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TAFFIN Benedict – La Pucelle et le Démon

09/09/2012 12 commentaires

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Titre : La pucelle et le démon
Auteur : Benedict TAFFIN
Plaisir de lecture Livre sympa peu s’en faut

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Sous les ordres de la duchesse Yolda, Sidoine de Valzan s’en va rencontrer Jehanne de Dromfroy. Cette femme pieuse entendrait des voix, il se doit de la ramener auprès du Dauphin afin qu’elle lui déclare religieusement ne pas être un bâtard. L’élue va également confirmer qu’il faut qu’il reprenne son trône et qu’il boute les Azuléens hors de Falatie. Le guerrier Sidoine va pourtant s’arrêter en chemin, prendre quelques plaisirs auprès d’une putain nommée Oriane. Au petit matin, lorsqu’il arrive sur les lieux, il découvre un désastre et le corps sans vie de Jehanne ; les démons de Njorg ont tout détruit. Les bras ballants, Sidoine tente le tout pour le tout et engage officieusement Oriane pour remplacer la vierge. Afin de vérifier son identité, Oriane doit rencontrer le capitaine de Vernisse venu avec un exorciseur. Voici la première étape d’une longue aventure… tout pourrait idéalement se passer si Arkshaar le démon de Sidoine, n’avait pas décidé de s’en mêler.

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)°º•. Pour accessoiriser cette imposture magistralement organisée, il nous faut donc :

Yolda, la duchesse et commanditaire. Le type de personnes assez froides dont on n’aimerait pas la compagnie et qui semble avoir bien du pouvoir en sous-main.

Jehanne, une femme dévote que nous n’aurons pas l’occasion de bien connaitre. Nous savons que la légende veut qu’elle vienne du bois Perchus et qu’elle fera des révélations au Dauphin.

Sidoine de Valzan surnommé La Hire. Il a un sens de l’honneur particulièrement développé ; il veut donc arriver au bout de l’aventure. Ce capitaine sanguinaire est accompagné d’un bhargoest qui a pris possession de son corps. Il maitrise un large éventail de jurons et ses propos sont souvent entrecoupés de « ta gueule » ou « la ferme » pour faire taire son démon jacassant, que lui seul peut écouter. Arkshaar est plutôt sadique et aime se moquer de son hôte, il est très agressif tant dans ses paroles que dans ses gestes mais je ne peux m’empêcher d’apprécier ses interventions. Je trouve ce combo plutôt réussi notamment quand le démon lui susurre à l’oreille qu’il faut poutrer ses interlocuteurs en les décapitant ou en leur sortant les tripes alors que notre malheureux Sidoine tente de rester calme.

Il y a bien sûr Oriane avec ses magnifiques yeux émeraude qui va devoir prendre sur elle, jouer son rôle à la perfection. C’est tout de même un électron libre et il n’est pas facile de lui tenir fermement les rênes.

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)°º•. Tu as peut-être saisi, mais sous le titre de « La pucelle et le démon », il se cache l’histoire de Jeanne d’Arc… revisitée. Il va sans dire que la documentation semble très bonne, les explications en fin de livre  données par l’auteur ainsi que le récit le montrent.
Les incipits de chaque chapitre ouvrent sur l’histoire « véritable » de Jeanne avant que les mots servent l’imagination de Taffin. Les tout premiers m’ont embrouillée et il a fallu que je demande confirmation à mon binôme de lecture. La grammaire y est parfois difficile, les phrases alambiquées mais reprenant les classiques du vieux françois.
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Malgré le talent développé, il m’a été difficile d’apprécier l’exercice de Benedict Taffin car je ne connais pas assez l’histoire officielle ni même les hypothèses de ce fait historique. On notera que les éléments fantastiques sont bien entremêlés à l’histoire et semblent trouver naturellement leur place. J’ai beaucoup aimé la réinvention des noms de villes et pays : Falatie/France, Ortillan/Orléans, Azuléens/Anglais, Tourelles/Tournelles, Lyspon/Lyon, Pondiret/Paris.

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)°º•. Cette fantasy qu’on pourrait qualifier d’historique est servie par une très bonne plume. J’ai aimé ce combo non conventionnel Oriane/Sidoine qui apporte vraiment de la fraicheur au récit. J’ai regretté tout de même de ne pas en savoir plus sur ce duo ni même connaitre davantage Njorg et ses démons. Mais ça, ce sont les paroles d’une lectrice fort ancrée dans l’environnement qui s’avère une éternelle insatisfaite (non, mais parce qu’une bonne histoire se doit d’avoir une fin, en vrai).
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Les passages entre action et moments plus calmes s’harmonisent. Les enchainements sont très bons grâce à une grande fluidité d’écriture. Le préambule est vraiment réussi. Les temps de guerre sont un peu difficiles pour moi car je n’aime pas ça, mais cette histoire saupoudrée d’éléments fantastiques est bien ficelée. Des scènes violentes de batailles et d’autres remplies de quelques détails sexuels feront pencher la balance du côté « conseillé au plus de 15 ans ». J’ai aimé que les informations soient distillées au fil du récit : on voit le nom Njorg, on comprend ensuite que c’est « lui » qui s’occupe des bhargoests, puis on sait que c’est une femme et finalement une sorcière.
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Avec une connaissance imparfaite de l’histoire originelle de Jeanne d’Arc, j’ai eu du mal à apprécier le texte à sa juste valeur. Mais j’ai été surtout motivée pour connaitre la fin et savoir si Oriane allait connaitre le même sort que Jeanne la Vraie ou si Benedict Taffin allait différencier cet élément de clôture. Il va sans dire que la présence de l’humour sarcastique et la façon de conter de Taffin m’ont particulièrement enchantée et je n’hésiterai pas à découvrir ses autres écrits.

