Winter Time Travel – Fin

21/03/2011 11 commentaires

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Voilà, les trois petits mois sont passés pour ce challenge hivernal.
Et je peux vous dire que trois mois, c’est TROP court ! (à bon entendeur…)
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Tu commences par te documenter et demander moult conseils à notre chère hôtesse Lhisbei because t’y connais rien à l’uchronie. Et puis tu surfes sur les sites de références, tu pioches des titres dans ta M.E.L. Et bim, le temps que tu commences, il y a déjà un mois d’écoulé. Ensuite, t’essayes tant bien que mal de caler ces lectures parmi tant d’autres, si nombreuses. Bim, un deuxième mois. Et alors, tu joues des coudes sur les réservations en bibliothèques car tout le monde s’est donné le mot : lire exactement les livres que tu visais ! Comme-de-par-ha-sard.

Bilan, t’as lu deux livres et une nouvelle, loin derrière beaucoup de participants.
Mais heureuse surprise, tu t’es dépassée, toi Reine de la procrastination, tu as TOUT chroniqué (première fois de ta vie, pour un challenge !). Bon, d’accord, deux livres et une nouvelle, ça casse pas trois pattes à un canard. Mais presque.

Oh, et puis de bien sûr, t’as pas lu ce que tu voulais. T’as quand même sélectionné un PEVEL, un COLIN, et t’as téléchargé une nouvelle de BELLAGAMBA. Ah et puis bien sûr (bis), comme t’es trop douée, t’as eu le chic de prendre deux livres qui ne sont pas réellement des uchronies. Bah tiiiiiens !

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Il n’empêche j’ai bien aimé, j’avais l’impression de faire partie d’une secte. C’est le côté « trois mois c’est court », « vas y et lui lit quoi? » grâce aux comptes-rendus de Lhisbei. Bref, j’ai kiffé le WTT (Winter Time Travel, bande de nioubs !)

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Titre :
Quand il y aura des pommiers sur Mars
Auteur : Ugo BELLAGAMBA
Plaisir de lecture : Livre à découvir

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Titre :
Les enchantements d’Ambremer
Auteur : Pierre PEVEL
Plaisir de lecture :  Livre fantas… tique

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Titre :
La malédiction d’Old Haven
Auteur : Fabrice COLIN
Plaisir de lecture : Livre fantas… tique

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Categories: Challenges & Défis Tags:

COLIN Fabrice – La Malédiction d’Old Haven

18/03/2011 32 commentaires

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Titre : La malédiction d’Old Haven
Auteur : Fabrice COLIN
Plaisir de lecture : Livre fantas… tique

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Mary vient d’atteindre ses dix-sept ans, c’est l’heure aujourd’hui, de partir. Elle quitte la Sainte Charité, ce couvent de sœurs qui l’a recueillie à ses premiers balbutiements. C’est à Boston qu’elle a décidé de poursuivre sa vie. Cependant, en chemin, avec Philippe le cocher, ils s’arrêtent à Gotham. Et plus rien ne fera partir Mary qui se sent ici comme chez elle. Un vieux chêne la retient dans cette clairière et c’est le début de moult péripéties.

