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Archives pour la catégorie ‘Auteurs en M, N, O’

McNAUGHT Jon – Automne

15/03/2013 10 commentaires

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Automne McNaughtTitre : Automne
Auteur : Jon McNAUGHT
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir

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Sous une couverture élégante, nous découvrons deux petites histoires qui se déroulent dans une petite ville, Dockwood. Un matin gris, un jeune homme se rend à son travail, à la maison de retraite Elmview pour préparer les repas. Dans le quartier de Sunset Ridge, un garçon entame sa tournée de livraison de journaux. Dans les arbres, les animaux se préparent dans les doux instants de cette arrière-saison.

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Automne Jon McNaught 01)°º•. Cette bande dessinée minimaliste est du genre “contemplative” car il n’y a pas de narration, peu de paroles. Les premiers mots qui nous parviennent sont les paroles de la chanson “I don’t wanna miss a thing” d’Aerosmith.
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Je suis assez sensible à ce genre de livre qui ne raconte rien mais qui montre tout, notamment le temps qui passe, parfois avec nostalgie jamais avec accablement. Jon McNaught nous propose une chronologie de l’instant. La décomposition de chaque geste nous amène à l’ensemblage de tous ces mouvements, pour revenir à ce qui les façonne. Ainsi il faudra 12 petites cases pour voir une feuille tomber. Cette journée d’automne semble interminable, le récit ne propose pas de déboulé temporel. Le rythme est calme mais pas lénifiant ; l’auteur prend son temps. Dans un certain sens, la bande dessinée s’adresse à l’enfant qui sommeille dans chaque lecteur. L’ironie est latente mais somme toute légère.
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Ce côté apaisant place l’importance des onomatopées et autres bruits particulièrement mis à l’honneur en la saison de l’automne, je trouve. C’est une véritable symphonie qui s’ouvre à nos oreilles. L’illustrateur propose des sensations et semble prendre plaisir à les peindre.

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Automne Jon McNaught 02)°º•. Dès la couverture, on trouve le dessin très élégant. Elle subit un effet de mode, ce genre de couverture qu’on attend dans l’édition indépendante (et dont Nobrow en a fait sa spécialité). Elle a un côté assez chic, les feuilles pourraient représenter un motif de grande marque de bagagerie ; des ornements typiques du XIXe siècle. En elle-même : la couverture a un aspect tissé type “carnet” avec du vernis sélectif pour le titre.
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Malgré le déferlement des couleurs habituel de l’automne, Jon McNaught se concentre sur des couleurs sourdes aux tons dissonants bleutés/orangés. Le travail est minutieux bien que les personnages sont un peu trop naïfs à mon goût. On peut trouver jusqu’à 20 petites cases par page. Les bulles peuvent se lire à l’horizontal comme à la verticale; ceci est sans rappeler les ouvrages de Chris Ware (bien que ces derniers demandent un peu plus de concentration de la part du lecteur). Le jeu d’alternance est vraiment agréable. On se laisse facilement porté par les illustrations et tout ce que cela sous-entend. Une lecture silencieuse qui déclenche tout un pétillement dans la tête.

Notons deux faits qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre : le livre neuf est particulièrement odorant ; il a reçu le prix révélation Fauve au 41e festival de la bande dessinée d’Angoulême (2013).

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“Automne” de Jon McNaught offre une élégance graphique. Sans narration et aux petites bulles simples, l’auteur médite sur le temps qui passe. Cette arrière-saison déclenche toute une palette de sentiments. Dans un silence tout relatif, les petits bruits caractéristiques prennent place pour livrer un concert de non-dits. Un livre-objet esthétique aux couleurs sélectionnées.

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)°º•. Biographie
Né en 1985, Jon McNaught est anglais et travaille à l’université de l’Ouest de l’Angleterre en donnant des cours sur l’impression en relief et la lithographie offset.
Son site, son blog.

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Automne Jon McNaught 04

Automne Jon McNaught 05    Automne Jon McNaught 03

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Souvenir de lecture : … et une feuille tomba.