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Sous le titre un peu mielleux de « La Pucelle et le Démon » vous découvrirez qu’il n’en est rien. L’Histoire de Jeanne d’Arc a été totalement repensé par Benedict Taffin et vous allez être ravis de connaitre les coulisses de cette grosse imposture à la sauce fantastique.

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)°º•. Bénédicte Taffin – qui signe Benedict Taffin ses livres adultes – est une écrivaine française. Son premier livre (jeunesse) « Les yeux d’Opale » est paru en septembre 2010 et a remporté le prix « Révélation Jeunesse » des Futuriales en 2011. Son blog
L’illustration de couverture est signée Pascal Quidault.

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Souvenir de lecture : La différence entre histoire et faits historique qui devient de plus en plus ironique.

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Dans le chaudron :
En fantasy historique
¤ Jonathan Strange & Mr Norrell de Susanna Clarke
¤ Le dernier rayon du soleil de Guy Gavriel Kay
¤ Thya d’Estelle Faye (La Voie des Oracles, tome 1)

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Cette lecture a été appréciée en lecture avec ma précieuse binôme Heclea dont vous pouvez lire la chronique. N’oublions pas que c’est grâce à un concours des Dames de Bookenstock que nous avons pu découvrir cette histoire.
Bookenstock (Dup & Phooka), La pile à lire (Oriane), Les victimes de Louve ont aussi apprécié cette Pucelle et ce Démon.

CITRIQ
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Ce livre est publié par un petit éditeur. On apprécie la couverture amovible, le papier épais et les finitions.
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Pic : couverture par Pascal Quidault.

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MARTIN G.R.R. – Le trône de fer ~ L’épée de feu, tome 7

10/08/2012 14 commentaires

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Titre : L’épée de feu (Le trône de fer, tome 7)
Auteur : G.R.R. MARTIN
Plaisir de lecture Livre sympa peu s’en faut

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Alors que Robb gagnait toutes ses batailles, il commence à perdre la guerre ; le roi du Nord affiche une bien pâle figure. Stannis accuse le coup de la débâcle sur la Néra alors qu’une grosse partie de son armée s’est ralliée au roi Joffrey. Pourtant, il ne désespère pas puisque Melisandre le voit toujours sur le trône. Les Lannister sont plus forts que jamais… mais jusqu’à quand ?

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)°º•. On ne peut nier la faculté d’adaptation de tous les personnages ; bien que l’action brûlante se fasse plutôt rare. Même pour Daenerys, héritière des Targaryen, l’épopée est difficile : la constitution de son armée prend du temps.
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Du côté des Stark, on sent bien que l’auteur ne va pas laisser les enfants bien longtemps de côté. Arya doit composer avec Béric Dondarrion et rejoindre sa famille à Vivesaigues. Sam assiste, déconfit, à la déchéance de la Garde de Nuit avec une mort qui le met sans dessus dessous. L’arrivée des sauvageons est pour bientôt alors que Snow a tout un rôle à tenir.
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Les chapitres du régicide sont passionnants et son escorte girl augmente notre intérêt. Mon personnage préféré, Tyrion, goute encore à l’amour filial de son père et s’enfonce encore plus dans le crâne son manque d’importance aux yeux de ce dernier.

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)°º•. Bien que la guerre des Cinq Rois ait toujours lieu dans tout Westeros, une bonne partie de l’action se déroule au-delà du Mur. Il n’y a pourtant pas de grands changements fondamentaux. La prévisibilité des actes fait partie intégrante du récit. L’auteur utilise une bien grosse ficelle : pire est le traquenard, mieux s’en sortent les personnages. La résolution d’un possible problème s’effectue généralement en un claquement de doigts.
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Concernant les personnages, j’ai eu du mal quant aux réactions de certains qui ne collent pas assez à leur caractère que G.R.R. Martin s’évertue à nous décrire depuis le début. Leur façon d’agir en parait presque suspecte en comparaison à leur façon d’être.
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En plus de la notion de temps pour laquelle le lecteur est assez paumé, j’ai trouvé que les procédés utilisés étaient difficiles : rapporter les paroles des uns, des autres et leurs traductions m’a été très lourd. La traduction laisse toujours à désirer, et nous avons le droit à une fameuse expression : « The Brave Companions et the Bloody Mummers » a été remplacée par « Les Braves Compaings » avec l’accentg du sud-euh.

