques si ce n’est l’objet volé (bien qu’il n’existe pas dans notre époque non plus) (enfin, pas à ma connaissance).
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Cet aspect industriel fait de cuivre, de bois et de cuir forge forme un environnement intéressant pour dérouler une (en)quête fantastique et dangereuse. La course-poursuite est parsemée de cambriolage, de fusillade, et de combat au corps à corps. Les orphelins apprennent très vite qu’on ne joue pas impunément avec le temps.
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Ce roman jeunesse repose sur un récit rythmé. Anthony Combrexelle propose une aventure qui se lit d’une traite. Dans un univers qui tient d’aplomb, on profite instantanément de l’écriture d’un auteur qui connait ses classiques et en joue. Cette histoire est chouette et ne repose pas que sur une course contre la montre (hinhin).

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Le logo du livre Presque Minuit d'Anthony Combrexelle est une horloge steampunk dorée

La couverture de Presque minuit, livre d'Anthony Combrexelle brille au soleil La couverture du livre presque minuit écrit par Anthony Combrexelle est en relief

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FRAIN Irène – Le chat, anthologie

13/04/2016 12 commentaires

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Le chat Irene FrainTitre : Le chat, anthologie
Auteurs : présentés par Irène Frain
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa
Lire un extrait
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Minon-Minette, Blanche, Gaston, Minne, Riquet, Bauty, Puff, Micetto, Miche, Catherine, Françoise, Moumoutte, Hamilcar, Mirou, Neige, Musio, Mysouff, Bunit et d’autres innomés : voilà ceux que vous allez rencontrer au cours de cette anthologie.
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Ce livre a connu une première parution ; mais cette fois, il bénéficie d’un bel écrin, une couverture avec du vernis sélectif. Il renferme de nombreuses plumes françaises.
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On retrouve quelques métaphores, notamment celles où il est question de divinités et de femmes. On peut y lister les points qui sont toujours source de grande intrigue, comme la couleur de leur robe, celles des yeux, l’existence de la conscience et le poids de leur âme.
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Les textes sont très variés, à tous points de vue :

D’abord sur la forme des récits : citations, poèmes, textes épistolaires, extraits de mémoire et nouvelles ;

Ensuite sur l’époque d’écriture : du XIIe siècle à 1994 ;

Puis, concernant l’accessibilité : certains semblent n’avoir pas de fin, restés en suspens alors que d’autres proposent une belle fin ou une jolie morale, certaines traductions sont moins aisées à lire de par le vieux français usité ;

Et enfin, sur les degrés d’amour concernant les félins : Baudelaire, le plus épris à Maupassant, qui les déteste. La méchanceté humaine est présente dans les pages mais les textes sont rares. À l’inverse, j’ai préféré ceux rapportant le quotidien partagé d’un chat – réel ou fictif. Sans surprise, les plus réussis sont ceux qui ont bénéficié dans leur vie, de la compagnie d’un chat.

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« Le chat » est une anthologie présentée par Irène Frain. Elle renferme de nombreuses plumes françaises qui se sont essayé à capturer l’essence du chat sous différents angles et aventures. L’hétérogénéité du livre en fait sa force et vous saurez sans doute séduit(e) par plusieurs textes.

