Archive

Articles taggués ‘monde parallèle’

VANDERMEER Jeff – La cité des saints et des fous

04/05/2009 12 commentaires

.

Titre : La Cité des Saints et des Fous
Auteur : Jeff VanderMeer
Note :  Livre fantas… tique

.

Ambregris est une ville mystérieuse qui se situe sur les côtes du fleuve Moss. Elle a pris naissance de par le sang de ses créateurs et abritera de curieux Chapeaux Gris. Contée par ses habitants – champigniens lugubres, artistes dévoués, politiciens perdus – Ambregris devient une ville d’une grande beauté froide. Sa raison d’exister est le culte du Calmar Royal qui peuple le fleuve Moss. Grâce à ce recueil, vous serez littéralement transporté au cœur de la cité d’Ambregris… de bien de curieuses façons…

.
.

)°º•. Cette critique va paraître complètement absurde.
Il est très difficile de pouvoir en dire plus sans dévoiler l’intérêt de ces histoires sans en casser l’effet de surprise. Ce roman n’en est pas un : c’est, pour moi, un recueil de divers documents traitant d’Ambregris; la richesse provient des types de documents mis à disposition. Alors, certes, il part dans tous les sens, mais il n’en demeure pas moins compréhensible et cohérent ; mais comment expliquer ce phénomène ?
.

Ce monde créé de toutes pièces (ou peut-être pas) par Jeff VanderMeer est un patchwork d’émotions :  fou, glacial, morbide, drôle, grotesque, déchirant… On trouve tour à tour, poésie & horreur.
.

Au programme (Source : Le Cafard Cosmique)
• « Le Véritable Vandermeer » par Michael MOORCOCK, paratexte
• « Dradin amoureux »
• « Guide Hoegbotton de l’Ambregris des premiers temps par Duncan Hurle »
• « la Transformation de Martin Lac »
• « L’étrange cas de X »
• « Lettre du Dr.V. au Dr. Eron-Minaudery »
• « Notes de X »
• « La libération de Belacqua »
• « Le Calmar royal : brève monographie de Karl Manfou (complétée par quelques recherches de Candace Avalaarp, bibliothécaire) »
• « Histoire de la famille Hoegbotton par Orem Hoegbotton »
• « La Cage par Sirin »
• « Dans les heures après la mort par Nicolas Pretspor »
• « Notes adressées au Dr. Eron-Minaudery »
• « L’Homme qui n’avait pas d’yeux par X » [crypté]
• « Pretspor, Verden et L’Echange »
• « Apprendre à quitter la chair »
• « Glossaire d’Ambregris »

.

Ces dépliants commerciaux et touristiques, précis d’histoire, rapports de contes et légendes et autres correspondances, permettent de toucher du doigt puis de s’ensevelir dans un monde imaginé : que de richesse et profondeur pour un ouvrage ! La définition des contours et du contenu de cette cité est tellement précise qu’elle en devient obsessionnelle. Tout, tout, tout, vous saurez tout sur Ambregris (et désolée pour l’emprunt vulgaire de la chanson).

.

Véritable puzzle dont la construction mérite le détour : poésie, illustrations, glossaire (hilarant), monographie, essai scientifique (sur le calmar), bibliographie des livres parlant d’Ambregris, riche documentation appartenant à un interné, (X, qui n’est pas si inconnu que ça au bataillon).
.
Les autres… traité philosophique, précis biologique sur les us & coutumes des calmars royaux, l’histoire d’Ambregris, correspondance, documentation commerciale sur les activités et services disponibles à Ambregris & courtes nouvelles et vies racontées des personnages, vous plongeront dans l’immensément abyssale Ambregris.

.

Telle une boite à trésors aux multiples tiroirs, pour pourrez approcher la générosité de VanderMeer grâce à un mélange ahurissant à tous niveaux : tons, teintes, style d’écriture, observations, etc. Et vous comprendrez pourquoi c’est la fête au Calmar d’eau douce !

.
.

)°º•. Alors oui, cela est chaotique mais certainement pas brouillon. Il faut prendre son temps pour le lire. C’est un livre mais pas un roman : il vaut mieux faire des trajets entre différents textes car il n’est pas une seule et unique histoire. Courageux est celui qui lira de la page 1 à la dernière ; je conseille fortement de l’attaquer comme un recueil de l’histoire d’Ambregris et de se laisser porter par ses envies.
.

Jeff VanderMeer nous propose un réalisme magique offert sur un plateau d’argent. Il explore de nouveaux horizons et nous sert une multitude de détails, un enchevêtrement de vies, un papier de musique parfait. Sa précision en est foudroyante.
.

Et même si on a l’impression que l’auteur se plie à des exercices de style (avec l’apparition de l’auteur dans ses propres nouvelles), il en convient qu’on aime se perdre dans ce livre. Il existe quelques longueurs dans les passages ressentis comme secondaires ; certains faits inventés peuvent ne pas plaire. Il faut alors aimer cette douce logique folle que VanderMeer nous dédie…
.

Cet ouvrage est un compilé de petits « trucs littéraires », ce livre caméléon est tout simplement époustouflant. Bref, c’est le bouquin indispensable à avoir pour tout connaître d’Ambregris… ou presque.
.

