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Archives pour la catégorie ‘MILLAR Martin’

Rond de Sorcière #16

04/12/2011 6 commentaires

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Le Rond de Sorcière est une nouvelle forme d’avis sur mes lectures : mensuellement, je vous ferai découvrir toutes les livres lus. Je me suis rendue compte qu’il m’était impossible de tout chroniquer et j’avais une frustration certaine de ne pas vous parler des petits trésors que je découvre. Un Rond de Sorcière, c’est une sorte de compromis entre ma bonne conscience livresque et moi.

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Hop, le mois d’octobre 2011, oui, vous avez bien lu octobre. J’ai juste un peu de retard. En même temps, vaut mieux lire qu’écrire ? dixit la procrastinatrice en chef que je suis. Il y a du bon ce mois-ci, des livres qui auraient dû être bons, qu’on m’avait conseillés  et pour lesquels je suis restée à côté.  On notera le succès des choix de livres en bibliothèque qui m’étaient inconnus au bataillon (Le secret du quai 13 et Adieu Berlin)

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Science-Fiction, Fantasy & Fantastique
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Joueur_ 1 – Douglas COUPLAND
Plaisir de lecture Livre à découvrir
La Chronique complète est à lire ICI.
Coupland ne s’embarrasse pas des décors ni même d’explications ; il repose son histoire dans le vif de l’action, dans l’interaction de ses personnages.
Le but est de nous faire passer un bon moment et de poser le cerveau avec cette courte comédie dramatique. Même s’il manque un petit quelque chose, ce petit théâtre de fin du monde nous est sympathique.
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Odd et les géants de glace – Neil GAIMAN
Plaisir de lecture Livre sympa peu s’en faut
Ce livre est sorti dans le cadre du World Book Day en 2008 et vendu pour la somme symbolique de 1£. Ce court conte met en scène Odd, un jeune hétros qui va réussir toutes les épreuves initiatiques qu’on lui impose. Apprentissage, confiance en soi et la morale “à plusieurs nous sommes plus forts que seul” complètent le scénario parfait pour le jeune lectorat. Malgré un texte un poil incisif mais un récit rondement mené, les plus vieux s’ennuieront ; on a une légère impression de bâclage. Aussitôt lu, aussitôt oublié.
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Le secret du quai 13 – Eva IBBOTSON
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Le seul détail qui vous fera irrémédiablement penser à la saga Harry Potter sont les scènes au quai de King’s Cross. Bien que la majorité de la trame se devine, c’est avec beaucoup de simplicité et de magie qu’Ibbotson nous emmène dans sa petite histoire. On ne peut que se prendre d’amitié avec ces personnages aux bras cassés qui vont devoir retrouver le prince. On fond également devant les faiseurs de brume, dont chacun aimerait en avoir un à la maison. Les méchants y sont très méchants, l’équipe est rigolote, quelques situations cocasses et des sentiments enflammés ponctuent le tout. On y retrouve plein de créatures féériques (et un peu moins féériques). Une lecture conseillée aux 9-12 ans.
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Mal-Morts – Jean Marc LIGNY
Plaisir de lecture Livre à découvrir
La chronique complète est à découvrir ICI.
L’empathie éprouvée pour notre héroïne Elodie est le sentiment central du lecteur. Comment ne pas être intrigué par ces fantômes, ces « mal-morts » ? L’atmosphère rendue par Ligny est bien rendue, l’utilisation du fantastique est judicieuse. L’écriture fluide et accessible entraine cependant l’histoire dans les clichés. L’horreur côtoie la guimauve et c’est à ce moment-là que j’ai un peu décroché du roman. Le départ était prometteur mais l’intrigue retombe comme un vieux soufflé.
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Le Trône de Fer (Le Trône de Fer, tome 1) – G.R.R. MARTIN
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
La chronique complète est à lire ICI.
Cycle Le trône de fer.
Si vous n’êtes pas encore tentés par l’aventure pour lire cette saga, je ne peux plus rien pour vous. Je n’ai plus d’argument à vous proposer puisque je vous assure que la personnalité des personnages est finement travaillée, complexe et réfléchie ; on s’attache à quelques uns d’entre eux et qu’on prend plaisir à en détester d’autres. Puisque je vous soutiens que cette société médiévale est réaliste et que même si vous n’aimez pas le genre, vous ne pourrez qu’accrocher à cette série où les éléments de fantasy sont discrets. Puisque je vous affirme que l’histoire est prenante, malgré une traduction française peu appréciée, les rouages sont superbes et la narration selon le point de vue des personnages est originale. Non, sincèrement, je ne peux plus rien pour vous.

