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NAIFEH Ted – Courtney Crumrin et les effroyables vacances, tome 4

02/10/2013 16 commentaires

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courtney crumrin et les effroyables vacancesTitre : Courtney Crumrin et les effroyables vacances, tome 4
Auteur : Ted NAIFEH
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 5, tome 6 ; hors série 1, hors série 2
Rencontre avec Ted Naifeh en dédicace

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Aloysius Crumrin décide de partir en voyage et en emmène avec lui sa petite nièce. Ils réalisent une première escale en Roumanie où certains êtres ont faim d’amour : entre le cœur et la raison, les personnes balancent. Mais d’autres ont les idées bien ancrées, trop peut-être. En Allemagne, Courtney fait la connaissance d’un jeune homme dont le regard la bouleverse… elle se laisse doucement séduire par lui mais bien au risque de sa propre vie.
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)°º•. Les Crumrin rendent visite à Alexi Markovic, ami de l’oncle, sa fille Magda et son futur genre Petru. Courtney part en vacances et change d’environnement. Tu penses bien que jouer la touriste à prendre des photos lui va cinq minutes, mais très vite ce qu’elle aime, c’est le potin. Elle se mêle toujours de ce qui ne la regarde pas, surtout de ce qui ne la regarde pas.  Parlons franchement, Courtney est une fouineuse : elle est pleine de cynisme dans ses propos et elle ne mâche pas ses mots « il a l’empathie émotionnelle d’un charançon ».
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Les gens du voyage sont déjà rejetés mais les rumeurs qui courent sur leurs comptes ne vont pas aider à l’affaire. Les scènes se déroulent dans une Europe centrale très superstitieuse où seul le christianisme fait loi. Nous entendons parler de comptes-rendus de lycanthropie, de chasse infructueuse et d’un conte célèbre de la contrée. Le ton est donné : Courtney se jette immédiatement dans la gueule du loup.

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courtney crumrin et les effroyables vacances 04
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)°º•. J’apprécie toujours autant le personnage principal par lequel Ted Naifeh dresse la place de l’enfant-sorcier, ici entourée davantage encore des mythes et des contes populaires… mais en sont-ils vraiment ? L’auteur propose une belle variation autour de thèmes, il apporte sa propre vision tout en laissant le lecteur s’y faire une place. Le fantastique n’est pas merveilleux mais bien dangereux.
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La place du Mal et du Bien n’est plus si tangible. Les créatures surnaturelles ne sont pas foncièrement les plus méchantes. Les relations entre l’oncle et la nièce deviennent conflictuelles : cela rajoute du poids à la tristesse ambiante de ce tome. Ted Naifeh présente deux personnages sentimentalement blessés et pas de fin heureuse. Le passage des personnages les rattrape, la solitude se fait de plus en plus pesante.  Courtney écoute aux portes des secrets d’Aloysius et y apprend ses sacrifices. De plus grandes forces sont en mouvement en on sent ce combo à la dérive.  L’auteur nous rend chaque personnage attachant à sa façon.
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)°º•. Comme toujours, il existe une excellente synergie entre contenu écrit et illustrations : ils forment un tout cohérent, avec de la profondeur. Le travail d’orfèvre sur les dessins est à noter. Bien que la parution « couleur » de la série continue, je vous avoue que ma préférence va totalement au noir et blanc qui sait sublimer cette histoire et créer une richesse de sensations : clairs-obscurs, angles des corps, éclairage très particulier des objets et des personnes. Notons que l’apparition des bulles noires comme à chaque fois, n’est pas signe d’un avènement optimiste.

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« Courtney Crumrin et les effroyables vacances » nous entrainent en Europe centrale où Courtney se fourre encore dans de mauvaises situations, où Aloysius l’en extirpe in extremis. Malgré leurs intérets communs, ils s’enfoncent tous deux dans leur solitude et il est parfois bien difficile d’avancer au regard de son passé. Du même calibre que les trois tomes précédents, celui-ci propose la même finesse d’illustrations pour nous entrainer toujours plus loin dans un univers soigné.

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courtney crumrin et les effroyables vacances 01 courtney crumrin et les effroyables vacances 02

courtney crumrin et les effroyables vacances 03
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Dans le chaudron :
¤ Courtney Crumrin et les Choses de la nuit, tome 1
¤ Courtney Crumrin et l’assemblée des sorciers, tome 2
¤ Courtney Crumrin et le royaume de l’ombre, tome 3
¤ Courtney Crumrin et les effroyables vacances, tome 4
¤ Courtney Crumrin et le dernier sortilège, tome 6
¤ Courtney Crumrin : portrait du sorcier en jeune homme, premier hors série
¤ La ligue des gentlemen ordinaires, second hors série
¤ Gloomcookie
¤ Rencontre avec Ted Naifeh

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Souvenir de lecture : Avoir le cœur en peine avec-pour les personnages.

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Mercredi Bd Fantastique.
Cette lecture est une participation aux Mercredis Fantastiques en collaboration avec Mango, dans le cadre du challenge Halloween.

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Le livroblog (Hilde), Mes lectures de l’imaginaire (Olya), My Lou Book, Sous le feuillage (Laël) ont aussi joué une partie d’échecs avec lui.

CITRIQ

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CARRIGER Gail – Le protectorat de l'ombrelle ~ Sans cœur, tome 4

22/09/2013 12 commentaires

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Sans coeur Le protectorat de l ombrelle Gail CarrigerTitre : Sans cœur (Le protectorat de l’ombrelle, tome 4)
Auteur : Gail CARRIGER
Plaisir de lectureetoile 5 Livre fantas… tique

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La meute de Woolsey déménage au centre-ville de Londres. Alexia est prévenue d’une attaque de la Reine par une fantôme ; quelle est la véracité de cette menace ? Alexia doit non seulement gérer des problèmes dans sa sphère privée mais également en externe avec le BUR  – Bureau of Unnatural Registry. Les porcs-épics zombies jettent leur dévolu sur Lord Maccon et Geneviève Lefoux travaille jusqu’à l’épuisement. Malgré ses préoccupations, Alexia doit gérer toute la sphère londonienne, enfin presque.

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Malgré son état, Alexia Tarabotti doit continuer son enquête aussi naturellement que possible : ce n’est pas de tout repos ; son pragmatisme sera mis à toute épreuve. Mme Lefoux travaille d’arrache-pied sur sa nouvelle invention, Félicité la sœur d’Alexia rejoint le mouvement de révolte des femmes, Biffy jeune louveteau a bien du mal avec les cycles de la lune. Et pourtant, la meute de Woolsey se met en quatre pour éviter la foudre de sa femelle Alpha.
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Nous avons des révélations sur le passé de Lyall (haaan) et la création du protectorat de l’ombrelle devient plus tangible pour le lecteur. Porcs-épics zombies, vampires, loups garous, fantômes et machines steampunk sont au programme.

