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Articles taggués ‘steampunk’

DABOS Christelle – La passe-miroir ~ Les fiancés de l’hiver, tome 1

18/02/2015 42 commentaires

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Les fiances de l hiver Christelle Dabos La passe miroir tome 1Titre : Les fiancés de l’hiver (La passe-miroir, tome 1)
Auteure : Christelle Dabos
Plaisir de lecturecoeur notation Livre avec entrée au Panthéon

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Ophélie habite sur Anima. Jeune fille timide, elle s’occupe d’un musée privé. Elle devient un objet politique pour sceller une future alliance. Cett dernière passe par le mariage avec un homme d’une autre province. Sauf qu’elle n’est pas attendue – et donc ne sera pas aimée – dans sa nouvelle contrée, au Pôle. En plus des adieux expéditifs à son entourage et à sa vie actuelle, elle doit garder son anonymat, arrivée sur place.

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)°º•. « Les fiancés de l’hiver » est la première partie d’une quadrilogie. Autant vous dire directement que j’ai été estomaquée, surprise et que la plume aérienne m’a enlevée. Mon intérêt a été capté par un vrai tissage de trame, ourdi de mystères et de rebondissements. Je l’ai tout simplement dévoré. Le récit est réussi aussi bien sur le fond que sur la forme.

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ALBERT Raphaël – Sylvo Sylvain ~ Rue Farfadet, tome 1

27/01/2015 43 commentaires

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Rue farfadet Raphael AlbertTitre : Rue Farfadet (Les extraordinaires & fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain, détective privé, tome 1)
Auteur : Raphaël Albert
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir

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Panam, 1880. Sylvo Sylvain enquête sur une affaire d’adultère, où le mène souvent son métier de détective. Alors qu’il patientait à un café, il se retrouve au milieu des attentats : un troll est venu jusqu’à la Capitale. Et même pire, il pourrait être arrêté en sa qualité de complice !

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)°º•. Sylvo Sylvain est l’archétype des détectives : solitaire, blasé, amoureux de la bouteille à ses heures perdues – du ouisk, de préférence – et bad boy.

Bien moins égoïste que Sherlock Holmes, il m’y a fait penser par son statut professionnel mais aussi parce qu’Anaïs Cros a exploité en hommage, un double fantasyien du célèbre consultant avec le personnage Listak, un demi-lunaire (oreilles pointues et autres caractéristiques).

Crapule et Charmeur à la fois, Sylvo Sylvain ne m’a pas laissée indifférente et j’ai tout autant apprécié son acolyte qui apporte une certaine joie au récit.

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CARRIGER Gail – Le protectorat de l’ombrelle ~ Sans âge, tome 5

29/10/2013 17 commentaires

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Sans age Gail Carriger Le protectorat de l ombrelle tome 5Titre : Sans âge (Le protectorat de l’ombrelle, tome 5)
Auteur : Gail CARRIGER
Plaisir de lectureetoile 5 Livre fantas… tique
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4

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Alexia et Lord Maccon ont appris à vivre au sein de Londres, en tant que voisins intimes de Lord Akeldama. Alors que la vie est un long fleuve tranquille… sur des chapeaux de roues, Alexia reçoit une invitation à venir en Egypte par Matakara, la reine des vampires et la plus ancienne en activité. Cette dernière veut absolument rencontrer la légendaire paranaturelle et sa non moins légendaire fille.

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Sans age 01)°º•. Nous retrouvons les personnages deux ans après les derniers événements. Le couple Maccon offre une certaine stabilité… contrairement à la fille adoptive de Lord Akeldama. C’est une nouvelle aventure loufoque qui s’ouvre à nous : tous partent sur les traces du Fléau des Dieux dans une folle course-poursuite. Nous retrouvons tous les hurluberlus qui tournent autour d’Alexia : Ivy, Tunstell et leur famille, Mme Lefoux, Lord Akeldama mais aussi Lyall et Biffy. .

Alexia apparaît dans toute sa splendeur, comme femme qui s’assume. Nous sommes bien loin des premières lignes de la saga où elle entendait régulièrement le déroulement complet de la liste de ses défauts par sa mère. Ses menus “défauts” en sont devenus sa force. Elle n’entre toujours pas dans le moule mais grâce à son franc parler, elle fait ce que bon lui semble. Elle n’a pas l’air de regretter pour un sou sa vie épique.

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Sans age extrait

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Sans age 03)°º•. Ce voyage en Égypte laisse place à de nombreuses poilades très théâtrales notamment durant le voyage en bateau. Les moments sombres et plus drôles se succèdent pour nous emmener vers une fin touchante et un véritable happy end. Ce dernier volume en apothéose permet de mettre en scène tous les protagonistes croisés. Gail Carriger nous révèle la réponse de questions restées en suspens et nous donne ainsi une conclusion attendue. .

Vous n’en saurez pas plus car il m’est difficile de raconter sans spoiler. La série vaut vraiment le détour, notre lecture est fluide. La plume décalée crée un monde victorien où le steampunk trouve aisément sa place. Thé, ombrelle et éthérographe y prennent tout leur sens. Cette lecture est pleine de positivisme : la fraîcheur se retrouve dans toute situation, nous avons toujours des dialogues hauts en couleurs.

La série spin-off sur Prudence s’appelle “Finishing school” et devrait arriver en VF au premier trimestre 2015. Il était également question (mi 2012) des droits d’adaptation pour la télévision rachetés par la compagnie irlandaise Parallel Films mais aucune information n’a été officialisée depuis.

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“Sans âge” clôture une saga digne de ce nom. De la même trempe que les précédents, nous filons sur un autre continent pour une enquête à 200km/h. Gail Carriger fait monter tous ses personnages sur la scène et on ne résiste pas à les suivre une dernière fois. La fin proposée est on ne peut plus juste pour qui a pu apprécier la compagnie d’Alexia et toute sa clique.

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Sans age extraits .

