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CONEY Michael – Le chant de la Terre ~ La locomotive à vapeur céleste, tome 2

14/08/2009 8 commentaires

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Titre : La locomotive à vapeur céleste (Le chant de la Terre, tome 2)
Auteur : Michael Coney
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Tome 1, tome 3, tome 4, tome 5

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Le Chant de la Terre est supposé extrait d’un chant épique qui relate l’Histoire de l’humanité, plus quelques autres, et qui a tant proliféré au fil des temps qu’il faudrait plus d’un siècle pour le réciter en entier. Nous ne disposons donc que de fragments en cinq volets, La Grande Course de chars à voiles, La Locomotive à vapeur céleste, Les Dieux du grand loin, Le Gnome et Le Roi de l’île au sceptre. Le cycle conte la mésaventure d’un presque dieu, Starquin le Cinq-En-Un, qui, se promenant dans l’univers des aléapistes, autrement dit des possibles, se trouva piégé quelque part dans l’espace par les champs de mines d’une guerre interstellaire future. Malgré ses pouvoirs, il risque d’y périr d’inanition au bout de quelques millénaires si l’histoire ne peut être réécrite afin de le libérer.

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)°º•. Pour ce tome-ci, l’histoire est contée par Alain-Nuage-Bleu. Le récit de l’ancienne terre se situe cette fois en l’année Cyclique 143624. Afin que les divers auditeurs suivent l’épopée, « on » dit que c’est une légende : il est d’autant plus facile de suivre l’histoire en se persuadant que cela n’a jamais existé, qu’il ne faut plus y repenser ni s’y appesantir. Le Chant de la Terre est l’histoire de l’humanité ; il se compose de récitatifs et autres chants.
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Hormis le fil conducteur de notre histoire chanteresque, il faut ajouter une superposition de différentes histoires de personnages ; comme une sorte de nouvelles d’un chapitre qui s’immisce dans la trame du livre pour mieux nous englober. Nous connaitrons les légendes des Parangons, des Loups du Malheur, des Abeilles du possible et du Marais de Soumission avec nos cinq Peurs. Finalement, cet univers repose essentiellement sur un entrelacs de mondes, pour notre plus grand bonheur.
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Aux côtés des Didons, de l’Etre Tout Puissant, des Essences de Rêves, des ex Gardiens d’Hommes, du Peuple du rêve, des Spécialistes, des Cuidadors et des Capitaines-psy, nous découvrirons la naissance des Spécialistes avec l’affaire de justice de Ratona III vis à vis de son métier. Pendant quelques pages, nous vivrons au temps de l’an Cyclique 91 137 où Moredecai N Whrist soutenait la Spécialiste (alors que dans le tome 1, c’est un très ancien institut scientifique qui en porte juste le nom). Nous côtoierons les Cuidadors dans leur mission de Dôme:  ils dédient leur vie à recréer de Vrais Humains, vont-ils y arriver?
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Sur cette jolie trame de fond, interviennent aussi moult personnages.
Bien que nous ne voyons pas Starquin le Cinq en Un à l’œuvre (et notamment son échappée de ces dix mille ans d’incarcération), nous comprendrons mieux ses intentions… il manipule le monde entier, les différentes races et petit à petit, il monte son stratagème. Dans la Locomotive à Vapeur Céleste, nous réalisons davantage les liens indirects, les imbrications des actes parmi d’autres et le tissage de la magnifique toile.
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L’autre tripotée de personnages ultra méga importants se nomme la Triade. Nous suivrons la naissance de celle-ci par leur rencontre. Elle se compose du Vieillard, de l’Artiste et de la Fille-sans-nom. La Triade remplira son Dessein mais également les quêtes personnelles de chacun d’entre eux. Le Chant de la Terre les cite ainsi :

Venez entendre parler de la Trinité, au légendaire renom,
Le Vieillard et l’Artiste et la Fille-Sans-Nom !

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Une myriade de personnages secondaires sont tout aussi intéressants tels que le Seigneur Cri, Taupin, Eloïse, Roller, Long John Silver (sisi), les Bjorn-Serkrs (chasseurs d’ours) et autres Marylin. Il serait malvenu de ne point citer la Locomotive comme personnage à part, qui mérite le détour…
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Tout ce beau petit monde ne serait rien sans l’Arc-en-Ciel, ordinateur puissant et planétaire, je cite « ce répertoire organico-mécanico-électronique, raisonné et planétaire de l’intelligence et du savoir humain« 

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)°º•. Dans ce tome du Chant de la Terre, le récit se focalise sur ce 143e millénaire avec la naissance de la Triade et de leurs premières actions. Cependant, il est difficile de rentrer dans un tel monde « SF »; la découverte simultanée de différentes actions et déroulement de l’histoire (avec quelques flash back marqués) déroute allègrement. Il faut quelque fois s’accrocher, continuer la lecture, car elle vaut réellement le coup
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Chaque petit épisode est une brique dans la construction du récit. Nous ne connaissons pas tous les tenants et les aboutissants et évoluons finalement, au rythme des personnages. Toutes actions ont une influence les unes sur les autres. L’échiquier se met en place et nous entr’apercevons les tendances et futurs pour préparer la grande aventure de Starquin. Ce dernier peut par ricochet utiliser les souhaits. Ici, l’inventivité de Coney se traduit en français par le souhait et le sur-hait, je cite :
Note du traducteur: « to bigwish » et « to smallwish », deux néologismes de l’auteur, que nous tâchons de transposer par le couple « sur-haiter » et « sou-haiter », le premier étant bien sûr pure invention à partir de l’étymologie du deuxième (« souhaiter » de « subtus »: sous et « haitare »: ordonner, promettre).
Cette conception est un des nerfs de la guerre de la Locomotive à Vapeur Céleste et sera non seulement appréciable mais également fondamentale pour l’histoire qu’Alain-Nuage-Bleu nous relate.
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D’autres thèmes sont développés comme courir après des chimères, ici nous noterons qu’il est plus important de chercher que de trouver. Seront appréhendés également l’idée de la Pensée Intérieure et de la Croyance (aller où bon nous semble du moment que l’on y croit). Sans oublier que les aléapistes ont ici aussi une influence digne de ce nom.
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Je définissais les aléapistes comme cec i:
Et comme un « bonus », tu peux même apprendre les « aléas ». Ce genre d’hypothèses de vie, où telle action aurait été préférée à une autre, ou le non choix entraîne également un destin différent. Ce sont les « aléapistes », ces bifurcations permettent d’entrevoir ce que les personnages auraient pu devenir/faire. Il est très intéressant de découvrir en soulevant ainsi le pan, les voies de vie de ces personnages qu’ils ont refusées, fermant définitivement des bouts de vie imparfaits.
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Dans la Locomotive à Vapeur Céleste, une métaphore est digne d’être relevée :

Dans le Grand-Loin, il y a un arbre qui s’appelle l’ « Hydre Phare », et qui s’étend sur mille kilomètres à travers l’espace, si énorme que sa seule masse suffit à affecter l’orbite de sa planète. Je veux que tu imagines le Temps encore plus immense que l’Hydre Phare. Chaque branche, chaque brindille, représente une possibilité où ta vie future peut inscrire son cours ou un autre, selon ce que tu fais, ou ce que d’autres font. Les possibilités sont infinies, et chacune d’entre elles s’appelle une « aléapiste ».