Petit aparté sur les notes de fin de page que je trouve ici, extraordinaires. Les discussions d’auteurs/lecteurs, les indices, les précisions historiques, le grandnimportequoi : c’est tout simplement délicieux de vivre une vie parallèle à ces lectures.

.
.

)°º•. Les personnages issus d’Ambregris ont leurs vies imbriquées, ils se croisent, se connaissent, se suivent, s’indiffèrent ou s’interpellent. Les personnages sont pour la plupart fantasques et/ou perdus.
.

Cette cité est le carrefour de ses habitants, on vit parmi eux : que ce soient les rebellions des habitants (Champigniens) , les drames dans les chaumières (Dradin, la Cage),les institutions en déroute (Hoegbotton), l’histoire ambiguë avec les animaux (Fête du Calmar) et la vie rocambolesque d’artistes désœuvrés (Guerre de la symphonie de Voss Bender), on est entraîné au fil des pages bien malgré nous.
.

On y croisera entre autres…
Dradin l’Amoureux : un amoureux fou qui tentera tout, coûte que coûte, pour séduire une belle qu’il ne connaît que par son image furtive, qu’il observe du pied du bâtiment : horreur, bienvenue !

Martin Lac : peintre tourmenté de nature, il ne saura prendre position dans la Guerre de la symphonie de Voss Bender : sera-t-il rouge, sera-t-il vert, ou sa contribution dépassera-t-elle ces deux simples limites ?

Calmar Royal d’eau douce : au centre du livre et d’Ambregris, ce céphalopode décapode marin est l’emblème et la raison d’exister d’Ambregris. Ce Symbolisme fort en croyances et en valeurs… dépassera les contours du concept « abstrait ».

… et tant d’autres, qui n’attendent que vous, sans dessus dessous.

.
.

En voilà, un livre complètement fou. Jeff VanderMeer nous propulse dans une cité inventée de toutes pièces : Ambregris, la belle. Vouée au culte du Calmar Royal d’eau douce, cette cité regorge de sombres épopées, de délicieuses entrevues et de passionnantes mais non moins horribles histoires. Partez à la conquête de cet ouvrage, recueil de nombreux et divers documents sur Ambregris, et suivez les Chapeaux gris.

Si ce livre a été un véritable délice à lire pour moi ; il se peut que son côté alibamqué et son atmosphère si particulière ne plaisent pas aux lecteurs avec qui je partage de nombreuses lectures d’ordinaire.

.
.

)°º•. Alors certes, La Cité des Saints et des Fous est farfelu. Mais tellement bon… !
¤ Prix : du cafard cosmique, 2007
¤ Lecture:  du premier chapitre
¤ Traducteur : Gilles Goullet (travaux magnifiques et colossaux)
¤ Plaisirs du livre : enluminures, dessins, fresques, photos d’objets,…

.

P.S. : Définition d’Ambre gris, locution signifiant : substance parfumée formée dans les intestins du cachalot.

.
1. introduction à la monographie du Festival du Calmar Royal
2. extrait de « L’Homme qui n’avait pas d’yeux par X » [crypté]
3. Guerre: Hoegbotton vs Prepstor

.

   

.

A livre ouvert (Chimère), Au bout de la corde (Le pendu), Journal semi-littéraire (Angua), Le bazar d’Urgonthe, Les lectures d’Elfelle ont aussi découvert Ambregris.

.

CITRIQ

.

LEWIS Clive Staples – Narnia ~ La dernière bataille, tome 7

04/02/2009 5 commentaires

.

Titre : La dernière bataille (Les Chroniques de Narnia, tome 7)
Auteur : Clive Staples Lewis
Note :  Livre à regrets

.

Tirian règne maintenant sur Narnia, monde qui va de plus en plus mal. Cela fait des décennies que le lion Aslan, protecteur n’a pas été vu. Cependant, une terrible rumeur nait au cœur du pays : il serait de retour. Ce n’est qu’un ersatz du lion, car le singe ne trimballe qu’une peau de lion sur lui pour tromper les Narniens. Les cruels sudiens Calormènes quant à eux décident d’envahir Narnia… Comment Jill & Eustache pourront aider cette fois-ci ?

.

Narnia est en guerre, le temps de la cueillette des pâquerettes est terminé. Le tome est un vrai capharnaüm : nous côtoyons des anciens et des nouveaux personnages, les événements sont riches et peuplés de rebondissements. Bilan : le lecteur est perdu dans cette immense incohérence et ne sait plus où donner de la tête. Je pense que Lewis avait beaucoup d’idées pour la fin de ses Chroniques et au lieu de s’attacher à la meilleure et de développer certains thèmes et autres intrigues, il jette tout pêle-mêle sur le papier. En résulte une incompréhension partielle et un fouillis qui bâcle la fin… Ce dernier tome restera curieux et maladroit de par la boucle bouclée. L’impression qui réside après la lecture des Chroniques de Narnia est la superficialité : les tomes sont courts, dépourvus de profondeur et de sentiments réellement développés. Certains thèmes demeurent omniprésents et la religion prend quelques fois le dessus sur l’histoire. Mais il n’en demeure pas moins que si j’ai été un peu déçue en tant qu’adulte, des enfants pourraient bien y trouver leurs comptes.