Sans age 02

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Souvenir de lecture : Ses  » Non !  » à répétition.

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Dans le chaudron :
¤ Sans âme, tome 1
¤ Sans forme, tome 2
¤ Sans honte, tome 3
¤ Sans cœur, tome 4

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logo Halloween 2013logofindeserie

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Ce livre entre en ligne de mire du challenge Halloween et cet émouvant tome est aussi le dernier, voilà une affaire rondement menée pour mon défi Fin de Série.

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Book en stock (Phooka), Les lectures de Mylène, Nevertwhere, Nyx Shadow, Perdre une Plume, Ptite-boukinette (Azariel) ont aussi couru après la Miss.

CITRIQ

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Pics : #01 par Ulalah  ; #02 par BrrrGrrr ; #03 par Tilwen.

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CARRIGER Gail – Le protectorat de l’ombrelle ~ Sans cœur, tome 4

22/09/2013 12 commentaires

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Sans coeur Le protectorat de l ombrelle Gail CarrigerTitre : Sans cœur (Le protectorat de l’ombrelle, tome 4)
Auteur : Gail CARRIGER
Plaisir de lectureetoile 5 Livre fantas… tique
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 5

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La meute de Woolsey déménage au centre-ville de Londres. Alexia est prévenue d’une attaque de la Reine par une fantôme ; quelle est la véracité de cette menace ? Alexia doit non seulement gérer des problèmes dans sa sphère privée mais également en externe avec le BUR  – Bureau of Unnatural Registry. Les porcs-épics zombies jettent leur dévolu sur Lord Maccon et Geneviève Lefoux travaille jusqu’à l’épuisement. Malgré ses préoccupations, Alexia doit gérer toute la sphère londonienne, enfin presque.

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Malgré son état, Alexia Tarabotti doit continuer son enquête aussi naturellement que possible : ce n’est pas de tout repos ; son pragmatisme sera mis à toute épreuve. Mme Lefoux travaille d’arrache-pied sur sa nouvelle invention, Félicité la sœur d’Alexia rejoint le mouvement de révolte des femmes, Biffy jeune louveteau a bien du mal avec les cycles de la lune. Et pourtant, la meute de Woolsey se met en quatre pour éviter la foudre de sa femelle Alpha.
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Nous avons des révélations sur le passé de Lyall (haaan) et la création du protectorat de l’ombrelle devient plus tangible pour le lecteur. Porcs-épics zombies, vampires, loups garous, fantômes et machines steampunk sont au programme.

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Après quelques instants de réflexion, Alexia se leva avec peine et se dandina jusqu’au porte-parapluies pour prendre son ombrelle, qu’elle ouvrit et plaça pointe vers le bas, au centre de la pièce. Comme celle-ci était vraiment très petite, cette manœuvre prit toute la place restante.

Indiquant à Ivy de se lever, Alexia lui tendit la poignée et dit : « Fais tourner l’ombrelle trois fois et répète après moi : » Je protège au nom de la mode. J’accessoirise pour tous et chacun  La quête de la vérité est ma passion. Par la grande ombrelle, j’en fais le serment. » »

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Sans coeurAvec le Bur menacé, Alexia redouble d’activité. L’intrigue m’a semblé un brin plus captivante. Les différentes voies suivies par l’auteur – comme l’attaque imminente de la reine – permettent rebondissements, révélations et réactions des personnages. La règle des 3R (que je viens d’inventer pour ce livre) nous offre une plume fascinante. Cette dernière est très caustique et c’est un véritable délice d’en lire les nombreux sarcasmes : situations cocasses et moments attendrissants se mêlent. Je suis toujours époustouflée d’observer un dispersement durant l’histoire et de voir que tout se compile, s’imbrique parfaitement à la fin.

Steampunk et Angleterre victorienne sont deux éléments d’un décor qui sert à merveille ce récit. Ce tome est haut en couleurs, au même titre que ces prédécesseurs. On en veut encore !

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La femme fantôme en question était plutôt floue sur les bords et pas tout à fait cohérente au milieu non plus. Elle devait être proche de l’état de poltergeist.

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« Sans cœur » est un tome du même acabit que les précédents : nous retrouvons les personnages chers à notre cœur pour notre plus grand plaisir. Le déménagement implique une nouvelle donne. Tout le monde a l’air de s’être donné le mot pour mettre le chaos dans la vie d’Alexia. Heureusement, armée d’un fort pragmatisme et d’une superbe ombrelle, Alexia peut tout gérer. La preuve, elle s’y attèle ; quitte à passer tout Londres devant ses propres besoins. Voilà un tome bien rythmé aux révélations croustillantes.

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Sans coeur extraits

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Souvenir de lecture : Cette impression que malgré tout, Alexia gère facilement.

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Dans le chaudron :
¤ Sans âme, tome 1
¤ Sans forme, tome 2
¤ Sans honte, tome 3

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My summer of (SFFF) loveDefi valeriacr0Voilà encore une entrée par le challenge My summer of (SFFF) love : je crois que nous n’avons plus besoin de préciser l’amour qu’il existe entre Lord Maccon et Alexia.

Cette lecture est aussi le choix de Valeriane pour moi dans le cadre du défi Valeriacr0.

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Book en stock (Phooka), Le blog d’Hydromielle, Les lectures de Mylène, Les lectures de Nyx, Nevertwhere, Ptite boukinette, Rêve général (J.a.e_Lou) ont aussi suivi de près l’octomate.

CITRIQ

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Pic : Victorian lady par Parizadhe
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NIOGRET Justine – Cœurs de rouille

22/09/2013 35 commentaires

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Coeurs de rouille Justine NiogretTitre : Cœurs de rouille
Auteur : Justine NIOGRET
Plaisir de lectureetoile 5 Livre fantas… tique

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Saxe s’est enfui de sa vie bien rangée à l’usine de réparation pour trouver la paix. Il se dirige vers l’ancien quartier des artistes… et tombe nez-à-nez avec Dresde. Bien que les golems aient été anéantis, il rencontre une vraie, en vie et en rouages bien huilés. Tous deux partent en quête de la liberté mais ils arrivent à une porte donnant sur un étage inférieur de la cité, complètement abandonné. Leurs mésaventures seraient supportables s’ils n’étaient pas traqués par Pue-la-Viande.