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Bien qu’à première vue, nous pourrions voir des similitudes avec « le meilleur des mondes » d’Adous Huxley, il n’en est rien. Michael Coney a toujours un style très prenant de par l’invention des mots et l’utilisation de l’italique pour appuyer certaines pensées. Ce tome-ci à proprement parlé n’est pas la suite des aventures intrépides de nos personnages d’un Brésil méconnu. Il s’agit de concevoir cet univers sous un autre angle, tout aussi intéressant ! Abstraction faite d’un immersion quelque peu difficile dans un récit très riche (en personnages, lieux et actions), la Locomotive à Vapeur Céleste reste une lecture très appréciable que je conseillerai.

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Voici un deuxième tome tout aussi incroyable que le premier. Nous plongeons dans cet univers qui semble infini pour s’approcher au plus près des différentes races et personnages qui l’habitent. Nous partons à l’aventure avec la Triade tout en apprenant les légendes. Ce livre est d’une très grande richesse et la première difficulté d’immersion passée, c’est un véritable bonheur littéraire de SF qui s’ouvre à nous !

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)°º•. Biographie

Michael Coney, écrivain britannique né en 1932 s’est mis à sa quarantaine à écrire de la Science Fiction. Il a tout d’abord reçu le prix British Science-fiction en 1977 pour son roman « Brontomek ». Ce n’est que durant les années 1980, qu’il commence à écrire le grand cycle « Le Chant de la Terre »; cette œuvre originale et présentant une certaine sensibilité contemporaine a été récompensée en 1987 par le Prix Aurora.
Avant sa mort en 2005, Michael Coney a publié sur son site web plusieurs romans et des récits inédits pour en faire don à ses lecteurs.

Notons enfin que la couverture des Éditions Laffont reprend le modèle d’anciennes collections basées sur un mélange de futurisme et de psychédélique. Par ailleurs, c’est aspect chromé qui en a fait sa renommée. Espérons que l’esthétique reprise pour ces éditions saura séduire les nostalgiques.

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)°º•. Extraits

Et les Vites pleuraient.
Assis à demi estompés, ils clignaient des paupières à qui mieux mieux, et c’était étrange de voir les larmes ruisseler sur ces gueules évanescentes tout comme des larmes normales, juste aussi lentes et régulières. Les Vites étaient assis là à vieillir, sacrifiant leurs quelques précieuses heures de vie à la contemplation du chef-d’œuvre de Manuel, dont la beauté les faisait sangloter. Et pourtant – tel est le propre de l’art – ils n’étaient pas satisfaits. L’un d’eux, qui tentait de communiquer avec Manuel, leva la main. Pour cette femelle d’âge mûr, parler était un véritable supplice : chaque syllabe prononcée lui coûtait subjectivement un mois. Mais son message parvint au garçon. Pour la première fois, une Vite avait parlé. Elle en mourut, emportée au seuil de la vieillesse par une maladie inconnue qui évolua en deux secondes. Elle avait dit : il y faut plus d’amour.

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Polysitiens, Parangons, Humains Sauvages, Vrais Humains, néoténites, Peuple de Rêve… On à a peine concevoir l’extrême diversité des espèces et variétés humaines développées au cours de l’histoire – surtout à l’époque actuelle, lorsque tant de ces variétés ont disparu.
Il y eu la Première Espèces : fruit de l’union du singe et du Parangon, connue comme l’Homme Primitif.
Puis, il y eut la Seconde Espèce, répartie en trois variétés :
Vrais Humains,
Humains Sauvages, adaptés à un air pauvre en oxygène,
Polysitiens, adaptés à un air riche en oxygène.
et la Troisième Espèce, les Spécialistes, en variétés innombrables.
Ensuite, il y eut la Quatrième Espèce, représentée par deux variétés, dont la première était des néoténites. Ce n’est ni le lieu ni le moment de parler de la deuxième de ces espèces, car le Chant de la Terre se doit de garder un certain mystère.
Et, finalement, il y eut la Cinquième Espèce que Manuel et Zozula connaissent sous le nom de Vites.
Telles étaient les formes de l’Homme.

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Un duo de choc

Un livre à dévorer
(ici en l’occurrence, par un chat)

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CONEY Michael – Le chant de la Terre ~ La grande course de chars à voiles, tome 1

08/06/2009 12 commentaires

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Titre : La grande course de chars à voiles (Le chant de la Terre, tome 1)
Auteur : Michael Coney
Plaisir de lecture :  Livre à découvrir
Tome 2, tome 3, tome 4, tome 5

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« Le Chant de la Terre est supposé extrait d’un chant épique qui relate l’histoire de l’humanité, plus quelques autres, et qui a tant proliféré au fil des temps qu’il faudrait plus d’un siècle pour le réciter en entier. Nous ne disposons donc que de fragments en cinq volets, La Grande Course de chars à voiles, La Locomotive à vapeur céleste, Les Dieux du grand loin, Le Gnome et Le Roi de l’île au sceptre. »
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La grande course de chars à voiles nous propulse dans un monde où la technologie a été oubliée car elle a failli conclure sa fin. Sous les préceptes des grands Chihuahuas, les différentes peuplades nichées au cœur d’un Brésil méconnu, tentent de survivre à cette jungle.
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Les moyens de locomotion demeurent de grands chars à voiles qui se déplacent sur des rails de bois. Avec l’interdiction formelle d’utiliser des métaux, qui renfermeraient une certaine violence pour l’humanité, les chars à voiles restent lents et des transports instables. Chaque année se voit rythmée par la grande course de chars à voiles. Cette dernière bien qu’adulée, ne fait que mettre en exergue les tensions d’ores et déjà accumulées entre les deux peuples (Félinos et Vrais Humains) qui se partagent difficilement rails de bois & pays. Cependant, les exemples Chihuahuas prônant le respect des espèces, vont être très vite remis en cause…

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)°º•.  Ce livre pourrait même plaire à ceux-qui-aiment-la-fantasy-et-presque-rien-que-ça, genre moi. La preuve, cela m’a séduit !
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Par contre, comme tu vas lire sur le net partout, partout, l’avènement tant attendu de la libération de Starquin Le grand, mon enfant, il va te falloir attendre au moins la lecture du prochain tome pour ça. Parce que le coco, tu n’en apprends que le nom dans ce roman, et qu’en plus au début tu vas te demander si tu vas plutôt l’appeler Starqu’un ou plutôt Starqueen. Et puis, tu ne sais même pas si c’est un dieu ou un démon. Alors avant de le connaitre et ne serait-ce qu’imaginer sa libération, toi futur lecteur, tu vas commencer par apprécier les personnages de ton tome.
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Et oui, car la Grande Course de Chars à Voiles est une introduction à ce monde fantastique. Il aurait fallu plus d’un livre pour l’approcher, mais ici tu vas connaitre les diverses espèces, connaitre les déclinaisons de spécimens et bien sûr tous les sentiments qui régissent cet univers. Tu en auras à te mettre sous la dent, crois-moi !