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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec Priceminister pour son opération « La BD fait son Festival ».

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Rond de Sorcière #26

13/09/2012 20 commentaires

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Le Rond de Sorcière me permet de vous faire découvrir tous les livres lus durant le mois ; notamment les petits trésors que je découvre sans avoir le temps de leur consacrer une chronique complète. C’est une sorte de compromis entre ma bonne conscience livresque et moi.

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Le mois d’août 2012 est synonyme de bon temps, de moments partagés avec l’entourage… et donc d’une certaine pause côté lecture. On lit à son rythme, mais je n’ai pas oublié les lectures communes et aussi de me faire plaisir avec un livre de GGKAY (oui, car été = GGK ; mais je vous parlerai de « Ysabel » pour le Rond de Sorcière de septembre). Pour comparaison, voilà deux mois estivaux assez petits, avec 1954 pages en juillet et 2130 pages en août.

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Romans SFFF
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Fahrenheit 451 – Ray BRADBURY
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Voici un livre qui laisse un souvenir bien marqué ; il m’a fallu quelques jours pour bien le digérer et j’y repense encore. J’ai du mal à y voir un espoir mais il donne matière à réflexion, notamment sur la culture et les livres. J’ai été assez frustrée par ce court roman car j’aurai aimé en savoir plus, ou du moins la suite immédiate. Il ne laisse pas indifférent ; j’ai apprécié les discussions via le forum qui permettaient de partager nos idées. Il faudrait que je le chronique, si j’en trouve le courage/le temps comme mes copains atuaniens.
Cette lecture commune a été réalisée avec les membres du forum Le Cercle d’Atuan.

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Le poison de la vengeance (L’assassin royal, tome 4) – Robin HOBB
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
La chronique complète est à lire ICI.
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 5, tome 6.
Comme les premiers tomes, celui-ci ne déroge pas à la règle quant à l’enchantement proposé par Robin Hobb. J’attendais avec impatience la suite des aventures de Fitz ne serait-ce que par rapport à la fin du tome 3 ! J’ai réellement apprécié les détails donnés concernant l’Art et le Vif et l’auteur sait nous emmener dans son histoire comme jamais. Le livre se révèle plus lent mais sans longueur et propose une certaine dose d’émotion concernant l’intrigue et les personnages.
Cette lecture commune au long cours se fait en compagnie d’Olya & Eirilys.

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La tour des maléfices (La Belgariade, tome 4) – Leigh & David EDDINGS
Plaisir de lecture Livre sympa peu s’en faut
La reprise de la lecture de la série ne s’est pas réalisée sans heurt. J’ai eu plaisir à retrouver le tandem Barak & Silk, de loin mon préféré. Comme toujours, les aventures sont sympathiques au niveau du développement mais leur résolution est un tantinet trop facile, comme je le reprochais déjà dans les précédents tomes. Heureusement, durant le voyage, nous croisons plusieurs personnages et nous n’avons pas la sensation d’ennui. Ce’Nedra évolue – enfin ! – et je peux vous dire que c’est quelque chose, ce retournement. On se retrouve en lecteur (presque et totalement) omniscient et c’est avec plaisir de voir les personnages découvrir leur destinée. Allez, plus qu’un tome, la prophétie va-t-elle vraiment avoir lieu ? tantantan.
Cette lecture commune a été lue en compagnie d’Eirilys, grâce à laquelle j’ai remis le pied à l’étrier.

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Le dernier jour de ma vie – Lauren OLIVER
Plaisir de lecture : Livre sympa peu s’en faut
Dans un style clair et au vocabulaire simple, Lauren Oliver nous propose un livre dont on tourne les pages rapidement. Sur le concept du personnage qui revit une journée en boucle, le mécanisme des répétitions devient assez lassant. J’ai eu également du mal à m’attacher à Sam (ni même à m’identifier à quelqu’un en général) et je trouve que les personnages auraient eu besoin d’un peu plus de profondeur. Je vais oser la comparaison, mais la série Daybreak qui utilise le même scenario est vraiment mieux pensée ; pour le coup, la lecture de « Le dernier jour de ma vie » semble un poil insipide par la suite. Si j’avançais réellement dans ma lecture, c’était pour connaitre le dénouement final, assez facile malheureusement et qui me laisse déjà un souvenir flou.