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)°º•. 1723, Mary Wickford, du haut de ses 17 ans s’installe à Old Haven. Grâce aux villageois, elle se fait construire une maison près de cet arbre immense. Alors qu’elle se fait embaucher par Isaac le prêtre de la bourgade, les habitants lui demandent de prendre soin d’elle et aussi de surveiller le comportement du son maitre. Tout va s’accélérer alors très vite : elle va rencontrer du monde, des mages cachés, la crème des pirates, quelque sorcière, des fanatiques religieux, des étrangetés de la nature et même des mythes ! On suit notre héroïne, sans en savoir plus qu’elle : le monde s’ouvre sous nos yeux, on se casse la figure sur la même racine qu’elle. C’est assez ébouriffant de voir un univers et des connaissances inconnus s’ouvrir à nous au rythme des pas de Mary.
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La multiplicité des personnages a été soigneusement réfléchie : nous n’avons d’impression de gloubi-boulga gigantesque où un lexique serait fort bienvenu. Tout d’abord, les personnages sont rencontrés tout au long du chemin, et Colin sait rappeler les faits importants concernant le trait de personnalité au moment précis où nous en avons besoin sans passer par un effet de redondance. Nous apprendrons également beaucoup sur feue Lisbeth, grâce aux manuscrits qu’elle a laissés pour transmission. J’avoue être assez friande de cette femme, ainsi que de Thomas et Jack’O’Lantern. Nos personnages sont très crédibles, je pense notamment à l’empereur, aussi nommé l’Obscur qui croit tant à ses idéaux et à leur accomplissement, qu’on ne peut que rentrer dans le jeu. Il se croit dans sa légitimité et possède la foi.
J’ai bien évidemment un très grand coup de cœur pour le chat mécanique de Mary, Sun. Ces animaux ont été éradiqués, il n’existe dans ce monde que des chats mécaniques. D’ailleurs, il n’est pas sans rappeler l’oiseau mécanique de Crispin de Varèna dans « la mosaïque de Sarance » de Guy Gavriel Kay.

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)°º•. Pour cette histoire, Colin nous emmène à la « naissance » de l’Amérique au XVIIIe siècle : l’inquisition vient de débarquer et souhaite mettre le catholicisme à l’ordre du jour. Indiens et créatures n’ont qu’à bien se tenir. C’est assez fantastique : le lecteur n’a pas de repères mais s’adapte très vite et bien à l’univers né de l’imagination de Colin. La richesse des descriptions est indéniable (finalement, comme dans tous ses romans), et en plus d’une certaine noirceur, on y trouvera du médiéval, un peu de gothique et même du futuriste.

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)°º•. J’ai envie de tout dire en même temps, difficile. Les faits historiques se mêlent naturellement au fantastique. Tout est palpitant : la découverte de la mission de Mary, de ses origines et des histoires. Les évènements s’enchainent ; les actions sont spectaculaires. Grâce à une logique bien menée, les pièces du puzzle se mettent en place sous notre nez.
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Contrairement aux autres bloggeurs qui ont trouvé des longueurs, je n’ai pas perçu ces moments « calmes » de la même manière : ils sont indispensables pour installer l’histoire et créer l’atmosphère. Le développement est appréciateur, les intrigues nous mènent, je me suis laissée totalement emportée. Les références littéraires et de personnages mythologiques ont une certaine place ou place certaine (Cthulu de Lovecraft, Jack’O’Lantern, Jonathan Swift, Rip Van Winkle, etc.)
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Bien que référencé en tant que uchronie, le livre n’en est pas réellement un. Nous n’avons pas de point de rupture quant à notre propre histoire : on entre dans un univers où sorcières, dragons et autres créatures font partie du monde, point. Notons qu’il existe « Le maitre des dragons » de Colin qui s’avère être une autre vision de l’histoire, vu par les yeux d’un personnage secondaire mais ô combien important.

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)°º•. Biographie
Né en 1972, Fabrice Colin est considéré comme un auteur français talentueux et prolixe en littérature de l’imaginaire (romans jeunesse, adultes, nouvelles). Il connait un succès certain, et sait jouer sur divers registres. Et pour ne rien enlever à l’affaire, il est – parait-il – plutôt bel homme.
Son blogson site.

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Lu aussi dans le cadre du Winter Time Travel.
Souvenir lié à cette lecture : Un bon pavé comme je les aime.

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Lu aussi dans le cadre du challenge Magie & Sorcellerie littéraire.

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D’autres avis disponibles chez :
¤ De l’autre côté du miroir (Laure),
¤ Hydromielle,
¤ Lectures et Farfafouilles (Edelwe),
¤ Les chroniques de Chrestomanci,
¤ Les lectures de Kali,
¤ Tout à fée… bourbonnaise !

