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Archives pour la catégorie ‘Auteurs en V, W, X, Y, Z’

Rond de Sorcière #24

15/07/2012 22 commentaires

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Le Rond de Sorcière me permet de vous faire découvrir tous les livres lus durant le mois ; notamment les petits trésors que je découvre sans avoir le temps de leur consacrer une chronique complète. C’est une sorte de compromis entre ma bonne conscience livresque et moi.

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Ce mois de Juin 2012 ressemble à un véritable mois de mars avec ses giboulées. Nous alternons entre ciel gris et soleil, mais je ne suis point à plaindre. Cela permet de ne porter que des shorts et de lire sans s’écrier d’avoir trop chaud. Hormis l’achat mensuel d’un volume de Thorgal – série que j’affectionne et que je mets à jour – aucune entrée n’est à déplorer dans ma superbe bibliothèque. Cependant, les Locke & Key m’ont été prêtés et je compte bien m’offrir cette série coup de cœur.

J’ai eu beaucoup de plaisir à lire durant ce mois de juin, des styles variés et de belles rencontres. Juin était aussi l’occasion de lire irlandais et j’ai participé avec trois billets, ce qui se révèle être un grand succès personnel pour moi qui ai toujours du mal à chroniquer.
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Romans SFFF
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Métamorphose (Les lunes de sang, tome 3) – Anaïs CROS
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
La chronique complète est à lire ICI.
Tome 1, tome 2.
Anaïs Cros nous offre un nouveau décor pour ce troisième tome, les montagnes. C’est également le temps des confidences, de l’avancée dans la découverte des secrets – bien que nous ne sachions encore pas le fin mot. Les personnages bénéficient d’une psychologie approfondie, ils nous sont toujours aussi proches et assez convaincants dans leurs réactions et leurs pensées. Il n’en demeure pas moins que la fin bien que grandiloquente est aussi un brin frustrante. Vivement la suite !

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La nef du crépuscule (L’assassin royal, tome 3) – Robin HOBB
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
La chronique complète est à lire ICI.
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4, tome 5, tome 6.
Je ne saurai quoi vous dire de plus pour que vous succombiez à la tentation de découvrir cette série. Je suis totalement envoûtée par la plume exquise de cette auteur qui saura développer certaines émotions vis à vis de quelques personnages – comme la haine de Royal, la compassion pour Fitz – ; elle amplifie l’empathie du lecteur. Nous sommes toujours au cœur de ce théâtre des relations humaines. Il s’y assez étonnant de voir se faire et se défaire les choses et de ne pas se sentir un simple spectateur. C’est un univers riche où chaque détail est soigné et les intrigues délicieusement mêlées.
Cette lecture commune a été lue en compagnie d’Eirilys & Olya.

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Carmilla – Joseph Sheridan LE FANU
Plaisir de lecture Livre à découvrir
La chronique complète est à lire ICI.
Ce texte fondateur du mythe vampirique sert deux clichés, celui de la blonde innocente et celle de la brune exaltée. La majorité de l’intrigue se situe dans le non-dit, l’histoire est emplie de sensualité. C’est surtout le mode de fonctionnement de Carmilla qui a retenu toute mon intention ; même si je l’ai trouvé en deçà de « Dracula » de Stoker concernant la envie en haleine pour l’intrigue.
Cette lecture est une participation au mois irlandais.

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Voraces (La saga des Wildenstern, tome 1) – Oisín McGANN
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
La chronique complète est à lire ICI.
En s’appropriant l’Irlande victorienne, l’auteur propose une histoire bien ficelée au rythme travaillé. Si ce lire peut être accueilli pour la jeune public, l’humour noir est assez présent mais pas à redouter. Nous découvrons une famille haute en couleurs où l’assassinat est un moyen accepté pour asseoir son ambition ; pour qui l’or permet de se régénérer. Le steampunk n’est pas en reste avec la présence des mécanimaux, ces bestioles mi-vivantes mi-mécaniques. Bien que pas assez développé à mon goût, le concept est assez intriguant. Cette saga d’aventure propose aussi quelques réflexions sérieuses sur plusieurs thématiques et c’est avec grand plaisir qu’on entre dans la famille Wildenstern.

Cette lecture est une participation au mois irlandais et au défi steampunk.

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Abums, Comics SFFF
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La belle au bois dormant – Adolie DAY
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Pour cet album, l’illustratrice semble avoir beaucoup de plaisir à se rapproprier le conte des frères Grimm. Le mariage entre le réel et l’utopie est très réussi : le lecteur est très proche des émotions des personnages. L’univers est construit avec beaucoup de douceur et peut être apprivoisé dès 5 ans. 32 pages de tendresse et de légèreté à découvrir.
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Bienvenue à Lovecraft, Casse-tête, La couronne des ombres (Locke & Key, volumes 1, 2 et 3) – Joe HILL & Gabriel RODRIGUEZ
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
Cette série est un mélange de thriller et de fantastique à grand potentiel. L’auteur partage sa très grande imagination et on se demande où il va chercher toutes ces idées. Le scenario est en béton armé, combiné à une grande maitrise de la narration : suspense, émotions, frissons, tension sont au rendez-vous. Les informations sont distillées au compte-goutte, les ambiances bien placées et le principe des clefs bien trouvé. Les personnages doivent affronter leur propre peur, ils se révèlent attachants et à la psychologie développée. Le trait épais m’a séduite dès les premières pages et si les décors sont menaçants et assez sanglantes, ils ne sont pas horrifiques.