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Terrienne – Jean-Claude MOURLEVAT
Plaisir de lecture : Livre à découvrir
L’intrigue et l’univers ne sont pas d’une grande originalité mais leur aplomb est un grand atout. La construction de l’histoire permet de développer une chaleur humaine indéniable et surtout des ambiances très réalistes. Le point de vue changeant permet une certaine dynamique et on s’attache aussi beaucoup aux personnages secondaires. L’intrigue est efficace, la plume charmeuse et je conseille ce livre aussi aux moins jeunes d’entre nous.

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La Pucelle et le Démon – Benedict TAFFIN
Plaisir de lecture : Livre sympa peu s’en faut
La chronique complète est à lire ICI.
L’auteur nous propose la légende de Jeanne d’Arc revisitée. J’étais surtout impatiente de découvrir la fin, à savoir si Oriane allait mourir sur le bûcher ; difficile d’apprécier l’admirable exercice quand on connait peu soi-même cet épisode historique et les différentes théories existantes. Il va sans dire que les personnages m’ont vraiment plu. Arkshaar en premier, avec les répliques de Sidoine dit La Hire ; le duo démon-hôte humain fonctionne bien. J’ai hâte de découvrir d’autres écrits de Benedict Taffin qui a su me faire apprécier son style.
Cette lecture commune a été lue en compagnie de Hécléa.

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La diva et le prince romantique, (Le voleur de voix, tome 2) – Jean-Nicholas VACHON
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
La chronique complète est à lire ICI.
Tome 1.
Non, je n’avais déjà pas de doute lors de la lecture du premier tome. J’ai adoré. J’ai surkiffé. Bref, si j’avais pu le lire aussi sous la douche, je l’aurai fait. Heureusement que la parution de la trilogie n’a pas pris trop longtemps (tome 1 20 octobre 2011, tome 2 16 mai 2012, tome 3 22 octobre 2012), car j’aurai pu me ronger les doigts en attendant « la suiiite, la suiiite ». J’aime que les faits historiques et fantastiques soient si bien mêlés, j’aime cette plume qui prend son temps pour l’intrigue, pour poser les décors, pour décrire les ambiances sans toutefois avoir une impression de longueur. J’aime vivre auprès de nos trois hommes, connaitre leur vie en croisés-décroisés. J’aime que cette thématique du vampire classieux et pourtant si dangereux soit parfaitement intégrée. J’aime qu’on prenne le temps de nous emmener, qu’on prenne soin de nous en tant que statut privilégié de « lecteur ». Je suis totalement captivée. Bref, un gros gros gros coup de cœur. Cette trilogie, c’est sûr. Si je suis sur une île déserte, je l’embarque en priorité. Si j’ai un incendie, aussi. Mais bon, après La Tapisserie de Fionavar de Guy Gavriel KAY (faut pas déc*nner non plus)

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Autres bandes dessinées
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Quelques minutes avant la fin du monde (Notes, volume 5) – Boulet
Plaisir de lecture : Livre à découvrir
Volume 2, volume 3, volume 4.
Parfois inégale, cette annale est tout de même savoureuse. Je suis en complète admiration devant le travail de compilation thématique des strips. Ce dernier permet ainsi une lecture aisée au néophyte (de l’œuvre de Boulet j’entends). On aime, on sourit et on s’y reconnait même parfois. Mais ça, on ne le dit pas trop fort. C’est typiquement le genre de recueils qui se prêtent entre copains. Par contre, attention, malgré 206 pages au compteur, il se dévore très vite.