.

Dans le chaudron :
¤ Le neveu du magicien, tome 1
¤ L’armoire magique, tome 2
¤ Le cheval et son écuyer, tome 3
¤ Le prince Caspian, tome 4
¤ L’Odyssée du Passeur d’aurore, tome 5
¤ Le fauteuil d’argent, tome 6

.

LEWIS Clive Staples – Narnia ~ Le fauteuil d'argent, tome 6

04/02/2009 4 commentaires

.

Titre : Le fauteuil d’argent (Les Chroniques de Narnia, tome 6)
Auteur : Clive Staples LEWIS
Plaisir de lecture :  Livre sympa peu s’en faut

.

Eustache-Clarence Scubbs est le cousin des enfants Pevensie ; eberlué par son invitation dans le monde de Narnia, il décide d’en parler à Jill son unique amie. Narnia ne leur semble que douceur, paix et tranquillité au vu des couleurs portées haute par leur école « d’expérimentation mixte », dans cette enceinte la liberté est telle que les plus forts persécutent les plus faibles. Ils sont à leur tour happés par Narnia et sont investis d’une mission : retrouver fils le successeur du vieux Roi Caspian, disparu à la mort de sa mère… Malheureusement, passablement perturbés, ils ratent leur premier signe et passent à côté d’éléments indispensables. Tous les éléments semblent se déchainer contre eux…

.

Les enfants Pevensie n’ont plus le premier rôle, Eustache prend la relève et le tome nous parait bizarre. La première aventure d’Eustache l’a totalement transformé et nous retrouvons un Narnia totalement changé. L’aventure est pénible et on se demande s’ils vont véritablement réussir leur mission. L’écriture reste quant à elle simple et abordable. Cependant, le virement de bord est trop brusque et pas particulièrement développé ; ce qui entraine un certain détachement de la part du lecteur.

.

Dans le chaudron :
¤ Le neveu du magicien, tome 1
¤ L’armoire magique, tome 2
¤ Le cheval et son écuyer, tome 3
¤ Le prince Caspian, tome 4
¤ L’Odyssée du Passeur d’aurore, tome 5
¤ La dernière bataille, tome 7

.

LEWIS Clive Staples – Narnia ~ Le fauteuil d’argent, tome 6

04/02/2009 4 commentaires

.

Titre : Le fauteuil d’argent (Les Chroniques de Narnia, tome 6)
Auteur : Clive Staples LEWIS
Plaisir de lecture :  Livre sympa peu s’en faut

.

Eustache-Clarence Scubbs est le cousin des enfants Pevensie ; eberlué par son invitation dans le monde de Narnia, il décide d’en parler à Jill son unique amie. Narnia ne leur semble que douceur, paix et tranquillité au vu des couleurs portées haute par leur école « d’expérimentation mixte », dans cette enceinte la liberté est telle que les plus forts persécutent les plus faibles. Ils sont à leur tour happés par Narnia et sont investis d’une mission : retrouver fils le successeur du vieux Roi Caspian, disparu à la mort de sa mère… Malheureusement, passablement perturbés, ils ratent leur premier signe et passent à côté d’éléments indispensables. Tous les éléments semblent se déchainer contre eux…

.

Les enfants Pevensie n’ont plus le premier rôle, Eustache prend la relève et le tome nous parait bizarre. La première aventure d’Eustache l’a totalement transformé et nous retrouvons un Narnia totalement changé. L’aventure est pénible et on se demande s’ils vont véritablement réussir leur mission. L’écriture reste quant à elle simple et abordable. Cependant, le virement de bord est trop brusque et pas particulièrement développé ; ce qui entraine un certain détachement de la part du lecteur.

.

Dans le chaudron :
¤ Le neveu du magicien, tome 1
¤ L’armoire magique, tome 2
¤ Le cheval et son écuyer, tome 3
¤ Le prince Caspian, tome 4
¤ L’Odyssée du Passeur d’aurore, tome 5
¤ La dernière bataille, tome 7

.

LEWIS Clive Staples – Narnia ~ L'Odyssée du Passeur d'aurore, tome 5

04/02/2009 4 commentaires

.

Titre : L’odyssée du Passeur d’Aurore (Les Chroniques de Narnia, tome 5)
Auteur : Clive Staples LEWIS
Plaisir de lecture Livre sympa peu s’en faut

.

Cet été les enfants Pevensie passent l’été séparément, alors que Peter part chez le professeur Kirke, Susan accompagne ses parents en Amérique. Lucy & Edmund se voient donc obligés de passer ces quelques jours chez leurs oncle et tante… avec leur rejeton.
Leur cousin Eustache Clarence n’est pas le genre de personnes auxquels les gens s’attachent : cruel, imbu de lui- même et aimant semer la zizanie sont les traits qui le caractérisent. Alors que Lucy et Edmund parlent en tête à tête de Narnia, Eustache qui les surprend se moque d’eux et de leur pays magique à la noix. Mal lui en prend, le voilà happé au même titre que ses cousins vers Narnia qui les attend. Ils sont propulsés sur le bateau du Roi Caspian, lui-même parti à la recherche voilà un an, de son père. A bord, nous comptons une équipe aux personnalité et objectifs différents : comment le Passeur d’Aurore arrivera-t-il à voguer paisiblement ? Quelles aventures attendent nos héros ?

