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PAASILINNA Arto – Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison

08/01/2013 21 commentaires

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Le potager des malfaiteurs ayant echapee a la pendaison arto paasilinnaTitre : Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison
Auteur : Arto PAASILINNA
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut

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Sous la couverture de contrôleur bio, Jalmari Jyllänketo, inspecteur à la sécurité nationale, a été assigné à l’observation de l’étang des Rennes. Ce domaine, ancien kolkhoze, se situe à Tortola au fin fond de la Laponie finlandaise. Il se rend très vite compte que l’entreprise tourne sur un système un peu particulier où l’embauche de la mine du Lac sauvage est bien souvent contre le gré des travailleurs.

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)°º•. Sous sa nouvelle identité, l’inspecteur principal Jalmari est accueilli poliment sur le domaine. Il m’a été particulièrement difficile de croire que son baratin soit accepté sans sourciller et même pire, qu’il soit largement accepté pour donner un coup de main estival aux activités quelques peu… particulières. A aucun moment, l’équipe ne se soucie de sa personne et j’avoue que pour des missions top secrètes pouvant mettre en péril tout le système, il est peu gros à avaler ; avec le même désagrément ressenti à essayer de passer un éléphant par un chas d’aiguille.
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C’est Sanna Saarinen, horticultrice diplômée de l’école de Leepa qui servira de compagnie professionnelle à Jalmari. On fera également la connaissance du pilote Pekka Kasurinen. Les autres personnages seront encore plus en retrait que ces deux-là et c’est assez difficile de les trouver attachants ou même d’y trouver un quelconque intérêt à les connaitre au vu des maigres informations données par l’auteur. On croirait presque à des bonhommes en carton pâte tellement sont-ils insignifiants. C’est dans doute le premier point faible de cette histoire.
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Le domaine s’avère être une sorte de centre d’éducation morale expérimental : la main d’œuvre est recrutée manu militari. Les travailleurs forcés sont des diaboliques malfaiteurs… en tous genres. Cette petite entreprise est presque utopique : le système est révolutionnaire. Paasilinna discute sur la place de certaines catégories d’individus mais aussi des rôles de la société. Si la thématique peut donner à réfléchir, j’ai trouvé qu’elle était traitée de manière relativement superficielle. L’auteur présente une solution mais n’y amène pas vraiment à y penser de manière sérieuse.

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)°º•. Avec un titre et une couverture ô combien attirants, j’avoue, j’ai été déçue. Je n’avais pourtant pas relu la quatrième de couverture avant lecture ni même m’étais attendu à quelque chose. Question humour, Paasilinaa est clairement en reste ; surtout que j’ai dans mes tablettes Christopher Moore, et que ce premier n’arrive pas à la cheville du second. Que ce soit dans l’humour, ou dans l’absurde.
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Les trente premières pages sur les différentes cultures et les caractéristiques des avions un peu plus loin ont été des descriptions totalement soporifiques. J’ai tenté d’être le plus concentrée possible, me disant que les détails pouvaient servir à l’intrigue. Que nenni. Vous pouvez aisément lire en diagonal sous peine de vous tapez une barre de migraine au milieu de front.
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Je ne m’attendais pas à grand-chose, j’ai bien fait, rien n’est venu. Afin de nuancer mon propos, je dirai que l’intrigue n’est pas très développée, les personnages sont sympathiques mais peu attachants.

Le décalage – initié par le concept de l’entreprise – n’est pas assez frappant : l’auteur a voulu garder un certain gage de crédibilité. Mais le lecteur passe totalement à côté et ne ressent finalement pas ce pétillement tant attendu. L’histoire demeure sympathique mais en reste une, je n’ai pas été intégrée au récit. On s’y ennuie un peu, la surprise ne dépasse par le stade du zéro. Les thématiques sur la justice et l’économie ne sont pas assez développées. Ce qui, ajouté aux facilités des personnages, nous donne un récit quelque peu poussif et un rythme pas assez battu. Cependant, le récit est « positif » et optimiste tout du long du livre : à aucun moment, Paasilinna ne nous entraine vers la noirceur de l’humanité, ce que je trouve plutôt agréable.

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Si vous cherchez un roman optimiste et qui présente un concept de société original tout en faisant passer un bon moment, vous avez trouvé. Si vous cherchez un roman cousu d’humour et d’absurde délicieux, de thématiques un peu poussées ou du moins qui vous conduisent à réfléchir, c’est beaucoup moins évident. Alors que Paasilinna aurait pu donner le meilleur de lui, il semble avoir loupé le coche. Il a apparemment oublié le lecteur sur le bord du chemin et ne lui propose ni une intrigue affriolante, ni des personnages croustillants.