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De plus, des flashback sont disponibles en rayon : et oui, si l’on veut comprendre la vie la vraie, des personnages, quelques flash back bien pensés te seront nécessaires.
Il est possible d’éprouver quelques difficultés à suivre les différentes actions. Ce n’est que par un saut de ligne qu’elles sont interrompues, et non pas par des « parties » distinctes. Bien sûr, elles existent avec un titre qui en dit un peu trop à mon goût mais elles ne débutent pas sur une nouvelle page, le texte est continu. Quelques mots espagnols sont présents ici ou là, mais faciles à interpréter. On rencontre également de l’italique qui a permis à l’auteur d’appuyer certains mots ou idées.

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Et comme un « bonus », tu peux même apprendre les « aléas ». Ce genre d’hypothèses de vie, où telle action aurait été préférée à une autre, ou le non choix entraîne également un destin différent. Ce sont les « aléapistes« , ces bifurcations permettent d’entrevoir ce que les personnages auraient pu devenir/faire. Elles sont suffisamment nombreuses pour nous rendre curieux, mais point trop pour ne pas nous noyer. Mais si tu connais Michael Coney, tu sais qu’il aime exploiter ce genre de principe narratif : la trame et les chemins « qui auraient pu ». Il est très intéressant de découvrir en soulevant ainsi le pan, les voies de vie de ces personnages qu’ils ont refusées, fermant définitivement des bouts de vie imparfaits.

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Voilà comment ce livre a pu me séduire. Les différents aspects que je n’apprécie pas dans la Science Fiction s’effacent pour laisser libre court à l’imagination : il « suffit » de suivre les aventures des uns et des autres, de comprendre la problématique d’un monde qui se cherche et qui se trouve être en proie à de plus grandes problèmes qu’il n’ose définir. La dimension des peuples est la plus importante du livre, mais également la plus élaborée et soignée. La capacité de Coney a nous faire entrer dans son monde est tout simplement phénoménale. J’ai su apprécier le principe narratif du « et si… » avec les aléas proposés. Bref, une très belle découverte !

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)°º•.  Au début, avant tout, a posteriori, dans un univers parallèle, maintenant (rayez la mention inutile), il existe l’Arc-en-ciel ; c’est un ordinateur géant inventé aux alentours du 52e millénaire. Son but est de chapeauter le tout.
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Il y a fort fort longtemps (an cyclique 143642), un institut scientifique a joué avec les gènes et a créé cinq espèces d’humains : les Vrais Humains (toi, moi, eux,…), les Humains Sauvages, les Néoténites, les Spécialistes (les Félinos, les Nou n’Ours, etc.) et les Cuidadors. Se greffent les Didon, les Loups du Malheur, et autres oiseaux. A force de vouloir faire une étude poussée d’un livre, on ne fait que dissuader les lecteurs potentiels, et croyez-moi, ce n’est guère mon envie.
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Notons quand même, la présence quasi inévitable de Karina. Croisement entre Vrai Humain et chat, est née la race des Félinos : souplesse, beauté, inclémence et férocité. Elle rencontrera une multitude de personnages tel le Capitaine Tonio, son fils Raoul, un Cornac et son baleinier…
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Ce roman est un véritable tapisserie où chaque fil représente un personnage : l’entremêlement de ces derniers crée une fresque abondante & intrigante. Les personnages se croisent et s’entrecroisent et nous proposent une véritable myriade des caractères.
Leur destin n’est pas scellé, mais leurs différents choix sont déjà dessinés : tout est sagement pondéré par les Exemples des Chihuahuas. Ces derniers pestent contre la technologie et imposent de grandes valeurs éthiques aux différents peuples. Cependant, l’équilibre n’est pas atteint et tout mouvement de la balance engendre une infinité d’enchaînements.

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)°º•. Biographie
Michael Coney, écrivain britannique né en 1932 s’est mis à sa quarantaine à écrire de la Science Fiction. Il a tout d’abord reçu le prix British Science-fiction en 1977 pour son roman « Brontomek ». Ce n’est que durant les années 1980, qu’il commence à écrire le grand cycle « Le Chant de la Terre »; cette œuvre originale et présentant une certaine sensibilité contemporaine a été récompensée en 1987 par le Prix Aurora.
Avant sa mort en 2005, Michael Coney a publié sur son site web plusieurs romans et des récits inédits pour en faire don à ses lecteurs.
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Notons enfin que la couverture des Éditions Laffont reprend le modèle d’anciennes collections basées sur un mélange de futurisme et de psychédélique. Par ailleurs, c’est aspect chromé qui en a fait sa renommée. Espérons que l’esthétique reprise pour ces éditions saura séduire les nostalgiques.
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La grande course de chars à voiles représente l’ouverture du cycle « Le Chant de la Terre ». Sont disponibles par la suite : la Locomotive à vapeur céleste, les Dieux du Grand-Loin, le Gnome,  le Roi de l’île au sceptre.

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Chatperlipotte (Katell) en parle aussi.

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Pic : Little sharpener par LinkyQ.

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VANDERMEER Jeff – La cité des saints et des fous

04/05/2009 12 commentaires

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Titre : La Cité des Saints et des Fous
Auteur : Jeff VanderMeer
Note :  Livre fantas… tique

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Ambregris est une ville mystérieuse qui se situe sur les côtes du fleuve Moss. Elle a pris naissance de par le sang de ses créateurs et abritera de curieux Chapeaux Gris. Contée par ses habitants – champigniens lugubres, artistes dévoués, politiciens perdus – Ambregris devient une ville d’une grande beauté froide. Sa raison d’exister est le culte du Calmar Royal qui peuple le fleuve Moss. Grâce à ce recueil, vous serez littéralement transporté au cœur de la cité d’Ambregris… de bien de curieuses façons…

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)°º•. Cette critique va paraître complètement absurde.
Il est très difficile de pouvoir en dire plus sans dévoiler l’intérêt de ces histoires sans en casser l’effet de surprise. Ce roman n’en est pas un : c’est, pour moi, un recueil de divers documents traitant d’Ambregris; la richesse provient des types de documents mis à disposition. Alors, certes, il part dans tous les sens, mais il n’en demeure pas moins compréhensible et cohérent ; mais comment expliquer ce phénomène ?
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Ce monde créé de toutes pièces (ou peut-être pas) par Jeff VanderMeer est un patchwork d’émotions :  fou, glacial, morbide, drôle, grotesque, déchirant… On trouve tour à tour, poésie & horreur.
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Au programme (Source : Le Cafard Cosmique)
• « Le Véritable Vandermeer » par Michael MOORCOCK, paratexte
• « Dradin amoureux »
• « Guide Hoegbotton de l’Ambregris des premiers temps par Duncan Hurle »
• « la Transformation de Martin Lac »
• « L’étrange cas de X »
• « Lettre du Dr.V. au Dr. Eron-Minaudery »
• « Notes de X »
• « La libération de Belacqua »
• « Le Calmar royal : brève monographie de Karl Manfou (complétée par quelques recherches de Candace Avalaarp, bibliothécaire) »
• « Histoire de la famille Hoegbotton par Orem Hoegbotton »
• « La Cage par Sirin »
• « Dans les heures après la mort par Nicolas Pretspor »
• « Notes adressées au Dr. Eron-Minaudery »
• « L’Homme qui n’avait pas d’yeux par X » [crypté]
• « Pretspor, Verden et L’Echange »
• « Apprendre à quitter la chair »
• « Glossaire d’Ambregris »

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Ces dépliants commerciaux et touristiques, précis d’histoire, rapports de contes et légendes et autres correspondances, permettent de toucher du doigt puis de s’ensevelir dans un monde imaginé : que de richesse et profondeur pour un ouvrage ! La définition des contours et du contenu de cette cité est tellement précise qu’elle en devient obsessionnelle. Tout, tout, tout, vous saurez tout sur Ambregris (et désolée pour l’emprunt vulgaire de la chanson).