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Pics : #01 The Witch par SpectralFairy ; #02 The Pirate par SpectralFairy ; #03 Sea monster par Wyynter89.

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PEVEL Pierre – Les enchantements d’Ambremer

15/03/2011 32 commentaires

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Titre : Les enchantements d’Ambremer
Auteur : Pierre PEVEL
Plaisir de lecture :  Livre fantas… tique
L’élixir d’oubli tome 2, Le royaume immobile tome 3

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Paris, 1909. Griffont, magicien au Cercle Cyan emprunte un livre pour son amie Cécile de Brescieux. Il est loin de se douter de l’ouragan qui se déchaine alors : le trafic d’objets enchantés en prend un coup, un antiquaire se retrouve amnésique, des maisons sont fouillées. En l’Outre-monde, monde magique, situé à vingt minutes de la Porte Maillot par métro, l’orage gronde, on souhaite retrouver la Reine Noire, maléfique et la Reine Méliane donne de la voix. Et si tout reposait sur le secret de La Tour Fondval ?

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)°º•. Griffont, de son nom complet Louis Denizart Hippolyte Griffont, est magicien au Cercle Cyan. Son projet actuel est son nouveau véhicule pétaradant. En attendant, il aide Farroux, policier de son état, dans son enquête concernant la disparition de l’antiquaire. Alors qu’il vivait en presque parfaite harmonie avec Azincourt, chat ailé doué de parole, la baronne Isabel de Saint Gil vient frapper à sa porte. Etienne, son majordome ne peut que céder aux charmes de la baronne et la fait entrer en la demeure. Elle est accompagnée du gnome Lucien Labricole et d’Auguste, un jeune homme. Tout se monde va devoir respirer le même air et même coopérer sur l’affaire. Ambremer et Paris le beau ne vivent pas en toute quiétude…
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Comme vous le visualisez très vite, l’histoire comprend moult personnages. Malheureusement, les « méchants » se retrouvent finalement peu développés et sont recalés au rang de personnages secondaires. Au niveau des créatures magiques, nous ne sommes pas en reste : les gnomes se révèlent de bons amis, peuvent occuper des places de choix (médecin, avocat), les dragons officient en bibliothèques et les gargouilles ont soif de sang. Ah et forcément, j’adooore Azincourt et sa répartie et j’ai un faible pour le vieux chêne 🙂

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)°º•. Nous voici en plein XXe siècle, la belle époque ! Les femmes portent de jolis corsets et jupons tout en dentelles, les hommes portent le chapon melon et tout ce beau monde arpente les grands boulevards ou s’extasient au pied de la Tour Eiffel d’un bois blanc joli et rare.
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On s’y croirait ! C’est avec une facilité déconcertante que Pevel peint ce Paris merveilleux. C’est aucun doute, un des points forts du roman, il nous propose du fantastique subtilement mélangé à de l’historique, avec une pincée de poésie, et voilà. Bon, la magie dans tout Paris, c’est un peu old school mais c’est pourquoi on accroche tant. Il est bien dommage que nous effleurons à peine Ambremer et l’Outre-monde, c’est de la visite express : léger regret.

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)°º•. Ce roman sans prétention nous propose une intrigue rocambolesque, qui nous tient en haleine. L’histoire palpitante prend tout de même le temps de nous proposer des situations humoristiques qui naissent bien souvent grâce à des dialogues sublimes : les tournures de phrases son bien trouvées, le tout est claquant. La fin est cependant, un peu trop rapide et précipitée ; le happy end est prévisible.
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L’histoire nous est contée délicieusement. Elle fait appel à nos souvenirs, mais également à nos idéaux de magie et peut-être est-ce là où nous remarquerons quelques clichés. L’écriture proche du lecteur est aussi à noter. C’est très légèrement fadasse, très romancé mais bien apprécié, calé entre des lectures d’assassins et autres zombies. On y perçoit également une légère touche de steampunk.