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Après quelques instants de réflexion, Alexia se leva avec peine et se dandina jusqu’au porte-parapluies pour prendre son ombrelle, qu’elle ouvrit et plaça pointe vers le bas, au centre de la pièce. Comme celle-ci était vraiment très petite, cette manœuvre prit toute la place restante.

Indiquant à Ivy de se lever, Alexia lui tendit la poignée et dit : « Fais tourner l’ombrelle trois fois et répète après moi : » Je protège au nom de la mode. J’accessoirise pour tous et chacun  La quête de la vérité est ma passion. Par la grande ombrelle, j’en fais le serment. » »

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Sans coeurAvec le Bur menacé, Alexia redouble d’activité. L’intrigue m’a semblé un brin plus captivante. Les différentes voies suivies par l’auteur – comme l’attaque imminente de la reine – permettent rebondissements, révélations et réactions des personnages. La règle des 3R (que je viens d’inventer pour ce livre) nous offre une plume fascinante. Cette dernière est très caustique et c’est un véritable délice d’en lire les nombreux sarcasmes : situations cocasses et moments attendrissants se mêlent. Je suis toujours époustouflée d’observer un dispersement durant l’histoire et de voir que tout se compile, s’imbrique parfaitement à la fin.

Steampunk et Angleterre victorienne sont deux éléments d’un décor qui sert à merveille ce récit. Ce tome est haut en couleurs, au même titre que ces prédécesseurs. On en veut encore !

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La femme fantôme en question était plutôt floue sur les bords et pas tout à fait cohérente au milieu non plus. Elle devait être proche de l’état de poltergeist.

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« Sans cœur » est un tome du même acabit que les précédents : nous retrouvons les personnages chers à notre cœur pour notre plus grand plaisir. Le déménagement implique une nouvelle donne. Tout le monde a l’air de s’être donné le mot pour mettre le chaos dans la vie d’Alexia. Heureusement, armée d’un fort pragmatisme et d’une superbe ombrelle, Alexia peut tout gérer. La preuve, elle s’y attèle ; quitte à passer tout Londres devant ses propres besoins. Voilà un tome bien rythmé aux révélations croustillantes.

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Sans coeur extraits

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Souvenir de lecture : Cette impression que malgré tout, Alexia gère facilement.

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Dans le chaudron :
¤ Sans âme, tome 1
¤ Sans forme, tome 2
¤ Sans honte, tome 3

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My summer of (SFFF) loveDefi valeriacr0Voilà encore une entrée par le challenge My summer of (SFFF) love : je crois que nous n’avons plus besoin de préciser l’amour qu’il existe entre Lord Maccon et Alexia.

Cette lecture est aussi le choix de Valeriane pour moi dans le cadre du défi Valeriacr0.

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Book en stock (Phooka), Le blog d’Hydromielle, Les lectures de Mylène, Les lectures de Nyx, Nevertwhere, Ptite boukinette, Rêve général (J.a.e_Lou) ont aussi suivi de près l’octomate.

CITRIQ

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Pic : Victorian lady par Parizadhe
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LANDRESSIE Celine – Rose morte ~ Trois épines, tome 2

16/09/2013 12 commentaires

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Trois epines Rose morte Celine LandressieTitre : Trois épines (Rose morte, tome 2)
Auteur : Céline LANDRESSIE
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir

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1789, la France est secouée par les grognements de son peuple : le roi hésite, la noblesse piétine. Cela fait une décennie que Rose était exilée à Saint-Pétersbourg avant de revenir auprès du Comte de Janlys. Mais la colère qui gronde n’est pas la plus importante des menaces. Un complot vise les Arimath et plus spécifiquement la maison d’Artus. Devant essuyer le mépris des frères d’Holival, Rose n’est pas à la place la plus confortable qui soit.

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)°º•. Le peuple qui couve est le cadet des soucis de la tête pensante des Arimath. La situation est plus que tendue entre les personnages. Il n’y a aucune mansuétude à l’égard de Rose : aucune explication légitime lui a été donnée concernant le vent froid que souffle Artus. Elle est tiraillée entre deux sentiments : la tristesse intense et la colère froide vis-à-vis de son mentor. Rage et grande mélancolie s’emparent de Rose, d’être ainsi tenue à l’écart. .

Si Artus a toujours été à nos yeux de lecteurs, un personnage ambivalent, nous sommes assez surpris quant au comportement d’Adelphe. Un nouvel As fait son entrée en la qualité de hussard, le Prince Vassili qui s’avère beau et glacial.  Ils se déchirent, s’aiment et se détestent. Les personnages sont bien campés, construits. Toutefois, mon « mâle » préféré reste Adelphe. Il leur « reste » à savoir ce que prépare le grand érudit, et ma foi, ce n’est pas chose aisée.

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Trois epines)°º•. Après un premier tome aussi bon, il est toujours difficile de rebondir sur le deuxième. Céline Landressie nous transporte immédiatement et dans le récit et dans l’Histoire. La période choisie est riche et complexe : politique, us et coutumes, décors ; nous voyageons déjà. L’auteur mêle la fiction à des faits historiques et l’effet est toujours agréable.  Rose demeure la narratrice pour nous entrainer dans une enquête : recherches, pistes, fausses pistes, détails, déductions. Nous aussi, nous traquons l’érudit. La dynamique de ce tome est différente ; l’action est présente dans le roman et les combats plus musclés. Bien que l’intrigue soit essentiellement menée à l’extérieur de la maison d’Artus, Céline Landressie relève notre intérêt le plus vif pour les relations intrinsèques (notamment sur les caractéristiques des Arimath et leur hiérarchie). Reste en suspens, le secret que cachent les frères d’Holival… .

Le langage soutenu et la plume délicate ne pourront que s’accorder autour d’un même qualificatif : raffiné, souvent croisé chez les lecteurs. La plume parfume déjà le récit pour mieux pénétrer l’histoire. Les syntaxes sont adaptés, le vocabulaire est riche : la lecture coule de source, elle devient fluide, on s’en imprègne. La joute verbale est toujours aussi significative. .

La pentalogie semble travaillée en un seul bloc et non tome par tome, ce qui lui confère beaucoup d’aplomb. Le récit est longuement peaufiné, un peu comme la planche de bois brut. On sent qu’elle est calibrée, on ressent le poids du travail. C’est un peu comme passer le tamis sur l’écriture pour garder le grain le plus fin (ouh, que de métaphores !). Les processus temporels sont également maitrisés : flashbacks et ellipses apportent leur lot d’éléments nouveaux tout en passant sur des parties creuses sans perdre le lecteur. .

La place des non dits danse autour d’une gestuelle non verbale que Céline Landressie arrive à nous transmettre comme si nous assistions à leurs échanges muets. On vit littéralement les scènes.  Le deuxième tome confirme l’une des déductions principales que j’avais formulées dès les premières pages du tome un. Forcément, j’attends avec impatience le troisième tome (d’autant plus en découvrant la fin de celui-ci).