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)°º•. Biographie
Arto Paasilinna, écrivain finlandais né en 1942 en Laponie est un grand auteur à 35 romans, traduits en 27 langues. Il est l’un des auteurs finlandais les plus connus dans le monde. Il a aussi écrit pour différents media : cinéma, radio, télévision. Il s’essaie également aux arts graphiques et aux poèmes.

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Dans le chaudron : (de l’absurde délicieux)
¤ Le sot de l’ange de Christopher Moore
¤ Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de dragons de Jasper Fforde

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Souvenir de lecture : L’étang aux Rennes produit des herbes aromatiques, des champignons, des sapins de Noël… et des Hells !

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Adalana’s imaginary world, Livr0ns-n0us et Welcome to Nebalia ont aussi sarclé le potager.

CITRIQ

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Categories: PAASILINNA Arto Tags:

ROUX Madeleine – Un blog trop mortel

07/12/2012 16 commentaires

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Un blog trop mortelTitre : Un blog trop mortel
Auteur : Madeleine ROUX
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut

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Le monde est ravagé par les zombies depuis que l’Infection a été déclarée. Allison Hewitt a réussi à se calfeutrer dans la réserve de la librairie où elle travaille. Malheureusement, au vu des moyens dont elle dispose, elle va devoir se sauver. Allison réussit à se cacher et tient un blog créé sur le réseau de l’armée pour ne pas sombrer. Elle y raconte son quotidien, ses rencontres, ses peurs et ses doutes. Mais dans la vie, il n’y a pas que le net, il y a les zombies aussi.

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)°º•. Bien qu’étant une jeune fille un peu frêle, Allison n’en est pas moins débrouillarde. Son but est de survivre et aussi de retrouver sa mère. Tout du long, elle gardera les yeux écarquillés sur cette situation mais elle s’adaptera – sans avoir le choix – en passant par des phases d’hallucination où elle se demande si elle ne rêve pas. L’héroïne ne ressemble pas à la pimbêche aux yeux de panda (qui a oublié de se démaquiller) présente sur la couverture. Son arme de prédilection est la hache. Je n’ai pu qu’aimer cette image d’une jeune femme maniant un tel matériel ; j’ai trouvé ça juste… très bon. Je n’ai pu que valider son choix, qui s’avèrera aussi le mien à partir du 21 décembre. Elle n’est pas non plus dénuée d’autodérision. C’est grâce à son caractère et son comportement que le livre est plaisant.

Nous croiserons aussi d’autres personnages tels que Ted, Collin, Ned et ses garçons ainsi que Jullian.

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Un blog trop mortel)°º•. A l’origine et avant la parution du livre, l’histoire d’Allison était écrite via l’intermédiaire d’un blog par Madeleine Roux. Le succès a été tel qu’elle a été transposée en roman. Il faut alors passer outre le concept du blog sur papier qui casse à mon goût toute l’histoire ; ce n’est pas crédible pour un sou : manque de réalisme, commentaires peu plausible et accessibilité au net en pleine apocalypse ?
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Le titre VO est moins porté sur le phénomène de mode de blog en littérature : Allison Hewitt is trapped et bien plus intriguant également. Heureusement ce one shot (un avantage à lui tout seul) passe très bien si on sait le prendre au second degré ; l’humour est assez présent. Il n’y a pas de réelles descriptions des lieux, ce qui compte est les sentiments et les actions. Il ne faut pas non plus chercher l’histoire bien ficelée mais quelques détails sont surprenants. Par contre, ce livre n’est pas un livre doucereux pour adolescent, le ressenti quant aux situations y est développé. Si Allison manie la hache, vous vous en doutez bien que c’est pour décapiter quelques têtes zombifiantes, les scènes sont donc monnaie courante.

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Outre le concept de « blog » au format papier qui ne passe pas réellement, « Un blog trop mortel » propose une héroïne à l’autodérision mordante et à la hache bien affutée. Quelques zombies et autres sentiments au programme. Une histoire au second degré qui fonctionne bien.

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Un extrait ; le blog à l’origine du livre.

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Dans le chaudron :
¤ Zombie panic

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La bibliothèque de Glow, La bibliothèque malounienne, La passion littéraire de Tristhenya, La pause lecture (Emma666) ont aussi vu les ravages causés par une hache.