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Justine Niogret nous sert un univers consistant mais qu’on ne maitrise pas. Au même titre que Saxe & Dresde, nous avançons à tâtons ; ce qui renforce d’autant plus l’impression de découverte à notre lecture. On se sent parfois mal quant à l’environnement dépeint. La première scène à laquelle nous assistons, décrit les faits et gestes de Pue-la-Viande par rapport à une proix ; elle se révèle assez violente. Même si le style s’avère un peu déstabilisant, on devient vite avides : on veut en savoir plus au fil des découvertes. Le suspense est bien tenu.

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J’ai trouvé que les descriptions étaient vraiment bien étudiées. Par un vocabulaire choisi, l’auteur nous conte de manière très juste les sensations ressenties comme l’odeur de la terre remuée du bout du pied, celle de l’eau stagnante avec la mousse créée contre la vide, la poussière filtrée par la lumière ou le toucher froid et pourtant doux de la céramique.  Ce monde de peur, de tristesse, d’espoirs et surtout de surprises est violent mais poétique à la fois. C’est sans doute par cette dualité qu’on se sent parfois un peu mal à l’aise, aussi.

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Coeurs de rouille extrait 03

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On se sent à l’étroit, on bouge durant notre lecture. Justine Niogret nous présente de façon assez brutale les choses où souffle un vent violent avec un espoir très maigre. Nous sommes aussi déboussolés par le fait qu’il n’y ait aucun repère temporel. L’univers est un peu cauchemardesque, sans légèreté aucune. Les actions s’enchainent et on ne peut s’empêcher d’apprécier ce livre comme un bonbon qui pique la langue.

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Notons que le méchant est vraiment méchant. J’ai eu des frissons quand il raconte la magie des êtres vivants qui l’amène à se recouvrir d’une peau de chien écorché vivant. Le steampunk officie ici de manière un peu atypique avec ces automates. Ceux « actuels » sont les plus sobres, les plus insignifiants, appelés agolems pour cette bonne raison. Avant, les golems étaient… différents ; et c’est pourquoi ils ont été anéantis. Tous sont lisses, composés de céramique, de rouages et d’engrenages.

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Coeurs de rouille extrait 01

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Coeurs de rouilleConcernant le public ciblé, j’avoue avoir un peu de mal. Je ne dirai pas qu’il est pour le plus jeune public, ça non. Mais alors pourquoi ce texte est-il qualifié de « Young adult » ? Nous trouvons une typographie en grands caractères, un double interligne, quid ? Ceci dit, si on se fie à la description de la collection « Pandore » données par les éditions Le pré aux clercs, on se dit que « Cœurs de rouille » y a tout à fait sa place : « Quête, romance, combats, sensualité, humour et suspense, la boîte de Pandore contient bien des charmes. Vous êtes maintenant devant la boîte. Il ne vous reste plus qu’à l’ouvrir… »

La couverture est très intrigante et j’avoue l’avoir longuement regardée (plus qu’étudiée). Je me suis rendue compte que lorsqu’on mettait le visage face à nous, seules les lèvres ne semblent pas aussi lisses que le reste, qu’elles paraissent presque humaines. J’ai aimé le parallèle de la plume tenue par Dresde – je suppose – et de la constitution même de la golem ; ainsi que les yeux qui sont si… vivants. (Photo David&Myrtille, couverture dpcom.fr)

Je vous invite très très très fortement à ne pas lire le quatrième de couverture qui spoile – à mon sens – un gros élément de l’intrigue.

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« Cœurs de rouille » est surprenant. Violent et poétique à la fois, ce récit déstabilise le lecteur. Il entraine ce dernier à la course poursuite de Saxe, Dresde et Pue-la-Viande pour s’enfoncer dans les affres d’une cité quelque peu malveillante. Justine Niogret affute sa plume, et nous révèle des éléments comme on se retrouve sur le seuil du vide en ouvrant une porte. Voici un livre sans repère temporel où le steampunk s’invite de manière particulière. Un récit qui se lit comme une grande bouffée d’air inspirée. (et rien que pour le titre, il vaut la peine d’être lu)

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Pour lire un extrait, c’est par ici.

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Coeurs de rouille extrait 02

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Coeurs de rouille dedicace

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Souvenir de lecture : tomber encore plus bas. La traque.

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Dans le chaudron : Chien du Heaume

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Challenge Jeunesse YAMy summer of (SFFF) love Logo Lecture Equitable

Ce livre est la dernière entrée pour mon challenge jeunesse-young adult. Il s’avère aussi parfait pour mon challenge My summer of (SFFF) love car il y a dans Cœurs de Rouille des amours platoniques et fortes.

Ce livre est également une lecture équitable avec les éditions Le Pré aux clercs « petites mais costaudes ».

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Blog-o-livre (Blackwolf), Book en Stock (Phooka), Clair obscur (Endea), Les lectures de Mylène, Mes imaginaires (Sandrine) Un papillon dans la Lune ont aussi entendu les susurrements de Pue-la-Viande à leurs oreilles.

CITRIQ

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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec les éditions Le Pré aux Clercs.

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Pic : The Doll part ElenaHelfrecht. .

CARRIGER Gail – Le protectorat de l’ombrelle ~ Sans honte, tome 3

06/09/2013 30 commentaires

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Sans honte Gail Carriger Le protectorat de l ombrelle tome 3Titre : Sans honte (Le protectorat de l’ombrelle, tome 3)
Auteur : Gail CARRIGER
Plaisir de lectureetoile 5 Livre fantas… tique
Tome 1, tome 2, tome 4, tome 5

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Chassée par son mari, Alexia n’a pas d’autre choix que de retourner chez sa mère. Elle doit faire face à sa daronne, à ses demi-sœurs et à leurs réflexions pas piquées des vers. Pour sublimer le tout, elle apprend par les journaux qu’elle est le scandale de l’année ; elle devient très convoitée par les vampires qu’elle doit fuir. Par-dessus le marché, elle est attaquée par des coccinelles mécaniques empoisonnées. C’est tout vu, Alexia quitte le pays.

