Rond de Sorcière #13

18/09/2011 24 commentaires

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Le Rond de Sorcière est une nouvelle forme d’avis sur mes lectures : mensuellement, je vous ferai découvrir toutes les livres lus. Je me suis rendue compte qu’il m’était impossible de tout chroniquer et j’avais une frustration certaine de ne pas vous parler des petits trésors que je découvre. Un Rond de Sorcière, c’est une sorte de compromis entre ma bonne conscience livresque et moi.

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Bien que le mois de Juillet 2011 fut épuisant professionnellement parlant, j’ai trouvé le temps de lire. Vivent les transports en public !

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Fantasy
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Le passage – Justin CRONIN
La chronique complète est à lire ICI.
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Sur fond post apocalyptique, Cronin nous fait sauter de 100 ans dans notre monde pour nous montrer ce qu’il est advenu. A cause d’un virus, une épidémie s’est violemment abattue et la sauvegarde de l’humanité est le principal souci. On s’attache réellement aux personnages, on plonge avec eux dans l’angoisse et la peur (bien que nous soyons quand même dans un super fauteuil, nous). On prend part à une intrigue magistralement orchestrée. Les différents points de vue de narration nous entraine facilement jusqu’à la fin de ce premier tome.

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Vertige (Damnés, tome 2) – Lauren KATE
Plaisir de lecture Livre sympa peu s’en faut
Je parle du tome 1, ICI.
On change de décor, radicalement. On passe d’un lycée angoissant et sombre à un lycée tout de lumière vêtu. Les personnages sont encore plus stéréotypés que dans le premier (si, si, c’est possible). Alors que les anciens copains de classe de Luce étaient délirants à souhait, ici ils sont plutôt cucul la praline et sincèrement, on s’y ennuie profondément. La lenteur déjà « relative » du premier tome est encore pire dans le second. Tout s’étire sur plusieurs dizaines de pages, notamment la fin. Ce qui me fait dire que Lauren Kate aurait laaaargement pu boucler sa saga en un diptyque bien ficelé. Mais les joies financières du marketing en ont décidé autrement. La seule chose qui a su me tenir au long du bouquin sont la meilleure proximité des ombres.

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L’arbre de l’été (La Tapisserie de Fionavar, tome 1) – Guy Gavriel KAY
Plaisir de lecturecoeur notation Livre avec entrée au Panthéon
Tome 2 et tome 3
Voilà une des relectures qui me tient le plus à cœur et pour cause, voici MA trilogie coup de cœur. Pour ce premier volet, nous entrons en Fionavar en compagnie de nos étudiants. C’est dans le vif du sujet qu’on passera nos premiers instants. Une plume fluide nous fera aimer les environs et surtout les personnages. On se laisse totalement transporter dans cet univers bien ficelé et exploité. Comment ne pas vivre au rythme des personnages que leur destin dépasse ? Les relations entre les personnages sont dévoilées au fur et à mesure. Description et actions sont au programme pour nous faire passer un très bon moment. Un premier tome où on en prend plein dans la tronche, au vu de l’intrigue principale… A découvrir de toute urgence.

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Métamorphose en bord de ciel – Mathias MALZIEU
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Ce livre plein de poésie est tout aussi… fantasmagorique. Une peu glauque sur les bords, on suit avec intérêt l’histoire qui se déroule à nos pieds. L’histoire met un peu mal à l’aise le lecteur mais en ne demeure pas moins subjugué. Les artistes dont s’est entouré Malzieu proposent des illustrations toutes différentes les unes des autres. Elles sont distillées tout du long du récit et on les contemple au détour d’un dialogue. Bien que le livre soit agréable, il est beaucoup moins accessible que « la mécanique du cœur » du même auteur.

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Harry Potter et les reliques de la mort (Harry Potter, tome 7) – J.K. ROWLING
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4, tome 5 et tome 6Les contes de Beedle le Barde.
Tantantan, voici le dernier volume de la saga Harry Potter. Le tome méritait amplement une relecture : la première lecture a été faite très rapidement, comme une énorme boulimie de ma part, pour connaître la fin. Il était digne que je me replonge dedans afin de mieux apprécier tant les détails que l’histoire. Un poil énervant sur beaucoup de choses, ce tome nous emmène vers ZE découverte du récit. Et contre toute attente, on palpite tout du long, on en apprend toujours plus sur nos personnages avant que les rideaux tombent.