CITRIQ

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Challenge Fins du MondeChallenge Jeunesse YA.
Avec ce livre, on avance doucement vers la fin du challenge Fins du monde et cela fait une entrée au challenge jeunesse/YA.

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Pic : The axe effect par ScarletteDeath.

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RIGGS Ransom – Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 1

23/11/2012 40 commentaires

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Titre : Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 1
Auteur : Ransom RIGGS
Plaisir de lecture :  Livre sympa
Tome 2, tome 3

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Depuis sa prime jeunesse, Jacob est bercé par les histoires de son grand-père. Ce dernier, surnommé Abe lui raconte comment il chassait les montres quand il était plus jeune ; et l’endroit où il avait vécu, l’orphelinat chapeauté par Miss Peregrine. Agé maintenant de 16 ans, Jacob n’arrive pas à savoir où commence la fiction dans les récits de son grand-père. Un après-midi, et malgré toute l’aide qu’il souhaite apporter, Jacob trouve son grand-père blessé. Il lui livre son dernier souffle « Trouve l’oiseau. Dans la boucle. De l’autre côté de la tombe du vieux. Le 3 Septembre 1940 ».

Durant son deuil, Jacob s’aperçoit qu’il est bouleversé par ce que lui racontait son grand-père, notamment par ses clichés qui lui déclenchent des hallucinations paranoïaques. Avec l’accord de son psychanalyste Golan, Jacob et son père se rendent sur l’île Cairnholm, dernier endroit qu’a fréquenté Abe. Peu de temps avant cette décision, Jake tombe sur une lettre de Miss Peregrine adressée à son grand-père, ce qui le rend encore plus abasourdi. Dès le premier pied posé à terre, Jacob court à la recherche de l’orphelinat… et n’y trouve que les restes d’une vieille bâtisse incendiée.

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)°º•. Jacob, surnommé Jake est un jeune adolescent de 16 ans, dont le cynisme est sans pareil. Il est le narrateur de l’histoire ce qui nous permet de bénéficier des découvertes en même temps que lui.
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On va à la rencontre de tous les habitants de l’île Cairnholm, même Martin, le conservateur du tout petit musée. Evidemment, comme l’annonce le titre, il y est aussi affaire d’enfants particuliers. Mais en quoi consiste leur particularité ? Vous en apprendrez beaucoup, de quoi étancher votre soif, promis. Il va sans dire qu’ils sont attachants même si j’aurai aimé que Riggs nous propose encore plus d’attractivité pour ces personnages secondaires (moi, difficile ?). Leur description est singulièrement visuelle. Entre autres, nous faisons la connaissance d’Emma, de Fiona, de Millard, de Bronwyn ; mais aussi des syndrigast, des estres, des ombrunes et des sépulcreux.

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)°º•. De l’ambiance, je vous dirai très peu de choses. Premièrement, que la second guerre mondiale est seulement une toile de fond et pas l’élément premier de cette histoire (voilà qui devrait en rassurer plus d’un). Deuxièmement, que la plume est délicieuse, fluide et que j’ai aimé être plongée de ce roman (la traduction est très bonne). J’ai aimé le lire au chaud sous la couette ; voire avec une faible lumière, comme pour lire cette histoire secrètement. La nuit tombée joue beaucoup sur ce que nous lisons (en particulier lorsqu’on finit le livre au petit matin !).
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Ce roman est envoutant et j’ai aimé le décor posé. Cairnholm est une île du pays de Galles ; dans sa description et les événements, on la découvre en cheminant. En plus de la thématique du temps, Ransom Riggs va également parler de jeux de pouvoir, de protection et de différence.
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La sauce de ce « roman photo » prend bien, l’intégration de clichés est originale et bienvenue. Il faut savoir que ces photos « vintage » sont en réalité des photos réelles (peu ont été retouchées) mais aussi assez troublantes. C’est un sacré tour de main que réalise Riggs pour réussir à donner à ces photographies existantes une histoire différente de celle qu’elles racontent, qu’elles happent le temps d’une seconde. Moi qui suis très attachée aux photos, j’ai trouvé que c’était bien joué et cela s’avère la grande force de ce roman. Toutes les photos sont tirées de collections privées et je n’ose imaginer les jours entiers de recherches.