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L’épée de feu n’est pas à proprement parlé un tome qui vous tiendra en haleine. Les quelques défauts d’écriture sont comme un caillou dans la chaussure ; mais certains chapitres vous aideront à apprécier le chemin que vous empruntez.

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)°º•. Biographie

Né en 1948, G.R.R. Martin est tour à tour écrivain de science-fiction et fantasy, scénariste et producteur. Rarement gai dans ses écrits, il propose toujours une certaine mélancolie. Il a vendu plus de 7 millions d’exemplaires de son oeuvre « Le trône de fer » (A Song of Ice and Fire) dans le monde (donnée de mars 2010) et sans doute un peu frustré et énormément tenu en haleine autant voire plus de fans.
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« Intrigues à Port-Réal » publié sous le nom « Brigands » pour le grand format est en réalité la première partie du volume “A storm of swords”, connu maintenant sous le nom enchanteur et original de « intégrale 3 ». Il se compose des volumes VF suivants : Intrigues à Port-Réal, L’épée de feu, Les noces pourpres et La loi du Régicide.

« A storm of swords » a remporté le prix locus du meilleur roman fantasy en 2001.

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Dans le chaudron :
¤ Le trône de fer, tome 1
¤ Le donjon rouge, tome 2
¤ La bataille des rois, tome 3
¤ L’ombre maléfique, tome 4
¤ L’invincible forteresse, tome 5
¤ Intrigues à Port-Réal, tome 6
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Souvenir de lecture : Ah, Snow, Snow, Snow… tout le monde perd la tête pour de si plaisants délices, tu sais.

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Cette lecture s’est réalisée en la charmante compagnie de Phooka dont vous pouvez retrouver l’avis, mais aussi d’Eirilys, Emma666, Heclea & Neph.

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Pics : #01 Jaime Lannister par Breogan ; #02 A song of ice and fire – some characters par Worgue.

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MARTIN G.R.R. – Le trône de fer ~ Intrigues à Port-Réal, tome 6

26/06/2012 17 commentaires

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Titre : Intrigues à Port-Réal (Le trône de fer, tome 6)
Auteur : G.R.R. MARTIN
Plaisir de lecture Livre sympa peu s’en faut

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Par amour pour ses enfants disséminés dans tout Westeros, Catelyn commet un acte que son peuple voit comme une trahison. Elle n’est pourtant pas la seule de la famille à réaliser ce type d’erreurs irréparables. La cohésion des alliances n’est plus à l’ordre du jour.  Les terres de Winterfell changent de main et Robb s’avère bien embêté. Snow accomplit sa dernière mission auprès des Sauvageons alors qu’Arya tombe dans les bras d’un homme de son père. Sansa est toujours à la cour de Port-Réal où Tywin Baratheon est venu remplir son rôle de Main du roi Joffrey, laissant pour compte son fils Tyrion et tous ses efforts déployés.

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)°º•. Nous avons de nouveaux personnages « point de vue » : Jaime Lannister et Samwell Tarly vont avoir le droit à leur propre chapitre et c’est avec plaisir que nous accueillons ce sang neuf qui va permettre de changer un tantinet notre vision mais aussi d’apprendre des détails sur certains événements antérieurs.
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Il n’en va pas moins que je m’interroge encore sur l’objectif de certains passages mais aussi sur certains dialogues très « parlotte dans le vent ». Daenerys continue à manger du sable et rien d’autre. Snow intègre les rangs de Mance Ryder et j’apprécie qu’on s’approche d’autant plus près des Sauvageons. Tyrion reste un des personnages clefs et il va se voir offrir un discours qui transpire d’amour de la part de son père ; il bénéficie toujours d’une plume appréciable de la part de Martin bien que Catelyn en soit pas en reste.
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Nous passons un moment formidable dans le Q.G. des femmes Tyrell, que ce soit avec Magaery ou avec sa grand-mère Olanna appelée la Reine des Epines qui n’a pas la langue dans son sac. Mais aussi lors des trois coups…

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)°º•. On entre dans une ère de petits arrangements : les alliances se font et se défont et rien n’est vraiment encore décidé au niveau politique. L’ignorance des événements sur le continent de Westeros amène son lot de quiproquos et d’erreurs stratégiques.
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Depuis le début de la saga, j’oscille entre deux sentiments : quelques passages plaisants étaient à mon goût trop noyés dans cette masse de pages. J’avais donc décidé d’attendre beaucoup moins de cette histoire, de ne prendre que ce qu’elle offre sans cesser de vouloir plus à défaut d’être déçue. Même si la vie de certains personnages se déroule doucement, quitte à ce qu’on s’y ennuie de pied ferme, d’autres moments clés ont été un véritable plaisir à lire pour ce tome-ci. De plus, j’y ai trouvé beaucoup plus d’éléments fantastiques et surtout l’énonciation de promesses que j’aimerai bien voir se réaliser… si l’auteur se le permet sans nous faire attendre encore 3 ou 4 tomes.