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Sans honte 02J’avoue, le protectorat de l’ombrelle me manquait. Nous reprenons l’intrigue exactement où nous nous en étions arrêtés au tome 2 ; c’est l’occasion de nous donner quelques éléments de réponses (oui, on aimerait bien savoir, quand même). L’aventure emmène Alexia et sa clique en Italie en faisant une petite promenade chez les Templiers. Mystère et tasse à thé !

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Dans ce tome, aucun personnage n’a perdu de son piquant, les secondaires viennent au devant de la scène. Alexia – fidèle à elle-même et aux autres tomes – est accompagnée par Floote et la très-française Mme Lefoux. Lord Maccon présente la même lourdeur habituelle, voire un peu plus imbibée et se fait plutôt rare dans le récit même s’il n’est pas absent ; c’est pour cela que nous découvrirons davantage le Professeur Lyall dans ce volet. Du côté des absents, y figurera aussi Lord Akeldama malheureusement. Un drone (humain porte-clé qui sert un vampire) va disparaitre et c’est tout la société naturelle qui est en émoi.

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Sans honte 03Ce séjour dans la botte va donner des sueurs froides à Alexia : il faut dire qu’on y boit du café ! Comme les personnages font un petit tour dans l’hexagone, nous aurons le droit aux clichés des français moustachus mais ceux sur les italiens sont assez caustiques. L’intrigue est légère mais le lecteur de la saga est habitué et puis finalement, les personnages sont toujours aussi bien taillés. On fera face à une lutte politique et religieuse moins intéressante mais qui reste secondaire.

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Côté humour, ne nous sommes pas en reste avec des répliques qui font mouche, des dialogues qui se boivent comme du petit lait. Le récit est parsemé de nombreuses situations cocasses.  Couplé au second degré, Gail Carriger s’amuse dans le style désuet, époque victorienne teintée de steampunk, et on se prend au jeu.

Bon, et sinon, j’ai adoré un truc ; mais là tu surlignes avec ta souris ce spoiler uniquement si tu as lu les précédents tomes : le nom délicat du fœtus.

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« Sans honte » c’est la belle continuité d’une saga qui, si tu ne l’as pas attaqué, devrait te plaire. Les personnages sont toujours remplis d’humour so british et les situations ‘drôlesques’ s’enchainent. Pour peu que vous aimiez un peu l’époque victorienne, avec quelques éléments steampunk le tout pour agrémenter une histoire qui se déguste comme un bon friand, vous serez servis.

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Et voici plein de citations (au-delà de la décence)

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Sans honte citations

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Dans le chaudron :
¤ Sans âme, tome 1
¤ Sans forme, tome 2

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My summer of (SFFF) love

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Participation ô combien validée pour le challenge My summer of (SFFF) love ! Une des sagas qui sera la plus lu pour ce dernier. De la romance, des êtres surnaturels en veux-tu en voilà.

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Book en stock (Phooka), D’encre et de rêves (Morgana), Le rêve du renard (Yume), Les lectures de Mylène, Les lectures de Nyx, Mon coin lecture (Karine), Nevertwhere, Perdre une Plume, Ptite-boukinette, Rêve général (J.a.e_Lou) sont aussi parties bras dessus bras dessous avec Lefoux.

CITRIQ

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Pics : Lord Akeldama, Miss Hisselpenny par Rem.

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CARRIGER Gail – Le protectorat de l’ombrelle ~ Sans forme, tome 2

06/11/2012 36 commentaires

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Titre : Sans forme (Le protectorat de l’ombrelle, tome 2)
Auteur : Gail CARRIGER
Plaisir de lectureetoile 5 Livre fantas… tique
Tome 1tome 3, tome 4, tome 5

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Du haut de ses talons et sous son ombrelle, Alexia Tarabotti a pris du grade : la voilà maintenant « Mujah » au service de la Reine. Elle mène l’enquête pour découvrir pourquoi les pouvoirs des vampires et de loups garous sont ainsi annihilés. Elle va devoir mettre son nez dans les affaires de l’ancienne meute de Lord Maccon. Tout pourrait se passer à merveille, si elle ne devait pas se frotter à son épouvantable demi-sœur et subir le chatouillement de plumes des chapeaux d’Ivy.

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)°º•. Lord Maccon et Alexia Tarabotti travaillent maintenant et principalement en horaires décalés ; pourtant ils mènent une vie tranquille et… non, pas du tout en fait. Pour Alexia, il est temps de partir en Écosse, à bord d’un dirigeable. Elle va rencontrer des loups garous en kilt (ouhouh !), la meute de Kingair, l’ex de Lord Maccon (la meute, pas Kingair). Dans ce tome, nous faisons un petit tour dans le passé de Conall, avec fortes grandes révélations… ou pas.
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C’est avec une grande joie si bien dissimulée qu’Alexia n’ait d’autres choix que de partir avec Félicité, sa demi-sœur insupportable. Ivy l’accompagnera et avec elle ses délicieux couvre-chefs invraisemblables. Tunstell, le porte-clés et le fiancé officiel de cette dernière sera de la partie ainsi que le commandant Channing Channing des Chersterfield Channings.
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Nous ferons la connaissance de Mme Lefoux, une inventrice française, modeuse et aux autres talents bien cachés. J’ai un faible particulier pour elle car j’aime beaucoup son caractère et sa façon de vivre. J’ai été un peu déçue que Lyall, le second de Maccon et Lord Akeldama soient aussi en retrait alors qu’ils m’avaient charmés dans Sans âme.
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Les créatures surnaturelles souffrent d’une épidémie d’humanisation, ce qui va créer une tension relativement forte. Il va sans dire que le grand atout de cette saga est bien les interactions entre les personnages. Alexia menacée, que va-t-il se passer ?