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)°º•. Ce livre jeunesse ne prend pas ses lecteurs pour des poules mouillées même  si l’intrigue se révèle un poil classique avec la construction manichéenne. Dans ma chronique, je donne peu d’informations concernant la trame car je pense que la découverte du livre est aussi importante que le fond de l’histoire. D’ailleurs, si ma lecture a fonctionné, c’est parce que j’avais lu très peu de choses à son sujet et que je ne m’attendais pas à grand-chose.
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Ce roman se divise en deux parties, mais toutes deux se valent tant dans leur construction que dans leur intérêt ; même si on en préfère une. C’est vrai que j’ai davantage aimé monter mes hypothèses, chercher le pourquoi des photos que de savoir ce qui allait réellement se passer niveau action. Ce roman pourrait figurer comme un one shot même si la fin se révèle ouverte ; on entend déjà parler d’une suite : quid ?
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Je suis bien contente que ce photographe se soit essayé à la plume car ce premier roman m’a été assez addictif. L’histoire est très visuelle et je ne doute pas qu’un jour, Burton officialisera son envie de l’adapter (pour l’instant, ce n’est qu’une légère envie). Enfin, et non des moindres : couverture, titre, photos d’époque, arabesques de bas de pages, lettrines et patterns de chapitres (dignes de la décoration des plus grandes maisons de l’époque, je confirme) en font un objet soigné.

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Partez avec Jacob à la recherche de l’oiseau à pipe et découvrez tout un pan d’histoire totalement cachée. Riggs signe là un excellent premier roman à l’allure d’époque et aux clichés véritables qui vous conteront une histoire bien plus profonde que la surface qu’ils en montrent. A lire sous la couette, à la faveur de la nuit ; laissez-vous transporter pour découvrir sous une plume efficace qui sont ces enfants particuliers.

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)°º•. Biographie
par Bayard : Ransom Riggs a grandi en Floride. Il vit aujourd’hui à Los Angeles. Il a obtenu les diplômes du Kenyon College et du département de cinéma et de télévision de l’Université de Californie du Sud. Il a réalisé plusieurs courts-métrages couronnés de prix. Actuellement, il officie comme bloggeur et écrivain voyageur.
Son blog.

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Souvenir de lecture : Encore des photos !
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Antre des livres (Plumeline), Le blog d’une P’tite Elfe, Le rêve du renard (Yume), Les carnets de Radicale, Les lectures du Vampire Aigri (D. Lockhart), Les rats de bibliothèque (Cléo), Lilyn Kirjahylly (Miss Spooky Muffin), Sorcelleries (Sita)ont aussi été impressionnées par les clichés.

CITRIQ

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Une lecture qui convient parfaitement pour le challenge jeunesse/YA.

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PASTOR Annie – Comment survivre à une attaque de zombies de l’espace

04/11/2012 22 commentaires

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Titre : Comment survivre à une attaque de zombies de l’espace
Auteur : Annie PASTOR
Plaisir de lecture Livre à regrets

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Ce livre compile les informations nécessaires à votre survie en cas d’attaque de zombies de l’espace. Mais pourquoi spécifiquement « de zombies de l’espace » ? Tout simplement parce qu’il est dit très rapidement dans ce roman que le virus ne peut pas être terrestre. Je ne vous spoile pas, on l’apprend dans les vingt premières pages.

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Il va de soi qu’on ne peut pas s’empêcher de penser à sa propre situation (configuration de son chez soi, les lieux, les personnes de notre entourage) et de commencer à fomenter des plans de secours en se basant sur son propre environnement.
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On peut le dire : je suis assez fana des zombies, du coup, je suis plutôt prête concernant l’apocalypse du 21 décembre et tout le tintouin en découlant. Mais sachez qu’à la lecture de ce livre, deux choses me sont apparues : 1°) que j’avais oublié de mettre des vitamines dans mon sac de survie (oh my god !), 2°) que je suis fondamentalement contre l’idée de me couper les cheveux le 21 (ces derniers étant une prise facile pour les zombies)

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Si certaines informations prêtent à sourire, d’autres, nombreuses sont contradictoires : comme le fait de vivre exactement 12 ans en réclusion avant de sortir dehors ; alors que quelques pages plus loin, on vous conseille d’agir très vite.
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Sur le forme, quelques reproches aussi notamment sur la police taille 14 utilisée et sur le texte non justifié sauf dans les encadrés « alerte » et « bon à savoir » ; qui ont hérissé les poils de mes bras de lectrice bourrée de tics. Le texte ne possède aucun saut de ligne et les pictogrammes sont utilisés à outrance dans le livre. L’avantage d’un texte écrit assez gros fait de lui une lecture idéale si son état de santé se rapproche (justement) de celui de zombie : il se lit rapidement, sans concentration et même avec une migraine (j’ai testé pour vous, je suis gentille, quand même).