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Intrigues à Port-Réal propose encore de multiples changements au niveau politique. Certaines scènes sont à dévorer lors de la lecture et nous promet de bons moments ; j’ai apprécié l’apparition d’éléments magiques bien que l’histoire se déroule encore très lentement.

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)°º•. Biographie

Né en 1948, G.R.R. Martin est tour à tour écrivain de science-fiction et fantasy, scénariste et producteur. Rarement gai dans ses écrits, il propose toujours une certaine mélancolie. Il a vendu plus de 7 millions d’exemplaires de son oeuvre « Le trône de fer » (A Song of Ice and Fire) dans le monde (donnée de mars 2010) et sans doute un peu frustré et énormément tenu en haleine autant voire plus de fans.
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« Intrigues à Port-Réal » publié sous le nom « Brigands » pour le grand format est en réalité la première partie du volume “A storm of swords”, connu maintenant sous le nom enchanteur et original de « intégrale 3 ». Il se compose des volumes VF suivants : Intrigues à Port-Réal, L’épée de feu, Les noces pourpres et La loi du Régicide.

« A storm of swords » a remporté le prix locus du meilleur roman fantasy en 2001.

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Dans le chaudron :
¤ Le trône de fer, tome 1
¤ Le donjon rouge, tome 2
¤ La bataille des rois, tome 3
¤ L’ombre maléfique, tome 4
¤ L’invincible forteresse, tome 5
¤ L’épée de feu, tome 7
¤ Les noces pourpres, tome 8

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Souvenir de lecture : 3 ou 4 pieds, rien que ça !

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Cette lecture s’est réalisée en la charmante compagnie de Phooka dont vous pouvez retrouver l’avis, mais aussi d’Eirilys, Emma666, Heclea & Neph.

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Pics : #01 Arya of House Stark par Jekaa ; #02 Samwell Tarly par TheSketchBoy.

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LEOURIER Christian : Le Cycle de Lanmeur ~ Les contacteurs, intégrale tome 1

28/05/2012 15 commentaires

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Titre : Les Contacteurs (Le cycle de Lanmeur, intégrale tome 1)
Auteur : Christian LEOURIER
Plaisir de lecture : Livre sympa peu s’en faut

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Lanmeur souhaite conquérir les planètes voisines en y dépêchant des personnes ambassadrices.

Twern a subi un atterrissage catastrophique dans la zone où il devait se rendre et il va devoir se mêler au peuple ; il rencontre Talhael le Conteur qui va déterminer la caste de cet « homme » improbable. Seulement, tout ne se déroule pas aussi facilement, enlevé par le saigneur Penkaur puis fait prisonnier par Branhaelle, Twern devra aussi répondre de sa plausible identité comme Penn’t Adébenn.

Quant à Akrèn, elle débarque sur la planète Nédim : seuls 300 colons lanmeuriens sont encore vivants sur les 4000 comptabilisés à cause de l’hiver. Les indigènes sont réduits à l’esclavage : la torpeur qui envahit la ville de Loed est malsaine. Elle fait partie d’une expédition vers le nord pour retrouver Gogleth, la ville enfouie. Le périple est une véritable galère et le plus dangereux n’est pas forcément où on le pense.

Ynis est devenue cette année l’épouse du vieux père, le fleuve Finllion. Elle va à la rencontre de sa réincarnation, le Vieux Saumon. Alors qu’elle est considérée et traitée comme une invitée de prestige, elle fait la connaissance des hommes oiseaux, en particulier de Stern ; et sa vie bascule.

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)°º•. Pour les personnages de ces trois romans ici présents, on se rend vite compte que l’adaptation des « contacteurs » aux populations est plus ou moins réussie. On se confronte souvent à des autochtones qui en savent plus long que ce que pense Lanmeur.
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Pour « Ti-Harnog », on se focalise sur Twern que j’ai beaucoup apprécié, sur Halvin mais aussi sur le Vieux Samildanach-qui-sait-tout et qui m’a bien surprise. Dans « L’homme qui tua l’hiver », aux côtés de Akrèn, on découvre Diaspad, Ennian et Innatroc entre autres et c’est assez déconcertant de voir qu’ils possèdent tous un secret. Enfin pour « mille fois mille fleuves », nous ne suivons pas les aventures d’un contacteur mais bien d’une native, Ynis. Là aussi, on ressent un certain trouble en la présence du Vieux Saumon, de Stern ou encore de Gwener.

Evidemment, il ne va pas sans dire qu’on croise aussi des Saigneurs, une troupe d’Horcs et même des artwenir – des animaux ressemblant à croisement entre la baleine et l’autruche… dotés d’un cou reptilien ( !) –.

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On comprend finalement que seul Lanmeur et son envie de colonisation comptent puisque les personnages secondaires disparaissent les un après les autres sans véritable explication et il faut que le lecteur s’en contente ; cela m’a été passablement difficile car je voulais comprendre.