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Un clavier azerty en vaut deux ; Dans le doute, reboote ! ; Si ça rate, formate ! ; Hacker vaillant rien d’impossible (Les Geeks, volumes 1, 2, 3 et 4) – Christian LEROLLE, Thomas  LABOUROT  & collectif Gang.
Plaisir de lecture : Lecture sympa peu s’en faut
Le dessin très propre attire mon regard (bah oui, j’aime ça) : chaque planche raconte un gag d’une bande de jeunes adultes plus ou moins geeks. Je t’avoue directement, dès les premières pages du premier tome, je me suis dit que je n’étais pas 100% la cible, car je ne savais pas qui était Palpatine (ne me tapez pas, déjà rien qu’en l’écrivant, j’ai oublié un P c’est pour dire le niveau de ma culture et comment j’ai trop bien retenu la leçon). Heureusement, j’avais deux geeks dans mon entourage qui ont pu me recadrer facilement (ou presque). Il n’empêche que certaines situations sont connues et reconnues, parfois même vécues. Mais il manque quand même un brin quelque chose car si les gags sont crédibles, ils ne m’ont pas souvent fait sourire. C’est parfois un peu tiré par les cheveux ; mais bon, on veut savoir la suite. Cela tombait bien, j’avais les 4 tomes sous la main. De moi-même, je ne pense pas que je serai allée vers cette série ni même que je chercherai à lire la suite.

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McGANN Oisín – La saga des Wildenstern ~ Voraces, tome 1

13/06/2012 28 commentaires

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Titre : Voraces (La saga des Wildenstern, tome 1)
Auteur : Oisín McGANN
Plaisir de lecture Livre fantas… tique

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Alors que Nate rentre tout juste de son périple d’Afrique, il apprend la mort de son frère aîné, Marcus. Personne ne semble très surpris de l’hypothèse de meurtre qui s’avère monnaie courante dans la famille Wildenstern. Nate est le premier visé ; lui qui venait de capturer la superbe bête de Glenamure, se voit relayé au statut d’assassin ambitieux.  Il souhaite retrouver le véritable criminel mais c’est sans compter les ancêtres qui refont surface et la terrible explosion durant les funérailles de Marcus.

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)°º•. Ce qu’on ne peut nier, ce sont bien les personnages colorés. Chacun avec un caractère bien différent, ils n’en sont pas moins tous dans la même tourmente. Comme nous suivons le fil de pensée de chacun d’entre eux, nos sentiments évoluent selon leurs actes ou leurs sentiments. Par exemple, si de prime abord, on soupçonne Daisy d’être une femme vénale, on se demande très vite si elle aurait pu orchestrer le meurtre par son mari Roberto Wildenstern ou si elle le protège car elle l’aime profondément.
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A ce jeu, nous pouvons abattre plusieurs cartes, comme celle d’Edgar le patriarche, Gédéon son frère, puis ses garçons, feu Marcus, Nathaniel (dit Nate) jeune et désinvolte qui n’a pas forcément le cœur bien accroché, Roberto qui est le talon d’Achille de son père, chose que ce dernier trouve fort regrettable. Il y a aussi Gérald, son neveu, grand médecin en devenir.
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Si la misogynie des hommes de Wildenstern est un fait, il n’en va pas moins que les femmes sont indépendantes et au caractère peu piqué des vers. Il y a la benjamine Tatiana Wildenstern et l’épouse de Roberto, Melancolia (qui se fait surnommer Daisy). On comprendra très vite que si elles portent des sous-vêtements extrêmement bouffants, elles ont quand même une culotte.

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)°º•. C’est la première fois en fantasy, qu’un auteur s’approprie l’Irlande victorienne pour en faire le décor de son histoire. On se confronte d’ailleurs à la réalité de l’époque où la classe dominante se contente de thé accompagné de petits biscuits tandis que les dominés crèvent de faim sur le paillasson de leur bicoque. L’ambiance victorienne s’appuie aussi sur le vieux manoir plein de passages secrets et de pièces oubliées.
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La famille Wildenstern est d’une puissance colossale aussi bien au niveau politique qu’économique.  Le moteur général de ce clan est l’avidité : l’assassinat des propres membres de la famille est considéré comme un moyen acceptable pour asseoir son ambition. Les rouages de la famille s’appuient sur des lois de l’ascension et des règles d’héritage bien définies : est accepté le meurtre de l’aîné dans la seule optique de vouloir le siège de patriarche ; tout meurtre commis pour la vengeance ou pour toute autre raison d’animosité n’est point accepté.