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Véritable puzzle dont la construction mérite le détour : poésie, illustrations, glossaire (hilarant), monographie, essai scientifique (sur le calmar), bibliographie des livres parlant d’Ambregris, riche documentation appartenant à un interné, (X, qui n’est pas si inconnu que ça au bataillon).
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Les autres… traité philosophique, précis biologique sur les us & coutumes des calmars royaux, l’histoire d’Ambregris, correspondance, documentation commerciale sur les activités et services disponibles à Ambregris & courtes nouvelles et vies racontées des personnages, vous plongeront dans l’immensément abyssale Ambregris.

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Telle une boite à trésors aux multiples tiroirs, pour pourrez approcher la générosité de VanderMeer grâce à un mélange ahurissant à tous niveaux : tons, teintes, style d’écriture, observations, etc. Et vous comprendrez pourquoi c’est la fête au Calmar d’eau douce !

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)°º•. Alors oui, cela est chaotique mais certainement pas brouillon. Il faut prendre son temps pour le lire. C’est un livre mais pas un roman : il vaut mieux faire des trajets entre différents textes car il n’est pas une seule et unique histoire. Courageux est celui qui lira de la page 1 à la dernière ; je conseille fortement de l’attaquer comme un recueil de l’histoire d’Ambregris et de se laisser porter par ses envies.
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Jeff VanderMeer nous propose un réalisme magique offert sur un plateau d’argent. Il explore de nouveaux horizons et nous sert une multitude de détails, un enchevêtrement de vies, un papier de musique parfait. Sa précision en est foudroyante.
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Et même si on a l’impression que l’auteur se plie à des exercices de style (avec l’apparition de l’auteur dans ses propres nouvelles), il en convient qu’on aime se perdre dans ce livre. Il existe quelques longueurs dans les passages ressentis comme secondaires ; certains faits inventés peuvent ne pas plaire. Il faut alors aimer cette douce logique folle que VanderMeer nous dédie…
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Cet ouvrage est un compilé de petits « trucs littéraires », ce livre caméléon est tout simplement époustouflant. Bref, c’est le bouquin indispensable à avoir pour tout connaître d’Ambregris… ou presque.
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Petit aparté sur les notes de fin de page que je trouve ici, extraordinaires. Les discussions d’auteurs/lecteurs, les indices, les précisions historiques, le grandnimportequoi : c’est tout simplement délicieux de vivre une vie parallèle à ces lectures.

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)°º•. Les personnages issus d’Ambregris ont leurs vies imbriquées, ils se croisent, se connaissent, se suivent, s’indiffèrent ou s’interpellent. Les personnages sont pour la plupart fantasques et/ou perdus.
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Cette cité est le carrefour de ses habitants, on vit parmi eux : que ce soient les rebellions des habitants (Champigniens) , les drames dans les chaumières (Dradin, la Cage),les institutions en déroute (Hoegbotton), l’histoire ambiguë avec les animaux (Fête du Calmar) et la vie rocambolesque d’artistes désœuvrés (Guerre de la symphonie de Voss Bender), on est entraîné au fil des pages bien malgré nous.
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On y croisera entre autres…
Dradin l’Amoureux : un amoureux fou qui tentera tout, coûte que coûte, pour séduire une belle qu’il ne connaît que par son image furtive, qu’il observe du pied du bâtiment : horreur, bienvenue !

Martin Lac : peintre tourmenté de nature, il ne saura prendre position dans la Guerre de la symphonie de Voss Bender : sera-t-il rouge, sera-t-il vert, ou sa contribution dépassera-t-elle ces deux simples limites ?

Calmar Royal d’eau douce : au centre du livre et d’Ambregris, ce céphalopode décapode marin est l’emblème et la raison d’exister d’Ambregris. Ce Symbolisme fort en croyances et en valeurs… dépassera les contours du concept « abstrait ».

… et tant d’autres, qui n’attendent que vous, sans dessus dessous.

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En voilà, un livre complètement fou. Jeff VanderMeer nous propulse dans une cité inventée de toutes pièces : Ambregris, la belle. Vouée au culte du Calmar Royal d’eau douce, cette cité regorge de sombres épopées, de délicieuses entrevues et de passionnantes mais non moins horribles histoires. Partez à la conquête de cet ouvrage, recueil de nombreux et divers documents sur Ambregris, et suivez les Chapeaux gris.

Si ce livre a été un véritable délice à lire pour moi ; il se peut que son côté alibamqué et son atmosphère si particulière ne plaisent pas aux lecteurs avec qui je partage de nombreuses lectures d’ordinaire.

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)°º•. Alors certes, La Cité des Saints et des Fous est farfelu. Mais tellement bon… !
¤ Prix : du cafard cosmique, 2007
¤ Lecture:  du premier chapitre
¤ Traducteur : Gilles Goullet (travaux magnifiques et colossaux)
¤ Plaisirs du livre : enluminures, dessins, fresques, photos d’objets,…

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P.S. : Définition d’Ambre gris, locution signifiant : substance parfumée formée dans les intestins du cachalot.

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1. introduction à la monographie du Festival du Calmar Royal
2. extrait de « L’Homme qui n’avait pas d’yeux par X » [crypté]
3. Guerre: Hoegbotton vs Prepstor

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A livre ouvert (Chimère), Au bout de la corde (Le pendu), Journal semi-littéraire (Angua), Le bazar d’Urgonthe, Les lectures d’Elfelle ont aussi découvert Ambregris.

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LEWIS Clive Staples – Narnia ~ La dernière bataille, tome 7

04/02/2009 5 commentaires

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Titre : La dernière bataille (Les Chroniques de Narnia, tome 7)
Auteur : Clive Staples Lewis
Note :  Livre à regrets

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Tirian règne maintenant sur Narnia, monde qui va de plus en plus mal. Cela fait des décennies que le lion Aslan, protecteur n’a pas été vu. Cependant, une terrible rumeur nait au cœur du pays : il serait de retour. Ce n’est qu’un ersatz du lion, car le singe ne trimballe qu’une peau de lion sur lui pour tromper les Narniens. Les cruels sudiens Calormènes quant à eux décident d’envahir Narnia… Comment Jill & Eustache pourront aider cette fois-ci ?