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)°º•. Si la plume de Léourier est assez époustouflante, c’est bien dans la description sociétale des planètes. Chaque monde possède ses règles sociales, croyances et modes de vie qui lui sont propres.
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Pour « Ti-Harnog », les hommes sont tenus par la puissance de la Vérité alors que les femmes ont droit à l’insouciance, aux mensonges. Le concept de la murkéto – que je vous laisse découvrir – m’a été le plus bluffant. On se rend compte que les femmes d’un certain âge commencent à manger de la viande. Et très vite, on devine pourquoi.
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On s’aperçoit également que la société est hiérarchisée par le système des Castes. Le pouvoir des castes « montaient et descendaient l’échelle sociale selon les circonstances » (p.72) et leur importance au sein même de la société. Je peux en lister quelques unes : Naute, Guerrier, Forgeron, Charpentier, Tailleur, Justicier, Nourricier, Messager, Conteur, Connaisseur, Marchand ou encore Cultivateur.
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Lanmeur possède plusieurs représentants mais les habitants ont l’air pour certains d’être au courant ou tout du moins, vraiment suspicieux et pour d’autres déjà envahis (et bafoués). Ils portent cependant bien leur nom de colons dans « L’homme qui tua l’hiver » puisqu’ils pillent les planètes en plus d’asservir le peuple. Léourier nous montre aussi comment est vécu « le dogme du Rassemblement » et cela nous semble d’un seul coup, une moins bonne idée, dans le genre « allons évangéliser ces sauvages et au passage, récupérons toutes leurs terres et leurs richesses ».

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)°º•. Sous cette première intégrale appelée « Contacteurs », nous retrouvons trois romans : Ti-Harnog, L’homme qui tua l’hiver et Mille fois mille fleuves. Elle contient aussi des appendices avec poèmes et chansons, un entretien de Christian Léourier ainsi que sa bibliographie.
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Si cette réédition était très attendue des aficionados, j’ai été pour ma part assez désorientée de ne pas savoir où j’étais, ce que je voyais et dans quels buts cela m’était raconté. Si Léourier semble préférer le déroulement de ses histoires, les fins m’ont semblé un tantinet bâclées : je suis restée assez frustrée de ne pas savoir par exemple le fin mot concernant l’affaire du Penn’t Adébenn ou de voir la fin un peu facile à mes yeux de Mille fois mille fleuves.
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J’ai senti que Léourier semblait moins à l’aise dans les parties épiques puisque les scènes de batailles étaient peu convaincantes. Le suspense monte progressivement, mais parfois s’ensuit une débâcle progressive jusqu’à une fin devinable. Cependant, beaucoup de questions restent en suspens et j’ai vraiment apprécié les ambiances – notamment le froid glacial de Nédim qui me faisait littéralement grelotter.
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Classée en space opera, cette trilogie ne se focalise pourtant pas sur les vaisseaux spatiaux peu présents ni même sur les objets futuristes – qui sont eux, absents. Je pense que je ne faisais pas partie de la cible voulue, adorée et attendue : je ne possède apparemment pas tous les codes SF attendu de la part du public pour découvrir cette œuvre et suis tout de même passée à côté.

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Ce cycle majeur de Christian Léourier a été écrit dans les années 80’s et 90’s. Sur trois mondes différents, l’auteur nous conte une histoire de conquête, d’amour et de mort. Le point d’honneur, à mon goût, se concentre sur une description vive et riche des univers. Lanmeur fait partie des incontournables français de Science-fiction, il serait bête de ne pas jeter un œil pour les amateurs.

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)°º•. Biographie
Né en 1948, Christian Léourier est écrivain en alternant des romans jeunesse et d’autres pour adultes généralement en Science Fiction.

Le cycle de Lanmeur, se compose comme suit :
Ti-Harnog, 1984,
L’homme Qui Tua L’hiver, 1986,
Mille Fois Mille Fleuves, 1987,
Les Racines De L’oubli, 1988,
La Loi Du Monde, 1990,
Les Masques du réel, 1991
La Terre De Promesse, 1994.

Pour lire les premières pages, vous pouvez vous rendre ICI.
La couverture – un peu effrayante pour moi est d’Eric Scala.

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Souvenir de lecture :  Penn’t Abédenn, un mythe ou… ?

Cette lecture commune a été réalisée en compagnie de Dup, Lune (livre 1, livre 2, livre 3) et de Phooka (livre 1, livre 2, livre 3).  Sur la bloggosphère, vous pouvez retrouver l’avis de Traqueur Stellaire (Guillaume44).
CITRIQ
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Les éditions Ad Astra est une petite maison aux grands livres.
Cette intégrale est victime de son succès, elle est actuellement en rupture de stock mais sa réimpression devrait être imminente.

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Pics : Couverture de l’intégrale tome 2 de Lanmeur par Eric Scala.