Enfin et non des moindres, la famille possède un pouvoir de régénérescence grâce à l’or que l’on appose sur le corps, l’aurea sanitas. Et je vous jure qu’on meurt d’en savoir plus !
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Evidemment tout comme le suggère la couverture, on se trouve dans une trilogie baignée de steampunk. Le prologue est tout simplement terrible à lire car on y découvre que la bête de Glenamure est en réalité un mécanimal. D’ailleurs dans cet univers, Darwin a expliqué l’apparition des mécanimaux dans la structure de sa théorie sur l’évolution des espèces. Les mécanimaux sont des bêtes mi-vivantes, mi-mécaniques. Elles sont indépendantes voire même sauvages, intelligentes et développent de véritables capacités physiques ; d’ailleurs leur chasse est un véritable sport. Dans mon esprit, elles ressemblent un peu aux créatures croisées dans la saga « Leviathan » de Scott Westerfeld. Malheureusement, dans ce premier tome j’ai trouvé qu’ils étaient sous exploités et j’espère en apprendre davantage avec la lecture du tome suivant.

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)°º•. Cet univers palpitant sert une histoire rythmée, sans longueur et dont la fin se révèle satisfaisante accompagnée d’une ouverture. On assiste aux points de vue de chaque personnage, le tout définit par des chapitres courts.

Il est appréciable de voir se dessiner sous nos yeux les hypothèses de cette conspiration en puissance. Complots, manipulations, quiproquo, faux semblants, suggestions… tout est dans l’art des Wildenstern. L’histoire est relativement sérieuse mais contient aussi du fun dans le dedans. L’humour noir est présent mais il est impossible de rester de marbre devant certaines tournures de phrases de l’auteur. Même si les uns sont montés contre les autres depuis leur plus tendre enfance, on réalise bien que le héros ne peut être seul à tout porter à bout de bras – surtout pas Nate ! – et que l’union peut parfois faire la force… du moins le temps d’un soupir.
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Oisín McGann a intégré quelques événements paranormaux car il voulait transmettre la joie ressentie lorsqu’il lisait – lui ou nous d’ailleurs – ces histoires durant l’enfance qui nous émerveillaient et qui contenaient toutes un élément fantastique. Il est pourtant bien dommage qu’une telle saga jeunesse n’arrive pas à sortir de l’anonymat tellement est plaisante à lire.

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« Voraces » le premier tome jeunesse d’une trilogie steampunk expose des originalités tant dans le scénario que dans les personnages qui la compose – être humains et mécanimaux –. De l’aventure en veux-tu en voilà, des réflexions sérieuses aussi, le tout se déroulant sur fond victorien et dans un vieux manoir mystérieux. Bienvenue chez les Wildenstern !  Welcome to the Wildenstern’s !

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)°º•. Biographie
Oisín McGann né en 1973 en Irlande est illustrateur avant de devenir écrivain. Son domaine de prédilection reste la littérature de l’imaginaire car il apprécie de pouvoir inventer de nouvelles règles et séduire les lecteurs de ce genre et leur ouverture d’esprit. Il est également féru de cinéma.
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La magnifique couverture est bien sûr signée d’Aurélien Police dont j’adore le travail ; son site.

Vous pouvez lire les premières pages de Voraces, ICI.

Une nouvelle en anglais est disponible gratuitement sur le site d’Oisín McGann (clic), elle se situe chronologiquement entre le tome 1 « Voraces » et le tome 2 « Féroces » et peut être lue indépendamment. Elle a été rédigée afin de faire patienter les lecteurs quant à la parution du dernier tome.

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Souvenir de lecture : Pour une fois, j’aimerai bien incarner tous les personnages en même temps.
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Chez Neph, Délivrer des livres (Herisson08),  La caverne de JainaXFLivr0ns-n0us ont sans doute rêvé elles aussi d’incarner l’un des Wildenstern.

