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Archives pour la catégorie ‘Auteurs en V, W, X, Y, Z’

YANCEY Rick – La 5e vague, tome 1

24/01/2014 32 commentaires

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La 5e vague Rick YanceyTitre : La 5e vague, tome 1
Auteur : Rick YANCEY
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
Tome 2, tome 3
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Ils sont arrivés.
La 5e vague commence…

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Outre mes quelques mots de résumé (sept pour être précis), j’aurai pu vous en dire un peu plus mais beaucoup moins que la quatrième de couverture trop explicite à mon sens. Il faut se laisser porter. Le prologue donne d’ailleurs le ton. Il parait un peu obscur et fait même froid dans le dos.
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5e vague 04)°º•. Cassie a 16 ans et est une ancienne lycéenne, puisque tout ceci ne compte plus désormais. Elle se retrouve livrée à elle-même après avoir sauvé son petit frère et vu son père mourir sous ses yeux. Son cadet, Sammy a 5 ans et a été mis à l’abri en partant avec le premier convoi de secours. Evan Walker est un mystérieux jeune homme qui a réussi à récupérer Cassie saine et sauve. Il a été surnommé Zombie et jeune adolescent, il a été rattaché au camp militaire Camp Heaven. La vie de tous a été transformée avec l’arrivée des envahisseurs. Nous ne savons pas qui ils sont, ni même à quoi ils ressemblent.
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J’ai trouvé les personnages crédibles et ô combien attachants (même le nounours, c’est dire). Cassie parait plus humaine que la majorité des héroïnes dans le sens où elle n’a pas de fierté mal placée même si elle a son caractère ; qui s’avère un trait indispensable pour les lectures de ce genre. Ils sont hésitants dans leurs décisions et dans leurs actes. Rick Yancey a pris le soin de décrire les émotions des personnages avec une facilité déconcertante : on a l’impression de vivre l’aventure, en tant que lecteur tapi. Par ailleurs, les dialogues sont très réalistes.

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)°º•. L’univers apocalyptique sert l’action et l’aventure. Celles-ci sont amplifiées évidemment par l’attente et des secrets bien qu’il n’y ait pas de temps mort. Le scénario catastrophe est orchestré par une vague de pandémie. Le but est de rendre l’humain seul, livré à lui-même et accroitre son sentiment de solitude : mieux diviser pour régner. Personne ne se fait confiance, le jugements des autres est rapide. Ce qui n’est pas loin de nous rappeler les syndromes des guerres. On est plongé là aussi dans une guerre d’usure, une guerre des nerfs. L’environnement hostile impose des méthodes de survie, le conditionnement de l’être humain.
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Le poison se répand alors comme une traînée de poudre, avec la présence indétectable des Autres. Nous n’avons pas de description des envahisseurs si ce n’est l’hypothèse qu’ils ressemblent aux êtres humains. On découvre leurs plans d’extermination de l’humanité tout au long du roman, comme un fil rouge. Les vagues ne sont pas vécues à l’instant I, mais relatées et expliquées par des flashbacks. Cela manque un peu d’action sur le vif, certes, mais nous avons ainsi accès aux sentiments et ressenti de Cassie. On comprend les plans des envahisseurs et on suit les déductions des personnages quant à l’identité de ces imposteurs. On avance à tâtons, on est laissé dans le flou… voulu par l’auteur.

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La 5e vague 05)°º•. Ce roman est un très bon point de départ pour le jeune public réticent car il propose de la SF légère en mode “page turner”. Les retournement sont bien prévus même s’il n’a pas de switch spectaculaire. L’auteur distille les informations en maîtrisant les flashbacks : le récit est clair, le déroulement, idéal et la construction, solide.
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Le postulat de départ est un peu bancal mais les hypothèses des différentes vagues sont assez plausibles. Qui fait quoi, qui est qui ? le lecteur est perdu, l’auteur nous malmène, gentiment. La partie narrative est à la première personne du singulier. Le partage de la narration s’effectue entre Cassie et Zombie, bien que j’ai préféré celle de ce dernier. L’une est rongée dans l’attente, l’autre est enfant-soldat dans l’action ; tous deux sont pourtant solitaires. Le récit inclut essentiellement du langage courant et voire même “parlé”.
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Les chapitres nombreux favorisent l’effet de page turner. Le scénario est prenant mais si certaines scènes sont crues, bref, Rick Yancey ne prend pas les plus jeunes d’entre nous pour des chochottes. La romance n’est pas présente au cœur du récit, on pourrait y voir de très très légers sentiments… qui devraient pourtant s’amplifier dans les tomes suivants. Les parties sont délimitées par des pages  noires : une petite astuce qui m’a totalement charmée.

L’adaptation cinématographique est déjà prévue et on l’imagine très facilement en “blockbuster” sur un récit si visuel.

Spoiler [surlignez pour le lire] La seule chose qui m’a mis la puce à l’oreille est la couleur des pastilles. Rouge = OK, vert = infesté ? Hum, ce qui va à l’encontre du propre code couleur de notre société.