La couverture est toujours signée par Magali Villeneuve, formidable, non ?

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« Trois épines » est la digne suite de « Rose morte » (ouf). On est propulsé en 1789, où le peuple gronde et où Rose – surtout – doit de nouveau couler son caractère dans la maison Arimath, où elle ne semble plus être la bienvenue. Malgré la présence du Prince Vassili parti avec elle, elle a du mal à panser son cœur. Le clan est menacé et les frères d’Holival font fi des sentiments de Rose pour tenter de contrecarrer les plans de l’érudit. L’écriture est d’une finesse impressionnante, la pentalogie s’inscrit comme un travail  global sur l’ensemble de l’œuvre : c’est un véritable plaisir de se laisser porter par l’harmonie d’écriture pour mieux apprécier cette histoire.

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Souvenir de lecture : mais il va le cracher, le morceau ?!

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Dans le chaudron : ¤ La floraison, tome 1 ¤ L’interview de l’auteur ¤ Le voleur de voix de Jean-Nicholas Vachon

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My summer of (SFFF) loveCe récit s’inscrit en plein challenge My summer of (sfff) love. Je peux garnir encore mes arguments pour vous stipuler que si Rose se sent mal c’est bien par rapport aux sentiments de tout ce petit monde. Tenter d’être dans les petits papiers des trois hommes à la fois ne semble pas une mince affaire. Et son petit cœur tout écorché va avoir du mal à s’y faire.

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Logo Lecture Equitable

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Il s’agit-là d’une nouvelle lecture équitable avec les Éditions de l’Homme Sans Nom.

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Bazar de la littérature (Melisende), Book en stock (Dup), De livres & d’épice (Chani), Les découvertes de Dawn ont été charmées par la plume. .

CITRIQ

Cette lecture a été réalisée en partenariat avec Céline et les éditions de l’Homme Sans Nom.

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Pic : Vampire’s eye par ColorfulCandie. .

Categories: LANDRESSIE Céline Tags:

CARRIGER Gail – Le protectorat de l'ombrelle ~ Sans honte, tome 3

06/09/2013 30 commentaires

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Sans honte Gail Carriger Le protectorat de l ombrelle tome 3Titre : Sans honte (Le protectorat de l’ombrelle, tome 3)
Auteur : Gail CARRIGER
Plaisir de lectureetoile 5 Livre fantas… tique

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Chassée par son mari, Alexia n’a pas d’autre choix que de retourner chez sa mère. Elle doit faire face à sa daronne, à ses demi-sœurs et à leurs réflexions pas piquées des vers. Pour sublimer le tout, elle apprend par les journaux qu’elle est le scandale de l’année ; elle devient très convoitée par les vampires qu’elle doit fuir. Par-dessus le marché, elle est attaquée par des coccinelles mécaniques empoisonnées. C’est tout vu, Alexia quitte le pays.

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Sans honte 02J’avoue, le protectorat de l’ombrelle me manquait. Nous reprenons l’intrigue exactement où nous nous en étions arrêtés au tome 2 ; c’est l’occasion de nous donner quelques éléments de réponses (oui, on aimerait bien savoir, quand même). L’aventure emmène Alexia et sa clique en Italie en faisant une petite promenade chez les Templiers. Mystère et tasse à thé !

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Dans ce tome, aucun personnage n’a perdu de son piquant, les secondaires viennent au devant de la scène. Alexia – fidèle à elle-même et aux autres tomes – est accompagnée par Floote et la très-française Mme Lefoux. Lord Maccon présente la même lourdeur habituelle, voire un peu plus imbibée et se fait plutôt rare dans le récit même s’il n’est pas absent ; c’est pour cela que nous découvrirons davantage le Professeur Lyall dans ce volet. Du côté des absents, y figurera aussi Lord Akeldama malheureusement. Un drone (humain porte-clé qui sert un vampire) va disparaitre et c’est tout la société naturelle qui est en émoi.

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Sans honte 03Ce séjour dans la botte va donner des sueurs froides à Alexia : il faut dire qu’on y boit du café ! Comme les personnages font un petit tour dans l’hexagone, nous aurons le droit aux clichés des français moustachus mais ceux sur les italiens sont assez caustiques. L’intrigue est légère mais le lecteur de la saga est habitué et puis finalement, les personnages sont toujours aussi bien taillés. On fera face à une lutte politique et religieuse moins intéressante mais qui reste secondaire.

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Côté humour, ne nous sommes pas en reste avec des répliques qui font mouche, des dialogues qui se boivent comme du petit lait. Le récit est parsemé de nombreuses situations cocasses.  Couplé au second degré, Gail Carriger s’amuse dans le style désuet, époque victorienne teintée de steampunk, et on se prend au jeu.

Bon, et sinon, j’ai adoré un truc ; mais là tu surlignes avec ta souris ce spoiler uniquement si tu as lu les précédents tomes : le nom délicat du fœtus.

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« Sans honte » c’est la belle continuité d’une saga qui, si tu ne l’as pas attaqué, devrait te plaire. Les personnages sont toujours remplis d’humour so british et les situations ‘drôlesques’ s’enchainent. Pour peu que vous aimiez un peu l’époque victorienne, avec quelques éléments steampunk le tout pour agrémenter une histoire qui se déguste comme un bon friand, vous serez servis.

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Et voici plein de citations (au-delà de la décence)

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Sans honte citations

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Dans le chaudron :
¤ Sans âme, tome 1
¤ Sans forme, tome 2

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My summer of (SFFF) love

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Participation ô combien validée pour le challenge My summer of (SFFF) love ! Une des sagas qui sera la plus lu pour ce dernier. De la romance, des êtres surnaturels en veux-tu en voilà.

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Book en stock (Phooka), D’encre et de rêves (Morgana), Le rêve du renard (Yume), Les lectures de Mylène, Les lectures de Nyx, Mon coin lecture (Karine), Nevertwhere, Perdre une Plume, Ptite-boukinette, Rêve général (J.a.e_Lou) sont aussi parties bras dessus bras dessous avec Lefoux.

CITRIQ

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Pics : Lord Akeldama, Miss Hisselpenny par Rem.

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VACHON Jean-Nicholas – Le voleur de voix ~ Les prima donna immortelles, tome 3

17/05/2013 4 commentaires

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Les prima donna immortelles Vachon Voleur de voixTitre : Les prima donna immortelles (Le voleur de voix, tome 3)
Auteur : Jean-Nicholas VACHON
Plaisir de lecturecoeur notation Livre avec entrée au Panthéon
Tome 1, tome 2

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Maximilien est toujours possédé par la même quête : retrouver le diamant bleu. Toujours en France auprès de Marie-Antoinette du dauphin de France, il va devoir revoir ses plans bien malgré lui. Il semble que de meilleurs auspices l’attendent à l’Est mais rien n’est sûr quant au chemin tracé, tout pourrait encore basculer. De son côté, Maria Kalo a tout pour réussir. Elle est l’étoile manquante et seule l’Amour lui manque sur son tableau de chasse. Elle s’éprend d’un mystérieux jeune homme qui l’entrainera bien au-delà de ce qu’elle était prête à consentir.

