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LŒVENBRUCK Henri – Nous rêvions juste de liberté

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Couverture du livre Nous rêvions juste de liberté d'Henri LoevenbruckTitre : Nous rêvions juste de liberté
Auteur : Henri Lœvenbruck
Plaisir de lecturenote : 4 Livre à découvrir
Feuilleter les premières pages

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Hugo est transféré dans une école privée, sa dernière chance. Il est ravi d’être entouré de culs-bénits et autres « fils de ». Il rencontre alors Freddy, un révolté, et veut faire partie de sa bande. Il y sera intégré et deviendra le quatrième larron. Son monde tourne autour des copains, des filles et surtout de la moto. Excédés par la vie dans une petite ville, ils décident de quitter Providence pour la belle aventure et surtout la liberté.

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Ce livre m’avait été très largement conseillé – et depuis de longs mois – par Carole, la Lectrice hérétique ; il s’est trouvé au pied du sapin en décembre dernier. Il était temps de m’y jeter à mon tour.
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Hugo est un cœur mou. Il va rapidement être surnommé Bohem après avoir intégré la bande à Freddy. Bohem est un puriste avec un code d’honneur : l’amour inconditionnel pour ses potes est sa priorité. Récit est rapporté à la première personne du singulier, Bohem en devient le narrateur. La grammaire bancale et l’écriture « parlé » vont donner un aspect assez naïf à l’histoire qui fera encore mieux ressortir les émotions. Le réalisme tient la route car Bohem se livre avec simplicité.

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Merde, on avait déjà ça en commun : l’envie de mettre les voiles. Il faut pas se mentir : la seule chose qui oblige un mauvais garçon à se lever tôt, c’est le désir de fuir.

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Le récit n’est pas qu’une histoire d’amour de mecs qui bichonnent leur bécane. Pour des lecteurs, comme moi, qui ne s’y connaissent pas, l’incursion est intrigante. Henri Lœvenbruck nous distille des informations sur l’univers des bikers : quelques rudiments sur les motos, la communauté, les MC, les 1%, les règles et lois qui régissent cet univers. Ces chevaliers en cylindrique portent en étendard « honneur, loyauté et respect ». Tous les quatre s’amusent beaucoup, font des coups. Ils sont tour à tour voleurs, insoumis, rebelles et provocateurs.

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« Nous rêvions juste de liberté » est une ode à l’amitié qui transcende. Ce road movie ne sera pas parfait. Quand les motards se fixeront, installeront leur quartier, alors les ennuis commenceront. Les idéaux perdus vont réaliser des dommages collatéraux. Violence, trahison, rupture, injustice, amour inconditionnel. Les émotions ressenties par les personnages sont intenses.
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En premier lieu, il faut s’accrocher sur cette façon de raconter par un Bohem bancroche. Et puis, on se laisse attendrir par la bande. Je n’y ai pas trouvé de clichés exaspérants ; ceci dit, il est facile de s’en délivrer pour mieux apprécier le fond de l’histoire. Alors oui, les ressorts reposent sur les bons sentiments. Mais au-delà du « sex, drogs & rock’n’roll », c’est une belle aventure humaine que nous offre l’auteur. L’émotion monte crescendo grâce à un sens de la formule aiguisé.

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Si vous étiez un peu malin, vous finissiez par comprendre que le seul moyen de s’en sortir à moitié, c’est de fermer gentiment votre gueule à double tour, même devant les pires injustices, parce que la prison a toujours raison. Déjà que ça sert à rien de discuter avec un mur, alors avec quatre…

Alex et moi, on a vite compris l’histoire, on la fermait, on lisait, même si ça faisait sacrément mal au ventre toute cette absence de justice dans un endroit qui était censé la rendre.

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On se surprend à penser à la bande à Freddy quand on ferme le livre pour s’occuper à d’autres activités. Le livre est poignant, dur et émouvant. Il faut dire que le final m’a cueillie avec un uppercut. Une fin qui sublime aussi un peu l’entièreté du récit que l’on vient de découvrir.
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Le roman a des allures de chemin initiatique. C’est beau et triste à la fois. C’est surtout une histoire intemporelle. On s’en vient à réfléchir au sens de la vie ; à s’interroger sur la nature de la liberté dans nos sociétés actuelles. À quel prix êtes-vous prêt à payer votre liberté ?

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Couvertures du livre "Nous rêvions juste de liberté" : à gauche, couverture de l'édition Flammarion ; à droite : fan art de Manon AlexandrePhoto d’illustration de la couverture Flammarion | Fan art de Manon Alexandre

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Photo en noir et blanc de l'auteur Henri Loevenbruck assis sur sa motoPortrait d’Henri Lœvenbruck par Astrid Di Crollalanza

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Logo défi Valériacr0

Cette lecture est le choix de Valériane dans le cadre de notre défi Valériacr0 : démarrage fort pour cette nouvelle année !

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Categories: LŒVENBRUCK Henri Tags:
  1. 10/01/2018 à 17:21 | #1

    Pas trop tôt !! 😀

  2. Maêlle
    10/01/2018 à 20:26 | #3

    J’ai déjà lu quelques livres de lui qui m’ont laissé de bons souvenirs, je crois que je vais me noter celui-ci, ton article donne envie 😉

    • Acr0
      12/01/2018 à 19:31 | #4

      J’espère qu’il te plaira autant qu’à moi 🙂

  3. 13/01/2018 à 00:40 | #5

    Il me tente beaucoup depuis sa sortie !

    • Acr0
      15/01/2018 à 19:32 | #6

      Cela valait le coup d’attendre… pour mieux foncer !

  4. 13/01/2018 à 11:32 | #7

    Ça a l’air sympa! J’ai un livre de cet auteur dans ma PAL, il faudrait que je l’en sorte pour enfin découvrir la plume d’Henri Loevenbruck 🙂

    • Acr0
      15/01/2018 à 19:32 | #8

      Contre toute attente, c’est le premier roman de cet auteur que je lis !

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