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“La 5e vague” est un récit chorale prenant. Le scénario est soigné avec quelques retournements appréciables. Les personnages sont réalistes et attachants et nous prenons plaisir à les suivre dans cette aventure. Les imposteurs ont envahi le monde et comptent bien exterminer l’humanité sur le concept de vagues que je vous laisse découvrir.

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.5e vague 015e vague 025e vague 03

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Souvenir de lecture : Je ne m’intéressais pas à la sortie de ce livre, c’est Mutinelle qui me l’a mis entre les mains en stipulant simplement que j’allais l’aimer. Elle avait raison, la bougresse.

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livre adaptation cinemaAprès avoir visionné l’adaptation The filth wave, je me suis dit que c’est comme ça que j’aurais dû appréhender le premier tome, cela m’aurait valu moins de déconvenues. La première demi-heure met dans le bain avec une bonne réalisation pour comprendre l’univers et déjà s’attacher à Cassie. Mais très vite, on arrive dans le gros blockbuster, action, action, action et « Ô pauvres d’eux » qui sont en réalité assez fidèles à la trilogie. J’ai trouvé que l’ambiance n’y était pas très bien retranscrite et que le jeu des acteurs avait encore une bonne marge de progression ; et je ne fais pas la liste des maladresses de production. Reste le principal atout du film, Chloe Grace Moretz.

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Dans le chaudron :
¤ La mer infinie, tome 2
¤ Hunger Games de Suzanne Collins
¤ Coeurs de rouille de Justine Niogret
¤ Un blog trop mortel de Madeleine Roux

.logo challenge Jeunesse Young Adult 2013

Une nouvelle participation pour le challenge jeunesse / Young Adult.

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Délivrer des livres (Hérisson08), De livres et d’épice (Chani), Fantasy Princess (Ethernya), Il était une fois… (Thalyssa), Les carnets de Radicale, Les lectures de Mylène, Les mots de Mélo, Muti et ses livres, Perdre une Plume, Plume de Cajou, Ptite-boukinette (Azariel) sont aussi à la recherche de l’identité de ses envahisseurs.
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CITRIQ

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Pics : #01 Cassie par Livichi ; #02Minimalist poster par Lrawrence.

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YOVANOFF Brenna – L’échange

25/11/2013 10 commentaires

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L echange Brenna YovanoffTitre : L’échange
Auteur : Brenna YOVANOFF
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut

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La petite ville de Gentry doit donner un tribut tous les sept ans. Donner un bien grand mot quand les forces obscures viennent le chercher elles-mêmes. La nature de Mackie n’y est pas étrangère. Ce dernier vit son quotidien de la manière la plus inaperçue possible ; chose que ses allergies rendent difficiles. Coincé entre deux mondes, il décide pourtant de tout tenter pour sauver la petite sœur de Tate.

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L echange Yovanoff)°º•. Mackie Doyle n’est pas humain même si tout le porterait à croire. Il se doit de passer inaperçu malgré ses allergies. A 16 ans, il peut déjà compter sur la solide amitié de Roswell. La force de la relation fraternelle est insufflée par Emma. Je trouve que la compréhension sans faille de Roswell manque de crédit, le personnage de Tate s’avère plus vraisemblable.

La rébellion de Mackie est difficile car il ne fait pas partie des deux mondes et ne veut pas prendre parti. J’ai trouvé que ses malaises étaient bien retranscris…au point où il n’attire pas volontairement la sympathie du lecteur. Ce dernier s’en trouve presque mal à l’aise. Notons qu’il est plutôt rare de trouver un jeune homme comme protagoniste dans le young adult.
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La ville est sous le joug de créatures. Celles-ci ne portent pas de nom, mais on leur en donne de toutes sortes. Le prix à payer pour les habitants est devenu un tabou ; il ne faut surtout pas briser le silence. La communauté se replie alors sur elle-même.

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)°º•. La base du livre repose sur un mythe celtique : le peuple des fées élève des nourrissons – qui s’avèrent malades – pour les échanger contre des bébés humains, en retour ils assuraient la fertilité des terres et la prospérité des hommes. Dans le folklore scandinave, on dit que ces créatures ont généralement peur du fer, c’est pourquoi les parents de ces pays avaient pour coutume de placer un objet en fer au-dessus du berceau d’un enfant non baptisé. Le leurre laissé par les fées est souvent appelé « changelin ».
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Le récit est surtout d’ambiance. L’atmosphère glauque est servie par des scènes lugubres. J’ai eu quelques difficultés à visualiser les créatures… que j’ai rapprochées aux Choses de la nuit de la série Courtney Crumrin de Ted Naifeh. Au vu de la couverture, on s’attendrait à une ambiance plus noire alors que Brenna Yovanoff est partie sur une histoire un peu trop gentillette à mon goût. Tout au long du roman, on oscillera entre une lecture jeunesse soutenue par un rythme plus long et une pour les adolescents pour certains détails légèremen gores.
Par contre, la description des crises allergiques de Mackie m’ont irrémédiablement fait penser à celles de migraines.