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Là où cela devient moins marrant, c’est de trouver le tout un peu longuet à cause des nombreuses redites. Le guide est sympathique et on voit bien le plaisir pris à écrire de telles recommandations mais les idées sont déjà vues ici et là et on a l’impression d’une dissertation blablateuse sans véritable fond de connaissances sympathiques, sérieuses ou drôles mais du moins attendues comme « intéressantes ». Ce guide aurait pu être écrit par tout novice en matière de zombie. Je-te-ju-re.

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Et enfin, là où on s’insurge et on crie au scandale c’est que ce livre… n’est qu’une pâle copie du guide de survie de Brooks. Je t’invite pour le coup à lire la chronique d’Emma666 qui explique tout cela. Bref, je suis vile car je vous parle d’un roman… qui été retiré de la vente justement à cause de ces ressemblances plus que frappantes.

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Bref, en cas d’apocalypse, venez chez moi, je suis prête.

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Souvenir de lecture : Note pour moi-même : prendre des vitamines, de préférence celles pour Seniors, il y a plus de trucs dans le dedans. Prendre quelques élastiques pour cheveux d’avance : entre 150 et 200 environ.

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La pause lecture (Emma666) vous fait comprendre le fond de sa pensée.
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CITRIQ

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Un petit ajout pour le challenge d’Halloween ainsi qu’une nouvelle entrée pour celui Fins du Monde.

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Rond de Sorcière #20

23/03/2012 24 commentaires

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Le Rond de Sorcière me permet de vous faire découvrir tous les livres lus durant le mois ; notamment les petits trésors que je découvre sans avoir le temps de leur consacrer une chronique complète. C’est une sorte de compromis entre ma bonne conscience livresque et moi.

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Ce mois de février 2012 a été rythmé par les lectures communes puisque j’en ai eu quatre en même temps et il faut dire que même si je les apprécie c’est une sacrée cadence quotidienne. Au niveau de la MEL et de mon Fin de Série, c’est l’effrondrement puisque j’ai rajouté pas moins de 23 livres pour la lecture commune au long cours concernant les cycles de Hobb.

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Science-Fiction, Fantasy, Fantastique
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Nuit tatouée (La peau des rêves, tome 1) – Charlotte BOUSQUET
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
La chronique complète est à lire ICI.
Tome 2.
Charlotte Bousquet nous entraine dans un décor post apocalyptique à la découverte des vivants : humains, chimères et autres races mutantes. Le livre se base sur des ambiances très sombres voire même sinistres. La thématique de la quête de soi est au centre de l’intrigue ; Cléo qui doute beaucoup voire même se laisse faire peut être un tantinet agaçante mais ô combien réaliste. On avance à tâtons dans l’histoire mais on meurt de découvrir tous les mystères qui nous sont tout juste dévoilés.

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L’apprenti assassin (L’assassin royal, tome 1) – Robin HOBB
Plaisir de lecturecoeur notation Livre avec entrée au Panthéon
La chronique complète est à lire ICI.
Tome 2, tome 3, tome 4, tome 5, tome 6.
C’est typiquement le genre de sagas qui me botte mais auxquelles je ne m’y mettrais pas seule, faute de temps. Heureusement il existe des personnes formidables et une LC au long cours pour m’aider à enfin y goûter.
Il est très difficile de parler de ce premier tome aux vus de la densité du récit. Contrairement à ce que l’on pourrait croire sur une saga composée de beaucoup de tomes, ce premier livre n’est absolument pas une introduction : hormis la présentation de Fitz et des personnages qui l’entourent, on entre déjà de plain pied dans les multiples intrigues. On s’accroche très facilement à lui et la plume est juste magique. Comment ne pas aimer passer des heures le nez dans les pages (ou penchée sur son reader) quand on voit cet univers qui nous tend les bras. C’est un délice de suivre Fitz dans ses pérégrinations et j’ai déjà versé quelques larmes par empathie. Ca promet !
Ce livre est le premier de la lecture commune au long cours avec Eirilys & Olya.

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Le Fiel et Le roi des cendres (Les Chroniques des Féals, tomes 2 et 3) – Mathieu GABORIT
Plaisir de lecture Livre sympa peu s’en faut
La chronique complète du tome 2 est à lire ICI et celle du tome 3, ICI.
Tome 1

L’inventivité autour du microcosme est subjuguant : Gaborit intègre plusieurs créatures mythiques et nous pouvons jeter un coup d’œil sur leur pays. Cependant le personnage principal est difficile à apprécier avec son caractère changeant et les rebondissements sont prévisibles. Les meilleures scènes resteront pour moi celles qui se situent en Charogne, le royaume des morts.
Ces livres ont été lus en commun avec plein de filles, à l’initiative de nos hôtes de Book en Stock.

