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MÉRIC Guilhem – Ætherna, l’Émissaire de l’Au-delà

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Ætherna L emissaire de l'Au dela Guilhem MericTitre : Ætherna, l’Émissaire de l’Au-delà
Auteur : Guilhem Méric
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
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Chayton Parx a 24 ans et travaille comme aide-soignant aux soins palliatifs. Pour arrondir ses fins de mois, il accepte l’offre de Juliet. Les week-ends, il s’occupe de son colocataire, Ernest, apiculteur retraité. Sauf que les abeilles est un réel frein à ses compétences, plus jeune, Chayton a failli être atteint de cécité à cause d’une piqûre. Mais les ouvrières ne semblent pas avoir dit leur dernier mot au jeune homme.

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)°º•. Le prologue m’a de suite accrochée, c’est pourquoi j’ai lu ce livre d’une traite.
Nous rencontrons Chayton ; il travaille comme aide-soignant. Ce protagoniste s’avère complexe, comme tout individu. Mais il est touchant de par sa philosophie de vie, ses questionnements et son empathie.

Les personnages secondaires mettent en avant l’essence du livre : leur existence leur permet de s’emboiter pour proposer un beau plateau à l’intrigue. Les relations de Chayton avec les autres personnes restent mignonnettes. L’humour est présent par touches grâce à la présence d’un personnage pas piqué des vers.
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Abeille Aetherna

Gold bust par Dalantech

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)°º•. Je crois que le plus fort avec cette lecture, c’est cette envie de savoir : ce que vont devenir les personnages mais surtout savoir comment Guilhem Méric va traiter la thématique de la vie après la mort. J’aime la direction prise, celle de mettre en valeur les abeilles.
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L’aspect fantastique est très bien amené. Pour commencer, je pense que les âmes suscitent un fort intérêt pour l’auteur. Avec sa saga Myrihandes, il nous contait l’histoire d’âmes sœurs. Ici, il est question de buveurs d’âmes et de passeurs.

D’ailleurs, les descriptions de la couleur des yeux ne sont pas étonnantes si on s’attarde sur le fait que ces derniers peuvent être considérés comme le miroir de l’âme. « prunelles bleu orageux », « yeux bleuis par la cataracte », « yeux couleur lilas », « vert d’herbes séchées » ou encore « ver fané », « ses yeux vairons, l’un noir comme un cachou, l’autre d’un profond bleu de Russe », « bleu liquide ».
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C’est aussi un bel hommage aux abeilles et la mise en scène de leur valeur inestimable. Ici, elles sont porteuses de messages de l’Au-delà. Le questionnement de l’Après entraine tout un vocabulaire – et c’est ce qui m’a le plus plu – l’ambroisie, la composition de l’après-mort, le Bas Astral, le Haut Astral, L’Ætherna, l’Abraxa, le Cordon d’argent, les psychopompes, le Rhin, etc.

D’un goût et d’un parfum délicieux, l’ambroisie était  une nourriture destinée aux divinités de l’Olympe et donnait l’immortalité à ceux qui en mangeaient. Ici, le miel a donc un pouvoir qui se veut divin ou agrémenté d’une autre dimension.

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)°º•. Ce one shot ne révèle pas tout, ne peut être poussé dans les moindres détails. Mais j’ai justement apprécié que Guilhem Méric laisse une part d’interprétation au lecteur et prenne soin ainsi de son imagination.
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Même si certains éléments restent prévisibles, ils se révèlent nécessaires au développement de l’intrigue. Se plonger dans un livre de l’auteur, c’est aussi savoir qu’on va être chouchouté. Il met des jalons pour garder le lecteur sur le chemin (d’où la reconnaissance de balises attendues). Le récit propose une originalité certaine, tant dans la vision de l’Au-delà que dans le rôle des butineuses.

Le sujet est documenté, le vocabulaire riche mais le style n’est pas ampoulé. Les citations sont toutes des textes très bien choisis. Cette histoire se dévore.

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« Ætherna, l’émissaire de l’Au-delà » de Guilhem Méric est un one-shot particulièrement bien ficelé. L’auteur nous entraine dans une histoire fantastique où les abeilles ont un rôle primordial, comme dans notre monde. L’histoire est soignée et propose une aventure simple – avec la vie après la mort en thématique – sans poudre aux yeux mais qu’on apprécie réellement de par la justesse et le réalisme avec laquelle elle est contée.

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extraits Aetherna emissaire de l au dela Guilhem Meric

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Souvenir de lecture : Sacré Gustus !
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Dans le chaudron :
Pour d’autres visions d’un “ailleurs”
¤ Le monde de la fin d’Ofir Touché Gafla
¤ Terrienne de Jean Claude Mourlevat
¤ Un blues du Coyote de Christopher Moore

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CITRIQ

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Catégories :MERIC Guilhem Étiquettes : , , ,
  1. 25 mars 2015 à 12:51

    ça a l’air original ! 🙂 Au début quand tu parlais d’abeilles je me disais « pourvu que ce soit pas du copié-coller de Werber » mais d’après le reste de ta chronique je pense que ça ne part pas dans la même direction.

    • 25 mars 2015 à 19:08

      Héhé, je te fais confiance, je n'ai pas lu le(s) roman(s) dont tu parles.

  2. 25 mars 2015 à 18:15

    Je note, je note ! Ca a l’air plutôt original et j’aime bien la façon dont tu en parles 🙂

    • 25 mars 2015 à 19:08

      Cela change de ce que nous avons l'habitude de croiser et ça fait du bien !

  3. 29 mars 2015 à 16:09

    T’as réussi à piquer ma curiosité (hum… fait pas gaffe au jeu de mot tout pourri) avec cette histoire d’abeilles et de vision de l’Au-delà 🙂

    • 29 mars 2015 à 18:24

      Héhé, il fallait la faire, joli ;)

  1. 25 mars 2015 à 14:27
  2. 25 mars 2015 à 14:30
  3. 25 mars 2015 à 14:30
  4. 3 septembre 2015 à 08:01
  5. 26 septembre 2015 à 17:53
  6. 31 décembre 2015 à 10:02

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