.

Dans ce tome, Susan & Peter ne sont pas présents, ce qui donne une occasion formidable à Lewis de ne faire rencontrer de nouveaux protagonistes, et lesquels ! Eustache est haut en couleur, insupportable petit garçon en culotte courte, Ripitchip fabuleuse souris qui souhaite découvrir le pays d’Aslan… Un peu moins « berceur » que le tome précédent, les héros partent à l’aventure. Nous y découvrirons ici aussi de nouvelles créatures, Lewis laissant de côté celles auxquelles nous étions habitués. Notons par ailleurs, avec joie que les références religieuses sont mises de côté et l’auteur nous invite à partager sa vision autour d’autres valeurs. Il reste néanmoins des longueurs insupportables et le véritable suspense se fait attendre…

.

Dans le chaudron :
¤ Le neveu du magicien, tome 1
¤ L’armoire magique, tome 2
¤ Le cheval et son écuyer, tome 3
¤ Le prince Caspian, tome 4
¤ Le fauteuil d’argent, tome 6
¤ La dernière bataille, tome 7

.

LEWIS Clive Staples – Narnia ~ L’Odyssée du Passeur d’aurore, tome 5

04/02/2009 4 commentaires

.

Titre : L’odyssée du Passeur d’Aurore (Les Chroniques de Narnia, tome 5)
Auteur : Clive Staples LEWIS
Plaisir de lecture Livre sympa peu s’en faut

.

Cet été les enfants Pevensie passent l’été séparément, alors que Peter part chez le professeur Kirke, Susan accompagne ses parents en Amérique. Lucy & Edmund se voient donc obligés de passer ces quelques jours chez leurs oncle et tante… avec leur rejeton.
Leur cousin Eustache Clarence n’est pas le genre de personnes auxquels les gens s’attachent : cruel, imbu de lui- même et aimant semer la zizanie sont les traits qui le caractérisent. Alors que Lucy et Edmund parlent en tête à tête de Narnia, Eustache qui les surprend se moque d’eux et de leur pays magique à la noix. Mal lui en prend, le voilà happé au même titre que ses cousins vers Narnia qui les attend. Ils sont propulsés sur le bateau du Roi Caspian, lui-même parti à la recherche voilà un an, de son père. A bord, nous comptons une équipe aux personnalité et objectifs différents : comment le Passeur d’Aurore arrivera-t-il à voguer paisiblement ? Quelles aventures attendent nos héros ?

.

Dans ce tome, Susan & Peter ne sont pas présents, ce qui donne une occasion formidable à Lewis de ne faire rencontrer de nouveaux protagonistes, et lesquels ! Eustache est haut en couleur, insupportable petit garçon en culotte courte, Ripitchip fabuleuse souris qui souhaite découvrir le pays d’Aslan… Un peu moins « berceur » que le tome précédent, les héros partent à l’aventure. Nous y découvrirons ici aussi de nouvelles créatures, Lewis laissant de côté celles auxquelles nous étions habitués. Notons par ailleurs, avec joie que les références religieuses sont mises de côté et l’auteur nous invite à partager sa vision autour d’autres valeurs. Il reste néanmoins des longueurs insupportables et le véritable suspense se fait attendre…

.

Dans le chaudron :
¤ Le neveu du magicien, tome 1
¤ L’armoire magique, tome 2
¤ Le cheval et son écuyer, tome 3
¤ Le prince Caspian, tome 4
¤ Le fauteuil d’argent, tome 6
¤ La dernière bataille, tome 7

.

LEWIS Clive Staples – Narnia ~ Le prince Caspian, tome 4

04/02/2009 2 commentaires

.

Titre : Le prince Caspian (Les Chroniques de Narnia, tome 4)
Auteur : Clive Staples Lewis
Note Livre sympa peu s’en faut
.

Alors qu’ils vont se rendre à l’école, Peter, Susan, Edmund et Lucy se retrouvent happés et atterrissent à Narnia. Cependant, ce monde lui semble bien étranger et pour cause… Des centaines d’années ont passé, la magie a disparu, l’image des 4 magnifiques est ternie : Narnia s’est civilisée. Les enfants n’en croient pas leurs yeux et maudissent Aslan le lion d’avoir abandonné sa patrie. La seule carte qui leur reste en jeu, est de mettre Caspian sur le trône, à la place de son oncle Mirza qui lui a usurpé.

.
Pour ce quatrième tome nous retrouvons des références historiques : l’Inquisition (lorsque l’on souhaitait bruler les livres pour interdire les valeurs véhiculées) se traduit par le personnage de Miraz qui souhaite supprimer toutes les fervents défenseurs de l’ancien royaume de Narnia. Nous retrouvons l’idée de base « pour faire vivre la légende, commençons par croire en elle » ; les quatre enfants Pevensie se battront coute que coute pour rendre la vie au véritable Narnia et ils connaitront l’apothéose grâce à l’alliance de tous les habitants de Narnia. Les thèmes du mensonge (et de la peur pour garder à sa vision les « faibles esprits) et celui de la transmission du savoir ancien sont de rigueur pour ce quatrième tome. Mais soyons réaliste, ici où nous attendions que Lewis fasse appel à notre part de lecteur d’enfant, il n’en est rien et on s’y ennuie.