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Narnia est en guerre, le temps de la cueillette des pâquerettes est terminé. Le tome est un vrai capharnaüm : nous côtoyons des anciens et des nouveaux personnages, les événements sont riches et peuplés de rebondissements. Bilan : le lecteur est perdu dans cette immense incohérence et ne sait plus où donner de la tête. Je pense que Lewis avait beaucoup d’idées pour la fin de ses Chroniques et au lieu de s’attacher à la meilleure et de développer certains thèmes et autres intrigues, il jette tout pêle-mêle sur le papier. En résulte une incompréhension partielle et un fouillis qui bâcle la fin… Ce dernier tome restera curieux et maladroit de par la boucle bouclée. L’impression qui réside après la lecture des Chroniques de Narnia est la superficialité : les tomes sont courts, dépourvus de profondeur et de sentiments réellement développés. Certains thèmes demeurent omniprésents et la religion prend quelques fois le dessus sur l’histoire. Mais il n’en demeure pas moins que si j’ai été un peu déçue en tant qu’adulte, des enfants pourraient bien y trouver leurs comptes.

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Dans le chaudron :
¤ Le neveu du magicien, tome 1
¤ L’armoire magique, tome 2
¤ Le cheval et son écuyer, tome 3
¤ Le Prince Caspian, tome 4
¤ L’Odyssée du Passeur d’aurore, tome 5
¤ Le fauteuil d’argent, tome 6

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LEWIS Clive Staples – Narnia ~ Le fauteuil d’argent, tome 6

04/02/2009 4 commentaires

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Titre : Le fauteuil d’argent (Les Chroniques de Narnia, tome 6)
Auteur : Clive Staples Lewis
Plaisir de lecture :  Livre sympa

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Eustache-Clarence Scubbs est le cousin des enfants Pevensie ; eberlué par son invitation dans le monde de Narnia, il décide d’en parler à Jill son unique amie. Narnia ne leur semble que douceur, paix et tranquillité au vu des couleurs portées haute par leur école « d’expérimentation mixte », dans cette enceinte la liberté est telle que les plus forts persécutent les plus faibles. Ils sont à leur tour happés par Narnia et sont investis d’une mission : retrouver fils le successeur du vieux Roi Caspian, disparu à la mort de sa mère… Malheureusement, passablement perturbés, ils ratent leur premier signe et passent à côté d’éléments indispensables. Tous les éléments semblent se déchainer contre eux…

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Les enfants Pevensie n’ont plus le premier rôle, Eustache prend la relève et le tome nous parait bizarre. La première aventure d’Eustache l’a totalement transformé et nous retrouvons un Narnia totalement changé. L’aventure est pénible et on se demande s’ils vont véritablement réussir leur mission. L’écriture reste quant à elle simple et abordable. Cependant, le virement de bord est trop brusque et pas particulièrement développé ; ce qui entraine un certain détachement de la part du lecteur.

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Dans le chaudron :
¤ Le neveu du magicien, tome 1
¤ L’armoire magique, tome 2
¤ Le cheval et son écuyer, tome 3
¤ Le Prince Caspian, tome 4
¤ L’Odyssée du Passeur d’aurore, tome 5
¤ La dernière bataille, tome 7

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LEWIS Clive Staples – Narnia ~ L’Odyssée du Passeur d’aurore, tome 5

04/02/2009 4 commentaires

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Titre : L’odyssée du Passeur d’Aurore (Les Chroniques de Narnia, tome 5)
Auteur : Clive Staples Lewis
Plaisir de lecture Livre sympa

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Cet été les enfants Pevensie passent l’été séparément, alors que Peter part chez le professeur Kirke, Susan accompagne ses parents en Amérique. Lucy & Edmund se voient donc obligés de passer ces quelques jours chez leurs oncle et tante… avec leur rejeton.
Leur cousin Eustache Clarence n’est pas le genre de personnes auxquels les gens s’attachent : cruel, imbu de lui- même et aimant semer la zizanie sont les traits qui le caractérisent. Alors que Lucy et Edmund parlent en tête à tête de Narnia, Eustache qui les surprend se moque d’eux et de leur pays magique à la noix. Mal lui en prend, le voilà happé au même titre que ses cousins vers Narnia qui les attend. Ils sont propulsés sur le bateau du Roi Caspian, lui-même parti à la recherche voilà un an, de son père. A bord, nous comptons une équipe aux personnalité et objectifs différents : comment le Passeur d’Aurore arrivera-t-il à voguer paisiblement ? Quelles aventures attendent nos héros ?

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Dans ce tome, Susan & Peter ne sont pas présents, ce qui donne une occasion formidable à Lewis de ne faire rencontrer de nouveaux protagonistes, et lesquels ! Eustache est haut en couleur, insupportable petit garçon en culotte courte, Ripitchip fabuleuse souris qui souhaite découvrir le pays d’Aslan… Un peu moins « berceur » que le tome précédent, les héros partent à l’aventure. Nous y découvrirons ici aussi de nouvelles créatures, Lewis laissant de côté celles auxquelles nous étions habitués. Notons par ailleurs, avec joie que les références religieuses sont mises de côté et l’auteur nous invite à partager sa vision autour d’autres valeurs. Il reste néanmoins des longueurs insupportables et le véritable suspense se fait attendre…

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Dans le chaudron :
¤ Le neveu du magicien, tome 1
¤ L’armoire magique, tome 2
¤ Le cheval et son écuyer, tome 3
¤ Le Prince Caspian, tome 4
¤ Le fauteuil d’argent, tome 6
¤ La dernière bataille, tome 7

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LEWIS Clive Staples – Narnia ~ Le prince Caspian, tome 4

04/02/2009 2 commentaires

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Titre : Le prince Caspian (Les Chroniques de Narnia, tome 4)
Auteur : Clive Staples Lewis
Note Livre sympa
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Alors qu’ils vont se rendre à l’école, Peter, Susan, Edmund et Lucy se retrouvent happés et atterrissent à Narnia. Cependant, ce monde lui semble bien étranger et pour cause… Des centaines d’années ont passé, la magie a disparu, l’image des 4 magnifiques est ternie : Narnia s’est civilisée. Les enfants n’en croient pas leurs yeux et maudissent Aslan le lion d’avoir abandonné sa patrie. La seule carte qui leur reste en jeu, est de mettre Caspian sur le trône, à la place de son oncle Mirza qui lui a usurpé.

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Pour ce quatrième tome nous retrouvons des références historiques : l’Inquisition (lorsque l’on souhaitait bruler les livres pour interdire les valeurs véhiculées) se traduit par le personnage de Miraz qui souhaite supprimer toutes les fervents défenseurs de l’ancien royaume de Narnia. Nous retrouvons l’idée de base « pour faire vivre la légende, commençons par croire en elle » ; les quatre enfants Pevensie se battront coute que coute pour rendre la vie au véritable Narnia et ils connaitront l’apothéose grâce à l’alliance de tous les habitants de Narnia. Les thèmes du mensonge (et de la peur pour garder à sa vision les « faibles esprits) et celui de la transmission du savoir ancien sont de rigueur pour ce quatrième tome. Mais soyons réaliste, ici où nous attendions que Lewis fasse appel à notre part de lecteur d’enfant, il n’en est rien et on s’y ennuie.