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Kalix, la loup-garou solitaire – Martin MILLAR
Plaisir de lecture Livre sympa peu s’en faut
Ce roman n’aura pas su me convaincre. Bien que l’auteur s’amuse d’un mythe, les ficelles sont trop visibles, surtout quand on connaît la structure de « Les petites fées de New York » ; il manque un peu d’humour aussi. Ses héroïnes sont toutes très belles et ont une place de premier choix. Malheureusement, je n’accroche pas assez aux personnages, aucun coup de cœur. La profondeur du récit est absente, la psychologie des personnages plutôt superficielle. Il n’y a pas assez de peps dans l’histoire bien qu’elle soit parfaitement construite. Je suis définitivement restée à côté du livre.
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Album SFFF
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Le petit bois du dimanche soir – Estelle BILLON-SPAGNOL & Xavier COLLETTE
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
La chronique complète est à découvrir ICI.
Cet album au petit format est un voyage entre onirisme et réalité. Les illustrations pleines de couleurs servent un texte de toute sensibilité. Il va sans dire que l’histoire contée présente une bulle de positivisme, parfaite dans ce que je cherchais sans le savoir. A mettre entre toutes les mains.
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Roman
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Adieu Berlin – Waldtraut LEWIN
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Le récit est très dynamique, bien dosé. Je m’en suis presque rongé les sangs pour savoir si le personnage principal allait s’en sortir. C’est un livre estampillé « jeunesse », mais il n’en a que l’appellation. Le fait que l’histoire se passe en 1940 ne pouvait également que me plaire. Bien que le roman ne soit pas aussi « fort » que certains livres que je qualifie de coups de cœur (assassins, croisades abracadabrantes et autres personnages fantasy), le simple fait que la période de seconde guerre mondiale ait existé (et donc que des gens ont réellement pu vivre ce que vit Rita) contrairement à une plausible période post apocalyptique (du type avec plein de zombies), suffit à donner du plomb à l’histoire. C’est le genre de livre où une fois terminé, on a juste envie de souffler et même juste de regarder le ciel bleu.

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Album
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La mélodie des tuyaux – Benjamin LACOMBE
Plaisir de lecture : Livre sympa peu s’en faut
No me siento feliiiiz
Ni me salen las palabraaas
Que siento por tiiii
Es algo tan especiaaaal ♬ ♪
Je n’ai pas lu de chronique sur cet album, je m’attendais à encore « plus », des chansons aux sonorités andalouses mais aussi quelque chose d’assez original… avec des tuyaux et autres objets de plomberie. Bien sûr, c’est un très bel album, davantage qu’un livre grâce au récit conté par Olivia de Ruiz. Mais je m’attendais à un univers musical plus fort qu’un simple environnement sonore et davantage de chansons. Il n’en reste pas moins que le trait de Lacombe est toujours un délice.

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MILLAR Martin – Les petites fées de New York

26/04/2011 24 commentaires

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Titre : Les petites fées de New York
Auteur : Martin MILLAR
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon

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C’est peut-être à cause des canards provenant du violon de Dinnie que Morag et Heather sont allées souiller son tapis de vomissures. Imbibées de whisky, en kilt et l’épée à la main, nos deux fées aux cheveux mal teints débarquent à New-York. De l’autre côté de la 4e rue, il y a Kerry, adorable jeune femme qui tente le tout pour le tout, de finir son alphabet floral pour le concours, mais quel rapport ? Sans oublier qu’en Cournailles, ça chauffe, la révolution travailliste bout chez les fées car leur Roi leur fait vivre un enfer, mais quel rapport ? Quand Morag et Heather, débarquent, il faut s’attendre au pire !