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MARTIN G.R.R. – Le trône de fer ~ L’invincible forteresse, tome 5

19/04/2012 20 commentaires

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Titre : L’invincible forteresse (Le trône de fer, tome 5)
Auteur : G.R.R. MARTIN
Plaisir de lecture Livre sympa peu s’en faut

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Alors que Daenerys mord la poussière ou pas loin, seule de l’autre côté de l’océan ; Stannis et ses troupes s’apprêtent à attaquer Port-Réal via la baie de Néra. Tyrion tend à prendre sa revanche sur Cersei mais n’en mène pas large, très peu de temps après. Si on apprend que les larmes ne sont pas la seule arme des femmes, il n’est pas bon d’être une demoiselle Stark au Royaume des sept couronnes en cette période. Dans le nord, Winterfell change de main, deux manquent à l’appel et Jon Snow se frotte aux sauvageons. Faîtes vos jeux, rien ne va plus !

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)°º•. Si j’ai apprécié une chose dans ce tome-ci, c’est bien le fait que les personnages soient réellement à côté de la plaque : que ce soit Daenerys qui semble un poil trop kiffer le palais de poussière, Tyrion qui passe à côté de the information ou bien encore Theon qui se fasse rouler par un infirme et un encore-en-couche-culotte.
Daenerys ne sert à rien ou du moins pas à grand-chose : on se demande à quel dessein l’auteur voue cette scène de départ. Plus tard le hasard facilite grandement les choses pour elle. Mais c’est trop tard, je suis lassée de sa stagnation. Theon me laisse totalement indifférent de par son incapacité à comprendre ce qu’est la vie et Snow est un poil ennuyant de par sa prévisibilité. Côté Sansa, si elle continue à faire bêtise sur bêtise et à s’enfoncer tant par son comportement ou dans ses relations, je ne donne pas bien cher de sa peau. Ceci dit, on ne peu que lui donner un peu de pitié car quand même, elle ne mérite pas tout ça.
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Heureusement, deux personnages retiennent toujours mon attention : Arya, jeune rebelle et fillette ultra indépendante qu’on ne suit pas assez à mon goût et Tyrion pour sa psychologie – existence et pensées – et son côté fin stratège.
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Notons tout de même la présence de personnages de troisième zone dont on n’entendra plus vraiment parler, qui viennent noyer le lecteur dans la Néra (fleuve où sur sa rive gauche domine la capitale Port-Réal).

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)°º•. Nous assistons toujours au déroulement de l’intrigue où chaque chapitre est vu à travers les yeux de l’un des personnages principaux. Cette histoire médiévale sert trop peu de magie à mon goût mais si vous aimez les coups bas, les mensonges et les trahisons à tous les coins de rue, cette saga ne pourra que vous plaire. En général, je n’aime pas les batailles, je n’aime pas non plus la mer, quand il s’agit alors d’une bataille en mer… je suis coulée. Et G.R.R. Martin n’y va pas de main morte, une des meilleures batailles du Trône de fer, parait-il.

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Si j’ai trouvé quelques bons éléments avec ce livre, j’ai trouvé que l’auteur ménageait énormément ses efforts : les quelques rebondissements intéressants me sont un peu sabotés par la suite avec des longueurs ou des chapitres moins vifs. Nous avons le droit à quelques progressions mais l’avancée générale est particulièrement frustrante. Par ailleurs, je n’ai pas compris la raison des manchettes données par G.R.R. Martin à ses personnages sans raison évidente – du moins pour l’instant – puisqu’elles sont sans apport à la trame globale ou aux manœuvres mineures. Vous l’avez compris, le rythme et l’envie de poursuivre est uniquement portés par la lecture commune.

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« L’invincible forteresse » distribue des coups de poing à quelques personnages ; en ancre d’autres dans leur rôle et les fait batailler les uns contre les autres sur l’eau. Si les péripéties vous semblent tout d’un coup génialissimes, il y a fort à parier que c’est parce que vous flanchiez du bout du nez dans les pages précédentes. Même si c’est un peu mou du genou, vous qui aimez les sagas médiévales, le Trône de Fer devraient vous plaire, à défaut de moi.

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)°º•. Biographie

Né en 1948, G.R.R. Martin est tour à tour écrivain de science-fiction et fantasy, scénariste et producteur. Rarement gai dans ses écrits, il propose toujours une certaine mélancolie. Il a vendu plus de 7 millions d’exemplaires de son oeuvre « Le trône de fer » (A Song of Ice and Fire) dans le monde (donnée de mars 2010) et sans doute un peu frustré et énormément tenu en haleine autant voire plus de fans.

Le tome « A Clash of Kings » (dont sont issus en version française : La Bataille des rois, L’Ombre maléfique et L’Invicible Forteresse) a reçu le Prix Locus du meilleur roman de fantasy en 1999 et le Prix Ignotus du meilleur roman étranger en 2004.

Son site officiel, son blog, et « La garde de nuit » un site francophone tenu par des fans, très complet d’ailleurs.

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Dans le chaudron :
¤ Le trône de fer, tome 1
¤ Le donjon rouge, tome 2
¤ La bataille des rois, tome 3
¤ L’ombre maléfique, tome 4
¤ Intrigues à Port-Réal, tome 6
¤ L’épée de feu, tome 7
¤ Les noces pourpres, tome 8
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Souvenir de lecture : Mets du fun dans ta vie, sois toi aussi un(e) Stark !