CITRIQ

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Cette lecture est réalisée dans le cadre « Un mois en Irlande » organisé par Cryssilda mais entre aussi en jeu pour le défi steampunk.

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Pics : #01 en-tête du Prologue ; #02 en-tête du chapitre 6 ; #03 couverture anglo-saxonne.
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McKAY Kirsty : Zombies panic

06/04/2012 22 commentaires

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Titre : Zombie panic
Auteur : Kirsty McKAY
Plaisir de lecture Livre sympa peu s’en faut

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Bobby vient tout juste d’emménage en Angleterre ; son caractère taciturne n’a pas déclenché de nouvelles amitiés. Ce voyage scolaire en Ecosse se révèle un enfer sans fin pour elle. A la pause déjeuner, les élèves partent à la cafeteria de la station alors que Bobby préfère rester dans le bus. Malheureusement, cela ne sera pas synonyme de tranquillité puisque Smitty est puni. L’absence de leurs camarades commence à les inquiéter quand ils voient courir Alice comme si elle avait vu la Mort en personne. Derrière elle, les autres se meuvent étrangement.

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)°º•. Bobby et Smitty restés dans le car sont rejoints par Alice et Pete qui ne semblent pas toucher par le phénomène zombifiant de leurs collègues. Tous quatre ne se supportent pas et vont devoir se serrer les coudes pour leur survie. Bobby est relativement renfermée et se considère comme timide, pourtant elle va être pleine d’initiatives et de bonne volonté. Smitty est considéré comme la brute de la cour, à rouler des épaules et à siffler les filles. Alice est plutôt la bimbo, la petite star de l’école, avec ses ongles parfaitement manucurés et ses petits hauts pailletés accordés à son rouge à lèvre rose. Enfin, Pete est un albinos étiqueté « intello » par ses acolytes mais saura lui aussi trouver la force qui est en lui.
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Dans la littérature thématique « zombie », nous voyons très peu d’adolescents. McKay utilise des personnages très stéréotypés qui emmèneront beaucoup de piquant à l’histoire. Tout est une histoire de cohabitation, on découvre l’évolution de leurs relations également.

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)°º•. Ce roman écrit à la première personne du singulier est un livre jeunesse ciblé… « jeunes ». Le vocabulaire adapté permet une lecture dès 12 ans. J’ai apprécié que l’histoire démarre très vite puisque c’est à la quinzième page que le premier zombie arrive. C’est un roman d’aventure où l’action est omniprésente, laissant la place tout de même au temps de la réflexion.
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L’auteur utilise des ficelles des romans « zombie » et y colle un aspect très sérieux qui entretient le comique de situation. Ce roman est à prendre au premier degré, il suffit de se laisser porter. Ce n’est pas ici que vous trouverez des questions sur l’humanité et le quid des zombies non plus. McKay utilise la représentation d’un zombie se trainant, avide de chair fraiche et sans une once d’intelligence. Elle adopte l’Ecosse pour ses décors effrayants et emploie ses personnages à chercher les origines de la contamination.
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Si quelques événements se révèlent prévisibles, le dénouement est quant à lui surprenant. Le style est saugrenu, un peu décalé et très vif. Le suspense est tout de même bien entretenu. Quelques phrases pleines d’humour et bien pensées nous tirent des sourires et contrebalancent bien avec l’horreur. Pour le côté sanglant, je pense qu’on atteint un niveau moyen : il y a quand même des zombies, des petites blessures et quelques bastons.

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Un petit roman jeunesse qui ne paye pas de mine. Un peu d’humour et beaucoup d’action servent une histoire avec des zombies et des adolescents en quête d’une véritable survie. Si quelques uns d’entre nous pourraient s’ennuyer de la trame directe et unique, les plus jeunes d’entre nous verront à travers cette histoire, une bonne façon de côtoyer son premier zombie et en seront enchantés.