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Bandes Dessinées & album SFFF
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Celle qui dort sous nos pieds (La maison aux 100 portes, volume 2) – Isabelle DETHAN
Plaisir de lecture : Livre fantas… tique
Le mois dernier, je vous parlais du premier tome et du ô combien j’avais aimé. L’auteur améliore un peu les relations entre personnages (et heureusement) mais on n’est loin des dialogues transcendants. Isabelle Dethan nous distille quelques informations sur Constanza… à mon plus grand plaisir ! On y comprend alors que la maison révèle de nombreux secrets (100 environ ?). On s’enfonce plus profondément dans l’histoire, et franchement j’en suis restée baba. On a le droit à une superbe révélation… qui va nous faire regretter que seuls ces deux tomes soient parus.

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Le journal de Peter – Sébastien PEREZ & Martin MANIEZ
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Cet album est avant tout ludique : son format informel propose des coupures de presse, de vieilles photos, des lettres à décacheter, des dessins à admirer. Bref, plein de petits trucs où les mimines peuvent s’aventurer. « Le journal de Peter » propose aussi de très belles illustrations, tout en sensibilité. La trame reprend l’enfance et les origines de Peter Pan, tout en offrant un récit abouti. Le personnages en manque d’affection est plus que touchant. Cependant, n’oubliez pas que l’histoire est quelque peu triste et pessimiste.

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La petite sorcière et Grimoire de Sorcières – Sébastien PEREZ & Benjamin LACOMBE
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Dans ce coffret – épuisé – sont disponibles les deux albums « La petite sorcière » et « Grimoire de Sorcières ». Le premier album relate l’histoire de Lisbeth : c’est la beauté des dessins qui ravirent notre cœur de lecteur. Comment ne pas se laisser emporter par cette histoire qui nous rappelle finalement quelques bouts de notre enfance ? Sombre et fascinant à la fois, ce récit de sorcière ne peut que vous enchanter.
Le deuxième album est justement… le livre que trouve Lisbeth ! Grimoire à la couverture travaillée, on plonge dans la généalogie et le portrait de ses grandes sorcières. Certaines têtes vous sont connues… et vous ne saviez pas qu’elles étaient sorcières ?! C’est à découvrir dans le grimoire.

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1914 – Le réveil (Curiosity Shop, volume 1) – Teresa VALERO, Montse MARTIN & GABOR
La chronique complète est à lire ICI.
Plaisir de lecture : Livre à découvrir
Les illustrations sont soignées et l’intrigue haletante ; Cependant, les auteurs n’ont pas pris le temps… de prendre le temps justement. Des allers-retours doivent s’effectuer pour replacer les – très – nombreux personnages. Ce premier tome sert à jeter les bases, on espère que la suite nous emportera un peu plus, dans ce polar historique.

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Roman
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Le sommeil, bien dormir enfin – Luc AUDOUIN
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Ce livre n’a pas pour but de vous donner des conseils miracle pour mieux dormir (de toutes façons, cela n’existe pas). Par contre, il va vous apprendre plein de choses : comment fonctionne le sommeil, comment il se construit, quels sont les différents dysfonctionnements, comment les reconnaît-on et quelles sont les maladies. Il va également donner plein de petites anecdotes sur le sommeil ; de réelles petites touches d’humour à déguster. Et surtout, il vous déculpabilise. Et rien que pour tout cela, je vous le conseille. Vous n’êtes pas un freaky freak et vous avez le droit d’avoir des soucis de sommeil. Un petit guide pour savoir l’essentiel sur le sommeil.