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Au sommaire :
Le Roi-des-Chats, Irène Frain
Chiens et chats, Pierre Loti
Un chat nommé Gaston, Paul Morand
D’une chatte et de Vénus, Guillaume Tardif
Le chat, Buffon
À mon chat, Jules Lemaître
Vie et opinions philosophiques d’un chat, Hippolyte Taine
Quand je me joue à ma chatte…, Michel de Montaigne
Mes chats, Louis Nucéra
Épitaphe d’un chat, Joachim du Bellay
Sur les chats, Guy de Maupassant
Le chat Le minet, Maurice Rollinat
La mort du chat, Joris-Karl Huysmans
Renard, Tybert et l’andouille, anonyme
Le Chat botté, ou le Maître-chat, Charles Perrault
Le chat (Histoires naturelles), Jules Renard
Je ne fais que penser à ces chats enfuis…, Paul Léautaud
Mort et punition de Minon-Minette, Francisque Sarcey
Le chat, Charles Baudelaire
Article « chat » de l’Encyclopédie, M. le chevalier de Jaucourt
Doudou, Marcel Jouhandeau
L’expérience préparatoire, Jules Verne
Le chat derrière la vitre, Gilbert Bordes
Le miaou, anonyme
Mysouff, premier du nom, Alexandre Dumas
Le matou, Colette
La chambre du fond, Robert de Laroche
Les deux chats, Claris de Florian
Le chat de Babaud Monier, Jean Lorrain
Hamilcar, Anatole France
Du venin de chat, Ambroise Paré
Vie des deux chattes, Pierre Loti
Le chat (Poil de Carotte), Jules Renard
Épître de Tata et Réponse de Grisette, Madame Deshoulières
Étude de chat, Maurice Rollinat
La chatte blanche, Madame d’Aulnoy
La chatte Finette, Julien Green
Françoise et Catherine, Émile Zola
Le cochet, le chat et le souriceau, Jean de la Fontaine
Miche, Octave Mirabeau
Le chat du pape, François-René de Chateaubriand
Le chat, Charles Baudelaire
Les peines de cœur d’une chatte anglaise, Honoré de Balzac
Les Évangiles des quenouilles, anonyme
Le creux des sacs, Maurice Genevoix
Mouton et Minette, Mme Jules Michelet
À la mémoire d’une chatte naine que j’avais, Jules Laforgue
Le chat, Alphonse Toussenel
À une chatte blanche, Charles Cros
Le chat noir, Théophile Gautier
Ménagerie intime, Paul Léautaud
Femme et chatte, Paul Verlaine
Histoire de mes chats, Jean-Henri Fabre
Le chat Pipo, Louis Nucéra
Le petit chat, Edmond Rostand

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Le chat Irene Frain
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Souvenir de lecture : L’histoire de Bunit, le chat derrière la fenêtre.

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Dans le chaudron :
Des chats
¤ Dewey de Vicki Myron
¤ Le chat noir d’Edgar Allan Poe
¤ Journal intime d’un chat acariâtre de Frédéric Pouhier
¤ Le chat qui avait peur des ombres de Rozenn & Xavier Collette
¤ Simon’s cat de Simon Tofield
¤ Les mystères du chat de Daniel Lacotte
¤ Chat noir de Nathalie Semenuik

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MARTIN G.R.R. – Le trône de fer ~ Le chaos, tome 10

29/07/2014 34 commentaires

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Le chaos tome 10 Le trone de fer G R R MartinTitre : Le chaos (Le trône de fer, tome 10)
Auteur : G.R.R. MARTIN
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut

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Noire ailes, noires nouvelles.
Chez les Fer-nés : Aeron Tif-Trempes prophète de son état, annonce au peuple la mort du roi. Il proclame également leur nouvelle quête : trouver le nom du successeur. À Dorne, un autre roi meurt et son frère applique sa stratégie : ses nièces Aspics semblent être devenues ses ennemis n°1. Jaime et Cersei sont en bisbille ; cette dernière se sent plus seule au monde que jamais et compte bien montrer qu’elle en a des suffisamment grosses pour seconder le roi. Sansa courbe le dos et espère bien passer la plus inaperçue possible : elle se persuade qu’un mensonge, s’il se trouve bienveillant, n’en est fondamentalement pas un.
Brienne, Arya et Sam sont en route : la première pour retrouver une femme, répétant inlassablement sa description physique à qui veut l’entendre, la deuxième en embarquant à bord de la Fille-du-Titan qui l’emmènera auprès du Dieu Multiface, le dernier s’en va en ville apprendre le métier de mestre malgré toutes ses peurs.

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Nous voici arrivés aux portes du tome VO « Feast for Crows » : celui-ci se focalise sur les actions au Sud alors que le prochain tome VO « A dance with Dragons » s’occupera du Nord. Ce tome apparait comme transitoire car de nouveaux décors se déploient devant nos yeux. Lire la suite…

ROWELL Rainbow – Eleanor & Park

18/07/2014 36 commentaires

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Eleanor & Park Rainbow RowellTitre : Eleanor & Park
Auteur : Rainbow Rowell
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut

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Eleanor vient d’arriver dans un nouveau lycée. Son rôle de tête-de-turc neuve commence dès sa montée dans le bus. Elle est balancée à droite à gauche dans l’allée du véhicule, elle se retrouve à s’écraser à moitié sur Park et la place vide à ses côtés. Ces deux-là ne partagent rien. Pourtant, Eleanor ne peut s’empêcher de lire les comics par-dessus l’épaule de Park. De ce discours silencieux, vont balbutier de nouveaux sentiments.