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)°º•. Morag et Heather sont ce que nous pourrions appeler communément, des pestes fées. Sauf qu’une fée de Millar est forcément annonciatrice d’emmerdes. Elles aiment se pinter, s’insulter, se bastonner. En plus, elles volent, pètent, rotent et mentent. Voilà, le comportement idéal. On pourrait aussi rajouter qu’elles sont écossaises, fières de l’être. Elles sont aussi un tout petit peu (!) imbues d’elles-mêmes. Elles s’imbibent de whisky uniquement, elles se mettent dans les pires situations possibles. Mais malgré tout ça, elles sont aussi terriblement attachantes.
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Il y a également Dinnie, la saleté par excellence : il hait son prochain, est un raté fini, gras, paumé, sans le sou et pire que tout, c’est un très mauvais violoniste. Pas très loin il y a l’adorable Kerry. Cette jeune femme de vingt-cinq ans, aux cheveux bleus subit les affres de sa maladie. Elle cherche à apporter la dernière touche à son alphabet floral, et c’est tout, sauf évident.
Par ailleurs, Millar nous a concocté toute une ribambelle de personnages secondaires, il suffit juste de ne pas se laisser envahir par le flot.

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)°º•. Avec ce petit livre de 167 pages, c’est une histoire condensée mais fort riche que vous allez lire. De nombreuses histoires se déroulent en parallèle. Les thématiques sont nombreuses : soif de pouvoir, égoïsme, superficialité, apparence mais c’est grâce à la légèreté et la fraicheur utilisées par Millar que le tout passe très bien (et vite !).
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L’humour déjanté est aussi très présent. Il est volontairement grossier et vulgaire sortant de la bouche des fées… mais c’est ce qui fait toute la finesse de l’histoire, sans lourdeur. On se paye également de bonnes tranches de rigolade, on en pouffe derrière son livre. L’humour peut aussi être tour à tour, grinçant, un poil potache mais qui ne tombe jamais dans le sordide ou le scabreux.
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Bien qu’en impression, on pourrait croire que je parle d’un véritable capharnaüm, il n’en est rien. Tout va très vite : les retournements de situation sont nombreux, les enchainements des péripéties suivent un rythme fou. C’est rock’n’roll ! Ceci dit, certains éléments sont solutionnés très facilement, trop peut-être. Mais cette imperfection est mineure au vu de l’histoire que nous sert Millar. Un point bonus pour la couverture – dont peu raffolent – mais que moi, si, parce que tout est dit, cela représente tout à fait les deux morveuses ailées.

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)°º•. Biographie
Par lui-même « I’m Scottish, from Glasgow. I’ve lived in London for a long time. I write books under my own name, and I also wrote a series of books about Thraxas under the pseudonym of Martin Scott. My first novel, Milk, Sulphate and Alby Starvation, came out in 1987. I’ve had around 16 books published. Sometimes I’ve been successful, sometimes not so successful. I write every day. I like cable TV, music, books, films, and my friends. I also struggle with agoraphobia, which is quite severe. At the moment, the agoraphobia is winning. In 2002 I won the World Fantasy Award for Thraxas. My most recent book is Lonely Werewolf Girl. »
Martin Millar est écossais, de Glasgow et vit à Londres. Il a actuellement 16 livres à son actif, certains mieux réussis que deux. Il écrit tous les jours. Il est aussi connu sous le pseudonyme de Martin Scott sous lequel il signe sa saga « Thraxas » ; pour celle-ci, il a reçu le World Fantasy Award en 2002.
Son site, son facebook, son twitter.

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)°º•. Extrait

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Souvenir de lecture : Fantas… tique ! Des fées comme je les aime.

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Et hop, un petit billet pour la semaine celtique avec nos fées-pas-piquées-des-vers et notre auteur écossais !

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D’autres avis disponibles chez :
¤ Biblioblog,
¤ De l’autre côté du miroir (Laure),
¤ L’étrange bibliothèque de Calenwen,
¤ Mes lectures de l’imaginaire… (Olya),
¤ Mon coin lecture (Karine :)),
¤ Valeriane & Books,
… et plein d’autres chez Blog-O-Book.

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Pics : Morag n’ Heather par bhaneshide.

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