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)°º•. Partir sur ce mythe était vraiment bien vu, le folklore est parsemé ici et là. Mais l’histoire est un peu défaite et cela donne indubitablement un côté bancal.  Les idées ne sont pas assez liées et manquent de logique. Les actions sont un peu trop faciles, les détails pas assez développés. Cette absence de profondeur présente un récit encore hésitant.
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L’auteure ne décrit pas l’univers sur les premières pages pour ensuite y associer une aventure, non. Ici, tout est affaire de pêche à l’information. Je sais que c’est rédhibitoire pour certains lecteurs mais j’apprécie beaucoup de procédé : on comprend au fur et à mesure de la lecture. Pour ce qu’il en est de la présence de ces fameuses créatures, cela ne m’a pas dérangé d’en connaître tous les tenants et les aboutissants, cela permet d’imaginer et de laisser aussi le choix au lecteur.

J’ai tourné les pages sans a priori puisque je n’avais eu aucun retour sur cette lecture. Le livre demeure brouillon dans son ensemble mais je suis partagée car j’ai savouré son originalité et j’ai pris plaisir à le lire.

A noter que la traduction n’est pas parfaite. La couverture est originale et m’a attirée, j’ai trouvé dommage que cela soit un photomontage et non une illustration. Les dessins sur l’annonce des parties reprennent les éléments suspendus de la couverture… qui sont de véritables grigris.

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« L’échange » de Brenna Yovanoff a du mal à se stabiliser dans le récit, manquant parfois de rythme et de liens entre les idées. L’histoire oscille entre deux mondes et le lecteur a du mal à s’attacher au protagoniste, effet voulu à l’écriture. Du côté de l’ambiance, l’auteure n’est pas en reste. Le folklore scandinave aurait mérité d’être un peu plus approfondi pour proposer une lecture mieux harnachée. La lecture demeure néanmoins agréable.

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L echange Yovanoff extrait
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Souvenir de lecture : Ah, la couverture et ses symboliques ! J’avais gagné ce livre chez ma copine Mutinelle.
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Dans le chaudron :
¤ Cœurs de rouille de Justine Niogret
¤ Roman d’horreur d’Arthur Ténor
¤ Mal-Morts de Jean-Marc Lignac

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logo Halloween 2013logo challenge Jeunesse Young Adult 2013Doucement mais sûrement, je rajoute une entrée à mon challenge Halloween. C’est également ma première participation pour le challenge jeunesse-YA de cette année.

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Melisende (Bazar de la littérature), Plume de Cajou et Sita (Sorcelleries) ont aussi rencontré la Morrigane.

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Pic : L’échange par Lorena-Lopez.

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ZITO V.M. – L’homme des morts

26/07/2013 14 commentaires

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l homme des morts zitoTitre : L’homme des morts
Auteur : Z.M. VITO
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut

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En 2018, l’Est des Etats-Unis se remet difficilement de l’épidémie. L’Ouest une zone abandonnée, occupée par les morts. Ancien neurologue, Henry Marco travaille en binôme avec Ben, parti dans l’Est. Via son intermédiaire, il offre ses services aux familles de victimes : il traque la personne morte-vivante pour la renvoyer définitivement ; ainsi elles peuvent réaliser leur deuil. La raison essentielle de sa présence de l’Ouest est sa femme, disparue durant la Résurrection. Il ne désespère pas de la retrouver. marco est contacté pour une mission particulière, embauché de force par l’Etat : il doit retrouver le Dr Ballard. Il se fait accompagner par le taciturne Wu.

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l'homme des morts 01)°º•. Nous rencontrons les personnages sans trop de détails préalables. C’est en les suivant sur différentes actions que nous en apprendrons plus : leur passé est dévoilé petit à petit. Le point de vue omniscient permet de ne pas s’attacher qu’aux faits et gestes de Marco mais il a l’inconvénient de ne lier aucune atttache du lecteur envers les personnages. .

Côté zombie, nous avons des “exemplaires” assoiffés, très virulents et bien moches sans pourtant verser dans la surenchère (si, c’est possible). Le thème principal – et unique – est celui de la survie. Nous assistons au spectacle de l’humain dans ses moments de doute, ses choix et conséquences (ses erreurs essentiellement, d’ailleurs) ainsi que sur ces maigres espoirs. .

L’ambiance s’avère très glauque : nous sommes en présence de zombie trainant. Le récit est truffé de détails assez crus et de descriptions répugnantes. Zito nous présente une histoire avant tout primitive et qu’on pourrait même qualifier de virile : lutte, traque, assassinat, morts, de l’action brut avec l’emploi d’armes. Il n’empêche que le concept développé par l’auteur est intéressant et crédible, le résiduel émotionnel : un dernier éclair primitif ramènent les zombies à des endroits à consonance affective forte (lieu de travail, vacances, naissance ou autres événements). C’est grâce à ce résiduel émotionnel que Marco arrive à retrouver les morts-vivants à renvoyer dans la mort.

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)°º•. J’ai trouvé l’intrigue très linéaire : le récit ne fait pas place à la subtilité ni même réellement au suspense. Le langage est familier voire charretier ; sans doute pour donner davantage de crédit à l’environnement posé. Les échanges entre Wu et Marco sont minimalistes mais prenants. .