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VALLS DE GOMIS Estelle – Le Cabaret vert

16/09/2011 12 commentaires

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Titre : Le Cabaret vert, Déités disparues et esthètes immoraux
Auteur : Estelle VALLS DE GOMIS
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon

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)°º•. Ce recueil sous-titré « Déités disparues et esthètes immoraux » intègre pas moins de 18 nouvelles pour notre plus grand plaisir. Estelle a un talent certain pour décrire ses personnages masculins, des beautés d’éphèbes. Son vampire romantique et tendre n’en est pas moins avide et vénéneux. Il joue de ses charmes pour conquérir ce qu’il désire. Très loin du vampire actuel (je ne vous ferai pas l’affront de citer quoi que ce soit), le vampire d’Estelle est plus proche du vampire d’Anne Rice (si vous me permettez la comparaison) et du nosferatu de l’époque classique. Ce vampire à la fois beau et redoutable est habillé de dentelles soyeuses et de jabots qui recouvre son torse glabre. Vous croiserez aussi dans ce recueil, dandies, marquises et dieux grecs – Prométhée, Ulysse, Aphrodite et Poséidon –.

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)°º•. La très jolie prose d’Estelle nous emmène vers un univers riche et fabuleux, où on s’installe avec allégresse – et pas seulement où on ne fait que passer –. Ces récits prennent des accents du XIXe siècle, époque chère au cœur d’Estelle, grande amatrice de la période victorienne. Elle se joue des mythes et archétypes pour nous emmener à la quête d’immortalité, d’objets maudits et de la rédemption. Cette clef de voute imaginaire repose sur le combo « Velours & Absinthe ». Les intrigues prennent pied souvent dans un libertinage voluptueux qui n’entraine absolument pas d’ambiance malsaine et pesante.

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)°º•. Le mélange des époques et des thèmes donnent un exemple de la grande inventivité de l’auteur. On se rend compte que les deux genres « vampirisme » et « mythologie » se marient divinement bien. De sa plume élégante, Estelle Valls de Gomis nous entraine dans de délicieux tourments, de jolies décadences et de riches luxures. Elle nous captive en couchant sur papier ces déchirements d’âme. L’écriture semble à certains lecteurs quelque peu alambiquée, chose qui ne pas réellement chagrinée étant une fervente utilisatrice de lourdeurs qu’on déclame souvent.
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On se rend compte qu’Estelle a eu beaucoup d’amusement et de délices à écrire ses nouvelles. J’apprécie fortement cette incursion à un moment donné dans la vie des personnages ; ce genre de moment entre parenthèses, en suspension… comme si leur vie continuait une fois le livre refermé. Il va sans dire que je me suis réconciliée avec les recueils que je ne porte pas dans mon cœur.

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)°º•. Le recueil propose :
La Statue
Les Frères du Corail
Rouge comme l’aveu
Circé et la malédiction du Déméter (Prix Merlin de la meilleure nouvelle 2007)
Mon frère
Le Destin d’Anicet de Saint-Amour
Derrière le mur
Alba
Le Libertin, le dandy et le loup noir
Le Couvre-lit de velours
Pour des torrents d’Or pur ou Les Ors de Poséidon
Sent pour sang
Le Tombeau de livres
Les Lames du temps
La Métamorphose d’Aphrodite
Le Sang de l’Art
Cent fois Prométhée
Dans les draps de Morphée

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)°º•. Biographie
Estelle Valls de Gomis est née en 1973 et une vertueuse de l’étrange et des vampires. Ces derniers ont d’ailleurs l’objet de sa thèse universitaire « Le Vampire au Fil des Siècles ». « Le Cabaret vert » est son troisième recueil, il intègre la nouvelle « Circé et la malédiction du Déméter » qui a reçu le Prix Merlin de la meilleure nouvelle 2007. Cette femme très touche-à-tout (auteur, traductrice, illustratrice) est à découvrir.
Son site officiel kingdomsofestel.com

La magnifique couverture est de Natalia Pierandrei.

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)°º•. Extrait

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Dans le chaudron :
¤ Brume,
¤ Les gentlemen de l’étrange,
¤ Quelques mots empruntés pour constituer un chœur de lectrices.
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Souvenir de lecture : Ô ! de beaux mâles à la peau laiteuse et aux magnifiques cheveux longs.
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Les chroniques de Madoka, Vampirisme (Vladkergan) ont aussi feuilleté ce livre.

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Et hop, le petit logo pour dire que Lokomodo un petit éditeur aux grands livres.

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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec les éditions Lokomodo.