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Les cahiers enchantés de Lily Rose Poddington – Delphine GACHE & Patrick JEZEQUEL
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Nous suivons Lily Rose, une jeune écolière à travers un journal intime, celui de la découverte de son environnement. Le combo Gache-Jézéquel fonctionne plutôt bien, le texte servant les illustrations… ou l’inverse. J’ai trouvé que l’harmonie était davantage trouvée que pour les albums homologues. Il va sans dire que c’est un livre dont on prend soin, qu’on garde comme un trésor révélé. Il est difficile de vanter par mot les magnifiques illustrations de Delphine Gache. C’est un émerveillement de la rétine qu’elle nous propose. On retrouve d’ailleurs bien souvent dans le commerce des cartes postales issues de ce livre-ci. Douceur, féérie et merveilleux au programme.

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Autres albums et bandes dessinées
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Le petit théâtre de rue (Notes, volume 2) – Boulet
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Volumes 3 et 4.
Ô joie, Ô bonheur. J’emprunte les recueils de notes de Boulet à la bibliothèque ; et autant vous dire qu’il faut s’accrocher sec aux réservations pour les avoir un jour en sa possession. C’est enfin choses faites, avec ce deuxième volume, plein de mois après la lecture du 1er. C’est toujours le sourire aux lèvres que je lis bien consciencieusement ces notes que j’ai connues pour la première fois sur son site. Il n’est absolument pas indispensable de connaître ni le personnage, ni sa vie, ni son œuvre, ni même son blog pour entrer immédiatement dans le récit. On compatit bien souvent, on apprécie son auto-dérision et ses réflexions, on ne peut que se reconnaître dans ces scènes croquées.

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Confessions d’une glitter addict – Diglee
Plaisir de lecture Livre à découvrir
La chronique complète est à lire ICI.
Diglee publie son deuxième volume retraçant ses petites anecdotes de vie. C’est avec 100% auto-dérision que Diglee livre son petit univers rempli de paillettes et de couleurs licornesques. C’est avec une vision assez incisive qu’elle nous fait également part de ses réflexions : amours, amitié, hontes sentimentales, situations à risque, sport à domicile et virées de shopping font partie de son quotidien. Le lecteur s’identifie facilement à cette fille finalement comme tout le monde et c’est une lecture plaisante, sans prise de tête.

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Tout va mieux (Marzi, volume 6) – Marzena SOWA & Sylvain SAVOIA
Plaisir de lecture : Livre fantas… tique
Volumes 1, 2, 3, 4 et 5.
Je termine mon immersion dans Marzi avec ce dernier tome : grâce au trait de Sylvain Sovoia, Marzena nous emmène dans son enfance et son lot quotidien. Avec un contexte sociopolitique des plus difficiles, la Pologne est en colère. C’est à travers les yeux de cette fillette que le monde est croqué pour nous en apporter certaines vérités et quelques souvenirs transformés. J’aime toujours ces émotions évoquées simplement mais qui me touchent de plein fouet. Et puis nous avons le droit aussi à la première dictée en français de Marzena, le déclencheur de toute une vie.

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Les Princes du Thé, volume 5 et 6 – Nanpeï YAMADA
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Volumes 1 et 2, volume 3, volume 4.
C’est l’heure des élections de la présidence mais aussi celle du championnat inter-lycées. Malgré le bon vouloir de Taïko, il n’est pas facile d’avoir la paix avec tous ces événements à gérer… sans oublier les relations sociales voulues ou non. Yamada Nanpeï continue sa série toute de fraicheur vêtue, un brin humoristique et finalement assez prenante. J’aime beaucoup ses apartés dans lesquels elle nous livre des informations sur le thé, quelques idées et autres conseils mais aussi quelques éléments rigolos de sa vie privée.

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VACHON Jean-Nicholas – Le voleur de voix ~ Le castrat et les rois fous, tome 1

08/06/2012 23 commentaires

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Titre : Le castrat et les rois fous (Le voleur de voix, tome 1)
Auteur : Jean-Nicholas VACHON
Plaisir de lecturecoeur notation Livre avec entrée au Panthéon

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En 1663,  Maximilien accompagne Tavernier et son équipe lors d’un grand voyage en Orient pour le commerce de joyaux et autres bijoux auprès des princes. Lors de leur périple Maximilien est obsédé par le diamant bleu représentant l’œil de la statue d’une divinité hindoue et le vole. Un asura s’empare de son corps. Il perd alors son humanité et va devoir trouver un but à sa non-vie.

C’est en 1705 dans les alentours de Naples que naquit Carlo Broschi. Sous la férule de son père, il devient castrat. Sous le pseudonyme de Farinelli, il embrase les scènes de théâtre et charme toutes les têtes couronnées d’Europe. Cependant, le fanatisme pour une personne peut aussi être synonyme de menace.

Ces derniers jours, Nathaniel a été obligé d’assouvir la volonté de son père en mauvaise santé : il a signé un antique pacte familial dont il n’avait jamais entendu parler. Un soir d’orage, il entre chez lui et un individu répugnant s’introduit dans son appartement.

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)°º•. Sous ces mots, nous suivons la vie de trois protagonistes, bien que la part essentielle revienne au castrat. L’auteur prend son temps pour nous faire vivre aux côtés de ses personnages : on entre de plain pied dans leur vie, on apprend leurs valeurs, on découvre leurs peurs, on s’y attache très vite. C’est pour moi la très grande force de ce premier tome : on est dans le livre, littéralement parlant : on a le nez plongé sur leur quotidien.
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Maximilien est sous l’emprise d’un asura – un démon indien, depuis qu’il a volé l’œil de la déesse hindoue située au cœur de la jungle. Cette pierre précieuse est aussi connue sous le nom du diamant Hope, ou encore le Bleu de France. Il est un buveur de sang que rien ne calme pour l’instant.  Il rencontre Chandini qui va l’ouvrir aux questions liées à son statut, et l’encourage à prendre conscience aussi de certains faits.
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Carlo Broschi dit Farinelli est un castrat qui suit son envolée. Grâce à son visage de poupin et sa voix d’ange, il connaît un très grand succès lors du XVIIIe siècle. Il est adulé par les compositeurs et les membres des différentes royautés. Métastasio se révèle en plus d’être un compositeur, un très grand ami de Carlo.
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Et puis il y a Nathaniel Champagne qui est le moins présent des trois dans ce tome-ci, il est plus effacé. Professeur à l’université, il est depuis peu soumis à la loi ancestrale familiale : le jour des 25 ans, se réalise la transmission sans en connaître ni les tenants, ni les aboutissants et encore moins la nature de l’aide à apporter. En 2004, il rencontre son père malade qui lui livre le secret de famille. L’individu qui entre chez lui est-il lié à toute cette affaire ?