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Eleanor & Park 02)°º•. Très bon point : ces protagonistes sont réalistes, tant sur leurs réactions et sentiments, que même sur des points plus secondaires comme leur physique et même les personnes qui composent leur famille.
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Chaque adolescent possède un défaut sur lequel les autres vont s’acharner, généralement celui qui fait le plus mal. Deux niveaux de réaction : se fondre dans la masse (option principale et très commune) puis vouloir assumer sa personnalité un peu quand même ou devenir un véritable caméléon (option secondaire ; différente selon les caractères).
. Lire la suite…

CONNOLLY John – Le livre des choses perdues

04/03/2014 24 commentaires

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Le livre des choses perdues John ConnollyTitre : Le livre des choses perdues
Auteur : John CONNOLLY
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut

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Malgré les rituels exécutés par David censée la protéger, sa mère meurt. Son père tombe amoureux de Rose et naît de cette union, son petit frère Georgie. David n’arrive pas à les aimer et son comportement chagrine son père. Mais au fond du jardin, la voix de sa mère l’attire. Il découvre un passage qui l’emmène vers un autre monde. A la recherche de sa mère et d’un moyen de retourner chez lui, David part en quête pour retrouver le roi.

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Le livre des choses perdues 01Du haut de ses 12 ans, David est passionné de littérature. John Connolly nous donne des moments privilégiés de lecture puisque le protagoniste entend murmurer les livres. Dans la maison de Rose, on lui octroie une chambre qui s’en avère remplie. Une fois qu’il a pénétré le monde parallèle, il doit retrouver le roi… qui possède le livre des choses perdues.

Ce roman d’apprentissage présente des personnages pour lesquels défauts et faiblesses ont été mis en avant. Nous retrouvons les personnages de contes de fées revisités : Blanche-Neige grassouillette et aigrie, les sept nains ouvriers communistes, le garde forestier, le chevalier Roland et les Sires-loups (nés de l’union entre le Chaperon rouge et le loup).

L’incursion dans l’univers est aisé. L’auteur nous entraîne vers un monde onirique entre rêves et cauchemars, naviguant sur le sens de la vie en réflexion large pour toucher du doigt l’acceptation de la mort.
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Le livre des choses perdues 02Ce roman offre une mécanique bien huilée et prenante. L’histoire est bonne aussi bien sur le fond que sur la forme. Connolly maîtrise les codes des contes de fées et s’amuse à modifier les mythes. Cette originalité est bienvenue et bien construite. J’apprécie particulièrement que l’auteur ne prenne pas son plus jeune public pour des chochottes.
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Le récit est particulièrement noir. L’horreur est constante car le danger rôde à chaque coin de page. Quelques scènes de cruauté m’ont dérangée, je pense notamment à la fin de l’aventure avec la chasseresse. Et c’est sans doute pourquoi, ce récit irréprochable dans son écriture n’a pas réussi à me séduire totalement car je l’ai trouvé assez triste, glauque et sérieux, trop peut-être. Ma première lecture (mars 2009) m’avait laissé peu de souvenirs, cette seconde me conforte dans mon appréciation quant au livre.

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“Le livre des choses perdues” vous entraîne dans un univers oniriques où les pires cauchemars de David se réalisent, les vôtres peut-être aussi. Les contes sont revisités et proposent une version encore plus noire que celle d’origine. La construction de l’histoire est originale et ne manque pas de piquant.  Que les âmes sensible soient prévenues, cette histoire contient quelques scènes horrifiques.

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Le livre des choses perdues 03.

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Souvenir de lecture : Mais cours, cours ! Ce livre est  un cadeau d’anniversaire de Fabieng.
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Dans le chaudron :
Des lectures qui sont prenantes et mettent aussi un peu mal à l’aise
¤ Beautiful Nightmares de Nicoletta Ceccoli
¤ Cristal qui songe de Théodore Sturgeon
¤ Mon cauchemar et moi de Yohan Sacré

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Winter mythic fiction challenge logo challenge Jeunesse Young Adult 2013

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Voici une entrée pour le Winter Mythic Fiction Challenge et je continue mon incursion pour le challenge jeunesse et Young adult.
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1er Chapitre (Lilibook), Anarésume (Anassete), Blog-O-Livre (Blackwolf), Book en stock (Phooka), Bricabook (Leiloona), Bulle de livre (Snow), Chaplum (Manu), Chroniques des temps futurs (Val), Des galipettes entre les lignes (Lili Galipette), Lis tes ratures (Lyra Sullyvan), Mon coin lecture (Karine), Perdre une Plume sont aussi passés par la brèche du mur du jardin.