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)°º•. La touche steampunk est indéniable, Gail Carriger en ajoute encore une couche grâce aux inventions de Mme Lefoux, ainsi que le dirigeable, symbole fort de ce genre littéraire. J’ai beaucoup apprécié l’ajout de l’éthérographe qui s’avère un moyen de communication plus fantasyien que le télégraphe.
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Les us et coutumes victoriens en prennent toujours plein la figure notamment quand on s’aperçoit que les bandelettes d’une momie deviennent l’apparat indispensable à toute personne de distinction.

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)°º•. Pour ce deuxième tome, nous retrouvons toutes les particularités de ces personnages hauts-en-couleur. J’apprécie tout particulièrement l’harmonie indéniable entre la brutalité des loups-garous et le raffinement des vampires. On y croise aussi quelques fantômes mais je vous  en laisse la surprise. J’aurai quand même aimé que les informations concernant le passé de Conall Maccon soient plus consistantes.
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Si j’avais beaucoup souri en lisant le premier volume, la bonne surprise quant au ton employé par Gail Carriger est un peu passée. L’intrigue est lente et au démarrage tardif pour finalement se résoudre assez vite. Les actions sont rares, le tout manque de dynamisme. J’aurai envie que l’auteur passe la seconde maintenant que nous sommes aux faits quant au caractère des personnages, de l’existence de sociétés secrètes et des ambiances victoriennes. Heureusement, on ne peut pas rester chagrin trop longtemps, car cette série a – heureusement – un fort potentiel.
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J’apprécie toujours ces dialogues plein de mordant, les réponses cinglantes et sarcastiques du personnage principal. Il n’y a pas à dire, l’humour british est très appréciable. La plume est terriblement distrayante. Notons que ce tome propose une fin (difficilement) soutenable. Par ailleurs, cette série se clôture en cinq tomes et une adaptation en manga est déjà en cours.

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Cette fois-ci, Alexia part en Ecosse à bord d’un dirigeable pour rencontrer des loups-garous en kilt. Il va sans dire que nous sommes très heureux de retrouver ces personnages aux caractères plus forts les uns que les autres. On est tout « joie » d’assister à leurs échanges peu piqués des vers. Il est conseillé de ne pas attendre trop d’actions pour ce tome car l’intrigue est lente au démarrage pour se conclure très rapidement. On continue de flotter dans un univers steampunk délicieux.

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)°º•. Biographie
Gail Carriger, était archéologue américaine avant de devenir une auteur de steampunk. Elle a commencé d’écrire pour s’évader et y a pris beaucoup de plaisir – et on la comprend !

Son magnifique site à découvrir.

Pour lire les premières pages de « Sans forme », c’est par ici.

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Dans le chaudron :
¤ Sans âme, tome 1

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Souvenir de lecture : Et pourtant j’avais déjà fait une pré sélection pour les citations !

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Elles ont été nombreuses à lire « Sans forme » : Book en stock (Dup & Phooka), Elemnium (Dehlya), Hydromielle, La p(ile) à l(ire) d’Hécléa, Les lectures de Mylène (Mycoton), Les lectures de Nyx, Mon coin lecture (Karine), Neverwhere (Vert), Perdre une Plume, Pluie de livres (Dexlivres), Ptite boukinette (Azariel), Terre des mille lieux (Anisedora), Un brin de lecture (Karline05).
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CITRIQ

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Un petit livre qui se plait pour le challenge Halloween et le défi steampunk.

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Pics : #01 Ivy par Poisonwillow ; #02 Mme Lefoux par Poisonwillow.

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McGANN Oisín – La saga des Wildenstern ~ Voraces, tome 1

13/06/2012 28 commentaires

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Titre : Voraces (La saga des Wildenstern, tome 1)
Auteur : Oisín McGANN
Plaisir de lecture Livre fantas… tique

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Alors que Nate rentre tout juste de son périple d’Afrique, il apprend la mort de son frère aîné, Marcus. Personne ne semble très surpris de l’hypothèse de meurtre qui s’avère monnaie courante dans la famille Wildenstern. Nate est le premier visé ; lui qui venait de capturer la superbe bête de Glenamure, se voit relayé au statut d’assassin ambitieux.  Il souhaite retrouver le véritable criminel mais c’est sans compter les ancêtres qui refont surface et la terrible explosion durant les funérailles de Marcus.

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)°º•. Ce qu’on ne peut nier, ce sont bien les personnages colorés. Chacun avec un caractère bien différent, ils n’en sont pas moins tous dans la même tourmente. Comme nous suivons le fil de pensée de chacun d’entre eux, nos sentiments évoluent selon leurs actes ou leurs sentiments. Par exemple, si de prime abord, on soupçonne Daisy d’être une femme vénale, on se demande très vite si elle aurait pu orchestrer le meurtre par son mari Roberto Wildenstern ou si elle le protège car elle l’aime profondément.
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A ce jeu, nous pouvons abattre plusieurs cartes, comme celle d’Edgar le patriarche, Gédéon son frère, puis ses garçons, feu Marcus, Nathaniel (dit Nate) jeune et désinvolte qui n’a pas forcément le cœur bien accroché, Roberto qui est le talon d’Achille de son père, chose que ce dernier trouve fort regrettable. Il y a aussi Gérald, son neveu, grand médecin en devenir.
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Si la misogynie des hommes de Wildenstern est un fait, il n’en va pas moins que les femmes sont indépendantes et au caractère peu piqué des vers. Il y a la benjamine Tatiana Wildenstern et l’épouse de Roberto, Melancolia (qui se fait surnommer Daisy). On comprendra très vite que si elles portent des sous-vêtements extrêmement bouffants, elles ont quand même une culotte.