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)°º•. Jean-Nicholas Vachon introduit la thématique du vampire. J’ai aimé qu’ils craignent l’or – et non l’argent – car le métal précieux se réfère au soleil. Ce sont des vampires « traditionnels » : ils ne vivent que la nuit, ils ont besoin de sang également. Ils possèdent tout de même une originalité selon laquelle ils peuvent manger des aliments mais n’en absorbent rien. Cela ne les rend pas non plus malades, le personnage Chandini considère la nourriture comme un loisir,  ‘juste’ pour utiliser leur temps infini ; une sorte de luxe.
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L’auteur mélange avec maitrise les faits historiques et les éléments fantastiques. Quand on lit le rendu du travail, on sait que les recherches on été de longue haleine, peut-être un peu fastidieuses mais le résultat est tout simplement admirable car nous n’avons pas la sensation d’un vieux collage réalisé avec de petits morceaux de ruban adhésif collés à la va vite, mais d’un véritable assemblage composé d’une multitude de détails. S’appuyer sur l’histoire des castrats et manier les exigences liées à la vie des personnes réelles est un sacré tour de main.
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Même s’il ne s’agit de voyages grâce à une machine, j’ai aimé également la traversée des époques. Ce concept est particulièrement bien trouvé pour pouvoir conter les trois histoires sans qu’on soit perdu : chaque chapitre vous indique si l’on suit le journal du vampire Maximilien, si ce sont les mémoires de Carlo Broschi ou bien le quotidien de Nathaniel. On saute d’une époque à l’autre au gré de l’intrigue mais les passages dans le temps sont très bien abordés. J’ai aimé que l’auteur jongle avec les données, nous introduisent dans leur univers séparés de plusieurs années et pourtant…

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)°º•. Pour cette trilogie « le voleur de voix », le premier tome se concentre sur les trois histoires de nos personnages. Il n’y a pas de combats de quartier ou de grandes batailles grandiloquentes. Bien que cela ne soit pas des coups d’épées, le poids d’une terreur psychologique latente est bien présente.
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L’auteur qui m’était inconnu au bataillon jusque là, possède une très belle plume pour placer les ambiances, développer les atmosphères et planter le décor. L’histoire révèle une grande richesse dans les détails mais aussi une trame intéressante. C’est exactement comme les arabesques qui illustrent le livre : l’ensemble doit être équilibré et esthétiquement fort mais les détails sont aussi importants pour la finesse et la structure.
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Ces tranches de vie sont tout bonnement captivantes. Le puzzle se construit bien à ce stade – on ne peut définitivement pas parler de tome d’introduction – bien que l’on apprenne pour le moment la courbure des pièces. Il m’a été assez difficile de fermer le livre (pour dormir par exemple) tant j’avais envie de savoir ce qui allait se passer, l’envie de poursuivre était très forte même si le lot de 537 pages peut faire peur à quelques uns.

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Un premier tome costaud où on entre dans la vie des personnages et commençons à poser les premiers ponts entre les histoires. Une trame où les ambiances et les atmosphères sont primordiales pour mieux appréhender cet univers approfondi. Préparez-vous à plonger dans « Le castrat et les rois fous » et à retenir votre souffle jusqu’à la dernière page.

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)°º•. Biographie
Né en 1978, Jean-Nicholas Vachon travaille actuellement dans les assurances après avoir exercé le métier de pâtissier durant trois années.  Attiré par la littérature fantastique dès son plus jeune âge, il publie son premier roman en 2004 avec le premier tome de la série « L’archipel des Sorcières ».

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Les premières pages sont à découvrir ici.
Le site de la saga « Le voleur de Voix« .

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Dans le chaudron :
¤ La diva et le prince romantique, tome 2

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Souvenir de lecture : La porphyrie aiguë intermittente a l’air d’être une sacrée maladie !

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La caverne de JainaXF a tout aussi aimé que moi.

CITRIQ

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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec les éditions Michel Quintin.

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Categories: VACHON Jean-Nicholas Tags: ,

WILDE Oscar – Le portrait de Dorian Gray

05/06/2012 24 commentaires

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Titre : Le portrait de Dorian Gray
Auteur : Oscar WILDE
Plaisir de lecture Livre à découvrir

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Basil Hallward finalise de quelques coups de pinceau l’œuvre de sa vie, un magnifique tableau représentant le portrait de sa muse. Elle n’est autre que Dorian Gray, ce jeune homme à l’élégance parfaite. Lord Henry Wotton, ami du peintre est également présent lorsque le portrait est achevé. Il charme Dorian Gray sur sa belle jeunesse et ce dernier formule le vœu de la garder éternelle. Son portrait va alors vieillir à sa place et avec son corps fringant, il va connaître Londres et la vie sous toutes ses coutures, des salons privés distingués aux fumeries d’opium des bas fonds.