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Barbie Hope Diamond)°º•. Du côté des personnages, nous retrouvons la brochette habituelle : Carlo Broschi, Viviane et Paul Thrun und Taxis qui entourent Nathaniel Champagne et Maximilien.  Sur la place d’Amalfi, se trouve Sofia. En même temps, dans un troisième opus, on se ne fricote plus avec des nouveaux, on prédit la fin, on veut dérouler le tapis rouge. Bref, savoir.
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Et bien… que non. Coté narration, nous pouvons maintenant nous glisser dans les mémoires de Maria Kalogeropoulos. J’avais un peu peur que ces derniers arrivent comme un cheveu sur la soupe comme un prétexte fallacieux pour glisser en douce des détails que l’auteur aurait oubliés de signaler dans les deux précédents tomes. C’est mal connaitre Jean-Nicholas Vachon. C’est une nouvelle vie qui s’ouvre à nous, avec certes, de nouveaux éléments – mais pour donner davantage de contenu aux indices que tu avais déjà repérés. Ils font également naitre un attachement irrévocable pour cette demoiselle à qui tout sourit ou presque. Et c’est le presque que tu veux décortiquer, au point de lire ses parties comme s’il s’agissait d’un journal intime retrouvé dans une vieille malle au grenier. Nous rencontrons aussi Nicolae Creulescu, un médecin roumain contacté par Viviane.

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)°º•. Je l’ai déjà dit dans les chroniques des tomes précédents, mais je le réécris parce qu’il faut bien le marquer, le souligner, le surligner, le fluoter. Le souffle historique donné à ce récit est tout simplement inimaginable : trois siècles d’Histoire, de l’Inde au Canada en passant par l’Europe. L’auteur a cette faculté – qu’on pourrait qualifier de quasi naturelle tant le rendu est efficace – de jongler entre périodes historiques et narrations ; parfois-même le croit-on, avec facilité. Il ne s’agit pas d’étaler les connaissances comme un vulgaire parchemin sur une table (aussi beau le bois soit-il) mais plutôt de créer des scènes en papier en trois dimensions, d’y placer des personnages soignés et d’insuffler la vie au tout.
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La réinterprétation du mythe du vampire est très judicieusement exploitée tout en respectant les codes. Il est étonnant de se sentir traiter Maximilien – notamment – de « gentil salaud » tant on l’apprécie alors qu’on ne peut pas s’empêcher de trouver dirons-nous « déplaisantes » ses actions. Ce vampire ostracisé est également lyricomane et on sent les recherches très documentées sur l’art lyrique qui sert de fondation à cette aventure.

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Les étoiles ont toutes en commun un rêve qui ne leur appartient pas.

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)°º•. Ne vous méprenez pas, quand j’ai eu le livre entre les mains, je ne me suis pas interrogée sur la force des recherches sur l’art lyrique ou sur le bien-fondé d’une telle ré-appropriation du mythe vampirique. Non, je l’ai juste ouvert avec frénésie pour le gloutonner d’un seul coup.
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Arriver à la première page de « Les prima donna immortelles » c’est avant tout le sentiment de s’installer dans un siège en cuir bien connu. On regarde les frasques de ces deux mâles, racontées avec une écriture disciplinée. « Le voleur de voix » n’est pas de l’action brute, c’est plus doux, mais tellement plus prenant. C’est doux… mais également assez incisif ; chose complètement contradictoire mais qui fonctionne. Le suspense monte encore d’un cran car les rencontres tant attendues ont évidemment lieu.
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La seule chose à laquelle je ne m’étais absolument pas préparée (erreur, erreur !) c’est qu’il allait y avoir une fin. Je ne l’avais pas du tout imaginée ni même esquissée en esprit. Et je suis arrivée sur les dernières pages avec une sensation complètement inexpliquée et irraisonnable et une phrase hautement intelligente et très bien formulée du genre « Quoi, c’est fini ?! ».  Maintenant que vous prenez en compte cet élément, vous conviendrez que forcément, elle ne ressemble pas à celle que j’avais en tête (puisque je n’avais rien en tête) mais qu’évidemment, elle n’aurait pu être autrement. Peut-être y aurait-il pu y avoir un feu d’artifices ou un truc bling-bling mais cela voudrait alors signifier aussi que le suspense n’était pas redescendu et que vous seriez resté(e) avec des questions et un peu frustré(e) aussi.
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S’il a fallu cinq mois avant que le dernier tome franchisse l’Atlantique (parution Québec 22 octobre 2012, France 21 mars 2013), mon petit cœur de lectrice et moi avons particulièrement apprécié que la saga soit publiée dans un délai plus que respectable : tome 1 – 20 octobre 2011, tome 2 – 16 mai 2012, tome 3 – 22 mars 2013. Le premier chapitre de ce volume-ci est à découvrir ici.

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« Les prima donna immortelles » clôture la trilogie « Le voleur de voix » avec fortes réponses à nos ultimes questions ; sans oublier préalablement de faire monter d’un cran le suspense, de favoriser de nouvelles rencontres et de nous faire voyager dans les époques. La trame scénaristique est prodigieusement fignolée pour offrir une aventure aux longues canines digne de ce nom.

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Dans le chaudron :
¤ Le roi et les castrats fous, tome 1
¤ La diva et le prince romantique, tome 2
¤ Rose Morte de Céline Landressie

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Souvenir de lecture : une saga goulument dévorée ; ce genre de récit pour lequel tu n’attends qu’une lecture sympathique et qui te rend complètement accro.

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CITRIQ

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Pic : Barbie Hope Diamond (ceci n’est pas une blague, je trouve qu’elle s’accorde bien à ce livre)
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Categories: VACHON Jean-Nicholas Tags:

LANDRESSIE Céline – Rose Morte ~ La floraison, tome 1

16/04/2013 20 commentaires

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La floraison Rose Morte Celine LandressieTitre : La floraison (Rose Morte, tome 1)
Auteur : Céline LANDRESSIE
Plaisir de lecture Livre à découvrir

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Arrivée en France en 1570, la famille de Greer a fêté depuis les 28 ans de leur fille Eileen, surnommée Rose. Toujours demoiselle, Edmund l’informe que contre toute attente (et surtout celle de son rejeton), ses fiançailles avec le Comte de Chaumontel seront rendues publiques lors de la soirée parisienne organisée par le Comte de Janlys. Mais Rose et son amie Charlotte de Carville ont plus d’un tour dans leur sac pour déjouer les plans du paternel. Nonobstant, lors de l’événement tant attendu, Rose se surprend à plonger dans le regard captivant d’Artus.