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Dans le chaudron :
¤ Le neveu du magicien, tome 1
¤ L’armoire magique, tome 2
¤ Le cheval et son écuyer, tome 3
¤ L’Odyssée du Passeur d’aurore, tome 5
¤ Le fauteuil d’argent, tome 6
¤ La dernière bataille, tome 7

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LEWIS Clive Staples – Narnia ~ Le cheval et son écuyer, tome 3

04/02/2009 2 commentaires

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Titre : Le cheval et son écuyer (Les Chroniques de Narnia, tome 3)
Auteur : Clive Staples Lewis
Plaisir de lecture Livre à découvrir

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Shasta est un jeune garçon, élevé par un piètre pêcheur du sud de Calormen. C’est par une discussion fortuite entre ce noble seigneur, un Tarkaan venu l’acheter et le précédent homme, que Shasta découvre qu’il n’est pas son vrai père, et qu’il est arrivé par la dérive d’une barque sur les flots. Alors qu’il se pose des questions sur ce Tarkaan, son destrier, Bree, se met à lui répondre qu’il est un mauvais homme. Contre toute attente, ils décident de rejoindre le pays du Nord, Narnia, où les chevaux demeurent libres et où il fait bon vivre.

Alors qu’un soir de pleine lune, Bree et Shasta sentent le souffle chaud des lions auquel ils souhaitent échapper, ils s’aperçoivent qu’un cavalier les suit de près. Ce n’est qu’une fois l’obstacle franchi qu’ils font la connaissance de Hwin et la petite Tarkheena, Aravis. Cette dernière fuit un mariage forcé. C’est aux portes de la ville de Tashbaan que commence la véritable aventure…

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)°º•. Clive Staples Lewis (Belfast, 1898 – Oxford, 1963), étudiant à Oxford, il arrêta ses études pour partir au front lors de la Première Guerre Mondiale. Il enseigna à Oxford puis à Cambridge jusqu’à sa mort. Après quelques romans de thélogie-fiction, cet ami de Tolkien et de Charles Williams composera des récits-fables pour enfants.
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Clive Staples Lewis, dévoré de passion pour les contes de fées, rédigea les « Chroniques de Narnia » à partir de 1950. Tout a commencé par la mystérieuse image fugace d’un faune se baladant cadeaux sous le bras et parapluie dans la main ; et se termine en très joli classique anglais incontournable pour enfants. Ce n’est qu’avec l’adaptation cinématographique que ces Chroniques prendront (et prennent) une toute autre ampleur en France.

C.S. Lewis a eut une vie excentrique et assez tourmentée. Il a connu peu d’enfants ; c’est finalement, par ses rêves d’enfants et ses idées inachevées d’une enfance naufragée, qu’il a fait de Narnia, un monde magique époustouflant.
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Pauline Baynes (1922) présentée par Tolkien a C.S. Lewis a illustré les Chroniques de Narnia. Par ce travail de longue haleine, elle finit les illustrations des sept tomes, près de quarante ans après la parution du tome de « l’armoire magique ».

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En tout premier lieu, on pourrait se demander si l’inversion du titre n’est pas un miroir à l’histoire : et bien non, ce rôle d’inversion est bien présent, c’est même un rôle inverse de possession. C’est le cheval qui possède l’enfant, puisqu’il l’a volé. Et voilà, le mythe de la plus belle conquête de l’Homme s’effondre…
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Il en conviendra que l’écriture est assez particulière, puisque les quatre enfants Peter, Edmund, Susan et Lucy sont maintenant souverains de Narnia … ce 3ème opus se déroulant lors du second. Car parallèlement aux aventures de Shasta et la petite Tarkheena, ces quatre souverains doivent inventer une fine stratégie pour regagner Narnia et empêcher ainsi le mariage forcé de Susan.
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On peut faire allusion à quelques passages noblement écrits, comme la rencontre secrète de trois hauts placés du pays de Calormen ; et les monologues hautement philosophiques à en perdre son latin de Bree.
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Il n’en va pas moins que Lewis a caricaturé ce «versus » Nord/Sud, qualifiant l’un des plus beaux atours, et du second, des pires défauts existants ; Cette stigmatisation est décevante, l’on conserve à l’idée que ce sont des contes pour enfants. Certes ils sont innocents mais non moins intelligents. Il est d’ailleurs écrit, à la fin du tome, comme un mea-culpa, les quelques lignes expliquant la situation de l’Angleterre face au nazisme, dans laquelle a composé l’auteur.

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)°º•. Nous sommes ici, dans un monde différent. Nous sommes dans le sud. Le vrai, Calormen, là où il n’y a que des méchants, persifleurs, méprisants et calculateurs. C’est par cet aspect arabique que le troisième tome prend des allures des contes de mille et une nuits. Les lieux et origines mystérieux et autres idées préconçues qu’on les Européens sur cet Orient grandiose a amusé C.S. Lewis ; c’est pour cette raison qu’il les a retranscrites.
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Pour ce troisième volet, C.S. Lewis a supposé une présence plus concrète, il n’y a plus de voyage entre le monde imaginaire de Narnia et celui des Hommes. Par ailleurs, les noms soufflés aux deux premiers tomes, qui sont enfin décrits ici, prennent toute leur ampleur.
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On s’imagine à vivre et à survivre auprès de nos chers personnages, dans des lieux qui suscitent tout notre intérêt. On est transporté…
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Bree, de son vrai nom Breehy-hinny-brinny-hoohy-hah est quelque peu prétentieux, dédaigneux et blessant dans ses paroles, mais il n’en reste pas moins un canasson parlant, attachant et capable de grandes réflexions. Il prend souvent les chevaux ne parlant pas comme des êtres inintéressants
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Hwin est la jument d’Aravis. Contrairement à Bree, elle est plus humble. Même si elle est un cheval libre, elle reste sous les ordres de la petite Tarkheena, liée par une tendre amitié. Elle apprécie Bree mais le trouve quelques fois trop hautain.
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Shasta est un garçon innocent, parti à l’aventure malgré lui pour sauver sa peau du Tarkaan. Le voilà cavalier de figuration, bien obligé de suivre la cadence de Bree. Il est assez naïf mais est triste du comportement d’Aravis qui ne lui prête guère attention. Au fil des pages, il devient plus courageux.
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Aravis est une jeune fille à qui tout souriait. Sauf son mariage. Forcée d’être unie à un homme ignoble, elle décide de fuir son destin, et se retrouve aux côtés du couple bizarre que forment Shasta et Bree. Elle ne s’adressera d’ailleurs qu’au cheval, ignorant Shasta qu’elle considère comme un être inférieur. Nous découvrirons dans ce tome, sa véritable nature.

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Ici, c’est un nouveau relief que nous découvrons ; des nouveaux personnages, tout aussi attachants et dont les caractères sont plus développés. A travers de folles chevauchées, nous visiterons des noms qui sonnent aux oreilles et donnent envie de rêver.