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)°º•. Nous suivons nos trois dandies même si principalement l’histoire se concentre sur la vie de Dorian Gray. On remarque évidemment que le jeu des apparences prime et que le masque de la beauté est aussi important. Le livre se base sur des amours en triangle et l’indéniable dessein de Wilde est bien de nous montrer l’évolution psychologique de ces personnages. Cependant, je n’ai pas développé d’empathie pour eux et j’en ai été assez détachée.
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Basil Hallward est plus discret dans le roman mais non moins indispensable. Il semble moins perverti que ses homologues, il rétablit un peu l’équilibre de la balance qui penche pourtant du côté de Lord Henry Wotton. Celui-ci est cynique et a une vision particulière de la vie, du statut de la femme, de l’affection (ou non) pour l’entourage familial et de sa conception du mariage incluant l’adultère. Il se fait apprécier par Dorian Gray dès ses premières paroles grâce à un discours louangeur. De plus, il est ravi d’avoir façonné l’âme de Dorian, d’avoir précipité l’éclosion du jouvenceau. Quant à Dorian Gray, il a un tempérament exacerbé, il est non seulement capricieux mais aussi hautement narcissique. Au début du roman, il a 18 ans et tout du long, il représentera la beauté pure alors que son âme est ravagée par l’orgueil et la corruption.

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)°º•. Oscar Wilde propose de nous faire découvrir un Londres victorien, son Londres. On découvre alors la société anglaise avec ses mœurs, ses règles et ses codes. Le tout est fondamentalement basé sur les apparences, que ce soit sur le comportement des dandies ou les discussions dans les salons privés. Il met alors en évidence une ville du XIXe siècle où parfois les gentlemen côtoyaient sa face lugubre ainsi que les beaux quartiers.
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La thématique de la jeunesse éternelle est toujours d’actualité que ce soit le pacte de Faust avec le diable ou le vœu secret de Dorian Gray. On retrouve ici un pacte narcissique pour cette jeunesse après laquelle tout le monde court. On considère également le portrait comme un véritable objet-miroir de l’âme. Le culte de la beauté et de l’esthétisme prend le pas.
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Si le livre était considéré comme immoral à l’époque, c’est bien sur la question de l’homosexualité. Mais si le livre rend curieux bon nombre de lecteurs, comme le précise Jean-Pierre Naugrette dans la préface, c’est l’homotextualité mise en exergue  dans le texte par petites touches comme les papillons batifolant autour de Harry et Dorian, le parfum entêtant du lilas ou les aubépines rougissantes.

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)°º•. Par sa plume cynique, Oscar Wilde nous propose un conte fantastique doublé d’une satire morale. Ce grand classique propose un style corrosif même si l’écriture semble un peu surannée due à sa composition au siècle précédent.
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L’auteur se concentre sur le culte de beauté via Dorian Gray qui prône l’hédonisme sous la coupe de Lord Henry ; la morale anglaise de cette fin de siècle se voit alors bousculée par les écrits de Wilde.  Par ailleurs, nous avons une très bonne visualisation de la décadence de l’être humain, d’un certain désespoir qui se traduit par la visite de quartiers des bas-fonds et leurs activités illicites.
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Le débat sur l’âme humaine, les arts et la beauté est un peu déroutant, notamment avec le chapitre XI qui s’avère laborieux à la lecture ; il y est décrit toutes les nombreuses activités testées par Dorian Gray. Cependant, ce roman entre Art et Vie offre des dialogues bien pesés malgré quelque vocabulaire désuet.
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Si les notes m’ont été fastidieuses à lire quand elles citaient le nom des lieux (clubs, restaurants), elles m’ont été utiles pour montrer les références et les clins d’œil de Wilde à d’autres œuvres. Concernant la traduction, je n’ai rien à redire même si j’ai compris que le mot « picture » était utilisé de façon très précise par Wilde pour parler du tableau et non du portrait ; on peut en convenir que la version française n’est pas aussi pointilleuse et qu’il nous manque un peu de relief.

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Oscar Wilde signe ici un roman d’une pointe fantastique pour mettre en valeur le culte de l’esthétisme pur tout en introduisant un Londres à double tranchant où Dorian Gray va se perdre et découvrir l’immense force de son vœu silencieux. Un classique incontournable.

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)°º•. Oscar Wildé, né en 1854 et mort en 1900 est un écrivain irlandais. Il s’est illustré avec de nombreuses œuvres, tant en poésie qu’en pièces de théâtre sans oublier romans, nouvelles et essais.

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Souvenir de lecture :  La jeunesse éternelle ? Mais pour en faire quoi ?

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La soif de lire d’Ellcrys, Le blog bleu (Céline), Les lectures de Cachou, Le vallon fantastique (Ryû), Mon coin lecture (Karine), Sous le feuillage (Lael) ont aussi découvert l’envers du décor portrait.

CITRIQ

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Cette lecture fait partie du mois irlandais organisé par Cryssilda !

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Pics : Portrait de Dorian Gray par Gerwell – Si ce n’est pas déjà fait, je vous invite à cliquer dessus et à patienter un peu…

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Categories: WILDE Oscar Tags:

WESTERFELD Scott – Léviathan ~ Léviathan, tome 1

11/03/2012 37 commentaires

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Titre : Léviathan (Léviathan, tome 1)
Auteur : Scott WESTERFELD
Plaisir de lecture Livre à découvrir

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En 1914, l’archiduc austro-hongrois François-Ferdinand et sa femme sont assassinés à Sarajevo ; l’Europe entre en guerre. Le trône revient à Alek, jeune adolescent qui se doit de fuir avec ses hommes dévoués, le comte Volger et son maitre d’armes Otto Klopp à bord de leur engin clanker pour éviter les menaces terroristes.

A quelques milliers de kilomètres de là, Deryn s’enrôle dans la Royal Air Force sous l’identité d’un jeune homme nommé Dylan. Son équipe darwiniste embarque sur l’étrange Léviathan, investie d’une mission : emmener la précieuse cargaison du Dr Barlow jusqu’à Constantinople.