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)°º•. Biographie
Auteur américaine, Kirsty McKay est née et a étudié en Angleterre. Ses travaux de recherche et d’écriture se sont basés sur les pièces de théâtres pour enfants. Zombie Panic, publié sous le titre Undead en VO, est son premier roman.
Kirstymckay.com

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Souvenir de lecture : J’ai toujours pensé que la hache était une très bonne arme contre les zombies. Je devrais reconsidérer l’emploi du snowboard.

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CITRIQ

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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec les éditions Seuil.

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Pic : Snow zombie loves you par One-Sky.

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Rond de Sorcière #17

18/12/2011 29 commentaires

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Le Rond de Sorcière est une nouvelle forme d’avis sur mes lectures : mensuellement, je vous ferai découvrir toutes les livres lus. Je me suis rendue compte qu’il m’était impossible de tout chroniquer et j’avais une frustration certaine de ne pas vous parler des petits trésors que je découvre. Un Rond de Sorcière, c’est une sorte de compromis entre ma bonne conscience livresque et moi.

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Cette fois, c’est le mois de novembre 2011 qui entre en piste. Tadadadidadoumdoum. Une bien belle brochette ; dont un qui m’a tiré les larmes à sa page 556.

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SFFF
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Expéron – Hélène CRUCIANI
Plaisir de lectureetoile 3 Livre sympa peu s’en faut
Les personnages sont tous attachants, et pas seulement les protagonistes. L’image de cette société possible est intéressante ; au cours de notre lecture, on a très envie de connaitre la suite des événements. Petit défaut, certaines interactions entre les personnages ne paraissent pas assez crédibles et les orientations personnelles de quelques uns d’entre eux, non plus. Il n’empêche qu’on passe un très bon moment ; notamment grâce à Ange, cet enfant qui ne parle pas mais qui intellectuellement ne présente aucun retard. Il nous hypnotise.

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Le secret de l’épouvanteur (L’apprenti de l’épouvanteur, tome 3) – Joseph DELANEY
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
La chronique complète est à lire ICI
Tome 1, tome 2.
Voici un tome plein de surprises. Nous partons à Anglezarke pour la période de l’hiver, accompagner Tom & Gregory dans leur bataille pour vaincre l’obscur Golgoth qui prend toute sa puissance en cette saison. Les révélations sur le personnage de Gregory sont multiples et on ne peut s’empêcher des « haaan » tellement on adore ça. Ils reçoivent aussi des menaces de Morgan, l’ex-apprenti de Gregory. La pression monte petit à petit : il suffit de se laisser porter par l’intrigue et l’action. Quelques mystères restent entiers, mais un grand pan a été dévoilé. J’aime ce côté épouvanteurs & créatures sombres, la difficulté d’un apprentissage hors du commun. Les personnages prennent du poids, je les apprécie de plus en plus. Hormis les aventures pour chaque tome, une véritable trame de fond se tisse. Livre englouti très vite de mon côté, soyez prévenus.

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Le donjon rouge (Le trône de fer, tome 2) – G.R.R. MARTIN
Plaisir de lecture : etoile 3 Livre sympa peu s’en faut
La chronique complète est à lire ICI.
Cycle Le trône de fer.
Martin nous propose une myriade de personnages réalistes, pointilleux dans la construction de leur personnalité, leurs réactions et leurs interactions. L’univers médiéval ne cesse de me rendre admirative par sa crédibilité finement brossée. Ce livre de fantasy pourra plaire à tout lecteur, même ceux réticents au genre. G.R.R. Martin sort des sentiers battus, c’est une grande source de surprise… et de curiosité frénétique ; on ne cesse d’être ébloui par les magnifiques rouages.