.

Dans le chaudron :
¤ Le neveu du magicien, tome 1
¤ L’armoire magique, tome 2
¤ Le cheval et son écuyer, tome 3
¤ L’Odyssée du Passeur d’aurore, tome 5
¤ Le fauteuil d’argent, tome 6
¤ La dernière bataille, tome 7

.

CITRIQ
.

LEWIS Clive Staples – Narnia ~ Le cheval et son écuyer, tome 3

04/02/2009 2 commentaires

.

Titre : Le cheval et son écuyer (Les Chroniques de Narnia, tome 3)
Auteur : Clive Staples LEWIS
Plaisir de lecture Livre à découvrir

.

Shasta est un jeune garçon, élevé par un piètre pêcheur du sud de Calormen. C’est par une discussion fortuite entre ce noble seigneur, un Tarkaan venu l’acheter et le précédent homme, que Shasta découvre qu’il n’est pas son vrai père, et qu’il est arrivé par la dérive d’une barque sur les flots. Alors qu’il se pose des questions sur ce Tarkaan, son destrier, Bree, se met à lui répondre qu’il est un mauvais homme. Contre toute attente, ils décident de rejoindre le pays du Nord, Narnia, où les chevaux demeurent libres et où il fait bon vivre.

Alors qu’un soir de pleine lune, Bree et Shasta sentent le souffle chaud des lions auquel ils souhaitent échapper, ils s’aperçoivent qu’un cavalier les suit de près. Ce n’est qu’une fois l’obstacle franchi qu’ils font la connaissance de Hwin et la petite Tarkheena, Aravis. Cette dernière fuit un mariage forcé. C’est aux portes de la ville de Tashbaan que commence la véritable aventure…

.
.

)°º•. Clive Staples Lewis (Belfast, 1898 – Oxford, 1963), étudiant à Oxford, il arrêta ses études pour partir au front lors de la Première Guerre Mondiale. Il enseigna à Oxford puis à Cambridge jusqu’à sa mort. Après quelques romans de thélogie-fiction, cet ami de Tolkien et de Charles Williams composera des récits-fables pour enfants.
.

Clive Staples Lewis, dévoré de passion pour les contes de fées, rédigea les « Chroniques de Narnia » à partir de 1950. Tout a commencé par la mystérieuse image fugace d’un faune se baladant cadeaux sous le bras et parapluie dans la main ; et se termine en très joli classique anglais incontournable pour enfants. Ce n’est qu’avec l’adaptation cinématographique que ces Chroniques prendront (et prennent) une toute autre ampleur en France.

C.S. Lewis a eut une vie excentrique et assez tourmentée. Il a connu peu d’enfants ; c’est finalement, par ses rêves d’enfants et ses idées inachevées d’une enfance naufragée, qu’il a fait de Narnia, un monde magique époustouflant.
.

Pauline Baynes (1922) présentée par Tolkien a C.S. Lewis a illustré les Chroniques de Narnia. Par ce travail de longue haleine, elle finit les illustrations des sept tomes, près de quarante ans après la parution du tome de « l’armoire magique ».

.

En tout premier lieu, on pourrait se demander si l’inversion du titre n’est pas un miroir à l’histoire : et bien non, ce rôle d’inversion est bien présent, c’est même un rôle inverse de possession. C’est le cheval qui possède l’enfant, puisqu’il l’a volé. Et voilà, le mythe de la plus belle conquête de l’Homme s’effondre…
.

Il en conviendra que l’écriture est assez particulière, puisque les quatre enfants Peter, Edmund, Susan et Lucy sont maintenant souverains de Narnia … ce 3ème opus se déroulant lors du second. Car parallèlement aux aventures de Shasta et la petite Tarkheena, ces quatre souverains doivent inventer une fine stratégie pour regagner Narnia et empêcher ainsi le mariage forcé de Susan.
.

On peut faire allusion à quelques passages noblement écrits, comme la rencontre secrète de trois hauts placés du pays de Calormen ; et les monologues hautement philosophiques à en perdre son latin de Bree.
.

Il n’en va pas moins que Lewis a caricaturé ce «versus » Nord/Sud, qualifiant l’un des plus beaux atours, et du second, des pires défauts existants ; Cette stigmatisation est décevante, l’on conserve à l’idée que ce sont des contes pour enfants. Certes ils sont innocents mais non moins intelligents. Il est d’ailleurs écrit, à la fin du tome, comme un mea-culpa, les quelques lignes expliquant la situation de l’Angleterre face au nazisme, dans laquelle a composé l’auteur.

.
.

)°º•. Nous sommes ici, dans un monde différent. Nous sommes dans le sud. Le vrai, Calormen, là où il n’y a que des méchants, persifleurs, méprisants et calculateurs. C’est par cet aspect arabique que le troisième tome prend des allures des contes de mille et une nuits. Les lieux et origines mystérieux et autres idées préconçues qu’on les Européens sur cet Orient grandiose a amusé C.S. Lewis ; c’est pour cette raison qu’il les a retranscrites.
.