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)°º•. C’est la première fois en fantasy, qu’un auteur s’approprie l’Irlande victorienne pour en faire le décor de son histoire. On se confronte d’ailleurs à la réalité de l’époque où la classe dominante se contente de thé accompagné de petits biscuits tandis que les dominés crèvent de faim sur le paillasson de leur bicoque. L’ambiance victorienne s’appuie aussi sur le vieux manoir plein de passages secrets et de pièces oubliées.
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La famille Wildenstern est d’une puissance colossale aussi bien au niveau politique qu’économique.  Le moteur général de ce clan est l’avidité : l’assassinat des propres membres de la famille est considéré comme un moyen acceptable pour asseoir son ambition. Les rouages de la famille s’appuient sur des lois de l’ascension et des règles d’héritage bien définies : est accepté le meurtre de l’aîné dans la seule optique de vouloir le siège de patriarche ; tout meurtre commis pour la vengeance ou pour toute autre raison d’animosité n’est point accepté.

Enfin et non des moindres, la famille possède un pouvoir de régénérescence grâce à l’or que l’on appose sur le corps, l’aurea sanitas. Et je vous jure qu’on meurt d’en savoir plus !
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Evidemment tout comme le suggère la couverture, on se trouve dans une trilogie baignée de steampunk. Le prologue est tout simplement terrible à lire car on y découvre que la bête de Glenamure est en réalité un mécanimal. D’ailleurs dans cet univers, Darwin a expliqué l’apparition des mécanimaux dans la structure de sa théorie sur l’évolution des espèces. Les mécanimaux sont des bêtes mi-vivantes, mi-mécaniques. Elles sont indépendantes voire même sauvages, intelligentes et développent de véritables capacités physiques ; d’ailleurs leur chasse est un véritable sport. Dans mon esprit, elles ressemblent un peu aux créatures croisées dans la saga « Leviathan » de Scott Westerfeld. Malheureusement, dans ce premier tome j’ai trouvé qu’ils étaient sous exploités et j’espère en apprendre davantage avec la lecture du tome suivant.

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)°º•. Cet univers palpitant sert une histoire rythmée, sans longueur et dont la fin se révèle satisfaisante accompagnée d’une ouverture. On assiste aux points de vue de chaque personnage, le tout définit par des chapitres courts.

Il est appréciable de voir se dessiner sous nos yeux les hypothèses de cette conspiration en puissance. Complots, manipulations, quiproquo, faux semblants, suggestions… tout est dans l’art des Wildenstern. L’histoire est relativement sérieuse mais contient aussi du fun dans le dedans. L’humour noir est présent mais il est impossible de rester de marbre devant certaines tournures de phrases de l’auteur. Même si les uns sont montés contre les autres depuis leur plus tendre enfance, on réalise bien que le héros ne peut être seul à tout porter à bout de bras – surtout pas Nate ! – et que l’union peut parfois faire la force… du moins le temps d’un soupir.
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Oisín McGann a intégré quelques événements paranormaux car il voulait transmettre la joie ressentie lorsqu’il lisait – lui ou nous d’ailleurs – ces histoires durant l’enfance qui nous émerveillaient et qui contenaient toutes un élément fantastique. Il est pourtant bien dommage qu’une telle saga jeunesse n’arrive pas à sortir de l’anonymat tellement est plaisante à lire.

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« Voraces » le premier tome jeunesse d’une trilogie steampunk expose des originalités tant dans le scénario que dans les personnages qui la compose – être humains et mécanimaux –. De l’aventure en veux-tu en voilà, des réflexions sérieuses aussi, le tout se déroulant sur fond victorien et dans un vieux manoir mystérieux. Bienvenue chez les Wildenstern !  Welcome to the Wildenstern’s !

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)°º•. Biographie
Oisín McGann né en 1973 en Irlande est illustrateur avant de devenir écrivain. Son domaine de prédilection reste la littérature de l’imaginaire car il apprécie de pouvoir inventer de nouvelles règles et séduire les lecteurs de ce genre et leur ouverture d’esprit. Il est également féru de cinéma.
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La magnifique couverture est bien sûr signée d’Aurélien Police dont j’adore le travail ; son site.

Vous pouvez lire les premières pages de Voraces, ICI.

Une nouvelle en anglais est disponible gratuitement sur le site d’Oisín McGann (clic), elle se situe chronologiquement entre le tome 1 « Voraces » et le tome 2 « Féroces » et peut être lue indépendamment. Elle a été rédigée afin de faire patienter les lecteurs quant à la parution du dernier tome.

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Souvenir de lecture : Pour une fois, j’aimerai bien incarner tous les personnages en même temps.
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Chez Neph, Délivrer des livres (Herisson08),  La caverne de JainaXFLivr0ns-n0us ont sans doute rêvé elles aussi d’incarner l’un des Wildenstern.

CITRIQ

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Cette lecture est réalisée dans le cadre « Un mois en Irlande » organisé par Cryssilda mais entre aussi en jeu pour le défi steampunk.

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Pics : #01 en-tête du Prologue ; #02 en-tête du chapitre 6 ; #03 couverture anglo-saxonne.
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Categories: McGANN Oisín Tags:

LEHMAN Serge & CRETY Stéphane – Masqué ~ Anomalies, tome 1

18/05/2012 18 commentaires

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Titre : Anomalies (Masqué, tome 1)
Auteurs : Serge LEHMAN & Stéphane CRETY
Plaisir de lecture Livre à découvrir

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A la suite de l’échec de la mission « incident 41 », Franck Braffort rejoint la capitale qui a bien changé durant ses six années d’absence. Aux mains du Préfet Beauregard, c’est pourtant l’hologramme de Fantôme qui règne au dessus de Montmartre. Parisville se met alors spontanément à créer des choses.