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L’ombre maléfique (Le trône de fer, tome 4) – G.R.R. MARTIN
Plaisir de lecture : Livre sympa peu s’en faut
Cycle Le trône de fer.
Dans les multilogies, ce qui se révèle sûr : c’est que celle de Martin ne figure pas en pole position. Si j’apprécie les personnages et davantage l’univers, je suis assez déçue du rendu final : Martin nous fait patienter de longs moments (parfois plusieurs tomes) pour nous mettre quelque chose sous la dent. Je ressors donc beaucoup plus frustrée que je n’aurai cru, me demandant encore non pas s’il va y avoir des longueurs, non mais combien de temps va durer la lenteur des événements ou l’inertie de certains personnages. L’équilibre des chapitres n’est pas assez bien dosé à mon goût et mon enthousiasme se flétrit peu à peu.
Ce livre a été lu avec des filles extra : Eirilys, Emma666, Heclea, Neph & Phooka.

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L’élixir d’oubli (Les enchantements d’Ambremer, tome 2) – Pierre PEVEL
Plaisir de lecture Livre à découvrir
La chronique complète est à lire ICI.
Nous retrouvons notre duo de choc pour repartir à l’aventure et notamment dans une enquête de meurtre. Très vite les soucis s’accumulent et notre cher Griffont part à la chasse aux indices. Des brefs retours en arrière nous permettent de mieux apprécier le passé de nos deux favoris, on y découvre par ailleurs leur rencontre. Dans un monde revisité où Paris des Merveilles sonne comme un bruit joyeux à nos oreilles, l’escapade offerte par Pevel est tout simplement magique.

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Demain les chiens – Clifford D. SIMAK
Plaisir de lectureetoile 2 Livre à regrets
Le livre présente huit contes sur la mythologie de l’homme ainsi qu’une petite explication de chacun, destiné aux Chiens régnant sur terre. La notion de temps m’a été particulièrement difficile car j’avais du mal à me repérer dans les générations. Si la plume est plutôt consciencieuse dans la construction du récit, je suis restée distante de l’histoire que j’ai trouvée finalement assez froide. Je n’ai pas réussi non plus à me sentir à l’aise dans le découpage des contes, en rencontrant les personnages mais l’idée de scenario est somme toute originale.
Ce livre a été l’objet d’une lecture commune avec les membres du Cercle d’Atuan.

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Comics SFFF
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Sains et saufs ? (Walking Dead, tome 3) – Robert KIRKMAN & Charlie ADLARD
Plaisir de lecture : Livre sympa peu s’en faut
La chronique complète est à lire ICI.
Tomes 1, 2, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13 et 14.
On retrouve notre chère troupe détroupée et les événements ne sont toujours pas joyeux, le groupe diminue encore et toujours. Nous avons quelques informations sur le virus mais la survie suit son bout de chemin bien caillouté. L’utilisation des dessins avec un changement de détail mineur m’a parue légèrement facile et très recyclage même si je comprends le procédé qui permet de mettre l’accent sur le drame de certaines scènes.
Ce tome a été apprécié en lecture commune avec Valériane.

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Bandes dessinées
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Moi vivant, vous n’aurez jamais de pauses ou comment j’ai cru devenir libraire – Leslie PLEE
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Livre culte – enfin, il devrait l’être – je me suis replongée dedans avec délice. Comme quoi, même si je suis attirée par des dessins bien léché, je peux prendre goût à tout du moment que le scenario soit satisfaisant. On aurait tous aimé prendre Leslie dans nos bras et bien sûr, ne pas vivre ce qu’elle a traversé. Elle écrit de façon simple mais qui nous touche ce qu’elle a vécu. Et je m’y retrouve aussi bien évidemment à travers quelques planches.

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Drôle de père (volume 8) – Yumi UNITA
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Tomes 4 et 5
, tome 6.
Nous sommes bien loin de l’innocence de ces personnages encore très jeunes dans les premiers tomes. Etant bien installés dans leur adolescence, les questions existentielles les touchent de plein que ce soit par rapport à leurs sentiments mais aussi leur devenir – que faire après le baccalauréat ? Comment combiner désirs personnelles et ambition professionnelle ? Avec quelques pointes d’humour, un découpage propre du scenario, Yumi Unita nous sert toujours une très bonne série. Bon, et puis ce tome renferme tout de même une grande révélation-que-j’ai-failli-en-tomber-de-ma-chaise.