Ce livre basé sur l’espionnage comporte aussi une touche de thriller. J’ai particulièrement apprécié le nouveau métier émergent de tueur de zombie professionnel que je n’avais pas encore eu le loisir de croiser dans un roman post-apocalyptique. L’aspect scientifique et l’intégration des prions n’est pas sans rappeler 12:21 de Thomason. J’ai trouvé le pathos un peu exacerbé sur la fin, trop attendu aussi pour fonctionner avec moi.

Cet aspect “road movie” est assez réussi et l’annonce de la future adaptation cinématographique par The ink factory ne surprendra personne.

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“L’homme des morts” de V.M. Zito suit une intrigue linéaire et un peu prévisible. Du côté “plongeon” du lecteur, l’ambiance est glauque à souhait, les détails nombreux et l’action bien présente. L’amateur de zombie version trainante-répugnante sera ravi(e) par ce post-apocalyptique qui offre une idée originelle sur le résiduel émotionnel.

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Lire les premières pages

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Souvenir de lecture : Il est resté pour elle. .

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My summer of (SFFF) loveDéfinitivement, ce livre fait partie du challenge My summer of (SFFF) love : non pas qu’on y trouve de l’amour dégoulinant. Mais si Marco se trouve encore dans l’Ouest (il est courageux !), c’est tout simplement parce que son amour y demeure encore et qu’il ne l’a pas retrouvée depuis le début de l’épidémie. L’amour y est en filigrane, car s’il mène ces actions, passent par ces lieux, ce n’est pas par hasard…

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De livres & d’épice (Chani), La p(ile) à l(ire) d’Hécléa, Les lectures de Mylène, La Croisée des Chemins (Tesrathilde), Mes imaginaires (Sandrine B.M.), My inner shelf (Carole) ont également été se promener dans le wagon-restaurant..

CITRIQ
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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec Babelio et Orbit. .

Pic : Zombie par Wahkee930

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VACHON Jean-Nicholas – Le voleur de voix ~ Les prima donna immortelles, tome 3

17/05/2013 4 commentaires

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Les prima donna immortelles Vachon Voleur de voixTitre : Les prima donna immortelles (Le voleur de voix, tome 3)
Auteur : Jean-Nicholas VACHON
Plaisir de lecturecoeur notation Livre avec entrée au Panthéon
Tome 1, tome 2

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Maximilien est toujours possédé par la même quête : retrouver le diamant bleu. Toujours en France auprès de Marie-Antoinette du dauphin de France, il va devoir revoir ses plans bien malgré lui. Il semble que de meilleurs auspices l’attendent à l’Est mais rien n’est sûr quant au chemin tracé, tout pourrait encore basculer. De son côté, Maria Kalo a tout pour réussir. Elle est l’étoile manquante et seule l’Amour lui manque sur son tableau de chasse. Elle s’éprend d’un mystérieux jeune homme qui l’entrainera bien au-delà de ce qu’elle était prête à consentir.

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Barbie Hope Diamond)°º•. Du côté des personnages, nous retrouvons la brochette habituelle : Carlo Broschi, Viviane et Paul Thrun und Taxis qui entourent Nathaniel Champagne et Maximilien.  Sur la place d’Amalfi, se trouve Sofia. En même temps, dans un troisième opus, on se ne fricote plus avec des nouveaux, on prédit la fin, on veut dérouler le tapis rouge. Bref, savoir.
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Et bien… que non. Coté narration, nous pouvons maintenant nous glisser dans les mémoires de Maria Kalogeropoulos. J’avais un peu peur que ces derniers arrivent comme un cheveu sur la soupe comme un prétexte fallacieux pour glisser en douce des détails que l’auteur aurait oubliés de signaler dans les deux précédents tomes. C’est mal connaitre Jean-Nicholas Vachon. C’est une nouvelle vie qui s’ouvre à nous, avec certes, de nouveaux éléments – mais pour donner davantage de contenu aux indices que tu avais déjà repérés. Ils font également naitre un attachement irrévocable pour cette demoiselle à qui tout sourit ou presque. Et c’est le presque que tu veux décortiquer, au point de lire ses parties comme s’il s’agissait d’un journal intime retrouvé dans une vieille malle au grenier. Nous rencontrons aussi Nicolae Creulescu, un médecin roumain contacté par Viviane.

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)°º•. Je l’ai déjà dit dans les chroniques des tomes précédents, mais je le réécris parce qu’il faut bien le marquer, le souligner, le surligner, le fluoter. Le souffle historique donné à ce récit est tout simplement inimaginable : trois siècles d’Histoire, de l’Inde au Canada en passant par l’Europe. L’auteur a cette faculté – qu’on pourrait qualifier de quasi naturelle tant le rendu est efficace – de jongler entre périodes historiques et narrations ; parfois-même le croit-on, avec facilité. Il ne s’agit pas d’étaler les connaissances comme un vulgaire parchemin sur une table (aussi beau le bois soit-il) mais plutôt de créer des scènes en papier en trois dimensions, d’y placer des personnages soignés et d’insuffler la vie au tout.
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La réinterprétation du mythe du vampire est très judicieusement exploitée tout en respectant les codes. Il est étonnant de se sentir traiter Maximilien – notamment – de « gentil salaud » tant on l’apprécie alors qu’on ne peut pas s’empêcher de trouver dirons-nous « déplaisantes » ses actions. Ce vampire ostracisé est également lyricomane et on sent les recherches très documentées sur l’art lyrique qui sert de fondation à cette aventure.