Pour ce troisième volet, C.S. Lewis a supposé une présence plus concrète, il n’y a plus de voyage entre le monde imaginaire de Narnia et celui des Hommes. Par ailleurs, les noms soufflés aux deux premiers tomes, qui sont enfin décrits ici, prennent toute leur ampleur.
.

On s’imagine à vivre et à survivre auprès de nos chers personnages, dans des lieux qui suscitent tout notre intérêt. On est transporté…
.

Bree, de son vrai nom Breehy-hinny-brinny-hoohy-hah est quelque peu prétentieux, dédaigneux et blessant dans ses paroles, mais il n’en reste pas moins un canasson parlant, attachant et capable de grandes réflexions. Il prend souvent les chevaux ne parlant pas comme des êtres inintéressants
.

Hwin est la jument d’Aravis. Contrairement à Bree, elle est plus humble. Même si elle est un cheval libre, elle reste sous les ordres de la petite Tarkheena, liée par une tendre amitié. Elle apprécie Bree mais le trouve quelques fois trop hautain.
.

Shasta est un garçon innocent, parti à l’aventure malgré lui pour sauver sa peau du Tarkaan. Le voilà cavalier de figuration, bien obligé de suivre la cadence de Bree. Il est assez naïf mais est triste du comportement d’Aravis qui ne lui prête guère attention. Au fil des pages, il devient plus courageux.
.

Aravis est une jeune fille à qui tout souriait. Sauf son mariage. Forcée d’être unie à un homme ignoble, elle décide de fuir son destin, et se retrouve aux côtés du couple bizarre que forment Shasta et Bree. Elle ne s’adressera d’ailleurs qu’au cheval, ignorant Shasta qu’elle considère comme un être inférieur. Nous découvrirons dans ce tome, sa véritable nature.

.
.

Ici, c’est un nouveau relief que nous découvrons ; des nouveaux personnages, tout aussi attachants et dont les caractères sont plus développés. A travers de folles chevauchées, nous visiterons des noms qui sonnent aux oreilles et donnent envie de rêver.

.
.

CITRIQ

.

Dans le chaudron :
¤ Le neveu du magicien, tome 1
¤ L’armoire magique, tome 2
¤ Le prince Caspian, tome 4
¤ L’Odyssée du Passeur d’aurore, tome 5
¤ Le fauteuil d’argent, tome 6
¤ La dernière bataille, tome 7

.

LEWIS Clive Staples – Narnia ~ L'armoire magique, tome 2

04/02/2009 6 commentaires

.

Titre : L’armoire magique (Les Chroniques de Narnia, tome 2)
Auteur : Clive Staples LEWIS
Plaisir de lecture Livre fantas… tique

.

Alors que le pays est en guerre, Peter, Susan, Edmund et Lucy Pevensie sont envoyés par leurs parents en campagne. Le propriétaire de ce château est un homme vieux et sage mais tellement discret. Un jour de grand ennui, les quatre frères et sœurs décident de jouer à cache-cache. Dans une pièce inconnue, Lucy se sent irrésistiblement attirée par une vieille armoire. Alors qu’elle se frotte contre les manteaux de fourrure, elle avance petit à petit afin de se tenir à l’abri de regards contre le fond de meuble. Mais elle se rend compte bientôt qu’elle marche dans la neige, et que ce sont des sapins qui l’entourent. Sous ce lampadaire, elle rencontre M.Tumnus, un faune qui l’invite à boire le thé. Après divers chants et contes surprenants, la joie de ce faune s’éteint dans ses larmes. Il explique qu’il est engagé par la méchante reine à capturer les enfants.

Après l’avoir convaincu, Lucy retourne chez elle, et explique à ses frères et sœur son aventure. Ceux-ci, bien trop sceptiques se moquent d’elle… jusqu’à ce qu’Edmund entre lui aussi dans l’armoire. Il y rencontre une femme étrange, qui lui demande de ramener les siens dans ce monde, car elle s’ennuie sans enfants. C’est ici que tout commence, quand Peter, Susan, Edmund et Lucy décident de partir en expédition dans ce monde où règne un hiver éternel…

.
.

)°º•. Clive Staples Lewis (Belfast, 1898 – Oxford, 1963), étudiant à Oxford, il arrêta ses études pour partir au front lors de la Première Guerre Mondiale. Il enseigna à Oxford puis à Cambridge jusqu’à sa mort. Après quelques romans de thélogie-fiction, cet ami de Tolkien et de Charles Williams composera des récits-fables pour enfants.
.

Clive Staples Lewis, dévoré de passion pour les contes de fées, rédigea les « Chroniques de Narnia » à partir de 1950. Tout a commencé par la mystérieuse image fugace d’un faune se baladant cadeaux sous le bras et parapluie dans la main ; et se termine en très joli classique anglais incontournable pour enfants. Ce n’est qu’avec l’adaptation cinématographique que ces Chroniques prendront (et prennent) une toute autre ampleur en France.
.

C.S. Lewis a eut une vie excentrique et assez tourmentée. Il a connu peu d’enfants ; c’est finalement, par ses rêves d’enfants et ses idées inachevées d’une enfance naufragée qu’il a fait de Narnia, un monde magique époustouflant.

Pauline Baynes (1922) présentée par Tolkien a C.S. Lewis a illustré les Chroniques de Narnia. Par ce travail de longue haleine, elle finit les illustrations des sept tomes, près de quarante ans après la parution du tome de « l’armoire magique ».
.