CITRIQ

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Pics : #01 Of all things… par Soursips, #02 The Woodsman par Bisho-s, #03 The book of lost things par Erinevenight.
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LACOMBE Benjamin & RUIZ Olivia – Swinging Christmas

23/12/2013 12 commentaires

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Swinging Chritmas Benjamin Lacombe et Olivia RuizTitre : Swinging Christmas
Auteurs : Benjamin Lacombe et Olivia Ruiz
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut

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Robin doit emmener des provisions au vieil ermite du village. Il est peu enclin à la course que lui demande sa mère. En s’approchant de la maison, il est effrayé par le vieil homme : il découvre une personne solitaire en apparence et pourtant si bien accompagné par la lecture et la musique.

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Ce livre aux couleurs chaudes est bien évidemment reconnaissable par la touche de Benjamin Lacombe. Les illustrations se dévorent toutes. La chanteuse Sol est un personnage qui est important pour Lacombe car on retrouve souvent une jeune femme brune « sous » sa plume. Ses traits naissent d’un croisement entre les airs de femme fatale de Jessica Rabbit, le swing de la chanteuse Billie Holiday et le physique même d’Olivia Ruiz (mais c’est un point de vue personnel). Le vieil homme donne vie aux contes et transmet l’amour des arts. C’est un véritable conte de Noël où sont présentés le partage et la transmission. Bien que l’importance de la lecture soit transmise et qu’on emmène le lecteur à la découverte du jazz, j’ai trouvé que cet album avait un léger goût d’inachevé. La nouvelle est signée par Olivia Ruiz.

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Ces illustrations sont compilées dans un beau livre au format carré qui regroupe une trentaine de pages. La surface extérieure du CD est une réplique d’un disque vinyle dont je trouve le rendu élégant. Il reprend cinq chansons interprétée Olivia Ruiz et du Red Star Orchestra : Sing, sing sing, Bewitched, The more I see you, What’s this et Have yourself a merry little Christmas. C’est un peu court mais parfait à écouter en même temps que sa lecture. La collaboration de Lacombe & Ruiz n’est pas sans rappeler la mélodie des tuyaux.

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« Swinging Christmas » est un très bel objet dont on admire inlassablement les illustrations. La patte de l’auteur est toujours parfaite pour retransmettre les ambiances. On apprécie que l’amour des arts soit au centre du récit bien qu’il manque une petite étincelle à cette histoire.

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Swinging Christmas 01 Swinging Christmas 08

Swinging Christmas 05 Swinging Christmas 04

Swinging Christmas 02 Swinging Christmas 03

Swinging Christmas 06

Swinging Christmas 07

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Souvenir de lecture : je l’avais gagné chez Hérisson.

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Dans le chaudron :
¤ Blanche-Neige
¤ Grimoire de Sorcières
¤ La mélodie des tuyaux
¤ La petite Sorcière
¤ Le carnet rouge, en collaboration avec Agata Kawa
¤ L’herbier des fées
¤ Ondine

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Defi valeriacr0Ce livre illustré est le doux choix de ma binôme de choc pour ce Sweet December 2013 dans le cadre du défi Valériacr0.
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Hérisson (Délivrer des livres) l’au aussi feuilleté.

LECOQ Titiou – Les morues

02/12/2013 9 commentaires

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Les morues Titiou LecoqTitre : Les morues
Auteur : Titiou LECOQ
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut
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Ema est une journaliste trentenaire ; elle passe son temps à s’alcooliser avec ses copines. Elle décide de mener l’enquête sur le suicide de sa meilleure amie Charlotte qu’elle ne considère pas en être un. Très vite, elle part sur l’axe professionnel afin de découvrir pour quelle raison, elle aurait été poussée à ce geste.

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A l’origine, le regroupement des Morues est celui de copines qui ont édicté une charte pour l’indépendance de la gente féminine. Elles ont mis en place des règles de conduite pour se libérer des clichés. Mais parfois, leur conditionnement revient au triple galop. Les Morues partagent beaucoup de choses et surtout les alcools fortes et les discussions de comptoir. Nous avons deux narrateurs, la principale Ema, une fille finalement pas très bien dans ses baskets et Fred qui milite fortement pour avoir la vie de Monsieur tout le monde.