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Les étoiles ont toutes en commun un rêve qui ne leur appartient pas.

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)°º•. Ne vous méprenez pas, quand j’ai eu le livre entre les mains, je ne me suis pas interrogée sur la force des recherches sur l’art lyrique ou sur le bien-fondé d’une telle ré-appropriation du mythe vampirique. Non, je l’ai juste ouvert avec frénésie pour le gloutonner d’un seul coup.
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Arriver à la première page de « Les prima donna immortelles » c’est avant tout le sentiment de s’installer dans un siège en cuir bien connu. On regarde les frasques de ces deux mâles, racontées avec une écriture disciplinée. « Le voleur de voix » n’est pas de l’action brute, c’est plus doux, mais tellement plus prenant. C’est doux… mais également assez incisif ; chose complètement contradictoire mais qui fonctionne. Le suspense monte encore d’un cran car les rencontres tant attendues ont évidemment lieu.
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La seule chose à laquelle je ne m’étais absolument pas préparée (erreur, erreur !) c’est qu’il allait y avoir une fin. Je ne l’avais pas du tout imaginée ni même esquissée en esprit. Et je suis arrivée sur les dernières pages avec une sensation complètement inexpliquée et irraisonnable et une phrase hautement intelligente et très bien formulée du genre « Quoi, c’est fini ?! ».  Maintenant que vous prenez en compte cet élément, vous conviendrez que forcément, elle ne ressemble pas à celle que j’avais en tête (puisque je n’avais rien en tête) mais qu’évidemment, elle n’aurait pu être autrement. Peut-être y aurait-il pu y avoir un feu d’artifices ou un truc bling-bling mais cela voudrait alors signifier aussi que le suspense n’était pas redescendu et que vous seriez resté(e) avec des questions et un peu frustré(e) aussi.
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S’il a fallu cinq mois avant que le dernier tome franchisse l’Atlantique (parution Québec 22 octobre 2012, France 21 mars 2013), mon petit cœur de lectrice et moi avons particulièrement apprécié que la saga soit publiée dans un délai plus que respectable : tome 1 – 20 octobre 2011, tome 2 – 16 mai 2012, tome 3 – 22 mars 2013. Le premier chapitre de ce volume-ci est à découvrir ici.

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« Les prima donna immortelles » clôture la trilogie « Le voleur de voix » avec fortes réponses à nos ultimes questions ; sans oublier préalablement de faire monter d’un cran le suspense, de favoriser de nouvelles rencontres et de nous faire voyager dans les époques. La trame scénaristique est prodigieusement fignolée pour offrir une aventure aux longues canines digne de ce nom.

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Dans le chaudron :
¤ Le roi et les castrats fous, tome 1
¤ La diva et le prince romantique, tome 2
¤ Rose Morte de Céline Landressie

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Souvenir de lecture : une saga goulument dévorée ; ce genre de récit pour lequel tu n’attends qu’une lecture sympathique et qui te rend complètement accro.

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CITRIQ

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Pic : Barbie Hope Diamond (ceci n’est pas une blague, je trouve qu’elle s’accorde bien à ce livre)
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VONARBURG Elisabeth – Le silence de la cité

29/09/2012 4 commentaires

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Titre : Le silence de la cité
Auteur : Elisabeth VONARBURG
Plaisir de lecture Livre à découvrir

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Après le Déclin, des hommes se réfugient dans les souterrains où leurs laboratoires sont munis de la technologie de pointe. Ils vivent reclus, avec leurs robots ; alors qu’à extérieur, l’homme est poussé dans ses derniers retranchements. Paul poursuit ses manipulations génétiques et crée Elisa, aux capacités de régénération extrêmes. Cette dernière souhaite sauver le peu d’humanité restante en s’affranchissant de Paul. Comment va-t-elle s’y prendre ?

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)°º•. Elisabeth Vonarburg développe dans ce livre, ses thèmes fétiches quant aux relations humaines. Tout y est imbriqué : place de l’intelligence artificielle, le devenir de l’humanité, la problématique entre cause mondiale et objectifs personnels, les limites de la recherche et la quête d’identité.
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« Le silence de la cité » se déroule dans le même univers que « Chroniques du Pays des Mères » mais à une date antérieure. Si lors de la chronique de ce dernier, j’ai trouvé l’exercice un peu périlleux, il est encore plus difficile de vous parler de ce livre sans spoiler ni les lecteurs qui veulent découvrir Vonarburg ni les lecteurs de Chroniques qui veulent maintenant lire celui-ci. N’oubliez pas également pour ménager le suspense de lire d’abord « Chroniques du Pays des Mères » puis « Le silence de la cité ». Je serai donc très très brève et me permettrai aussi de comparer les deux livres.
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Ce livre a été écrit plus de 10 ans avant les annales de Lisbeï et s’il est sympathique à découvrir, il n’égale pas la puissance qui se dégage de « Chroniques du Pays des mères ». On peut l’accueillir davantage comme un complément à notre précédente lecture.
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Vonarburg mêle ici science et folie ; le livre m’est apparu comme assez froid. Je n’ai pas développé d’empathie comme ce fut le cas pour son compagnon livresque et j’ai même trouvé un côté un peu malsain à la relation de Paul & Elisa. L’avantage est que l’auteur nous remet en place, nos préjugés, nos connaissances et nous.
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Durant ma lecture, j’avais la véritable impression de jouer au détective entre ce livre-ci et Chroniques : je liais les éléments, je montais des hypothèses. Elisabeth Vonarburg sait soigner son lecteur, on se sent comme un lecteur omniscient, qui lui « sait ». Sans aucun doute « Le silence de la cité » donne des pistes et des éléments de réponse quant à l’histoire de Lisbeï.  Mais j’ai quitté ce livre avec beaucoup plus de questions en tête qu’avec « Chroniques du Pays des Mères ».