Il existe toujours cette présence religieuse, assez chère à C.S. Lewis. La narration est cependant, plus fluide. L’écriture y est plus développée, plus accrocheuse, davantage humoristique, et quelques fois ironique ; ce qui ne dérange pas à la lecture.
.

La présence de quatre personnages empreints de valeurs diverses permet à chaque lecteur de s’identifier ou tout au moins de se rapprocher. Des trois premiers tomes que j’ai lus, c’est celui que je préfère. Sans doute car j’ai aimé la magie surprenante, la diversité des créatures, la force de la description, les lieux mystérieux et la noblesse qui s’en dégagent. Je me rapproche davantage dans l’univers que j’affectionnais petite (et peut-être encore aujourd’hui). Cet hiver éternel y est sans doute pour beaucoup, car j’aime l’impression feutrée de la neige, l’abasourdissement de la nature ainsi revêtue, et le passage à ce monde par cette armoire magique…

.
.

)°º•. Dans ce deuxième tome, les personnages sont et deviennent très attachants. Les enfants paraissent assez réalistes même s’ils sont quelque peu attachés à des caractères bien déterminés.

Peter est l’aîné des quatre enfants. Il a un penchant pour être leader de ces derniers de par son âge. Il est sérieux et neutre. Il doit sans cesse rétablir l’ordre et la paix entre ses frère et sœurs.

Susan est la deuxième enfant de la fratrie. Elle est douce et paraît fragile. Elle est très différente de ses frères et sœur, elle n’aime pas l’aventure et encore moins y participer.

Edmund est le troisième enfant de la famille Pevensie. Il a un sale caractère, il est jaloux de et rancunier envers Lucy et souhaite faire payer son frère de l’avoir insulté d’animal. Il aime se faire charmer par la force maléfique, mais dans l’aventure de l’armoire magique, son caractère change de tout au tout.

Lucy est la plus jeune de cette famille ; elle sait distinguer nettement le bien du mal et ne dit jamais de mensonge. Elle est douce et croit énormément en la force qui émane d’Aslan. C’est sans doute le personnage que je préfère dans ce tome, elle est réfléchie et intelligente.

M. et Mme Castor sont les repères et l’aide incontournables des quatre enfants. Ils leur apportent chaleur et réconfort.

M.Tumnus est le personnage qui apparut le premier à Lewis. Il est musicien et enjoué. Il a pour ordre de capturer des enfants. Il est tout aussi attachant.
.

Comme cités ci-dessus, la multitude des personnages est un des piliers de ce tome. Le récit prend toute son ampleur quand à la versatilité des événements. (Tout blanc ou tout noir, mais certainement nuancé de gris).

Les lieux décrits sont magnifiques et l’imagination se fait grandissante. Les détails permettent de donner la vie, et Lewis atteint l’apothéose. Je ne vous dirai pas que mon lieu préféré est celui près de l’armoire, je ne vous dirai pas que j’aime ce lampadaire brillant nuit et jour au milieu de cette forêt, je ne vous dirai pas que j’ai aimé cette première rencontre magique avec le faune, nous je ne vous dirai pas.

.

Au risque de me répéter ; j’ai aimé. Tout simplement.
Comme quoi, les récits pour enfants ne sont réussis que s’ils ne plaisent pas qu’aux enfants…

.

CITRIQ
.

Dans le chaudron :
¤ Le neveu du magicien, tome 1
¤ Le cheval et son écuyer, tome 3
¤ Le Prince Caspian, tome 4
¤ L’Odyssée du Passeur d’aurore, tome 5
¤ Le fauteuil d’argent, tome 6
¤ La dernière bataille, tome 7

.
.

LEWIS Clive Staples – Narnia ~ L’armoire magique, tome 2

04/02/2009 6 commentaires

.

Titre : L’armoire magique (Les Chroniques de Narnia, tome 2)
Auteur : Clive Staples LEWIS
Plaisir de lecture Livre fantas… tique

.

Alors que le pays est en guerre, Peter, Susan, Edmund et Lucy Pevensie sont envoyés par leurs parents en campagne. Le propriétaire de ce château est un homme vieux et sage mais tellement discret. Un jour de grand ennui, les quatre frères et sœurs décident de jouer à cache-cache. Dans une pièce inconnue, Lucy se sent irrésistiblement attirée par une vieille armoire. Alors qu’elle se frotte contre les manteaux de fourrure, elle avance petit à petit afin de se tenir à l’abri de regards contre le fond de meuble. Mais elle se rend compte bientôt qu’elle marche dans la neige, et que ce sont des sapins qui l’entourent. Sous ce lampadaire, elle rencontre M.Tumnus, un faune qui l’invite à boire le thé. Après divers chants et contes surprenants, la joie de ce faune s’éteint dans ses larmes. Il explique qu’il est engagé par la méchante reine à capturer les enfants.

Après l’avoir convaincu, Lucy retourne chez elle, et explique à ses frères et sœur son aventure. Ceux-ci, bien trop sceptiques se moquent d’elle… jusqu’à ce qu’Edmund entre lui aussi dans l’armoire. Il y rencontre une femme étrange, qui lui demande de ramener les siens dans ce monde, car elle s’ennuie sans enfants. C’est ici que tout commence, quand Peter, Susan, Edmund et Lucy décident de partir en expédition dans ce monde où règne un hiver éternel…

.
.