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Jamais on aurait cru chose possible lors de cette Lecture Commune : il y a des filles qui aiment Sansa, on les met d’ailleurs dans une Team pour mieux les viser avec nos tomates. Les coupables : Eirilys, Heclea & Neph.
Mais sinon ce livre a été apprécié et lu assez vite par rapport aux autres tomes avec Phooka et les filles qui ont chroniqué l’Intégrale 2 (regroupant La bataille des rois, L’ombre maléfique et L’invicible forteresse) Eirilys, Emma666, Heclea & Neph.
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Dans la bloggosphère, on peut retrouver l’avis de ce tome-ci de If is dead (DabYo) et de Lectures trollesques (P’tite Trolle) ; et sur l’intégrale 2 Le dragon galactique (Tigger Lilly), Les Lectures de Xapur, Lis tes ratures (Lyra Sullyvan), Madly Pagal (Taliesin) et Perdre une plume.

CITRIQ

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Pics : #01 Theon Greyjoy par Serclegane ; #02 House Bolton par LiquidSoulDesign.

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McKAY Kirsty : Zombies panic

06/04/2012 22 commentaires

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Titre : Zombie panic
Auteur : Kirsty McKAY
Plaisir de lecture Livre sympa peu s’en faut

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Bobby vient tout juste d’emménage en Angleterre ; son caractère taciturne n’a pas déclenché de nouvelles amitiés. Ce voyage scolaire en Ecosse se révèle un enfer sans fin pour elle. A la pause déjeuner, les élèves partent à la cafeteria de la station alors que Bobby préfère rester dans le bus. Malheureusement, cela ne sera pas synonyme de tranquillité puisque Smitty est puni. L’absence de leurs camarades commence à les inquiéter quand ils voient courir Alice comme si elle avait vu la Mort en personne. Derrière elle, les autres se meuvent étrangement.

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)°º•. Bobby et Smitty restés dans le car sont rejoints par Alice et Pete qui ne semblent pas toucher par le phénomène zombifiant de leurs collègues. Tous quatre ne se supportent pas et vont devoir se serrer les coudes pour leur survie. Bobby est relativement renfermée et se considère comme timide, pourtant elle va être pleine d’initiatives et de bonne volonté. Smitty est considéré comme la brute de la cour, à rouler des épaules et à siffler les filles. Alice est plutôt la bimbo, la petite star de l’école, avec ses ongles parfaitement manucurés et ses petits hauts pailletés accordés à son rouge à lèvre rose. Enfin, Pete est un albinos étiqueté « intello » par ses acolytes mais saura lui aussi trouver la force qui est en lui.
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Dans la littérature thématique « zombie », nous voyons très peu d’adolescents. McKay utilise des personnages très stéréotypés qui emmèneront beaucoup de piquant à l’histoire. Tout est une histoire de cohabitation, on découvre l’évolution de leurs relations également.

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)°º•. Ce roman écrit à la première personne du singulier est un livre jeunesse ciblé… « jeunes ». Le vocabulaire adapté permet une lecture dès 12 ans. J’ai apprécié que l’histoire démarre très vite puisque c’est à la quinzième page que le premier zombie arrive. C’est un roman d’aventure où l’action est omniprésente, laissant la place tout de même au temps de la réflexion.
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L’auteur utilise des ficelles des romans « zombie » et y colle un aspect très sérieux qui entretient le comique de situation. Ce roman est à prendre au premier degré, il suffit de se laisser porter. Ce n’est pas ici que vous trouverez des questions sur l’humanité et le quid des zombies non plus. McKay utilise la représentation d’un zombie se trainant, avide de chair fraiche et sans une once d’intelligence. Elle adopte l’Ecosse pour ses décors effrayants et emploie ses personnages à chercher les origines de la contamination.
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Si quelques événements se révèlent prévisibles, le dénouement est quant à lui surprenant. Le style est saugrenu, un peu décalé et très vif. Le suspense est tout de même bien entretenu. Quelques phrases pleines d’humour et bien pensées nous tirent des sourires et contrebalancent bien avec l’horreur. Pour le côté sanglant, je pense qu’on atteint un niveau moyen : il y a quand même des zombies, des petites blessures et quelques bastons.

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Un petit roman jeunesse qui ne paye pas de mine. Un peu d’humour et beaucoup d’action servent une histoire avec des zombies et des adolescents en quête d’une véritable survie. Si quelques uns d’entre nous pourraient s’ennuyer de la trame directe et unique, les plus jeunes d’entre nous verront à travers cette histoire, une bonne façon de côtoyer son premier zombie et en seront enchantés.

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)°º•. Biographie
Auteur américaine, Kirsty McKay est née et a étudié en Angleterre. Ses travaux de recherche et d’écriture se sont basés sur les pièces de théâtres pour enfants. Zombie Panic, publié sous le titre Undead en VO, est son premier roman.
Kirstymckay.com

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Souvenir de lecture : J’ai toujours pensé que la hache était une très bonne arme contre les zombies. Je devrais reconsidérer l’emploi du snowboard.