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)°º•. Cet univers futuriste proposé par Lehman & Créty sert de superbes illustrations aux nombreux détails. Les couleurs et leur contraste renforcent implacablement les ambiances, rajoutant une dimension non négligeable à la trame.
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J’ai apprécié le découpage des planches grâce à des mises en scène ingénieuses et des angles de vue judicieux. Les décors sont à couper le souffle avec une mention particulière pour les éclairages de la ville. Créty est minutieux, le travail soigné permet une grande lisibilité. On notera également la prodigieuse couverture avec son lot de suggestions, signée par Benjamin Carré.

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)°º•. A travers les districts de Parisville, nous suivons la BPA (Brigade des Phénomènes Anomaliques). Ces anomalies naissent d’un assemblage d’objets qui imite la vie ; ce serait la ville elle-même qui en serait à l’origine. Si les premières anomalies étaient des graffiti en mouvement, on passe très vite au stade du mirage de particules et bien plus encore. Les anomalies relèvent d’une grande importance mais les coïncidences qui entourent ce mystère, d’autant plus.
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Ce tome se base sur un format franco-belge de 42 pages ainsi qu’une nouvelle en bonus. On peut lire un extrait du blog « Métrologie, le blog de la (dé)mesure » tenu par Zoé Kader où elle raconte sa journée immergée à la BPA, durant laquelle elle visite le hangar souterrain où se trouvent les réserves des anomalies.
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J’avoue, j’ai eu une petite déception quand à ce tome introductif, du genre “voilà, il y a des anomalies, allez à la prochaine”. C’est pourtant une sensation fugace puisque mon intérêt est piqué à vif par l’intrigue.

De ces grands noms, je ne connais que très peu les œuvres ; j’ai lu « La brigade chimérique » que Lehman a coécrit avec Fabrice Colin m’a laissé un sentiment mitigé. Cependant, j’ai trouvé ici un rythme soutenu bien que l’univers ne soit pas très détaillé. Il y a beaucoup d’actions et la présence de super-héros : enfin, il ne faut pas s’attendre à des batailles à chaque coin de rue comme cela est souvent le cas de la part des histoires de super héros outre-Atlantique. Cette saga n’est pas un comics à la sauce frenchy, elle a sa propre identité. Ce premier tome déclenche de nombreuses questions grâce à un flou maitrisé de la part de Lehman.
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Cette série comptera 4 tomes dont les tomes 2 « Le jour du fuseur », 3 « Chimères et gargouilles »  et 4 sont prévus respectivement pour le 6 juin prochain, le 17 octobre 2012 et janvier 2013.

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Un premier tome très bon où on en prend plein les mirettes et dans lequel nous retrouvons une histoire futuriste, un brin steampunk au point de départ très intéressant. La suite devrait confirmer cette première impression d’intrigue passionnante.

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)°º•. Biographies
Serge Lehman né en 1964 se définit lui-même comme polygraphe : il a écrit beaucoup de romans et nouvelles, s’est aussi essayé au cinéma ainsi qu’en bandes dessinées. Il a rédigé par ailleurs bon nombre d’articles et essais. Il a remporté divers prix, honorant ses admirables réalisations.

Stéphane Créty né en 1969 est dessinateur de bandes dessinées assez prolifique ; nombreuses de ses œuvres ont conquis un public… toujours ravi. Son blog.

Site de la série « Masqué »
Pour lire les premières pages, c’est par ici.

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Souvenir de lecture : Moi aussi je veux un hologramme de Fantômas régnant sur ma ville.

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Elles ont également feuilleté ce premier volume, Mes lectures de l’imaginaire (Olya) et Calenwen (Vert).

CITRIQ

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Voici une petite entrée pour le défi steampunk même si on n’y note que quelques miettes.
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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec Babelio et Delcourt.

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CARRIGER Gail – Le protectorat de l’ombrelle ~ Sans âme, tome 1

20/03/2012 38 commentaires

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Titre : Sans âme (Le protectorat de l’ombrelle, tome 1)
Auteur : Gail CARRIGER
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Tome 2, tome 3, tome 4, tome 5

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XIXe siècle, à Londres. Mademoiselle Alexia Tarabotti n’a rien pour plaire à la société victorienne : des origines italiennes, un teint mat, un statut de vieille fille de 26 ans, la langue pas dans sa poche. Mais c’est le cadet de ses soucis car la Miss est aussi une sans âme ; elle est paranaturelle. Lors d’une énième bal où sa présence est requise, un vampire inconnu au bataillon l’attaque et y laisse sa peau – sur la pointe de l’ombrelle d’Alexia. C’est le drame, il s’est effondré sur une tarte à la mélasse – sa préférée ! – et elle se trouvait sans chaperon dans la bibliothèque.
La situation est suffisamment inextirpable pour ne pas avoir à se coltiner Lord Maccon, membre du BUR qui se doit de surveiller les allées et venues des créatures non-naturelles. Ce dernier suit Miss Tarabotti de près puisqu’elle a trouvé des indices et mène bien mener l’enquête, envers et contre tout ; surtout contre, tout contre Lord Maccon.

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)°º•. Alexia Tarabotti est un archétype à elle toute seule : époustouflante, intelligente, impétueuse et carrément culottée ; elle n’a pas la langue dans sa poche et est dotée d’une ombrelle en cuivre à pointe d’argent. Cette fille à la répartie implacable est issue d’une famille bourgeoise. Feu son père italien l’a laissée en plan avec sa mère hystérique pour seule famille, remariée avec Monsieur Loontwill et ses deux demi-sœurs. A 26 ans et toujours célibataire, Miss Tarabotti est considérée comme une vieille fille et ne rentre dans aucune case de la bonne société. A cela s’ajoute son statut de paranaturelle : elle est une suceuse d’âme. Il faut dire que le nombre d’exemplaires d’humains de cet état est très faible. Même si elle remplit toutes les conditions du statut de la femme steampunk ; elle ne tire pas dans les extrêmes : ni très forte/fragile ni hyper dévergondée ; elle est adroitement dessinée.