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Pic : Captain par Moon Pookah

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COSTE Nadia – Fedeylins, aux bords du mal

13/09/2011 14 commentaires

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Titre : Aux bords du mal (Fedeylins, tome 2)
Auteur : Nadia COSTE
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon

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Cahyl et Glark se retrouvent avec la liberté devant eux. Et c’est dans la forêt aux multiples dangers qu’ils entrent. Les tracas du quotidien sont amplifiés : l’hésitation s’installe, la peur aussi. A fleur de peau, l’équilibre entre eux deux est prêt à basculer à tout moment. Malgré leur très grande amitié, leurs cultures différentes annoncent une vie périlleuse. Au cours de leur errance, ils arrivent aux frontières du Monde connu. Continuer, oui. Mais jusqu’où ?

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)°º•. « Aux bords du mal » commence exactement à la minute près où le premier tome s’est arrêté. Cahyl & Glark s’aventurent dans les premiers mètres de la forêt et vont très vite dépasser les limites de la connaissance des territoires par les Fedeylins, notamment celle du très grand explorateur Lamehy III.
Cahyl, notre petit fedeylin sans destin est accompagné de son ami Glark, un gorderive sans qui il n’aurait pas survécu. C’est son premier ami, le meilleur et pour toute la vie, quoi. Et forcément, nous qui les suivons pour le deuxième tome déjà, sommes encore plus attachés à notre combo de choc.
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Ils vont rencontrer de drôles de créatures, on pourrait même parler de « personnages » au sens premier du terme tellement leurs personnalités sont édifiantes. Je pense notamment à Geiliger et Keusch. Leur rencontre est assez stupéfiante et elle a créé en moi, une sorte de malaise. On apprendra d’ailleurs que dans la culture des Fedeylins, on différencie araignée et aranae. Il y aura également Sperare : cette bestiole volante a été éjecté de son biome car le prophète de leur communauté ne l’a pas déclaré vainqueur et qu’il se voit refuser la succession du roi. Mais il semble qu’on ne sache pas tout… Et plein d’autres bébêtes toutes aussi – disons – sympathiques.

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)°º•. L’empathie de Cahyl est au cœur de ce tome, vision encore floue dans les premières pages, elle prend de plus en plus d’importance. Elle va cependant lui jouer des tours et entrainer une sorte d’hébétude lancinante. Nadia Coste a réalisé un beau tour de main, car l’empathie fonctionne aussi pour nous : on a peur et même mal avec lui et pour lui. Au programme deux sentiments pour le lecteur : peur et ébahissement. On avance autant à tâtons que nos deux protagonistes. Ancrée dans la culture fedeylin, l’expression « être fedeylin, c’est accepter » va tout de même aider Cahyl à prendre – un peu – de recul, à respirer et à mieux avancer.

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)°º•. Le chemin initiatique un peu forcé de notre binôme va être ourlé d’hésitation. Comme bien souvent dans les multilogies, on retrouve nos personnages perdus dans l’immensité psychologique (et géographique aussi dans cette histoire) qui les entoure.
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J’avoue que mon côté « zombie fan » ou « warrior girl » n’améliore pas ma patience et il m’arrive parfois de dire au détour d’une page « gogogogogo ». Bien que l’histoire soit toujours aussi bien ficelée, j’avoue avoir une petite préférence pour le tome 1 tout simplement parce que l’univers était nouveau, parce que la vie et les sentiments de Cahyl m’ont particulièrement touchée et que je trouvais le point de départ de l’intrigue original (pour une fois qu’un « héros » n’a pas justement pas de destin tout tracé…).
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Mais croyez-le, de l’action et de l’aventure, il y en a ; cela devrait convaincre les réticents du premier tome qui trouvaient qu’il manquait un peu de peps. D’ailleurs, la grande partie dédiée à la bataille est relativement gore : Nadia Coste nous épargne pas du tout les scènes sanglantes et les détails si imagés : oui il m’est arrivé d’exprimer quelques « eeeerk » bien sentis. Ajoutez à ceci des méchants vraiment méchants et vous obtenez un deuxième tome vraiment bien réussi !
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La lecture est plus aisée grâce aux courts chapitres. Chacun intègre un petit texte de « citation » : extraits de journal, de livre, proverbes et poésie me plaisent toujours autant.