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CITRIQ

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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec les éditions Seuil.

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Pic : Snow zombie loves you par One-Sky.

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MARTIN G.R.R. – Le trône de fer ~ L’ombre maléfique, tome 4

25/03/2012 25 commentaires

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Titre : L’ombre maléfique (Le trône de fer, tome 4)
Auteur : G.R.R. MARTIN
Plaisir de lecture Livre sympa peu s’en faut

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Le royaume des sept couronnes se révèle toujours doté de quatre rois. Chaque camp veille à se fournir en armes et en stratagèmes. Robb porte la bannière des Stark lors des batailles alors que sa mère officie durant les négociations tandis que les sœurs sont séparément dans de beaux draps.  Stannis et Renly Baratheon, frères de feu le roi Robert se mangent le nez pendant que Joffrey a mis ses toutes petites fesses sur le trône de fer et se laisse guider comme un pantin par sa mère Cersei et le remplaçant de la main, Tyrion. Si les instruments de combat sont faits de pièces d’artillerie et de discours de belles langues, vous serez étonnés qu’on ait aussi recours à une magie puissante et ancienne.

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Nos préférences et nos antipathies se renforcent cruellement au cours de l’histoire. Au niveau des personnages, la famille Stark est complètement éclatée et si on se demande que va devenir Jon au-delà du mur, nous développons une véritable empathie pour Arya qui n’a plus de secret à cacher. Concernant Sansa, elle n’est pas au bout de ses surprises et elle se confronte à l’humiliation. Catelyn se retrouve mêlée aux histoires de Stannis & Renly.  Evidemment, je suis aussi toujours une grande fan de Tyrion et je trouve Theon plus qu’assommant. Brienne est un personnage tout nouveau qui entre dans le décor.
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Bien que la narration divisée permet de suivre l’histoire sur tous les fronts, nous arrivons à l’épuisement de certains points de vue. Si de prime abord, le découpage à la française des tomes VO pourrait être fautif, on se rend vite compte que G.R.R. Martin s’économise sur ses personnages mais aussi sur ses intrigues. Du coup, quand il arrive quelque chose – à la limite du personnage qui écrase un lézard – on pousse des onomatopées de satisfaction. Beaucoup de situations sont également sur le point d’exploser mais rien ne se produit. Il n’y a pas de suspense latent, on ressent beaucoup de frustration née d’une intrigue qui n’avance pas. Loin de moi l’idée maintenant d’avoir le coup de cœur de certains lecteurs, la saga me lasse doucement mais sûrement.
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Heureusement, les soupçons de magie nous aident à tenir et finalement nous donnent envie de savoir ce qu’il va se tramer. Le don de vervue est seulement énoncé et j’espère que l’auteur va développer ce concept car j’en ai l’esprit tout alléché. Notons que nous restons sur notre ‘fin’ tellement cliffhanger se présente-t-elle. Cette chronique est à la hauteur de mon engouement actuel pour cette saga : réduite.

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Pour L’ombre maléfique, armez-vous de patience car les personnages affûtent leurs armes chacun dans leur coin. Si vous l’êtes, peut-être se passera-t-il quelque chose… ou non. En attendant, ouvrez grands vos mirettes, il y a de la magie dans l’air.

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)°º•. Biographie

Né en 1948, G.R.R. Martin est tour à tour écrivain de science-fiction et fantasy, scénariste et producteur. Rarement gai dans ses écrits, il propose toujours une certaine mélancolie. Il a vendu plus de 7 millions d’exemplaires de son oeuvre « Le trône de fer » (A Song of Ice and Fire) dans le monde (donnée de mars 2010) et sans doute un peu frustré et énormément tenu en haleine autant voire plus de fans.

Le tome « A Clash of Kings » (dont sont issus en version française : La Bataille des rois, L’Ombre maléfique et L’Invincible Forteresse) a reçu le Prix Locus du meilleur roman de fantasy en 1999 et le Prix Ignotus du meilleur roman étranger en 2004.

Son site officiel, son blog, et « La garde de nuit » un site francophone tenu par des fans, très complet d’ailleurs.

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Dans le chaudron :
¤ Le trône de fer, tome 1
¤ Le donjon rouge, tome 2
¤ La bataille des rois, tome 3
¤ L’invincible forteresse, tome 5
¤ Intrigues à Port-Réal, tome 6
¤ L’épée de feu, tome 7
¤ Les noces pourpres, tome 8
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Souvenir de lecture : De la magie, encore, encore !

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Ce livre a été apprécié en lecture commune avec Phooka dont vous pouvez découvrir la chronique,  Eirilys, Emma666, Heclea & Neph. Sur la blogosphère, vous pouvez découvrir l’avis de Hydromielle.

CITRIQ

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Hop, une petite entrée au challenge Magie et Sorcellerie littéraire.

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Pics : #01 Melisandre of Asshai par Daenerys-M0d ; #02 Kings of Hearts : Renly Baratheon x Stannis Baratheon par SephyStabbity.

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