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)°º•. Deryn veut absolument rejoindre les forces britanniques ; elle se crée une identité masculine et se fait appeler Dylan. Elle réussit avec brio le passage d’entrée et par un concours de circonstance, embarque sur le Léviathan. Un peu garçon manqué, elle est très intelligente et bien plus débrouillarde qu’Alek. J’ai évidemment davantage d’accroche avec elle qu’avec le prince, par sa crédibilité et son envie d’aller toujours plus loin.
A ses côtés, on rencontrera surtout la scientifique Barlow qui représente un peu l’archétype steampunk de la femme intelligente et on ne peut plus sûre d’elle. Evidemment, c’est un des personnages les plus intriguants à mon sens et que je meurs d’envie d’en apprendre plus sur son compte.
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Aleksandar est le fils de l’archiduc François-Ferdinand et non moins couard. De par son statut, il ne sait point faire grand-chose et son côté peureux n’arrange pas les choses. Heureusement, il est bien entouré par son professeur d’escrime, Volger et Otto Klopp, un maitre mécanicien à la pointe. Ils apportent indéniablement de la stabilité au prince et un soutien inépuisable.
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Il va sans dire que les deux personnages principaux vont se rencontrer et que l’on ronge son frein – mais pas trop longtemps – pour voir la rencontre s’effectuer sous nos yeux. On a le sourire au coin en pensant qu’ils cachent leur identité l’un à l’autre. Pour ma part, j’aurai apprécié des personnages un peu plus ambigus ou énigmatiques. Du corps, que diable !

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)°º•. La plus grande force du livre, et sans doute ce qui m’a le plus fascinée, reste les thèses darwiniste et clanker qu’a développées Scott Westerfeld. En prenant en compte l’ère de la vapeur et la révolution industrielle, il surfe sur l’époque victorienne pour créer un univers steampunk presque réel. On sent que l’auteur a pris beaucoup de plaisir à donner naissance à ses inventions.
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Les Clankers – Autriche-Hongrie, Allemagne – sont des adeptes des machines toutes en pièces d’artillerie & moteurs diesel qui restent tout de même des mécanopodes terrifiants. A l’inverse, les Darwinistes créent des êtres hybrides par manipulation génétique pour répondre à leurs besoins. Ce sont les fils de vie (ADN) qui leur permettent de composer ces magnifiques animaux – dont le Léviathan. Les darwinistes sont représentés par la France, la Grande-Bretagne et la Russie.
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Les deux clans, farouchement opposés voient dans l’autre, la diablerie multipliée par dix.

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)°º•. Cette trilogie s’inscrit dans un mouvement steampunk indéniable – du boulon de mécanopode et de la bestiole modifiée – mais est également une uchronie. Le roman s’établit sur une géopolitique identique à la nôtre en y intégrant des éléments fantastiques. On remarque une bonne base de documentation pour nous amener dans une situation politique de départ, analogue à notre histoire. Notons que la postface de l’auteur est un délice à lire.
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Chaque personnage principal (Deryn & Alek) raconte son histoire sur deux chapitres puis c’est le second qui enchaine jusqu’à l’association des deux points de vue lors de leur rencontre. Si ce procédé permet de maintenir le rythme, il est aussi source de frustration, surtout quand on préfère l’un des personnages.
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Bien que l’invention des théories darwinistes et clankers m’a tout de suite plu, j’ai trouvé que ce livre jeunesse proposait une intrigue plus légère avec de grandes facilités dans le scenario. L’action fait partie intégrante du livre pour donner du punch et les temps morts ne sont pas nombreux mais il en résulte une certaine prévisibilité. Les touches d’humour sont aussi présentes et on passe un bon moment. Enfin, si le livre peut paraître énorme aux plus jeunes, c’est sans aucun doute dû à la (grande) taille de police et à l’interligne de 1,5.
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Voici un livre uchronique et steampunk qui ravira notre imagination quant aux créatures darwinistes et aux machines clankers : Deryn & Alek nous proposent deux psychologies différentes et nous font rencontrer des personnages secondaires intéressants. Quelques simplicités apparaissent dans l’histoire mais on passe tout de même un agréable moment.

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)°º•. Biographie
Scott Westerfeld né en 1963 est un écrivain américain spécialisé dans la science-fiction, connu essentiellement pour ses travaux en space opera ; il a été dans d’autres vies créateur de logiciels et compositeur de musique contemporaine.
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La couverture aux impressions métalliques dorées et rouges légèrement en relief est du plus bel effet. Des illustrations pleine page de Keith Thompson disséminées dans tout le livre est un régal pour les yeux.
Léviathan a reçu quelques prix :
Prix Locus du meilleur roman pour jeunes adultes (2010),
Prix Elbakin du meilleur roman fantasy traduit jeunesse (2011).
Le site de l’auteur, le wiki de la trilogie Léviathan.

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Souvenir de lecture : Moi aussi je veux un Huxley !

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Dans le chaudron :
¤ Léviathan tome 2
¤ Goliath tome 3
¤ Les enchantements d’Ambremer de Pierre Pevel
¤ Le protectorat de l’ombrelle de Gail Carriger

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Ce livre a été apprécié en lecture commune avec les Atuaniennes Endea, Shaya, Spocky, Vert, Yume.

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A lire au pays des merveilles (Emmyne), Biblioblog (Coeur de Chêne), Happy Few (Fashion), Hugin&Munin, Journal semi-littéraire (Angua), La caverne de JainaXF, Le terrier de Chiffonnette, Livr0ns-n0us, Pitiland (Pitivier), RSFblog (Lhisbei), Quoi de neuf sur ma pile ? (Gromovar), Valunivers sont aussi montés à bord du Léviathan.