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Ce deuxième tome intègre un période d’hésitation qui mettra à mal notre duo de copains-pour-toujours. Sous cette fausse accalmie, les questions et les malaises envahissent nos protagonistes jusqu’à l’explosion et la découverte de choses stupéfiantes. La dernière centaine de pages proposera des combats épiques… et une fin très très très cliffhanger. Vous êtes prévenus.

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)°º•. Quand Nadia Coste nous a dévoilé l’illustration du tome « Aux bords du mal », j’avoue j’avais un peu de mal car je ne les visualisais pas du tout comme ça. Mais on s’y fait, pensez-vous donc. Ce tome est accompagné d’annexes sur les cinq castes, c’est plein de plaisir en sus.

Ce manuscrit a été aussi bêta-lu par le collectif CoCyclics. La saga ne compte pas moins de 2,5 millions de signes, pas moins de 4 tomes. Le premier tome « Les rives du monde » est paru le 10 mars 2011, celui-ci sortira le 6 octobre 2011. Le tome 3 « Sous la surface… » est attendu pour mars 2012 et le dernier « L’ombre des Pères » pour octobre 2012. Il va falloir être patient !

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)°º•. Biographie
Nadia Coste a 31 ans et est maman de trois « larveylins ». Après sa mauvaise expérience d’un IUT métiers du livre, elle se tourne vers des études de commerce et intègre un service administratif de banque. Lors de ses loisirs, elle découvre la fantasy par son auteur préférée, Robin Hobb. L’écriture fait alors partie intégrante de sa vie. Nadia Coste commence à attaquer un sérieux sujet en 2004, les Fedeylins. Après six ans de réécriture, les éditions Gründ décident de la suivre dans cette aventure. La magnifique couverture est de David Revoy.
Son blog, le site officiel de la tétralogie.

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)°º•. Extrait

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Dans le chaudron :
¤ Les rives du monde, tome 1
¤ Sous la surface, tome 3
¤ L’ombre des pères, tome 4
¤ Langue de chat :  interview de Nadia Coste.

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Souvenir de lecture : Geiliger & Keusch sont mes amiiiis. /modeautopersuasion ON.

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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec les éditions Gründ.

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Les graines de lotus reçues avec le service presse du premier tome ont poussé, très fort, très vite. Mais elles n’ont pas survécu à la mise en « mare », créée plus rapidement que le projet initial pour les accueillir.

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Pics : #01 Guardian of the Forest par shut-buh-leh ; #02 Ca pousse ; #03 Feuille en formation ; #04 Sur le départ.

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Challenge Halloween 2011

11/09/2011 14 commentaires

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L’année dernière, c’est au 31 octobre que je me suis rendue compte que j’avais zappé le challenge Halloween qui aurait pu parfaitement me correspondre. J’étais donc aux aguets et prête à dégainer mon « moi, moi, moi » pour signaler à Hilde & Lou ma participation.

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Du 1er octobre au 2 novembre 2011, il vous suffit de lire ou visionner livres & films autour du thème Halloween. Vous sont proposées deux formules :

  • Formule « One Shot » avec un seul billet à publier le 31 octobre,
  • Formule Poltergeist « Esprit libre » dont le nombre de billets est illimité sur la période.

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Et puis si vous aimez Halloween, embarquez pour le Train Fantôme. Il fera plusieurs étapes facultatives autour de thèmes récurrents (maison hantée, zombie, cimetière & crypte, forêt interdite, établissements scolaires et parc d’attractions).

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Pour prendre connaissance des détails et trouver des idées, rendez-vous chez Lou ou chez Hilde. Notez également qu’il existe un groupe facebook fort sympathique.