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Assurément, on y reconnaitra un hommage à Alexandre Dumas et autres feuilletonistes de même calibre. Mais je me suis demandé si on pouvait parler réellement d’uchronie ? Il est effectivement référencé sur Uchronies.com mais on entre de plain pied dans un Paris certes, mais dans un Paris magique. Il n’y a pas d’événement particulier, pas de point de « rupture » concernant notre propre histoire. Pas de « référence » quant à un possible changement.
Nous retrouvons les personnages dans un second livre intitulé « Elixir d’oubli ».
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)°º•. Biographie
Pierre Pevel, né en 1968 a plusieurs cordes à son arc : il est scénariste et auteur de jeux de rôles et est l’auteur de plusieurs romans (certains signés de son pseudonyme Pierre Jacq). Il n’en demeure pas moins un écrivain français de fantasy incontournable.

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Je me permets aussi de vous suggérer de vous balader LA, il a des illustrations magnifiques ! (découvert grâce à LOVD, merci !)

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)°º•. Extrait

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Dans le chaudron :
¤ L’élixir d’oubli, tome 2

Souvenir lié à cette lecture : Ah un monde plein de magie. Ca fait du bien de se sentir « chez soi ».

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Lu dans le cadre du Winter Time Travel et du challenge Magie & Sorcellerie littéraire.

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D’autres avis disponibles  : 1er chat-pitre (Lilibook), Bazar de la littérature (Melisende), BouquinBourg (Soukee), Hydromielle, Le rêve du renard (Yume), L’étrange bibliothèque de Calenwen (Vert), Lord Orkan Von Deck, Mes imaginaires (SBM), Mes lectures de l’imaginaire (Olya).
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CITRIQ

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Pics : #01 Les gargouilles Talyx et Styla ; #02 Meliane d’Ambremer ; #03 Sah’arkar ; par Desinca.

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CARMAN Patrick – Skeleton Creek, Psychose tome 1

10/03/2011 24 commentaires

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Titre : Psychose (Skeleton Creek, tome 1)
Auteur : Patrick CARMAN
Plaisir de lecture : Livre sympa peu s’en faut

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Arriva ce qu’il devait arriver : Ryan et Sarah n’ont plus le droit de se voir.
Après l’accident, où Ryan est tombé d’un niveau en visitant la drague en compagnie de Sarah, leurs parents ont décidé qu’il était temps de séparer les deux adolescents. Mais c’est plus fort qu’eux, à Skeleton Creek, petite ville, il n’y a rien à faire. Il y a seulement la vieille drague qui ne fonctionne plus… et les secrets qui l’entourent. Ce combo de choc a décidé de mener l’enquête : oui, mais à quel prix ?
Comme Ryan et Sarah n’ont plus le droit de se voir, ils communiquent tant bien que mal : ils s’envoient des mails à des heures indues pour s’échanger leurs indices et autres découvertes. Heureusement, Ryan nous a envoyé son journal intime : nous pouvons suivre l’affaire par ses écrits, et trouver les mots de passe des vidéos que Sarah dépose sur son site web.