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« Le silence de la cité » est un parfait complément à « Chroniques du Pays des Mères », on y découvre surtout  les causes de la nouvelle civilisation chapeautée par les Captes des Familles. Ce roman propose davantage d’aspects scientifiques mais donne des éléments de réponse : on devient un véritable chercheur d’indices. S’il semble moins personnel et moins prenant que « Chroniques du Pays des Mères », il bénéficie du même talent d’écriture.

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)°º•. Biographie
Elisabeth Vonarburg née en 1947 à Paris et vit au Saguenay au Québec depuis 1973. Romancière et nouvelliste, elle fait parti des figures incontournables francophones de la SF. Ayant plusieurs cordes à son arc, elle a reçu tout autant de récompenses littéraires. Notons le fait primordial qu’elle aime les chats (elle en a même plusieurs !). Son site.
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Pour Le silence de la cité : Grand Prix de la SF français 1982, Prix Rosny aîné 1982, Prix Boréal 1982.

Feuiller le livre, ici.

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Dans le chaudron :
¤ Chroniques du Pays des Mères

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Souvenir de lecture :  « Il se force à des gestes lents et posés. Les réflexes, d’abord. Normaux. Mais pourquoi ne seraient-ils pas normaux ? Des années à chasser les gènes indésirables, à raffiner ce chef-d’œuvre… Electroencéphalogramme… normal. Normal, évidemment ! »

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Le rêve du renard (Yume), Miss Mopi, Mon coin lecture (Karine), Nevertwhere (Vert), RSFblog (Lhisbeï) sont aussi parties à la recherche des origines.

CITRIQ

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Cette lecture est une participation à « Québec en septembre » ainsi que le pour le challenge « Fins du monde« .

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Pics #01 Portrait d’Elisabeh Vonarburg par Mélanie Fazi.

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VONARBURG Elisabeth – Chroniques du Pays des Mères

27/09/2012 32 commentaires

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Titre : Chroniques du Pays des Mères
Auteur : Elisabeth Vonarburg
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon

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Après une catastrophe qui a changé la planète, les Captes des Familles veillent sur le Pays des Mères. Sous la protection de la Mère de Béthély, Lisbeï va grandir dans une société encore toute jeune. Ne pouvant remplir le rôle auquel elle était prédestinée, Lisbeï va devoir trouver sa nouvelle place dans une société en pleine effervescence et remettre à plat toutes ses convictions. Alors que Tula, sa sœur et amie va remplacer Selva en tant que Mère, l’exploratrice Kélys va aider de son mieux Lisbeï dans son cheminement.

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)°º•. Elisabeth Vonarburg nous dépeint une société relativement jeune (400 ans) où la discrimination raciale et sociale existe bien ; il est même question d’une hymne à la différence… et la naissance de la complémentarité. Ces chroniques sont tout aussi physiques qu’émotionnelles. On part chercher les origines d’une telle société en découvrant son Histoire et la foi. La question de l’identité et de la place de l’individualisme dans ce monde empreignent le livre. Il s’agit de véritables pérégrinations intellectuelles.
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Au Pays des Mères, le contrôle des naissances est rude et qui parfois à nos yeux peut paraitre triste, dur et injuste. Les hommes sont très peu nombreux dans cette civilisation et la procréation s’avère un devoir vital extrêmement ritualisé ; mais tout est affaire de survie.

On navigue sur la contestation et le dynamisme de la séparation des sexes. La hiérarchie est telle qu’un code vestimentaire est créé : verts : pré pubères ; rouges : nubiles ; bleus : stériles ou interdites de procréation pour cause de risque congénital.  L’aspect sexuel peut déranger quelques lecteurs : on ne rentre pas dans les détails, tout est conté avec un certain voile pudique mais c’est plutôt le type de relations qui pourraient apparaitre comme atypiques.

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Même si la violence physique n’existe plus, la violence a toujours sa place de bien des manières. Les différences de statut homme/femme intègrent des caractéristiques sexistes et même l’exclusion jusqu’à la haine envers les hommes. La soif de pouvoir s’effectue aussi via la féminisation du langage ; le vocabulaire tout comme les expressions : la chevale, la hérissonne, la bébée, l’enfante. La grammaire est aussi modifiée ; le féminin remporte toujours sur le masculin : un groupe de personnes composé d’une femme et de deux hommes sera signalés par un « Elles ».