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¤ LIGNY Jean-Marc : Mal-Morts
¤ SACRE Yohan : Mon cauchemar et moi

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Pics : Halloween altar par SugareeSweets

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Categories: Challenges & Défis Tags:

Collectif – Magnitude 9, des images pour le Japon

08/09/2011 10 commentaires

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Titre : Magnitude 9, des images pour le Japon
Auteurs : collectif
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon

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Le 11 mars 2011, Le Japon a été touché par un des pires séismes de son histoire.
Dans la préface signée par Jean-David Morvan et Sylvain Runberg, il est dit que « magnitude » est la mesure de l’amplitude d’un séisme mais également celle de l’éclat d’un astre. Le Japon a toujours attiré pour sa culture, certains sont partis y vivre, d’autres en rêvent.
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La communauté Café salé (csfl.net) a proposé à des artistes d’envoyer une œuvre qui serait vendue en tant qu’original ou compilée dans un art book. Ce livre est donc un hommage à portée universelle de ce terrible événement.
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Le site mis à jour régulièrement me tirait régulièrement des larmes… ce qui s’avère être le cas en lisant l’artbook « papier ». Chaque illustration est une pensée, un petit peu de chaque artiste pour le Japon. C’est finalement le savoir-faire au cœur de l’émotion.

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L’artbook est un magnifique livre à la couverture en relief. Ce n’est pas moins de 250 pages en papier glacé quiregroupent bon nombre d’illustrations. Encore plein d’autres sont à découvrir sur le blog. A l’heure actuelle, ce dernier reste ouvert et actif.

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D’abord en précommande depuis fin mars, l’artbook « Magnitude 9 – Des images pour le Japon » sort aujourd’hui, 8 septembre 2011. Déjà 31.550€ ont été récoltés, ces bénéfices ont été remis entre les mains de Give2Asia pour venir en aide au Japon.
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Pour feuilleter le livre, c’est ici.
Pour lire le blog, c’est par .

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Quelques illustrations qui m’ont touchée

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Pics : #01 couveture en relief par cfsl.net ; #02 à #10 Illustrations.

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Et hop, un deuxième livre pour le challenge Je lis aussi des albums.

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Categories: Collectif Tags:

Lire pour les yeux de l'étrange célibataire.

06/09/2011 19 commentaires

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Il y a un mois (déjà !), Vert (Calenwen), Olya, Tortoise et moi-même, nous nous sommes retrouvées à mi-chemin… chez Tortoise. Et c’est donc avec ce titre énigmatique que je parle de cette petite parenthèse.
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Sur le temps d’un week-end, et ce, grâce à un planning très détaillé mais ajusté au poil, nous avons visité les environs. Balade entre les vieilles pierres, entre les rayons de la librairie Mille Bulles mais également parmi les milliers de livres de la médiathèque et entre les marque-pages d’une bibliothèque, en mode « V.I.P. ».
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Sans aucun doute, nous nous sommes fait péter la panse avec de délicieux cornish pasties, de la pizza-miam mais également des sandwiches-de-la-mort-qui-tue.
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Les blablatages-hyper-mega-cool et pas du tout futiles n’étaient évidemment pas en reste.
Je donne une petite mention spéciale au livre « Notre maison, sa direction, son entretien, sa parure » de Blanche Caramel. Il a été trouvé dans une brocante par Vert ; et elle nous a offert gracieusement la lecture d’extraits à voix haute complètement fascinants (bien que d’autre se piquait un petit somme dans la voiture). Avec une magnifique introduction à faire hérisser les poils du cou de chaque femme, les conseils pour les soucis et autres tracas de la vie quotidienne sont toujours d’actualité et rédigés avec une plume splendide des années 30.
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Sous les yeux attentifs de Tinouil, le félin poilu de Tortoise, nous nous sommes également prêtées au jeu d’un « Chœur de lectrices ».
Chacune des participantes s’est évertuée à choisir un extrait dans un livre au hasard. Après une lecture à voix haute de l’extrait de chacune, les participantes se mettent d’accord sur le choix d’un des extraits nommé « principal ».
Cet extrait va être lu à voix haute en boucle, et les autres participantes vont intégrer des expressions, bouts de phrases ou mots (de leur propre extrait) à l’intérieur même de l’extrait « principal ». Peu à peu, l’extrait « principal » va s’étoffer et le jeu ne s’arrête que lorsque les participantes sont satisfaites du résultat.
Enfin, l’extrait principal et les ajouts sont recopiés à la main, découpés puis recollés sur une feuille blanche pour donner un résultat manuscrit des plus bluffants.