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PRIEST Christopher – La séparation

08/03/2012 32 commentaires

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Titre : La séparation
Auteur : Christopher PRIEST
Plaisir de lecturecoeur notation Livre avec entrée au Panthéon

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L’historien Stuart Gratton se questionne sur l’intrigant personnage nommé J.L. Sawyer apparaissant dans les mémoires de Churchill. Qui est ce fameux homme qui a pris part à une décision stratégique et ô combien importante pour la fin de cette seconde guerre mondiale ? Les différents documents – témoignage, documents officiels, journal intime – semblent se contredire. Ils ont pourtant tous raison, sous ces initiales, se cachent en réalité deux frères jumeaux, Joe et Jack Sawyer.

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)°º•. Joseph (dit Joe) et Jack Sawyer rejoignent l’équipe olympique britannique d’aviron aux Jeux Olympiques de 1936. Raflant la médaille de bronze, ils rencontrent Rudolf Hess, le bras droit d’Hitler.
Quelques temps plus tard, à la déclaration de la guerre, Jack devient pilote au sein de la Royal Air Force tandis que son frère se proclame objecteur de conscience et est ambulancier à la Croix Rouge. Ayant une vision opposée sur cette situation, les jumeaux se séparent et continuent leur vie. Ils veulent montrer à tout prix leur différence, et se retrouvent dans leur quasi similarité.
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Ce récit qui remonte jusqu’à leur adolescence raconte une histoire divergente, propre à chacun, à partir de la rencontre de Rudolf Hess.

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)°º•. Ce roman se base sur la seconde guerre mondiale et les histoires alternatives. L’auteur joue l’équilibriste sur le témoignage historique et le récit miliaire : nous avons accès à des documents officiels, un journal intime, quelques lettres. L’emploi des différents procédés littéraires ajoute un degré de crédibilité. L’histoire contée par les personnages nous rapproche de la vie durant la seconde guerre de manière très intimiste ; les combats paraissent d’autant plus pertinents mais la guerre joue surtout le rôle de toile dont le film projeté est tout autre. La vie des jumeaux est palpitante.
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Grâce au cas de gémellité, Christopher Priest va nous proposer un puzzle avec la vie de ces personnages fusionnels. Nous sommes écartés entre le réel et le potentiel. Le labyrinthe soigneusement ouvragé donne des dérapages contrôlés, des jeux de miroir. La réalité parallèle est omniprésente.

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)°º•. Par ce roman troublant, le lectorat se questionne : les minces frontières entre la réalité et l’histoire ainsi que les points détournés par le côté uchronique sont facilités par la façon de conter.
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Les éléments uchroniques sont distillés tout au long du livre, les divergences se font d’abord subtiles. La distorsion de la réalité entre l’histoire de chacun des frères ne relève pas du registre explicatif. L’auteur prend soin de nous tendre des pièges de logiques et ajoute délibérément des détails incohérents. On doute souvent, on s’interroge même sur l’intégrité mentale des personnages. En terminant l’histoire, on ressort un peu brumeux.
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Ce roman écrit d’une main de maitre m’a été marquant. En plus d’être passionnant, et de se perdre dans ce dédale psychologique, nous avons le droit à une fin étourdissante. Le talent manifeste de l’auteur arrive à nous faire suivre des sentiers sinueux jalonnés de nombreuses questions. Il mène le lecteur par le bout du nez pour notre plus grand plaisir. Le suspense est latent : on ne cherche pas à savoir qui se cache derrière la porte, tel un meurtrier qui vous insuffle une poussée d’adrénaline mais plutôt de connaître le « fond » de l’histoire.
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Enfin, et pour moi c’est un atout indéniable : l’auteur a une grande facilité à nous faire entrer dans son univers, à poser les bases historiques sans nous lasser ; la problématique politique n’est pas rébarbative. Je n’ai trouvé aucune longueur dans le récit, j’ai commencé le livre sans l’envie de décrocher.

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« La séparation » est un roman intelligent : l’utilisation de la gémellité des personnages tisse une trame impressionnante. Les points de divergence entre notre réalité et cette uchronie sont intriguants. Ce livre est remarquable de par sa construction et son intrigue sous-jacente. Le roman se referme sur une fin laissée à l’interprétation de chacun.