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)°º•. La brochette de personnages est dans l’ensemble assez attachante – pour différentes raisons – et savamment dosée.

Dans la famille de Greer, je demande le comte Edmund, papa adulé mais aussi homme d’affaires ; lady Mary quant à elle, pince sans rire et catholique jusqu’au bout des ongles aura su me faire sourire plus d’une fois, la représentant forcément avec la bouche en forme de cloaque de poule. Enfin, leur fille, Eileen et nommée Rose est la protagoniste. J’avoue avoir une large préférence pour les personnages à forte personnalité mais j’apprécie grandement quand elle s’avère proportionnée : les grandes gueules ou les capricieuses (qui généralement, ont aussi plein de pouvoirs ou des destins exceptionnels, le tout sans difficulté aucune)  me font généralement hausser les sourcils. On se rend compte que Rose n’est pas caricaturale : forte mais attachante, elle est tout feu tout flamme. Malgré sa résistance mentale, on perçoit très vite qu’elle peut aussi être à fleur de peau. Cette femme flamboyante est le premier point important et positif du roman.
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Personnages « secondaires » et non des moindres, nous trouvons les frères Holival. Le comte Artus de Janlys ainsi qu’Adelphe. J’ai été particulièrement surprise quant à mon ressenti : moi qui préfère les hommes au rôle de méchant (qu’ils le soient ou qu’on le leur donne) comme les assassins, j’avoue avoir largement préféré Adelphe. Je ne peux m’empêcher tout de même de pensert qu’il y a anguille sous roche pour l’un comme pour l’autre et j’attends – déjà ! – impatiemment la suite. Charmeurs, un poil sauvage, irrésistibles gentlemen, on ne peut pas ne pas être intrigué par ce beau combo.
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Enfin, dans l’entourage de Rose, nous découvrons également Charlotte de Carville et Jérôme. Petite note non secrète, puisqu’il y ait question de vampire : une hiérarchie se dessine à travers le récit. Céline Landressie reprend le mythe fondateur du vampire (des multiples formes du vampire ?) en important les bases et autres concepts qui tournent autour de ces ‘créatures’.

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La floraison Rose Morte)°º•. Céline Landressie a choisi la fin du XVIe siècle pour planter son roman : elle mêle fiction et histoire avec tout le naturel qu’il est possible d’avoir en écriture. Henri IV, la Ligue, les Huguenots et l’Edit de Nantes sont les piliers de l’époque. Cependant, si cet aspect plaira à ceux friands de récit historique, il pourra aussi seulement effleurer ceux qui ne s’y sentent pas à l’aise ou peu attirés.
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Toute en retenue, la plume de l’auteure esquisse un joli entrechat pour décomplexer une période relativement riche afin de l’utiliser judicieusement comme toile de théâtre. Elle décrit des ambiances raffinées, des décors de l’époque avec un luxe de détails dépeints : toilettes et vieilles pierres.

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)°º•. Quand la douceur de la soie côtoie le tranchant des poignards.

Lire « La Floraison », c’est avant tout une belle rencontre. C’est une sensibilité mise en exergue pour servir un récit de qualité. Il est question de destins romanesques et d’enjeux politiques, mais avant tout, de Rose. Le choix d’une narration introspective est pertinent car nous disposons du point de vue intime de la protagoniste mais aussi un peu d’omniscience. Nous savons certaines choses dont elle n’a pas une once d’idée : c’est assez jouissif comme procédé et développe considérablement notre empathie.
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L’action brute n’est pas au cœur du roman et pourtant, nous n’avons pas le temps de nous ennuyer. Céline Landressie sait entretenir le mystère : elle révèle certains indices ici et là et dévoile d’autres particules de l’intrigue au compte-goutte. Il est de ces détails presque insignifiants qui méritent une seconde lecture (ou se rappelleront à notre bonne mémoire à la lecture des tomes suivants). Les dialogues sont réfléchis et apportent tous quelque chose, parfois de manière obreptice. C’est un véritable jeu de piste qui s’offre à nous.
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Historique, un brin polar, du genre fantastique, avec un peu de romantisme ou même des traces d’horreur, personne ne se risquera à étiqueter ce roman. La délicatesse de la plume est estimable : l’auteure prend le temps de narrer, de servir une profusion de détails et descriptions, de fignoler l’environnement : tout ce qui œuvre pour nous plonger dans l’ambiance. L’écriture soignée propose un vocabulaire choisi entrainant aussi une richesse et une intelligence des textes. L’ensemble est ingénieusement pesé.

Le livre propose un papier épais de bonne qualité ; la couverture réalisée par Magali Villeneuve sied à merveille au roman (combien de fois l’ai-je admirée avant de reprendre ma lecture ?)

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« La floraison » est un roman qui peut être qualifié d’historico-fantastique mais ce serait réducteur. Accompagnez Rose au caractère déterminé, se laissant piéger par le regard envoutant du Comte de Janlys. Suivez-la dans la sphère qui devient maintenant sienne et assistez au plus près à sa métamorphose psychologique. Grâce à une plume délicate, Céline Landressie entraine le lecteur dans une épopée vampirique, qui n’a pas à rougir en comparaison de ses confrères.

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)°º•. Biographie
Née en 1978, Céline Landressie s’avère davantage qu’une amatrice éclairée concernant notre Histoire, mais pas que. Elle est aussi la maman de Rose Morte, une pentalogie du genre fantastique dont « La floraison » est le premier tome. Le deuxième paraitra en mai 2013. Son blog

Pour découvrir prologue et chapitre 1, c’est par ici.

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Dans le chaudron :
¤ Le voleur de voix de Jean-Nicholas Vachon.

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Souvenir de lecture : charmant et habile du poignard.

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Accroc des livres (Mélisande), Book en stock (Dup) et Vampirisme (Madoka) ont aussi sombré dans les yeux d’Artus.

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Logo Lecture Equitable

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Il s’agit-là d’une nouvelle lecture équitable avec les Éditions de l’Homme Sans Nom.

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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec Céline Landressie (que j’ai torturé pour l’emploi du tutoiement) et les éditions de l’Homme Sans Nom.

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Pic : Vamp goddess par Tas-poetry.
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Categories: LANDRESSIE Céline Tags:

CARRIGER Gail – Le protectorat de l’ombrelle ~ Sans forme, tome 2

06/11/2012 36 commentaires

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Titre : Sans forme (Le protectorat de l’ombrelle, tome 2)
Auteur : Gail CARRIGER
Plaisir de lectureetoile 5 Livre fantas… tique

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Du haut de ses talons et sous son ombrelle, Alexia Tarabotti a pris du grade : la voilà maintenant « Mujah » au service de la Reine. Elle mène l’enquête pour découvrir pourquoi les pouvoirs des vampires et de loups garous sont ainsi annihilés. Elle va devoir mettre son nez dans les affaires de l’ancienne meute de Lord Maccon. Tout pourrait se passer à merveille, si elle ne devait pas se frotter à son épouvantable demi-sœur et subir le chatouillement de plumes des chapeaux d’Ivy.