Ce Chœur de Lectrices a été le déclencheur de nombreux fous rires et a charmé tout le monde.

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Notre Chœur de Lectrices :
Le texte en noir est l’extrait principal, celui de Vert. Tous les « morceaux » en couleurs sont les ajouts de bouts d’extraits des autres participantes.
Si vous lisez une première fois seulement l’extrait principal en noir, puis tout le texte en deuxième lecture, cela vous donnera une meilleure idée du côté rigolo 😉

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Lire pour les yeux de l’étrange célibataire
Chœur de lectrices du 7 août 2011

Tortoise, Vert, Acr0, Olya

Sources
Les yeux du dragon, Stephen King, p. 22
Travailler moins pour lire plus, Alain Serres, p. 44-46
Les gentlemen de l’étrange, Estelle Valls de Gomis, p. 66-67
Vampire et célibataire (Queen Betsy t. 1), MaryJanice Davidson, p. 254
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Ainsi Sacha mourut paisiblement. Un grand silence tomba. Elle n’a pas grand rôle dans cette histoire, et son sommeil dura 13 éternités ; pourtant, il y a encore une chose que vous devez savoir : elle possédait une maison de poupée, ce qui semblait d’avantage être un cercueil pour les habitants de l’île Turbin. C’était une très grande maison, magnifique, joliment illustrée, un véritable château miniature, d’inspiration vaguement égyptienne. Quand l’heure de son mariage approcha, à 50 km/heure, Sacha essayait de paraître aussi heureuse qu’elle le pouvait, d’un air innocent. Mais elle était si triste de devoir quitter toutes les personnes aux goûts de chiotte, et tous les objets, et ma mini-jupe en daim du mont Boukiné, parmi lesquels elle avait grandi dans la baronnie de l’Ouest excellent. Et puis, elle avait un peu le trac aussi, et le sens de l’observation. La foule est au rendez-vous. Elle en parla donc à sa mère le lendemain sur le maitre autel :
Bonsoir Madame. Je n’ai jamais été mariée à un persécuteur vampiropathe et je ne sais pas si cela va me plaire.
Vous êtes mignonne, pour la plus grande joie du peuple.
FIN n°1

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Pics : #01 En ville ; #02 table de Choeur de lectrices ; #03, #04 et #05 rendu visuel du Choeur de lectrices ; #06, #07 et #08 exposition des marque-pages ; #09 Vue sur l’extérieur de la médiathèque ; #10 Librairie Mille Bulles.
#03, #04, #05, #09 et #10 appartiennent à Vert ; le reste à moi.

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Categories: Vie de lectrice Tags:

CRONIN Justin – Le passage

03/09/2011 32 commentaires

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Titre : Le passage (tome 1)
Auteur : Justin Cronin
Plaisir de lecture : coeur notation Livre avec entrée au Panthéon
Tome 2, tome 3

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Après un énième passage à vide, Jeannette se rend au couvent le plus proche pour y laisser discrètement sa fille Amy dans les mains de Sœur Lacey. Au même moment, à quelques milliers de kilomètres de là, Wolgast et son bras droit sont engagés dans une procédure top secrète : ils viennent récupérer Carter, un prisonnier à perpétuité pour l’emmener au centre où se trouve Babcock. Ce dernier, tranquille et encore silencieux, décapite des lapins.

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)°º•. Tout part d’un virus en forêt bolivienne, le monde des années 2000 tel que vous le connaissez va partir en fumée en un tour de main. Cronin commence son histoire en ces temps-ci, nous catapultant au plus proche de la vie de Amy, Lacey et Wolgast. Très vite, une flopée de personnages va faire son entrée. On assistera à la scène quotidienne de la Colonie, ce bastion résistant vivant en huis clos et on frôlera les mystérieux viruls – entre autres –.
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Cronin nous fait partager la vie de ses personnes (en même temps, en 900 pages, il a le temps). On connaît très vite de lourds secrets intimes. On s’attache à ses personnages très vivants et nos préférences vont de l’un à l’autre ; chacun saura ravir le cœur d’un lecteur. On vit au rythme des personnages, on plonge comme eux dans l’angoisse et l’interrogation. Certains sont laissés sur le bord de la route, et on est plutôt mal mené en notre fort intérieur. On se dit qu’ils sont fous, qu’à leur place, on n’aurait quand même pas les mêmes couilles. Oui, mais en attendant, on n’est pas réellement à leur place, et parfois, cela nous rassure quand on lit le bouquin assit dans un fauteuil moelleux, une tasse de thé ou de café à la main. Cela nous rassure d’autant plus que les viruls, appelés aussi – par de très jolis noms – jets ou dracs ont une identité qui nous reste encore incertaine. On sait qu’ils ont très faim, qu’ils sont plus que difficiles à tuer, qu’ils sont invincibles en l’absence de lumière. En gros, on sait peu de choses, mais ce dont on est sûr : c’est qu’ils veulent tuer les derniers partisans de l’humanité.