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Au vu de la symbolique parfaite invoquée par la couverture, on pourrait croire qu’il s’agit uniquement de chick litt. Et bien, non, il présente aussi un faux air de policier où l’on ne s’y attend pas. Je serai sans doute mauvaise langue (mais juste un peu) si je disais que dans sa généralité, le livre s’attaque aux trentenaires-parisiens-qui-refont-le-monde-et-pour-qui-tout-roule-mais-qui-aiment-à-se-créer-des-problèmes. La fiction m’a fait sourire car le roman se déroule à l’époque où Myspace est encore populaire. Les actualités politiques sont bien déroulées et s’avèrent assez justes, avec en tête la très libérale RGPP (Révision générale des politiques publiques) qui sert de décor mais pas de starter à l’intrigue. Éveiller la curiosité du public face à ce concept est honorable mais ne joue pas en la faveur du rythme de l’intrigue.

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Comme j’avais lu “Titou” et non “Titiou”, je me suis dit que c’était le surnom d’un homme. Par conséquent, je le trouvais presque juste dans sa caricature, avec un bon coup d’œil. Mais l’auteur est une femme. Et d’un seul coup, cela me semble un peu plus facile de calquer la réalité pour la transformer ensuite. Il n’empêche qu’on sent que l’auteure a pris plaisir à écrire son roman : l’écriture est dynamique mais part parfois dans les sens comme si elle ne demandait qu’à être canaliser. La psychologie caricaturée des personnages est voulue, les thématiques attendues même si quelques phrases font mouche. L’humour est quelques fois acide, et ce roman bien qu’incisif est facile à oublier. J’ai trouvé que la fin tombait comme un cheveu sur la langue alors que pour moi, il y aurait presque un point de départ dans les derniers mots. On notera une courte playlist à chaque fin de chapitre. Dans le ton, j’aurai rapproché ce livre de celui de Sylvie Testud, « Le ciel t’aidera« … qui s’avère être la réalisatrice de l’adaptation cinématographique de ce livre-ci (droits achetés par l’ARP Selection)..

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“Les morues” avec son titre évocateur et sa couverture provocatrice n’est pas entièrement un livre de chick litt. Certains sujets d’actualités sont abordés de manière intelligente. Mais cela ne suffira pas à entretenir le rythme sur une intrigue qui a tendance à vouloir s’immiscer dans toute interstice d’idée. Il n’en demeure pas moins que l’écriture vive et piquante saura charmer le lecteur pour une pause d’un autre genre.

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Souvenir de lecture : La lecture à voix haute du prologue par Marina… qui s’est conclu sur un prêt dudit livre.
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Dans le chaudron :
¤ Le ciel t’aidera de Sylvie Testud
¤ Histoire d’Alice qui ne pensait jamais à rien (et de tous ses maris, plus un) de Francis Dannemark

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Defi valeriacr0.

Cette lecture est celle de mon défi Valériacr0 de novembre.

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Biblioblog (Alice-Ange), Croqueuse de livres (Miss Alfie), Lilyn Kirjahylly (Miss Spooky Muffin) ont aussi posé leur coude sur le comptoir où s’appuient les morues.

CITRIQ

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Categories: LECOQ Titiou Tags:

YOVANOFF Brenna – L’échange

25/11/2013 10 commentaires

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L echange Brenna YovanoffTitre : L’échange
Auteur : Brenna YOVANOFF
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut

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La petite ville de Gentry doit donner un tribut tous les sept ans. Donner un bien grand mot quand les forces obscures viennent le chercher elles-mêmes. La nature de Mackie n’y est pas étrangère. Ce dernier vit son quotidien de la manière la plus inaperçue possible ; chose que ses allergies rendent difficiles. Coincé entre deux mondes, il décide pourtant de tout tenter pour sauver la petite sœur de Tate.

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L echange Yovanoff)°º•. Mackie Doyle n’est pas humain même si tout le porterait à croire. Il se doit de passer inaperçu malgré ses allergies. A 16 ans, il peut déjà compter sur la solide amitié de Roswell. La force de la relation fraternelle est insufflée par Emma. Je trouve que la compréhension sans faille de Roswell manque de crédit, le personnage de Tate s’avère plus vraisemblable.