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)°º•. Ryan, 16 ans de son état, est un habitant de Skeleton Creek. Il se considère comme écrivain, que le papier c’est nice et que la haute technologie c’est nul-mais-que-quand-même-ça-permet-de-faire-quelque-chose-à-Skeleton-City. Par fois, il a un cerveau qui enregistre tout, parfois il ne semble pas trop fonctionner. Il a la tête qui a tapé un peu fort, mais est toujours prêt à découvrir le mystère qui enveloppe la vieille drague n°42. Alité à la suite de son accident, il va devoir faire sa life avec un gros plâtre sur toute la jambe.
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Heureusement, il va être aidé par Sarah, sa meilleure copine. Elle, elle a le permis, et même une voiture. Si Ryan est doué avec les mots, elle est sensée l’être avec une caméra au poing (en voyant la qualité des images et les coupures des vidéos, vous comprendrez que ce n’est pas encore du grand art). Elle est tête de mule, tête brûlée et certainement aussi casse-couille prise de tête. Mais bon, cela fait de la compagnie à Ryan, et ça, c’est bien.
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Grâce aux vidéos, vous pourrez même apercevoir leurs visages !
Bon, Sarah, elle est juste insupportable : l’actrice n’arrête pas de lever les yeux au plafond quand elle se filme, n’arrive pas à coordonner la bonne expression de visage à son discours, et t’as juste envie de lui écraser le nez, mais sinon, ça va (le doublage est pourrite, mais là aussi, tu ne peux rien y faire). Tu verras Ryan aussi, mais il faudra arriver jusqu’à la fin du livre pour voir la dernière vidéo. Dans l’ensemble, même sans le voir, tu comprendras qu’il est un poil crédule et naïf.

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)°º•. Ce livre jeunesse propose une enquête : vous lisez le journal intime de Ryan, visualisez les vidéos de Sarah et essayez de percer un mystèèèère.
J’avoue, je n’ai pas trouvé l’intrigue très croustillante : malgré le « plus » informatique, il suffit de se laisser porter, toute réponse aux questions se situe dans les pages suivantes, on demeure passif. Les indices écrits par Ryan ne sont pas très discrets : ils sont proposés comme ‘sautage du coq à l’âne’, suivis de quelques interrogations. Ce n’est pas vraiment subtil. Les rebondissements sont prévisibles et bien malgré nous, nous avons une imagination plus débordante que l’auteur. Le développement est très lent et on soupire parfois.

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Je pense que le pire à mes yeux, est de prendre les potentiels jeunes lecteurs pour des idiots : prémâcher le travail, pourquoi pas ? Mais laisser de telles incohérences ? A s’en frapper la tête contre les murs. J’ai toute une pelée d’exemples que je ne peux malheureusement pas divulguer ici sous peine de spoiler, mais je vous en donnerai un : Ryan est capable de retranscrire intégralement au mot près une conversation antérieure, mais est incapable de mémoriser le contenu d’un tiroir un jour plus tard. Super cerveau ou tête en rade ?
J’émettrai une mention spéciale à ce journal intime, le plus vite écrit au monde : et oui, le petit carnet que vous tenez dans les mains a été écrit en… 7 jours !

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Les échanges vidéos/mails sont un poil irréaliste mais demeurent intéressants pour donner à ce livre, un aspect très « Chair de poule interactif » (expression copyrightée par Laure, Chair de Poule est une série jeunesse écrite par R.L. Stine, avec des histoires plus cauchemardesques les unes que les autres). L’interactivité des vidéos, que vous visionnez sur le site de Sarah est sympathique… mais pas facultative ! Hors de question donc d’offrir ce bouquin à un jeune pour le lire en vacances ! En plus, je suis également frustrée car je me serai attendue à voir de faux blogs apparaitre sur la toile, des articles cachés, etc. mais rien n’existe, ni en VF, ni en VO.

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J’avoue (bis), je n’ai pas été du tout touchée par ce concept marketing. Contrairement à ce qu’il se dit sur la bloggo, ce n’est pas du tout inédit. Il n’empêche que j’ai bien reçu la lettre manuscrite postale mais pas le mail de Sarah. Il n’en demeure pas moins que ce livre est un très bel objet : il propose une belle couverture cartonnée, affiche de faux papiers scotchés (mais c’est pas la peine de rouler en boule tes mails imprimés, Ryan !), et se présente comme un vrai journal intime : il est ligné et la typographie est de type « manuscrite ».
Ce premier tome n’est pas nouveau, il est sorti en français en février 2009, et sera de nouveau en librairie aujourd’hui (10 mars 2011), il fait l’objet d’une campagne plus forte car le deuxième tome sera dans nos bacs fin mai 2011. Le troisième tome est attendu en octobre 2011 et le dernier de la tétralogie est programmé pour janvier 2012.
Attention, « outcha », le premier tome est très cliffhanger ! (comprendre, à fin ouverte à très fort suspense)

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Bref, un livre qui n’a pas réussi à m’emmener entre ses lignes, une enquête un peu flagada. Heureusement, rien ne vaut une bonne lecture commune avec Laure pour rehausser le tout et se marrer ensemble. Peut-être séduira-t-il quelques adultes mais il peut bien se révéler être un grand coup de cœur chez nos djeun’z et autres adolescents.