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)°º•. Cronin nous emmène dans une Amérique post-apocalyptique pour nous offrir de très belles descriptions mordantes. L’histoire qu’il nous propose est on ne peut plus réaliste, presque un futur possible. Et c’est sans doute la raison essentielle par laquelle on s’accroche tant à notre livre. Ce monde est totalement intriguant. Si vous aimez le suspense, l’aventure, l’horreur… et la romance aussi, alors vous aimerez ce livre. Les thèmes principaux desquels découle directement l’histoire s’amusent sur le virus, l’épidémie et la sauvegarde de l’humanité.

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)°º•. L’embarquement pour un univers est immédiat : on entre dans une histoire qui nous emmène loin mais aussi au plus près d’eux. Cronin nous mène – par le bout du nez – sur de nombreuses pistes : il va les suivre ou non, les abandonner, réaliser des retours en arrière et puis… Bref, les détails sont nombreux et plutôt camouflés et prennent tout leur sens bien plus loin dans la lecture. Le tout est magistralement orchestré et la cohérence globale est très bonne.
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Ce livre propose des narrations diverses : en chorale grâce aux points de vue des personnages mais aussi dans la forme (journaux, extrait de journal intimes, mails, etc.). L’ellipse en première partie d’un siècle m’a fait un peu mal surtout qu’on s’attache à des personnages pour se faire méchamment catapulter plus « loin ». En fin de tome, l’effet disney sera considéré comme « de trop » par les junkies de zombies.
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En attendant, le livre n’aura jamais été aussi apprécié si cela n’avait pas été « ZE » livre de l’été, un peu comme une saga estivale et ce, grâce à mes copines de bataillon Neph & Emma. Notre lecture commune nous a captivées : on avait l’empressement de partager chaque partie que nous savourions, nos théories, nos hypothèses… et nos oublis d’éléments fondamentaux. Le découpator nous a promis de belles joies… ou de cliffhanger dignes des meilleures séries télévisées US.

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)°º•. Justin Cronin né en 1962 se lance avec succès en tant qu’écrivain. Il est lauréat du prix Pen-Hemingway pour « Huit saisons ». Il a déjà gagné 3,75 millions de dollars grâce à « Le passage », le premier tome de sa trilogie. Notons que les deux prochains volumes en VO devraient paraître en 2012 et 2014. Les droits cinématographiques de ce premier volet ont été achetés par Fox 2000 pour la modique somme de 1,75 millions de dollars. Bon, c’est quand qu’ça sort, hein ?
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On notera la trop belle couv’ qui briiille.
Je remercie aussi Emma sans qui 1°) je n’aurai jamais eu le livre entre les mains, 2°) je n’aurai jamais participé à cette formidable lecture commune avec Neph.

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Ce livre a été apprécié en lecture commune avec Emma & Neph.

Souvenir de lecture : ptaiiiin, mais restez-yyyy dans le bunker. Mais trop pas. Mais noooon. Mais tu vois pas ce qui va t’arriver ?!
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D’autres avis à découvrir chez : Book en Stock (Dup), Délivrer des livres (Sophie), Imagin’ères, Les étagères de PitiponksLes lectures du Petit Panda (Merkillia), Vampirisme (Senhal).
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On notera que le livre fait 967 pages, c’est pile pas assez pour le défi des 1000  de Fattorius.

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Oh enfin une première chronique pour le challenge Fins du Monde.

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Pic : couverture américaine.

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