Lord Maccon, comte de Woolsey est membre du BUR (Bureau of Unnatural Registry). Au passage, il est aussi un loup-garou et même Alpha. Bien qu’il soit un tantinet farouche, il est plutôt bel homme au caractère bien trempé, un peu brutasse mais craquant avec son accent écossais. Ce personnage ne peut que ravir le lectorat en amour des poils. Si, c’est vrai.

Les échanges entre ce duo de choc et hautement hot sont réellement savoureux. Je suis assez friande de leur joute verbale pas piquée des vers.

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Bien sûr, ils ne seraient pas aussi bien assis dans leurs positions s’ils n’étaient pas bien entourés. Lyall est un Bêta, le bras droit de Lord Maccon. Intelligent, quelque peu décharné, il se révèle aussi être un pince-sans-rire. Du côté de Mademoiselle, Ivy Hisselpenny est une oreille attentive – mais qu’il ne faut point choquer – ; elle a pourtant un terrible mauvais goût vestimentaire et ses coiffes font pousser des cris d’effroi. Il y a également Lord Akeldama, vampire décalé coincé à l’époque rococo. Ce vampire maniéré est un grand ami d’Alexia et demeure un peu maniéré et terriblement gossip-eur. Il parle également en italique.

J’apprécie le caractère des personnages, le fait qu’ils soient hauts en couleur et surtout que certains soient poussés volontairement à la caricature. Les créatures fantastiques sont parmi nous : vampires, loups-garous, fantômes ; vous découvrirez aussi qui sont les drones, les porte-clés, le dewan et le potentat.

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)°º•. On se retrouve plongés dans un Londres victorien, au XIXe siècle et steampunk avec des pieuvres en cuivre à tout bout de champ, un automate, des dandys et gentlemen, des Dames aux toilettes apprêtées et le sacro-saint symbole, un dirigeable.
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Dans cette dictature des convenances, Gail Carriger sait très bien l’accent sur le comique de situation. C’est d’ailleurs pourquoi l’on apprécie tant l’héroïne qui est l’anti exemple de la femme aux bonnes manières et au physique charmant. Les situations dans laquelle elle se met donneraient le rose aux joues de toutes ces demoiselles : cocasses, décalées et insolites. Les mœurs du XIXe siècle sont très bien retranscrites et l’auteur en joue beaucoup.

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Plusieurs créatures sont également réunies dans ce livre. Elles sont plus ou moins acceptées parmi les humains. Des codes et des lois issus de leur hiérarchie (ruches pour les vampires, clans pour les loups-garous) mais aussi stipulés par l’existence de sociétés secrètes les régissent. Elles ont chacune leur territoire et doivent également faire face à l’existence d’individus « isolés ». Gail Carriger se gausse des mythes et les revisite intelligemment, notamment en intégrant ces paranaturels.

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)°º•. Dès les premières lignes, j’ai accroché. Il se dégageait une telle fraicheur des écrits que je n’ai pu que succomber. Ce livre présente une bonne barre d’humour avec des situations rocambolesques. L’humour so british a également tout pour me plaire : sarcasmes, ironie, réparties et second degré. Il va sans dire que le dosage entre l’humour et le raffinement est très bien dosé. Même si Gail Carriger s’amuse avec beaucoup de plaisanteries polissonnes prévisibles, il s’en dégage quand même une certaine retenue où la sensualité partage le podium avec la pudeur. Heureusement, si vous n’aimez pas les histoires sentimentales, nous ne versons pas totalement dans la fleur bleue.
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Cette romance est racontée de manière originale mais elle ne néglige pas l’aspect policier – bien que légèrement en retrait – ; les personnages trouvent des éléments d’enquête, les rebondissements sont plaisants et l’intrigue loufoque. Rien ne semble laissé au hasard grâce à la minutie d’écriture. Même si la fin est attendue, c’est pour tout autre chose que le dénouement qu’on s’embarque dans cette lecture. Les dialogues apportent également beaucoup de frivolité à l’histoire.
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Cette saga est une pentalogie et voit la parution du dernier tome VO ce printemps 2012 (contre la publication du tome 3 VF durant le même mois). Notons la très bonne traduction de Sylvie Denis qui a su accomplir un superbe travail de transposition où le texte ne faiblit pas et coule de lui-même.

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Plongez dans cette baguenauderie pour la légèreté, l’humour fripon et les créatures surnaturelles. Suivez Mademoiselle Alexia Tarabotti dans un Londres steampunk-é du XIXe siècle où elle va créer sa place dans la société et mener l’enquête… du bout de son ombrelle.

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)°º•. Biographie
Gail carriger,était archéologue américaine avant de devenir une auteur de steampunk. Elle a commencé d’écrire pour s’évader et y a pris beaucoup de plaisir – et on la comprend !

Son magnifique site à découvrir.

Pour lire les premières pages du roman, c’est par ici.

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Dans le chaudron :
¤ Sans forme, tome 2

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Souvenir de lecture : Moi, dans une prochaine vie, j’veux être une Mlle Tarabotti.

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Book en stock (Phooka), Elemnium (Dehlya), La p(ile) à (l)ire d’Heclea, Les carnets de Radicale, Les lectures de Cachou, L’étrange bibliothèque de Calenwen (Vert), Lire oui mais quoi (Yue Yin), Marque ta page (Pimpi), Mes lectures de l’imaginaire (Olya), Muti et ses livres, Perdre une plume, RSFblog (Lhisbeï), Sous le feuillage (Lael), Un brin de lecture (Karline05), Vampirisme (Vladkergan) ont certainement gloussé à un endroit ou un autre de ce livre.

CITRIQ

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Et hop ce petit roman entre aussi en compte pour le Challenge Winter Time Travel mais aussi pour le défi steampunk.

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Pics : #01 Parasol Protectorate Sketches par Terrizae ; #02 Soulless sketches par Ybeenormall ; #03 Conall Maccon par Poisonmillow ; #04 Parasol par Gail Carriger.

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