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Dans le chaudron :
¤ Le neveu du magicien, tome 1
¤ L’armoire magique, tome 2
¤ Le Prince Caspian, tome 4
¤ L’Odyssée du Passeur d’aurore, tome 5
¤ Le fauteuil d’argent, tome 6
¤ La dernière bataille, tome 7

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LEWIS Clive Staples – Narnia ~ L’armoire magique, tome 2

04/02/2009 6 commentaires

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Titre : L’armoire magique (Les Chroniques de Narnia, tome 2)
Auteur : Clive Staples Lewis
Plaisir de lecture Livre fantas… tique

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Alors que le pays est en guerre, Peter, Susan, Edmund et Lucy Pevensie sont envoyés par leurs parents en campagne. Le propriétaire de ce château est un homme vieux et sage mais tellement discret. Un jour de grand ennui, les quatre frères et sœurs décident de jouer à cache-cache. Dans une pièce inconnue, Lucy se sent irrésistiblement attirée par une vieille armoire. Alors qu’elle se frotte contre les manteaux de fourrure, elle avance petit à petit afin de se tenir à l’abri de regards contre le fond de meuble. Mais elle se rend compte bientôt qu’elle marche dans la neige, et que ce sont des sapins qui l’entourent. Sous ce lampadaire, elle rencontre M.Tumnus, un faune qui l’invite à boire le thé. Après divers chants et contes surprenants, la joie de ce faune s’éteint dans ses larmes. Il explique qu’il est engagé par la méchante reine à capturer les enfants.

Après l’avoir convaincu, Lucy retourne chez elle, et explique à ses frères et sœur son aventure. Ceux-ci, bien trop sceptiques se moquent d’elle… jusqu’à ce qu’Edmund entre lui aussi dans l’armoire. Il y rencontre une femme étrange, qui lui demande de ramener les siens dans ce monde, car elle s’ennuie sans enfants. C’est ici que tout commence, quand Peter, Susan, Edmund et Lucy décident de partir en expédition dans ce monde où règne un hiver éternel…

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)°º•. Clive Staples Lewis (Belfast, 1898 – Oxford, 1963), étudiant à Oxford, il arrêta ses études pour partir au front lors de la Première Guerre Mondiale. Il enseigna à Oxford puis à Cambridge jusqu’à sa mort. Après quelques romans de thélogie-fiction, cet ami de Tolkien et de Charles Williams composera des récits-fables pour enfants.
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Clive Staples Lewis, dévoré de passion pour les contes de fées, rédigea les « Chroniques de Narnia » à partir de 1950. Tout a commencé par la mystérieuse image fugace d’un faune se baladant cadeaux sous le bras et parapluie dans la main ; et se termine en très joli classique anglais incontournable pour enfants. Ce n’est qu’avec l’adaptation cinématographique que ces Chroniques prendront (et prennent) une toute autre ampleur en France.
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C.S. Lewis a eut une vie excentrique et assez tourmentée. Il a connu peu d’enfants ; c’est finalement, par ses rêves d’enfants et ses idées inachevées d’une enfance naufragée qu’il a fait de Narnia, un monde magique époustouflant.

Pauline Baynes (1922) présentée par Tolkien a C.S. Lewis a illustré les Chroniques de Narnia. Par ce travail de longue haleine, elle finit les illustrations des sept tomes, près de quarante ans après la parution du tome de « l’armoire magique ».
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Il existe toujours cette présence religieuse, assez chère à C.S. Lewis. La narration est cependant, plus fluide. L’écriture y est plus développée, plus accrocheuse, davantage humoristique, et quelques fois ironique ; ce qui ne dérange pas à la lecture.
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La présence de quatre personnages empreints de valeurs diverses permet à chaque lecteur de s’identifier ou tout au moins de se rapprocher. Des trois premiers tomes que j’ai lus, c’est celui que je préfère. Sans doute car j’ai aimé la magie surprenante, la diversité des créatures, la force de la description, les lieux mystérieux et la noblesse qui s’en dégagent. Je me rapproche davantage dans l’univers que j’affectionnais petite (et peut-être encore aujourd’hui). Cet hiver éternel y est sans doute pour beaucoup, car j’aime l’impression feutrée de la neige, l’abasourdissement de la nature ainsi revêtue, et le passage à ce monde par cette armoire magique…

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)°º•. Dans ce deuxième tome, les personnages sont et deviennent très attachants. Les enfants paraissent assez réalistes même s’ils sont quelque peu attachés à des caractères bien déterminés.

Peter est l’aîné des quatre enfants. Il a un penchant pour être leader de ces derniers de par son âge. Il est sérieux et neutre. Il doit sans cesse rétablir l’ordre et la paix entre ses frère et sœurs.

Susan est la deuxième enfant de la fratrie. Elle est douce et paraît fragile. Elle est très différente de ses frères et sœur, elle n’aime pas l’aventure et encore moins y participer.

Edmund est le troisième enfant de la famille Pevensie. Il a un sale caractère, il est jaloux de et rancunier envers Lucy et souhaite faire payer son frère de l’avoir insulté d’animal. Il aime se faire charmer par la force maléfique, mais dans l’aventure de l’armoire magique, son caractère change de tout au tout.

Lucy est la plus jeune de cette famille ; elle sait distinguer nettement le bien du mal et ne dit jamais de mensonge. Elle est douce et croit énormément en la force qui émane d’Aslan. C’est sans doute le personnage que je préfère dans ce tome, elle est réfléchie et intelligente.

M. et Mme Castor sont les repères et l’aide incontournables des quatre enfants. Ils leur apportent chaleur et réconfort.

M.Tumnus est le personnage qui apparut le premier à Lewis. Il est musicien et enjoué. Il a pour ordre de capturer des enfants. Il est tout aussi attachant.
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Comme cités ci-dessus, la multitude des personnages est un des piliers de ce tome. Le récit prend toute son ampleur quand à la versatilité des événements. (Tout blanc ou tout noir, mais certainement nuancé de gris).

Les lieux décrits sont magnifiques et l’imagination se fait grandissante. Les détails permettent de donner la vie, et Lewis atteint l’apothéose. Je ne vous dirai pas que mon lieu préféré est celui près de l’armoire, je ne vous dirai pas que j’aime ce lampadaire brillant nuit et jour au milieu de cette forêt, je ne vous dirai pas que j’ai aimé cette première rencontre magique avec le faune, nous je ne vous dirai pas.