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)°º•. Biographie (source)
Patrick Carman vit dans le nord-ouest des États-Unis. Romancier prolixe, ses livres pour adultes et pour la jeunesse ont été salués par de nombreux prix. Il est l’auteur, chez Bayard Jeunesse, de la série Elyon, et de la trilogie Atherton. Le concept novateur de Skeleton Creek lui est venu, déclare-t-il, en observant qu’il était temps de combler le fossé entre le livre et les nouvelles technologies. Il a donc créé la société PC Studio, qui produit les vidéos associées aux livres.
Le site de Sarah (clic), le bureau de Ryan (clic), et il y a même un extrait (clic) que vous pouvez lire gratuitement.

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Ce livre a été apprécié en lecture commune avec Laure.

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Souvenir lié à cette lecture : « T’as vu la vidéo cachée ? » m’écrit Laure. Je lui réponds « la quoi ?! ». Trois jours après, je me suis décidée à chercher sur le site avec un gros soupir. Laure arrive à me faire tout et presque n’importe quoi 🙂

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Ce livre est voyageur
En espérant que vous prendrez plus de plaisir que moi ^^

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D’autres avis disponibles chez :
¤ Book en Stock (Dup),
¤ De l’autre côté du miroir (Laure),
¤ La bibliothèque Malounienne,
¤ La p(ile) à l(ire) d’Heclea,
¤ Les mots d’Archessia.

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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec les éditions Bayard.

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Pics : #01 Skeleton Creek par Molonara ; #02 La drague de Sumpter Valley.

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TAKANO Masayuki – Blood Alone, volume 1

08/03/2011 12 commentaires

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Titre : Blood Alone (volume 1)
Auteur : Masayuki TAKANO
Plaisir de lecture : Livre à découvrir

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Misaki et Kuroe habitent ensemble. Ils sont liés dans la vie par la recherche d’un vampire qui a bouleversé leur vie…

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Misaki parait fragile et relativement jeune, ne vous méprenez pas, c’est une vampire. De nature romantique et posée, elle est secrètement amoureuse de Kuroe. Lui est un écrivain sans le sou. Il devient détective à ses heures perdues, pour arrondir ses fins de mois. Il a pris Misaki sous son aile… Ensemble, ils vont rechercher ce terrible vampire qui a tué le père de Misaki ainsi que la sœur de Kuroe.
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La série « Blood Alone » est basée sur la psychologie des personnages. On y découvre l’intrigue principale concernant le comportement et l’instinct des vampires. Nos vampires ont un besoin de sang et trouve leur proie durant leur cycle nocturne. Ce premier tome est une réelle mise en place : nous n’avons pas de trame, y sont expliquées la rencontre Misaki et Kuroe, ainsi que les facultés un peu particulières de ce dernier. On commencera à apercevoir la hiérarchie vampirique et rencontrera le maitre de leur zone, Higaru. Ce shojo est d’une ambiance un peu british et tellement romantique.
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Le dessin est impeccable, le style est clair, le trait fin. C’est comme si Takano avait réalisé un joli crayonné : les personnages sont nets, la place du décor est indéniable. Cependant, les visages sont un peu tristounes mais c’est sans aucun doute pour appuyer le discours. Certains chapitres dénués de cases donnent une grande liberté de lecture. L’arrière-plan est judicieusement utilisé pour indiquer le jour ou la nuit. La mise en page demeure agréable, notamment avec les « bulles » des pensées qui sont mes favorites.
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La lecture de la série est conseillée à partir de 9 ans.
Pour lire un extrait, c’est ici.
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Bibliographie (source)
Il a commencé sa carrière en dessinant des doujins (fanzines). C’est d’ailleurs sous cette forme qu’a commencé Blood Alone avant d’être publié chez l’éditeur Mediaworks ! Il est également l’auteur de Boogiepop Dual, adaptation manga de la fameuse série de romans, et de Cronos Haze.