La rébellion de Mackie est difficile car il ne fait pas partie des deux mondes et ne veut pas prendre parti. J’ai trouvé que ses malaises étaient bien retranscris…au point où il n’attire pas volontairement la sympathie du lecteur. Ce dernier s’en trouve presque mal à l’aise. Notons qu’il est plutôt rare de trouver un jeune homme comme protagoniste dans le young adult.
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La ville est sous le joug de créatures. Celles-ci ne portent pas de nom, mais on leur en donne de toutes sortes. Le prix à payer pour les habitants est devenu un tabou ; il ne faut surtout pas briser le silence. La communauté se replie alors sur elle-même.

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)°º•. La base du livre repose sur un mythe celtique : le peuple des fées élève des nourrissons – qui s’avèrent malades – pour les échanger contre des bébés humains, en retour ils assuraient la fertilité des terres et la prospérité des hommes. Dans le folklore scandinave, on dit que ces créatures ont généralement peur du fer, c’est pourquoi les parents de ces pays avaient pour coutume de placer un objet en fer au-dessus du berceau d’un enfant non baptisé. Le leurre laissé par les fées est souvent appelé « changelin ».
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Le récit est surtout d’ambiance. L’atmosphère glauque est servie par des scènes lugubres. J’ai eu quelques difficultés à visualiser les créatures… que j’ai rapprochées aux Choses de la nuit de la série Courtney Crumrin de Ted Naifeh. Au vu de la couverture, on s’attendrait à une ambiance plus noire alors que Brenna Yovanoff est partie sur une histoire un peu trop gentillette à mon goût. Tout au long du roman, on oscillera entre une lecture jeunesse soutenue par un rythme plus long et une pour les adolescents pour certains détails légèremen gores.
Par contre, la description des crises allergiques de Mackie m’ont irrémédiablement fait penser à celles de migraines.

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)°º•. Partir sur ce mythe était vraiment bien vu, le folklore est parsemé ici et là. Mais l’histoire est un peu défaite et cela donne indubitablement un côté bancal.  Les idées ne sont pas assez liées et manquent de logique. Les actions sont un peu trop faciles, les détails pas assez développés. Cette absence de profondeur présente un récit encore hésitant.
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L’auteure ne décrit pas l’univers sur les premières pages pour ensuite y associer une aventure, non. Ici, tout est affaire de pêche à l’information. Je sais que c’est rédhibitoire pour certains lecteurs mais j’apprécie beaucoup de procédé : on comprend au fur et à mesure de la lecture. Pour ce qu’il en est de la présence de ces fameuses créatures, cela ne m’a pas dérangé d’en connaître tous les tenants et les aboutissants, cela permet d’imaginer et de laisser aussi le choix au lecteur.

J’ai tourné les pages sans a priori puisque je n’avais eu aucun retour sur cette lecture. Le livre demeure brouillon dans son ensemble mais je suis partagée car j’ai savouré son originalité et j’ai pris plaisir à le lire.

A noter que la traduction n’est pas parfaite. La couverture est originale et m’a attirée, j’ai trouvé dommage que cela soit un photomontage et non une illustration. Les dessins sur l’annonce des parties reprennent les éléments suspendus de la couverture… qui sont de véritables grigris.

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« L’échange » de Brenna Yovanoff a du mal à se stabiliser dans le récit, manquant parfois de rythme et de liens entre les idées. L’histoire oscille entre deux mondes et le lecteur a du mal à s’attacher au protagoniste, effet voulu à l’écriture. Du côté de l’ambiance, l’auteure n’est pas en reste. Le folklore scandinave aurait mérité d’être un peu plus approfondi pour proposer une lecture mieux harnachée. La lecture demeure néanmoins agréable.

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L echange Yovanoff extrait
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Souvenir de lecture : Ah, la couverture et ses symboliques ! J’avais gagné ce livre chez ma copine Mutinelle.
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Dans le chaudron :
¤ Cœurs de rouille de Justine Niogret
¤ Roman d’horreur d’Arthur Ténor
¤ Mal-Morts de Jean-Marc Lignac

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logo Halloween 2013logo challenge Jeunesse Young Adult 2013Doucement mais sûrement, je rajoute une entrée à mon challenge Halloween. C’est également ma première participation pour le challenge jeunesse-YA de cette année.

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Melisende (Bazar de la littérature), Plume de Cajou et Sita (Sorcelleries) ont aussi rencontré la Morrigane.

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Pic : L’échange par Lorena-Lopez.

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