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)°º•. Lord Maccon et Alexia Tarabotti travaillent maintenant et principalement en horaires décalés ; pourtant ils mènent une vie tranquille et… non, pas du tout en fait. Pour Alexia, il est temps de partir en Écosse, à bord d’un dirigeable. Elle va rencontrer des loups garous en kilt (ouhouh !), la meute de Kingair, l’ex de Lord Maccon (la meute, pas Kingair). Dans ce tome, nous faisons un petit tour dans le passé de Conall, avec fortes grandes révélations… ou pas.
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C’est avec une grande joie si bien dissimulée qu’Alexia n’ait d’autres choix que de partir avec Félicité, sa demi-sœur insupportable. Ivy l’accompagnera et avec elle ses délicieux couvre-chefs invraisemblables. Tunstell, le porte-clés et le fiancé officiel de cette dernière sera de la partie ainsi que le commandant Channing Channing des Chersterfield Channings.
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Nous ferons la connaissance de Mme Lefoux, une inventrice française, modeuse et aux autres talents bien cachés. J’ai un faible particulier pour elle car j’aime beaucoup son caractère et sa façon de vivre. J’ai été un peu déçue que Lyall, le second de Maccon et Lord Akeldama soient aussi en retrait alors qu’ils m’avaient charmés dans Sans âme.
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Les créatures surnaturelles souffrent d’une épidémie d’humanisation, ce qui va créer une tension relativement forte. Il va sans dire que le grand atout de cette saga est bien les interactions entre les personnages. Alexia menacée, que va-t-il se passer ?

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)°º•. La touche steampunk est indéniable, Gail Carriger en ajoute encore une couche grâce aux inventions de Mme Lefoux, ainsi que le dirigeable, symbole fort de ce genre littéraire. J’ai beaucoup apprécié l’ajout de l’éthérographe qui s’avère un moyen de communication plus fantasyien que le télégraphe.
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Les us et coutumes victoriens en prennent toujours plein la figure notamment quand on s’aperçoit que les bandelettes d’une momie deviennent l’apparat indispensable à toute personne de distinction.

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)°º•. Pour ce deuxième tome, nous retrouvons toutes les particularités de ces personnages hauts-en-couleur. J’apprécie tout particulièrement l’harmonie indéniable entre la brutalité des loups-garous et le raffinement des vampires. On y croise aussi quelques fantômes mais je vous  en laisse la surprise. J’aurai quand même aimé que les informations concernant le passé de Conall Maccon soient plus consistantes.
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Si j’avais beaucoup souri en lisant le premier volume, la bonne surprise quant au ton employé par Gail Carriger est un peu passée. L’intrigue est lente et au démarrage tardif pour finalement se résoudre assez vite. Les actions sont rares, le tout manque de dynamisme. J’aurai envie que l’auteur passe la seconde maintenant que nous sommes aux faits quant au caractère des personnages, de l’existence de sociétés secrètes et des ambiances victoriennes. Heureusement, on ne peut pas rester chagrin trop longtemps, car cette série a – heureusement – un fort potentiel.
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J’apprécie toujours ces dialogues plein de mordant, les réponses cinglantes et sarcastiques du personnage principal. Il n’y a pas à dire, l’humour british est très appréciable. La plume est terriblement distrayante. Notons que ce tome propose une fin (difficilement) soutenable. Par ailleurs, cette série se clôture en cinq tomes et une adaptation en manga est déjà en cours.

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Cette fois-ci, Alexia part en Ecosse à bord d’un dirigeable pour rencontrer des loups-garous en kilt. Il va sans dire que nous sommes très heureux de retrouver ces personnages aux caractères plus forts les uns que les autres. On est tout « joie » d’assister à leurs échanges peu piqués des vers. Il est conseillé de ne pas attendre trop d’actions pour ce tome car l’intrigue est lente au démarrage pour se conclure très rapidement. On continue de flotter dans un univers steampunk délicieux.

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)°º•. Biographie
Gail Carriger, était archéologue américaine avant de devenir une auteur de steampunk. Elle a commencé d’écrire pour s’évader et y a pris beaucoup de plaisir – et on la comprend !

Son magnifique site à découvrir.

Pour lire les premières pages de « Sans forme », c’est par ici.

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Dans le chaudron :
¤ Sans âme, tome 1

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Souvenir de lecture : Et pourtant j’avais déjà fait une pré sélection pour les citations !

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Elles ont été nombreuses à lire « Sans forme » : Book en stock (Dup & Phooka), Elemnium (Dehlya), Hydromielle, La p(ile) à l(ire) d’Hécléa, Les lectures de Mylène (Mycoton), Les lectures de Nyx, Mon coin lecture (Karine), Neverwhere (Vert), Perdre une Plume, Pluie de livres (Dexlivres), Ptite boukinette (Azariel), Terre des mille lieux (Anisedora), Un brin de lecture (Karline05).
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CITRIQ

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Un petit livre qui se plait pour le challenge Halloween et le défi steampunk.

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Pics : #01 Ivy par Poisonwillow ; #02 Mme Lefoux par Poisonwillow.

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VALLS DE GOMIS Estelle – Brume

20/09/2012 6 commentaires

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Titre : Brume
Auteur : Estelle VALLS DE GOMIS
Plaisir de lecture Livre à découvrir

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A travers ce recueil, Estelle Valls de Gomis nous livre quelques unes de ses nouvelles, parues dans des anthologies, accompagnées de deux inédites. Au cœur du XIXe siècle, nous partons sur les traces de Feuilledor, découvrons la disparition de Pissenlit et lisons les derniers mots de Poe.

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)°º•. Cette fois, nous ne croisons pas de beaux hommes ténébreux, glabres et parfois habillés d’une chemise à jabot (comme c’est souvent le cas dans « Le cabaret vert ») ; mais ne soyez pas déçus car nous faisons de belles rencontres, celle de Pissenlit, celle de Feuilledor, quelques créatures fantastiques et d’autres personnages sans nom. On croisera tout de même quelques vampires, même s’il s’avère être au second plan.