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)°º•. Biographie
Christopher Priest est un écrivain britannique né en 1943. Il s’intéresse beaucoup aux réalités floues et alternatives. L’originalité de son approche à conquis son public.
La séparation a reçu plusieurs prix :
¤ British Science Fiction (2002),
¤ Arthur C. Clarke (2003),
¤ Grand Prix de l’imaginaire (2006).
Rien que ça !

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Souvenir de lecture : ou comment faire de ton cerveau, un milkshake plaisant.

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Le dragon galactique (Tigger Lilly), Les lectures d’Efelle, Lorhkan, Mes imaginaires (SBM), Pitiland (Pitivier), Traqueur Stellaire (Guillaume44), Welcome to Nebalia (Nebal) sont aussi allés faire un tour dans ce labyrinthe de papier.

CITRIQ

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Un livre rentrant aussi dans le cadre du Winter Timer Travel, deuxième saison.

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Pics : #01 The separation par Sapphire Pyro ; #02 Couverture de Folio.

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POSSAMAÏ Adam : Perles noires

09/02/2012 10 commentaires

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Titre : Perles noires
Auteur : Adam Possamaï
Plaisir de lecture Livre à découvrir

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Au sein de ce recueil, vous découvrirez l’envers du décor, les masques vont tomber. Sous le sceau du mystère, les plans se dessinent sous vos yeux. Les plus machiavéliques ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Certains vont passer l’arme à gauche sous le sourire des autres.

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)°º•. C’est tout une brochette sympathique de personnages que nous allons croiser et même côtoyer : pédophiles, tueurs à gage, dangereux criminels, vampires, mythologies grecques et bibliques, il y en a vraiment pour tous les goûts. Il n’empêche que les plus coriaces peuvent aussi se révéler être votre voisin voire même votre fille !
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Ils nous font froid dans le dos, nous débectent, nous font sourire ou nous ont par surprise : c’est ainsi que Possamaï nous entraine dans son paquet d’êtres vivants ou un peu moins vivants. Les nouvelles sont corrélées entre elles grâce à la présence de personnages secondaires qui deviennent les protagonistes d’autres.

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)°º•. Il va sans dire que ce livre « fantastique » propose une grande noirceur : l’humour noir est présent à chaque page, il est très appréciable car on ne peut s’empêcher de sourire. Les nouvelles semblent être classées dans un ordre croissant d’horreur, du moins, est-ce comme cela que je l’ai ressenti. Part ailleurs, les atmosphères sont bien retranscrites sans pesanteur excessive.
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Possamaï fait preuve d’un cynisme indéniable, une philosophie qui rehausse sans conteste les nouvelles. Il se fait le temps de quelques pages, le critique de notre société, des mythes religieux en focalisant sur un point précis tout en le détruisant. Les thématiques sont hétérogènes : haine, amour, survie, curiosité, assassinat, trahison et surtout vengeance.
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Chaque nouvelle est racontée à la première personne du singulier, le protagoniste est le narrateur. Bien que toutes sombres, certaines nouvelles m’ont enthousiasmée, parfois un peu dégoûtée (il faut bien le dire), et d’autres ne m’ont guère surprise dans le dénouement. Même si l’effet de déception de ne pas « en savoir plus »  dû au format « nouvelle »  se ressent, le plaisir pour moi est pourtant bien là. Les nombreux dialogues sont prenants, les descriptions dynamiques et on s’anime presque de joie à voir les  méchants  « souffrir » .
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« Perles noires » est un monde sombre dans lequel vous plongerez si vous aimez le cynisme bien marqué mais qui vous fera sourire. Possamaï nous propose un bien bel exercice grâce à une plume tonique.
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)°º•. Biographie
Né en 1970, Adam Possamaï est professeur en sociologie, s’intéressant de près aux mouvements, au droit et la culture religieux ainsi que les implications de la consommation sur la religion. C’est en 1992 qu’il s’essaie pour la première fois au Fantastique.
Le recueil « Perles Noires » a été élu  Coup de Cœur 2006 des bibliothèques de Paris.
L’intrigante couverture est signée Jimmy Kerast.

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Souvenir de lecture : Tel est pris qui croyait prendre.

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Dans le chaudron :
Recueils noirs
¤ Ainsi naissent les fantômes de Lisa Tuttle
¤ Les chambres inquiètes de Lisa Tuttle
¤ Les contes de la fée verte de Poppy Z. Brite

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Le blog Les carnets de Radicale a aussi lu ce recueil.

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Et hop, le petit logo car on aime nos petites maisons d’éditions.
“Petit mais costaud ”, Lokomodo.

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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec les éditions Lokomodo.

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