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D’autres avis disponibles chez :
¤ Hydromielle,
¤ Vampirisme.

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BELLAGAMBA Ugo – Quand il y aura des pommiers sur Mars

04/03/2011 8 commentaires

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Titre : Quand il y aura des pommiers sur Mars
Auteur : Ugo Bellagamba
Plaisir de lecture : Livre à découvir

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Sur fond de la rhapsodie de Liszt, le Nikital vogue aux abords de Mars. Le Capitaine s’apprête à faire son discours, aux côté de Liwei et sous l’œil de Margaux la pianiste et Jean Sirène le journaliste. Vers la zone des machines, Sacha et Boris pensent avoir vu quelqu’un se profiler. Sous l’œil inquiet des ouvriers et sous la plume acerbe du journaliste, tout va s’accélérer.

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)°º•. Sous le pouvoir de la Grande Russie, à laquelle la France est intégrée depuis plus d’un siècle et en collaboration avec la Chine communiste, une équipe part à la conquête de Mars. Le Capitaine est assisté par Liwei le concepteur de ce dirigeable russe : le Nikital. Ce spectaculaire zeppelin est long de trois kilomètres et nous le visiterons tout au long de la nouvelle. Parmi les invités, sont présents deux français, Margaux Pointcarré, célèbre pianiste et Jean Sirène, journaliste qu’elle aimerait certainement claquer pour ses horribles propos. Plus loin, nous retrouvons deux camarades, Sacha et Boris, ouvriers de garde en cet instant précis. Mais ils ne sont pas les seuls à bord du Nikital. Lors de cette soirée d’inauguration, un complot mené part les Américains va éclater.
Deux points ont remporté ma ferveur, le discours du journaliste français ainsi que les scènes avec Ka.
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)°º•. Cette nouvelle d’une trentaine de pages s’avère être une uchronie, légèrement teintée de steampunk. Elle est accessible aux personnes qui ne connaissent rien à l’uchronie (genre, moi). L’avantage est que c’est une sorte de kit : l’auteur donne les bases, pas besoin de connaissances historiques ou de références littéraires, il suffit de se laisser porter. En fin de lecture, un sentiment de satisfaction s’installe.
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Le roman propose une cadence binaire, un chapitre sur deux l’histoire tourne autour de Jean Sirène puis de Sacha et Boris. L’histoire propose un aspect chimérique de la conquête de l’espace et est délicieusement retro (notamment ce gros Nikital tout de boulons et d’acier assortis). Contrairement aux autres nouvelles auxquelles je me suis frottée, j’ai aimé plusieurs points : le petit grain de cynisme, le côté fantastique et le fort pouvoir visuel qui nous permet de nous transporter à bord du Nikital. Sans aucun doute, la plus grande force de ce récit demeure l’ouverture en fin de nouvelle.
Je reprocherai cependant la post face trop explicative : pour moi, Bellagamba coupe court à l’imagination galopante du lecteur avec cette fin libre.
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)°º•. Biographie
Né en 1972, Ugo Bellagamba est un écrivain français de SF avec comme préférence l’uchronie, l’utopie et l’exploration spatiale. Il s’essaie aux nouvelles grâce auxquelles il est recompensé par le prix Rosnay aîné en 2005 (pour Chimères) et Le grand prix de l’imaginaire en 2009 (pour Solutions non satisfaisantes).