CITRIQ

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Ce livre est en pleine ligne de mir du challenge Winter Time Travel et du défi steampunk.

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Pics : Keith Thompson ©

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WAGNER Roland C. – Celui qui bave et qui glougloute

06/03/2012 15 commentaires

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Titre : Celui qui bave et qui glougloute
Auteur : Roland C. WAGNER
Plaisir de lecture Livre à découvrir

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1890, les Tuniques bleues dont l’Ouest américain sont formelles : les indiens bénéficient d’un regain d’énergie et d’armement pour la grande bataille. Les colons sont repoussés jusqu’à ce que des extraterrestres viennent prêter main forte au camp adversaire. Alors que le conflit perdure, les Dalton profitent pour s’évader ; le trio Kit Carson le chasseur de prime, le professeur Lévêque et le détective Nat Pinkerton agit pour découvrir le fin mot de cette histoire glougloutante.

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Pour ce court roman de 88 pages, Roland C. Wagner nous entraine dans une histoire mêlant fantastique et far west, le tout sous consonance steampunk légèrement uchronique.

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Les références littéraires sont nombreuses : l’auteur inclut Verne et Lovecraft dans son paysage de western. Les clins d’œil s’enchainent au niveau des personnages autrement plus connus comme Calimity Jane, les Dalton, Jesse James, Buffalo Bill et même le Necronomicon. Nous y croisons également les Tuniques bleues, des indiens, des chasseurs de prime, des martiens et des vénusiens. Rien que ça.
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Ce mélange entre la SF et le far west est étrange mais la sauce prend. Cet exercice de style est réussi puisque le côté loufoque prend le dessus tout du long. Le rythme acharné nous offre une fin très vite pliée. L’hommage à Lovecraft propose de multiples intrigues un tantinet pas assez liées à mes yeux. Il ne faut pas essayer de comprendre les tenants et les aboutissants, mais se laisser porter. Si on a le sentiment d’arriver et de repartir aussi vite, l’histoire prise à la légère permet de passer un bon moment.

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Roland C. Wagner, auteur français né en 1960 n’a pas moins d’une quarantaine de livres à son actif. Il publie sa première nouvelle dans un fanzine en 1975. Par ailleurs, il a reçu de nombreuses récompenses pour ses écrits.
Sa page officielle, c’est ici.

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Souvenir de lecture : plutôt martien, vénusien ou glougloutant ?

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A contre-courants (LOVD), Clair Obscur (Endea), Le dragon galactique (Tigger Lilly), Les lectures de Cachou, Les lectures d’Efelle, Traqueur Stellaire (Guillaume44) ont également chroniqué ce court roman.

CITRIQ

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Hop, un petit livre qui rentre également dans le cadre du défi steampunk mais aussi du Winter Time Travel, saison 2.

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Pic : Portrait par Mélanie Fazi ©

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Rond de Sorcière #18

04/03/2012 29 commentaires

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Le Rond de Sorcière est une nouvelle forme d’avis sur mes lectures : mensuellement, je vous ferai découvrir toutes les livres lus. Je me suis rendue compte qu’il m’était impossible de tout chroniquer et j’avais une frustration certaine de ne pas vous parler des petits trésors que je découvre. Un Rond de Sorcière, c’est une sorte de compromis entre ma bonne conscience livresque et moi.

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Mais non, je n’ai absolument aucun retard pour vous parler de mes lectures de décembre 2011, voyons. Si cette période s’avère propice à l’engloutissement de petits gâteaux hypra-caloriques, il n’en va parfois pas de même pour les activités livresques. Heureusement, la quantité ne prévaut pas sur la qualité. Je suis donc sauvée.
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Science-Fiction, Fantasy, Fantastique
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Narcogenèse – Anne FAKHOURI
Plaisir de lecture Livre à découvrir
J’avais été totalement subjuguée par “Le Clairvoyage”, j’attendais alors avec impatience la sortie de ce nouveau roman (dont la magnifique couverture est signée Xavier Collette). J’ai eu quelques difficultés avec la construction de l’histoire qui m’a semblée un peu floue et m’a parfois perdue. L’intrigue est tout de même assez bien tenue… jusqu’à nous réserver des surprises que je n’ai pas vu venir. La plume nous fait frissonner et c’est grâce à elle que le défaut cité m’ait apparu comme mineur.

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Chronique du soupir – Mathieu GABORIT
Plaisir de lecture Livre sympa peu s’en faut
La chronique complète est à lire ICI.
La géographie magique sert magnifiquement bien un univers né tout droit de l’imagination débordante de Gaborit. Malheureusement, il se peut qu’il vous paraisse flou voire même inaccessible. J’ai trouvé par ailleurs les personnages trop superficiels pour qu’on s’y attache. L’idée de départ est originale mais l’ossature de l’histoire me semble trop fragile.

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La bataille des rois (Le trône de fer, tome 3) – G.R.R. MARTIN
Plaisir de lecture : Livre sympa peu s’en faut
La chronique complète est à lire ICI.
Cycle Le trône de fer.
Si la saga me plait dans son ensemble, il faut bien avouer que ce tome n’est pas celui que je préfère : les intrigues politiques m’ennuient et la géopolitique se met en place à une lenteur qui m’afflige. Même si c’est moins trépidant, on en apprendra davantage sur les personnages et Tyrion m’épate toujours autant.

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Mécomptes de fées (Les Annales du Disque-Monde, tome 12) – Terry PRATCHETT
Plaisir de lecture Livre fantas…tique
La chronique complète est à lire ICI.
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4, tome 8, tome 9, tome 11.
Voici un tome sympathique où j’ai retrouvé avec grand plaisir la clique des Sorcières. Dans ce tome, les contes de fées sont clairement mis à mal, et on rigole de ce qu’on lit. On attrape la première personne qui passe pour lui citer un voire plusieurs passages. Un style qui ne nous fait pas décrocher avant la dernière page et évidemment un excellent travail de traduction par Patrick Couton. Comme souvent, ce livre du Disque-Monde, c’est du bon et du très bon et j’en redemande encore.