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Chien du heaume – Justine NIOGRET
Plaisir de lecture Livre à découvrir
L’histoire présentée par Niogret est sans drame, sans fioriture particuliers : grâce à une plume moderne et à un vocabulaire moyenâgeux, elle nous sert une histoire médiévale crédible. L’avancée rapide dans le temps est peut-être le plus difficile à appréhender mais elle sert les voyages de Chien du heaume et sa quête ; Les saisons marquées nous y aident au mieux. L’action n’est pas le critière primordial de cette histoire mais davantage la rencontre entre nos personnages et ce qui se lit à demi-mots. L’intrigue est simple mais nous tient en haleine durant la lecture de ce court livre. Certains événements sont justement emmenés par une écriture relevée et fera trembler dans les chaumières.
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Albums SFFF
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Le grand voyage de Mademoiselle Prudence – Charlotte GASTAUT
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Mademoiselle Prudence nous emmène pour un voyage onirique dans son imaginaire… et pas n’importe lequel. Les grandes dimensions de cet album servent 25 pages hautes en couleurs. L’escapade d’une petite fille qui rit, court, saute, plonge et vole est sans limite et le monde qui nous est offert, aussi. Les jeux de découpages et de transparence sont un véritable plaisir à l’œil grâce au papier calque, à du papier mat ; on notera aussi ces quelques pointes de rouge turbo – comme un fil rouge ? La légèreté nous envahit et on se surprend à rêver. Un album avec de la vitalité à fond les ballons.
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La Bête sans visage (Eco, tome 2) – Guillaume BIANCO & Jérémie ALMANZA
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
La chronique complète est à découvrir ICI.
Le combo Bianco/Almanza – respectivement auteur et illustrateur – s’est bien trouvé. Pour ce deuxième volet, on assiste encore plus à la métamorphose physique et psychologique d’Eco grâce à des métaphores. Les interrogations sur l’amour, la sexualité et la chair englobent la deuxième étape fondamentale d’une femme : l’adolescence. C’est un véritable hommage à nos contes d’enfant. Les illustrations claires-obscures peignent au mieux le texte qu’elles accompagnent. Ce côté aigre-doux est d’autant plus prenant. Mais songez que ce livre illustré reste du domaine des adultes.

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Roman
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La voleuse de livres – Markus ZUSAK
Plaisir de lecture Livre avec entrée au Panthéon
La mort est la narratrice de ce livre, et assez étonnant : elle laisse transparaitre bon nombre de sentiments. Le style sert cette histoire, plus que celle de Liesel, celle d’un quartier entier. Tous les personnages sont attachants, on vit ces quelques moments, ces tranches de vie : parfois sont-ils dans une bulle, parfois les raids aériens les rattrapent-ils si facilement. La mise en page, les petits encarts, les notes de la Mort et ses apartés : tout est soigneusement étudié et nous embarque assurément. Le fait que la narratrice fracasse nos certitudes et nous livre l’heure de la mort de chacun peut paraitre stressant, source d’une pression plus importante ; mais en réalité, elle permet aussi d’épargner un peu le lecteur, le préparant à ces moments un peu douloureux. L’histoire est mordante mais aussi douce ; elle est ironique tout comme elle se trouve bouleversante. A la page 555, j’avais juste les yeux tout brillants, à la page 556, j’ai A PEINE pleuré. Un coup de cœur… pour le pouvoir des mots.

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Bande-dessinée
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Marzi – Marzena SOWA & Sylvain SAVOIA
Petite carpe, volume 1
Sur la terre comme au ciel, volume 2
Rezystor, volume 3
Le bruit des villes, volume 4
Pas de liberté sans solidarité, volume 5
Plaisir de lecture Livre fantas… tique
Cette bande dessinée est autobiographique, mais comme le dit l’auteur, ce n’est pas que son histoire, mais celle de toute une génération. Dans un contexte social et politique plus que tendu, il nous est conté en voix off l’enfance de Marzi. La Pologne communiste est vue au travers les yeux d’un enfant ; les événements sont souvent rapportés à sa petite personne mais les préoccupations sont enfantines. Ce quotidien véhicule des valeurs pourtant universelles. On y retrouve beaucoup d’humanité dans le récit, des preuves d’amitié, de solidarité et de solitude parfois. Le dessin de Sylvain Savoia illustre parfaitement les propos ramenés par Marzena ; les émotions sont traduites au plus juste.

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