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L’auteur s’interroge sur la place des femmes, sur les relations avec les hommes. Même si cette société est basée sur le matriarcat, sexiste et féministe, Elisabeth Vonarburg nous propose la vision d’une société subtile et sans cliché. Les femmes seront d’ailleurs nombreuses dans l’histoire et nous suivrons entre autres Lisbeï, Tula, Kélys, Mooreï, Antoné, Guiséa et Selva.

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)°º•. En lisant cette histoire, on vit à travers les yeux de Lisbeï : on suit ses aventures mais parfois on en apprend plus grâce aux correspondances. Ce roman initiatique est le journal de bord de Lisbeï entrecoupé par des lettres reçues, des extraits de journaux ou des monologues intérieurs. Ecrit entre 1979 et 1992, il faudra bien toutes ces années pour qu’Elisabeth Vonarburg nous livre une humanité bouleversante.

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Le challenge est très haut dès le départ : il faut que la société soit crédible, qu’elle tienne droit et que l’histoire nous entraine vers des découvertes et autres surprises. La plume exigeante de l’auteur donne une impression de lire un roman historique, une véritable autobiographie d’une période de notre société ; c’en est bluffant. Le pouvoir d’écriture forme un monde en développement où les mystères sont assez nombreux pour nous intriguer tout du long. Ce n’est pas un livre d’action ; qui ne présente pas non plus une romance idéale mais les tensions sont parfaitement maitrisées. Cette histoire parait simple, presque linéaire alors qu’il n’en est rien ni dans sa construction ni dans l’immersion. Le rapport à une culture différente est le pivot de ce livre.

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Ce récit ô combien singulier est très prenant. Le plus difficile est sans doute d’entrer dans l’histoire : le vocabulaire nouveau et la description des lieux et hiérarchies peut être déroutants. Cette histoire m’a particulièrement touchée et j’ai eu du mal à le lâcher. Les informations sont assez nombreuses à avaler, quelques fois on a du mal à rester concentré(e) mais cela vaut la peine car le récit est beau et poignant.

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L’auteur fait part de beaucoup de suggestions et nous n’avons pas réponse à toutes nos questions. On s’interroge également à propos de notre société. Coutumes, évolutions, politiques et autres détails sociétaux donnent une grande force à l’histoire. J’ai ressenti une très grande sympathie pour Lisbeï mais aussi pour les personnages secondaires. La fin m’a surprise et je reste un tantinet désappointée concernant les Mauterres. A travers ma chronique, je n’aurai pas su vous convaincre tellement ce livre est complexe à résumer ou à vous expliquer : on ne peut le savourer qu’en le lisant.  J’ai particulièrement aimé les discussions avec les membres du Cercle d’Atuan pour les éclaircissements apportés. Il va sans dire qu’il est à lire avant « Le silence de la cité » qui se déroule antérieurement à ce livre-ci ; mais c’est un conseil non dénué de sens qu’a partagé la bloggeuse Vert, pour préserver le suspense et la magie. C’est un livre qui se lit et se relit plusieurs fois au cours de sa vie : ça tombe bien, j’ai acquis un vieil exemplaire un peu usé, aux pages jaunies qui me conforte dans cette idée.

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Chroniques du Pays des Mères est une histoire toute sauf personnelle, c’est un véritable voyage que vous entreprenez avec Lisbeï qui a soif d’aventures, de connaissances et d’expérience empirique. Des choix imparfaits dans un monde imparfait.

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)°º•. Biographie
Elisabeth Vonarburg née en 1947 à Paris et vit au Saguenay au Québec depuis 1973.  Romancière et nouvelliste, elle fait parti des figures incontournables francophones de la SF. Ayant plusieurs cordes à son arc, elle a reçu tout autant de récompenses littéraires. Notons le fait primordial qu’elle aime les chats (elle en a même plusieurs !). Son site.
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Pour Chroniques du Pays des mères : Prix Boréal 1993, Aurora Award 1993, Prix spécial P.K. Dick 1993, Prix Boréal du meilleur roman de SF 1993, Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois, Prix du Gala du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean 1993.

Feuiller le livre, ici.

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Souvenir de lecture : Les Mauterres, les Mauterres !

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Dans le chaudron :
¤ Le silence de la cité

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Chez Neph, Le rêve du renard (Yume), Mes lectures de l’imaginaire (Olya), Nevertwhere (Vert), Parchments of Sha’ (Shaya), Popoyo’ s lairRêverie en forme de poire (Zahlya), Tortoise’s time tree ont lu ce livre en ma compagnie.
La première chronique de Nevertwhere (Vert), Albédo (Lutin82), A livre ouvert (Chimère), La caverne de JainaXF, Lectures sans frontières (A girl from Earth), Miss Mopi, Mon coin lecture (Karine), Un papillon dans la lune.
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Cette lecture est une participation à « Québec en septembre » ainsi que le pour le challenge « Fins du monde« .

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Pics : #01Lisbeï, doll de Miss Mopi ; #02 Portrait d’Elisabeh Vonarburg par Mélanie Fazi.