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La séparation – Christopher PRIEST
Plaisir de lecturecoeur notation Livre avec entrée au Panthéon
La chronique complète est à lire ICI.
De prime abord, j’ai été étonnée par la facilité de l’auteur à nous faire entrer dans son univers, à poser les bases historiques sans nous lasser (notamment quand il parle d’avions militaires). Les questionnements politiques ne sont pas rébarbatifs et les scènes de guerre en sont presque passionnantes. Priest utilise la gémellité des personnages principaux et tisse l’histoire avec intelligence. Les points de divergence entre notre réalité et cette uchronie sont intrigants. Je tiens tout de même à signaler que le roman m’a quelque peu troublée par sa fin laissée à l’interprétation de chacun.

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Autremonde et L’ombre de la cité d’or (Autremonde, tomes 1 et 2) – Tad WILLIAMS
Plaisir de lectureetoile 5 Livre fantas… tique
Chronique complète
Si le premier tome est une relecture effectuée en novembre ; j’ai pris autant de plaisir que lors de ma première découverte. L’univers n’est finalement pas si loin de notre réalité : la webosphère (réalité virtuelle) s’est tellement étendue qu’il est plus facile d’évoluer en son sein que sur la terre ferme, notre quotidien. Au cours de ces deux tomes, le complot s’épaissit et nous avançons en même temps que nos personnages sur l’enquête principale, les intrigues secondaires et tous les indices. On y devine une trame complexe et à la hauteur de ce que nous attendons. L’auteur prend le temps de développer ses idées sans nous perdre dans des descriptions alambiquées : les personnages sont travaillés, à la personnalité crédible mais aussi bien campée. Je suppose que la saga doit souffrir de quelques détails techniques qui agacent certains lecteurs mais à vrai dire, je n’ai rien vu, je me laisse juste transporter.

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Album & Comics SFFF
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Cahier de croquis du Seigneur des Anneaux – Alan LEE
Plaisir de lecture : Livre à découvrir
Si les croquis – qui sont pour moi tellement détaillés qu’ils se définissent plutôt comme « illustrations » – prennent la part belle de tout ce cahier ; il n’en demeure pas moins que ce sont les écrits qui ont encore plus retenus mon attention. Alan Lee ne se contente pas de nous présenter platement son travail sur le Seigneur des Anneaux (pour l ‘édition illustrée de l’œuvre ou le travail avec Peter Jackson) mais nous entraine au cœur même de ses soucis de représentation, son travail quotidien, ses difficultés à représenter tel peuple ou lieu et de nous conter aussi pourquoi il aime cette œuvre et a posteriori ce qu’il a préféré faire.

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… Faut y aller et Hérogasme (The boys, volumes 7 et 8) – Garth ENNIS
Plaisir de lecture Livre fantas…tique
Tome 6.
J’apprécie toujours autant de suivre cette team spéciale qui souhaite faire la peau aux super slips héros. Le tome 7 nous en apprend davantage sur ces héros contrairement aux volumes précédents. Le tome 8 quant à lui, est un cross-over. J’aime qu’on suive l’intrigue, de découvrir que tout n’est pas rose, même entre ces modèles de la société qui se veulent tous solidaires. Les retournements de situation sont assez époustouflants. Notons qu’on ressent tout le plaisir de Ennis et McCrea à s’en donner à cœur joie sur le tome 8.

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Bande dessinée
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La Condition des crabes (La marche du crabe, volume 1) – Arthur DE PINS
Plaisir de lecture : Livre à découvrir
Aucun des projets de De Pins que j’ai pu découvrir ne m’a déçue et celui-ci ne déroge pas à la règle. J’apprécie toujours autant son trait et le découpage scénaristique. Si on pense le pitch un peu maigrelet, on se rend compte que l’auteur arrive à nous tenir jusqu’au bout de la bande-dessinée. De l’humour en bulle, de la philosophie un peu piaillarde mais qui donne le sourire. Le but recherché est atteint.

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Rond de Sorcière #17

18/12/2011 29 commentaires

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Le Rond de Sorcière est une nouvelle forme d’avis sur mes lectures : mensuellement, je vous ferai découvrir toutes les livres lus. Je me suis rendue compte qu’il m’était impossible de tout chroniquer et j’avais une frustration certaine de ne pas vous parler des petits trésors que je découvre. Un Rond de Sorcière, c’est une sorte de compromis entre ma bonne conscience livresque et moi.

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Cette fois, c’est le mois de novembre 2011 qui entre en piste. Tadadadidadoumdoum. Une bien belle brochette ; dont un qui m’a tiré les larmes à sa page 556.

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SFFF
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Expéron – Hélène CRUCIANI
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut
Les personnages sont tous attachants, et pas seulement les protagonistes. L’image de cette société possible est intéressante ; au cours de notre lecture, on a très envie de connaitre la suite des événements. Petit défaut, certaines interactions entre les personnages ne paraissent pas assez crédibles et les orientations personnelles de quelques uns d’entre eux, non plus. Il n’empêche qu’on passe un très bon moment ; notamment grâce à Ange, cet enfant qui ne parle pas mais qui intellectuellement ne présente aucun retard. Il nous hypnotise.