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)°º•. Je n’aime pas les nouvelles. Et avec cette courte phrase et la présente chronique que vous lisez, alors vous vous dites qu’il y a quelque chose, là, pour que j’ai lu ce recueil. Et vous avez raison. Les nouvelles en général ne me plaisent pas, car j’ai à peine le temps de prendre ma valise à la main qu’on arrive à la gare terminus du voyage (à commencer par celles de Neil Gaiman dans « Les choses fragiles » (ça s’appelle tendre le bâton pour se faire battre)). Seule Estelle Valls de Gomis me transporte dans son imaginaire en quelques mots et sait me déposer en douceur.
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Dès les premiers mots, grâce à la nouvelle « Brume » on entre de plain pied dans le fantastique. Mais une grande question alors se pose : doit-on dévorer ou grappiller ce petit livre de 122 pages ? Ce qui est sûr, c’est qu’il est à lire, lové(e) dans son canapé, proche de sa bibliothèque, un jour d’automne (n’y voyez pas de vécu personnel, non). Sur le contenant et non le contenu, juste un petit mot car j’apprécie grandement ce format « romantique », 11*20 cm.
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On y trouve avec délice sa plume – comme pour Le cabaret vert, Les gentlemen de l’étrange ou encore Lancelot ou le chevalier trouble – ; certains lecteurs la trouvent assez alambiquée mais tout est une affaire de sensibilité. Si j’apprécie énormément les écrits de Guy Gavriel Kay (mon auteur préféré), c’est bien d’Estelle Valls de Gomis dont je me sens la plus proche.

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Le point d’orgue reste à mon goût la superbe description des lieux qui plus est, très visuelle ; le récit est assez frais dans son ensemble. Elle parsème ses nouvelles de clins d’œil et la thématique abordée est très évocatrice de l’anthologie dans laquelle l’écrit est publié. On y trouve quelques traces de tristesse, des pointes d’humour, des pieds de nez et même une fin douce amère. Petit point à souligner et pas forcément à argumenter, toutes les nouvelles sont écrite à la première personne du singulier, le « je » (sauf « Turquoise ») et toutes mettent en scène des hommes (sauf « Double, rouge, impair et passe… »). J’aime à croire qu’on y découvre parfois quelques détails de la vie d’Estelle ou de sa façon de penser ; mais sans aucun doute le fruit de mon imagination débordante de lectrice… on y croise pourtant son chien.

Allons tout de go, j’avoue tout, j’ai quelques préférences parmi ces nouvelles : Double, rouge, impaire et passe… ; Cuisse de nymphe et Brume.
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Notons que ce recueil est publié en autoédition mais je suis ravie de l’entreprise d’Estelle pour nous livrer ce recueil sans quoi nous serions passés à côté de ce petit livre bien agréable.
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Au sommaire :
. Brume (inédit)
. Trépassez devant, je vous suie(in Charlotte Bousquet éd. Plumes de Chats, éditions Rivière Blanche, 2009)
. Le Manoir dans le cimetière (in Lucie Chenu éd., (Pro)créations, éditions Glyphe, 2007)
. Les derniers mots de Poe (inédit)
. Le Baiser de la Fée Verte (in Alain Pozzuoli éd., Tatouages : une histoire et des histoires, éditions Les Belles Lettres, 2005)
. Turquoise (in Léa Silhol éd., Emblèmes hors-série #2 : Les Fées, éditions Oxymore, 2004)
. Cuisse de nymphe (in revue Monk n°2 : Ils se déshabillèrent parmi les tombes, 2007)
. Double, rouge, impair et passe… (in revue Monk n°1 : Rouge, 2007)
. La Disgrâce de Lord St Reeve (in revue Univers VI, Outremonde.fr, 2008)
. L’Oiseau-Tonnerre (in magazine Elegy n°45, 2007)
. En attendant Louis (in Charlotte Bousquet éd., Le Crépuscule des loups, Le Calepin Jaune Editions, 2008)

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Par ce recueil, Estelle Valls de Gomis nous livre quelques nouvelles prenantes. Elles nous emmènent dans différents lieux à la rencontre de personnages intrigants. Quelque peu doux amer, à la touche non moins sympathique, le recueil « Brume » est un joli tracé d’une plume aux belles arabesques.

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)°º•. Biographie
Estelle Valls de Gomis est née en 1973 et une vertueuse de l’étrange et des vampires. Ces derniers ont d’ailleurs l’objet de sa thèse universitaire « Le Vampire au Fil des Siècles ». « Le Cabaret vert » est son troisième recueil, il intègre la nouvelle « Circé et la malédiction du Déméter » qui a reçu le Prix Merlin de la meilleure nouvelle 2007. Cette femme très touche-à-tout (auteur, traductrice, illustratrice) est à découvrir.
Son site, son blog.

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Des extraits sont lisibles ici.
Pour acheter le livre, c’est par là.
(non, je ne touche aucune commission)

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Dans le chaudron :
¤ Le cabaret vert,
¤ Les gentlemen de l’étrange,
¤ Quelques mots empruntés pour constituer un chœur de lectrices.
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Souvenir de lecture : Pauvre, pauvre petit Pissenlit.
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VACHON Jean-Nicholas – Le voleur de voix ~ La diva et le prince romantique, tome 2

18/09/2012 2 commentaires

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Titre : La diva et le prince romantique (Le voleur de voix, tome 2)
Auteur : Jean-Nicholas VACHON
Plaisir de lecturecoeur notation Livre avec entrée au Panthéon
Tome 1, tome 3

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A l’opéra, les castrats sont boudés. Le public attend des tragédiennes qui les fassent vibrer, nous entrons dans l’ère romantique. C’est ainsi que naquit l’étoile Maria Malibran ; et elle ensorcèlera le comte du Périgord, Maximilien. Carlo Broschi devra quant à lui vivre dans l’ombre, dans un coin où les perturbations de l’éther ne facilitera pas son quotidien d’anonyme ; il perd sa place de favori. Nathaniel devra faire face au terrible pacte familial malgré la disparition de Viviane. C’est Paul, un nouvel ami qui lui permettra de se dresser contre la Cour des Immortels.

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)°º•. Maximilien est un vampire très fort car il est doublement damné : par l’asura indien mais aussi par le séraphin de Perse. Ces deux démons se battent pour prendre possession du corps de leur hôte et il doit calmer leurs ardeurs. Si sa position fait de lui une personne « unique », il est bien difficile de vivre avec ce lourd châtiment. Seules les voies angéliques semblent le calmer. Pour un temps, il sera accompagné de Charles. Il court toujours après le bijou volé connu sous le nom de « Hope », l’œil de la déesse hindoue.

Carlo Broschi tient à flot mais l’envie de sombrer est de plus en plus forte. Meurtri, mal aimé ou plus aimé du tout, il doit continuer à exister, mais pour qui ? pour quoi ? On suit à travers ses yeux, cette époque où tout pour lui n’était qu’une blessure supplémentaire. Cet « ange déchu » de la scène, tombé dans l’anonymat le plus parfait.

Maria Malibran est la première diva de cette époque romantique, elle suscite des passions phénoménales et sa vie se résume sur un long et fort succès.

On parlera également de Nathaniel Champagne, du prince Paul Thurn and Taxis, des Maria, de Madame Mina et de la Cour des Immortels.

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)°º•. La thématique des vampires est toujours l’essence même de ce roman. En sus de savoir que les vampires se repaissent de sang frais, on découvrira davantage l’organisation des vampires, la position des archanges, l’identité des séraphins et la raison de la Cour des Immortels.