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VACHON Jean-Nicholas – Le voleur de voix ~ La diva et le prince romantique, tome 2

18/09/2012 2 commentaires

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Titre : La diva et le prince romantique (Le voleur de voix, tome 2)
Auteur : Jean-Nicholas VACHON
Plaisir de lecturecoeur notation Livre avec entrée au Panthéon
Tome 1, tome 3

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A l’opéra, les castrats sont boudés. Le public attend des tragédiennes qui les fassent vibrer, nous entrons dans l’ère romantique. C’est ainsi que naquit l’étoile Maria Malibran ; et elle ensorcèlera le comte du Périgord, Maximilien. Carlo Broschi devra quant à lui vivre dans l’ombre, dans un coin où les perturbations de l’éther ne facilitera pas son quotidien d’anonyme ; il perd sa place de favori. Nathaniel devra faire face au terrible pacte familial malgré la disparition de Viviane. C’est Paul, un nouvel ami qui lui permettra de se dresser contre la Cour des Immortels.

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)°º•. Maximilien est un vampire très fort car il est doublement damné : par l’asura indien mais aussi par le séraphin de Perse. Ces deux démons se battent pour prendre possession du corps de leur hôte et il doit calmer leurs ardeurs. Si sa position fait de lui une personne « unique », il est bien difficile de vivre avec ce lourd châtiment. Seules les voies angéliques semblent le calmer. Pour un temps, il sera accompagné de Charles. Il court toujours après le bijou volé connu sous le nom de « Hope », l’œil de la déesse hindoue.

Carlo Broschi tient à flot mais l’envie de sombrer est de plus en plus forte. Meurtri, mal aimé ou plus aimé du tout, il doit continuer à exister, mais pour qui ? pour quoi ? On suit à travers ses yeux, cette époque où tout pour lui n’était qu’une blessure supplémentaire. Cet « ange déchu » de la scène, tombé dans l’anonymat le plus parfait.

Maria Malibran est la première diva de cette époque romantique, elle suscite des passions phénoménales et sa vie se résume sur un long et fort succès.

On parlera également de Nathaniel Champagne, du prince Paul Thurn and Taxis, des Maria, de Madame Mina et de la Cour des Immortels.

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)°º•. La thématique des vampires est toujours l’essence même de ce roman. En sus de savoir que les vampires se repaissent de sang frais, on découvrira davantage l’organisation des vampires, la position des archanges, l’identité des séraphins et la raison de la Cour des Immortels.

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)°º•. Lors du premier tome, nous avions trois voix distinctes par lesquelles nous entrions dans le roman, dans leur vie. Ici, le récit s’étoffe : nous prenons connaissance de la correspondance de Maria Felicia Garcia et de quelques lettres du Prince de Bavière. Les points de vue sont alors multipliés. Chaque fin de chapitre est relativement cliffhanger, ce genre de sentiment vous fera lire encore un chapitre, et encore un. (ainsi de suite). Si on est quelque peu frustré par la coupure du récit de vie d’un des personnages pour partir dans celle d’un second, on ressent dès la deuxième ligne un grand contentement, car lui aussi, vous l’aimez bien.
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Après « il divo assoluto », l’auteur se focalise sur la première diva de l’ère romantique. On repère par ailleurs, des personnalités contemporaines et d’autres plus lointaines qu’on reconnait au premier coup d’œil.  Qu’ils soient féminins ou masculins, les vampires sont aussi détestables et cruels les uns que les autres.
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Les faits historiques sont mêlés aux explications fantastiques : j’ai souri et j’ai décidé de prendre ce que l’auteur me présentait ; il se peut que selon le lecteur que vous êtes, vous trouverez parfois tout cela tiré par les cheveux. Il n’en demeure pas moins que la plume est aussi délectable que pour le tome 1 « Le castrat et les rois fous ».
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Ce n’est pas faute d’insister dessus, ce roman ne présente pas de grandes batailles ni d’actions grandiloquentes : tout est affaire de descriptions détaillées sans longueur, d’ambiance posées et de partage de sentiments. Si vous aimez ces aspects-là, vous apprécierez cette trilogie.

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La scène de théâtre de ce deuxième tome se concentre sur l’époque romantique : les points de vue sont plus nombreux et étoffent le récit. C’est un véritable plaisir que de s’enfoncer davantage dans la vie et les aventures de nos trois hommes. Le récit prend le temps de se poser, de se conter et de faire entrer le lecteur dans une superbe fresque sur fond vampirique.

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)°º•. Biographie
Né en 1978, Jean-Nicholas Vachon travaille actuellement dans les assurances après avoir exercé le métier de pâtissier durant trois années. Attiré par la littérature fantastique dès son plus jeune âge, il publie son premier roman en 2004 avec le premier tome de la série « L’archipel des Sorcières ».

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Les premières pages du tome 2 sont à découvrir ici.
Le site de la saga « Le voleur de Voix« .

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Dans le chaudron :
¤ Le roi et les castrats fous, tome 1
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Souvenir de lecture : Je n’aurai voulu être ni Farinelli, ni Maria Malibran. Pourtant deux personnes d’exception.

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Cette lecture est aussi une participation au défi « Québec en septembre« .
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CITRIQ

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Pic : Le diamant Hope ; logo par Leviathan777.
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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec les éditions Michel Quintin.

 

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