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Le secret de l’épouvanteur (L’apprenti de l’épouvanteur, tome 3) – Joseph DELANEY
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
La chronique complète est à lire ICI
Tome 1, tome 2.
Voici un tome plein de surprises. Nous partons à Anglezarke pour la période de l’hiver, accompagner Tom & Gregory dans leur bataille pour vaincre l’obscur Golgoth qui prend toute sa puissance en cette saison. Les révélations sur le personnage de Gregory sont multiples et on ne peut s’empêcher des « haaan » tellement on adore ça. Ils reçoivent aussi des menaces de Morgan, l’ex-apprenti de Gregory. La pression monte petit à petit : il suffit de se laisser porter par l’intrigue et l’action. Quelques mystères restent entiers, mais un grand pan a été dévoilé. J’aime ce côté épouvanteurs & créatures sombres, la difficulté d’un apprentissage hors du commun. Les personnages prennent du poids, je les apprécie de plus en plus. Hormis les aventures pour chaque tome, une véritable trame de fond se tisse. Livre englouti très vite de mon côté, soyez prévenus.

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Le donjon rouge (Le trône de fer, tome 2) – G.R.R. MARTIN
Plaisir de lecture : etoile 3 Livre sympa peu s’en faut
La chronique complète est à lire ICI.
Cycle Le trône de fer.
Martin nous propose une myriade de personnages réalistes, pointilleux dans la construction de leur personnalité, leurs réactions et leurs interactions. L’univers médiéval ne cesse de me rendre admirative par sa crédibilité finement brossée. Ce livre de fantasy pourra plaire à tout lecteur, même ceux réticents au genre. G.R.R. Martin sort des sentiers battus, c’est une grande source de surprise… et de curiosité frénétique ; on ne cesse d’être ébloui par les magnifiques rouages.

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Chien du heaume – Justine NIOGRET
Plaisir de lecture Livre à découvrir
L’histoire présentée par Niogret est sans drame, sans fioriture particuliers : grâce à une plume moderne et à un vocabulaire moyenâgeux, elle nous sert une histoire médiévale crédible. L’avancée rapide dans le temps est peut-être le plus difficile à appréhender mais elle sert les voyages de Chien du heaume et sa quête ; Les saisons marquées nous y aident au mieux. L’action n’est pas le critière primordial de cette histoire mais davantage la rencontre entre nos personnages et ce qui se lit à demi-mots. L’intrigue est simple mais nous tient en haleine durant la lecture de ce court livre. Certains événements sont justement emmenés par une écriture relevée et fera trembler dans les chaumières.
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Albums SFFF
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Le grand voyage de Mademoiselle Prudence – Charlotte GASTAUT
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Mademoiselle Prudence nous emmène pour un voyage onirique dans son imaginaire… et pas n’importe lequel. Les grandes dimensions de cet album servent 25 pages hautes en couleurs. L’escapade d’une petite fille qui rit, court, saute, plonge et vole est sans limite et le monde qui nous est offert, aussi. Les jeux de découpages et de transparence sont un véritable plaisir à l’œil grâce au papier calque, à du papier mat ; on notera aussi ces quelques pointes de rouge turbo – comme un fil rouge ? La légèreté nous envahit et on se surprend à rêver. Un album avec de la vitalité à fond les ballons.
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La Bête sans visage (Eco, tome 2) – Guillaume BIANCO & Jérémie ALMANZA
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
La chronique complète est à découvrir ICI.
Le combo Bianco/Almanza – respectivement auteur et illustrateur – s’est bien trouvé. Pour ce deuxième volet, on assiste encore plus à la métamorphose physique et psychologique d’Eco grâce à des métaphores. Les interrogations sur l’amour, la sexualité et la chair englobent la deuxième étape fondamentale d’une femme : l’adolescence. C’est un véritable hommage à nos contes d’enfant. Les illustrations claires-obscures peignent au mieux le texte qu’elles accompagnent. Ce côté aigre-doux est d’autant plus prenant. Mais songez que ce livre illustré reste du domaine des adultes.

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Roman
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La voleuse de livres – Markus ZUSAK
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
La mort est la narratrice de ce livre, et assez étonnant : elle laisse transparaitre bon nombre de sentiments. Le style sert cette histoire, plus que celle de Liesel, celle d’un quartier entier. Tous les personnages sont attachants, on vit ces quelques moments, ces tranches de vie : parfois sont-ils dans une bulle, parfois les raids aériens les rattrapent-ils si facilement. La mise en page, les petits encarts, les notes de la Mort et ses apartés : tout est soigneusement étudié et nous embarque assurément. Le fait que la narratrice fracasse nos certitudes et nous livre l’heure de la mort de chacun peut paraitre stressant, source d’une pression plus importante ; mais en réalité, elle permet aussi d’épargner un peu le lecteur, le préparant à ces moments un peu douloureux. L’histoire est mordante mais aussi douce ; elle est ironique tout comme elle se trouve bouleversante. A la page 555, j’avais juste les yeux tout brillants, à la page 556, j’ai A PEINE pleuré. Un coup de cœur… pour le pouvoir des mots.

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Bande-dessinée
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Marzi – Marzena SOWA & Sylvain SAVOIA
Petite carpe, volume 1
Sur la terre comme au ciel, volume 2
Rezystor, volume 3
Le bruit des villes, volume 4
Pas de liberté sans solidarité, volume 5
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Cette bande dessinée est autobiographique, mais comme le dit l’auteur, ce n’est pas que son histoire, mais celle de toute une génération. Dans un contexte social et politique plus que tendu, il nous est conté en voix off l’enfance de Marzi. La Pologne communiste est vue au travers les yeux d’un enfant ; les événements sont souvent rapportés à sa petite personne mais les préoccupations sont enfantines. Ce quotidien véhicule des valeurs pourtant universelles. On y retrouve beaucoup d’humanité dans le récit, des preuves d’amitié, de solidarité et de solitude parfois. Le dessin de Sylvain Savoia illustre parfaitement les propos ramenés par Marzena ; les émotions sont traduites au plus juste.

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