)°º•. Clive Staples Lewis (Belfast, 1898 – Oxford, 1963), étudiant à Oxford, il arrêta ses études pour partir au front lors de la Première Guerre Mondiale. Il enseigna à Oxford puis à Cambridge jusqu’à sa mort. Après quelques romans de thélogie-fiction, cet ami de Tolkien et de Charles Williams composera des récits-fables pour enfants.
.

Clive Staples Lewis, dévoré de passion pour les contes de fées, rédigea les « Chroniques de Narnia » à partir de 1950. Tout a commencé par la mystérieuse image fugace d’un faune se baladant cadeaux sous le bras et parapluie dans la main ; et se termine en très joli classique anglais incontournable pour enfants. Ce n’est qu’avec l’adaptation cinématographique que ces Chroniques prendront (et prennent) une toute autre ampleur en France.
.

C.S. Lewis a eut une vie excentrique et assez tourmentée. Il a connu peu d’enfants ; c’est finalement, par ses rêves d’enfants et ses idées inachevées d’une enfance naufragée qu’il a fait de Narnia, un monde magique époustouflant.

Pauline Baynes (1922) présentée par Tolkien a C.S. Lewis a illustré les Chroniques de Narnia. Par ce travail de longue haleine, elle finit les illustrations des sept tomes, près de quarante ans après la parution du tome de « l’armoire magique ».
.

Il existe toujours cette présence religieuse, assez chère à C.S. Lewis. La narration est cependant, plus fluide. L’écriture y est plus développée, plus accrocheuse, davantage humoristique, et quelques fois ironique ; ce qui ne dérange pas à la lecture.
.

La présence de quatre personnages empreints de valeurs diverses permet à chaque lecteur de s’identifier ou tout au moins de se rapprocher. Des trois premiers tomes que j’ai lus, c’est celui que je préfère. Sans doute car j’ai aimé la magie surprenante, la diversité des créatures, la force de la description, les lieux mystérieux et la noblesse qui s’en dégagent. Je me rapproche davantage dans l’univers que j’affectionnais petite (et peut-être encore aujourd’hui). Cet hiver éternel y est sans doute pour beaucoup, car j’aime l’impression feutrée de la neige, l’abasourdissement de la nature ainsi revêtue, et le passage à ce monde par cette armoire magique…

.
.

)°º•. Dans ce deuxième tome, les personnages sont et deviennent très attachants. Les enfants paraissent assez réalistes même s’ils sont quelque peu attachés à des caractères bien déterminés.

Peter est l’aîné des quatre enfants. Il a un penchant pour être leader de ces derniers de par son âge. Il est sérieux et neutre. Il doit sans cesse rétablir l’ordre et la paix entre ses frère et sœurs.

Susan est la deuxième enfant de la fratrie. Elle est douce et paraît fragile. Elle est très différente de ses frères et sœur, elle n’aime pas l’aventure et encore moins y participer.

Edmund est le troisième enfant de la famille Pevensie. Il a un sale caractère, il est jaloux de et rancunier envers Lucy et souhaite faire payer son frère de l’avoir insulté d’animal. Il aime se faire charmer par la force maléfique, mais dans l’aventure de l’armoire magique, son caractère change de tout au tout.

Lucy est la plus jeune de cette famille ; elle sait distinguer nettement le bien du mal et ne dit jamais de mensonge. Elle est douce et croit énormément en la force qui émane d’Aslan. C’est sans doute le personnage que je préfère dans ce tome, elle est réfléchie et intelligente.

M. et Mme Castor sont les repères et l’aide incontournables des quatre enfants. Ils leur apportent chaleur et réconfort.

M.Tumnus est le personnage qui apparut le premier à Lewis. Il est musicien et enjoué. Il a pour ordre de capturer des enfants. Il est tout aussi attachant.
.

Comme cités ci-dessus, la multitude des personnages est un des piliers de ce tome. Le récit prend toute son ampleur quand à la versatilité des événements. (Tout blanc ou tout noir, mais certainement nuancé de gris).

Les lieux décrits sont magnifiques et l’imagination se fait grandissante. Les détails permettent de donner la vie, et Lewis atteint l’apothéose. Je ne vous dirai pas que mon lieu préféré est celui près de l’armoire, je ne vous dirai pas que j’aime ce lampadaire brillant nuit et jour au milieu de cette forêt, je ne vous dirai pas que j’ai aimé cette première rencontre magique avec le faune, nous je ne vous dirai pas.

.

Au risque de me répéter ; j’ai aimé. Tout simplement.
Comme quoi, les récits pour enfants ne sont réussis que s’ils ne plaisent pas qu’aux enfants…

.

CITRIQ
.

Dans le chaudron :
¤ Le neveu du magicien, tome 1
¤ Le cheval et son écuyer, tome 3
¤ Le Prince Caspian, tome 4
¤ L’Odyssée du Passeur d’aurore, tome 5
¤ Le fauteuil d’argent, tome 6
¤ La dernière bataille, tome 7

.
.