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)°º•. Lors du premier tome, nous avions trois voix distinctes par lesquelles nous entrions dans le roman, dans leur vie. Ici, le récit s’étoffe : nous prenons connaissance de la correspondance de Maria Felicia Garcia et de quelques lettres du Prince de Bavière. Les points de vue sont alors multipliés. Chaque fin de chapitre est relativement cliffhanger, ce genre de sentiment vous fera lire encore un chapitre, et encore un. (ainsi de suite). Si on est quelque peu frustré par la coupure du récit de vie d’un des personnages pour partir dans celle d’un second, on ressent dès la deuxième ligne un grand contentement, car lui aussi, vous l’aimez bien.
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Après « il divo assoluto », l’auteur se focalise sur la première diva de l’ère romantique. On repère par ailleurs, des personnalités contemporaines et d’autres plus lointaines qu’on reconnait au premier coup d’œil.  Qu’ils soient féminins ou masculins, les vampires sont aussi détestables et cruels les uns que les autres.
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Les faits historiques sont mêlés aux explications fantastiques : j’ai souri et j’ai décidé de prendre ce que l’auteur me présentait ; il se peut que selon le lecteur que vous êtes, vous trouverez parfois tout cela tiré par les cheveux. Il n’en demeure pas moins que la plume est aussi délectable que pour le tome 1 « Le castrat et les rois fous ».
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Ce n’est pas faute d’insister dessus, ce roman ne présente pas de grandes batailles ni d’actions grandiloquentes : tout est affaire de descriptions détaillées sans longueur, d’ambiance posées et de partage de sentiments. Si vous aimez ces aspects-là, vous apprécierez cette trilogie.

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La scène de théâtre de ce deuxième tome se concentre sur l’époque romantique : les points de vue sont plus nombreux et étoffent le récit. C’est un véritable plaisir que de s’enfoncer davantage dans la vie et les aventures de nos trois hommes. Le récit prend le temps de se poser, de se conter et de faire entrer le lecteur dans une superbe fresque sur fond vampirique.

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)°º•. Biographie
Né en 1978, Jean-Nicholas Vachon travaille actuellement dans les assurances après avoir exercé le métier de pâtissier durant trois années. Attiré par la littérature fantastique dès son plus jeune âge, il publie son premier roman en 2004 avec le premier tome de la série « L’archipel des Sorcières ».

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Les premières pages du tome 2 sont à découvrir ici.
Le site de la saga « Le voleur de Voix« .

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Dans le chaudron :
¤ Le roi et les castrats fous, tome 1
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Souvenir de lecture : Je n’aurai voulu être ni Farinelli, ni Maria Malibran. Pourtant deux personnes d’exception.

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Cette lecture est aussi une participation au défi « Québec en septembre« .
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CITRIQ

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Pic : Le diamant Hope ; logo par Leviathan777.
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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec les éditions Michel Quintin.


Categories: VACHON Jean-Nicholas Tags:

LE FANU Joseph Sheridan – Carmilla

19/06/2012 28 commentaires

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Titre : Carmilla
Auteur : Joseph Sheridan LE FANU
Plaisir de lecture Livre à découvrir

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En Styrie, Laura et son père vivent seuls dans un immense château. Ils recueillent une jeune demoiselle qui vient de subir un accident. Ils sont ravis d’avoir de la compagnie, et plus particulièrement Laura qui se morfondait dans sa jeunesse. Une relation dépendante va naitre entre les deux femmes ; Carmilla semble avoir une emprise totale sur Laura. Son père ne sait plus quoi faire pour sauver sa fille apathique qui se meurt à vue d’œil.

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)°º•. Laura est une jeune demoiselle relativement naïve mais attachante. Elle représente la blonde innocente par excellence. Elle se révèle très attirée par Carmilla, malgré les nombreux aspects négatifs de cette dépendance. Elle ne peut se détacher de son influence, au péril de sa propre santé.
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Carmilla est le cliché de la brune exaltée. Elle est néanmoins énigmatique et dangereuse. On se questionne d’ailleurs sur sa véritable identité ; et personnellement, j’aurai bien aimé savoir qui est sa mère, si elle existe vraiment ou si c’est un mirage.

L’une est l’opposé de l’autre, la lumière versus l’obscurité.

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)°º•. Ce court roman de 134 pages est à la première personne du singulier, Laura nous emmène dans sa vie ; le château qu’elle habite est éloigné de tout et les personnes aux alentours sont pétries de superstitions. C’est dans ce contexte qu’elle accueille sa nouvelle amie Carmilla.
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A la fois romantique et gothique, cette histoire propose surtout une métaphore de l’amour. Si on y décèle la thématique de l’homosexualité c’est avec beaucoup de sensualité. Œuvre majeure du XIXe siècle, tout était dans le non-dit et la suggestion ; on découvre d’ailleurs une histoire contée avec grands esthétisme et pudeur. Il n’y a pas d’effusion de sang.
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A l’époque de sa parution, le vampire était considéré comme « exotique » ; si « Carmilla » est un texte fondateur pour le mythe du vampire, il n’en demeure pas moins que ce vampire-ci ne pâtit pas trop du jour ni même de l’aspect religieux (grigri sur l’oreiller) ; il est évidemment très beau, se nourrit de sang, craint le pieu et son lieu d’attache reste un cercueil.
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S’il est moins connu que « Dracula », il a été tout de même écrit en 1871, soit 26 ans avant l’œuvre de Bram Stoker. Ce dernier y faisait d’ailleurs référence avec un clin d’œil que son éditeur a jugé mauvais pour son succès à venir.

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Une œuvre à lire pour découvrir un des premiers textes à l’origine du folklore vampirique. On se laisse facilement charmer par Carmilla et on prend un certain plaisir à lire ses actes et son mode de fonctionnement pour séduire sa proie.

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)°º•. Biographie

Joseph Sheridan Le Fanu (1814 – 1873) était un écrivain irlandais et l’un des auteurs majeurs du Fantastique. Malgré des études de droit, il n’exercera jamais au barreau de Dublin. Journaliste puis rédacteur en chef, il a publié bon nombre d’articles, de récits et de romans.

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Souvenir de lecture : Cherchez le cercueil.

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Au fil de mes lectures (La liseuse), Chaplum, La caverne d’Ankya, Les chroniques d’Isil, Les lectures de Cachou, Les livres de George, Mon coin lecture (Karine), Parchments of Sha’, Sous le feuillage (Lael), Vampirisme (Vladkergan), Voyager… Lire… (Cryssilda) en ont aussi dit quelques mots.

CITRIQ

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Hop voici ma dernière participation « au mois irlandais » de Cryssilda.

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Pics : #01 Carmilla par Florbe91 ; #02 Et mourir de plaisir par Maid-of-Orleans.

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