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Au risque de me répéter ; j’ai aimé. Tout simplement.
Comme quoi, les récits pour enfants ne sont réussis que s’ils ne plaisent pas qu’aux enfants…

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Dans le chaudron :
¤ Le neveu du magicien, tome 1
¤ Le cheval et son écuyer, tome 3
¤ Le Prince Caspian, tome 4
¤ L’Odyssée du Passeur d’aurore, tome 5
¤ Le fauteuil d’argent, tome 6
¤ La dernière bataille, tome 7

 

LEWIS Clive Staples – Narnia ~ Le neveu du magicien, tome 1

04/02/2009 6 commentaires

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Titre : Le neveu du magicien (Les Chroniques de Narnia, tome 1)
Auteur : Clive Staples Lewis
Plaisir de lecture Livre sympa peu s’en faut

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Polly Plummer et son voisin Digory Kirke, sont deux jeunes londoniens qui s’ennuient. Digory est élevé par sa tante et un oncle un peu spécial Andrew, sa mère étant gravement malade. C’est par une journée pluvieuse, que Digory et Polly s’aventurent par le grenier de la maison de Polly afin de rejoindre la maison peut-être hantée accolée à la sienne. Cependant, ils n’ont pas soupçonné les alambics de ce grenier, et se retrouvent dans la pièce secrète et interdite de l’oncle Andrew. Ils y découvrent un être spécial, un peu magicien, beaucoup charlatan. Ce dernier possède une boite magique que sa marraine un peu fée lui a donné ; cette cacherait un moyen de circuler entre divers mondes parallèles. Attirée par ces bagues mystérieuses, Polly sombre et disparaît dans des univers, Andrew refusant de la retrouver, c’est Digory qui se porte volontaire bien malgré lui.
C’est dans ce lieu enchanteur et surtout endormeur, le Bois-d’entre-les-Mondes, où atterrirent les deux enfants. Ce n’est qu’après une réflexion qu’ils se décident à plonger dans l’une de ses mares envoûtantes. C’est par cette investigation qu’il réveille une femme plus grand qu’un homme, d’une beauté superbe mais non moins maléfique ; et pour leur plus grand plaisir, lors de leur seconde épopées, ils assistent à la naissance d’un tout nouveau monde, par le chant envoûtant d’un lion nommé Aslan.

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)°º•. Clive Staples Lewis (Belfast, 1898 – Oxford, 1963), étudiant à Oxford, il arrêta ses études pour partir au front lors de la Première Guerre Mondiale. Il enseigna à Oxford puis à Cambridge jusqu’à sa mort. Après quelques romans de thélogie-fiction, cet ami de Tolkien et de Charles Williams composera des récits-fables pour enfants.
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Clive Staples Lewis, dévoré de passion pour les contes de fées, rédigea les « Chroniques de Narnia » à partir de 1950. Tout a commencé par la mystérieuse image fugace d’un faune se baladant cadeaux sous le bras et parapluie dans la main ; et se termine en très joli classique anglais incontournable pour enfants. Ce n’est qu’avec l’adaptation cinématographique que ces Chroniques prendront (et prennent) une toute autre ampleur en France.
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C.S. Lewis a eut une vie excentrique et assez tourmentée. Il a connu peu d’enfants ; c’est finalement, par ses rêves d’enfants et ses idées inachevées d’une enfance naufragée, qu’il a fait de Narnia, un monde magique époustouflant.

Pauline Baynes (1922) présentée par Tolkien a C.S. Lewis a illustré les Chroniques de Narnia. Par ce travail de longue haleine, elle finit les illustrations des sept tomes, près de quarante ans après la parution du tome de « l’armoire magique ».

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Ce premier tome est très abordable. C.S. Lewis adopte un style direct mais peu descriptif. il n’est pas nécessaire d’user (et d’abuser) d’expressions enfantines pour que l’on soit compris d’eux tous. Beaucoup de redondances sont au programme. Cependant, il est assez amusant de voir qu’il s’adresse directement au lecteur à la deuxième personne du singulier par l’ajout de parenthèses à son égard.

Les précisions au fil des pages commencent à énerver, il explique du vocabulaire simple et ne cesse de rapporter des éléments vus aux pages précédentes. Le véritable talent ne se ressent qu’à l’imagination et au récit allant de l’avant en ce qui concerne la création du monde de Narnia par Aslan.

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)°º•. Nous retrouvons ici des personnages trop caricaturés. Les héros semblent préconçus et un manque d’identification par rapport aux personnages naît. On ne s’y attache pas, on reste assez neutre ; ils sont déclarés soit bon, soit mauvais. Ces personnages semblent peu creusés ; mais on pourrait s’attarder par la rédaction de ce premier tome, qui pourrait être à s’y méprendre une justification de l’existence de Narnia par C.S. Lewis (écrit bien après les autres tomes).
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Dans ce monde nouveau, il existe tout autant de créatures imaginaires que par ses prédécesseurs. Il ne fait guère preuve d’imagination et en emprunte un bon nombre. Ce qui est assez enrichissant et permet aux humains de porter seule une réflexion, les animaux parlent.
Les décors divers suscitent l’intérêt mais ne sont pas assez développés. Leur description n’est pas monotone, mais elle ne permet pas à l’imagination de vagabonder autant que l’on pourrait souhaiter. On apprend qu’il existe des mondes parallèles au notre ; et que bien évidemment, ici aussi, le temps passe à une toute autre allure.
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Digory Kirke est un enfant bien las de la vie et des mauvaises surprises qu’elle lui a réservées depuis sa naissance. Il rencontre un jour sa voisine Polly, et part dans de folles aventures. Il n’aime pas que Polly lui tienne tête et peut êtreparfois, de mauvaise foi. Malheureusement sa curiosité est sur le point de perdre le monde de Narnia. Il est naïf (trop ?) et tombe sous le charme de ce personnage maléfique.

Polly Plummer est une enfant sage et docile. Elle éprouve de la tristesse à voir son voisin si lamentable. Malgré sa bonne tenue, elle est tout aussi curieuse que Digory et le rejoint pour explorer cet immense grenier. Sa faiblesse lui portera préjudice, quand ses yeux brilleront à la vue des bagues. Sa lucidité permettra aux deux enfants de rejoindre le monde intermédiaire quand tout deviendra trop périlleux.

L’oncle Andrew est un apprenti magicien mégalomane à ses heures perdues. Il prend Polly et Digory pour ses cobayes, afin d’expérimenter ses affreuses théories.
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« Filles d’Eve, fils d’Adam »

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)°º•. Ces Chroniques de Narnia on une empreinte religieuse qui finalement ne choque que la France, car dans d’autres pays tout aussi européens, ces contes sont connus et adorés par beaucoup. La religion en France, est quelque chose qui dérange ; alors que nos voisins glissent totalement dessus.
Je ne tiens pas à vous faire part de toutes les nuances et autres rapprochements au fil des lectures des sept tomes. Il vous en conviendra parfaitement de trouver de nombreux articles traitant ce sujet sur Internet.

Cependant, il ne faut pas oublier que C.S. Lewis fut professeur à l’Université d’Oxford. Théologien, chrétien, spécialiste de la culture médiévale, des mythes nordiques et des légendes classiques, Ici, il ne souhaite pas avant tout convertir les enfants au christianisme, mais délivrer avant tout un message de paix.

Il en convient que si l’on ne se porte pas sur la religion, il est tout à fait possible de les lire sans en être dérangé.
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Pour ce premier tome, on se sent davantage simple observateur, observatrice. On a du mal à se fondre dans le récit et auprès des personnages.Même si nous n’avons aucune satiété de lecture à ce niveau-ci, il reste 6 autres tomes à découvrir. On y trouvera quelques personnages déjà rencontrés et le style s’améliore…

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Dans le chaudron :
¤ L’armoire magique, tome 2
¤ Le cheval et son écuyer, tome 3
¤ Le Prince Caspian, tome 4
¤ L’Odyssée du Passeur d’aurore, tome 5
¤ Le fauteuil d’argent, tome 6
¤ La dernière bataille, tome 7

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