.La chanson qui a inspiré Bellagamba peut faire une très jolie musique de fond, elle est à découvrir ici.

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Lu aussi dans le cadre du Winter Time Travel
Souvenir lié à cette lecture : voilà enfin une nouvelle que j’apprécie !

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D’autres avis disponibles : A.C. de HaennePitiland (Pitivier), Quoi de neuf sur ma pile ? (Gromovar), RSF blog (Lhisbei).

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Concours Fedeylins de Nadia Coste | La gagnante !

02/03/2011 59 commentaires

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Grâce aux Editions Gründ, vous pouvez gagner avec Livrement, un exemplaire de « Rives du monde », le premier tome des Fedeylins de Nadia Coste. Chouette, on va pouvoir fêter sa sortie le 10 mars prochain !

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Pour participer rien de plus simple, il vous suffit de m’envoyer vos réponses aux trois questions suivantes à l’adresse située dans le menu de droite (pas de réponse en commentaire !). Le concours est ouvert aux résidents habitant en Belgique, en France et au Luxembourg.
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Vous avez jusqu’au mercredi 2 mars à 19h59m59s pour concourir. Le tirage au sooooort s’effectuera parmi les bonnes réponses, via un logiciel informatique. Les résultats seront donnés durant la semaine suivante le tirage et j’enverrai un mail au gagnant. Pour démarrer, je vous invite vivement à lire ma chronique et l’interview de Nadia Coste.

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1°) Sur terre, quels sont les pires ennemis des Fedeylins ?
a. Les migrateurs
b. Les pères fondateurs
c. Les gorderives
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2°) Comment s’appelle le statut intermédiaire, équivalent un peu à l’adolescence, des Fedeylins ?
a. Larveylin
b. Mudeylin
c. Adeylin
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3°) Quel élément ci-dessous de l’histoire est vrai ?
a. Les pères fondateurs ne sont pas vivants
b. Le lotus n’existe pas
c. Delyndha n’est pas la mère de Cahyl

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Bonne chance

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Bravo à tous les nombreux participants !
La première question vous a donné des sueurs froides, et à juste titre 😉
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1°) Sur terre, quels sont les pires ennemis des Fedeylins ?
A l’origine, j’avais écrit « sur terre » pour l’opposer à « dans les airs ».
Les migrateurs sont des « horribles monstres volants blancs et noirs », les gorderives restent tout de même une menace latente malgré le pacte de non agression. Comme ma question est ambigüe, j’ai accepté les deux modalités de réponse.
Les réponses sont au choix ou les deux : a. Les migrateurs, c. Les gorderives
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2°) Comment s’appelle le statut intermédiaire, équivalent un peu à l’adolescence, des Fedeylins ?
Larveylin est le premier stade, mudeylin le second, et le troisième est fedeylin. Adeylin est une pure invention.
La réponse est : b. Mudeylin
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3°) Quel élément ci-dessous de l’histoire est vrai ?
Dans l’interview, Nadia Coste nous livre deux petits secrets dont le premier est « Il n’y a pas de lotus ! Mais, qui sait, je vais peut-être glisser une petite allusion dans un des tomes à venir ! »
La réponse est : b. Le lotus n’existe pas
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Les participants qui ont répondu juste (par ordre chronologique de participation) :
Aurélie B.
Mina
Phooka
Mélanie L.
Olya
Tortoise
Valeriane
Fleur
Emma
Mélanie H.
Snow
Myrddin
Gwenn
Laurence C.
Lelf
Virginie L.
Aurélie M.
Hervé M.
Sylvain B.
Gabriel L.
Christelle G.
Vivianne P.
Harry P.
Kelly A.
Séverine P.
Elodie M.
Spocky
Sandrine B.
Alexandra C. P.
Michel G.
Elisabeth F.
Apolline
Laura
Christelle D.
Chantal E.
Jérome C.
Delhya

Et notre gagnante est…
Tortoise ^^

Félicitations !

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